23 Matching Annotations
  1. May 2023
    1. ui ne cesse, au sein du champ numérique, de se reformer, et qui puisse exister matériellement dans et par la lecture.

      Oui ! L'actualité est pourtant brûlante, l'urgence s'impose, avec ChatGPT

    2. s’est en priorité construite pour le numérique sur l’écriture du code.

      Je ne partage pas entièrement votre impression. Ainsi, typiquement, Déprise n'est pas une oeuvre revendiquée comme "codée", et il en est ainsi de beaucoup d'autres relevant de la littérature hypermédiatique (période Flash et Director notamment). Sans même parler des livres numériques enrichis !

    3. l’auteur une autorité matérielle sur le texte, conduisait souvent à relativiser la portée des gestes d’écriture lectoraux qui pouvaient s’y déployer.

      Clairement ! Mais pour les auteurs "codeurs", c'est souvent plutôt le processus qui compte, et moins le résultat ; comme dans l'art contemporain (Heinich).

    4. mais plutôt à une mise en tension avec la figure institutionnelle de l’auteur, qui connaît des variations selon le type de plateforme considéré.

      Là, il me manque vraiment une discussion du rôle cadrant et formatant de la plateforme elle-même, a fortiori lorsqu'elle est commerciale

    5. hors des frontières matérielles d’une œuvre auctoriale préexistante.

      Mais dans une plateforme, qui a elle aussi ses propriétaires, ses créateurs, et qui n'est jamais un support "neutre"

    6. essentiel du texte qui se donne à lire est d’origine lectorale

      Pourtant, il s'agit encore et toujours d'oeuvres signées par un seul auteur. Je me pose de plus en plus la question de l'instrumentalisation du lecteur dans ce genre d'oeuvres ; la même instrumentalisation que l'on retrouve dans des cadres plus industriels.

    7. redéfinition des rôles littéraires traditionnels :

      C'est évidemment un leurre total, car en vérité, et de façon peut-être paradoxale, ces oeuvres "scriptibles" sont toujours signées par un seul auteur (et ce même lorsqu'il y a parfois des co-auteurs "techniciens") ! Comme s'il s'agissait de facto plutôt d'un discours de promotion que d'un véritable glissement des rôles.

    8. fait à tâtons, provisoirement et pour soi seul.

      De là le parallèle avec le jeu, notamment le jeu vidéo ; est-il intéressant de mentionner que cette découverte à tâtons a favorisé l'écriture de polars hyper textuels (Zeit for die Bombe) ? Quid du parallèle classique avec le "livre dont vous êtes le héros" (souvent des enquêtes aussi, d'ailleurs) ?

    9. un contrôle plus identifié

      Est-ce que le concept de "méta-auteur" proposé par JP Balpe serait intéressant à convoquer ici, même s'il a été développé pour qualifier l'auteur de la méta-structure de textes automatiquement générés ?

    10. il déclenche l’actualisation de l’affichage

      C'est vrai, mais en même temps un peu plus compliqué que ça ; car le passage du lecteur laissait quand même des traces tangibles dans les hypertextes, ne serait-ce que par le changement de couleur du lien une fois qu'il a été consulté.

    11. objet technique

      Là aussi, il y a à mon avis un léger flottement terminologique. On pourrait tout à fait considérer que le livre est un "objet technique". Il s'agit à mon avis de souligner plutôt le fait que ce n'est plus seulement l'empreinte cognitive du texte chez le lecteur qui est considérée comme une réécriture, mais que la structure matérielle du texte est considérée comme étant désormais modifiable. Que la lecture laisse donc des traces matérielles dans le texte qui transforment celui-ci.

    12. idéal

      Terme un peu vague ; or, il s'agit justement d'être précis ici pour éviter les mises en convergence trop rapides. Pourrait-on dire que c'est l'empreinte cognitive du texte chez le lecteur est considérée comme une "écriture", sans rien changer au texte matériel ?

    13. nettement

      Cette distinction n'est peut-être pas si nette, justement, notamment chez Landow ; c'est pour cela aussi que le concept de "wreader" a été critiqué ; voir les travaux de F. Cusset sur les diverses réappropriations des approches post-structuralistes