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  1. Dec 2019
  2. stylo-export.ecrituresnumeriques.ca stylo-export.ecrituresnumeriques.ca
    1. Cette dernière citation nous ramène à la philosophie de Zambrano

      Laquelle ? Comment ? En écrivant, vous devez expliciter, argumenter et illustrer vos propos, sans prendre par acquis que le lecteur connaisse le chemin qui vous mène à associer Zambrano à Sartre

    2. Si l’homme se construit dans chacune de ses actions, quel est le rôle du passé ? En d’autres mots, est-ce que notre passé définit notre essence présente ? Pour ce faire, il faudrait que notre passé soit une construction d’événements qui s’emboitent l’un sur l’autre afin de former un tout, et ce tout serait notre personnalité présente. Cependant, cette idée du passé va à l’encontre de la phénoménologie, car selon Sartre, il n’y a rien qui explique notre existence : « La vraie nature du présent se dévoilait : il était ce qui existe, et tout ce qui n’était pas présent n’existait pas. Le passé n’existait pas. (Sartre 1938) (p.139)». L’homme est ainsi laissé à lui-même, sans passé pour le guider.

      Paragraphe obscur

    3. car c’est la forme littéraire la plus pratique pour décrire comment les choses nous apparaissent au moment même

      Au lieu de prendre cela par acquis, il faudrait expliquer pourquoi le journal est une forme qui, suivant la phénoménologie et l'existentialisme sartriens, se prête à cet exercice. Par exemple, on pourrait argumenter que les romans de Flaubert et de Robbe-Grillet ont mieux su décrire les choses en elle-mêmes, sans même porter un jugement de non-sens sur le monde qui nous entoure

    4. Le cogito cartésien est ce qui distingue l’en-soi et le pour-soi, alors que le premier renvoie au monde physique (une table, une chaise, etc.) tandis que le deuxième renvoie plutôt au monde de l’existence (l’être humain). L’être existant passe ainsi sa vie à percevoir ces multiples choses (l’en-soi). Or, contrairement à la pensée platonicienne, et selon les phénoménologues, l’essence même de ces choses n’est que percevable par nos sens. L’ensemble des choses connaissables sont donc autour de nous. L’être et le phénomène sont ainsi des synonymes. En d’autres mots, les choses sont, elles nous entourent, mais rien n’explique leur raison d’être. Pire même, elles auraient très bien pu ne jamais être

      Argumentation pas toujours linéaire

    5. En premier lieu, le roman fut publié en 1938, soit une année avant le commencement de la Deuxième Guerre mondiale. Le roman s’est donc écrit dans un contexte d’avant-guerre. De plus, durant cette époque, la France ressort progressivement de la crise économique de 1928. Face à ces deux événements importants et difficiles, les hommes de lettres tentent de redonner espoir à l’image de l’homme. C’est dans ce contexte historique que la littérature existentialiste connait une période de succès. À la fin de la guerre, une mode entoure le courant littéraire et philosophique. Or cette mode qui défend l’idée que tout est possible et que tout le monde est libre d’agir comme il le souhaite n’a rien avoir avec la philosophie existentialiste de sartrien. D’ailleurs, La Nausée(Sartre 1938) présente un antihéros, ennuyeux, seul et presque minable. Malgré cette popularité littéraire, l’existentialisme reste à la base un courant philosophique et d’origine non française, mais allemande. D’ailleurs, ayant reçu une éducation philosophique allemande, Jean-Paul Sartre s’inspira des écrits d’Heidegger et ceux d’Husserl pour fonder sa philosophie. C’est dans La Nausée, la première de ses œuvres publiées, que Sartre annoncera les grandes lignes de sa philosophie.

      Dans votre introduction, vous donnez des informations contextuelles (crise économique, avant-Guerre, influence de la philosophie allemande) mais sans développer suffisamment : comment la philosophie allemande, celle d'Heidegger et Husserl, influence-t-elle la pensée de Sartre ? Quelles implications ont la crise et l'avant-Guerre dans le parcours intellectuel sartrien ? De cette manière, vos informations restent à l'état de données brutes, épisodiques

    6. Malgré cette popularité littéraire, l’existentialisme reste à la base un courant philosophique et d’origine non française, mais allemande. D’ailleurs, ayant reçu une éducation philosophique allemande

      Formulation maladroite

    7. Or cette mode qui défend l’idée que tout est possible et que tout le monde est libre d’agir comme il le souhaite n’a rien avoir avec la philosophie existentialiste de sartrien

      Il faudrait nuancer certaines affirmations

    1. Auteur de l’œuvre la plus monumentale de la langue française

      Si vous parlez de À la recherche du temps perdu, il faudrait la citer à ce moment; si vous parlez de l'ensemble de ses écrits, je ne suis pas sûr qu'on pourrait dire que c'est l'œuvre la plus monumentale de la langue française

  3. scolaire.loupbrun.ca scolaire.loupbrun.ca
    1. (en raison, notamment, de la bête concision imposée par le contexte scolaire)

      Petit conseil : je comprends ton point de vue et je sympathise, mais ce type de commentaire, dans un travail final, surtout si reitérés mainte fois, rendent la lecture plus lourde. Je veux dire : on le sait qu'un travail a des consignes qui le rendent moins brillant, mais l'exercice c'est justement de rester dans les limites des contraintes.

    2. Ce passage, qui ouvre le paragraphe final de MJFR, se retrouve d’abord tel quel à la page 187, au milieu de l’œuvre, alors que Beauvoir progresse dans le récit de sa propre émancipation : il préfigure à la posture « d’autofondation »2 de l’autrice que celle-ci confirme dans les dernières lignes de ses Mémoires.

      Petite suggestion bibliographique : l'approche choisie pour étudier la question autobuographique, il ne peut manquer Le pacte autobiographique de Philippe Lejeune

    3. Le caractère radical et délibérément subversif de Beauvoir a probablement freiné son adoption par les milieux plus conservateurs – et notamment chez les universitaires

      Je pense que la question soit plus complexe. D'ailleurs, on a toujours étudié Marx, Bakunine, Deleuze. Pour ne rester que dans le féminisme, les propos de Luce Irigaray ou Elizabeth Badinter sont plus radicaux et subversif. Tu peux bien faire des hypothèses, mais il faudrait les appuyer avec des études, des articles, etc etc.

