voire de la représentation même dès lors que la donnée est envisagée comme représentation fidèle du réel.
Je ne comprends pas très bien ce qui est signifié ici ?
voire de la représentation même dès lors que la donnée est envisagée comme représentation fidèle du réel.
Je ne comprends pas très bien ce qui est signifié ici ?
aborde
abord
plateformisation
Je trouve cette idée de plateformisation très intéressante. Cela m'évoque des discussions que nous avons eues en interne autour du livre de Colin & Verdier "L'âge de la multitude". La plateformisation ne concerne pas seulement la délinéarisation des structures internes mais implique aussi une ouverture sur l'hypertexte du web et l'insertion dans son écosystème par l'interaction avec les usagers (notamment sur les réseaux sociaux comme vous le soulignez). C'est aussi une remédiation qui déplace le centre de l'attention vers les usagers, d'une façon très différente de la période précédente. La bibliothèque numérique post-PLAO avait déjà une dimension de médiation et d'éditorialisation vers le grand public (avec les dossiers thématiques) mais cela se trouve renforcé dans ces années 2000-2010 avec l'effort d'ouverture sur les réseaux sociaux, et le "pivot documentaire" allait aussi dans ce sens.
de ses collections
Seulement depuis le changement d'échelle de 2006-2007 et les programmes de numérisation de masse. Cf mes commentaires précédents sur ce sujet
d’une infrastructure de services (qui a peu à voir avec celle de la bibliothèque physique)
Tout dépend ce qu'on entend par infrastructure, les 2 partagent tout de même un système d'information commun, avec le catalogue comme socle. De fait, la circulation des documents s'ancre au même réservoir de données dans les deux "bibliothèques".
et celui des bibliothécaires de la direction des services de la conservation, qui obéissent à des impératifs de sauvegarde des documents, notamment pour ceux fréquemment communiqués aux lecteurs.
C'est un peu implicite ici, mais en lien avec mon commentaire ci-dessus : cette tension notamment autour de la question de la conservation des collections conduit, dans cette 2e étape de remédiation, à privilégier quand même la numérisation de documents hors collections patrimoniales. Ainsi, si l'audience visée change, on reste sur un modèle hybride qui vise à donner accès à des documents en général, pas nécessairement ceux de la bibliothèque, dans une logique de corpus. Le questionnement associé et notamment ses implications techniques et en matière de structuration des documents est bien décrit par JD Wagneur ici : https://books.openedition.org/bibpompidou/1500
elle s’attelle à la conversion numérique de documents et de microfiches
Je trouve significatif, par rapport à la théorie que vous formulez ici, que les documents ou corpus numérisés ne soient pas les collections elles-mêmes de la bibliothèque (comme cela avait pu être envisagé par le politique au départ) mais des documents déjà reproduits, ou des doublons acquis ad hoc, ou encore des textes obtenus par d'autres voies (comme le partenariat avec l'Inist sur Frantext). On voit bien que la bibliothèque numérique, à ce moment-là, est envisagée comme une collection de textes pour la lecture savante, sans lien direct avec les collections physiques. Ce modèle de collection est décrit dans (Richard, 1993).
aujourd’hui
C'était déjà le cas au moment de sa conception en 2010-2011.
la Bibliothèque publique d’information (Bpi) structure ses données en une base novatrice pour favoriser la navigation et produire des “parcours de sens” (Bermès, 2013)
Il ne s'agit pas ici de la BPI, mais bien du Centre Pompidou : le projet de Centre Pompidou Virtuel englobait le Musée national d'Art Moderne, les productions événementielles et audiovisuelles du Centre (expositions, spectacle vivant, conférences) et les 2 bibliothèques (bibliothèque Kandinsky et BPI).