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  1. Last 7 days
    1. Nos objectifs, une fois correctement énoncés, nous permettent la plupart du temps de choisir une famille de formats. Les contraintes techniques, économiques, les choix politiques, les usages d’une communauté suffisent à affiner ce premier tri. Aussi ne sommes-nous pas toujours aussi libres que nous pourrions le souhaiter.

      Quels genres de choix politiques à faire dans le choix de formats?

    2. Quand on copie une portion de document dans une application (navigateur, par exemple) et qu’on la colle dans une autre (traitement de texte ou courriel, par exemple), via une zone d’échange appelée « tampon », le format de ce qui est copié peut être plus ou moins conservé. Si le maintien du format compte, on utilisera plutôt les fonctions de conversion explicite (en import ou en export) des logiciels en question.
    3. Les formats OpenDocument et Office Open XML des suites bureautiques d’Open Office et de Microsoft Office reposent ainsi sur XML.

      Est-ce qu'il en est de même pour le format PDF?

    4. on parle alors de « format opaque » ; les données ne peuvent donc être utilisées que par leur application d’origine, ce qui pose de nombreux problèmes de compatibilité et de portabilité.

      Comment l'emprise des entités privées sur les formats pose problème...

  2. Dec 2022
    1. la boîte « HTML » contient les boîtes « head » et « body ».

      Que font ces boîtes head et body?

  3. Nov 2022
    1. Chez un particulier, l’ordinateur familial sera plutôt connecté au réseau de son fournisseur d’accès à Internet, notamment par ADS

      Qui vont ensuite où?

    2. Pour des communications entre machines, on n’utilise pas le terme de convention mais celui de « protocole », et ce sont ces protocoles (ou du moins une partie d’entre eux) qui seront détaillés dans ce chapitre.

      La comparaison avec des conventions aide grandement à comprendre les protocoles...!

    1. En d’autres mots, les contraintes qui se sont souvent exercées sur le champ des questions intéressantes et possibles viennent de s’amoindrir de manière extrêmement significative.

      Dans l'absence de ligne éditoriale on comprend mieux son rôle et ses raisons d'être...

    2. Les combats autour du libre accès, on peut le prédire avec assurance, vont se poursuivre et se multiplier pendant encore bien des années, en fait jusqu’à ce que la communication scientifique trouve enfin un nouveau point d’équilibre

      Où en sommes-nous, donc, presque 10 ans plus tard?

    3. La variété fluctuante des politiques de dépôts effectivement concédées par les maisons d’édition conduit à démobiliser les chercheurs. L’entretien passif d’une zone de confusion par les maisons d’édition est clair : les auteurs autoarchivent peu, autour de 10-20 % du total possible.

      Mais à quoi servent les recherches si elles ne sont pas déposées pour être citées / utilisées? Où vont-elles?

    4. Les chercheurs sont en fait des lecteurs subventionnés ; mais, ne payant pas la note, ils ignorent souvent la structure économique soutenant une importante section des publications savantes.

      De l'envers économique à la recherche... Comment adapter au virage numérique une facture subventionnée?

    5. Le libre accès ne peut réellement exister sans numérisation ni réticulation.

      Est-ce que ce n'est pas justement une des raisons mêmes de la création des réseaux? Du moins du web?

    1. En conclusion, l’édition a quitté l’ère du patrimoine et de la transformation du capital symbolique en capital économique pour entrer dans l’ère des « services transactionnels » à usage immédiat. Qu’il s’agisse de plaisir ou de formation, de loisir ou de compétences spéciales, il ne s’agit plus de « transformation » mais bien d’« application ». Selon l’adage de McLuhan, il s’agit bien du médium comme message. L’édition numérique devient avant tout une « boîte à outils » produite par des « ingénieurs » et des « techniciens » pour des publics différenciés et identifiés, segmentés.

      Mais est-ce qu'il n'y a vraiment qu'une dévalorisation de l'édition avec la numérisation? Il me semble qu'il y a, en parallèle, un mouvement de revalorisation de la culture littéraire qui, bien qu'elle se défait du marché du livre, redore la lecture pour tous...

