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  1. Jul 2020
    1. Ce type de mémoire à court terme s’exerce au détriment d’une réflexion sur notre passé et notre futur, sur notre relation aux autres, sur le sens de la vie… Or les travaux en neurosciences cognitives montrent que l’un de nos réseaux cérébraux (le réseau par défaut), indispensable à notre équilibre psychique, s’active lorsque nous nous tournons vers nos pensées internes, que nous nous abandonnons à la rêverie, à l’introspection, ce que ne favorise pas le recours intensif à des béquilles mnésiques.

      Les effets sont sérieux et beaucoup plus complex sur notre bien-être psychologique. Il ne s'agit pas seulement d'une mémoire à long terme et épisodique un peu plus faible. Il semble que tous les aspects de psyché sont menacés. Même si on a vu déjà la question centrale ci-dessus, ces resultats de la neuroscience sont même plus intéressants pour un psychologue.

    2. Pousser à l’extrême la numérisation de nos mémoires ne semble donc pas le meilleur moyen de ralentir l’érosion des neurones.

      Un des problèmes, un des effets. Ce n'est pas claire si c'est une affirmation sur la base d'une recherche ou c'est une supposition ou hypothèse sur des recherches antérieurs comme par exemple la recherche très celebre sur la taille de l'amygdale des chauffeurs en Londres.

  2. Jun 2020
    1. Oui et Non. Oui parce que le jeûne peut entraîner des troubles alimentaires s'il n'est pas encadré par une équipe médicale. Oui il peut précipiter une personne vers toutes les informations internet ou pas sur l'art et la manière de jeûner et tomber dans l'anorexie. Non parce que quand le jeûne thérapeutique est bien encadré par un nutritionniste , il peut être salutaire. Mais on assiste à une nouvelle mode, une nouvelle vague de jeûne thérapeutique dont le jeûne intermittent ou fasting. Il existe plusieurs scénarios au jeûne. Certaines personnes font des cures de jeûnes une ou deux fois l'année dans des établissements. D'autres le font seul(e)s chez soi, à dire qu'ils deviendront tous anorexiques je ne le pense pas. Car ici on parle d'anorexie mais on ne tient pas en compte du contexte familial et social ce qui n'est pas le thème de l'article. Il faut donc prendre un ensemble de paramètres pour dire que le jeûne va mener à la maladie.

    2. L’issue possible des logiques performatives propres à la communauté ana-mia se situe peut-être dans le désamorçage des éléments passionnels de ces dernières au profit de la création de relations de soutien et d’accompagnement entre les artistes modernes de la faim et leurs publics.

      S'il y aurait moins de stigmatisation de l'image corporelle des anorexiques y compris les hyperphages dans la rue, elles se cacheraient moins et seraient peut être plus ancrée dans la communauté classique et moins dans celle virtuelle. A force de communiquer sur ce sujet ouvertement il y aurait peut être une ouverture d'esprit générale afin de pouvoir moins rejeter ces personnes qui se cloisonnent sur des sites au péril de leur vie. Ça ne veut pas dire que la société accepte leur maladie mais les écoute sans les rejeter. A partir de ce moment on pourra peut être pousser les barrières et les laisser venir seul(s) se faire aider au lieu d'attendre l'urgence vitale. Je n'ai pas de données chiffrées mais j'imagine que rare sont celles qui vont de leur gré se faire soigner. Quand c'est de force, par exemple par les parents et que c'est involontaire, souvent çà mène à des rechutes même en cas d'urgence vitale.Le débat est vraiment particulier parce que la vie n'est pas un jeu, un art mais en enjeu sanitaire et social voire même politique. Il devient urgent d'obtenir un consensus scientifique et politique leur permettant d'obtenir un juste milieu entre la répression et la prévention. On ne peut pas envisager l'un sans l'autre car n'oublions pas que l'on a affaire à des patient(e)s face à une maladie et non pas à des client(e)s de supermarché qu'on réprimande parce qu'il ou elle a commandé un voyage sur internet avec un faux numéro de carte bleue.

