48 Matching Annotations
  1. Jun 2020
    1. Oui et Non. Oui parce que le jeûne peut entraîner des troubles alimentaires s'il n'est pas encadré par une équipe médicale. Oui il peut précipiter une personne vers toutes les informations internet ou pas sur l'art et la manière de jeûner et tomber dans l'anorexie. Non parce que quand le jeûne thérapeutique est bien encadré par un nutritionniste , il peut être salutaire. Mais on assiste à une nouvelle mode, une nouvelle vague de jeûne thérapeutique dont le jeûne intermittent ou fasting. Il existe plusieurs scénarios au jeûne. Certaines personnes font des cures de jeûnes une ou deux fois l'année dans des établissements. D'autres le font seul(e)s chez soi, à dire qu'ils deviendront tous anorexiques je ne le pense pas. Car ici on parle d'anorexie mais on ne tient pas en compte du contexte familial et social ce qui n'est pas le thème de l'article. Il faut donc prendre un ensemble de paramètres pour dire que le jeûne va mener à la maladie.

    2. L’issue possible des logiques performatives propres à la communauté ana-mia se situe peut-être dans le désamorçage des éléments passionnels de ces dernières au profit de la création de relations de soutien et d’accompagnement entre les artistes modernes de la faim et leurs publics.

      S'il y aurait moins de stigmatisation de l'image corporelle des anorexiques y compris les hyperphages dans la rue, elles se cacheraient moins et seraient peut être plus ancrée dans la communauté classique et moins dans celle virtuelle. A force de communiquer sur ce sujet ouvertement il y aurait peut être une ouverture d'esprit générale afin de pouvoir moins rejeter ces personnes qui se cloisonnent sur des sites au péril de leur vie. Ça ne veut pas dire que la société accepte leur maladie mais les écoute sans les rejeter. A partir de ce moment on pourra peut être pousser les barrières et les laisser venir seul(s) se faire aider au lieu d'attendre l'urgence vitale. Je n'ai pas de données chiffrées mais j'imagine que rare sont celles qui vont de leur gré se faire soigner. Quand c'est de force, par exemple par les parents et que c'est involontaire, souvent çà mène à des rechutes même en cas d'urgence vitale.Le débat est vraiment particulier parce que la vie n'est pas un jeu, un art mais en enjeu sanitaire et social voire même politique. Il devient urgent d'obtenir un consensus scientifique et politique leur permettant d'obtenir un juste milieu entre la répression et la prévention. On ne peut pas envisager l'un sans l'autre car n'oublions pas que l'on a affaire à des patient(e)s face à une maladie et non pas à des client(e)s de supermarché qu'on réprimande parce qu'il ou elle a commandé un voyage sur internet avec un faux numéro de carte bleue.

    3. L’intérêt que l’on porte aux jeûneurs professionnels a beaucoup baissé au cours des dernières décennies. Alors qu’il était avantageux autrefois d’organiser pour son propre compte des spectacles de cette nature, cela est devenu aujourd’hui tout à fait impossible. C’étaient d’autres temps [28

      Le fait de banaliser crée d'autres centres d'intérêts. Les patients qui sont sortis de l'adolescence ont cette période d'addiction à ce genre de sites. Une fois l'engouement passé, la personne peut y apporter un intérêt moindre et se tourner vers d'autres thérapeutiques. C'est pourquoi il est important d'agir et de réagir sur de la prévention à cet âge d'adolescence. Ensuite il est possible d'opter pour des voies annexes thérapeutiques qui sortent des réseaux sociaux : l'art-thérapie par exemple de préférence en groupe ou alors des thérapies ciblées comme les thérapies cognito comportementales (TTC). Sur tous les sites de réseaux sociaux il devrait être obligatoires d'avoir la bannière AFDAS TCA FFAB

    4. En excluant progressivement les discours orientés vers le traitement, pourtant très présents dans ces communautés web [27][27]S. Riley, K. Rodham et J. Gavin, « Doing Weight : Pro-Ana and…, la censure finit aussi par radicaliser les positions des usagers ana-mia et par les écarter des contextes de prise en charge et de suivi médical – ce qui revient à introduire une forme d’exclusion du droit d’accès aux soins.

      La censure n'avantage pas l'avancée médicale vers un protocole de soins spécialisé en TCA. Censurer qui et quoi. Difficile d'avoir une sorte de lettre du fournisseur d'accès internet avec un amende. Les anorexiques ont peu de contact avec l'extérieur si on leur coupe leur accès aux réseaux on leur coupe comme leur souffle de vie. La censure oui mais dans quel cadre ? C'est très difficile d'incriminer une personne malade.

    5. Au contraire, ils continuent d’exister et de se renouveler : leurs réseaux se réorganisent pour devenir impénétrables, les sites pivots permettant de faire circuler l’information et de favoriser le développement de l’entre-soi

      Les réseaux seront toujours actifs mais sous différentes formes. Les anorexiques savent très bien s'organiser et s'adapter. Tout un jeu par mots et nom de codes peut se mettre en perpétuelle action ce qui laisse du temps pour en créer un autre si celui-ci ferme.

