29 Matching Annotations
  1. Oct 2023
    1. ésormais méta-logiciel d’une complexité immense

      Oui, et les nouveaux monopoles: Chrome est en train de distancier Firefox sur l'implémentation de fonctionnalité CSS indispensable au print (oprhans/widows, hyphenate-limit-chars, ect.) Ce qui fait quœn se retrouve à devoir utiliser Chrome. On a le même problème: le navigateur web est un logiciel sur lequel on ne peut pas intervenir parce que le code est trop complexe et nous n'avons pas les compétences pour le modifier

    2. qui est un usage manuel

      plutôt que de parler d'usage manuel et automatique, est-ce que la diestinction ne se ferait pas entre création et production ? Il n'est pas possible pour un designer graphique de développer le livres imprimé en ligne de commande (compiler le PDF à chaque fois), l'affichage dans le navigateur facilite la création avec un retour visuel plus proche de notre action. Et c'est par ailleurs précisément ce qui distingue Paged.js de Prince XML ou Weayprint et explique son adoption par des designers graphiques plutôt que ces autres outils. On peut utiliser le navigateur pour concevoir et développer la mise en forme, puis donner uniquement la ligne de commande à un client pour la production par exemple (même si c'est plus complexe que ça).

      Sur l'importance d'avoir accès aux outils de développement lorsqu'on fait la mise en forme, tu peux citer ma thèse: p. 192, Coder pour voir, voir pour coder :l’utilisation des outils d’inspection

    3. ce qui n’est pas le cas des livres qui suivront, notamment Typothérapie qui implique une gestion plus avancée des détails typographiques.

      Ici c'est pas très clair que le processus sera aussi utilisé pour Typothérapie qui est un livre plus complexe comme tu le dis

    4. pas du détail, c’est une nécessité puisque les navigateurs ne prennent pas suffisamment en compte les médias paginés — alors que de nombreuses spécifications existenthttps://www.w3.org/TR/css-page-3/.

      je confirme mon idée plus haut: j'ai l'impression qu'il y a plusieurs idée dans ce paragraphe, et on passe un peu vite de l'une à l'autre

    5. Est-il pertinent de travailler avec le format HTML,

      J'ai l'impression que ça passe à un autre sujet un peu brusquement. Faire un lien ? C'est pas un nouveau paragraphe ?

    6. C’est ce que décrit Julie Blanc dans un article qui étudie justement la relation entre flux et pagination (Citation: Blanc, 2022) Blanc, J. (2022). Si Jan Tschichold avait connu les feuilles de style en cascade : plaidoyer pour une mise en page comme programme. Revue Design Arts Medias. Consulté à l’adresse https://journal.dampress.org/issues/systemes-logiques-graphies-materialites/si-jan-tschichold-avait-connu-les-feuilles-de-style-en-cascade-plaidoyer-pour-une-mise-en-page-comme-programme .

      et plus précisément dans son travail de thèse (Blanc, 2023) Est-ce que je t'ai envoyé le PDF ? C'est pages 126-133

    7. insi en 2019 est publié Addictions sur ordonnance, un texte de Patrick Radden Keefe sur la « crise des opioïdes » aux États-Unis accompagné de trois articles de journalistes ou d’éditeur.

      à noter aussi que ce livres est le premier livre imprimé en offset à avoir été réalisé avec Paged.js. Le deuxième est La villa Chiragan

    8. La place prépondérante de Paged.js dans les projets dits de web to print ne marque-t-elle pas une forme d’institutionnalisation de telles pratiques ?

      haha cette phrase me fait un peu rire quand on sait à quel point on galère en coulisse. Je trouve qu'il manque aussi une question par rapport à tout ce que tu as développé plus haut sur les pratiques des designers graphiques utlisant le code: est-ce que ces nouvelles pratiques peuvent être soutenable s'il y a pas une communauté qui se forme et partage un outil commun ? à vouloir toujours être un pas de côté et rejeter des choses qui sont construites par une plus grande communauté on s'épuise. Sans parler à leur place mais au détour de conversations avec elles: Marianne est partie de Luuse pour cette raison, Stéphanie est partie d'OSP aussi parce que c'est épuisant de maintenir un outil pour sa propre pratique sans qu'il y ait plus de contributeur. La question de l'institutionnalisation est différente de la question du nombre de personne qui utilise et participe au développement de l'outil (la communauté). Pour moi, il n'y a pas forcément institutionnalisation parce que l'outil est utilisé par un plus grand nombre de personnes. Le fait qu'une plus grande utilisation est vue négativement par certain.es me rend vraiment triste (on m'a déjà dit: 'j'utilise pas Paged.js parce que c'est déjà maintream"). Pourquoi ne pas vouloir participer à la construction d'une communauté qui développe un outil ensemble ? Il me semble que ça rend les pratiques plus fortes. Vouloir être radical à tout prix et rejeter toute forme d''organisation' (plutôt qu'insitutionnalisation), est-ce une bonne chose en soi ? est-ce vraiment un positionnement intéressant quand on se revendique du mouvement de la culture du libre ? Si tu poses la question de l'instiutionnalisation et d'uniformisation, il me semble que tu dois aussi poser la question inverse (que je n'arrive pas forcément bien à formuler). Nous avons aussi besoin de productions techniques partagées et de standard pour travailler ensemble. Comment les designers graphiques peuvent ils défendre une forme de collaboration et de communauté de pratiques s'ils rejettent une standardisation (à ne pas confondre avec uniformisation). Il y a bien des bonnes pratiques dans le code, la façon de structurer ses sites pour pouvoir collaborer à plus grande échelle. C'est aussi ça la culture de la programmation dont se revendique les graphistes.

