356 Matching Annotations
  1. Aug 2021
  2. Oct 2020
    1. These centre on the sense of touch. Feeling the weight of the physical object, the tactile quality of different elements, the way in which the reader needs to unfold (i.e. explicate) and manipulate the additional features – none of these will be available to the user of the digital work

      Reformulate and better explain : one should argue that the digital device used to read the text allows an equivalent : adapting it for a mobile phone isn't the same thing than adapting it for a laptop, or a pc. And every digital device has specific gestures that are allowed by the affordance of the device, both on the hardware and on the software level.

    2. Furthermore, he emphasises that there is no clear line between the analog and the digital. Any assemblage, any system of communication, is going to be a mixture of both – one example he cites is the synaptic organisation of the brain. Wilden argues that

      This sentence needs an introduction or a better contextualisation, because, at a first glance, it goes against what affirmed just before : instead of explaining it in the following, I suggest that the author should give more context before

    3. This paper is divided into two sections. The second section is a discussion of the questions and consequences which attend the shifting of a book from its analog form to a digital form. The book in question is Escape from the Temple of Laughter, a children’s book which I published back in 1994. The discussion also picks up on a key metaphor in the book’s title in order to investigate some of the differences between the reading of print-based texts and digital texts in general. The paper begins, however, with a brief presentation of the book itself, its format and contents, so that it is clear what is being discussed in the second half.

      The underlining general point is rather interesting and I suggest to publish it with minor revisions.

      The article should, in my opinion, better presents the book in question which isn't necessarily known by the reader and give to him/her more context to better understand the ideas of the author.

      The author should as well build a more solid theoretical framework, especially in the introduction to the second part — for instance, a reference to Cybertext d'Aarseth is expected. This lack of theoretical ground comes out particularly because the author states some ideas without backing them with any source or theory,

    4. One theorist I have found who makes specific use of the distinction between centrifugal and centripetal texts is Northrop Frye. However, his is a slightly different and much wider usage of these terms. In the second essay of The Anatomy of Criticism, entitled ‘Ethical Criticism: Theory of Symbols’, Frye establishes a distinction between a process of critical engagement which centripetally focuses in on the aesthetic function of a text, and one which centrifugally move outwards towards the text’s social function and external considerations.6

      The discussion of the theoretical sources about centrifugal and centripetal force is a bit disjointed. I suggest you to better link those parts and discuss them in a more harmonious way and less as a series of points

    5. I could see how these two opposing forces might map onto the notion of escape, especially in the oversimplified distinction between the analog and the digital. In this formulation the print book would be largely conditioned by a centripetal force which draws the reader more and more into the narrative and the hypertextual version conditioned by centrifugal forces causing the reader to flee a central narrative.

      This is an interesting theoretical proposition. It might be useful do develop further

    6. Digressions, incontestably, are the sunshine; – they are the life, the soul of reading; – take them out of this book for instance – you might as well take the book along with them; […] restore them to the writer; – he steps forth like a bridegroom – bids All hail; brings in variety, and forbids appetite to fail.

      Source needed

    7. In this respect the videogame still pays homage to the ‘grand-daddy of interactive fiction, Adventure, which was devised by a speleologist and initially structured upon the caverns and passageways of a cave system. Without being able to quote any sources here, I’m assuming that this notion is a well-researched area of game theory.

      Too familiar, reformulate and add some quotes or nuance the statement

    1. Décrire l’indescriptible. LA, c’est pour « Livres Animés » : le système de cotation Les livres animés ont un espace dédié dans l’espace du Centre de l’illustration. En outre, ils sont spécifiquement identifiés dans la collection par leur cotation et leur indexation.

      Même discours que ci-dessus

    2. Oui, créer une collection de livres animés demande un investissement financier volontariste. En effet, on constatera aisément que si les livres animés représentent une part stable à hauteur d’environ 8 % de la collection, leur achat a pu représenter jusque 26 % du budget annuel du Centre de l’illustration. Il est indéniable que quand on se lance dans la constitution d’un fonds de livres animés, la question du coût et des modes d’acquisition est un point important.

      La division de cette partie de celle qui la précède est superflue : le discours se tient très bien, surtout que l'on crée une disproportion entre les deux parties

    3. Lorsque nous faisons visiter le Centre de l’illustration, voici ce que nous disons, arrivés devant l’étagère intitulée LA - Livres animés : « Nous considérons comme livre animé tout livre qui suppose une interaction entre l’objet et le lecteur ». Qu’elle est bancale cette formulation, que d’aucuns pourraient d’ailleurs considérer comme sacrilège ! Mais elle relève en réalité d’une nécessité de mieux faire comprendre et accepter au public l’inclusion des folioscopes, livres à calques, livres à trous, livres de coloriages et autres livres tactiles à cet ensemble, au-delà des pop-ups venant spontanément à l’esprit. Car ces fameux « livres animés », bénéficiant d’une section identifiée et objet d’une des expositions itinérantes du Centre, concentrent un niveau d’hétérogénéité et de spécificité bien peu conventionnel en bibliothèque publique.

      Article fort intéressant, bien structuré, clair, exhaustif. Il présente un sujet riche et captivant et il le fait selon un principe de divulgation et vulgarisation qui n'est pas banal. L'approche choisi réussit à trouver un bon compromis entre la présentation de LA au grand public et la discussion entre professionnels du secteur, permettant au lecteur de bien se familiariser avec le sujet et d'approfondir la question, s'il le souhaite, à travers des informations très uties. Je suggère, tout de même, une révision de l'article visant le recul de l'autrice : souvent les objets et le contexte sont présentés comme si le lecteur le connaissait déjà. On sent très bien que l'autrice est très impliqueé dans le sujet — ce qui est un atout pour l'article — mais parfois elle prend par acquis une certaine familiarité avec le contexte : je relirais l'article en essayant d'adopter une perspective plus éloignée.

  3. Mar 2020
    1. Comment évoluent les modalités de lecture des tout-petits face au numérique? Il semble que les modalités de lecture des tout-petits sont toujours surprenantes et changent en permanence, y compris avec les livres en papier déjà très interactifs. La lecture est une action qui dépend beaucoup de la matérialité des supports, des moments qu’on lui accorde et des contextes dans lesquels elle se déroule. Pour comprendre les modalités de lecture numérique, il est utile d’observer la façon dont les enfants lisent sur format papier.16 Un bébé lit avec tous ses sens en action : il touche, il écoute, il sent, il explore avec la bouche. Très souvent, un bébé lit en partageant le moment de lecture avec un adulte. Pour les tout-petits, le livre est un objet affectif qui lui offre l’occasion d’entrer en contact avec l’adulte qui lui dédie alors toute son attention. On peut retrouver des modalités similaires dans la lecture partagée d’une appli-livre, mais la qualité de la relation instaurée et celle du produit semblent être déterminantes. Par conséquent nous nous sommes interrogés en particulier sur trois aspects : sur les modalités, les temps et les lieux et s’ils changent par rapport au livre papier et comment; sur les questions d’apprentissage et de Media Literacy, et finalement sur la relation instaurée par les applications et si celle-ci est différente de celle instaurée par le livre.

      L'article parle d'un projet et d'une thématique fort intéressants, le livre numérique pour enfant étant encore en marge de la réflexion littéraire contemporaine non-spécialiste. Cependant, l'article se présente divisé en blocs différents dont on a du mal à saisir l'articulation. La première partie explore, de manière peut-être un peu trop générale, l'état de l'art de l'édition numérique italienne et de son rapport avec la littérature jeunesse, sans que le passage de l'uns à l'autre soit bien approfondi. Ensuite, on passe directement à la description d'un cas d'étude sans qu'on ait un contexte nous indiquant pourquoi ce cas d'étude est particulièrement représentatif de l'édition numérique jeunesse ; ou pourquoi Facciamo est une œuvre qui permet de soulever des questions spécifiques qu'aucune autre œuvre permettrait de soulever. Il en va de même avec les conclusions — qui d'ailleurs mettent en lumière des questions pertinentes et intéressantes — : le propos tenu par l'autrice gagnerait de clarté et lisibilité avec une meilleure articulation du passage du point de départ théorique informant l'article aux problématiques soulevées par l'analyse du cas d'étude et finalement aux résultats et aux considérations finales.