    2. Le débat des idées y perd une part considérable de son audience.

      perte de revenus à perte d'audience...

    3. Regardons du coté de l’information générale. Wikipédia restitue aux lecteurs les connaissances dès qu’elles ont été diffusées. Autant dire que cette encyclopédie et les divers sites gratuitement accessibles sur tous les sujets posent un sérieux problème d’obsolescence pour une grande partie des ouvrages généraux imprimés. La chaîne commerciale est fragilisée, car les chiffres d’affaires des réseaux de librairies générales étaient largement faits de ce genre d’ouvrages.

      Le rapport à l'information de masse qui modifie grandement les revenus d'endroits spécialisés...

    4. Le secteur de l’édition fait donc face à une adaptation d’ensemble, sans compter qu’il n’existe que peu d’éditeurs qui puissent dépenser en continu les sommes requises pour populariser leur production dans les circuits médiatiques.

      Les enjeux d'adaptation des maisons d'édition en matière d'édition, oui, mais aussi en vue d'une commercialisation!

    5. Ici, les maisons d’édition sont étroitement imbriquées avec le secteur des médias : certains auteurs relèvent du show business le plus outrancier, mais ils rapportent.

      Il me semble que les auteurs deviennent même de plus en plus des personnalités publiques avec les médias, les comptes d'auteurs, l'image publique, etc.

    1. Le web des données ouvre à la fois plus de possibilités, mais limite aussi les capacités intrinsèques de vérification. La question du contexte de validation de l’information demandera au contraire de nombreux travaux en fonction de nouvelles confrontations pour éclairer précisément les garanties que l’on est en droit d’attendre.

      Dans un contexte de désinformation de masse...

    2. Mais toute erreur ou approximation introduite en amont se retrouve en aval et peut vicier définitivement des raisonnements apparemment bien construits.

      Donc c'est un système duquel se méfier?

    3. l est important d’insister sur le double aspect technique et humain du web sémantique. Tim Berners-Lee pose comme principe que si, par le passé, on partageait des documents, dans l’avenir, on partagera des données.
    4. Le web des données correspond au besoin de traiter toute donnée liée (linked data), tout tableau à double entrée, toute corrélation ou fonction numérique. Cela correspond également au besoin étendu de recourir à des traitements automatiques de données « lisibles par les machines » pour tout système (dynamique) produisant des données, capteurs, enregistreurs de flux, systèmes d’objets, marchandises, processus de production, statistiques financières, etc.

      C'est énorme

    5. Ces résultats de recherches, lisibles pour des humains, sont « illisibles » pour les robots de requête. On parle alors de « web profond », dont les contenus restent opaques pour les machines interprétant HTML.

      C'est de là que fût créé SQL?

    6. outes ces informations, dispersées sur la toile, peuvent être liées à « Victor Hugo », résultat d’une inférence logique automatique. Ces données liées dans un domaine particulier se nomment « jeu de données » (dataset).

      C'est très cool

    7. Les conditions requises supposent donc une standardisation des métadonnées, par exemple dans le format MARC (MAchine-Readable Cataloging, le standard de description bibliographique développé par la Library of Congress dans les années 1960).
    8. On conçoit qu’une telle expansion et dynamique de liberté de l’information bouleverse l’ensemble des pratiques humaines localisées ou restreintes où le document écrit (mais aussi tout enregistrement sonore ou visuel, multimédia) était cantonné. Par exemple, l’affranchissement de l’information économique numérique devient le vecteur de la mondialisation des échanges, dérégulant de nombreux domaines protégés ou contrôlés.
    9. Le modèle documentaire est alors clairement celui d’une bibliothèque distribuée, sans murs, autrement appelée bibliothèque virtuelle ou numérique, mais où l’information n’est pas classée de façon hiérarchisée, dans un arbre, mais distribuée en graphe (il existe autant de relations non hiérarchisées que de liaisons possibles entre les documents ou des parties de ces documents).

      Mais l'information est réellement classée dans un endroit? Ou c'est plutôt une image pour exprimer comment elle est accesible?

