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  1. Apr 2019
    1. mère hurle.— rètourné dou vô vné, rètourné din vô steppes !2père devient blême puis rouge. Il se clôt dans un silence blessé.

      Ce passage illustre les raports tendus entre Père et Mère. Lui , absent, qui travaille beaucoup et est assez taciturne, elle , plus solaire mais dépressive.

    2. allé fé un nœud avû ça !

      probablement une expression idiomatique à usage restrictif dans certaines régions de Belgique francophone. il s' agit peut-^etre de dialecte. Nous pouvons penser que l' orthographe donc la transcription écrite cherche à reproduire l' accent et la prononciation belges. Le m^me phénomène de la reproduction du "belge" parlé se reproduit page 114 avec la phrase "rètourné dou vô vné, rètourné din vô steppes !"

    3. bras jaune, c’est son lapsus pour son bras gauche, son côté honteux

      Comme l' a dit Sara, le jaune est également associé à la maladie. De plus, la narratrice est gauchère (page 67), ce qui à l' époque était vu comme quelque chose de négatif, qu' il faut changer. Nous pouvons donc penser qu' elle a eu honte d' ^etre différente de ses camarades de classe et que la tumeur , le sein à enlever est probablement le gauche.

      http://plus.lefigaro.fr/note/un-gaucher-doit-apprendre-a-parfois-devenir-un-droitier-20100813-262853

    4. La narration se déroule principalement sur trois axes temporels et spatiaux:

      1)les souvenirs de la Petite et son enfance, adolescence et jeune vie d' adulte en Belgique francophone (indiquée comme Ouest) entre les années 1965 et 1980

      2)le récit de l' enfance et adolescence de Père, Tobiasz ,en Pologne entre 1941 et 1943 puis le récit de sa captivité en camp de concentration , toujours en Pologne , quand il est arr^eté dans les années 1943-1944. Ces lieux sont désignés sous le terme d' Est( en opposition à l' Ouest)

      3)Le récit actuel de la Petite, devenue adulte, qui va des années 2001 à 2013. La grande partie des scènes se déroulent à la piscine.

    5. brume phos-phorescente.

      oxymore: la brume est opaque et emp^eche une bonne vision tandis que phosphorescent est quelque chose qui brille, qui attire l' attention donc le contraire.. Le contraste entre les deux termes crée la surprise et rend compte de l' irréel de la situation ( essayer de fuir d' un camp de la mort un jour de brouillard)

    6. 1944 — est

      Description de l' évasion annoncée page 115. La narratrice emploie un point de vue interne à la troisième personne du singulier . De cette manière, nous suivons le déplacement, l'avancée des fugitifs en m^eme temps qu' eux et partageons les sensations qu' ils éprouvent. Les cinq sensations son présentes (visuelles, auditives, tactiles,olfactives et gustatives) mais ce sont les sensations auditives qui dominent , au début car ils sont aux aguets et à la fin quand ils fuient car, courant le plus vite possible, ils tournent le dos aux assaillants et n' entendent plus que le bruit des tirs.

    7. Ils mettent sur pied un plan d’évasion

      Emprisonnés, des compagnons de Père planifient leur évasion du camp de la mort car s' ils restent sans rien faire, ils seront " exterminés par le prochain comando", Protégé par le Russe, Tobiasz prendra la fuite avec eux. La narratrice met en évidence deux champs lexicaux :celui de la mort ("fabrique la mort", "gazés" "croquemorts", "mourront à la chaine" "exterminés", "il leur reste un.....six mois à vivre", "déversent les cendres" ) qui s' oppose au champ lexical de l'évasion, de la liberté donc de la survie (" évasion", "parvenir", "échapper", "trouver refuge". "fugitifs", "entrer en contact avec des résistants".) Ces deux champs lexicaux expriment bien le dilemme auquel sont confrontés les hommes du camp: rester et mourir ou tenter l' évasion et une chance de survie s' ils y parviennent.

    8. Les boucles ont fondu en mèches raides

      Nous sommes en présence de la seconde perte de boucles. A la page 25, à l' ^age de quatorze ans, Tobiasz est tondu à son arrivée au camp de concentration. Il perd ses boucles en m^eme temps que son innocence de petit garçon en découvrant l' horreur des camps. Grandfrère a entre 9 et 14 ans(vraisemblablement plut^ot 14) quand il n'a plus de boucles. Il a grandi et a lui aussi perdu son innocence de petit garçon. Il y a donc un parallélisme entre le vécu de Père et Granfrère qui semble confirmer la théorie de Marcella sur la transmission intergénérationnelle.

    9. Le visage tiré par une colère froide, père saisit un bâton. Il attrape granfrère par le col. Le frappe avec la conviction d’un métronome. Le fils hurle. père, tou-jours plus livide, cogne. tac, tac, tac, tac, tac. La petite s’accroche à son corps massif, tente de l’arrêter. elle ne comprend pas. Il ne l’a jamais frappée.

      Père est très énervé contre Granfrère et le frappe.Ce chapitre rapporte une situation inhabituelle dans la famille de la Petite, à savoir qu' elle a toujours considéré son petit frère comme étant le préféré, surtout de leur mère et que d' habitude, il était seulement flatté. Elle utilise le champ lexical de la violence pour rendre la scène : "saisit un b^aton", "attrape", "frappe","hurle", "cogne","frappée" . De plus, l' onomatopée "tac.......tac" reproduit le son que le b^aton fait quand il atteint Granfrère.