- Jan 2025
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synthèse détaillé basé sur les sources que vous avez fournies.
Document de Synthèse : Automutilations Non Suicidaires
Introduction
Ce document de synthèse examine les principaux thèmes et informations clés concernant les automutilations non suicidaires (NSSI), tirés de l'épisode de podcast "Apprendre à aider" de Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) France.
Il explore la nature des NSSI, leurs causes, les approches d'aide et de soutien, et l'importance de la formation en secourisme en santé mentale.
1. Définition et Types d'Automutilations Non Suicidaires
Définition: Les NSSI sont des blessures physiques intentionnelles infligées à soi-même sans l'intention de mourir. Elles sont une forme de comportement autoagressif.
"L'automutilation se caractérise par des blessures physiques directes plus ou moins sévères qu'une personne s'inflige à elle-même avec ou sans intention suicidaire."
Types fréquents :
- Scarifications (incisions superficielles de la peau)
- Égratignures
- Coups intentionnels contre une surface dure
- Coups de poing et claques
- Morsures
- Brûlures
« il existe différents types d'automutilation la plus fréquente c'est se couper avec un objet quelconque aigu une lame de rasoir ou tout autre objet tranchant mais il y a tout un ensemble de automutilation possi comme se frapper se mordre se tirer les cheveux se gratter des plai se tirer des petx donc toute stratégie qui permet de d'infliger volontairement une blessure au corps »
2. Prévalence et Facteurs de Risque
Âge d'apparition: Les NSSI apparaissent le plus souvent à l'adolescence (autour de 13-14 ans), avec un pic autour de 18 ans, et peuvent persister à l'âge adulte.
"globalement les automatisations apparaissent autour de 13 ou 14 ans avec un pic autour de 18 ans mais on peut dire que globalement les automutilations sont observées dans la période entre 13 et 20 25 ans 28 ans"
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Prévalence chez les jeunes : On estime que 12 à 35% des jeunes sont concernés par des comportements auto-punitifs comme les scarifications.
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Augmentation chez les filles et jeunes femmes : Un rapport de 2024 indique une augmentation notable des actes d'automutilation chez les filles et les jeunes femmes.
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Troubles associés : Les personnes qui s'automutilent ont cinq fois plus de risque d'être concernées par un trouble dépressif.
"les personnes qui pratiquent l'automutilation ont cinq fois plus de risque d'être concerné par un trouble dépressif"
- Facteurs de risque: Faible estime de soi, difficultés à réguler les émotions, sentiment de désespoir, difficultés à trouver des solutions, image corporelle négative et culpabilité.
3. Raisons et Fonctions des Automutilations
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Régulation émotionnelle: Les NSSI sont souvent utilisées pour soulager une souffrance émotionnelle intense et des ressources limitées pour y faire face. Elles peuvent être perçues comme un exutoire.
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Prévention du suicide: Dans certains cas, l'automutilation peut prévenir un acte suicidaire en évacuant l'idée de suicide.
"parfois chez les mêmes sujets la il peut y avoir aussi des sujets suicidaires mais dans un certain nombre de situations les automutilisations protègent permettent d'évacuer l'idée de suicide"
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Sentiment d'être vivant: La douleur peut ramener une personne à la conscience de son corps, se sentir vivant et présent (en particulier chez les personnes avec des sentiments de dissociation).
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Communication: Les NSSI peuvent être une manière d'exprimer sa détresse et d'attirer l'attention, souvent de manière non intentionnelle.
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Évitement: Elles peuvent être utilisées pour éviter des situations stressantes ou difficiles.
4. Le Lien entre Automutilation et Suicide
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Pas une intention suicidaire: Il est important de souligner que les NSSI ne sont pas motivées par l'intention de se donner la mort, bien qu'il puisse y avoir une continuité entre les pensées suicidaires et les passages à l'acte pour certaines personnes.
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Facteurs de risques communs : Les facteurs de risque pour l'automutilation et le suicide sont très proches (faible estime de soi, difficultés à réguler ses émotions, etc.).
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"les raisons enfin les facteurs de risque présents dans les autromutilations sont quasiment les mêmes que ceux qui sont présents dans les comportements suicidaires les suicidaires"
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Différenciation nécessaire: Malgré les similitudes, la majorité des adolescents qui s'automutilent ne tenteront jamais de se suicider.
