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  1. Mar 2024
    1. Espérons que le 1er janvier prochain, les entreprises appliquent le « droit à la déconnexion » !

      Il conclut son article en citant une dernière référence juridique, encourageant ainsi le lecteur à rester informé sur l'évolution de la situation.

    2. En réponse à ces excès et au débordement de la vie professionnelle au sein du foyer, la meilleure solution consiste à manager par objectifs. Ceci est plus adapté, mais nécessite la mobilisation de moyens adaptés pour définir les objectifs, les quantifier, en assurer le suivi…

      L'auteur propose ici **une solution. **

    3. On assiste donc à une imbrication des lieux privés et professionnels. Le télétravailleur apparaît donc comme une victime du harcèlement constant des technologies.

      Il débute sa conclusion en positionnant l'employé en situation d'infériorité, exposé aux différentes injonctions précédemment évoquées.

    4. Les TIC (technologies de l’information et de la communication) permettent de gérer des tâches dans l’urgence et d’améliorer l’exécution de certaines missions. Mais, cela favorise l’immiscion dans la vie personnelle des salariés. Les salariés sont poursuivis dans leur intimité par les moyens modernes de communication. Les responsables semblent alors être la hiérarchie et les organisations à flux tendus, où les réponses doivent être immédiates, Internet ayant en quelques années complètement brouillé la frontière entre la vie professionnelle et privée.

      Conclusion de l'idée : l'utilisation du télétravail et des TIC a profondemment modifié le rapport au travail. Il rend à la fois le travailleur plus disponible et les attentes envers les employés sont plus importantes, se traduisant parfois par l'immixtion de la vie personnel de ceux-ci.

    5. L’absence de régulation entre les sphères privées et professionnelles présente des risques pour l’efficacité de l’équipe de travail. L’organisation doit donc anticiper la perméabilité de la frontière travail/famille.

      Le SECOND ARGUMENTest exposé clairement ici : la barrière poreuse entre la sphère privée et la sphère perso présente des inconvénients. La productivité du travailleur est affectée par sa situation de télétravail. L'anticipation et l'autorégulation de la part de l'employé est nécessaire afin de pallier à ce déséquilibre organisationnelle et logistique.

    6. Ce décentrage du contrôle social contribue à importer au sein de la sphère familiale un risque jusqu’ici supporté par l’entreprise, ajoutant une responsabilité et/ou une compétence d’auto-organisation au télétravailleur. La vidéo permet également un contrôle à distance par le manager. Les formes de contrôles sont donc diverses et probablement intrusives.

      L'auteur prend clairement parti ici. Il exprime ainsi son opinion en exposant les nouvelles contraintes que subissent les employés : l'autodiscipline et l'autogérence. En effet, la cohésion sociale et le respect des règles dans une situation de télétravail relève maintenant directement de l'employé.

    7. « le contrôle social dévolu à l’entreprise est transféré vers l’environnement familial, activité pour laquelle les intéressés ne sont ni légitimes, ni reconnus et encore moins rémunérés […] » (JL Metzger 2007).

      Ici, l'auteur utilise le registre du pathos pour persuader le lecteur de l'injustice et de l'ingérence de l'employeur dans la sphère intime de l'employé. Cependant, l'auteur reste très vague concernant les formes précises d'intrusion.

    8. Habituellement, au sein de l’entreprise le contrôle s’effectue par des indicateurs de résultats, un reporting régulier, une supervision directe (horaires, comportement, présence).

      L'auteur établie une comparaison pour étayer son argument en parlant d'une situation commune et connue et surtout acceptée socialement.

    9. Mais qu’en est-il de l’intrusion de l’employeur dans la sphère privée ?

      PROBLÉMATIQUE DE L'ARTICLE: il met en tension ici deux idées qui s'opposent, celle du calcul risque / bénéfice de l'utilisation du télétravail afin d'introduire son argumentaire.