    1. C’est le danger entraperçu par Nicholas Carr9, par exemple, quand il déclare que la facilité d’accès aux contenus et leur multiplicité engendrent une fragmentation de l’attention et une incapacité à suivre des argumentations complexes. La réflexion théorique devrait aider à éviter ces écueils et ce déterminisme.

      De concevoir les dangers liés à l'absence de réflexion théorique.

    2. on peut parler d’une véritable « conversion numérique6 », un changement culturel qui peut être comparé à une conversion religieuse, car le numérique, comme une religion, touche à l’ensemble de notre vision du monde.

      La conversion numérique (au sens de changement de manière de faire) est-elle attribuable à une conversion de manière de penser? Intéressant comme allusion.

    3. Pour le dire autrement, les humanités numériques doivent développer une réflexion sur la façon dont les outils numériques changent la recherche en sciences humaines, mais aussi mettre en place une recherche théorique sur ce qu’est le numérique lui-même.

      La nécessité d'une méta réflexion.

    4. il devient aussi un objet de recherche et, finalement, une technique qui modifie l’ensemble de nos pratiques au-delà de la communauté savante et, plus généralement, notre façon de voir le monde.

      L'effet immense d'Internet sur la manière de concevoir le monde... Représentatif dans la recherche. (Les moteurs de recherche - la recherche des communautés savantes.)

    5. La maturité des travaux, découlant de plusieurs décennies de recherche, atteste d’une intégration suffisamment poussée de l’aspect scientifique (évoqué par le terme « Computing ») aux sciences humaines. Cette intégration est désormais claire et il est possible de s’émanciper de la référence directe à l’outil informatique : le nom de l’approche peut lui-même changer pour indiquer cette évolution
    6. Ainsi, on parle à l’époque de literary and linguistic computing, c’est-à-dire d’une discipline qui met les outils informatiques à disposition des sciences humaines pour augmenter la capacité d’analyser des textes grâce à la puissance de calcul des premiers ordinateurs.

      La nécessité d'attribuer les objets numériques et leur utilisation à des domaines...

    7. Il s’agit, en d’autres termes, de créer des liens entre des textes

      Quels types de liens? Seulement des liens physiques (d'une connection par le dispositif)?

    1. Parmi ces espaces d’activités collectives, il faut noter l’importance des jeux comme World of Warcraft, qui compte 8 millions de joueurs, avec une tendance à intégrer de manière de plus en plus importante les joueurs dans la conception et le renouvellement des jeux

      Les diverses avenues que prend la dimension collective du web.

    2. De la même façon que les structures de gestion d’Internet se sont constituées de manière informelle et en dehors des structures de normalisation internationales, Tim Berners-Lee propose de monter un consortium ouvert pour gérer l’évolution du chantier sans fin du web : le World Wide Web Consortium (W3C) naît en 1994 et assure toujours la promotion de l’interopérabilité et la standardisation des technologies web.

      La dimension interactive du web ayant besoin d'être traitée de façon collective semble poser un réel problème.

    3. Rapidement, et parce que tout est ouvert et documenté, d’autres navigateurs sont développés avec, cette fois, des possibilités d’interaction de plus en plus sophistiquées et en particulier la possibilité du clic de souris

      Intéressant d'entrouvrir vers les rapports entre les nouvelles possibilités (physiques) d'interaction et l'agrandissement du web.

    4. En 2009, après plusieurs controverses mondiales, l’ICANN cesse d’être uniquement contrôlé par les États-Unis, mais est piloté par une gestion intergouvernementale (Governmental Advisory Committee).

      La propulsion toujours plus grande vers l'interconnexion.

    5. The Well utilise alors ces outils pour rassembler une communauté très dynamique autour d’une liste de diffusion. Il s’agit là du tout premier réseau social.

      Comment cela prennait-il forme?

    6. L’idée d’IBM est de permettre à ses utilisateurs d’installer facilement ce qui est développé par d’autres sur ses propres machines, mais c’est aussi la possibilité pour d’autres de cloner rapidement et efficacement sa propre machine avec des logiciels attractifs. Le phénomène des ordinateurs personnels, intégrant ensuite un nombre étonnant d’innovations, d’interactions, de design, de logiciels, etc. fournit les conditions alors suffisantes pour qu’Internet devienne le support d’interconnexion d’un nombre toujours plus grand d’utilisateurs d’ordinateurs personnels.