    2. Parmi les applications dédiées aux enfants, il existe une offre spécifique d’applications tirées de livres qui prolongent l’expérience de la lecture au-delà des pages en papier, ou qui sont tout simplement inspirées de livres : les appli-livres. Les termes « appli-livre » ou « application-livre » (libro app en italien) cherchent à déterminer la portée de la lecture ainsi que le rôle du lecteur. Le concept même de lecture change sans cesse de signification et se modèle par rapport aux usages que les gens en font

      Ce passage n'est pas très clair, du point de vue de la structuration du contenu

  4. Dec 2019
  5. stylo-export.ecrituresnumeriques.ca stylo-export.ecrituresnumeriques.ca
    1. Ce conte philosophique présente également la religion sous un angle critique. La religion est une manière non scientifique et non rationnelle d’expliquer le monde. La savoir n’est pas basé sur des observations empiriques, mais plutôt sur la foi. Dans cette optique, ce n’est pas une façon de voir le monde qui coïncide avec l’esprit des lumières. La religion est représentée dans le récit par les prêtres de l’Inquisition de Lisbonne qui donnent une interprétation religieuse au tremblement de terre. Suite à celui-ci, « le Biscayen et les deux hommes qui n’avaient point voulu manger de lard furent brûlés, et Pangloss pendu »5 . En effet, aucune explication rationnelle ne peut prouver que le tremblement de terre relève de la colère divine et on pend des inconnus pour des raisons tout à fait arbitraires. De plus, ce moment du texte montre l’aveuglement que peut provoquer le dogme. En effet, la religion voit en Pangloss un ennemi, car il fonctionne selon un autre dogme. Voltaire rend le tout encore plus absurde en indiquant que même après ce sacrifice « la terre trembla de nouveau avec un fracas épouvantable »6

      Vous présentez les différentes positions philosophiques de Voltaire, mais vous ne discutez pas du lien entre philosophie et littérature. Une seule question pour vous montrer ce que je veux dire : pourquoi, pour critiquer l'idée de Leibniz sur l'existence du mal, Voltaire a-t-il écrit un conte parodique et pas un traité de philosophie, exercice auquel il était pourtant bien rompu ?

    2. En somme, nous avons vu comment ce conte s’inscrit dans un contexte historique précis et contient de multiples enjeux philosophiques. Il serait également intéressant d’approfondir l’analyse sous l’angle de la satire en analysant comment la forme d’un texte influence le contenu critique qui peut y être véhiculé. En effet, une critique s’articule probablement différemment lorsque camoufflée dans un conte que lorsqu’articulée en termes philosophiques.

      Ceci n'est pas une conclusion

    3. Le récit raconte le parcours plein d’embuches de Candide. Le héros, qu’on nous présente dès les premières lignes comme un personnage un peu naïf, a été éduqué par Pangloss, un précepteur stupide et dogmatique qui clame que tout est bien dans le meilleur des mondes sans jamais se questionner. Candide n’est donc pas vraiment préparé à affronter le monde lorsqu’il est expulsé du château dans lequel il a grandi après avoir connu l’amour avec Cunégonde, la fille du baron, qu’il ne peut épouser faute de rang. Lui arrivent ensuite toutes sortes de péripéties plus malheureuses et malchanceuses les unes que les autres. Plusieurs personnages sont déclarés morts au fil du récit pour réapparaître plus loin, ayant miraculeusement survécu à leurs destins tragiques. Après avoir survécu à l’armée bulgare, au tremblement de terre de Lisbonne, à un passage dans l’Eldorado et dans multiples autres pays recelant d’escrocs et de personnages mal intentionnés, Candide trouve finalement le bonheur dans le travail modeste de son jardin. Toutes ces épreuves l’ont amené à remettre en question la philosophie de son maître et à trouver la sienne.

      Simple résumé de l'œuvre sans une véritable présentation

    4. Autrement dit, le fait que Dieu permet le mal est nécessairement une conséquence que de l’accomplissement de l’obligation morale du Dieu qui serait de créer le meilleur des mondes possibles

      Mais comment ? Vous n'expliquez pas la théorie de Leibniz sur l'existence du mal

    5. La carrière d’écrivain de Voltaire est marquée par un contexte bien particulier en France. C’est d’abords la période de Régence, où Philippe d’Orléans règne pour le roi Louis XV encore trop jeune. Voltaire écrit deux poèmes qui s’attaquent au régent et est enfermé à la Bastille pour onze mois. Louis XV prendra ses fonctions en 1743. Il sera d’abord apprécié du peuple et surnommé « Le Bien aimé », cependant la prospérité économique de la France de l’époque ne profitera qu’à une petite partie de la population et cela causera des tensions sociales entre les classes sociales. Les écrits de Voltaire s’inscrivent également dans le siècle des lumières et sont représentatifs de ces nouveaux idéaux qui animent l’Europe. Lors de son séjour en Angleterre, Voltaire entre en contact avec des penseurs comme Newton et Locke qui délaissent les dogmes et les croyances pour ancrer le savoir dans l’expérience. Il présente d’ailleurs cette vision du monde dans ses lettres philosophiques. C’est de retour en France qu’il rencontre la marquise du Châtelet avec qui il entretiendra une relation amoureuse et intellectuelle durant seize ans. Après la mort de celle-ci, Voltaire se retrouve à la cour de Frédéric II, où il obtient un poste. Il reste en Allemagne quelques années. Des conflits avec ce dernier le font quitter et partir vers Genève où il achète un château afin de pouvoir y vivre sans devoir de comptes à personne. Là-bas, il est indépendant des pouvoirs politiques et peut s’investir dans les causes qui lui tiennent à cœur. Il défend la justice et la liberté, par exemple à travers le cas d’un certain Jean Calas, faussement accusé d’avoir tué son propre fils.1

      Dans cette partie, les seules informations sur l'influence du contexte socio-historique sur Voltaire sont la rencontre avec Newton et Locke, qui d'ailleurs est pas assez thématisée

    6. C’est d’abords la période de Régence, où Philippe d’Orléans règne pour le roi Louis XV encore trop jeune. Voltaire écrit deux poèmes qui s’attaquent au régent et est enfermé à la Bastille pour onze mois. Louis XV prendra ses fonctions en 1743. Il sera d’abord apprécié du peuple et surnommé « Le Bien aimé », cependant la prospérité économique de la France de l’époque ne profitera qu’à une petite partie de la population et cela causera des tensions sociales entre les classes sociale

      Si vous jugez ces informations utiles à la mise en place du contexte, vous n'explicitez cependant pas pourquoi

    7. la lecture du conte Candide est non seulement une défense des idéaux des lumières, mais qu’elle peut également être lue comme une critique de l’optimisme de Leibniz

      la lecture, sujet de la phrase, n'est pas une défense ni elle peut être lue. Le sujet que vous sous-entendez est bien Candide

    1. D’après Deleuze, « La Recherche est d’abord la recherche de la vérité »,23 en ce que la Recherche est modulée par l’apprentissage, qui progresse à mesure que s’effectue le déchiffrement des signes inscrits à même le déroulement temporel. Interprétations de signes nécessaires en ce que, pour Proust, « la vérité ne se livre pas, elle se trahit ; elle ne se communique pas, elle s’interprète ».24

      Vous changez soudainement d'objet d'étude sans expliciter les liens avec le précédent

    2. Sur le plan philosophique, la France de la fin du XIXe et du début du XXe siècle découvre Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation étant traduit en français en 18869. L’œuvre teinte fortement le paysage français de l’époque, de nombreux écrivains, comme Huysmans ou Gide, se réclamant de sa pensée. En ressort une conviction générale et ambiante que la vie est une incompréhensible abomination10. À ce moment-là, la recherche de la vérité semble surannée et le scientisme était plus que jamais décrié.

