Proposition : Les sitographies proposées présentent d’autres sites du même univers thématique, mais elles fonctionnent plutôt comme des bibliographies web fermées sur elles-mêmes. Là où l'entrée du numérique au musée s'est articulé à un idéal de participation des visiteurs à travers une offre interactive (Vidal, 2021), le projet ethno, proche dans sa structure du CD-ROM, ne s'inscrit pas encore tout à fait dans cette logique.
- Oct 2025
- Sep 2025
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L’idée du projet Virtuel Mucem prit forme lors d’une discussion en marge de la 5e conférence RESAW(Gebeil and Peyssard 2024) accueillie par le MucemLab en juin 2023. Puisque les sites avaient été archivés par la Bibliothèque nationale de France (BnF) dans le cadre de sa mission de dépôt légal de l’internet français2, il devait être possible de fournir une reproduction au Centre de conservation et de ressources du Mucem. L’objectif principal était d’expérimenter une forme de remédiation des sites archivés en imaginant un dispositif éditorial et technique. Le regard porté sur ces matériaux passés est également au cœur du projet, car ces sites sont les composants d’une triple histoire : celle des enquêtes-collectes et des collections du musée, celle de l’internet et des médiations numériques, celle d’une institution en devenir qui cherche à innover.
Proposition : "L’idée du projet Virtuel Mucem prit forme lors d’une discussion en marge de la 5e conférence RESAW(Gebeil and Peyssard 2024) accueillie par le MucemLab en juin 2023. Puisque les sites avaient été archivés par la Bibliothèque nationale de France (BnF) dans le cadre de sa mission de dépôt légal de l’internet français2, il devait être possible de fournir une reproduction au Centre de conservation et de ressources du Mucem. L’objectif principal était d’expérimenter une forme de remédiation des sites archivés en imaginant un dispositif éditorial et technique. Le regard porté sur ces matériaux passés est également au cœur du projet, car ces sites sont les composants d’une triple histoire : celle des enquêtes-collectes et des collections du musée, celle de l’internet et des médiations numériques, celle d’une institution en devenir qui cherche à innover. Ainsi, notre projet ne se borne pas aux murs du Mucem, mais vise à positionner ces sites web comme des objets-témoins : on les considère comme représentatifs d'une certaine modalité d'investissement muséal et scientifique du web. Parce qu'ils portent la marque des circonstances de leur conception, on se demandera comment les archiver adéquatement en tenant compte de leurs spécificités et comment souligner leurs spécificités historiques à travers le dispositif de remédiation.
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Sur les points de théorisations, l'un des commentateurs nous conseille de lire Geneviève Vidal : elle écrit beaucoup sur le lien entre musées et numériques d'une part et participation du public/horizontalité du dispositif d'autre part. C'est intéressant car ses recherches se situent après les sites du Mucem et les sites du Mucem ont justement ce "repli" qui les rend très éloignés de cette vision de la médiation. Est-ce qu'on pourrait ajouter ça en première partie pour incorporer des approches théoriques et montrer en quoi le repli des sites est intéressant ?
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Ce projet de remédiation a bénéficié du soutien du BnF Datalab et a été porté par trois partenaires : le Mucem, l’Université d’Aix-Marseille et la BnF3. Il porte une dimension collégiale et expérimentale. Il a rassemblé durant une année plus de quinze personnes, archivistes, documentalistes, bibliothécaires, informaticiens et historiens, mais aussi les conservateurs, ethnologues et équipes techniques impliquées dans la production de certains des sites4. Le 19 décembre 2024, une journée de restitution au Centre de conservation et de ressources du Mucem a permis de présenter les enjeux et les résultats de cette entreprise de remédiation. Le présent article en est une synthèse. Nous souhaitons donc remercier tous les participants et participantes qui ont contribué à cette riche discussion5, dont nous espérons qu’elle puisse fournir outils et méthodologies à d’autres institutions patrimoniales et culturelles confrontées aux mêmes enjeux.
Si je comprends bien les retours de Sens Public, c'est cette partie-là qu'il faudrait davantage problématiser/rendre pertinente pour des non-spécialistes ? Est-ce qu'on pourrait parler des enjeux de traiter la/les trace(s) numérique(s) comment objets-témoins ?
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