    10. JO du 9 août 2016), instaure à compter du 1er janvier 2017 (art. 55) un droit à la déconnexion pour tous les salariés

      Concrètement, cela signifie que les salariés ont le droit de ne pas répondre aux emails, appels téléphoniques ou autres formes de communication professionnelle en dehors de leurs heures de travail, sauf en cas d'urgence ou de circonstances particulières prévues par la loi ou les accords collectifs.

      Ce droit à la déconnexion vise à protéger le bien-être des travailleurs en favorisant un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, et en réduisant les risques de surcharge de travail, de stress et de burn-out associés à une disponibilité constante.

    11. Le nombre de télétravailleurs est en augmentation puisque 16,7 % des salariés français déclarent télétravailler au moins huit heures par mois en 2014, contre 12,4 % en 2012 (source : LBMG Worklabs, Le télétravail en France, 2012).

      Le télétravail est de plus en plus présent dans notre société et beaucoup des concernés ne connaissent pas leur droit. En citant une source (LBMG Worklabs, Le télétravail en France, 2012), l'auteur renforce la crédibilité de son article en utilisant une référence externe.

    12. « Le télétravail est une forme d’organisation et/ou de réalisation du travail, utilisant les technologies de l’information, dans le cadre d’un contrat de travail et dans laquelle un travail, qui aurait également pu être réalisé dans les locaux de l’employeur, est effectué hors de ces locaux de façon régulière ».

      Définition legale du télétravail permettant de clarifier les tenants et aboutissants du sujet. Pour plus d'informations :

      Baudoin, E., Diard, C., Benabid, M. & Cherif, K. (2019). Chapitre 5. Télétravail. Dans : , E. Baudoin, C. Diard, M. Benabid & K. Cherif (Dir), Transformation digitale de la fonction RH (pp. 172-192). Paris: Dunod. https://www.cairn.info/transformation-digitale-de-la-fonction-rh--9782100767595-page-172.htm

    13. Ainsi, en situation de télétravail, le salarié découvre que sa zone d’autonomie ressemble à une peau de chagrin. Joignable à tout moment avec son téléphone portable, il ne profite guère de l’éloignement de son supérieur hiérarchique et reste toujours disponible (messagerie).

      L'auteur exprime une ultime fois le désagrément du télétravail pour l'employé : même en dehors des heures de travail officielles, la disponibilité du salarié est maintenue ce qui compromet sa capacité à se détacher du travail et à profiter pleinement de l'éloignement physique du lieu de travail traditionnel.

    14. Cependant, il convient de rappeler que si l’on envisage une évolution sociologique des modes de travail, on constate que de tout temps, il y a eu confusion entre vie professionnelle et vie personnelle pour un grand nombre de métiers. Ce fut le cas des agriculteurs, artisans, professions libérales, commerçants. Le chevauchement est ici dû à la coexistence du lieu de travail et de vie.

      CONCLUSION Cette fois, il nuance son propos en explicitant que le changement du monde du travail n'est pas nouveau et que de tout temps les Hommes ont dû trouver des solutions pour faire face et s'adapter.

    15. Ainsi, les télétravailleurs devront s’adapter à cette absence de frontière en créant leurs propres limites entre travail, famille, loisirs.

      L'auteur remet donc la capacité et le pouvoir dans les mains de l'employé qui a ici la possibilité de le faire et de poser ses propres limites afin de redéfinir les limites entre la sphère privée et la sphère professionnel par le biais de l'adaptation.

    16. Aucune frontière réelle ne sépare plus désormais la cuisine, le salon du bureau. La difficulté est alors de s’organiser par manque de repères, de références par rapport au travail d’autrui. Quand l’activité commence-t-elle, quand finit-elle ? Le sentiment de ne jamais quitter son travail est grandissant. Telle idée survient pendant le dîner, telle autre tard le soir… Les réseaux (famille, travail, loisirs) se mélangent alors.

      L'auteur conclue son troisième argument en posant une question réthorique pour inviter à la réflexion et en s'adressant au registre émotionnel du lecteur pour le persuader.