    6. la notion d’autonomie à une généralisation du droit des citoyens à moduler les soins selon leurs propres exigences. Mais elle semble aussi introduire une liberté de choix qui expose ces mêmes citoyens à une prise de risque incontrôlée.

      sujet très délicat, on ne peut pas faire signer un document officiel aux malades ce qui reviendrait à de l'euthanasie (dans le cadre de l'anorexie) parce qu'ils ou elles sont conscients de leur liberté de choix et que çà implique des risques et un cloisonnement ce qui ne résoudrait pas forcément la problématique. Et tous les patients ne veulent pas des soins au motif de la peur de regrossir même si c'est vital. Le corps médical n'est pas le bienvenu. Avec une approche plus adaptée plus technologique on peut peut être sensibiliser et aider. Le cas particuliers dans les TCA est la mesure du temps parce que certains patients se mettent en danger jusqu'à l'épuisement des forces vitales et qu'il faut agir en urgence. Comment évaluer celle-ci sur internet, comment se rendre compte réellement de l'état de santé du patient par les réseaux sociaux ? Il peut y avoir alerte de la famille ou autre contact physique si toutefois le patient est accompagné(e).

    7. La mise à disposition d’informations médicales libres d’accès a été saluée comme un outil inestimable de « capacitation » (empowerment) des patients et a considérablement redéfini les professions de santé durant la dernière décennie [24][24]Antonio A. Casilli, « Usages numérique en santé :….

      Cela peut permettre aux patients de mieux se confier par écrit sur les sites médicaux plutôt qu'en face en face (bien que l'un n'empêche pas l'autre). Ce peut être un bon début vers une ouverture aux soins de soi parmi cette restriction cognitive récurrente. Cela permet aussi de rester dans une communauté plus saine et encadrée vers un chemin qui mènera à l'estime de soi. Cela a permis également à la médecine de revoir ses méthodologies et d'introduire les réseaux sociaux parmi leur réseau de soins, que la médecine s'adapte aux patients et non pas l'inverse sous prétexte de rejet et d'échec thérapeutique.

    8. La performativité du corps en ligne devient alors un enjeu politique à part entière, au prisme duquel on peut lire les questionnements et les controverses qui traversent l’espace public contemporain. Parmi celles-ci, la « désintermédiation » des savoirs sur le corps et la liberté d’expression se dégagent de manière distincte et s’imposent en tant qu’axes de développement possible du phénomène ana-mia.

      Bien entendu que les pouvoirs publics ne peuvent tolérer ce genre de blogs visant et prônant la maigreur extrême allant jusqu'à la mort. La communauté, soif de renouvellement, aura toujours des sites en action. Que peuvent faire les autorités ? Mise à part de la prévention sur les sites par spot publicitaire, bandes-annonces...également développer des sites médicaux sous le même format mais à visée thérapeutique et contrôlée par une équipe médicale. Ce peut être le site d'une association ou de rencontre dans les collèges, les lycées. Ensuite en cas d'urgence vitale il n'y a que l'hospitalisation pour dénutrition grave qui soit la plus efficace. La communication active peut être efficace si l'Etat en met les moyens. La campagne publicitaire semble efficace comme par exemple : manger 5 fruits et légumes par jour. C'est simpliste mais facile à retenir (cela n'empêche pas l'obésité déjà existante). Il n'est pas certain que tout le monde ait un suivi d'ordre psychologique voire psychiatrique parce que le groupe social tient le rôle de tous les intervenants. C'est compliqué de déceler quelle personne est en danger puisqu' à qui appartient la véritable identité de tel ou tel profil. En prévention peut être que cela incitera certain(e)s à venir sur un blog ou appeler. C'est tout à fait normal que l'Etat ne puisse tolérer car les enjeux sont vitaux.

    9. C’est à ce moment-là que le langage même des communautés en ligne se radicalise, se charge de colorations politiques et ne se laisse plus exprimer que par un vocabulaire de citoyenneté : « choix », « liberté », « droit » d’être anorexique.

      Les besoins physiologiques alimentaires sont remplacés par des besoins de se nourrir virtuellement de la maladie en prônant que c’est une fierté, un droit voire même un droit de vivre et non pas une pénitence, une maladie. En s’appuyant sur Hegel et son analyse de la marginalisation de l’art, Edgar Wind le laisse penser. L’art se serait détaché de la vie La pensée de l’art Jean-Jacques Gleizal Dans L’art et le politique (1994), pages 187 à 206

    10. Le caractère déclaratif et performatif de ces présences corporelles anorexiques et boulimiques sert finalement à mettre l’individu en harmonie avec son milieu social d’élection

      Il s'agit également de combler un manque affectif que l'on n'a pas ailleurs. Ce groupe même s'il est tyrannique etc...vient combler ce vide en partie parce que dans la maladie on est trop seul(e) et incompris des autres notamment la famille. Ce groupe prend la place de la famille et vient en quelque sorte combler ce vide.