      Mais, à ce point-ci, les ordinateurs constituent-ils déjà une immense source de revenus? Ou c'est plutôt l'engouement pour l'innovation et la possibilité d'interconnexion qui pousse l'invention et la vente aux particuliers?

    7. Visicalc (1979) marque un tournant en fournissant à l’utilisateur non informaticien la possibilité de concevoir des traitements, de réaliser des calculs : la feuille de calcul est née.

      Un tournant vers le côté plus pratique au quotidien de l'ordinateur (donc pour tous).

    8. Chacun peut alors développer librement de nouveaux logiciels et de nouveaux périphériques.

      pareil

    9. Les groupes hippies considèrent l’ordinateur comme un outil de réalisation personnelle et appellent dès 1972 à créer la Compagnie informatique du peuple (People’s Computer Company). C’est dans cet état d’esprit que Steve Wozniak introduit le premier Apple I au Homebrew Computer Club, et c’est avec l’Apple II, en 1977, que la notion d’ordinateur personnel, installé par la personne à partir d’éléments très simples à assembler, s’impose

      Intéressant, encore, de pouvoir ramener la création des ordinateurs à un état d'esprit ou un idéologie du public, de la collectivité.

    10. ils proposent des Request For Comments (RFC). Il s’agit pour Steve Crocker et ses amis de laisser ouvertes au maximum les possibilités de participation des pairs pour améliorer le protocole.

      La dimension déjà collaborative (comme nécessaire).

    11. La route peut alors être redéfinie dynamiquement à chaque nœuds si la route optimale précédemment calculée n’est plus disponible, de manière à chercher par tous les moyens à router le message vers un autre nœuds à même de le faire progresser vers sa destination : routage dit de la « patate chaude »

      Pourquoi dit de la "patate chaude"? Parce qu'il peut changer de route optimale rapidement?

    1. L’univers numérique laisse même déjà présager un avenir où, tout en aménageant un espace virtuel (pages, sites, plateformes numériques, etc.) préservant l’ensemble des fonctions éditoriales, la nécessité de ce que l’on appelle aujourd’hui une « maison d’édition » sera sans doute remise en question, voire appelée à disparaître. Autant de changements auxquels les métiers traditionnels de l’édition – et d’abord celui de l’éditeur lui-même – sont appelés à faire face dans l’urgence. Entrer en édition, affirme Nyssen, « c’est entrer dans la crise. Et c’est fort bien ainsi. La crise attire la détermination16 ».

      Avec la notion de crise de l'édition, mais surtout avec la remise en question de l'architecture de l'édition, de ces fonctionnements que l'on vient de dépeindre.

    2. ce sont davantage les concentrations économiques dans le milieu éditorial et la systématisation d’un « marketing forcené » qui remettent plus sérieusement en question « le rôle public de l’édition et ses métiers éditoriaux comme espace et lieux de communication du savoir et de la connaissance14 ».

      Raligne les enjeux économiques de l'édtion à ceux de la numérisation de façon pertinente (voire inquiétante).

    3. On a longtemps dit de l’éditeur qu’il était le « banquier symbolique » de l’écrivain, mais cette métaphore financière dit aussi tout le poids d’un certain capital symbolique qui relève d’abord et avant tout de la responsabilité de l’éditeur, gage précieux dans l’univers virtuel.

      Constat intéressant quant au rôle éditorial

    4. il faut en effet rappeler que l’éditeur fait son « apparition » dans la société « au moment où se crée un espace public pour la littérature10 ».

      De comprendre la dimension publique de l'édition en ce sens.

    5. À la participation traditionnelle de l’éditeur aux divers salons du livre et foires internationales, à la présence espérée d’un auteur dans les médias traditionnels (critiques littéraires dans la presse écrite, les revues et les magazines culturels, émissions littéraires à la radio et à la télévision) s’ajoute aujourd’hui la nécessité de plus en plus incontournable d’assurer une diffusion efficace du livre sur Internet et dans l’ensemble des réseaux sociaux.

