pouvoir identifier son propre relativisme culturel
Formulation maladroite. Que signifie "identifier son propre relativisme culturel "?
pouvoir identifier son propre relativisme culturel
Formulation maladroite. Que signifie "identifier son propre relativisme culturel "?
informe et non codifiée,
Je crois comprendre ce que vous voulez dire, mais l'utilisation des termes "informe et non codifiée" donne l'impression d'évacuer une partie importante de la réalité historique. La source historique qui témoigne d'une observation est "codifiée et formée", mais autrement, en fonction des schèmes de pensée de l'auteur en mission.
souligner que les recueils de données sur la Mandchourie sont aussi des commandes de la part des maisons d’édition.
Ces commandes éditoriales renforcent la question précédente au sujet des lettres qui répondaient aussi d'une forme de "commande"...
observations dans le but de les communiquer ailleurs,
N'y avait-il pas aussi une "obligation" pour les missionnaires d'écrire à leur supérieurs ?
La Mandchourie est une région aux frontières mouvantes qui se situe aujourd’hui au nord-est de la République populaire de Chine dans les régions du Dongbei (provinces du Jilin, Heilongjiang et Liaoning), de la Mongolie-Intérieure, ainsi qu’à l’est de la Fédération de Russie (régions de Khabarovsk, du Primorié et du Birobidjan)
La phrase est compréhensible pour un spécialiste, mais la structure est étrange et génère de la confusion… "se situe aujourd'hui"… donne l'impression que la région était ailleurs avant… Sur les termes, il n'y a aucune différence entre "nord-est" et Dongbei puisqu'il s'agit d'une traduction…. est-ce que vous considérez la Mongolie-intérieure comme faisant partie de la Mandchourie ? ou voulez-dire "en bordure de" ou "une partie de"….. Suggestion: Couper la phrase en deux, voire en trois afin de préciser adéquatement les fondements géographiques à partir desquels la région est définie dans votre corpus. Par exemple: "La Mandchourie est une région dont les frontières ont été mouvantes à travers l'histoire." Ensuite, les précisions géographiques peuvent être détaillées.... À cet égard, on retrouve la formulation de la "même phrase" dans le texte publié en 2024 dans la revue Artefact no 21, mais celle-ci était plus nuancée...
l’océrisation déforme en partie la donnée initiale : la transcription obtenue est d’une fiabilité variable
Par curiosité, qu'est-ce qui fait que l'océrisation rend la donnée initiale "d'une fiabilité variable" ? Les limites technologiques ou l'erreur humaine ?
Si certains de ces documents sont très célèbres, à l’instar des Lettres édifiantes et curieuses, écrites des Missions étrangères, par quelques missionnaires de la Compagnie de Jésus, publiées à partir de 1703, l’ensemble reste peu connu
Je me demande s'il ne serait pas plus efficace, sur le plan de la narration de placer ce segment plus tôt dans le texte, au sein d'une introduction méthodologique plus soutenue par exemple, pour présenter "ce qu'il y a avant le 19e siècle".
Pour répondre aux contraintes de la presse, l’auteur propose une nouvelle présentation de l’écriture mandchoue : par alphabet plutôt que par syllabaire. Il propose également une nouvelle forme d’écriture : horizontale et de gauche à droite plutôt que de bas en haut et de droite à gauche, puisqu’il lui faut imprimer un dictionnaire avec deux langues qui ne se lisent pas dans le même sens (figures). Il doit également faire face à la contrainte typographique : il fait frapper 55 poinçons, qui correspondent aux cinquante-cinq lettres de l’alphabet mandchou tel qu’il l’a élaboré. Ces poinçons sont pensés et dessinés par le père Amiot en Chine avec l’aide de lettrés chinois, fabriqués par l’éditeur Firmin et fils, puis utilisés pour l’impression. Il y a donc un aller-retour entre plusieurs pays pour élaborer une technique de l’impression des contenus missionnaires. La contrainte typographique et éditoriale se mêle aux objectifs didactiques et pédagogiques : comme Langlès le soutient dans la préface du premier volume, pour faciliter l’apprentissage en France du Mandchou, son alphabet répondrait davantage aux méthodes d’enseignement de l’écriture en France ; il souligne par ailleurs qu’il serait sans doute inutilisable par les Mandchous dont les « enfants apprennent le syllabaire en chantant »3. Autour des contenus missionnaires s’élaborent donc des techniques d’écriture propres.
Ce passage illustre à merveille et de manière excessivement pertinente l'objectif principal du texte.
Sous l’impulsion du pape Grégoire XVI, le vicariat apostolique de Mandchourie est créé en 1838 et confié aux Missions Etrangères de Paris (MEP).
Attention encore une fois à l'absence de précision sur les formulations et les termes utilisés afin d'éviter les anachronismes.... Dans le livre de Joseph de Moidrey sur la hiérarchie catholique en Asie (publié en 1914), on parle effectivement du "vicariat apostolique de Mandchourie, méridionale et septentrionale" (pp.114-116), mais dans le "ex debito pastoralis" de Grégoire XVI datant du 14 août 1838, le vicariat est nommé "vicariat apostolique du Leao-tong"... ayant autorité sur toutes les régions de Tartarie, Mongolie et Mandchourie...
pseudo-colonial
Les historiens chinois ont l'habitude d'utiliser le concept "semi-colonial" pour évoquer cette période historique et pour distinguer des régimes coloniaux
(Kirch et Sahlins 1992; Burguière 1999, 2006; Le Roy Ladurie 1982) ou de la micro histoire (Ginzburg et Poni 1981; Ermarkoff 2018; Grendi 2009; Revel 1996),
Pour les références multiples, je m'interroge à savoir s'il ne serait pas préférable de les indiquer en ordre (soit chronologique, soit alphabétique)...
C’est aussi à cette époque une région presque inconnue en Occident, et les premiers à la décrire sont essentiellement missionnaires (Li 2015; Dalles Maréchal 2024a).
Les descriptions au sujet de la région que nous appelons aujourd'hui "Mandchourie" commencèrent pourtant à circuler en Occident dès la fin du 17e siècle-début 18e, notamment grâce aux témoignages des Jésuites qui participèrent aux négociations sino-russes menant au traité de Nerchinsk en 1689... Ne négligeons pas non plus de considérer les témoignages de voyageurs et diplomates russes impliqués dans les relations avec la Chine autour d'Albazin notamment, depuis au moins les années 1660... nuances à préciser
Au XIXe siècle, la Mandchourie attire le regard des Occidentaux
Et qu'en est-il de l'intérêt des Occidentaux pour cette région avant le 19e siècle ?