    1. Conclusion Les deux nouvelles sont très différentes mais ont tout de même un point en commun, la présence d’un élément surnaturel. Que ce soit le concept de l’omniscience matérielle ou de l’immortalité, Borges semble aimer traiter de sujets fantastiques pour faire passer un point bien réel. La recherche d’un pouvoir supérieur n’est pas toujours quelque chose qui en vaut la peine. Mieux vaut se concentrer sur ce que l’on peut apprendre de nous-mêmes, car le reste ne mènera jamais à rien.

      Outre les points problématiques que j'ai mis en évidence dans le reste du texte, votre analyse de deux œuvres manque de lien entre les deux. Vous les analysez une par une sans les mettre vraiment en dialogue, ce qui a deux conséquences majeures : d'une part, vous êtes obligé, afin de respecter les consignes, de les analyser de manière trop rapide, sans pouvoir vous arrêter davantage sur les points importants. De l'autres, cela engendre la sensation de lire une analyse décousue, tranchée en deux parties différentes.

    2. Quand vient le temps de penser aux récits philosophiques, ce dernier devrait ressortir immédiatement. Analysons ce que je crois être la question la plus évidente dans cette œuvre, l’immortalité vaut-elle la peine d’être atteinte? Après tant de recherche pour une cité pleine d’habitants qui ne meurent jamais, ce n’est que lorsqu’il voit la mort approcher que Marcus retrouve le bonheur. Il indique que tout ce qui est immortel est complètement insignifiant. Être immortel est insignifiant ; à part l’homme, il n’est rien qui ne le soit, puisque tout ignore la mort. Le divin, le terrible, l’incompréhensible, c’est de se savoir immortel. J’ai noté que malgré les religions, pareille conviction est extrêmement rare. Juifs, chrétiens, musulmans confessent l’immortalité, mais la vénération qu’ils portent au premier âge prouve qu’ils n’ont foi qu’en lui, puisqu’ils destinent tous les autres, en nombre infini, à le récompenser ou à le punir. Ce n’est qu’avec notre compréhension de la mort que nous pouvons réellement apprécier la vie puisque toute bonne chose a sa fin. Sans savoir que quelque chose va nous empêcher de continuer, il n’y a rien qui nous pousse à vivre comme nous le souhaitons puisque le bonheur peut être retrouvé à n’importe quel autre moment. Voilà le message que veut faire ressortir cette œuvre. Après tout, ce qui est intéressant dans la nouvelle est ce que fait Marcus lorsqu’il cherche la cité, non ce qu’il fait lorsqu’il comprend l’avoir trouvée. C’est pour cela qu’on passe rapidement de retour à la mortalité.

      Voir commentaire à la partie rapport entre littérature et philosophie précédente

    3. Les deux nouvelles sont très différentes mais ont tout de même un point en commun, la présence d’un élément surnaturel. Que ce soit le concept de l’omniscience matérielle ou de l’immortalité, Borges semble aimer traiter de sujets fantastiques pour faire passer un point bien réel. La recherche d’un pouvoir supérieur n’est pas toujours quelque chose qui en vaut la peine. Mieux vaut se concentrer sur ce que l’on peut apprendre de nous-mêmes, car le reste ne mènera jamais à rien.

      Conclusion assez sommaire

    4. Chaque année, depuis 1929, notre narrateur va voir Carlos Argentino Daneri le jour de l’anniversaire de mort de sa cousine, Beatriz Viterbo. Carlos lit à Borges un passage de son poème nommé «La terre» et finit par lui demander un beau jour s’il pourrait en écrire la préface. Borges, ayant déterminé que l’homme avait travaillé bien plus sur des raisons pour lesquelles son œuvre était de qualité que sur l’œuvre en tant que telle décida d’ignorer la demande et ignorer celui qui l’avait demandée. Il ne revit plus Carlos pendant longtemps jusqu’à ce que celui-ci le retrouve pour lui faire part de ses inquiétudes. Des hommes d’affaires allaient détruire sa maison et il ne pouvait finir son poème sans celle-ci. Selon Carlos, dans la cave de la maison se trouvait un Aleph, un point où se trouvent tous les lieux de l’univers vus sous tous leurs angles et aspects. Curieux, Borges demanda de voir cet Aleph et suivit alors les instructions de Carlos. Il se coucha sur le plancher de la cave et observa la dix-neuvième marche. Soudainement, il le vu. Il vu tout à la fois. Il sorti de la cave un nouvel homme, plus rien ne le surprenait, il reconnaissait tout le monde. Il finira par oublier les détails de ce qu’il a vu, mais pas l’Aleph.

      La description de l'œuvre ne devrait pas se limite à faire le résumé de celle-ci, mais faire comprendre le choix de l'ouvrage que vous avez faite et l'insérer dans votre analyse personelle.

    5. Ça nous permet de nous poser une question bien franche. Si on est capable de voir tous les maux de l’univers, est-ce que nous irions les arranger? Nous sommes tous d’accord qu’à la vue d’une agression dans la rue, nous interviendrions, que ce soit par un appel à la police ou même, pour certains, une intervention physique. Par contre, qu’en est-il de la connaissance de toutes les agressions? De tous les viols, meurtres et horreurs de tous genres? Est-ce qu’on irait tenter d’arranger ce que nous pouvons ou, comme Borges, nous oublierions le tout dans quelques jours? Et si nous n’agissons pas, deux questions se posent. La première est pourquoi? Est-ce que nous ne tentons pas de résoudre les problèmes car l’immensité de la tâche nous décourage, ou est-ce parce que cette vue éloignée ne nous rend pas assez empathique pour vouloir en résoudre? La deuxième question qui se pose est alors si oui ou non il est de notre devoir d’agir. La responsabilité vient-elle avec le savoir? Ce sont toutes des questions qui s’accordent parfaitement à celles du problème du mal. Si Dieu est omniscient et omnipotent, est-ce que son manque d’action fait de lui quelqu’un de mauvais? Selon les réponses que nous trouvons ici, on pourrait presque dire qu’il est plutôt épuisé!

      Première remarique : selon la strcuture de votre argumentation, on ne comprend pas d'où la question du mal naît. Le lien entre la connaissance totale et la présence du mal dans le monde n'est pas explicité ni expliqué.

