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  1. Apr 2025
    1. Les avantages des modes de « vues » recomposés, des « aperçus » et de l’OCR

      Tout ce paragraphe m'intéresse beaucoup. une comparaison pourrait être faite entre les usages de l'herbier numérisés permis par le dispositif de consultation dans Gallica, par rapport aux outils spécialisés conçus par le muséum : 1) un premier prototype qui n'est plus très opérationnel mais toujours en ligne (cf ma thèse), appelé "collaboratoire", om il s'agissait de pouvoir déposer les numérisations sur une paillasse, et en faire des tas, des agencements totalement libres 2) l'outil Annotate-On, développé et maintenu aujourd'hui par le MNHN et le réseau Recolnat.

    2. Grâce au visualiseur de Gallica, un simple clic permet de réarranger la planche avec le texte, ce qui n’est bien sûr pas possible avec l’ouvrage physique.

      illustration, "tutoriel" bienvenus

    3. Elle n’est pas non plus toujours en lien avec l’image. Dans ce cas précis, les lecteurs amateurs du XXIe siècle font face à un problème évident d’identification et de navigation dans l’herbier.

      une illustration ?

    4. Bien qu’il soit un objet tridimensionnel intéressant à étudier sous toutes ses coutures en salle, il l’est tout autant à travers une bibliothèque numérique.

      ici, peut-être repréciser la perspective des études patrimoniales de cet article ? Sinon il y a justement des études sur ce qu'il est possible de faire avec un herbier numérisé, ce qui reste impossible au contraire (notamment dans ma thèse, mais certainement dans beaucoup d'autres articles aussi, notamment anglophones, dans les travaux qui ont porté sur la numérisation et l'exploitation scientifique des herbiers numérisés) Voir notamment le texte de Marc Pignal et Eva Pérez dans le BBF.

    5. la remédiation

      ici je tique encore avec ce terme, peut-être parce qu'il n'a pas encore été assez défini et justifié au début du texte : l'expression qui le suit - 'la numérisation et la mise en accès libre en ligne"- ne suffirait-elle pas dans cette phrase ?

    6. remédiation numérique

      Pour moi, il faudrait apporter plus de précisiions sur ce terme (peut-être plutôt d'ailleurs dans la première occurrence au début du texte que dans ce paragraphe) : situer ce terme par rapport à d'autres termes avec lesquels on peut qualifier les transformations apportées par le document numérisé par rapport au document avant numérisation et à ses usages. (par ex, le terme de redocumentarisation). Commencer peut-être par préciser quelques éléments de la notion de médiation, et introduire ensuite remédiation.

    7. Si nous avons pu consulter des exemplaires in-folio, in-octavo, ou in-quarto, du De historia stirpium commentarii insignes de Fuchs, nous nous référions tout de même systématiquement à la table des noms des plantes, l’index de l’ouvrage au début du livre. Celle-ci avait une véritable utilité au XVIe siècle, car elle permettait de trouver plus simplement les plantes dont les noms sont chargés d’une certaine ambiguïté du fait de la coexistence de noms latins, grecs et vernaculaires. Un utilisateur amateur qui souhaiterait trouver la camomille, par exemple, pourrait se heurter à la difficulté d’une nomenclature et d’une taxonomie pas encore systématisée comme celle de notre botanique contemporaine. Ce qui fait que, lors de la numérisation, l’avantage revient aux lecteurs de la bibliothèque numérique, puisque l’index disparaît presque totalement au profit d’une lecture verticale, c’est-à-dire en faisant défiler les pages rapidement, en se repérant soit visuellement, ou en se référant à l’intitulé des rubriques, à l’ordre alphabétique, s’il y en a un, grâce à la vue en « mosaïque » (Alleau 2025b) ou à la recherche « océrisée » (reconnaissance optique de caractères (optical character recognition en anglais, l’OCR est une technique de transformation de fichiers textes, scannés de documents imprimés ou manuscrits, vers des fichiers textes numérique).

      Il faudrait intégrer des captures d'écran pour illustrer les herbiers historiques singuliers qui sont mentionnés ici et dans les paragraphes précédents. Il faudrait aussi des captures d'écran permettant d'illustrer la navigatoin mosaïque, toutes les spécificités de la navigation dans l'herbier numérisé.

    8. rendre compte, il faut se référer à la notice décrivant l’ouvrage et qui mentionne les dimensions.

      Y a-t-il des outils de vérification de la taille effective ? dans le cas de l'utilisation scientifique des herbiers, il est déterminant de se prémunir d'erreur de métadonnées qui compromettraient la possiblité de faire des mesures scientifiques à partir du spécimen numérisé. C'est pourquoi une réglette est apposée sur le spécimen au moment de la numérisation, afin de pouvoir vérifier la taille du spécimen non numérisé.

    9. Cela soulage de l’effort qu’il faut faire en salle de lecture, pour le garder correctement ouvert à la page désirée, ou bien pour ne pas en abîmer les premières pages les plus vulnérables. En version numérique, l’herbier n’a plus la même matérialité, et en regardant les vignettes du visualiseur, nombre d’étudiants et d’étudiantes à qui nous avons parlé de ces imprimés, manuscrits ou herbiers séchés, ne se doutent pas de l’apparente fragilité du livre à travers les siècles.

