Il semble bien qu’à l’affaiblissement de la prise en compte de l’expertise scientifique a toujours correspondu une montée de la vision sécuritaire.
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Il semble bien qu’à l’affaiblissement de la prise en compte de l’expertise scientifique a toujours correspondu une montée de la vision sécuritaire.
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éclairer et d’orienter l’action publique en s’opposant à la manipulation idéologique du sujet à des fins électorales et exclusivement sécuritaires
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Un des éléments explicatifs de ce changement de paradigme dans l’analyse produite par les politiques publiques tient à l’impact des travaux de la communauté scientifique dans l’abord et le traitement de cette question et notamment ceux conduit par Éric Debarbieux et son équipe sur le climat scolaire et la victimation.
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D’une violence conçue comme exclusivement agie de l’extérieur, nous sommes passés à une analyse plus générale incluant une réflexion au sein même des établissements scolaires.
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L’impact médiatique des nombreux faits divers des années 90 a entraîné une nouvelle sensibilité à la fois publique, politique et scientifique.
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la question de la violence à l’école pour elle-même doit son émergence à des incidents à l’intérieur ou aux abords des établissements scolaires
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la question de la violence scolaire est passée du statut de sujet tabou parfois objet de déni au rang de question sociale générant une mobilisation croissante des pouvoirs publics.
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le code de l’éducation le droit des élèves à suivre une scolarité sans harcèlement en se montrant particulièrement inquiet à l’égard du cyberharcèlement qui progresse du fait de l’utilisation des réseaux sociaux par les jeunes.
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en renforçant la formation, en veillant à la mise en place d’un plan de prévention
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une dimension éducative dans le prisme du tout sécuritaire en montrant que cette approche est non seulement totalement inadaptée à la réalité de la violence au quotidien mais contribue au renforcement des pratiques d’exclusion
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le bras armé de la lutte contre la violence scolaire en étant « une structure pérenne et opérationnelle associant la connaissance scientifique et l’action »
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installe une « délégation ministérielle chargée de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire » dirigée par Éric Debarbieux.
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12 novembre 2012 pour que Vincent Peillon dévoile son dispositif de lutte contre les violences scolaires
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reconfiguration de la problématique avec le passage d’une conception intrusive des violences scolaires associé à des modes de réaction et de gestion guidé par l’émotion à celle de microvictimations répétées au sein même de l’école
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le ministère fait de la prévention et de la lutte contre le harcèlement une de ses priorités et un plan d’action global se met en place
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des actes est constitué par la succession répétée de petits faits
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la rentrée scolaire 2011 ». Ainsi le terme « harcèlement » est propulsé sur le devant de la scène
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Contrairement à certains pays européens ou nord-américains qui ont largement avancés sur la question du « scholl bullying » tant sur le plan de la recherche (Olweus, 2004) que des politiques publiques de prévention, la France – malgré des travaux récents (Debarbieux, 2011), (Catheline, 2008), (Bellon et Gardette, 2010) – ne s’est pas dotée d’outils ou de dispositifs de lutte contre ce phénomène
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mission du 4 janvier 2011 pour établir un état des lieux et mettre à jour des directions pour l’action sur la question du harcèlement scolaire
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la volonté de mettre en place tous les deux ans une enquête de victimation est révélatrice de cette évolution.
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Même si ces déclarations publiques n’annoncent pas une révolution conceptuelle, ce débat national a rappelé le caractère polymorphe des violences et la multiplicité des facteurs en cause
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Fidèle à la conception exogène de la violence scolaire, il est préconisé le développement des Équipes Mobiles de Sécurité (EMS) avec un doublement des effectifs
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les travaux montrent que l’essentiel des violences scolaires est constitué de « petits faits » qui se répètent et dont les élèves sont les principales victimes.
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deux faits divers particulièrement graves concernant l’intrusion d’une bande de jeunes dans un lycée à Gagny (10/03/2009) et l’agression d’une enseignante à Fenouillet (15/05/2009).
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15 décembre 2005, le traitement médiatique de l’agression au couteau d’une enseignante à Étampes précipite encore l’idée d’une « sanctuarisation » des établissements
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une école exclusivement victime de violences exogènes s’impose de nouveau et il s’agit de lutter contre sa porosité supposée et la dangerosité du quartier.
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’une plus grande judiciarisation avec l’utilisation préconisée de vidéosurveillance jusqu’à des « fouilles inopinées des élèves »
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présence policière accrue
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Les plans suivants (Darcos5 1 en 2002 ; de Robien en septembre 2006 ; Darcos 2 en janvier 2008 et Darcos 3 en avril 2009) mettront plutôt l’accent sur le volet répressif
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Une succession de plans de « sanctuarisation » (octobre 2002/avril 2009)
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a prise en compte et de la protection des victimes
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cinq autres ministères2
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Il faut donc retenir que pour la première fois une vraie attention est portée aux victimes
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Ce dispositif nouveau fait entrer dans l’école pour la première fois des mesures chargées de faire respecter la loi dans des conditions très précises au lieu de règles concernant l’apprentissage.
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Les premières mesures spécifiques
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le Ministère de l’Éducation Nationale (D.E.P.) et par le Ministère de l’Intérieur (Institut des Hautes Études de la Sécurité Intérieure, I.H.E.S.I.) (Charlot et Emin, 1997)
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la pression médiatique
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en 1994 que pour la première fois en France est élaboré à propos de la violence à l’école, un vaste programme d’études empiriques témoignant de la volonté de l’État de s’engager plus avant dans l’appréhension et le traitement du phénomène.
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premiers « plans »
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problèmes posés par la définition de l’objet et à l’exploitation quantitative des données disponibles disparates.
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de nouveaux rapports beaucoup plus spécifiques et mieux ciblés que les précédents.
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le début des années 90 pour que les pouvoirs publics commencent à se mobiliser de façon spécifique dans l’école
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Il faut souligner la volonté ministérielle de vouloir quantifier les faits avec tous les problèmes liés à la définition des faits.
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les premières mesures ciblées sont à l’initiative de Michèle Alliot-Marie et date de 1986 ; l’accent est alors mis sur la création de comités d’environnements sociaux, sur la lutte contre les conduites addictives et le renforcement des liens entre Police, Justice et Éducation Nationale
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70 que les liens entre la violence juvénile et l’école vont commencer à faire l’objet d’études et de nombreux rapports
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Aujourd’hui, la violence à l’école est plutôt considérée comme un phénomène spécifique qui ne doit pas être confondu avec la délinquance juvénile même si elle y participe
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(police, justice) soient sollicitées à des fins de préventions et de traitements
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La violence ne pouvait être conçue que provenant de l’extérieur favorisant ainsi l’image d’une « école agressée » (Dumay, 1994) .
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aux manifestations lycéennes de novembre 1990 que l’on voit apparaître les prémices de la création d’un objet de recherche singulier accompagné des premières mobilisations des pouvoirs publics
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années 80 et malgré les premières médiatisations des violences urbaines, la violence scolaire n’est guère étudiée en tant que telle.
A l'époque on parle davantage de violences urbaines et non pas encore de violence scolaire (cette notion de violence scolaire est taboue, reste un sujet qu'on ose pas parler (dévoiler ?))