      Deuxième remarque : vous ne discutez pas du tout le rapport entre littérature et philosophie, mais bien du problème du mal dans le monde. Un exemple de thématisation du rapport philosophie et littérature appliquée à votre idée : en quoi parler du mal dans le monde — après l'avoir justifié comme indiqué dans la première remarque — dans une novuelle ouvre une manière d'en parler qui est plus (ou moins) efficace que d'en parler dans un traité philosophique ? En quoi les contraintes de la forme-nouvelle permettent d'aborder cette thématique d'une façon particulière ? Etc.

    6. Il est intéressant de se rappeler que ce fut l’année après que Borges perde son emploi dû à ses opinions politiques.

      Encore, quel est l'impact de cet événement dans la vie de Borges et cette nouvelle ? Si vous n'explicitez pas ce genre de lien, l'information donné demeure épisodique

    7. Jorge Luis Borges est un auteur de nationalité argentine. Né en 1899, il passa la plupart de son enfance en Europe et fit ses études à Genève. Ce n’est qu’à 22 ans qu’il retourne vivre à Buenos Aires où il fonde 3 revues modernistes. De 1938 à 1946, il travaille dans une bibliothèque municipale, ayant déjà écrit des nouvelles, des poèmes et des critiques littéraire. S’opposant au gouvernement de Perón, il perd alors ce travail, mais trouvera un poste plus important lorsqu’un mouvement révolutionnaire chassera le président et lui offrira la direction de la bibliothèque nationale. Durant les années 60, l’œuvre de Borges se fait connaître autour du monde et il est maintes fois nommé pour un prix Nobel, sans jamais l’obtenir. Il meurt en 1986 à Genève, aveugle, mais écrivant toujours. Des années 1944 à 1952, Borges écrit dix-sept nouvelles qu’il réunit dans un recueil intitulé L’Aleph. Dans ces dix-sept nouvelles, on en retrouve deux que nous allons observer de près dans ce travail. La première se nomme «L’Aleph», comme le titre du recueil, et la deuxième est «L’Immortel». Mise en contexte Borges écrit ces deux nouvelles pendant une période assez troublée de sa vie. Entre l’écriture de «L’Aleph» et «L’immortel», il perd son emploi à la bibliothèque et doit travailler comme inspecteur des marchés publics. Il écrit durant la fin de la deuxième guerre mondiale. C’est donc clairement un moment dans la vie de Borges qui n’est pas bien stable. Un moment rempli d’incertitudes, de hauts et de bas. Il met en scène plusieures nouvelles qui semblent se répartir tout autour du monde et des époques. Philippe Mottet répartit bien les nouvelles dans Québec Français en 2010. Il écrit ceci : L’érudition mise en scène dans les dix-sept nouvelles de L’Aleph recoupe plusieurs époques et territoires, plusieurs civilisations […] Certains textes sont plus difficiles à situer dans le temps, comme « L’Écriture du Dieu » et « Les deux rois et les deux labyrinthes » ou transcendent les époques, comme « L’immortel ». Les aires géographiques sont également diverses : l’Amérique du Sud (sept textes se déroulent dans Buenos Aires et en Argentine), le Mexique (« L’écriture du dieu »), l’Inde (« L’homme sur le seuil ») et principalement l’Europe. À ce moment de sa vie, Borges a commencé à se faire connaître, surtout pour ses nouvelles, mais il n’a pas encore pris une ampleur internationale. D’humbles débuts, il lui reste encore assez de chemin à faire avant d’être reconnu comme l’un des plus grands auteurs contemporains.

      Cette mise en contexte, bien que reportant des informations sur la vie de Borges, ne donne pas suffisément d'éléments permettant de contextualiser d'un point de vue littéraire le travail de Borgès et les deux nouvelles. Par exemple, vous auriez pu parler des influences littéraires de Borges plutôt que du fait qu'il doit travailler comme inspecteur des marchés publiques

    8. travaillé bien plus sur des raisons pour lesquelles son œuvre était de qualité que sur l’œuvre en tant que telle décida d’ignorer la demande et ignorer celui qui l’avait demandée

      Passage difficile à lire, avec beaucoup de répétitions

    9. Intéressant aussi de remarquer que Borges prend ici la place du personnage principal dans une sorte de texte auto fictif, chose qu’il ne fait pas dans «L’Immortel»

      Pourquoi est-il intéressant de noter cela ? Qu'est-ce que nous apporte dans la compréhension du texte, dans sa lecture, dans son interprétation, dans son analyse ?

    10. S’opposant au gouvernement de Perón, il perd alors ce travail, mais trouvera un poste plus important lorsqu’un mouvement révolutionnaire chassera le président et lui offrira la direction de la bibliothèque nationale

      Les dates manquent

    1. La relation entre la littérature et la philosophie dans ce texte est utilisée pour montrer en quoi les philosophes posent des questions impertinentes (« n’est-il pas naturel alors que l’air qui est immense produise un bruit détonant ? », « et qui est-ce qui pleut ? », etc.) (Aristophane 1897) et que leurs réflexions, lorsque celles-ci sont menées à terme, vont souvent contre la raison. La philosophie est également présentée comme un moyen de gagner des causes qu’elles soient justes ou injustes, en échange d’un paiement. Aristophane profite du fait que le champ d’étude de la philosophie est plus ou moins clairement défini pour insister sur l’idée qu’en voulant tout étudier, les philosophes finissent par s’intéresser à des sujets ridicules qui n’aident pas les êtres humains à comprendre le monde dans lequel ils vivent. Dans Les Nuées, la philosophie est définie comme une science qui pousse les questionnements et les raisonnements si loin que le résultat obtenu est privé de bon sens. Le dialogue entre le Juste et l’Injuste s’attaque aussi à la discipline philosophique qui semble ne pas être une question de vérité, mais plutôt une maîtrise de la rhétorique. Les philosophes n’enseigneraient donc pas la connaissance, mais plutôt la malhonnêteté. De plus, c’est l’Injuste qui remporte le débat et qui forme Phidippidès. Ce deuxième type de raisonnement permet au fils de justifier son comportement violent. Le dramaturge montre ainsi que l’enseignement de la philosophie, et par le fait même Socrate, sont dangereux. Cet échange entre les deux raisonnements antagonistes permet également de comprendre le point de vue d’Aristophane par rapport au fonctionnement de la société et plus précisément à l’éducation. Le Juste prône des valeurs telles la discipline, la persévérance et la moralité, alors qu’adopter un comportement encouragé par l’Injuste mène à un bouleversement des valeurs (Voir Delaunois 1986, 97‑103). Pour vivre une vie juste et vertueuse, il faudrait ainsi respecter la tradition et ne pas apprendre des notions philosophiques corruptives. La pièce de l’homme de théâtre grec traite donc de sujets importants à l’époque où elle est présentée comme l’illustre le lien qui s’établi entre le texte d’Aristophane et le procès du philosophe. Le personnage créé par l’auteur de la pièce convainc les citoyens athéniens de l’influence perverse de Socrate sur ses élèves et plus particulièrement sur les jeunes. Son adoration pour les Nuées lui fait rejeter la religion en place et son école corrompt ceux qui y étudient. Le caractère nouveau des pensées de Socrate entre en tension avec les valeurs traditionnelles de l’époque. Si la pièce d’Aristophane n’est pas entièrement responsable du procès et de la mort du philosophe grec, elle présente tout de même les notions qui lui ont été reprochées. Le progressisme de Socrate est critiqué et les changements en société sont dénigrés.

