22 Matching Annotations
  1. Aug 2025
    1. inventaire visuel des colonies.

      Très incomplet tout de même, ce qui invite une fois de plus à questionner la façon dont Eugène Gallois se situe par rapport au colonialisme

    2. On y trouve l’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Asie du Sud-Est, les Indes, l’Indonésie et la Grèce

      Où sont les Etats-Unis ? On aimerait une analyse de l'européocentrisme de ce classement et plus encore, une réflexion sur les façons de la désamorcer sans la faire disparaître ?

    3. les territoires rattachés au domaine colonial français

      Le "domaine colonial français" n'existe pas en dehors des territoires qui le constituent. Mieux vaut parler d'empire colonial avec toute la charge de violence que cette formule colporte.

    4. chez le métropolitain,

      Cette généralisation fondée sur une catégorisation a priori n'est pas convaincante. Elle va à l'encontre des recherches sur les publics de la propagande coloniale, par exemple celles de la très riche collection "Studies In Imperialism" fondée par John MacKenzie (https://manchesteruniversitypress.co.uk/series/studies-in-imperialism/). Dans quelle mesure est-il possible de faire une étude des publics des conférences et des oeuvres d'Eugène Gallois ?

    5. œuvre patriotique

      Est-ce pour cela qu'il privilégie les territoires colonisés et parmi eux, ceux qui sont colonisés par la France ? La remarque est intéressante, mais elle n'est pas assez étayée.

    6. enjeux de médiation et de « re-médiation »

      Dimension peu abordée au final, sans doute pour des raisons de taille du texte. La question de ce qu'il faudrait faire pour mettre en évidence le caractère européocentrique du classement des aquarelles sans le faire disparaître - c'est en soi une archive - serait sans doute un bon point d'entrée.

    7. L’entreprise excursionniste

      Quels sont ses liens avec l'essor du tourisme colonial ? Les recherches sur le tourisme au Maghreb en particulier permettent d'explorer cet aspect.

    8. savoir colonial

      La transition des voyages en général au savoir colonial, en quel sens d'ailleurs, n'est pas expliquée. Elle pose la question importante des différences éventuelles entre voyages dans des pays reconnus comme des Etats et voyages dans les territoires colonisés. Y a-t-il une spécificité des seconds ? Cette question est d'autant plus incontournable qu'elle est au coeur des recherches historiques sur les situations coloniales.

    9. son projet exploratoire

      En quoi son projet se distingue-t-il des discours et des pratiques diffusées par les sociétés de géographie depuis plusieurs décennies ?

    10. tournées » d’inspection

      Formule forte, à justifier en passant par la bibliographie abondante sur les enquêtes sociales et en situation coloniale.

    11. propagande coloniale

      Je réitère ma remarque sur l'utilisation des termes au contenu plutôt consensuel : "transmission" ; "vulgarisation" et de la formule "propagande coloniale" qui renvoie à des pratiques autoritaires. Les commenter enrichirait la problématique adoptée.

    12. la logique de transmission qu’il met en œuvre à l’issue de ses voyages ; ce travail de vulgarisation témoignant de son soutien à la cause coloniale.

      Même si le soutien à la cause coloniale est mentionné, la phrase donne l'impression de contourner le terme classique de propagande et sa dimension autoritaire. Peut-être faudrait-il poser d'emblée la question de la qualification de cette transmission, dans toutes ses nuances et en évitant bien sûr toute catégorisation a priori.