      Phrase qui n'a aucun rapport avec celle qui la précède, il faudrait introduire cette information en en argumentant la pertinence pour l'analyse

    3. Sésame et les lys n’est pas le premier livre du critique d’art et sociologue John Ruskin que Proust traduit. En effet, il avait déjà traduit et préfacé La bible d’Amiens en 19044.

      Information non pertinente aux fins de l'analyse

    4. Considérant que le texte en question fut d’abord la préface d’une traduction de conférences de Ruskin (1819-1900), il est nécessaire, afin de bien comprendre tant la perspective de Ruskin que celle qu’y oppose Proust

      Déjà dit

    1. La situation est ironique, puisque Socrate est mis en scène disant des choses contraires à ce qu’il dit dans les écrits platoniciens, et cette démarche me semble proprement littéraire plutôt que philosophique

      Il faut développer et appuyer vos propos par des citations ou des sources.

    2. L’histoire se déroule dans le monde des morts, peu de temps après la mort de Socrate: quoique publié au 20e siècle, Valéry tente de circonscrire son écriture afin de pasticher le style antique.

      Maladroit

    3. Il fut découragé à un moment de sa vie de ne pouvoir créer quelque chose d’aussi parfait que la musique de Wagner, dont il était l’admirateur, ce qui, encore une fois, démontre son attachement à une forme « pure » .

      Tournure complexe

    4. Mallarmé était un poète symboliste, mouvement littéraire qui met l’accent sur la forme (« SYMBOLISME », s. d.). Donc Valéry s’inscrit aussi dans le mouvement des symbolistes, puisqu’il accorde dans son écriture poétique une grande place non seulement à la forme

      Maladroit, avec répétitions

    5. L’homme qui entre dans le 19e siècle est bouleversé par plusieurs changements scientifiques. « [Au début du 19e], la science multiplie ses découvertes et leurs applications pratiques : la chimie qui tend à modifier toutes les relations de l’homme avec la matière modifie en même temps toutes les conditions de la vie; la thermodynamique et l’électricité sont des conquêtes essentielles qui, par l’introduction de la vitesse, la suppression de la distance, ont transformé complètement les rapports entre les hommes et les pays, mais aussi la constitution de chaque pays et de chaque individu » (Barriere 1974). L’homme se tourne vers lui-même, cherchant sa part irréductible, celle irremplaçable par les machines, sa connaissance se porte alors en premier lieu sur sa conscience, non plus sur ses productions, mais sur le processus même de création (Barriere 1974). On sait par exemple qu’à l’âge de 21 ans environ, Valéry tenta de concevoir un système qui schématisait le fonctionnement de l’esprit, et que ce système faisait appel à divers savoirs, dont l’électromagnétisme et la thermodynamique (JARRETY, s. d.).

      Voir commentaire précédent

    6. Paul Valéry nait en 1871 à Sète le 30 octobre 1971 dans une période transitoire, à la fin du Second Empire, au début de la Troisième République. Valéry termine une licence en droit en 1894, et s’installe ensuite dans Paris. Il travaille pour le ministère de la guerre quelques années, puis devient secrétaire. C’est vers les années 1917-1920 qu’il devient célèbre, brisant un long silence d’écriture de près de 20 ans en publiant La jeune parque ou encore Le cimetière marin; L’Eupalinos quant à lui est écrit en 1923. Il est élu à l’Académie française en 1925, et devient professeur du Collège de France en 1937. Sous l’Occupation, il fait preuve de résistance en prononçant un discours funèbre sur Bergson ou encore en refusant d’adresser des félicitations pour la rencontre entre Pétain et Hitler. Il décède à Paris en 1945, vers la fin de la guerre.

      Comment cette biographie, faite de nues faits, nous permet-elle de mieux situer littérairement Paul Valéry ?

    7. « [Au début du 19e], la science multiplie ses découvertes et leurs applications pratiques : la chimie qui tend à modifier toutes les relations de l’homme avec la matière modifie en même temps toutes les conditions de la vie; la thermodynamique et l’électricité sont des conquêtes essentielles qui, par l’introduction de la vitesse, la suppression de la distance, ont transformé complètement les rapports entre les hommes et les pays, mais aussi la constitution de chaque pays et de chaque individu »

      Citation longue à mettre en retrait

    8. Comment donc cette œuvre qui possède des qualités littéraires

      Même un texte philosophique, surtout dans la forme dialogique, a des qualités littéraires. mais n'est pas littéraire pour autant. Il faudrait être plus précis

    1. Strepsiadès est un homme dont la condition est modeste. Il a un fils nommé Phidippidès. Ce dernier a un grand amour pour l’équitation et pour tout ce qui fait référence au monde du cheval. Se mère, elle, est d’un rang social plus élevé que celui de son père. Cela trouble les choix de Phidippidès coincé entre deux mondes complètement opposés. Son amour pour les chevaux appauvrit et anéantit leur petite famille graduellement. L’excès d’argent qu’il dépense à endetté ses parents. Pour sortir de ce pétrin, Strespiadès décide d’aller voir Sokratès, un philosophe parmis d’autres, qui se vante pour sa pensée superieure, sa maîtrise de la langue et de la rhétorique. Il acquiert ses capacités de la philosophie que lui et ses semblables glorifient aux citoyens d’Athènes. Par là, Strepsiadès espère convaincre ses créanciers de délaisser l’argent qu’il leur doit en apprenant de Socrate l’utilisation du discours injuste. Il découvre petit à petit qu’il lui est impossible de comprendre le raisonnement logique et philosophique de Socrate. Il met donc son fils à sa place. Phidippidès devient l’élève de Socrate qui lui transmet toute sa sagesse. Le problème est que le résultat de cet apprentissage n’est pas idéal. Il n’a fait que dérègler et corroder l’élève en question.

      Votre description de l'œuvre est un résumé, plutôt qu'une contextualisation, une problématisation ou une explication de comment et pourquoi elle s'insère dans votre analyse

    2. Dans sa première moitié, la cité d’Athènes s’oppose à celle Perse en déclenchant deux Guerres médiques marquées par la victoire athénienne. Les grecs qui habitent sur la côte de l’asie refusent de se faire dominer par les perses. Les athéniens viennent pour les aider ce qui ne plait pas au roi Perse. Il leur ordonne de se soumettre. Athène lui resiste, et c’est ce qui provoque le combat. La cité d’Athènes est brûlée, mais ses citoyens et les autres Grecs s’unissent pour défaire les perses. La tactique des grecs basée sur des espaces petits leur nécessitait de petits bateaux, contre ceux des perses qui étaient grands. Ils gagnent la guerre grâce au minimalisme et à la collectivité qui prime sur l’individualité. C’est cette victoire, celle athénienne de Salamine en 480 av. J.-C., qui permet à Athènes d’imposer son autorité à la plupart des cités grecques qu’on regroupe dans la Ligue de Délos . C’est une ligue de défense qui a pour but d’assurer la tranquillité des Grecs en empêchant le retour des Perses. Athènes domine donc politiquement, millitairement, économiquement, culturellement et artistiquement. Périclès est à la tête de la cité et renforce ses institutions démocratiques. Il met en place un programme de grands-travaux pour faire reconstruire l’acropole ruinée après la guerre de 479 av. J.-C., pour assurer le plein-emploi et pour instaurer l’égalité entre riches et pauvres. Les victoires prestigieuses attribuent à Athènes un rôle fondamental. On connaît là son apogée. C’est une periode de renaissance avec l’explosion de la prospérité, de la richesse etc. Cependant, les perses, grâce aux Spartiates et à leurs alliés, arrivent à vaincre Athènes. Sparte prend sa place en tant que dominateur du monde grec. Ce renversement est la consequence de la guerre de Péloponnèse qui dure de 432 av. J.-C. a 404 av. J.-C. Elle est declenchée par Spartes, une cité puissante, qui veut détruire Athènes car elle profitait de sa position elevée en utilisant les biens des autres pour son propre avantage. Le déclin commence et une rupture de culture se met en place entre les jeunes qui ont benificié de la renaissance et les anciens