    17. La plupart des Français ne disposent pas d’une pièce supplémentaire dans leur logement dédiée au télétravail. L’absence de frontière « physique » risque de provoquer une interpénétration des valeurs d’une zone à l’autre. Le cumul de deux identités en même temps et en un même lieu peut être destructeur et déstabilisant. Le sas entre le domicile et le travail, représenté par le temps de transport, peut également venir à manquer à certains télétravailleurs.

      Argument rhétorique par enchaînement d'idées qui met en évidence l'inconvénient à la fois physique et symbolique d'avoir le travail dans son espace de vie.

    18. Selon une étude de l’Apec de fin 2014 citée par le ministère du Travail, à peine 23 % des cadres « débranchent » systématiquement, une fois la lumière de leur bureau éteinte. Près de neuf sur dix estiment que les outils connectés contribuent à les faire travailler hors de l’entreprise.

      Ces deux exemples introduisent l'idée que le travail continue même une fois que l'employé est censé avoir fini sa journée, et pour cause : pas de séparation spatiale concrète de l'espace travail / privé.

    19. L’extension du « lieu » de travail

      Alors qu'à présent on parlait de frontière brouillée, l'argumentaire continue crescendo sur l'extension du travail envers la vie perso.

    20. Le télétravail « gris » correspond à un « débordement » des activités professionnelles induit par les diverses sollicitations (mails, smartphone, forums…). (Y. Lasfargue Obergo)

      Toujours dans cette idée de floue il s'appuie sur une étude scientifique pour illustrer ces propos.

    21. Le télétravail ne doit pas devenir uniquement un outil de flexibilité risquant de détruire les identités professionnelles et menaçant la performance et la capacité d’agir du groupe de travail.

      Cet argument peut s'appliquer pour les employeurs ainsi qu'aux employés : les risques potentiels de délitement de l'espace professionnel et l'isolement causée par le télétravail. En effet, alors que l'employé pouvait compter sur ses collègues pour effectuer certaines tâches, celui ci se retrouve seul entravant sa bonne efficacité et la force collective du groupe.

    22. Bill Gates aurait réinventé la « servitude volontaire de la Boétie » (Ray, 2010). « L’espace de travail […] peut amener une certaine confusion entre le lieu de travail et l’univers familial » (Tremblay 2001).

      Ici l'auteur fait référence au fait que les gens peuvent être soumis volontairement à un pouvoir oppressif, sans nécessité d'une coercition externe. Ici, le pouvoir coercitif s'exerce à travers l'utilisation du télétravail et toutes ses implications.

    23. La possibilité d’être connecté en permanence rend le collaborateur disponible et provoque parfois une situation subie, une forme d’invasion. De plus en plus de salariés tentent d’éviter la submersion en traitant les mails professionnels hors temps de travail.

      L'auteur explicite son argument en utilisant un champ lexical de la soumission et de l'inconfort, et donc relevant du registre du pathos pour créer une forme d'indignation et d'injustice.

    24. Le télétravail ne doit pas devenir uniquement un outil de flexibilité risquant de détruire les identités professionnelles et menaçant la performance et la capacité d’agir du groupe de travail.

      L'auteur utilise le registre de la réthorique et notamment celui de l'ethos qui invoque le respect des règles (celle d'être productive notamment dans un domaine professionnel).

    25. Dumas et Ruiller (2014) quant à eux s’intéressent aux frontières vie personnelle/vie professionnelle.

      Introduction de la seconde idée basée sur une étude à caractère épistémique.

    26. Les formes de contrôles sont donc diverses et probablement intrusives.

      L'auteur fini d'exposer son argument en mettant en garde le lecteur : suscite de l'émotion et donc relève du registre du pathos.

    27. La qualité de vie familiale est présentée comme meilleure (étude Obergo, Lasfargue et Fauconnier 2010).

      L'enquête à laquelle il fait référence mentionne un paradoxe : « Plus de temps de travail/ Meilleure qualité de vie».

    28. Le télétravail a souvent été associé dans la littérature à une amélioration de l’équilibre travail/vie familiale (Jenson 1994 et Madsen 2003).

