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  1. Nov 2019
    1. La lecture représente parfois un point de départ, un catalyseur pour la création – et donc une porte vers l’ouverture :

      […] l’exaltation qui suit certaines lectures ait une influence propice sur le travail personnel, on cite plus d’un écrivain qui aimait à lire une belle page avant de se mettre au travail. Emerson commençait rarement à écrire sans <mark>relire quelques pages de Platon</mark>. Et Dante n’est pas le seul poète que Virgile ait conduit jusqu’au seuil du paradis. (p. 180)

    2. Chez Proust, la lecture prend la forme d’un appareil dialogique (figures lectrice et autrice en dialogue), continuellement dynamique et indéfiniment ouvert.

      […] il y a une société qui nous est <mark>continuellement ouverte</mark> de gens qui nous parleraient aussi longtemps que nous le souhaiterions […] (p. 173)

      Nous ne pouvons platement « recevoir » la vérité; nous devons la faire naître nous-mêmes (processus dynamique!) :

      Mais par une loi singulière et d’ailleurs providentielle de l’optique des esprits (loi qui signifie peut-être que nous ne pouvons recevoir la vérité de personne et que <mark>nous devons la créer nous-mêmes</mark>) […] (p. 177)

      L’ouverture de sens est actualisée par la lecture.

      Le caractère dynamique de cette activité est dénotée par l’« incitation » – incitation à poursuivre la sagesse après celle de l’auteur :

      C’est là, en effet, un des grands et merveilleux caractères des beaux livres […] que pour l’auteur ils pourraient s’appeler « Conclusion » et pour le lecteur « Incitations ». (p. 176)

    1. personne n’ait d’explication définitive à ce sujet

      L’ouverture de sens est probablement plus intéressante qu’une pièce au sens fermé; c’est d’ailleurs ce qui caractérise (notamment) le théâtre contemporain.