      Toute cette parrtie est mal écrite et pas pertinente aux fins d'une analyse littéraire. Vous auriez pu parler du contexte historique dans lequel l'œuvre d'Aristophane s'accomplit en deux lignes

    3. Au cinquième siècle avant Jesus-Christ, Aristophane confectionne une pièce de théâtre, une comédie grecque classique, intitulée Les Nuées . Aristophane, né en 450 av. J.-C. et mort en 380 av. J.-C. , est un poète comique grec de l’époque. Il est le seul écrivain de comédie dont les textes nous sont parvenues.

      Schématique

    1. philosophie de Platon, spécifiquement dans son texte La République

      Vous ne donnez pas un contexte utile pour comprendre la figure de Platon ou l'ouvrage La République. Vous ne décrivez non plus l'œuvre.

    2. Homère

      Vous ne parlez pas du tout d'Homère dans la suite. Même dans le cas d'Hésiode, vous en donnez une citation d'une ligne qui a la seule fonction de valider votre hypothèse, sans qu'il y ait une véritable analyse des deux poètes.

    3. Alors même si Platon semble représenter la première scission dans l’histoire humaine où la rationalité prend le dessus sur le reste des entreprises de connaissance du monde

      Phrase assez forte, il faudrait nuancer. En plus, si l'on veut, les premiers cas de rationalisation du monde seraient plutôt les philosophes pré-socratiques.

    4. on peut penser à l’allégorie de la caverne qui semble venir des « souvenirs des grottes divines qui avaient été siège de révélations pour de grands voyants (hommes qui ont une connexion avec le divin ou poète) »[11

      Exemple glissé de manière abrupte

    5. L’explication des avantages et des désavantages du muthos dans la République permet de comprendre pourquoi Platon veut initialement chasser les poètes[10] de la Cité idéale pour finalement les réintégrer vu leur pouvoir d’influence trop important pour la réalisation de son objectif rationnel.

      Cette phrase n'explique pas bien le propos de Platon : on dirait, en suivant votre argumentation, que Platon change d'idée à un moment donné, de façon un peu lunatique. Dit de manière grossière et rapide : Platon veut chasser les mauvais poètes, ceux qui n'aident pas ses propos pédagogiques et politiques, mais pas les bons, ceux qui transmettent des bons idées. Le vrai problème philosophique dans le rapport mythos-logos c'est d'établir quels sont les bons propos.

    6. La solution apportée par Platon dans la République est d’exercer un certain contrôle sur le poète fondateur de la Cité idéale, lequel doit nécessairement être un philosophe.

      Tournure maladroite

    7. c’est pourquoi lorsque les comportements prescrits sont jugés trop anachroniques par la société actuelle (époque archaïque contre classique), ce sont les côtés négatifs qui prennent le devan

      Proposition à appuyer avec des sources

    8. C’est le rapport au vrai qui change de paradigme : les textes datant d’avant le VIIe siècle avant notre ère avaient une conception de la vérité qui se caractérise par une opposition à l’oubli.

      Appuyer avec des sources

    9. maintenant il appartient à tous

      Premier point problématique : la démocratie — car j'imagine que vous parliez de cela — n'est pas répandue dans toute la Grèce — Sparte ayant toujours deux rois. Second problème : étant donné que la conception de la démocratie athénienne est fort différente de la nôtre, il aurait fallu discuter ce point.

    10. Le mythe vient être rationalisé, c’est-à-dire qu’il prend la forme d’un problème explicitement défini, le mythe vient divulguer un récit, mais lorsqu’il devient rationnel sa fonction change et vient offrir une solution à un problème. À l’inverse, le mythe est constitué d’une série ordonnée d’événements subis par un dieu ou un roi qui trouve une solution sans jamais avoir posé de problème

      Cette partie n'est pas claire

    11. Le mythe vient être rationalisé, c’est-à-dire qu’il prend la forme d’un problème explicitement défini, le mythe vient divulguer un récit, mais lorsqu’il devient rationnel sa fonction change et vient offrir une solution à un problème.

      Je ne vois pas comment relater un mythe le rende rationnel

    12. Leurs œuvres sont très importantes par le fait qu’elles présupposent la rationalité même. En effet, les philosophes n’auraient jamais eu à former un système d’explication du monde, ils l’ont trouvé déjà présent à leurs pieds ce qui prouve que l’avènement de la rationalité ne témoigne pas d’une discontinuité historique radicale

      Formulation mladroite

    13. Homère et Hésiode. Ce sont deux poètes de la Grèce Antique qui ont une influence immense sur la mythologie grecque et ils sont les éducateurs de la jeunesse grecque

      Déjà dit. Langage familier. Dans quel sens sont-ils les éducateurs de la jeunesse grecque ?

    1. Si on peut soutirer de la lecture des Mémoires de Simone de Beauvoir ces deux points de vue qui semblent contradictoires, c’est que la littérature et la philosophie y sont indissociables. Les deux disciplines prennent part au même vœu d’écriture et d’indépendance, aident la jeune fille à poursuivre son désir de comprendre le monde et de se comprendre elle-même ; son intérêt pour la philosophie et son intérêt pour la littérature naissent du même amour inépuisable qu’elle a pour la vie.

      Ce n'est qu'ici que vous mettez en relation littérature et philosophie, alors que dans le reste du texte vous les traitez comme deux sujets disjoints.

    2. Le lecteur ou la lectrice des Mémoires d’une jeune fille rangée ne peut pas ne pas être frappé.e

      Vous commencez ici votre étude de l'œuvre, tout en par-dessus la section "description de l'œuvre", où vous auriez dû fournir une contextualisation de l'œuvre dans le cadre historico-littéraire plus large et, également, comment elle se situe par rapport à votre approche analytique, votre problématique, etc.

    3. Les Mémoires d’une jeune fille rangée nous font suivre la jeunesse de Simone de Beauvoir, de sa naissance en 1908 à la réussite de l’agrégation en philosophie et la rencontre avec Sartre, à ses 21 ans, en 1929. On y assiste à sa genèse en tant qu’intellectuelle, en tant que romancière, à la naissance de son esprit critique et à son émancipation de la bourgeoisie parisienne. Les femmes du milieu bourgeois sont promises pour la plupart à un mariage arrangé et à un avenir domestique ; la sexualité est encouragée pour les hommes alors que les femmes se doivent de rester vierges et innocentes jusqu’au mariage pour être respectées. C’est une tragédie familiale – celle des multiples insuccès économiques de son père – qui vient paradoxalement sauver la jeune Simone de cet avenir et de ces mœurs : « Vous, mes petites, vous ne vous marierez pas. […] Vous n’avez pas de dot, il faudra travailler. »1, lui répète son père. Elle est libre de choisir son avenir, de devenir une intellectuelle – c’est ce qu’elle fera. Simone de Beauvoir, à cinquante ans, après le succès des Mandarins, du Deuxième sexe, est une romancière et intellectuelle renom. C’est à ce moment qu’elle rédige ses Mémoires. Récit d’une réussite, donc, réussite qui a été possible, entre autres, grâce à l’apport des deux disciplines dont Simone de Beauvoir tombe amoureuse dès son plus jeune âge : la littérature et la philosophie. Ses Mémoires en font état.

