L'article se lit bien et est intéressant par les relations qu'il établit entre ces trois ouvrages qui, de manière singulière entretiennent des points communs. Les textes choisis sont également complémentaires les uns des autres et donnent à voir des représentations de l'écriture numérique dans l'espace du roman. Ce faisant, ils interrogent la notion d'écriture selon différents aspects (technicité, intertextualité, programmation) tout en reprenant des formes narratives classiques (roman épistolaire) ou des processus eux aussi classiques (dialogisme, intertextualité, création). Dès lors, la conclusion pourrait être un peu plus poussée pour expliquer ce qu'apportent vraiment ces trois romans à la figure de la création, et à l'auctorialité : au-delà des références au monde numérique (mails, big data, programmation), que nous disent vraiment ces textes sur le fond? Autrement dit (et en caricaturant), n'est-ce pas un peu opportuniste (ou creux?) pour les auteurs que de broder sur ces thèmes contemporains? Où se situe le véritable apport?
- Jan 2024
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stylo.ecrituresnumeriques.ca stylo.ecrituresnumeriques.ca
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Voix
Le terme de voix serait à justifier dans l'introduction puisqu'il est plus question d"écriture que de voix dans l'article. En outre de quelle voix s'agit-il? De celle de l'auteur? Il faut que les enjeux de l'article soient clairement posés : voix et postures ne sont pas équivalents (cf ma remarque plus bas sur l'idée de posture présente dans l'introduction).
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« postures » possibles de l’auteur
Le terme de posture n'est pas neutre s'agissant des écrivains ou des artistes en général. Je pense à ce type d'approche : :érôme Meizoz, Postures littéraires. Mises en scène modernes de l'auteur. Ne s'agit-il pas plutôt d'une relation aux écrans? En outre, il serait bon, avant de rentrer dans l'analyse, de les énoncer pour les présenter et que le lecteur sache d'emblée dans quelles directions se poursuit l'analyse.
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infléchissent a
"infléchissent" dans quel sens? Il faut savoir de quelles images il est question traditionnellement ou de manière stéréotypée puisque vous établissez que les trois romans les remettent en question.
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L’auteur, notamment, se trouve mis en retrait, fragilisé,
La formulation ne va pas dans le même sens que ce qui figurait en introduction où vous évoquiez des "postures" d'écrivain. C'est la figure de l'auteur qui est interrogée, pas l'auteur lui-même. En outre, en quoi le pouvoir du hacker s'oppose-t-il à celui de l'auteur? La figure du hacker efface-t-elle celle de l'auteur? Ne sont-elles pas compatibles quand même, chacune dans sa sphère? Enfin, quid d'une certaine fascination de l'auteur pour le hacker? Cette fascination n'occulte-t-elle pas des procédures, des processus qui relèvent du travail, tout comme l'écriture littéraire est un travail (à l'opposé du stéréotype de la Muse)? En bref, les auteurs qui ne sont pas eux-mêmes programmeurs ne contribuent-ils pas à mystifier, ou à mythologiser la créativité et la virtuosité de la programmation?
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qui rappelle alors qu’une des fonctions possibles de la littérature est justement de produire, par le détournement du langage courant, des formes d’art.
Précisément, donc ce pouvoir de la littérature n'est pas défait par la fascination pour l'écriture informatique et la programmation.
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portraits de l’auteur au clavier
Il faudrait reprendre l'idée et l'expliciter, en fin de partie.
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quelques
Annoncer clairement l'étude de cas et préciser "trois" récits plutôt que "quelques".
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de
syntaxe : à plutôt que de
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infléchit peu à peu l’imaginaire de l’écriture,
Idem. Et il faut aussi éviter la répétition du verbe.
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e-
tiret en trop
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ntles
espace à insérer
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Chez Lucbert, l’« opérateur », maintenant le dépositaire d’un texte dont apprendra ensuite qu’il s’agit d’un tapuscrit photographié puis scanné et mis en ligne.
Cette phrase n'a pas de verbe. Syntaxe à revoir.
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ul ig
espace en trop
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Toile
A mettre en italique
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de la P1
De quoi s'agit-il? Il faut préciser.
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produit
produisent
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empêchent
empêche
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’invisible violence sociale
Ajouter une référence aux travaux sur les travailleurs du clic et autres formes de travail numérique invisibilisé? Voir par exemple l'approche d'Antonio Casili.