      La place de plus en plus importante que prennent les réseaux sociaux dans le milieu éditoriale pourrait être davantage déconstruite!

    6. C’est dire, somme toute, qu’il remplit par là un rôle social en assurant le développement et la pérennité de la vie intellectuelle, littéraire ou, plus largement, culturelle de la société. Plus encore, cette « médiation éditoriale inscrit le texte dans un projet d’entreprise et l’insère dans un processus de communication sociale qui lui donne un sens8 ».
    7. Sans chercher à surestimer l’importance de la valeur esthétique d’un livre, sa présentation matérielle (qualité de l’impression, choix des papiers et cartons), sa signature graphique (élégance, recherche du design, esthétique générale) sont pourtant eux aussi responsables de la signature et de l’image (de marque) de la maison d’édition. Loin d’être négligeables, ces facteurs peuvent donc s’avérer un atout indéniable. Et s’il est certain que la dimension économique (financière) revêt, en ce cas, une importance réelle, plusieurs maisons d’édition de petite taille parviennent néanmoins à produire des livres de qualité, témoins en cela d’une attention portée à l’ouvrage bien fait

      Il me semble qu'il faut, au contraire, prendre particulièrement en compte la charge de l'esthétique d'un livre dans la conception de sa place dans le milieu culturel. Est-ce vraiment qu'une "attention portée à l'ouvrage bien fait" qui amène une maison d'édition à produire des livres de qualité esthétique? Ces choix ont pourtant des conséquences sur la mise en marché et sur l'aspect "abordable" (dans tous les sens du terme) du livre...

    8. C’est le cas de la révision et de la correction des textes, tâches des plus importantes qui sont presque toujours confiées à des correcteurs externes, ou de la traduction, également confiée à des professionnels lorsqu’elle s’impose, ou encore du travail de coordination entre ces divers intervenants, l’éditeur et l’auteur, dont est souvent chargé le secrétaire d’édition.

      Pourquoi ces tâches dites "des plus importantes" sont donc confiées à des personnes externes? Quels effets cela a-t-il sur la transmission éditoriale?

    9. Que l’éditeur soit seul à effectuer le « tri » parmi les textes et documents reçus ou que cette tâche soit confiée, en tout ou en partie, à des lecteurs extérieurs ou à un comité de lecture (dans le cas de maisons d’édition de plus grande taille), ce sont donc ces intérêts, ces choix esthétiques et/ou idéologiques, une certaine ligne ou politique éditoriale, qui influenceront de manière déterminante le processus de sélection des textes retenus

      Intéressant de noter comment les choix éditoriaux ne sont pas anodins et ont des répercussions sur le milieu culturel et idéologique.

    10. Vu de l’extérieur, le monde du livre revêt parfois une « aura quasi mystique5 » permettant à ses artisans d’entretenir une figure « mythologique » de l’éditeur, pour lequel « la découverte est à la conquête ce que l’invention est à la production : la manifestation de son autorité, ce par quoi lui sont reconnus le mérite de la révélation et le privilège de la propriété6 ».

      Cette mythification du rôle éditorial n'a-t-elle pas des répercussions sur son autorité (voire, sa trop grand autorité)?

    11. C’est cette « contre-signature » à la fois financière (économique) et idéologique qui, dans une certaine mesure, fait d’un manuscrit un livre et d’un écrivain un auteur. En d’autres mots, les éditeurs sont ceux qui parviennent à concilier l’homme de lettres et l’entrepreneur, le « serviteur de la pensée française »

      Considérons nous ici que le rôle éditorial en est surtout un d'alignement idéologique des pensées en général? Je ne suis pas sûre de discerner cette vision de l'édition de ce que le web peut faire sur ses contenus...

    12. Le spectacle inquiétant que nous offre aujourd’hui le monde de l’édition, dont la surproduction n’est hélas qu’un des tableaux, nous rappelle à tout le moins que le capital financier investi par un individu ou un groupe de communication ne saurait à lui seul suffire de légitimation, de caution, à un texte, à un manuscrit ou à un document.