    3. L’intérêt que l’on porte aux jeûneurs professionnels a beaucoup baissé au cours des dernières décennies. Alors qu’il était avantageux autrefois d’organiser pour son propre compte des spectacles de cette nature, cela est devenu aujourd’hui tout à fait impossible. C’étaient d’autres temps [28

      Le fait de banaliser crée d'autres centres d'intérêts. Les patients qui sont sortis de l'adolescence ont cette période d'addiction à ce genre de sites. Une fois l'engouement passé, la personne peut y apporter un intérêt moindre et se tourner vers d'autres thérapeutiques. C'est pourquoi il est important d'agir et de réagir sur de la prévention à cet âge d'adolescence. Ensuite il est possible d'opter pour des voies annexes thérapeutiques qui sortent des réseaux sociaux : l'art-thérapie par exemple de préférence en groupe ou alors des thérapies ciblées comme les thérapies cognito comportementales (TTC). Sur tous les sites de réseaux sociaux il devrait être obligatoires d'avoir la bannière AFDAS TCA FFAB

    4. En excluant progressivement les discours orientés vers le traitement, pourtant très présents dans ces communautés web [27][27]S. Riley, K. Rodham et J. Gavin, « Doing Weight : Pro-Ana and…, la censure finit aussi par radicaliser les positions des usagers ana-mia et par les écarter des contextes de prise en charge et de suivi médical – ce qui revient à introduire une forme d’exclusion du droit d’accès aux soins.

      La censure n'avantage pas l'avancée médicale vers un protocole de soins spécialisé en TCA. Censurer qui et quoi. Difficile d'avoir une sorte de lettre du fournisseur d'accès internet avec un amende. Les anorexiques ont peu de contact avec l'extérieur si on leur coupe leur accès aux réseaux on leur coupe comme leur souffle de vie. La censure oui mais dans quel cadre ? C'est très difficile d'incriminer une personne malade.

    5. Au contraire, ils continuent d’exister et de se renouveler : leurs réseaux se réorganisent pour devenir impénétrables, les sites pivots permettant de faire circuler l’information et de favoriser le développement de l’entre-soi

      Les réseaux seront toujours actifs mais sous différentes formes. Les anorexiques savent très bien s'organiser et s'adapter. Tout un jeu par mots et nom de codes peut se mettre en perpétuelle action ce qui laisse du temps pour en créer un autre si celui-ci ferme.

    6. la notion d’autonomie à une généralisation du droit des citoyens à moduler les soins selon leurs propres exigences. Mais elle semble aussi introduire une liberté de choix qui expose ces mêmes citoyens à une prise de risque incontrôlée.

      sujet très délicat, on ne peut pas faire signer un document officiel aux malades ce qui reviendrait à de l'euthanasie (dans le cadre de l'anorexie) parce qu'ils ou elles sont conscients de leur liberté de choix et que çà implique des risques et un cloisonnement ce qui ne résoudrait pas forcément la problématique. Et tous les patients ne veulent pas des soins au motif de la peur de regrossir même si c'est vital. Le corps médical n'est pas le bienvenu. Avec une approche plus adaptée plus technologique on peut peut être sensibiliser et aider. Le cas particuliers dans les TCA est la mesure du temps parce que certains patients se mettent en danger jusqu'à l'épuisement des forces vitales et qu'il faut agir en urgence. Comment évaluer celle-ci sur internet, comment se rendre compte réellement de l'état de santé du patient par les réseaux sociaux ? Il peut y avoir alerte de la famille ou autre contact physique si toutefois le patient est accompagné(e).

    7. La performativité du corps en ligne devient alors un enjeu politique à part entière, au prisme duquel on peut lire les questionnements et les controverses qui traversent l’espace public contemporain. Parmi celles-ci, la « désintermédiation » des savoirs sur le corps et la liberté d’expression se dégagent de manière distincte et s’imposent en tant qu’axes de développement possible du phénomène ana-mia.