      PS: je fais mes commentaires au fur et à mesure donc désolé si tu reviens sur ça ensuite. Et mon commentaire est long parce que ça me tient à cœur ^^ Et en fait ça m'attriste un peu que tu cites Paged.js pour la première fois et aue tu mettes directement mettre une phrase un peu négative derrière (même si la question est légitime)

    9. Dans l’essai qui suit cette introduction, Silvio Lorusso apporte un regard critique bienvenu, distinguant deux postures antagonistes : apprendre à programmer ou programmer pour apprendre. Il y a une certaine pression économique, les compétences en programmation étant attendue par une société qui a besoin d’ouvriers du code plutôt que de bricoleurs créatifs. Silvio Lorusso insiste à juste titre sur la tension entre la programmation vue comme un gain de temps pour des opérations d’habitude longues, et la programmation comme processus d’apprentissage nécessairement lent : This is the paradox of creative coding: the coding part is supposed to make things faster, the creative part requires that things go slowly. (Citation: Lorusso, 2021, p. 32) Lorusso, S. (2021). Learn to Code vs. Code to Learn: Creative Coding Beyond the Economic Imperative. Dans Graphic Design in the Post-Digital Age: A Survey of Practices Fueled by Creative Coding. (First edition, pp. 25–34). Onomatopee. La programmation, dans le cas du design graphique, est donc une pratique qui permet de repenser l’usage de l’informatique plus que d’automatiser toute sorte de tâches.

      💛

    10. Le collectif PrePostPrinthttps://prepostprint.org se constitue en 2017 autour de ces pratiques initiées par OSP.

      Le collectif PrePostPrint se constitue en 2017 à l'initiative de Raphël Bastide et Sarah Garcin, faisant suite aux pratiques initiées par OSP. (sinon on a l'impression qu'OSP a fondé PrePostPrint)

    11. L’idée est alors d’utiliser le langage HTML en tant que structuration sémantique, et le format CSS comme instructions de mise en forme, sans recourir à des logiciels autres que le navigateur pour aboutir à un document au format PDF.

      C'est suite à ce projet qu'ils·elles développent HTML2print, aui leur servira à plusieurs projets éditoriaux. Cependant la Balsamine reste un terrain d'expérimentation où chaque programme sera fait avec un outil différent. Du coup, je ne sais pas si c'est vraiment juste de dire ici (quelques lignes plus haut) qu'ils·elles cherchent à mettre en place un workflow d'édition et de publication. C'est plutôt ce qu'ils·elles feront avec Médor (et qui leur permettra par ailleurs de renforcer HTML2print)

    12. , les artefacts générés conservent une empreinte graphique et visible de procédés génératifs,

      les artefacts peuvent concerver une emprunte graphique et visible des procédés génératifs et les designers graphiques peuvent en jouer / mais il n'y a pas toujours cette volonté (cf. Chiragan, le Louvre, etc.)

    13. pour fabriquer des artefacts imprimés.

      pour être plus juste: pour mettre en forme des artefacts imprimé Dans le design graphique, la fabrique implique aussi la part matérielle (impression, papier, reliure) sur laquelle on a pas la main avec les technologies du web

    14. web to print

      Je sais qu'on a utilisé 'web to print" dans l'article, mais je milite un peu pour utiliser plutôt "css print" qui est une expression que je trouve plus juste techniquement. pour les personnes exterieures à ces pratiques (et notamment en art), quand on parle de 'web to print", les gens pensent qu'on imprime des contenus qui viennent du web, alors que ce n'est pas forcément le cas. Css print / css for print dit bien mieux ce aue l'on fait réellement: utiliser le langage de mise en forme pour penser la version imprimée. Dans ma thèse je n'utilise pas "web to print" (juste en note au d“but pour dire aue dans le contexte francophone on utilise beaucoup cette appellation, alors que dans le contexte anglophone on a aussi CSS print)

    15. alors que la mise en place de scripts ou de programmes est une voie plus atteignable

      des scripts et des programmes dans un certains langages : javascript, Python, mais on ne code pas en C++ ou go

    16. e design graphique est en effet un terrain pertinent pour observer des usages métiers où la technique est régulièrement interrogée.

      en quoi ?

    17. c’est un logiciel (qui plus est à interface graphique).

      J’ajouterais que Scribus ne change pas fondamentalement de paradigme par rapport à InDesign, et en plus il est beaucoup moins puissant (ce qui est normal: 1 ou 2 développeurs contre des centaines pour Adobe)