21 Matching Annotations
  1. Sep 2023
    1. Enfin, dans la bataille de l’audience pour les contenus gratuits, financés par la publicité, disposer d’’un portefeuille de blogs de qualité est un atout d’importance : ils garantissent une grande réactivité à l’actualité, ainsi qu’une capacité à faire nombre, mais aussi à gagner de précieux dixièmes d’indice de PageRank pour apparaître en haut des résultats du moteur de recherche dominant qu’est Google. Dès lors, lemonde. fr pourrait-il s’effacer devant la myriade de blogs dont il s’est doté ? L’apparition de billets de blogs en «une » du Monde, comme s’il s’agissait d’articles, montre l’hybridation progressive des articles et des billets. Elle brouille, plus encore, les frontières entre les genres

      F. Rebillard, «L'information journalistique sur l'internet, entre diffusion mass-médiatique et circulation réticulaire de l'actualité», in E. Broudoux et G. Chartron (dir.), Document numérique et Société, Actes du colloque «DocSoc 06», Paris, ADBS Éditions, 2006, p. 213-226.

    2. Le mode de fonctionnement de Wikipédia illustre bien l’évolution que l’édition en réseau fait subir au travail éditorial : la prise en charge de la publication de contenus s’accompagne désormais d’une fonction sociale d’animation de communauté et de gouvernance qui consiste à créer les dispositifs permettant aux individus d’apporter leur contribution

      D. Cardon et J. Levrel. «La vigilance participative. Une interprétation de la gouvernance de Wikipédia», Réseaux, n º 154, 2009,

    3. Elles mettent en évidence les tensions qui existent au sein de la communauté Wikipédia entre un idéal d’égalité des droits pour tous les contributeurs et l’introduction d’une différenciation des pouvoirs nécessaire à la gestion éditoriale et au maintien de la cohérence intellectuelle de cette entreprise
      1. S. Firer-Blaess, «Wikipédia : hiérarchie et démocratie», Homo numericus, 2007.
    4. Les débats ont été nombreux autour de cette proposition radicalement démocratique. Beaucoup se sont focalisés sur les questions de qualité éditoriale et d’‘exactitude du texte, sur la base de comparaisons qui ont été faites avec son contre-modèle : l’’encyclopédie Britannica

      J. Giles, «Internet Encyclopaedias Go Head to Head», Nature, 438, 7070, décembre 2005, p. 900-901 (http :// dx. doi. org/ 10.1038/ 438900a).

    5. nous proposons d’‘appeler, pour le monde de l’’édition, le Read/ Write Book
      1. M. Dacos (dir.), Read/ Write Book, le livre inscriptible, Cléo, 2010.
    6. la participation de tous ou d’une communauté définie à l’élaboration et l’amélioration des contenus est alors permise. Dernière venue dans l’histoire de l’édition électronique, l’édition en réseau bouleverse radicalement les processus éditoriaux et se déploie à travers ce que le journaliste Richard McManus appelle «Read/ Write Web
      1. R. McManus (dir.), www. readwriteweb. com, 2003.
    7. Cette baisse est évidemment antérieure au numérique, ayant commencé à se faire sentir avec le déploiement universel des mass media audiovisuels. Un certain nombre d’’observateurs établissent ainsi une sorte de continuité marquée par la prolifération des «écrans
      1. J. Jouët et D. Pasquier, «Les jeunes et la culture de l'écran. Enquête nationale auprès des 6-17 ans», Réseaux, n º 92, 1999, p. 25-102.
    8. Mais pour quel type de lecture ? Une tribune publiée en 2009 posait la question : «Google nous rend-il stupides ? » Derrière le titre accrocheur, c’‘est une véritable réflexion sur l’évolution des modes de lecture à l’’ère du numérique que propose son auteur, Nicholas Carr
      1. N. Carr, «Is Google Making Us Stupid ?», The Atlantic, juillet-août 2008.
    9. Le fort développement des usages du numérique s’accompagne d’une baisse tendancielle du temps consacré à la lecture, tel qu’il est mesuré par diverses enquêtes
      1. O. Donnat, Les Pratiques culturelles des Français à l'ère numérique. Enquête 2008, Paris, La Découverte, 2009.
    10. économie de la longue traîne et d’économie de l’attention, de nouveaux acteurs apparaissent, qui bénéficient d’un transfert d’utilité en provenance des producteurs d’information
      1. O. Bomsel, A. Geffroy et G. L. Blanc, Modem le Maudit. Économie de la distribution numérique des contenus, Paris, Presses de l'École des mines, 2006.
    11. Les technologies numériques sont donc souvent considérées comme une véritable révolution contraignant tous les modèles économiques à se repenser, quoiqu’un certain nombre de leurs propriétés s’inscrivent en réalité dans la catégorie plus large des biens informationnels dont la valeur est déterminée par l’information elle-même plutôt que par le support sur lequel elle est inscrite
      1. F. Benhamou, L'Économie de la culture, Paris, La Découverte, 2008.
    12. Le phénomène «tous auteurs, tous journalistes, tous éditeurs » les contraint à se repositionner dans le contexte d’une explosion documentaire qui entraîne une inversion de la relation de rareté entre les consommateurs et les produits disponibles. Ce sont les lecteurs qui désormais sont relativement rares, et non les informations mises à leur disposition. Ce phénomène, qualifié d’«économie de l’attention » par Herbert Simon