      De considérer la production par capital financier comme s'installant de plus en plus en tant que légitimation des contenus (du web).

    13. Cette fonction devient encore plus importante à l’ère du web, alors que, dans la surabondance des contenus, le lecteur ne peut que se perdre s’il n’est pas guidé par une fonction éditoriale

      Comment se fait-il alors que l'on ne concoive pas encore aujourd'hui l'importance de ce rôle en fonction des enjeux numériques?

  4. Sep 2022
    1. qu’il permette des objets multimédias,

      Comment la multiplicité du numérique permet-elle des objets multimédias?

    2. L’espace a changé, même quandl’outil n’est plus là. Et nos valeurs ont changé, nos priorités,toutes nos structures mentales. La transformation nous ainvestis de façon totale.

      Fascinant de concevoir les effets du numérique sur la conception du monde même dans l'absence de ses manifestation physiques.

    3. Un homme numérique n’est passimplement un homme qui se sert d’outils numériques,mais un homme différent, qui fonctionne différemment,qui a un rapport différent avec ce qui l’entoure : l’espace, letemps, la mémoire, la connaissance...

      Particulièrement en ce qui est question de l'utilisation d'outils numériques lors d'événements (notamment lors de débats éléctoraux), la conception et le fonctionnement de soi dans le monde change considérablement.

    4. lenumérique est l’espace dans lequel nous vivons. Il ne s’agitplus d’outils au service des pratiques anciennes, mais d’unenvironnement dans lequel nous sommes plongés, quidétermine et façonne notre monde et notre culture

      Une conception du numérique certainement peu instinctive mais semble justement redéfinir notre rapport au monde.

    5. Dans lecas d’un enregistrement numérique, cette distinction n’estpas possible. Une cassette est une copie d’un vinyle ; un CDn’est pas une copie du CD original, car il est absolumentindistinguable de celui-ci

      Intéressant que l'on ne puisse considérer comme une copie la reproduction numérique. Cela amène à penser la problématique du plagiat alors de la reproduction infinie et indistinguable des savoirs. Le numérique faciliterait voire promouverait-il l'absence de propriété ou de primauté intellectuelle?

    6. Mais ce monde est apparemment – et dans l’accep-tion la plus banale du mot « virtuel » – opposé au monderéel. Nos usages d’aujourd’hui nous obligent de constaterqu’il n’y a rien d’irréel dans l’environnement numérique.

      Qu'en est-il de l'avènement des réalités virtuelles?

    7. celle dessciences de la communication, justement, qui a tendance àanalyser les pratiques numériques essentiellement commedes pratiques de communication et d’information.

      Est-ce parce que les recherches et théories autour du numérique depuis son avènement furent essentiellement prises en charge par les domaines de la communication (voire leur ont été attribuées) plutôt que par des domaines plus culturels? Et est-ce que cela contribue encore à la conception que nous avons des pratiques numériques?

    8. Éditer un contenu ne signifiepas seulement le choisir, le légitimer et le diffuser, maisaussi lui donner son sens propre en l’insérant dans uncontexte technique précis, en le reliant à d’autres contenus,en le rendant visible grâce à son indexation, à son référen-cement, etc.

      Me semble être une idée clé dans la conception de l'édition numérique.

    9. Ensuite, l’éditeur seporte garant de la validité et de la qualité de ces contenus :il met en place des processus d’évaluation et confère de lacrédibilité aux ouvrages qu’il publie

      Quant à la crédibilité que confère le rôle éditorial aux contenus: cette relation n'est-elle pas à double-sens? C'est-à-dire que les contenus sont aussi garants de la validité et crédibilité de l'éditeur ou éditrice?

    10. nous ne pouvons que constater la crise de cemodèle et la difficulté d’en proposer un nouveau.

      Intéressant de concevoir la distribution et production des savoirs en vertu du modèle économique et important de noter les effets des uns sur l'autre à l'ère du numérique (ou comment la numérisation renverse l'emprise de l'économie sur les savoirs).

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