    11. Si les recherches de la décennie passée portant sur les premières manifestations du Web social, tels les blogs ou les pages personnelles, ont privilégié tantôt les approches de l’« individualisme expressif », tantôt celles des « techniques relationnelles » reconduisant les interactions en ligne à des dynamiques intersubjectives [22

      Etant donné la complexité pour entrer et se faire accepter dans un groupe d'appartenance pro-ana, que reste t'il à l'expression du Moi ? Parce que l'on peut exprimer sur internet ses ressentis etc...mais il faut aller dans le sens du groupe donc ce n'est pas forcément une réel expression du Moi mais du Moi à travers les pensées de l'Autre.Le risque de l'expression du soi qui ne serait pas en accord avec le groupe est inimaginable dans la mesure où le rejet serait une pénitence et repli sur soi. La particularité sur internet est que les commentaires des autres peuvent à la fois être, ce que l'on estime, flatteur, à la fois être menaçant et provocateur. Sous ces profils soit disant ami(e)s connaît-on réellement qui est la personne derrière le profil avec avatar ?

    12. adapter les images, projeter des aspirations, écrire le soi sur les réseaux sociaux rejoint idéalement autant l’art de jeûner kafkaïen que les « technologies du soi » foucaldiennes 

      Multiplier les canaux de communication notamment avec les réseaux sociaux permet de se créer une identité sociale mais qu'en est-il de l'identité de soi, on parle alors de 'corps d'identité'. L'ensemble ne signifie pas que çà fasse partie des soins pour soi. On peut ne plus savoir être soi qu'au regard de l'autre. Des techniques de soi ambivalentes Alexandre Coutant Dans Hermès, La Revue 2011/1 (n° 59), pages 53 à 58

    13. En façonnant le tissu social des plates-formes web de personnes atteintes de troubles alimentaires, ces interactions destinées à définir des rôles et à aménager le capital social (en termes d’influence, de réputation, de crédibilité) donnent aussi un ordre et une continuité à ces communautés virtuelles, malgré le risque de dispersion des membres du fait des migrations fréquentes dues à la censure.

      C'est un peu comme le fonctionnement sectaire et pyramidal du recruteur/recruté avec tout un tas de rituels et ritualisations, exigence de soi, des autres et performance collective et sociale (réputation et cotation du site). La censure ne fait pas peur parce qu'il y aura toujours une autre site qui fera surface ou alors une innovation en matière de communication prendra le relais.

    14. Le nombre faramineux des messages postés par ses soins sur le forum est le gage de son autorité et de sa fiabilité. Les rôles sont établis, la hiérarchie est claire : la néophyte se laisse conduire par la modératrice et on la retrouvera quelques jours après à la nouvelle adresse de la communauté en ligne.

      L'effet de groupe peut faire effet miroir dans la pathologie et permet la libre expression. Quant aux postulant(e)s pour entrer dans ce groupe dont on parle comme à des ami(e)s, même si cela permet de ne plus être isolée dans la maladie, cela ne permet pas forcément de se sentir isoler socialement même si on est actif dans le groupe. On parle de cotation de sites...quel rôle joue l'ami(e) dans ces circonstances ?

    15. C’est parce que l’usager a incorporé un ensemble d’habitudes, de réflexes, de gestes et d’aptitudes qu’il peut intégrer un certain milieu social (à savoir les communautés web liées aux troubles alimentaires).

      Cela est rassurant et réconfortant de partager les mêmes intérêts. Cela permet le décloisonnement et de s'ouvrir et se confier aux autres.

    16. les carnets alimentaires où les anorexiques répertorient jour après jour les moindres calories ingérées ne prennent leur signification que quand ils sont publiés en ligne, pour que d’autres puissent relancer à la baisse (encore moins de calories par jour) ou bien à la hausse (période de restrictions encore plus importante). La performance prend alors des allures d’exploit sportif, de recherche du record dans une catégorie définie d’activités physiques. La collectivité exerce une forme de contrôle et de validation des déclarations performatives des contributeurs de sites ana-mia (avoir ou ne pas avoir absorbé des aliments) – validation qui vise autant à vérifier la véridicité des déclarations qu’à empêcher que l’escalade dans la confrontation n’aboutisse à une issue fatale, à attester finalement d’un certain capital social de reconnaissance des performeurs au sein de la communauté anorexique ou boulimique d’appartenance [17][17]S. Tierney, « Creating Communities in Cyberspace : Pro-Anorexia….

      Il existe des carnets alimentaires très performants en application téléphonique qui permettent à la fois d'entretenir la restriction mais aussi de notifier son activité physique qui est aussi une obsession compensatoire. Par exemple MyfitnessPal ou FatSecret qui fonctionne aussi sous forme de communauté. Les commentaires peuvent être méprisants s'il est mis en profil public toutefois c'est un outil à notifier tout ce que l'on mange et le publier facilement dans un site TCA. Les 10 meilleures applications de perte de poids qui vous aident à perdre du poids

    17. son potentiel d’émulation, de comparaison, parfois de défis

      Cela peut aller jusqu'à la mutilation physique. Les gages sont tous d'ordre physique à l'appui de vidéo ou photo compromettante.