      Vous vous limitez ici à détailler la manière dans laquelle Aristophane parle de la philosophie sans aller plus en profondeur avec une analyse personnelle du lien entre littérature et philosophie.

    2. En conclusion, la pièce de théâtre Les Nuées permet à Aristophane de critiquer la philosophie et l’un de ses plus importants représentants. Le dramaturge associe Socrate aux sophistes afin de montrer l’impertinence et l’aspect corrupteur des enseignements philosophiques. Les chefs d’accusation rattachés au procès du penseur (corruption de la jeunesse, introduction de nouvelles divinités et rejet des dieux de la cité) se retrouvent tous dans l’oeuvre d’Aristophane. Cette comédie vise donc à faire rire le public, mais également à dénoncer la philosophie comme une pratique vaine et immorale.

      Vous répétez, avec d'autres mots, ce que vous avez déjà dit, sans véritablement tirer une conclusion de vos analyses

    3. La pièce de théâtre Les Nuées aborde plusieurs sujets et critique la civilisation athénienne de l’époque. L’absurdité des sophismes ainsi que l’aspect corrupteur de l’enseignement de Socrate sont condamnés dans l’oeuvre d’Aristophane. Le dramaturge montre à l’aide de plusieurs exemples que la philosophie étudie des notions futiles et qu’elle utilise de faux raisonnements. Les sophismes se basent sur des prémisses qui ne permettent pas d’arriver à une conclusion satisfaisante et ne s’appuient pas sur des propositions justes ou qui sont liées entre elles. Ils jouent également sur les émotions du lecteur ou de l’interlocuteur pour le convaincre de la véracité de ce qui est annoncé. Le sophiste peut donc être défini comme étant « un chasseur qui chassant le vivant, le marcheur de terre ferme et apprivoisé, chasse l’homme particulier d’une façon intéressée en échangeant son enseignement contre de l’argent. » (Couloubaritsis 2003, 346) Aristophane présente Socrate comme un escroc et ses connaissances sont ridiculisées. De nombreuses phrases du texte mettent l’accent sur les explications insensées qui découlent des enseignements de la philosophie. Phidippidès justifie le fait qu’il batte son père en annonçant qu’il « le démontrera et il le vaincra par son discours. » (Aristophane 1897) Dans la pièce de théâtre de l’auteur grec, le discours devient un outil, voire presque une arme avec laquelle il est possible d’avoir raison même si l’argument défendu est faux. Les syllogismes non concluants et d’autres procédés cognitifs sont dénoncés par Aristophane notamment grâce au discours de l’Injuste. L’auteur de théâtre montre, non seulement que la philosophie est la science des choses inutiles, mais aussi qu’elle se sert de mécanismes fallacieux pour convaincre de la véracité des propos tenus.

      Écriture par sauts, pas fluide

    4. La pièce commence alors que Phidippidès songe aux courses de chevaux. Son père, Strepsiadès, manque d’argent et parle du philosophoir à son fils pour l’inciter à aller y étudier. Strepsiadès discute avec un disciple de Socrate, renommé humoristiquement Sokratès dans le texte, et ceux-ci s’intéressent à de sujets ridicules. L’élève vante Socrate en mentionnant ce qu’il lui a enseigné sur les sauts de puces et les intestins. L’homme est impressionné et il souhaite parler au philosophe. Strepsiadès veut apprendre à bien parler afin de ne plus être endetté. Socrate et lui entrent en contact avec les Nuées qui sont des divinités aux formes changeantes. Le philosophe explique que Zeus n’existe pas et que ce sont les Nuées et le Tourbillon qui causent la pluie et le tonnerre. La parabase s’adresse aux spectateurs de la représentation et elle donne l’occasion à Aristophane de défendre sa pièce. Ensuite, le récit reprend et Socrate insulte Strepsiadès qui ne comprend pas ce qui lui est expliqué. Le philosophe traite des questions de masculin et de féminin, mais il est découragé des réponses que lui donne l’homme avec qui il parle, alors il ne veut plus lui enseigner. Les Nuées conseillent à Strepsiadès d’envoyer son fils à sa place. L’homme retourne donc chez lui et raconte à Phidippidès les choses qu’il a apprises. La pièce se poursuit avec un dialogue entre le Juste et l’Injuste afin d’illustrer les deux types de raisonnements et de savoir qui éduquera le jeune homme. L’Injuste sort vainqueur du débat et Socrate assure à Strepsiadès que son fils deviendra un sophiste performant. L’élève revient du philosophoir pour battre son père en annonçant qu’il a raison de le faire et qu’il peut lui prouver. Phidippidès était battu quand il était plus jeune et il bat son père en affirmant qu’il le fait avec de bonnes intentions. Comprenant qu’il n’aurait pas dû faire confiance à Socrate, Strepsiadès met le feu à l’école de philosophie.