      Contextualisation qui ne traite pas de la situation intellectuelle de Simone de Beauvoir : quoi des rapports avec l'existentialisme, ses ouvrages précédentes ? Comment situer cet ouvrage dans la production précédente ?

  6. stylo-export.ecrituresnumeriques.ca stylo-export.ecrituresnumeriques.ca
    1. Il explique son inconfort dans le monde et son dégoût des autres. Les seuls moments où le lecteur sent une légèreté dans le ton du narrateur sont ceux où il parle d'Anny intrinsèquement liés aux moments où il écoute de la musique

      Manque de ponctuation qui rend la phrase difficile à lire

    2. Département des littératures de langue française 2104-3272 Sens public La Nausée est un roman philosophique et existentialiste. Il se fait d’abord refuser l'œuvre sous le titre de "Mélancholia". Publié en 1938, Jean-Paul Sartre acquiert, suite à la réception favorable du public français, une renommée grandiose dans le monde littéraire. "La Nausée" est un texte littéraire marquant du 20e siècle, mais, aussi, une œuvre guidée par une pensée philosophique englobant l'écriture fictionnelle du récit. Les années 1930 sont des années mouvementées en France. Politiquement et économiquement, la France est en crise. Durant cette période difficile, sa première œuvre intitulée "L'imagination" est publié en 1936. La même année, Jean-Paul Sartre envoie son premier manuscrit intitulé "Mélancholia" qui se voit alors refusé par la maison d'édition Gallimard. Suite à des corrections et un changement radical du titre, passant de "Mélancholia" à "La nausée", il se fait publier, deux années plus tard, en 1938. Avant ce moment marquant dans la carrière de Sartre, ce dernier était professeur au Havre, un moment de sa vie où on sent une similarité avec le narrateur dans la Nausée. Il rencontre Simone de Beauvoir en 1928, affectueusement nommée le castor. Ils deviennent un couple mythique du XXe siècle. Ils passent plus de cinquante années ensemble.

      Votre introduction est un ensemble d'informations épisodiques qui ne permettent pas d'établir un véritable contexte historico-littéraire à travers lequel mieux comprendre l'arrière-plan de l'œuvre .

    3. ean-Paul Sartre envoie son premier manuscrit intitulé "Mélancholia" qui se voit alors refusé par la maison d'édition Gallimard. Suite à des corrections et un changement radical du titre, passant de "Mélancholia" à "La nausée", il se fait publier, deux années plus tard, en 1938. Avant ce moment marquant dans la carrière de Sartre

      C'est du déjà dit

    4. La Nausée est un roman philosophique et existentialiste. Il se fait d’abord refuser l'œuvre sous le titre de "Mélancholia". Publié en 1938, Jean-Paul Sartre acquiert, suite à la réception favorable du public français, une renommée grandiose dans le monde littéraire. "La Nausée" est un texte littéraire marquant du 20e siècle, mais, aussi, une œuvre guidée par une pensée philosophique englobant l'écriture fictionnelle du récit.

      Syntaxe difficile à lire. Intrroduction un peu pauvre et schématique

  7. stylo-export.ecrituresnumeriques.ca stylo-export.ecrituresnumeriques.ca
    1. La réelle justification est déployée par Valéry dans la totalité de son œuvre : elle se situe dans l’écart qui sépare le mode d’existence du couple Tridon-Eupalinos et le mode d’existence de Socrate, dans l’écart qui sépare les œuvres magnifiques des uns et les raisonnements vides de l’autre, et donc, aussi dans l’écart entre langage poétique et langage philosophique

      Appeler à la totalité de l'œuvre de Valéry sans appuyer ce propos avec des citations ou sans s'attarder sur une analyse de celle-ci, rend l'argumentation moins rigoureuse et quelque peu personnelle (du genre "je pense que...").

    2. L’union de la littérature et de la philosophie proposée et performée par Valéry dans Eupalinos ou l’Architecte pourrait être formulée ainsi : si vous ne pouvez pas connaître le dieu, incarnez le démiurge dont vous avez envie, et dans cette opération de l’imagination, que votre raison serve à instituer votre œuvre dans la durée. Nous espérons avoir su démontrer que Valéry ici ne conjure pas l’activité philosophique, au contraire il en reconnaît lui-même inéluctabilité en la pratiquant (toute critique de la philosophie ne peut qu’être philosophique) ; il exhorte toutefois les Philosophes à reconnaître le caractère inévitablement fictif de leur propos, caractère qui éloigne leur activité de la science et la rapproche de l’art, et plus précisément de la littérature. La dernière réplique de l’Anti-Socrate témoigne de sa conscience d’être dans la caverne de Platon, dans l’éternité de Valéry, tout comme l’œuvre « pressentirait » (p.184) l’existence de son créateur s’il était doué de pensée : « Là-bas, immortel, — relativement aux mortels !… — Mais ici… Mais il n’y a pas d’ici, et tout ce que nous venons de dire est aussi bien un jeu naturel du silence de ces enfers, que la fantaisie de quelque rhéteur de l’autre monde qui nous a pris pour marionnettes ! » (p.190-191) Philosophie, jeu naturel de celui qui pressent être dans un univers qui le dépasse infiniment. Philosophie, fantaisie, rhétorique, de Platon à Valéry. Cette dernière réplique témoigne également de la conscience de P. Valéros de n’avoir pu dire, à Socrate, le dernier mot : « Et les humains, de mille manières, ne s’efforcent-ils pas de remplir ou de rompre le silence éternel de ces espaces infinis qui les effraye ? » (p.154)

      Votre analyse, tout de même très intéressante, ne respecte pas tout à fait le cadre et les consignes donnés. Vous ne fournissez pas un contexte clair où situer historiquement et littérairement l'écrivain Valéry ni l'œuvre en tant que telle — je m'explique mieux : vous parlez de l'œuvre, bien sûr, mais très peu du contexte historico-littéraire dans lequel elle s'inscrit. Ensuite, comme vous le remarquez, les sujets abordés dans cette œuvre sont nombreux et je comprends que l'on veuille tous les traiter, mais ce faisant vous vous égarez et votre argumentation perd en clarté et précision : mieux aurait été de choisir un thème et le traiter en profondeur, surtout étant donné la contrainte des 10 000 caractères. Votre tentative d'épuiser les sujets d'Eupalinos vous mènent, notamment, à perdre de vue la question — centrale aux fins de l'évaluation — du rapoort entre littérature et philosophie que vous traitez par-ci par-là de façon amorcée sans jamais y consacrer une réflexion cohérente, aboutie et structurée.

    3. Les sujets abordés dans Eupalinos ou l’Architecte sont nombreux, ce qui rend la tâche d’y identifier une question centrale presque impossible. En ce sens, il se distingue radicalement des dialogues platoniciens dans lesquels généralement une seule question est soumise à la dialectique (qu’est-ce que la justice ? La connaissance ? Etc.) En outre, les raisonnements à proprement parler, ces moments durant lesquels Socrate et Phèdre recherchent à conceptualiser des objets généralement dits philosophiques (le temps, la connaissance, la beauté, l’art, la nature, la technique, la parole…) sont entrecoupés par de courts souvenirs, par de longues anecdotes, par des discours rapportés, par l’expression de sentiments, par des conflits qui propulsent l’activité réflexive dans toutes les directions et parfois même s’y mêlent. L’abondance de ces transitions nous donne l’impression d’assister au spectacle d’esprits errants, d’abeilles, qui sans « maison » (p.68), ne peuvent cesser de « bourdonner » (p.68) ; et c’est après tout ce qu’il en est puisque la seule activité possible, dans cette éternité, est l’échange de paroles. Il y a pourtant bel et bien quelques constantes qui structurent le dialogue, et il est même fort possible qu’une recherche plus approfondie nous conduirait à découvrir une architectonique fort complexe ! Nous avons évoqué plus haut d’un principe de symétrie. Nous en dévoilerons ici que deux manifestations : la correspondance entre le discours sur le fleuve du Temps et celui sur la création de l’univers et celle entre Eupalinos et Tridon.