    18. En revanche, sa validité est conditionnée à son adaptation au fonctionnement du cadre social dans lequel il s’inscrit. Constamment stigmatisés dans les médias, qui les qualifient d’« apologètes de l’anorexie », les usagers de sites de troubles alimentaires fournissent surtout un soutien émotif et un sens de proximité émotionnelle à des jeunes gens et à des adultes en détresse. Pour ce faire, et pour trier entre « souffrants », simples « régimeuses » et flâneurs animés par une curiosité morbide, ils doivent constamment demander des « preuves d’identité ». C’est justement au travers de récits, de photos certifiant des « progrès » dans le trouble ou dans la guérison, de témoignages vidéo, que les internautes attestent de leur appartenance à la communauté ana-mia. Ils envoient ces gages à leurs correspondants en ligne.

      On peut assister à de véritables endoctrinements comme dans une secte dont les rituels sont autant vicieux que pernicieux. Autant çà soulage d'avoir un soutien émotionnel et un entourage partageant les mêmes rituels, autant çà peut dériver et orienter la personne vers des quêtes dangereuses et humiliantes. C'est pourtant le prix à payer pour pouvoir être accepté voire assisté dans un premier temps. Si on évalue le positif de cette situation, si la personne devient lucide un court instant, elle peut aussi se demander mais est-ce que j'ai mérité qu'on me traite ainsi? Est-ce que j'ai mérité que je me traite ainsi ? Il n'y a pas que du mal, il peut y avoir des ouvertures d'esprit qui mèneront à des soins adaptés sur des sites thérapeutiques et non plus diffamatoires pour certains.

    19. La performance autour des troubles alimentaires se construit alors au fil des échanges entre usagers [15][15]D. C. Ransom, J. G. La Guardia, E. Z. Woody et J. L. Boyd,… ou au sein d’interactions de groupe [16][16]J. Gavin, K. Rodman et H. Poyer, « The Presentation of….

      Elle ne se construit pas parce que même en dehors d'un groupe, elle est déjà présente. Par contre quand l'on met ensemble des performants, elle se développe et s'enrichit et donne des ultra-performants, des experts en la matière.

    20. met en scène un corps « en puissance ».

      Les besoins physiologiques sont délaissés au profit d'un physique performant, d'une image, d'art qu'on arrive parfaitement à maîtriser..

    21. délimitant l’accès des participants à un territoire commun et aux événements qui s’y produisent [14][14]Julia Velkovska et Valérie Beaudouin, « Constitution d’un…

      Faire partie d'une communauté numérique nécessite des codes d'accès et de surveillance. Il est fréquent que pour appartenir au groupe, l'on demande en message privé de passer un test pour vérifier si la personne fait partie de cette communauté. Afin de pouvoir se faire accepter les jeunes novices sont prêts à tout pour être accepté dans une communauté où finalement il ne reste rien dans la maladie qui soit une maladie, un tabou, une discrimination, un rejet. C'est un peu comme si on passait des épreuves pour se faire embaucher. Ensuite il faut être actif et prouver qu'on a mérité sa place. Être présent en ligne : culture et structure des réseaux sociaux d'Internet Antonio Casilli Dans Idées économiques et sociales 2012/3 (N° 169), pages 16 à 29

    22. Les internautes apprennent à gérer ces codes de mise en scène du corps, ce qui établit une très forte continuité entre les pratiques de gestion des traces corporelles sur les réseaux sociaux numériques et la « présentation de soi »

      Ce peut être hyper stressant quand on s'engage à poster des photos car il faut rester "clean". La personne qui a promis de poster une photo et qui, par pression, a fait une crise alimentaire, peut se retrouver à faire une crise d'angoisse parce qu'elle a pris 100g et se voit grossir de 5kg en 5mn. Les photos peuvent, faussement , devenir très angoissant sauf si on a réalisé son objectif de perte de poids..ce peut être un véritable piège à angoisses. Les photos sont étudiées pour se valoriser ce qui demande toute une stratégie.

    23. Manière non seulement de raconter leur vie et d’intéresser les autres, mais aussi de gérer l’image qu’ils ou elles donnent d’eux-mêmes.

      Ce n'est pas une manière car lorsque l'on est perfectionniste à ce point on ne fait pas dans la manière d'être et d'exprimer ses opinions. On a un trouble du comportement de l'image corporelle qui fait partie du TCA. Ce n'est donc pas une manière mais un comportement.à cause de l'hyper contrôle. La manière permet d'avoir une identité sociale dans un groupe d’acceptation mais le but de la maladie reste la même.

    24. les internautes ne cessent d’emmener leur corps dans l’échange, capturant ainsi son expressivité, sa sensibilité, sa réactivité.

      Manger fait partie de la vie. Sans manger on ne vit donc pas. Ce corps qui est vidé de sa vie, il faut qu'il s'exprime. Il ne se nourrit donc pas d'alimentaire mais d'échange.

    25. une identité positive 

      parmi la maladie ? oui parce que c'est très dur de s'identifier en tant qu'anorexique ou boulimique mais plus particulièrement les anorexiques restrictives. Un site peut faire office de journal intime partagé et être soutenu par d'autres personnes. Ça évite de se sentir réellement seul(e) et d’aggraver les risques de "suicide" ou de dépression grave.C'est aussi un partage d'images collectives qui peut valoriser son image à soi bien que çà reste l'image de la maladie.Dans ces sites on est identifié et on existe mais on ne vit pas.C'est la performance qui vit pas la personne. Etant donné que je ne suis qu'en première année, vous excuserez mon vocabulaire "pauvre" en psychologie.

