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  1. Last 7 days
    1. Didactisation

      Renvoyer vers des outils concrets pour appuyer ces didactisations (soit dans l'ouvrage, soit sur le site Eduscol, soit dans d'autres ouvrages) ?

    2. Didactisation :

      Je me demande s'il ne faudra pas expliciter la nécessité de créer un cadre pédagogique pour ces didactisations : - question de la mixité ou non ? - possibilité de poser des questions ou de répondre sous l'anonymat (par exemple, mais pas que, avec des outils comme Wooclap) - préparer la possibilité que des situations problématiques se créent ou soient révélées (ex. harcèlement sexuel, prise de conscience d'une agression, etc.)

    3. i les élèves ont croisé des représentations (pornographiques ou non) de sexualité violente, il peut être utile de rappeler que, normalement4, ces représentations sont des fictions et que les violences ne sont donc pas réelles : les acteurs ou actrices ont en principe joué un scénario écrit à l’avance, anticipé et choisi dans le but de créer un spectacle tout en respectant leurs choix et leurs limites – mais ces coulisses ne sont pas filmées.

      Est-ce qu'on propose ici des ressources déjà existantes, à destination des enfants et adolescent·es, sur la question ? Ex. Nathalie Simonsson, Le Libre le plus important du monde Justin Hancock et Fuschia MacAree, Le consentement, on en parle ? (ces ressources peuvent être présentées et interrogées de façon critique, mais elles sont utiles)

    4. Dans d’autres ca

      Ce serait bien d'expliciter un peu plus, ici ou ailleurs, et d'avoir une approche inclusive des situations d'inégalités sociales liées au genre, à la race, à la classe, au handicap, etc. Le rôle du groupe et de la pression des pairs/normes sociales pourrait aussi être envisagé. Je pense que ce serait intéressant de ce point de vue l de convoquer la réflexion de Miranda Fricker sur l'injustice épistémique. Inviter a repérer les situations de pouvoir de manière fine, et à se positionner par rapport à ces situations (quel position est-ce que j'occupe dans cette relation ?), semble être une bonne entrée pour l'éducation au consentement.

    5. ’est la combinaison d’une part d’une situation qui rend le consentement possible, d’autre part d’actes qui s’ajustent aux indications d’un·e partenaire, qui permet de parler de consentemen

      cf. proposition ci-dessus

    6. ette version du consentement suppose un travail fin sur la spécificité du consentement, en déconstruisant l’automaticité du déroulement des scripts sexuels traditionnels (qu’une personne s’engage, même avec grand enthousiasme dans les premières étapes de ce script sans qu’on puisse présumer qu’elle consent aux étapes ultérieures).

      Peut-être qu'on pourrait envisager de créer une sorte d'outil didactique du consentement (de type "violentomètre" mais peut-être sans la dimension scalaire) qui serait basé sur des repères pour recueillir le consentement et qui prendrait en compte le cadre de la relation (rapports d'autorité, situations asymétriques).

    1. . Or dans quelle mesure les apprentissages sont-ils transposables à des situations sexuelles ? Comment distinguer alors les situations où le consentement des enfants est de fait ignoré (souvent par souci d’éducation) des situations où l’absence de ce consentement définit des violences sexuelles d’une grande gravité ?

      Je pense qu'il faudra aborder la question de la domination adulte de façon plus explicite. Je ne crois pas qu'on pourra faire l'économie de remettre en question des pratiques qui ne sont pas propices à l'éducation au consentement, notamment à l'école (ex. les enfants qui vont aux toilettes dans des box ouvertes, le fait d'être obligé·e de finir son repas à la cantine, etc.)

    2. e sont deux approche de l’éducation au consentement très différentes.

      mais ne peuvent-elles pas être envisagées comme complémentaires, en particulier dans le cadre d'une éducation au consentement ?