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ique,
idem
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on
il manque un -s
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À la réécriture moderne des Liaisons dangereuses,
Là encore, la référence brouille l'interprétation. Compte-tenu de ce qui a été écrit précédemment sur Valmont et Merteuil, on a l'impression que le roman va déployer le même type de relations entre les personnages. Si vous souhaitez simplement souligner le fait qu'il s'agit d'un roman épistolaire à l'ère numérique, faites-le sans évoquer ici Les Liaisons dangereuses, sinon le lecteur s'y perd.
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les écrans,
Le terme est trop imprécis et prête à confusion alors que vous évoquez successivement la relation à la messagerie électronique, aux réseaux sociaux et au code. Le terme écran est fourre-tout et très inexact ici.
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Sous le masque techno-littéraire d’un projet de résidence utopique, c’est sans doute la forme ancienne de polyphonie épistolaire qui fait preuve de son efficacité narrative, ici mise au service d’une réflexion qui porte tant sur l’invention littéraire que sur la manière dont les échanges numériques exposent et façonnent l’intime.
Il faudrait peut-être ici expliciter dès lors la posture de l'écrivain par rapport à ces questions, telle que vous l'annoncez en fin d'introduction.
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(
espace à insérer
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la part de reprise qui sous-tend tout geste créateur
Une référence à l'intertextualité plus directe? ou au dialogisme de Bakthine?
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Livia Colangeli, qui rejoue celle du couple Valmont-Merteuil des Liaisons dangereuses, au sein de la petite société mondaine de la Villa Médicis.
La référence explicite au couple Valmont-Merteuil crée une attente et une interprétation de l'ensemble du texte : est-ce qu'Octave et Livia sont machiavéliques et dénués de scrupules? Ou s'amusent-ils simplement à brocarder la petite société de la Villa Médicis? Précisez plus clairement ce qui se joue dans les lettres. L'idée de manipulation qui est présentée quelques ligne en dessous (réponses copiées) illustre-t-elle cette référence à Valmont et Merteuil?
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Si ce projet s’inscrit dans la longue tradition du roman par lettres, il prendra une forme neuve, celle d’une messagerie électronique véritable. Ce livre se lira en ligne. Le lecteur aura un mot de passe, se connectera à une messagerie, et verra les messages nouveaux apparaître progressivement, au fur et à mesure qu’il fermera les messages lus. Une fois sa lecture terminée, il disposera donc d’une messagerie complète, dans laquelle il pourra circuler comme bon lui semble. Le lecteur sera ainsi mis en position de voyeur et choisira plusieurs types de lecture : il pourra passer plus ou moins vite sur certains messages, ouvrir ou non les pièces jointes (photographies de la ville, articles…). Cette forme suppose de faire figurer tous les messages de la boîte électronique, des plus importants aux plus anodins (courriers administratifs, spams…). (DCO, p. 13)
Si c'est une citation du livre, alors il faudrait l'indiquer comme les autres sur le plan de l'éditorialisation (barre verticale à gauche et retrait du texte).
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En maîtriser le fonctionnement relève donc, en un sens, d’une forme de résistance politique à l’hégémonie de ces entreprises ; a fortiori, les utiliser pour créer de la littérature constitue une forme de contre-emploi, de détournement, voire de hacking – de piratage.
Voir à ce sujet le travail d'Etienne Candel : CANDEL Étienne, « Poïèse et Poèse : faire avec et faire contre les outils d’écriture », Communication & langages, 2020/1 (N° 203), p. 115-134. DOI : 10.3917/comla1.203.0115. URL : https://www.cairn.info/revue-communication-et-langages-2020-1-page-115.htm
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face à face
face-à-face
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Les quelques textes que j’évoquerai sont des livres imprimés : s’y exprime ainsi, d’un support à l’autre, un regard critique sur les usages numériques et sur leur influence sur les pratiques littéraires.
Il faudrait peut-être ici situer les textes sélectionnés : pourquoi ceux-là? Ils sont tous récents. Que nous disent les dates de trois d'entre eux du rapport à Internet et peut-être de l'usage et de la fascination des écrivains pour l'outil, jusqu'à leur donner une place importante dans l'économie narrative.
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