      Construction grammaticale un peu trop schématique et abrupte

    5. Une ambiguïté persiste quant à savoir s’il s’agit là d’une preuve de son talent ou d’un simple résultat du hasard

      Que voulez-vous dire par cela ? Il faudrait mieux expliquer votre point de vue, autrement, dit de cette manière, il s'agit d'une phrase trop déclarative qui n'est pas appuyée par des argumentations

    6. Ces festivals de théâtre dédiés au dieu Dionysos montrent l’importance de l’art oratoire. Cette période se caractérise également comme étant l’apogée de la civilisation athénienne. La démocratie et la culture se développent rapidement et occupent une place prépondérante au sein de la société

      Passages un peu abruptes, vous gagnierez à mieux les lier

    1. Nussbaum dans Love’s Knowledge prône la co-existence de la littérature et de la philosophie dans le partage du savoir cataleptique. Elle met en garde toutefois contre le risque de cette pratique si elle est prise à l’extrême et ce risque se formule dans le solipsisme. Le solipsisme est une idéologie qui consiste à tout ramener à la conscience individuelle et qui postule donc que rien n’existe en dehors de soi-même. Ceci est dangereux pour la pratique philosophique qui vise l’objectivité vu que le solipsisme est une subjectivité prise à l’extrême, une perte de tous les repères. Le savoir cataleptique, connaissance immédiate et subjective adopté comme savoir universel et scientifique, risquerait de conduire le sujet au solipsisme. Après tout, l’accès à une connaissance par un moyen métaphorique comme les émotions n’est pas sans risque, mais comme le formule si bien Nussbaum, il faut apprendre à tomber (“Learning to fall”(Nussbaum 1992)).

      Bonne analyse, dans l'ensemble. Cependant, il faudrait mettre plus en dialogue les deux œuvres et les deux approches que vous avez choisies.

    2. En 1992, dans les presses de l’Université d’Oxford, Nussbaum publie Love’s Knowledge : Essays on Philosophy and Literature et prend ainsi la relève après Zambrano dans le débat houleux du rapport entre la philosophie et la littérature. Cet ouvrage réunit quatorze essais dans lesquels l’auteure met en avant sa philosophie morale qui est principalement basée sur une approche morale des textes littéraires. Elle consacre cet ouvrage à plusieurs analyses de canons littéraires, tels que Proust, James, Beckett, Dickens, entre autres, afin de prouver la fonction éducative de la littérature au niveau moral. Martha Nussbaum remet en cause plusieurs philosophies, telles que l’impératif catégorique kantien et l’utilitarisme de Mill, qui cherchent à théoriser la question de la morale et finissent par la réduire à une question purement intellectuelle. La philosophe américaine les accuse d’une sorte de ‘sur-simplification’ du problème de l’éthique. En soulignant les différences entre la pensée aristotélicienne et la pensée platonicienne sur la littérature, elle conclut que sa propre philosophie morale correspond à celle prônée par Aristote dans ses textes, bien que le domaine de l’éthique reste pour elle complexe et à plusieurs issues.

      Présentation un peu trop sommaire

    3. La famille Zambrano a longtemps habité en Ségovie avant de s’installer à Madrid ce qui permettra à la jeune Maria de poursuivre des études de philosophie et de lettres à l’Université centrale de Madrid. Durant son parcours, elle a pour mentor José Ortega y Gasset qui la présente à des écrivains et des figures majeures des années 36 telles que Rosa Chacel, entre autres. Elle s’engage en 1932 dans un parti national, Frente Español, dont elle finit par se retirer une fois qu’il prend des tournures extrémistes. Mais ceci n’est pas la fin de son parcours politique. Effectivement, lorsque la Guerre civile espagnole éclate en juillet 1936 et que les anarchistes s’emparent du pouvoir, elle reste défenseuse de la République et de ses valeurs de bien-être collectif. Nous retrouvons d’ailleurs chez Zambrano cette charge de réflexion sur les rapports d’opposition, sur cette tension entre le mouvement collectif et l’individualité. En 1939, elle s’exile de son pays natal et s’installe au Mexique où elle publie le livre qui est l’objet de notre étude, Philosophie et poésie. Suite à la mort de Franco qui met fin au franquisme, elle retourne pour de bon en Espagne après des années d’errance qui ont fortement influencé son œuvre. Nussbaum, philosophe américaine contemporaine (Wikipédia 2019b) Martha Nussbaum, née en 1947 à New York, a poursuivi des études de théâtre et de lettres à l’Université de New York. En 1972, elle entame un master en philosophie à Harvard. Spécialiste de philosophie ancienne, elle défend des causes modernes dans la société américaine des années 80. Elle garde un rapport particulier avec le féminisme, surtout qu’elle est une philosophe dans une institution souvent patriarcale. D’ailleurs, elle intervient contre les pratiques de mutilations des parties génitales féminines et contre la prohibition du burqa qu’elle perçoit comme une question de choix. En 1996, devant la Cour suprême, elle se fait porte-parole de la communauté LGBTQ+, dénonçant les lois discriminatoires envers les homosexuels. En 1999, elle s’attaque à Judith Butler, théoricienne féministe qui a contribué aux queer studies, lui reprochant un féminisme symbolique qui ne cherche pas le véritable bouleversement social et institutionnel pratique. En 1992, elle a publié Love’s Knowledge, ouvrage objet de notre étude, dans lequel elle présente son approche philosophique de la littérature.

      L'introduction présente les deux autrices de façon un peu trop schématique, en donnant des informations générales mais sans véritablement expliquer le contexte historique et littéraire dans lequel les deux écrivaines évoluent. Par exemple, quelle est l'influence de la Génération de 36 sur la pensée de Zambrano ?

    4. Suite à la mort de Franco qui met fin au franquisme, elle retourne pour de bon en Espagne après des années d’errance qui ont fortement influencé son œuvre.

      Il faudrait indiquer en quelle année Franco meurt

    1. On échappe aux règles du conscient en littératur

      Manque de clarté : on échappe aux règles du conscient qui sont à l'œuvre dans la littérature ou, dans la littérautre, on peut échapper aux règles du conscient.

    2. La foi de Leibniz le peut, mais elle est incompatible avec la raison. On ne peut pas justifier la banalité du mal avec la raison

      La banalité du mal est un concept assez précis (voir l'œuvre omonyme d'Hannah Arendt) et, en plus, le point de départ du Candide est un tremblement de terre exceptionnel, ce qui est un peu contradictoire. D'ailleurs, la Théodicée de Leibniz est précisément une tentative d'explication rationnelle de l'existence du mal.