    26. Alors tu as faim à cet instant ? Quand tu te sens vide, ça signifie que tu es vide de tout péché. Ne me montre pas que tu ne possèdes aucun contrôle de toi ! Ne me défie pas. Tu sais pertinemment que si tu manges tout de suite, tu te retrouves la tête dans les toilettes à vomir jusqu’à ce que tu voies du sang, de l’eau et que tu souffres atrocement à l’estomac ! Ne me laisse pas tomber, ne mange pas. Ta meilleure amie, Ana.(Anonyme, « Lettre d’Ana », s.l.n.d.) 14[La voix de Mia :] Tes doigts seront insérés dans ta gorge et avec beaucoup de douleur, la nourriture remontera dans ta bouche. Grosse vache, tu ne mérites que de la douleur !(Anonyme, « Lettre de Mia », s.l.n.d.)

      Quand je parlais plus haut du péché, la relation avec ce groupe d'appartenance fait penser à la relation que l'être a avec Dieu. Ces injonctions et ces rituels émanent de la punition divine comme si la personne avait été jeté au purgatoire. C'est un peu aussi comme s'il existait une sorte de trinité : Moi, Le corps et L'autre. On est à 3 ici à penser. Le Moi qui porte un masque comme Jung en parle avec la persona Dialectique du moi et de l'inconscient Texte imprimé C.G. Jung trad. de l'allemand préf. et annoté par Roland Cahen Langue: French Auteurs: Jung, Carl Gustav, 1875-1961 Informations sur la publication: Paris : Gallimard. 1986. Le corps et non pas Mon corps comme s'il s'agissait d'une bête noire, d'une chose qu'on n'aime pas mais qu'on subit. L'autre comme étant une tierce dont les réseaux sociaux ou son discours intérieur punitif.

    27. Évidemment, la question de l’image du corps se pose avec une insistance toute particulière [10][10]L. Andrist, « Media Images, Body Dissatisfaction and Disordered…. Qu’elle soit détournée à partir de la presse généraliste ou des répertoires de clichés sur Internet, ou autoproduite par les usagers se prenant en photo avec leurs smartphones, les sites web ana-mia regorgent de représentations de corps filiformes, de portraits de jeunes femmes et jeunes hommes témoignant de leurs attitudes contradictoires face à leur amaigrissement, vécu autant comme une aggravation de leur état de santé que comme un « progrès » dans leur quête pour une perfection physique inatteignable. Ces sites proposent alors une surenchère de gestes répétés, codifiés : exposition de ventres creux et d’épaules de plus en plus grêles, mains qui soulèvent les T-shirts pour montrer des côtes en relief et des hanches « en portemanteau », postures assises de dos ou allongées en boule sur le côté.

      Certain(e)s vont abuser de photoshop pour retoucher l'imperfection mais d'autres ont réellement les côtes saillantes sans retouches et ce n'est pas encore parfait. Cela crée une distorsion de l'image corporelle d'où la dysmorphophobie.

    28. toute analyse consiste initialement à envisager le Web ana-mia sous l’angle d’une catégorisation de ses contenus

      On analyse uniquement. Ana-Mia est le "surnom" des maladies sauf que pour les personnes atteintes de TCA il s'agit d'une meilleur(e) ami(e) d'où le surnom comme un(e) cop(a)in(e). Forcément qu'un meilleure amie va prodiguer les meilleurs conseils qui soient pour une meilleure restriction notamment en famille (jeter les aliments en cachette...).

    29. C’est justement sur ces deux questions – la lisibilité des diverses formes de la performance anorexique-boulimique en ligne, et celle du rapport du performeur à son public connecté – que nous devons nous pencher pour définir les contours du phénomène ana-mia.

      Comme je le disais au tout début selon moi,, les TCA ont toujours existé sauf qu'ils n'avaient pas ou peu été identifiés et pris en compte. Du statut d'art, de métier on est passé au statut de maladie.Et c'est d'autant plus symbolique qu 'on l'on souhaite faire de cette maladie un art puisque çà demande les mêmes contextes et investissements que dans le récit de Kafta mais cette fois ci avec les moyens modernes (internet et les lurkers avertis. Les anorexiques modernes sont autant médiatisé(e)s que ces jeûneurs professionnels, leur lieu de foire étant internet.

    30. Allez donc expliquer à quelqu’un ce qu’est l’art du jeûne ! À qui ne le comprend pas d’instinct, personne ne pourra l’expliquer [7

      Les gens voient l'exploit physique sans tenir en compte de la lutte mentale et le danger vital que cela implique. Cet art dont parle Kafka est celui de l'art de la disparition du corps très médiatisé à cette époque.L'unique oeuvre de leur vie était l'amaigrissement sauf qu'ici on ne parlait pas de maladie mais plutôt d'une activité d'art médiatique et forcément indemnisée.Comme tout mouvement d'effet de mode, une fois "le spectacle banalisé" il faut passer à autre chose. Au plus beau du jeûne Sur l'art de la faim chez Franz Kafka Christian Bank Pedersen Dans Poétique 2006/3 (n° 147), pages 277 à 296 Le jeûne était vu comme un métier et non pas comme une anorexie : on parle de jeûneurs professionnels.