      H. Simon, «Designing Organizations for an Information-Rich World», Computers, Communications, and the Public Interest, 72, 37, 1971.

    13. Or, dans ce cas, les coûts sont bien plus importants pour la production de l’information que pour sa reproduction. C’est dans cette perspective que s’inscrit la théorie de la «longue traîne » popularisée par le journaliste Chris Anderson

      C. Anderson, The Long Tail : How Endless Choice Is Creating Unlimited Demand, Londres, Random House, 2007

    14. La révolution des supports de lecture s’est longtemps fait attendre, et un premier essai aux alentours des années 2000, avec l’apparition de tablettes de lecture électroniques, fut un échec retentissant en termes d’usage. Depuis 2008, les tablettes redeviennent d’actualité. Ces liseuses s’appuient sur des technologies d’encre électronique plus mûres et moins coûteuses. Mais c’est l’évolution des téléphones portables, transformés en smartphones par le BlackBerry et l’iPhone, qui joue le rôle le plus important dans cette révolution des supports de lectur

      J. Lafrance, La Bataille de l'imprimé à l'ère du papier électronique, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 2008.

    15. L’invention des premiers logiciels de traitement de texte, mais surtout l’arrivée dans les années 1980 sur le marché professionnel des logiciels de publication assistée par ordinateur (PAO) ont constitué une petite révolution interne, prolongée dans le secteur de l’’imprimerie par la mise au point des chaînes d’impression numérique

      B. Legendre, Les Métiers de l'édition. Nouvelle édition revue et augmentée, Paris, Cercle de la librairie, 2007.

    16. la numérisation des sources textuelles, la recherche, menée pour une bonne part par les linguistes et philologues, s’est cristallisée autour de la Text Encoding Initiative, communauté scientifique internationale ayant en charge de définir une méta-structuration standard pour les textes, d’’abord en SGML, puis en XML

      L. Burnard et S. Bauman, TEI. Guidelines for Electronic Texte Encoding and Interchange, Oxford, Providence, Charlottesville et Nancy, TEI Consortium, 2008.

    17. La structuration et la finesse des métadonnées décrivant chacun des items numérisés joueront enfin un rôle considérable dans le résultat obtenu

      G. Poupeau, «L'édition électronique change tout et rien. Dépasser les promesses de l'édition électronique», Le Médiéviste et l'Ordinateur, n º 43, 2004.

    18. C’est la pratique d’édition électronique la plus ancienne que l’on puisse trouver. La première initiative de numérisation émane d’une impulsion individuelle, celle de Michael Hart, en juillet 1971

      M. Lebert, Les Mutations du livre à l'heure de l'internet, NEF (Net des études françaises), 2007.

    19. Des phénomènes comme l’‘ouverture d’archives dans le domaine scientifique, les plates-formes du Web 2.0 pour la production culturelle grand public, l’‘émergence des pro-am («professionnels-amateurs » )

      C. Leadbeater et P. Miller, The Pro-Am Revolution, Londres, Demos, 2004.

    20. La figure du pirate n’est que l’emblématique avatar d’une inquiétude ancienne, qui trouve ses racines dans la notion de «désintermédiation » , c’est-à-dire la pure et simple disparition de l’intermédiaire éditorial dans le circuit de diffusion de l’information

      H. Le Crosnier, «Désintermédiation et démocratie», Multitudes, vol. 19, n º 5, 2004, p. 143-160.

  2. Oct 2022
    1. La figure du pirate n’‘est que l’‘emblématique avatar d’‘une inquiétude ancienne, qui trouve ses racines dans la notion de «désintermédiation » , c’‘est-à-dire la pure et simple disparition de l’‘intermédiaire éditorial dans le circuit de diffusion de l’‘information

      H. Le Crosnier, «Désintermédiation et démocratie», Multitudes, vol. 19, n º 5, 2004, p. 143-160.