      De nombreuses études ont listé les potentiels bénéfices du télétravail que ce soit pour l'employeur ou l'employé : autonomie, gain de temps, liberté d’organisation, réduction du temps de transport, de la fatigue et des coûts liés aux trajets domicile-travail, meilleure concentration, gain de productivité, diffusion de nouvelles technologies, baisse de l’absentéisme, meilleur équilibre entre travail et vie personnelle, image de l’entreprise.

      voir référence : 2011 - « Etat des lieux des pratiques de négociation sur le télétravail dans les entreprises en France », Document de l’ORSE (Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des entreprises) - 2011 - (téléchargeable sur http://www.orse.org/).

    29. Pour un meilleur équilibre… sous contrôle

      Ce titre évoque : pour le meilleur ... comme pour le pire. C'est à dire qu'en cherchant à améliorer certains aspects, notamment celui de l'équilibre (ici vie pro/ vie perso), le télétravail peut entraver la liberté de ces utilisateurs.

    30. Un cadre légal solide et évolutif

      L'objectif de cette partie introductive est de fournir des informations concrètes afin que le lecteur cerne d'avantage ce nouveau sujet et son actualité et puisse pour la suite mieux comprendre les dérives et les risques du télétravail.

    31. Le télétravail a été introduit dans le Code du travail à l’article 1222-9 par la loi du 23 mars 2012 (l’article 46 de la loi dite Warsmann définit le télétravail). Cette loi prévoit des mesures de protection des données et de préservation de la vie privée. L’Accord National Interprofessionnel du 19 juillet 2005 dans son article premier donne du télétravail la définition suivante :

      L'auteur s'appuie pour la seconde fois sur la dimension légale pour asseoir sa future argumentation. Il montre ainsi les récentes évolutions légales en lien avec la question du télétravail, définissant ainsi son contour grâce à des données épistémiques.

    32. Cela concerne donc directement les situations de télétravail où la frontière vie personnelle/vie professionnelle est parfois fragile.

      L'auteur fait le lien de sa référence précédente avec le coeur du sujet de l'article.

    33. La loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels (JO du 9 août 2016), instaure à compter du 1er janvier 2017 (art. 55) un droit à la déconnexion pour tous les salariés ainsi qu’une concertation relative au télétravail (art. 57).

      En utilisant cette référence juridique, l'auteur cherche à débuter son argumentaire par la délimitation légale du sujet en appuyant la légitimité de l'idée selon laquelle le droit à la déconnexion est établi par la loi et qu'il a des implications directes dans les situations de télétravail. C'est un moyen de soutenir l'idée principale de l'article en s'appuyant sur l'autorité de la loi et donc de recourir à un raisonnement épistémique.

    34. Le télétravail rompt l’unité de lieu d’une situation de travail et favorise le nomadisme. À ce titre, le contrôle que peut exercer votre employeur et le temps passé à répondre aux sollicitations méritent votre attention.

      L'auteur s'adresse encore une fois au public en soulignant les aspects potentiels du télétravail qui nécessitent une attention particulière et qui peut résonner avec les expériences vécues par de nombreux travailleurs. Cela souligne l'importance pour les employés de rester conscients de la gestion du temps, du contrôle exercé par l'employeur et des limites nécessaires pour maintenir un équilibre travail-vie personnelle.

    35. salarié transparent

      Cependant, l'article n'aborde pas la responsabilité légale de l'employeur en cas d'activité illégale du salarié sur internet. De plus, il est autorisé de mettre en place un dispositif de contrôle si l'employé en est informé et de restreindre l'accès à internet.

    36. S’il vous est arrivé de travailler à la maison, peut-être êtes-vous devenu sans le savoir un « télétravailleur », travailleur connecté et nomade, satellite de l’entreprise !

      En commençant l'article par cette première phrase, l'auteur attire l'attention du lecteur et établit une connexion personnelle. Le champ lexical est adapté à sa cible et adopte un ton engageant. Il utilise également le registre émotionnel (pathos). Ces éléments combinés peuvent inciter le lecteur à poursuivre la lecture de l'article.