    31. ce corps traversé par la compulsion de préformer l’intériorité.

      Cette performance et transformation physique qui relève de l'exploit et du spectacle fait souffrir tous les organes vitaux. On réalise une performance de contre-vie

    32. Pathétiques, les postures de l’artiste de la faim de Kafka, tantôt couché sur sa litière de paille, tantôt passant un bras à travers la grille « pour que l’on puisse tâter sa maigreur », prennent au contraire sur Internet la forme d’allures effrontées, montrant les aspects les plus extrêmes du quotidien des personnes atteintes de troubles alimentaires : les vomissements, les purges, la détresse psychologique, le conflit avec les pairs et les institutions (scolaire, familiale, médicale).

      çà dépend des sites. Ensuite il peut y avoir des sites préventifs.

    33. La difficulté principale de cette dernière, ce qui la rend « horriblement difficile » (« entsetzlich schwer »), n’est pas l’effort de jeûner en soi, mais celui de rendre visible ce qui en principe relève du domaine de l’invisible : la sensibilité intérieure du manque, du creux, de la faim qui ronge (ou de son double, le ballonnement coupable suivant le moindre « craquage » alimentaire).

      Si cette difficulté n'est pas visible alors il reste les mots, la poésie pour les exprimer. Ce peut être aussi l'expression des émotions avant et après. Par exemple dire que l'on a faim et 2h après dire qu'on a vaincu celle-ci comme un trophée. Certains en parleront peut être mais d'autres le cacheront par peur d'en parler. A l'heure où l'on revendique la liberté d'être, on cache les péchés. Tout dépend des sites mais je suis quasiment certaines que fauter c'est pécher donc comme je l'ai dit plus haut sur un autre commentaire, on ne parlera sûrement pas de çà sur le site ce qui peut être vu comme quasiment une trahison non pas qu'envers soi mais aussi envers le groupe d'où une double culpabilité (à cause du perfectionnisme)

    34. des lurkers d’Internet

      ce sont des espionneurs passifs sur internet

    35. À cette époque, toute la ville s’occupait du jeûneur ; l’intérêt croissait de jour de jeûne en jour de jeûne ; chacun voulait voir le jeûneur au moins une fois par jour ; vers la fin, il y avait des abonnés qui restaient toute la journée assis devant la petite cage grillagée ; même la nuit, on organisait des visites qui, pour rehausser le spectacle, avaient lieu aux flambeaux ; quand le temps était beau, on portait la cage dehors et c’était alors surtout aux enfants qu’on allait montrer le jeûneur [6][6]Franz Kafka, « Un artiste de la faim » (1922), in La Colonie….

      Jeûner était un véritable exploit parce que c'était exceptionnel de pouvoir aller contre ses besoins physiologiques. On parle de spectacle comme un animal de foire à qui on lancerait des cacahuètes qu'il ne mangera pas. La petite cage grillagée fait penser à l'enfermement du jeûneur dans son monde, le grillage représentant une prison, une prison mentale ?

    36. Souvent désignés par la presse généraliste sous le terme wannarexics, en anglais, raccourci de wannabe + anorexics, c’est-à-dire « ceux qui désirent devenir anorexiques » (ou « régimeuses » en français), ils participent à la performance des troubles alimentaires en ligne en apportant un élément que Kafka considérait capital : un public.

      Aujourd'hui où tout est sous le couvert de la mode, des influenceurs dont c'est le métier peuvent se spécialiser et être médiatisé. Beaucoup montrent, surtout en téléréalité, les vertus du régime…et la période d'adolescence est sensible à ressembler à. On ne souhaite pas être soi on veut ressembler à. Forcément être anorexique émane de la sur-performance mentale, ceux qui surfent sur leur site en tant que wannabe cherche des informations pour mieux maigrir…mais on reste loin du trouble mental. Wannabe on veut, l'anorexique ne veut pas, elle exécute, C'est différent. On n'est pas là pour de la figuration on le fait même si au début il y a de la vonlonté mais c'est de la volonté de faire pas uniquement de penser à le faire. Les groupes wannabe un peu du genre où on veut/on ne veut pas ne les intéressent pas alors on va chez les anorexiques pour savoir comment elles font de tenir une telle cadence. Sauf que les wannabe ne sont pas forcément bien accepté(e)s par les anorexiques. C'est un peu la même chose entre les hyperphages boulimiques sans compensation et les boulimiques avec compensation (pas forcément avec vomissements). Les uns ne comprennent pas forcément les autres et ne sont pas forcément acceptés. Par contre c'est plus toléré des anorexiques avec des boulimiques parce que l'un(e) surfe dans la catégorie de l'autre.

    37. en résonance, dans l’imaginaire autant que dans les pratiques, avec des structurations discursives préexistantes.

      Cela résonne en boucle. Je ne parlerai pas ici d'imaginaire parce qu'autant elles le sont pour une personne saine qui n'a pas de TCA ; autant c'est du réel et çà représente une véritable souffrance pour la personne souffrant de TCA d'où ses restrictions alimentaires et cognitives, ses purges…Le jugement extérieur finit par créer une phobie sociale : des restaurants, des sorties, de la famille, de tout et de tout le monde, rien (y compris l'imaginaire) ne doit venir perturber le planning et le quotidien des personnes malades.