    3. C’est par la réception qu’on observe la différence causée par ces appréhensions : une théorie est plus détaillée, donc plus facile à recevoir, dans un contexte fictif plus élaboré.

      Raisonnement pas assez développé

    4. Cette réflexion est présentée dans un lieu fictif et ce lieu incarne la thèse de Voltaire selon laquelle le monde ne peut être des plus parfaits. On peut aussi mettre en relation

      Argumentation décousue

    5. Dans un autre ordre d’idée, Candide image différentes questions philosophiques en différents lieux. La littérature image alors la complexité du réel, comme lorsque Candide arrive avec son valet à l’Eldorado

      Pas clair

    6. Cette naïveté de se fier inconditionnellement à un principe — ici celui de Pangloss — est analogue à la foi aveugle chrétienne de l’époque des Lumières. Cependant, Candide s’approprie sa propre philosophie d’après les événements dont il est témoin

      Tarabiscoté

    7. De s’interroger sur la causalité du mal est absurde puisqu’elle est à trop grande échelle pour être comprise des humains : on peut seulement se contenter de la causalité qui veut qu’un mal engendre un bien plus grand

      Est-ce la conclusion de Voltaire, de Candide, de Leibinz, de vous ? Ce n'est pas clair

    8. Par exemple, le protagoniste se fie à la formule des mondes possibles de Pangloss sans la remettre en question parce qu’elle est trop imposante pour lui. Selon Leibniz, seul Dieu connait toutes les subtilités de ce monde, donc seul lui sait déterminer ce qui est le mieux pour les humains

      Il manque un passage logique

    9. la thèse leibnizienne selon laquelle « tout va au mieux dans le meilleur des mondes possibles »

      Leibniz n'a jamais dit une telle phrase. C'est Voltaire qui résume les thèses de Leibniz de façon parodique avec cette phrase. Il faudrait le mentionner

    10. es aboutissements plus rigoureux

      Je dirais plutôt que c'est la philosophie qui est soumise à une contrainte de rigueur à laquelle la littérature peut échapper — d'ailleurs, lorsque vous avez parlé du conte, c'est bien cela ce que vous avez dit.

    11. La littérature et la philosophie se distinguent d’abord par leur forme. En effet, les œuvres philosophiques et littéraires peuvent aborder un même contenu, et ce sous des formes différentes

      Répétitions

    12. Candide est une œuvre qui s’inscrit dans le siècle des Lumières d’après ses valeurs critiques et qui répond au tremblement de terre de Lisbonne à travers la recherche des causes du mal

      Vous avez déjà dit ça à plusieurs reprises.

    13. Comme Dieu est infiniment bon et omnipuissant, une catastrophe telle qu’un tremblement de terre contredit le bien infini qui le constitue. D’attribuer à Dieu des valeurs qui vont à l’encontre de son essence est paradoxal. La théodicée de Leibniz répond à ce paradoxe : il développe un système de mondes possibles. Basée sur la logique des mathématiques, cette théorie propose comme condition à ce qu’un monde existe que ce monde consiste en un ensemble de propositions non contradictoires. En d’autres mots, toutes les propositions possibles se rassemblent dans un monde possible, un monde non contradictoire, dans une métaphysique trop grande pour l’entendement humain. Comme Dieu est infiniment bon, il choisit le meilleur des mondes possibles d’après le principe du bien. Il choisit l’ensemble qui possède le plus de biens, et cet ensemble peut comprendre des épreuves, mais ces épreuves ne sont qu’un balancier à des événements encore meilleurs. Si l’humain ne peut concevoir la cause du mal, c’est parce que la sélection d’un monde meilleur est trop vaste pour son entendement. Il ne peut se référer qu’à la bienfaisance de Dieu. La doctrine de Leibniz répond aux questionnements qui suivent le tremblement de terre de Lisbonne en invoquant la foi inconditionnelle comme réponse à un si grand mal. Voltaire réécrit la théorie leibnizienne à travers les valeurs des Lumières pour éclairer les causes du mal du tremblement de terre de Lisbonne.

      Paragraphe compliqué à lire et pas linéaire. Vous auriez pu dire la même chose en trois lignes et mieux approfondir

    14. Candide de Voltaire parait en 1759 à Genève, en plein cœur du siècle des Lumières, un mouvement européen qui traite la littérature et la culture (« Candide » 2019). Le siècle des Lumières (« Siècle des Lumières » 2019), qui a lieu de 1715 à 1789, valorise et projette plusieurs valeurs dans lesquelles s’inscrit Candide. Les Lumières promeuvent, entre autres, l’importance d’un esprit critique

      Trop vague

    15. « Candide ». 2019. Wikipédia. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Candide&oldid=164717038.

      Mauvaise citation. Soit on cite le livre de Voltaire (alors la date 2019 est pas la bonne et le lien n'est pas nécessaire) soit on doit utiliser la notation qui dit qu'on est en train de citer une entreé encyclopédique

    1. Encore une fois, la philosophie de Leibniz n’est pas représentée fidèlement, le leitmotiv de Pangloss, « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes », n’étant même pas une phrase que Leibniz a écrite.

      Critiquer point sur point la philosophie de Leibniz n'est pas le but de Voltaire, pour lequel il aurait fallu un traité philosophique et non pas un conte — qui est plutôt de l'ordre de la satire et de la parodie

    2. Cet optimisme pouvait être aisément maintenu lorsque Voltaire était satisfait de sa vie, ce qui était le cas dans la décennie de 17307. Or, en vieillissant, les nombreux malheurs qu’il vit personnellement ou desquels il fut témoin mirent à mal cet optimisme qu’il avait plus jeune endossé

      Il faudrait mieux expliquer ce passage

    3. D’abord, Candide n’est ni le premier, ni le seul conte philosophique qu’a écrit Voltaire. En effet, il investit ce genre dès 1747, et peut-être même avant, avec Micromégas, conte dans lequel il traite également d’optimisme, sans qu’il soit directement lié à l’optimisme du philosophe

      Répétitions

    4. Candide est une oeuvre mythique écrite par un auteur, Voltaire, encore plus mythique. C’est le classique des classiques: le conte philosophique est lu autant par des collégiens que par des universitaires aguerris. Il est largement admis que Candide soit l’exemple le plus illustre du genre du conte philosophique, un genre d’ailleurs largement popularisé par Voltaire, et ce choix générique est signifiant. En effet, cela ne va pas de soi: pourquoi avoir choisi une forme si littéraire pour parler de philosophie? Sans spéculer sur les intentions de l’auteur, ce texte cherchera à présenter ce que la forme littéraire a pu dire que l’essai philosophique ne pouvait pas.