5. Approches d'Aide et d'Intervention
- Posture du secouriste:
Réguler ses propres émotions pour éviter la sur-implication ou la banalisation. "la première chose je dirais c'est réguler sa propre expérience de secouriste c'est-à-dire garder un niveau émotionnel qui permette de ne pas être ni dans la surinchè nous ni dans la banalisation"
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Faire preuve de curiosité et d'empathie pour comprendre l'expérience de l'adolescent sans jugement.
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Écoute active: Explorer avec la personne la fonction des automutilations, les émotions qui précèdent l'acte, les déclencheurs, le contexte, etc.
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Stratégies d'atténuation
La règle des 15 minutes : aider l'adolescent à passer les périodes de crise émotionnelle intense qui peuvent durer 10-15 minutes.
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Techniques de respiration, utilisation du froid (glace sur les bras, eau sur le visage), rappels d'images positives, etc.
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Recourir à des activités alternatives : écouter de la musique, faire de l'exercice physique intense, caresser un animal, dessiner, etc.
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Importance de la verbalisation: Encourager la personne à exprimer ses émotions et ses pensées pour pouvoir les analyser et les changer.
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"on travaille beaucoup sur la verbalisation avec Sarah qui élabore très très bien et et qui en plus a besoin d'élaborer mettre des mots sortir les mots et les déposer en l'occurrence à moi puisque c'est moi qui étais là lui fait énormément de bien et lui permet de bah de relativiser un petit peu"
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Orientation vers des professionnels: Diriger la personne vers des médecins, psychologues, ou d'autres professionnels de santé mentale pour un suivi plus approfondi.
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"Le rôle du secouriste c'est bien de toute façon de renvoyer ses adolescents vers des professionnels de santé"
6. Témoignages et Études de Cas
Le témoignage de Laurence: Laurence Roux-Fouillet, sophrologue et secouriste en santé mentale, a accompagné une jeune fille qui se scarifiait. Elle a mis l'accent sur l'écoute active, la mise en confiance, l'identification des alternatives à l'automutilation et l'orientation vers des professionnels.
Le témoignage croisé de Bérangère et Sarah :
Bérangère, éducatrice et secouriste en santé mentale, a aidé Sarah, une jeune femme souffrant de TOC et d'automutilations.
La prise en charge immédiate de Bérangère, son approche calme et empathique et l'utilisation d'outils d'auto-aide (mur d'outils d'auto-aide avec des billets cognitifs, etc.) ont permis de stabiliser Sarah pendant un moment de crise.
Importance des kits d'auto-aide: Permettent de donner des alternatives lorsque la personne se sent dépassée.
7. Rôle de la Formation PSSM
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Apprentissage des gestes et des bons mots: La formation PSSM fournit un cadre et des outils pour aborder et aider les personnes en souffrance psychique, notamment celles qui s'automutilent.
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Approche structurée et rassurante: La formation PSSM est très structurée, ce qui rassure les secouristes et les aide à ne pas faire d'erreurs.
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"moi je la conseillerais parce que c'est extrêmement structuré donc c'est très rassurant"
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Développement du vocabulaire précis et non stigmatisant: Permet de gagner du temps dans la prise en charge des situations et de se positionner dans un rôle qui aide et qui rassure.
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Accès à des ressources précieuses: Le site de PSSM France propose des ressources, des adresses et des contacts qui sont précieux pour l'orientation et le soutien des personnes en souffrance.
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"le site de pssm France quand on est secouriste regorge d'expérience d'adresse moi je trouve par exemple le rissaut associatif est extrêmement fourni très dense"
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Renforcement du rôle du secouriste : Renforce et soutient les pratiques existantes en offrant un cadre structuré et des compétences plus précises.
Conclusion
Les automutilations non suicidaires sont des comportements complexes qui nécessitent une approche empathique, attentive et bienveillante.
Les formations en secourisme en santé mentale, comme celles proposées par PSSM France, jouent un rôle essentiel dans la préparation des citoyens et des professionnels pour intervenir de manière efficace et appropriée auprès des personnes en souffrance.
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Voici un sommaire minuté basé sur la transcription du podcast, mettant en évidence les points clés et les différents intervenants :
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0:02-0:22: Introduction et avertissement sur le contenu du podcast, qui aborde des troubles de santé mentale et des situations réelles. Les témoignages peuvent heurter la sensibilité de certaines personnes. Il est rappelé qu'en cas de détresse psychique ou de pensées suicidaires, il faut contacter les numéros d'urgence : 112, 15, 18 ou 3114.