      Il me semble que dans ces nombreux sujets, il y en ait un, assez important — il fait tout de même partie de la deuxième partie du titre du dialogue —, que vous n'analysez pas : l'opposition entre architecture et philosophie.

    4. Parmi les mille intérêts que Paul Valéry a entretenus, j’aborderai uniquement sa passion ambiguë pour la philosophie et celle, univoque, pour l’architecture. Cet écrivain français, ayant vécu de 1871 à 1945, a développé une foule de thèses sur des thèmes philosophiques tels que la connaissance, l’art, le langage, mais n’a jamais produit des traités dans lesquels elles auraient été systématisées en une doctrine. On les trouve éparpillées autant dans sa poésie (_Cimetière marin_) que dans ses essais, ses dialogues ou ses Cahiers. Ce n’est pas par mégarde que son travail théorique n’ait jamais été condensé, mais parce que, selon ses propres aveux, la philosophie s’effectue précisément là où l’on ne veut pas faire œuvre de philosophie : « La philosophie est imperceptible. Elle n’est jamais dans les écrits des philosophes – on la sent dans toutes les œuvres humaines qui n’ont pas trait à la philosophie et elle s’évapore dès que l’homme veut philosopher. Elle paraît dans l’union de l’homme et de tout sujet ou but particulier. Elle disparaît dès que l’homme veut la poursuivre. »1 Pourquoi en est-il ainsi selon lui ? Parce que la philosophie doit être « une connaissance que l’on poursuit par le vivre seul et où les solutions sont entraînées par l’existence, l’action, les réactions, les choix de chacun. - Ainsi Napoléon est un philosophe. »2 Prenant en compte cette réponse, il faut saisir ce qui aurait pu pousser Valéry à philosopher dans son Eupalinos, chercher à savoir à quelles situations existentielles elles répondent.

      Si, ici, la contextualisation de la place de la philosophie dans l'œuvre de Valéry est bien faite, vous ne fournissez pas beaucoup de contexte littéraire et/ou historique où l'œuvre analysée, Eupalinos ou l'architecte, s'inscrit

    5. Cet amour pour l’architecture, chez Valéry, découle non pas de la beauté que projette chacun de ses résultats, mais de l’acte de construction, parfait en ce qu’il mobilise toutes les facultés humaines

      Il faudrait mieux appuyer cette affirmation

    6. L’architecture a tenu une grande place dans les premières amours de mon esprit. Mon adolescence imaginait avec passion l’acte de construire […] et l’idée même de la construction, qui est le passage du désordre à l’ordre, et l’usage de l’arbitraire pour atteindre la nécessité, se fixait en moi comme le type d’action la plus belle et la plus complète que l’homme pût se proposer. Un édifice accompli nous remontre dans un seul regard une somme des intentions, des inventions, des connaissances et des forces que son existence implique ; il manifeste à la lumière l’œuvre combinée du vouloir, du savoir et du pouvoir de l’homme.

      Cette citation aurait dû être mise en retrait

    7. Logiquement, Socrate… et à P. Valéros d’ajouter : « Ridicule aussi, s’il ne devait se fâcher qu’une fois la mort venue, qu’une fois l’absurdité de son sacrifice révélée ». S’exercer à vivre comme un mort, dans le Phédon, signifie détacher son âme de son corps, c’est-à-dire autant résister aux plaisirs et souffrances de la chair que rechercher la vérité en ne recourant qu’à la pensée. La prescription de cet exercice n’a de sens qu’à l’intérieur d’un raisonnement purement spéculatif. À son fondement, est posé l’idée selon laquelle ce qui est (réellement) consiste en des formes, les Idées, lesquelles structurent la multitude des objets perçus par les sens. Il en découle que, dans la poursuite de la vérité, les informations données par les sens doivent être conçues comme des sources de confusion dont il faut faire le plus possible abstraction, dont il faut éliminer par la pensée tous les détails. Si, en plus, on postule que la mort est ce moment où l’âme se libère définitivement du corps, alors il faut en déduire que sa venue permettra à l’âme de saisir immédiatement les Idées. Par conséquent, pour l’authentique philosophe, qui n’aime que la vérité, elle ne doit nullement être crainte, mais presque désirée. Déconstruire une telle spéculation exige que l’on puisse démontrer que les deux postulats énoncés ci-haut sont faux. Or, ce faisant, il faudrait à nouveau se lancer dans une spéculation, car il faudrait minimalement démontrer ce que la Vérité n’est pas et ce que la Mort n’est pas. Ainsi tournerait la roue du langage philosophique, éternellement, comme celle d’Ixion. Il est toutefois un autre usage du langage qui nous permette d’entrer en dialogue avec la philosophie et même de la pratiquer sans s’y engouffrer complètement, de la critiquer sans l’imiter : c’est l’usage littéraire du langage, l’invention comme surface réfléchissante. Nous voudrons comprendre, dans ce texte, comment Paul Valéry actualise cette possibilité avec son dialogue Eupalinos ou l’Architecte. Ce que nous espérons révéler, plus exactement, ce sont les mécanismes littéraires par lesquels sont critiqués deux aspects corrélés de la philosophie : sa recherche obsessive de principes expliquant la totalité des phénomènes du monde, puis l’occultation de la force productive de la pensée qui en résulte. Avant de procéder à cette analyse, nous présenterons l’attitude générale de Paul Valéry à l’égard de la philosophie et de l’architecture, nous rapporterons quelques faits concernant la production de l’œuvre, puis nous donnerons une courte description de l’œuvre.

      Votre introduction n'est pas des plus claires

  8. stylo-export.ecrituresnumeriques.ca stylo-export.ecrituresnumeriques.ca
    1. Il s´ensuit que l´un des aspects des plus éclatants de cet ouvrage

      Cette phrase, formulant une conséquence (Il s'ensuit), est sans lien avec le reste du paragraphe. Si vous voyez une conséquence directe entre le contenu de l'œuvre — vous ne parlez pas avant de la forme de celle-ci — et l'emploi de la forme-conte pour faire de la philosophie, il faudrati l'expliquer davantage

    2. Candide lui-même est devenu un homme attristé et qui s´ennuie facilement.

      Le conte se termine pourtant sur une note positive, où la reconnaissance de la nécessité de s'engager dans les petites tâches quotidiennes ("il faut cultiver son jardin") donne un apaisement à tous les personnages.

    3. Candide cherche constamment une preuve. Ainsi, le périple de Candide peut être compris comme le non-fondement absolu de cette théorie.

      Candide ne cherche pas la préuve de la validité de cette théorie philsophique, mais tout simplement, dans le livre, ils lui arrivent des choses et la phrase "tout va bien, etc." sert comme retour expérientiel sur les événements. C'est ce méchanisme de compensation qui se brise à la fin du conte, non la validité de ladite théorie

    4. En fait, elle ne sert à rien

      La question de l'utilité de la pensée que tout va bien et que l'on vit dans le meilleur des mondes possibles n'est pas si pertinente dans le livre de Voltaire. Le philosophe français montre plutôt son inconsistance théorique et rationnelle, sa validité, et pas son utilité.