      Mal écrit

    1. Le but du livre est donc celui de rendre compte des transformations sociales de son époque en se focalisant sur la libération des femmes envers les valeurs morales et religieuses de la bourgeoisie

      Cette phrase est un peu en contradiction avec ce que vous dites plus loin, sur la dimension purement individuelle de l'œuvre

    1. Socrate aurait sans doute fait autre chose de sa vie si personne n’avait accordé d’attention à ses discours, ici il aurait voulu devenir architecte. On peut se figurer que Socrate n’employait pas de style dans son discours, d’esthétique.

      Point de vue personnel qui n'est pas assez motivé

    2. Socrate est un homme aussi, et il a été élevé au rang d’immortel, déifié, voire dépassé les dieux, par les hommes, ce dont le Socrate de Valéry rejette la légitimité à l’excipit

      Phrase difficile à lire

    3. En 1921, le texte est publié. Bien que la mouvance symboliste se soit presque entièrement dissolue en Europe dès le tournant du XXe siècle, Valéry y est resté fidèle. C’est un motif très répandu parmi le symbolisme de s’élever au-dessus des masses

      Tournures un peu trop abruptes et synchopées

    1. D’une part, Husserl prône une phénoménologie en tant que science philosophique universelle selon laquelle les choses auraient des essences immanentes. Il faut donc revenir aux choses telles qu’elles se donnent et remettre en question la conception essentialiste de Platon pour qui le phénomène est une copie du monde des idées où l’essence serait plus élevée que la chose en soi5. D’autre part, Heidegger développe sa théorie par rapport à ce qui ne se montre pas d’emblée, « tout ce qui demeure caché vis-à-vis de ce qui se manifeste de prime abord, encore qu’il appartienne en même temps et essentiellement à ce qui se manifeste de prime abord puisqu’il en constitue le sens et le fondement »6. La nausée fait en cela de la phénoménologie et l’instrumentalise pour en prouver l’échec

      Trop schématique, cette partie gagnerait à être soit élargie, soit abordée d'une manière différente.

    2. D’ailleurs, le conflit phénoménologique entre Heidegger (1889-1976)3 et Husserl (1859-1938)4 va ouvrir une brêche par laquelle Sarte pourra élaborer sa théorie philosophique de l’existentialisme

      Tournure pas claire

    1. Du point de vue littéraire, Valéry s’inscrit dans la continuation du courant symboliste, ayant eu Mallarmé comme l’une de ses principales influences. Des enjeux importants évoqués dans Eupalinos ou l’architecte, Valéry reprend de ce courant notamment l’idée d’un monde ne pouvant se réduire à une simple connaissance rationnelle.

      Le sujet de l'influence de Mallarmé et du symbolisme est amené de manière abrupte, sans une véritable continuité avec la partie précédente et traité trop rapidement.

    2. poïétique – en d’autres mots, ce qui fait qu’elle est du côté du mouvement

      Imprécision : elle fait référence à l'architecture ou à la poïétique ? Dans les deux cas, en plus, il faudrait expliciter davantage pourquoi et comment les deux sont du côté du mouvement — ce qui n'est pas évident pour l'architecture lorsqu'on a pas lu le livre de Valéry

    3. Paul Valéry a beaucoup réfléchi la question de la création, non seulement en littérature, mais aussi dans les autres arts. Il développe, au fil de son œuvre, une philosophie de la création qui détermine les thèmes qu’il aborde ainsi que son éthique de travail. Ses études mèneront d’ailleurs à l’élaboration d’une approche poïétique des arts, qui s’intéresse au processus de création, à l’œuvre en train de se faire

      Trois temps verbaux en trois phrases. Ensuite, dans la suivante, on revient au présent.

    1. C’est en rendant la lecture de romans comme éléments fondamentaux de sa vocation d’écrivaine et en rendant la philosophie comme nécessité pour son émancipation sociale et intellectuelle que Simone de Beauvoir donne un sens aux premières vingt années de sa vie. En effectuant un usage existentialiste dans l’écriture de ses mémoires, l’autrice rend littérature et philosophie non seulement complémentaires mais nécessaires dans sa carrière d’écrivaine.

      Répétitions. La conclusion, bien que pertinente, gagnerait à être développée davantage.

    2. Nous avons donc pu remarquer que Simone de Beauvoir s’inspire à la fois de la littérature et de la philosophie pour écrire ce premier tome autobiographique. Il est maintenant important de comprendre comment ces deux approches sont non seulement compatibles mais complémentaires dans une approche existentialiste de la littérature.

      Au-delà de la répétition, la première utilisation du mot "approche" est un peu maladroite — alors que la deuxième est très pertinente — étant donné que la philosophie et la littérature ne sont pas des approches, mais plutôt des disciplines.

    3. L’amour du savoir et le besoin de le discuter sont des aspects qui font fortement partie de la discipline de la philosophie. En mentionnant ses études et ses réflexions sur Kant ou Leibniz, de Beauvoir mêle l’intertextualité à la forme, puisque ce premier tome autobiographique peut être vu comme une longue réflexion sur son parcours spirituel et intellectuel.

      Vous ne consacrez qu'une ligne à la discussion du rôle de la philosophie et de son rapport avec la littérature.

    4. Il est important de souligner l’iconographie qui semble être accordée aux livres qui se retrouvent comme principaux éléments qui véhiculent le savoir car nous verrons par la suite que l’accès à certaines lectures est fortement lié au besoin d’émancipation de Simone.

      Ce n'est pas clair : qu'est-ce que vous entendez par iconographie du livre ?

    5. Le corpus de notre étude Mémoires d’une jeune fille rangée (1958)

      Mal exprimé : un corpus prévoit généralement plus qu'un ouvrage. Plutôt : L'œuvre que nous allons étudier, Mémoires d'une jeune fille rangée.