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0:22-0:58: Présentation du podcast "Apprendre à aider" sur le secourisme en santé mentale, avec l'objectif de briser les tabous autour des troubles psychiques. L'animatrice, Oriana, introduit le concept de l'importance d'engager la conversation.
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0:58-1:33 : Introduction de divers témoignages et de l'importance de la formation en secourisme en santé mentale.
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1:51-3:34: Introduction au sujet des automutilations non suicidaires, définies comme des blessures physiques directes, plus ou moins sévères, sans intention suicidaire. Il est noté que ce comportement débute souvent à l'adolescence et que les personnes qui s'automutilent ont un risque plus élevé de troubles dépressifs. L'automutilation est présentée comme une forme de régulation de la détresse émotionnelle. La prévalence des comportements d'automutilation est estimée entre 1 et 4 % de la population générale, avec des chiffres plus élevés chez les jeunes (12 à 35%). Une augmentation des gestes auto-infligés chez les filles et jeunes femmes est mentionnée.
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3:34-17:14: Témoignage de Laurence Roux-Fouillet, sophrologue et secouriste en santé mentale, qui raconte comment elle a accompagné une jeune patiente qui se scarifiait. Elle explique comment elle a abordé la question avec la jeune fille, en mettant l'accent sur la confiance. Elle détaille son approche, notamment l'utilisation du plan d'action PSSM et le fait de poser des questions sur l'origine du mal-être de la jeune fille. Elle décrit les alternatives à l'automutilation qu'elles ont trouvées ensemble. Elle souligne l'importance d'orienter la personne vers des professionnels de santé. Elle évoque les rechutes et l'importance du suivi psychologique. Elle explique comment la formation PSSM lui a permis de mieux aborder ces situations.
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17:15-34:51: Intervention du professeur Mario Speranza, pédopsychiatre, qui éclaire sur les comportements auto-agressifs.
Il définit l'automutilation comme le fait de s'infliger des blessures volontaires sans chercher à se tuer.
Il énumère les différents types d'automutilation et les tranches d'âge les plus concernées.
Il explique les raisons qui poussent à l'automutilation, notamment la régulation des émotions, la prévention du suicide, le sentiment d'être vivant, le besoin de communiquer sa détresse ou l'évitement de situations difficiles. Il établit un lien entre l'automutilation et le suicide, soulignant que bien qu'elles soient distinctes, les facteurs de risque sont similaires.
Il précise qu'il ne faut pas considérer l'automutilation comme une manipulation, mais plutôt comme une stratégie de survie face à un "analphabétisme émotionnel".
Il explique comment réagir face à une personne qui s'automutile : garder une posture de curiosité et d'empathie, explorer avec elle la fonction du comportement.
Il aborde l'importance de comprendre le cheminement qui mène à l'automutilation et les émotions qui la précèdent.
Il souligne le rôle des secouristes dans l'accompagnement et l'orientation vers des professionnels de santé.
Il propose des stratégies pour gérer les crises, comme la règle des 15 minutes et diverses techniques de relaxation.
Il précise quand une intervention d'urgence est nécessaire.
- 34:51-47:51: Témoignage croisé de Bérangère, éducatrice et secouriste en santé mentale, et de Sarah, qu'elle accompagne et qui a des pulsions de scarification. Sarah raconte un épisode de crise et comment Bérangère l'a aidée.
Bérangère décrit son intervention, en se concentrant sur la présence, la respiration et la verbalisation. Sarah explique ce qui a déclenché son envie de se faire du mal.
Bérangère explique l'importance d'identifier les "biais cognitifs" et de les remettre en question.
Elle insiste sur l'importance de l'auto-aide et de la mise en action pour dépasser les crises.
Sarah évoque les stratégies qu'elle utilise pour gérer ses émotions et éviter de s'automutiler.
Elle témoigne que l'intervention de Bérangère l'a aidée à voir qu'il était possible de faire autrement.
Bérangère explique comment la formation PSSM l'a confortée dans son approche.
- 47:51-fin : Conclusion de l'épisode avec un rappel des ressources disponibles (carnet du secouriste, ligne d'écoute de la Croix-Rouge, émission "Tribu").
Il est souligné qu'il est possible d'apprendre à aider une personne qui s'automutile sans se substituer aux professionnels.
L'importance de la formation aux premiers secours en santé mentale est mise en avant.
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