      Bien entendu que les pouvoirs publics ne peuvent tolérer ce genre de blogs visant et prônant la maigreur extrême allant jusqu'à la mort. La communauté, soif de renouvellement, aura toujours des sites en action. Que peuvent faire les autorités ? Mise à part de la prévention sur les sites par spot publicitaire, bandes-annonces...également développer des sites médicaux sous le même format mais à visée thérapeutique et contrôlée par une équipe médicale. Ce peut être le site d'une association ou de rencontre dans les collèges, les lycées. Ensuite en cas d'urgence vitale il n'y a que l'hospitalisation pour dénutrition grave qui soit la plus efficace. La communication active peut être efficace si l'Etat en met les moyens. La campagne publicitaire semble efficace comme par exemple : manger 5 fruits et légumes par jour. C'est simpliste mais facile à retenir (cela n'empêche pas l'obésité déjà existante). Il n'est pas certain que tout le monde ait un suivi d'ordre psychologique voire psychiatrique parce que le groupe social tient le rôle de tous les intervenants. C'est compliqué de déceler quelle personne est en danger puisqu' à qui appartient la véritable identité de tel ou tel profil. En prévention peut être que cela incitera certain(e)s à venir sur un blog ou appeler. C'est tout à fait normal que l'Etat ne puisse tolérer car les enjeux sont vitaux.

    8. C’est à ce moment-là que le langage même des communautés en ligne se radicalise, se charge de colorations politiques et ne se laisse plus exprimer que par un vocabulaire de citoyenneté : « choix », « liberté », « droit » d’être anorexique.

      Les besoins physiologiques alimentaires sont remplacés par des besoins de se nourrir virtuellement de la maladie en prônant que c’est une fierté, un droit voire même un droit de vivre et non pas une pénitence, une maladie. En s’appuyant sur Hegel et son analyse de la marginalisation de l’art, Edgar Wind le laisse penser. L’art se serait détaché de la vie La pensée de l’art Jean-Jacques Gleizal Dans L’art et le politique (1994), pages 187 à 206

    9. Le caractère déclaratif et performatif de ces présences corporelles anorexiques et boulimiques sert finalement à mettre l’individu en harmonie avec son milieu social d’élection

      Il s'agit également de combler un manque affectif que l'on n'a pas ailleurs. Ce groupe même s'il est tyrannique etc...vient combler ce vide en partie parce que dans la maladie on est trop seul(e) et incompris des autres notamment la famille. Ce groupe prend la place de la famille et vient en quelque sorte combler ce vide.

    10. Si les recherches de la décennie passée portant sur les premières manifestations du Web social, tels les blogs ou les pages personnelles, ont privilégié tantôt les approches de l’« individualisme expressif », tantôt celles des « techniques relationnelles » reconduisant les interactions en ligne à des dynamiques intersubjectives [22

      Etant donné la complexité pour entrer et se faire accepter dans un groupe d'appartenance pro-ana, que reste t'il à l'expression du Moi ? Parce que l'on peut exprimer sur internet ses ressentis etc...mais il faut aller dans le sens du groupe donc ce n'est pas forcément une réel expression du Moi mais du Moi à travers les pensées de l'Autre.Le risque de l'expression du soi qui ne serait pas en accord avec le groupe est inimaginable dans la mesure où le rejet serait une pénitence et repli sur soi. La particularité sur internet est que les commentaires des autres peuvent à la fois être, ce que l'on estime, flatteur, à la fois être menaçant et provocateur. Sous ces profils soit disant ami(e)s connaît-on réellement qui est la personne derrière le profil avec avatar ?

    11. En façonnant le tissu social des plates-formes web de personnes atteintes de troubles alimentaires, ces interactions destinées à définir des rôles et à aménager le capital social (en termes d’influence, de réputation, de crédibilité) donnent aussi un ordre et une continuité à ces communautés virtuelles, malgré le risque de dispersion des membres du fait des migrations fréquentes dues à la censure.

      C'est un peu comme le fonctionnement sectaire et pyramidal du recruteur/recruté avec tout un tas de rituels et ritualisations, exigence de soi, des autres et performance collective et sociale (réputation et cotation du site). La censure ne fait pas peur parce qu'il y aura toujours une autre site qui fera surface ou alors une innovation en matière de communication prendra le relais.