      Mal exprimé : un corpus prévoit généralement plus qu'un ouvrage. Plutôt : L'œuvre que nous allons étudier, Mémoires d'une jeune fille rangée.

    6. Connue pour son affirmation « On ne naît pas femme, on le devient » (Deuxième sexe, 1949), Simone de Beauvoir a un grand impact dans la pensée féminine1 moderne à travers ses œuvres philosophiques et littéraires qui sont très influencées par la pensée existentialiste sartrienne. L’obtention du prix Goncourt en 1954 pour le roman inspiré d’événements de la vie de l’autrice, Les Mandarins, marque la consécration de sa carrière d’écrivaine et c’est à la suite de cet exploit qu’elle entame l’entreprise de se dévoiler à travers des œuvres autobiographiques. Le corpus de notre étude Mémoires d’une jeune fille rangée (1958) est le premier tome des quatre publications destinées à la narration de sa vie. Description de l’œuvre De son enfance jusqu’au concours d’agrégation en philosophie, passé après s’y être préparée avec Sartre et ses amis (en 1929), Simone de Beauvoir narre dans Mémoires d’une jeune fille rangée les différentes difficultés introspectives et sociales rencontrées lors de son parcours d’études. Le livre est structuré en quatre parties : la première est dédiée à son enfance et à l’impact qu’a la guerre sur elle et sa famille ; la deuxième narre sa période d’adolescence avec son affection pour Zaza et ses questionnements sur la religion catholique ; la troisième partie nous présente Simone de Beauvoir jeune étudiante se cherchant dans ses peines et dans ses intérêts ; la dernière patrie quant à elle, décrit son année passée à se préparer pour l’agrégation alors que Zaza a du mal à intégrer ses valeurs à celles de sa famille et que Simone se détache peu à peu de Jacques pour en contrepartie se rapprocher d’Herbaud (René Maheu) et s’épanouir aux côtés de Jean-Paul Sartre. Contexte historique et littéraire Après l’horreur de deux guerres mondiales, le rôle et l’importance de la littérature sont fortement questionnés par les intellectuels. Simone de Beauvoir (1908-1986) s’inscrit fortement dans le courant existentialiste popularisé en France par les œuvres philosophiques et littéraires de Sartre2 où il défend l’idée que « l’existence précède l’essence », c’est-à-dire que l’homme se définit à travers ses propres actions dont il en est le seul responsable ; l’essence dépend alors de l’existence et non l’inverse. Les notions philosophiques de « choix » et de « liberté » se trouvent alors fondamentales dans l’œuvre de Beauvoir qui vient d’un milieu social bourgeois aisé où les mœurs sont très fortement liées à la religion catholique et portent des valeurs bien définies vis-à-vis du rôle de la femme dans la société. Tout comme Sartre, elle voit dans la littérature la grande liberté de pouvoir donner du sens à des événements contingents. Le fait qu’elle entame ses mémoires après avoir fait ses preuves est alors important car Mémoires d’une jeune fille rangée semble, à travers le regard rétrospectif de l’autrice, présenter la genèse de sa réussite littéraire qui est alors un fait et non juste une ambition.

      Le contexte historique et littéraire est présenté de façon excessivement schématique. Les points que vous mettez en évidence (féminisme de de Beauvoir, succès littéraire, rôle des intellectuels dans l'après-guerre, rapport Sartre-existentialisme-de Beauvoir et vision de la littérature chez de Beauvoir) sont traités trop rapidement et ils se succèdent sans que le lien entre eux soit argumenté ou explicité. Votre description de l'œuvre, également, se fait défaut d'une approche plus personnelle, se résumant à décrire un une ligne chaque partie.

  4. Sep 2019
    1. Fabrice Marcoux is a Master’s student in the Department of French Literature at the University of Montréal, under the direction of Marcello Rosati-Vitali. He holds a specialized Bachelor’s degree in Philosophy and a certificate in Digital Information Management from EBSI (École de bibliothéconomie et des sciences de l’information). His Master’s thesis examines elements of digital culture in the “décentrements” collection at Publie.net. The issue of the transmission of knowledge and culture is at the heart of his research interests. He is the author of the chapter “Le livre et le format ePub,” published in the textbook Pratiques de l’édition numérique, a collective text published by the Presses de l’Université de Montréal (PUM) under the direction of Marcello Vitali-Rosati and Michael E. Sinatra in March 2014.

      After studying Communications, an Honors BA in Philosophy, and researching theories of Critical Judgment (Aesthetics), Fabrice completed a Certificate in Digital Information Management at EBSI and put these teachings into practice as a Webmaster. and responsible for communications for different organizations.</p>

      He was assistant for the seminars "Écritures numériques et éditorialisation" (2013-2015). He is involved in the research group on theories of digital literature (ThéoLiNum) and the Canada Research Chair on digital textualities, and is particularly interested in the transformation of editorial practices in relation to the evolution of publishing platforms.

      Having completed the writing of his dissertation, which brings Doueihi's digital humanism into dialogue with McLuhan's media ecology, he is currently a digital book editor and digital publishing consultant on his own at Fabrix Livres. The question of the transmission of knowledge and cultures is at the heart of its concerns. He is the author of "The eBook and the ePub Format", chapter of the Digital Publishing Practices handbook, edited by Marcello Vitali-Rosati and Michael E. Sinatra.

  5. May 2019
    1. Oggi l’inquietante interrogativo in Italia non è semplicemente se Matteo Salvini, vice premier, ministro degli Interni e segretario della Lega, vincerà le prossime elezioni europee. Ma dove porterà la svolta illiberale, xenofoba e identitaria che ha impresso al paese. Una svolta nella quale si riconoscono anche tutte le formazioni neofascite che lo appoggiano apertamente. Ecco come l’Italia si sta avviando verso la “Salvinicrazia”.

      Aujourd'hui en Italie, l'inquiétante question n'est pas tout simplement de savoir si Matteo Salvini, vice premier ministre, ministre de l'intérieur et secrétaire de la Lega, gagnera ou pas les prochaines éléctions européennes, mais où menèra le tournant illibéral, xénophobe et identitaire qu'il a imposé au pays. Un tournat dans lequel se reconnaissent toutes les formations néo-fascistes qui le soutiennent ouvertement. Voilà comment l'Italie avance vers la "Salvinicratie"