    5. Dans cette analyse, ce que nous retenons est la relation faite par le propre Pangloss

      Il ne s'agit pas, à proprement parler, d'une analyse : vous ne faites que reprendre un élément du texte et lui attribuer une signification — "l'optimisme de Pangloss comme satire de la philosophie du penseur allemand" — sans expliquer ni pourquoi ni comment

    6. Par exemple, l´explication de Pangloss sur le fait d´avoir attrapé la syphilis comme une conséquence nécessaire pour avoir accès au chocolat n´a aucun sens. Christophe Colomb et ses marins avaient attrapé la maladie en Amérique et puis l´ont propagée en Europe. La syphilis comme maladie n´a pas d´importante en elle-même, le fondamental est qu´elle compose un facteur nécessaire des voyages de Colomb pour que les européens aient le chocolat et la cochenille

      Phrase non nécessaire

    7. Candide est un jeune garçon dont les origines sont incertaines. Il serait le neveu du baron de Thunder-ten-tronckh dont le château est situé à Vestphalie en Allemagne. Il y a toujours vécu en compagnie de la famille du baron et de Pangloss, précepteur des enfants et oracle de la maison. Son caractère doux et gentil est parfaitement lié à la simplicité et à la droiture de son esprit. Amoureux de la fille du baron et poussé par l´idée que toute sorte d´évènement est le meilleur qui pourrait arriver dans le meilleur de mondes possibles.1 Il croit naïvement vivre dans l´harmonie d´un bonheur pur. Cet état si parfait tombe en disgrâce le jour où il a son premier idylle avec Cunégonde. Monsieur le baron, père de la fille, les surprend en train de s’échanger des caresses. Outré par ces évènements, il expulse le jeune garçon à coups de pieds de son domaine. Seul et démuni, Candide est manipulé par deux hommes habillés en militaire qui l´obligent à entrer dans l´armée de Bulgares, puis aller à une offensive au pays de Vestphalie. Terrifié par le carnage de la guerre, il réussit à se cacher et à ne pas participer à la bataille. Ensuite, il découvre le château du baron complètement détruit. Au milieu des décombres, il retrouve Pangloss avec qui il part de Vestphalie. Dès lors, commence l´énorme périple de Candide, composé de plusieurs mésaventures dans le but primaire de se sauver et ultime de rencontrer sa bien-aimée, Cunégonde. Même s´il subit des malheurs successifs, il arrive toujours à les comprendre comme ce qui pourrait lui arriver de mieux : Il n´y a point d´effet sans cause, répondit modestement Candide; tout est enchaîné nécessairement, et arrangé pour le mieux. Il a fallu que je fusse chassé d´après mademoiselle Cunégonde, que j´aie passé par les baguettes, et il faut que je demande mon pain, jusqu´à ce que je puisse en gagner; tout cela ne pouvait être autrement.2 Bien qu´il cerne clairement les tribulations et l´état pénible qui en découle, Candide insiste à en tirer une conclusion qui lui semble positive et par conséquent il ne peut être que satisfait. Ainsi, la grandeur des mésaventures s´affaiblit face à des déductions naïves. Or, Candide ne fait que répéter la pensée de Pangloss. Sa « métaphysique-théologo-cosmolo-nigologie »3 serait la réponse à absolument toutes questions et angoisses humaines, de manière qu´elle sera évoquée à chacun de moments de revers par lesquels est composé le périple de Candide.

      Votre introduction de l'œuvre se limite à en faire un résumé sans la contextualiser, la situer dans le cadre du cours et de ses questions. Votre problématique, en plus, n'est pas si explicite et n'est pas introduite de façon structurée. Vous ne donnez non plus un contexte historico-littéraire pour comprendre la figure de l'auteur du Candide, Voltaire

    8. Candide est un jeune garçon dont les origines sont incertaines. Il serait le neveu du baron de Thunder-ten-tronckh dont le château est situé à Vestphalie en Allemagne. Il y a toujours vécu en compagnie de la famille du baron et de Pangloss, précepteur des enfants et oracle de la maison. Son caractère doux et gentil est parfaitement lié à la simplicité et à la droiture de son esprit. Amoureux de la fille du baron et poussé par l´idée que toute sorte d´évènement est le meilleur qui pourrait arriver dans le meilleur de mondes possibles.1 Il croit naïvement vivre dans l´harmonie d´un bonheur pur.

      Un peu trop schématique et simpliste.

    1. Traditionnellement, on fait coïncider son commencement en tant que science rationnelle autonome avec la « science de l’être en tant qu’être » qu’Aristote définit dans sa Métaphysique, bien qu’on trouve déjà des réflexions sur les thèmes de la métaphysique chez des auteurs antérieurs à Aristote, tels Platon ou Parménide7

      Phrase longue

  9. stylo.ecrituresnumeriques.ca stylo.ecrituresnumeriques.ca
    1. Ainsi, dans Candide, Voltaire livre sa réflexion sur le problème du mal. Il rejette frontalement, en les tournant en ridicule, les réponses qu’apporte la philosophie de Leibniz (et le manichéisme). Il n’apporte cependant pas d’explication à l’existence injustifiée du mal.

      Déjà dit

    2. Candide apparaît comme quelqu’un d’éclairé. Il s’est défait de sa naïveté, et a su tirer des enseignements de la confrontation de ses idées à son expérience.

      Cela n'arrivant qu'à la toute fin, il aurait fallu que vous contextualisiez mieux ce passage.

    3. théodicée

      La théodicée, en soi, est un exercice philosophico-réglieux visant à démontrer, de manière rationnelle (à savoir sans utiliser des catégories comme les miracles), les attributs de Dieu, son existence ou, par exemple, la présence du mal. La théodicée de Leibniz en est une parmi nombreuses, faites donc attention à votre argumentation

    4. Voltaire montre à travers Candide que la philosophie de Leibniz apporte une réponse en aucun cas satisfaisante, en la tournant en ridicule. Alors qu’il est en réalité impossible d’expliquer clairement ce qui nous arrive quand nous sommes confrontés à de tels maux, Candide applique naïvement les enseignements de Pangloss. Il justifie l’ensemble des horreurs qu’il subit en se convaincant à chaque fois que « tout est nécessairement pour la meilleure fin » (Voltaire 1972, pp.28), comme l’affirme Pangloss au début du roman.

      Déjà dit ailleurs

    5. métaphysique

      Il semble que vous donniez au terme métaphysique une signification particulière (gratuit et injusitifé) qui n'est pas tout à fait la sienne. Il faudrait argumenter davantage ce choix sémantique

    6. Cela explique le choix de Voltaire d’écrire un conte philosophique. La littérature peut dire l’irrationnel, et surmonter les exigences et les barrières auxquelles la philosophie doit se soumettre

      Vous partez d'une hypothèse de base qui n'est pas solide — l'irrationalité de l'existence du mal — et vous faites fausse route

    7. Le mal métaphysique est donc impossible à concevoir pour Voltair

      Faites attention à bien cerner les enjeux : au contraire, il est bien facile pour Voltaire de concevoir le mal, et même de façon rationnelle — il suffirait de dire que les hommes s'entre-tuent pour s'enrichir davantage, par exemple, et voilà une explication rationnelle du mal. C'est qui est en question, ici, c'est la justification rationnelle faite par Leibniz non du mal en soi, mais de la coexistence en même temps de la présence du mal et de la bonté et de la puissance de Dieu.

    8. À la fin du roman néanmoins, Candide, après toutes les désillusions qu’il a traversé, ne croit plus aveuglément aux enseignements de Pangloss, et n’est plus crédule comme il l’était au début de l’histoire.

