"Le projet frégéen d'une théorie du monde provient de la volonté de réformer la langue naturelle pour obtenir des raisonnements sûrs et fiables sur les objet du monde. D'une langue ambiguë et imprécise, on obtient une langue artificielle univoque et précise." Bachimont, B. (2007). Ingénierie des connaissances et des contenus : Le numérique entre ontologies et documents. Hermes science publications. p. 111
"En résumé, les propriétés qu'on exige d'un système notationnel sont la non-ambiguité, la disjointure et la différence syntaxique et sémantiques. Il ne s'agit en aucune façon de simple recommandations pour rendre une notation bonne et utile mais ce sont les traits qui distinguent les systèmes notationnels - bon ou mauvais - des systèmes non notationnels." Goodman, N., & Morizot, J. (1990). Langages de l’art : Une approche de la théorie des symboles. J. Chambon. p. 191
"Dans ce cas limite d'un langage spécialisé de logique formelle, le but est diamétralement opposé à celui de pouvoir moduler le sens d'un mot à l'aide de son contexte : on y cherche au contraire l'unicité stricte de la signification de chaque signe d'étiquetage, afin d'assurer aux trajets déductifs une rigueur parfaite, à l'abri de toute ambiguïté.[...] Si dans le cadre de tel ou tel langage spécialisé on veut disposer d'un référent non ambigu du mot 'réel' alors il ne faut pas rechercher ce référent, il ne faut pas vouloir le découvrir, il faut le CONSTRUIRE." Mugur-Schächter, M. (2009). L’infra-mécanique quantique : Une révolution épistémologique révélée dans les descriptions de microétats. Dianoia. p. 36
"L'indexicalité n'est pas, dans cette optique, un "défaut" des langues naturelles, mais une propriétés. Aussi bien, la réduction qui consiste à substituer des énoncés "objectifs" (i.e; dénués d'ambiguïté) à ces énoncés "naturellement" indexicaux serait nécessairement vouée à l'échec." Amiel, P. H. L. (2010). Ethnométhodologie appliquée : Éléments de sociologie praxéologique. Presses du LEMA. p. 50
"Rappelons pourtant qu’un même plan de réel observable peut générer, via des choix divers de propriétés qualifiantes, des regards divergents, quoique tous recevables en termes de représentation valide, quant à une même réalité. Une<br />
représentation ou une vue relèvent ainsi d’un choix parmi une infinité potentielle de possibles." Leleu-Merviel, S. (2010). Le sens aux interstices, émergence de reliances complexes. Complexité 2010, http://www.trigone.univ-lille1.fr/complexite2010/programme/B2.4-T_Leleu.pdf. http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00526508 p. 18
Difficle de trancher la bonnne et la mauvaise définition sauf peut-être en concevant une éthique évaluant leurs puissances existentielles :
"sera dit bon (ou libre, ou raisonnable, ou fort) celui qui s'efforce, autant qu'il est en lui, d'organiser les rencontres, de s'unir à ce qui convient avec sa nature, de composer son rapport avec des rapports convenables, et, par là, d'augmenter sa puissance. Car la bonté est affaire de dynamisme, de puissance, et de composition de puissances. Sera dit mauvais, ou esclave, ou faible, on insensé, celui qui vit au hasard des rencontres, se contente d'en subir les effets, quitte à gémir et accuser chaque fois que l'effet subi se montre contraire et lui relève sa propre impuissance." Deleuze, G. (2003). Spinoza. : Philosophie pratique ([Nouv. éd.]). Editions de Minuit. p. 35