    38. distance critique vis-à-vis de l’intermédiation médicale sur le corps et sur la santé

      La distance critique est indispensable parce que le patient se retrouve tirailler non plus seule mais par une communauté. D'un côté, on est face à du sectaire en étant non pas pro mais hyperactif, à côté du médical alertant des dangers en parallèle de la thérapeutique.

    39. se les réapproprier

      Il ne s'agit pas que de se les réapproprier mais plutôt de se les réciter en boucle comme une prière, un récit sectaire.

    40. les performances en ligne du corps

      à noter : la ligne du corps = aux courbes qui n'existent plus chez l'anorexique chez le boulimique elles peuvent exister mais sont maîtrisées Ces performances deviennent de la dysmorphophobie.

    41. Depuis plusieurs années

      Ce phénomène a toujours existé au delà de l'Antiquité sauf qu'il n'était pas nommé. La seule différence se situe autour de la communication. Avant les moyens de communication actuels, le sujet était tabou, il ne fallait pas en parler (une injonction car honte à la famille, honte à sa dignité, port d'un masque). Depuis internet, le tabou régresse pour laisser place non plus à de la honte mais à de la fierté (appartenance à un groupe, être reconnu(e), valorisation des médias pour l'extrême maigreur...).

    42. neutre

      Les anorexiques ainsi que les boulimiques convergent vers le même but : maigrir toujours plus et ne pas regrossir. L'association des deux pathologies semblent logiques d'autant plus que l'une surfe vers l'autre et inversement. Les anorexiques purement restrictives sont rares (et morteiles) et mène souvent à des crises de boulimie. Anorexie, Boulimie - Les paradoxes de l'adolescence De Philippe Jeammet

    43. Ces contenus web illustrent ainsi une mise en présence des corps spécifique aux environnements numériques. La manifestation de l’identité et de l’agentivité y est éminemment déclarative et performative [3][3]S. Goldman, A. Booker et M. McDermott, « Mixing the Digital,…. Sur Internet, le soi est dénommé, inscrit dans des narrations, ou représenté par des images et des traces. La présence des usagers dans les environnements d’interaction numérique « comporte ainsi un caractère performatif dans la mesure où nous devons supposer que l’interlocuteur est ce qu’il revendique être [4][4]Marie Bergström, « Sites de rencontres : nouveaux territoires… ». Écritures de soi, descriptions de gestes et sensations, projections de modèles physiques au moyen de photos retouchées, avatars de puissance et de maîtrise sur son apparence et sa destinée, parangons de perfection face à un contexte alimentaire et sanitaire caractérisé par une cacophonie croissante des avis et des discours [5][5]Sur la notion de « cacophonie alimentaire », voir Claude…, ces représentations des usagers, de leurs activités, postures et sensibilités, laissent deviner le développement idiosyncrasique de tensions et de contraintes, ainsi qu’un répertoire de stratégies de présentation de soi, de ses goûts et de ses problématiques.

      Il est évident que sur ce genre de sites où l'on prône la maladie et tous les artifices inimaginables, certains suivent le mouvement et d'autres pas. Comme tous sites internet il peut y avoir des différences entre les auteur(e)s et leurs réels profils. Certains sont manipulateurs et n'ont rien à voir avec les troubles alimentaires et piègent et harcèlent les autres. D'autres sont réellement atteints de TCA.. De plus il n'est pas mentionné de droit à l'image et que fait-on des informations ? L'image du corps est sublimée et adorée comme une idole théocratique. Mais que fait-on du Moi ? Sans compter que dans ce genre de site, on ne parle pas des dangers médicaux. On vous dit, je suppose, par choix je n'irai pas surfer sur ce genre de site, que si vous mangez 3 chips vous allez mourir. Mais on ne dit pas sur le site le calvaire quotidien d'une boulimique qui : - passe sa soirée dans les toilettes pour se purger.

      • que les laxatifs font des ravages intestinaux et qu'il faut élaborer tout un tas de stratégies pour que çà agisse au bon moment et si possible au bon endroit
      • qu'on assiste à un revers de double culpabilité la sienne et celle renforcée par les autres si on n'a pas suivi la restriction. Forcément que çà crée des problèmes de troubles de l'humeur voire de personnalité. C'est quand le corps lâche et qu'il n'arrive plus à suivre cette restriction cognitive qu'on en arrive à des soins médicaux quasiment en urgence vitale psychiatrique (tentative de suicide...) et physiologique (alimentaire, vitaminique...).Ces sites n'en parle sûrement pas ou alors certains "très dark". Etant donné le niveau de perfectionnisme ambiant, on ne va se vanter d'avoir "fauter" par peur du rejet du groupe bien que tout soit possible pour se re-culpabiliser après coup.
    44. ils documentent leurs méthodes pour s’affamer ou se faire vomir au travers de récits, vidéos, images évocatrices, photos de célébrités retouchées et amincies censées inspirer le désir de maigreur (thinspiration, en anglais).