    12. Le nombre faramineux des messages postés par ses soins sur le forum est le gage de son autorité et de sa fiabilité. Les rôles sont établis, la hiérarchie est claire : la néophyte se laisse conduire par la modératrice et on la retrouvera quelques jours après à la nouvelle adresse de la communauté en ligne.

      L'effet de groupe peut faire effet miroir dans la pathologie et permet la libre expression. Quant aux postulant(e)s pour entrer dans ce groupe dont on parle comme à des ami(e)s, même si cela permet de ne plus être isolée dans la maladie, cela ne permet pas forcément de se sentir isoler socialement même si on est actif dans le groupe. On parle de cotation de sites...quel rôle joue l'ami(e) dans ces circonstances ?

    13. En revanche, sa validité est conditionnée à son adaptation au fonctionnement du cadre social dans lequel il s’inscrit. Constamment stigmatisés dans les médias, qui les qualifient d’« apologètes de l’anorexie », les usagers de sites de troubles alimentaires fournissent surtout un soutien émotif et un sens de proximité émotionnelle à des jeunes gens et à des adultes en détresse. Pour ce faire, et pour trier entre « souffrants », simples « régimeuses » et flâneurs animés par une curiosité morbide, ils doivent constamment demander des « preuves d’identité ». C’est justement au travers de récits, de photos certifiant des « progrès » dans le trouble ou dans la guérison, de témoignages vidéo, que les internautes attestent de leur appartenance à la communauté ana-mia. Ils envoient ces gages à leurs correspondants en ligne.

      On peut assister à de véritables endoctrinements comme dans une secte dont les rituels sont autant vicieux que pernicieux. Autant çà soulage d'avoir un soutien émotionnel et un entourage partageant les mêmes rituels, autant çà peut dériver et orienter la personne vers des quêtes dangereuses et humiliantes. C'est pourtant le prix à payer pour pouvoir être accepté voire assisté dans un premier temps. Si on évalue le positif de cette situation, si la personne devient lucide un court instant, elle peut aussi se demander mais est-ce que j'ai mérité qu'on me traite ainsi? Est-ce que j'ai mérité que je me traite ainsi ? Il n'y a pas que du mal, il peut y avoir des ouvertures d'esprit qui mèneront à des soins adaptés sur des sites thérapeutiques et non plus diffamatoires pour certains.

    14. La performance autour des troubles alimentaires se construit alors au fil des échanges entre usagers [15][15]D. C. Ransom, J. G. La Guardia, E. Z. Woody et J. L. Boyd,… ou au sein d’interactions de groupe [16][16]J. Gavin, K. Rodman et H. Poyer, « The Presentation of….

      Elle ne se construit pas parce que même en dehors d'un groupe, elle est déjà présente. Par contre quand l'on met ensemble des performants, elle se développe et s'enrichit et donne des ultra-performants, des experts en la matière.

    15. C’est justement sur ces deux questions – la lisibilité des diverses formes de la performance anorexique-boulimique en ligne, et celle du rapport du performeur à son public connecté – que nous devons nous pencher pour définir les contours du phénomène ana-mia.

      Comme je le disais au tout début selon moi,, les TCA ont toujours existé sauf qu'ils n'avaient pas ou peu été identifiés et pris en compte. Du statut d'art, de métier on est passé au statut de maladie.Et c'est d'autant plus symbolique qu 'on l'on souhaite faire de cette maladie un art puisque çà demande les mêmes contextes et investissements que dans le récit de Kafta mais cette fois ci avec les moyens modernes (internet et les lurkers avertis. Les anorexiques modernes sont autant médiatisé(e)s que ces jeûneurs professionnels, leur lieu de foire étant internet.

  3. Apr 2020
    1. La dispersion au travail déboussole, fatigue et démoralise. 
La capacité à contrôler son attention devient un enjeu à la fois personnel et organisationnel.

      Nous avons ici, dans la petite introduction, la problématique de cet article.

  4. Mar 2020
    1. Mais qu’en est-il de l’intrusion de l’employeur dans la sphère privée ?

      Nous voyons ici la problématique de l'auteur. Dans quelle mesure le télétravailleur constitue un risque d'intrusion du travailleur dans la vie personnelle ?