      Il faudrait bien préciser que les herbiers de la BnF (ou en tous les cas ceux auxquel ce passage fait référence) sont en majorité des documents reliés, si je comprends bien ce passage.

    10. La difficulté, pour celles et ceux qui voudraient consulter un herbier, impose donc de connaître l’endroit où il est stocké et où il sera consultable.

      Pour moi, il faudrait ici préciser une spécificité du public qui va consulter les herbiers de la BnF : s'agit-il du même public que celui qui va consulter les collections des muséums, les collections décrites dans l'index herbariorum ? Il faudrait en fait situer les fonds d'herbier de la BNF par rapport aux collections des principaux herbiers à l'échelle internationale, et des herbiers historiques contenus par certains muséums.

    11. À la BnF,

      Je préciserais ici : nous décrivons en premier les conséquences de cette novuelle matérialité sur les techniques documentaires utilisées pour conserver et valoriser ce patrimoine à la BnF.

    12. ransformation de sa matérialité

      peut-être préciser ici que cette transformation de sa matérialité ouvre tout un champ de questionnements concernant la valeur scientifique du spécimen numérisé et le renouveau méthodologie associé - (notamment, mais pas seulement, Chupin 2015, ou l'article sur Annotate...)

    13. : rendre accessible les savoirs sur les plantes au plus grand nombre.

      je ne suis pas sûre que la seule consultation des herbiers numérisés suffise à transmettre un savoir quand on a pas les clés de compréhension de ces documents. Plantnet ou le site de Tela Botanica contribuent me semble-t-il davantage à la démocratisation des connaissances botaniques.

    14. une vision globale de ce corpus botanique en un tournemain

      je ne suis pas si sûre : quelle proportion d'herbiers sont disponibles sur Gallica par rapport à l'ensemble des collections, l'échelle nationale ou internationale ? Il y a parfois tout un travail de recherche de spécimens issus de différentes insitutions pour constituer un corpus support à une étude.

    15. remédiation

      pour moi il faudrait préciser ce terme. il est précisé au départ, mais ensuite, il est utilisé sans justifier à chaque fois son emploi. En l'occurrence, en ce début de conclusion, il n'est plus clair pour moi à quoi cela fait référence : des effets qui s'ajoutent à la numérisation pour rendre le document plus accessibles. Mais dans ce cas, plusieurs formes de remédiation (blog, métadonnées...) ont été évoquées.

    16. Dispositifs heuristiques pour la recherche

      Ce paragraphe m'intéresse beaucoup. L'auteur de cette étude des racines pourrait tester l'outil Annotate (https://recolnat.fr/fr/annotate) développé par le MNHN et le réseau Recolnat, qui vise justement à fournir toute une gamme d'instruments pour faciliter l'utilisation scientifique des herbiers numérisés. Un article paru sur cet outil et son apport scientifique, qui pourrait peut-être être aussi cité ici comme autre exemple attestant des nouvelles méthodologies scientifiques développées pour exploiter les corpus d'herbiers numérisés : https://sciencepress.mnhn.fr/fr/periodiques/adansonia/46/13

    17. Son accessibilité est somme toute relative, car il faut sans doute connaître la plateforme Gallica et il faut aussi tenter de comprendre comment le lire et en interpréter les textes et les images

      Je pense qu'il ne faut pas a priori postuler une nouvelle fonction pédagogique du fait du seul accès donné à l'herbier numérisé. Y a-t-il réellement une démocratisation de la consultation des herbiers du fait qu'ils soient disponibles dans Gallica ? Y a-t-il des données à ce sujet, concernant la consultation effective des herbiers numérisés, son public ? Une vraie démocratisation au sens d'ouverture à un nouveau public de la consultation des herbiers, cela a été démontrée effectivement pour la plateforme des Herbonautes (voir travaux de Marc Pignal ou Lisa Chupin - thèse en sciences de l'information et de la communication). La question d'une démocratisation effective se pose concernant la seule mise à disposition sur Gallica, sans tout le travail de ludification et d'ouverture à la contribution fait sur les Herbonautes.

    18. e geste ancestral du feuilletage page après page

      souvent les herbiers ne sont pas reliés, donc ce n'est pas exactement le geste de feuilletage.

    19. . Le corpus numérisé permet de mettre en avant des techniques, des savoir-faire, et sert d’argumentaire à des cours ou des communications qui ont été donnés sur différents sujets concernant les herbiers

      Il serait intéressant de citer des références de quelques exemples de ces communications.

    20. où l’accent mis sur les représentations iconographiques peut parfois reléguer les informations textuelles et contextuelles au second plan

      je serais plus convaincue avec une référence à une étude qui le démontre, ou au moins à un exemple. Il faudrait préciser aussi dans ces lignes que la valeur scientifique du spécimen séché ou de son image disparaît si l'on perd les informations sur la collecte (informations constitutives du document, au point que parler de métadonnée à ce sujet est même un peu faible).

    21. dans la continuité de l’accumulation des savoirs à l’époque moderne

      je ne comprends pas. N'est-ce pas un cliché ? Il faudrait en tous les cas préciser.

    22. a pu amener de nombreux éditeurs à proposer des fac-similés à la vente en librairie (parfois très coûteux),

      Ce paragraphe serait plus convaincant avec une référence au moins pour ces fac-similés.

  2. Sep 2017