J’ai pu rendre compte des intenses disputes juridictionnelles entre médecins, chercheurs, infirmières, thérapeutes paramédicaux, qui se sont concentrées autour des conditions à respecter pour pouvoir attribuer un label « thérapeutique » à ces pratiques. Comme dans le cas des recherches sur les I.A.T., le pouvoir de la sphère biomédicale est très fort : le consensus autour de la politique de « la thérapie aux thérapeutes » (qui consiste à réserver l’utilisation du terme « thérapie » à des professionnels du soin titulaires d’un diplôme déjà reconnu par l’autorité médicale) témoigne bien de la force d’inertie des professions établies (Strauss, 1992) dans ce milieu. Certains segments professionnels comme celui des infirmières ont, en revanche, su tirer profit du soin par le contact animalier pour étendre leur juridiction.
pouvoir de la sphère bio médicale sur l'utilisation du terme "thérapie"