      Révirement majeur dans le personnage de Candide qui est abordé en une phrase, en passant, alors qu'il s'agit du point central du conte

    9. Voltaire en profite d’ailleurs pour ridiculiser la bourgeoisie allemande, qu’il a cotoyé les quelques années précédant la publication du conte. Candide est ainsi confronté à la dureté du monde

      Comment ? Phrase glissée et pas approfondie

    10. selon la philosophie de Leibni

      Parodiant la pensée de Leibniz à l'égard de la présence du mal. Dire "la philosophie de Leibniz" équivaut à dire TOUTE la philosophie de Leibniz. Il faut être plus précis et soigner l'argumentation

    11. Durant les années 1750, Voltaire se voit forcé de quitter la France, puis l’Allemagne, en raison d’un conflit avec Louis XV et Frédéric II. Il achète un domaine en Suisse, à côté de Genève, où il envisage de prendre sa retraite. Il travaille beaucoup durant cette période. Plusieurs évènements de la vie de Voltaire ont eu une influence certaine sur la rédaction de Candide. Le tremblement de terre de Lisbonne de 1755 d’une part, provoquant des dizaines de milliers de morts, et le début de la guerre de sept ans en 1756 d’autre part. La mort de Madame de Châtelet, grande admiratrice de Leibniz et amante de Voltaire, en 1749, a nécessairement eu une incidence sur l’écriture du conte également.

      Partie un peu sommaire : ensemble de faits qui ne sont pas bien en mis en relation avec le contexte.

    12. C’est en 1959, un an après l’interdiction de publication de l’Encyclopédie en France, que Voltaire publie Candide, sous le pseudonyme de « Mr le docteur Ralph ».

      Ces deux informations, qu'est-ce qu'elles apportent à l'analyse ?

    1. Le cogito cartésien est ce qui distingue l’en-soi et le pour-soi, alors que le premier renvoie au monde physique (une table, une chaise, etc.) tandis que le deuxième renvoie plutôt au monde de l’existence (l’être humain). L’être existant passe ainsi sa vie à percevoir ces multiples choses (l’en-soi). Or, contrairement à la pensée platonicienne, et selon les phénoménologues, l’essence même de ces choses n’est que percevable par nos sens. L’ensemble des choses connaissables sont donc autour de nous. L’être et le phénomène sont ainsi des synonymes. En d’autres mots, les choses sont, elles nous entourent, mais rien n’explique leur raison d’être. Pire même, elles auraient très bien pu ne jamais être. C’est l’idée même de la contingence : « Maintenant je savais : les choses sont tout entières ce qu’elles paraissent – et derrières elles… il n’y a rien. (Sartre 1938) (p.140)». D’ailleurs, cette contingence est la ligne directrice du roman, car c’est ce surplus de choses sans sens qui provoque la nausée à Roquentin. Il est possible de percevoir cette nausée lorsque Roquentin regarde son visage dans le miroir : « Évidemment, il y a là un nez, des yeux, une bouche, mais tout cela n’a pas de sens, ni même d’expression humaine. (Sartre 1938) (p.34) ». Il essaye dans cet extrait de trouver un « sens » à son visage, en lui donnant des caractéristiques : « Ceux des autres (les visages) ont du sens. Pas le mien. Je ne peux même pas décider s’il est beau ou laid. (Sartre 1938) (p.34) ». Or les choses sont comme elles sont, sans raison profonde, et il n’a rien de plus que la contingence : « L’essentiel c’est la contingence. Je veux dire que par définition l’existence n’est pas la nécessité. (Sartre 1938) (p.187) ».

      Ces partise ne respecte pas vos propos d'analyse. On y discute du cogito cartésien — d'une manière pas claire : Descartes ne parle d'en-soi et de pour-soi, ce sont des réflexions ménées par Sartre à partir de la philosophie de Descartes, il faudrait s'attarder sur cela — et de la problématique de la contingence, mais vous ne parlez pas de comment cela fait avancer l'intrigue — comme vous déclarez d'entrée de jeu

    2. Finalement, la seule unité possible serait dans un monde non existant (dans l’imaginaire), car c’est seulement dans ce monde que tout serait possible. Pour illustrer cette idée, l’auteur utilise le concept de la musique, car, premièrement, dans le monde musical, chaque note a une raison d’être : « Si j’aime cette belle voix, (…) c’est qu’elle est l’événement que tant de notes ont préparé, de si loin, en mourant pour qu’il naisse. (Sartre 1938) (p.41) ». Ainsi, chaque note a une raison d’être, car si on enlevait une note, celle qui suit perdrait sa valeur. À ce moment même de l’histoire, Roquentin écoute Some of these days dans un café, et c’est une des rares partie du roman dans lequel il se dit heureux. D’ailleurs, une fois la pièce terminée, « la Nausée a disparu (Sartre 1938) (p.41) ».

      Votre conclusion est, du moins, déficitaire dans le fait de ne pas faire le point sur ce que vous avez développé dans l'analyse. Elle est également contradictoire : si la Nausée est engendrée par le manque de sens, que vous réconduisez à le manque d'unité — ce qu'il n'est pas assez dsicuté dans l'analyse —, et si la seule unité possible est dans l'imaginaire — donc dans un monde "non existant", comment expliquez-vous que Roquentin arrive à faire disparaître cette Nausée à la fin ?

    3. Ainsi, chaque note a une raison d’être, car si on enlevait une note, celle qui suit perdrait sa valeur.

      Vous n'aviez pas dit qu'il en va de même pour les livres — "sans la page 36 d’un livre, la page 37 n’aurait pu être" ? En quoi l'enchaînement de la musique est différent ? En quoi permet-elle de sortir de la Nausée alors que les livres n'y arrivent pas ? Il me semble que, étant donné les questions et le cadre que vous aviez posés au long de votre texte, vous manquez un point central.

    4. D’ailleurs, une fois la pièce terminée, « la Nausée a disparu (Sartre 1938) (p.41) ».

      Conclusion abrupte ! Si tout le roman est centré sur la Nausée de vivre que Roquent a, le fait qu'elle disparaît c'est central, il faudrait dire bien de plus.

    5. Cette dernière citation nous ramène à la philosophie de Zambrano. Dans ses écrits (Sartre 2003), on y voit une distinction entre la philosophie et la poésie. En effet, chaque être devant un nouvel événement est étonné et émerveillé. Le philosophe a pour but d’unifier ses nouvelles connaissances pour former un tout cohérent, alors que le poète ne fait que s’émerveiller. Cette vision de la philosophie est présente dans La Nausée, lorsque Roquentin tente d’assembler des événements vécus par Rollebon pour former un tout cohérant : « Ce sont des hypothèses honnêtes et qui rendent compte de faits : mais je sens si bien qu’elles viennent de moi qu’elles sont tout simplement une manière d’unifier mes connaissances. (Sartre 1938) (p.30) ». Or, comme on l’a vu précédemment la vie ne peut être un tout cohérent, car les choses n’ont aucune raison d’être. Le poète n’a pas besoin d’unifier toutes ses connaissances, il s’émerveille tout simplement devant la beauté des choses : « j’ai vu des jeunes gens qui ne savaient pas la moitié de ce que je sais et qui, placés devant un tableau, paraissaient éprouver du plaisir. (Sartre 1938) (p.157) ». Le plaisir ici est à l’image de l’émerveillement, car on n’a pas besoin de connaitre le nom du peintre pour apprécier son art.

      Un petit paragraphe c'est insuffisant pour parler du rapport entre littérature et philosophie — d'ailleurs, ce rapport est mal explicité, car vous dites que dans La Nausée, on présente une philosophie de la littérature à la Zambrano, sans vous attarder sur le rapport sartrien entre littérature et philosophie, qui est un peu différent