      Le lien d'attachement ne se fait plus au travers de la famille mais au travers d'un groupe partageant les mêmes idéaux. Cela vient renforcer ce lien d'être reconnu(e) et compris(e) avec un besoin d'appartenance à un groupe. Les besoins physiologiques alimentaires sont remplacés par des besoins compulsifs d'appartenance à un groupe. Il est plus simple et plus facile d'agir en groupe que seul car la restriction cognitive est bien trop forte pour la supporter seule (ne serait-ce que: par "motivation...). Ce phénomène devient généralement très addictif. L'individu a besoin de cette identité sociale.

    45. Leurs sites web sont utilisés comme des véhicules d’entraide, de rencontre avec d’autres personnes vivant avec des troubles alimentaires, ou bien de débat avec des personnes non atteintes.

      Ce qui va dans un sens le va aussi dans l'autre. Certaines patientes peuvent aussi témoigner "en cachette" puis en pleine conscience quand leur état de santé le permet (ou le permettra) sur des sites médicaux d'aide et entre-aide. Enfine.

    46. ana-mia

      Ana Mia me fait penser à “Mamma Mia” chanson du groupe ABBA. Quand l’on traduit les paroles en Français, çà parle de contrôle, de perte de contrôle avec un discours intérieur Ana (Mamma que l’on peut qualifier de maman : la mère) et Mia de la maladie (Mia de la chanson qui signifie ma : le moi). Quand le rapport mère-fille est impliqué dans les troubles alimentaires, il devient Ana alors que le Mia ne se rapporte qu’au moi de la maladie par une restriction cognitive intensifiée. Aussi populaire que joviale, si on se laisse insidieusement entrer dans la danse et dans le monde féerique et virtuel que représente l’anorexie et les troubles alimentaires en général, la personne (qui consulte un site, un blog) ne pense en rien qu’il s’agit d’une maladie mentale alors qu’elle est déjà ancrée. Ici on utilise une chanson en exemple (à noter qu’il s’agit d’une analyse ne visant pas à incriminer la chanson d’Abba en particulier) mais à l’heure de la technologie numérique, on va utiliser un site internet avec des photos, des corps fantasmés qui prônent une maigreur faisant croire à une définition de vie idéalisée alors qu’on véhicule la mort. Et on finit par entrer dans un cercle virtuel que l'on qualifie de vertueux alors qu'il n'est que tortueux.Quand on reste incompris dans un cocoon familial prônant le négatif, on est compris dans un groupe prônant aux yeux de la personne malade "le positif" par tous les moyens. Ce peut être aussi des sites d'initiation et de manipulation mentale ne serait-ce que par une simple chanson.... Chanson “Mamma Mia” groupe ABBA 1975

    47. ’anonymat

      Si environ 20 % des jeunes filles adoptent des conduites de restriction et de jeûne à un moment de leur vie, seule une minorité d’entre elles deviennent anorexiques. Une étude épidémiologique menée en France en 2008 auprès d’adolescents dans leur 18e année indique que l’anorexie mentale a concerné 0,5 % de ces jeunes filles et 0,03 % des garçons entre 12 et 17 ans. Des données étrangères vont dans le même sens, avec des chiffres équivalents. L’estimation de la prévalence du trouble au cours de la vie chez les plus de 18 ans oscille entre 0,9 % aux Etats-Unis et 2,2 % en Suède, chez les femmes. Ces chiffres sont restés stables entre 2000 et 2011.

      L’anorexie mentale se déclenche le plus souvent entre 14 et 17 ans, avec un pic de prévalence maximale à 16 ans. Elle peut néanmoins survenir plus tôt, à partir de 8 ans, ou plus tard après 18 ans. Contrairement à certaines idées reçues, ce trouble affecte toutes les catégories sociales et non pas seulement les plus aisées.Anorexie mentale Sous titre Un trouble essentiellement féminin, parfois mortel

    48. Parce que j’en suis capable.– Parce que je suis l’artiste de la faim.– Parce que je le veux.– Parce que je peux y arriver, je peux tout faire !– Parce que les autres meurent de jalousie quand ils me regardent.– Parce que chaque jour je me sens flambant neuf !– Parce que je ne vais pas décrocher.– Parce que je n’ai pas de temps à perdre avec la bouffe.– Parce que je peux réaliser tout ce que je me propose de faire !– Parce que j’ai la force de volonté.– Parce que c’est ma vie.– Parce que c’est mon choix.– Parce que je veux être parfait.

      La poésie est souvent utilisée sur les sites ou blog(s) parce qu'elle exprime à la fois une souffrance et une sublimation de la maladie. Ici, l'auteur(e) utilise le questionnement non pas par poésie mais pour exprimer un "pourquoi" je m'affame en réponse à des "parce que", qui pourraient être illimités en terme de contenus. Sauf qu'ici on fait parler son "discours intérieur", un discours malade où l'hyper contrôle (je peux, je veux...) prime sur les émotions afin d'arriver à une perfection qui est un choix volontaire. La perfection mène à l'action vers une transformation physique, sociale pour aboutir à des troubles du comportements dès l'adolescence. Le discours intérieur Florence Mélèse Dans Le Carnet PSY 2007/3 (n° 116), pages 37 à 39