    3. définir la violence par les moyens de coercition qui permettent à l’agresseur d’obtenir ce qu’il veut,

      Il serait peut-être pertinent de maintenir qu'une éducation au consentement implique peut-être de toujours poser conjointement la question de "s'assurer du consentement d'autrui/s'assurer de son propre consentement" (je ne sais pas si c'est clair).

    4. onsentement et de violences sexuelles

      Je pense qu'il faudra clarifier le fait que nous avons une acception du consentement dans le cadre des interactions sexuelles (ou non). A vrai dire, je pense que c'est aussi quelque chose dont nous devons interroger la pertinence. Le (non)consentement des enfants par exemple peut être pensé par rapport à un ensemble de situations qui engagent des coercitions et une domination physique non directement sexuelle (ex. forcer à manger, à se laver, prendre des photos d'un enfant dans son bain, etc.) Par ailleurs, et c'est ce que j'ai repéré dans des classes de lycée pro et technologique, le consentement est parfois d'abord appris/rencontré comme une notion professionnelle de droit des contrats. Je ne serais pas surprise que ce soit aussi le cas dans les sections liées à la santé (consentement du patient). Je pense que ce serait intéressant de clarifier et justifier le fait de l'explorer ici comme une notion liée à la sexualité (même si bien sûr, le cadre EVAR/EVARS le justifie) (mais EVAR par exemple n'aborde pas frontalement l'éducation sexuelle).

      NB : Le livre le plus important du monde, de Nathalie Simonsson, qui est un manuel d'éducation à la sexualité suédois (créé à partir de séances d'éducation à la sexualité avec des pré-ados) et qui vient d'être traduit en français par Elise Devieilhe parle de consentement mais sans employer le mot, en optant pour une approche sensible et interactionnelle du consentement (ça parle de "ressentir le oui", "ressentir le non", "savoir ce que l'autre ressent").

    5. Dans tous les cas, il faut que les élèves aient conscience que des situations que la justice peut avoir du mal à prendre en compte n’échappent pas pour autant à une réflexion sur ce qui est acceptable ou non.

      Cela peut faire l'objet de séquences EVAR/EVARS (évolution du droit, limites du droit). Je trouve que cette section est intéressante, mais elle pose beaucoup de questions un peu en cascade sans apporter de pistes de réponse. Je crains que cela soit un peu effrayant/rebutant pour un·e enseignant·e qui serait déjà un peu inquièt·e quant au fait d'assurer des séances EVAR/EVARS.

    6. un·e enseignant·e qui présenterait la réciprocité entre partenaires comme moralement souhaitable

      Ça pose la question de la sexualité consentie des enfants, qu'EVAR n'aborde pas, d'ailleurs.

  2. stylo.ecrituresnumeriques.ca stylo.ecrituresnumeriques.ca
    1. littérature, éducation civique, arts plastiques, philosophie, histoire, éducation civique juridique et sociale sont citées.

      Dire un mot de la difficulté à mettre en place cette "éducation à", qui s'intègre mal dans les savoirs disciplinaires et la façon dont on envisage traditionnellement les savoirs scientifiques, étanches au monde social ? (en restant accessible, mais je pense que ça fait partie des réticences / inquiétudes des enseignant·es sur la question)

      cf. Alain Beitone and Estelle Hemdane, “Les éducations à… : ya basta ! ”, Diversité [Online], 204 | 2024, Online since 22 March 2024, connection on 11 May 2026. URL: http://journals.openedition.org/diversite/4396 https://journals.openedition.org/rfp/10118

      Michel Fabre, “Problématologie des questions socialement vives. Repères épistémologiques pour l’école”, Revue française de pédagogie [Online], 210 | 2021, Online since 03 January 2025, connection on 11 May 2026. URL: http://journals.openedition.org/rfp/10118; DOI: https://doi.org/10.4000/rfp.10118

      Michel Fabre, « Chapitre 1. Le flou des questions socialement vives », Les problèmes complexes flous en éducation Enjeux et limites pour l’enseignement artistique et scientifique, De Boeck Supérieur, 2014.