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  1. Nov 2022
    1. es identités virtuelles sont les récitsidentitaires que l’on peut produire et retrouver dans les espacescréés par les nouvelles technologies de l’information et de lacommunication.

      Définition des identités virtuelles.

    2. Il y a donc plusieurs mondes, ou mieux, il ne peut jamaisy avoir un monde puisque la multiplicité du mouvement estla seule réalité. L’unité de l’immobilité est une abstraction,l’invention d’une synchronie dans un dispositif diachronique.

      Les études intermédiales s'intéressent à ce qui se trouve dans les "entres" et font de la pensée de l'entre un principe. S'il y a plusieurs mondes et que la multiplicité du mouvement conditionne la réalité, c'est aussi parce que ces "mondes" ne sont pas des objets finis et immuables. Leur mise en relations selon des dynamiques interactives et intra-actives détermine leur nature et rend leur fixation impossible.

    3. Le corpsne peut pas être en plusieurs lieux en même temps, tandis quel’on peut imaginer qu’à plusieurs éléments du domaine-mondele corps associe la même situation

      Si le monde est en perpétuel changement et que "l'unité de l'immobilité est une abstraction", comment le corps ne peut pas être en plusieurs lieux? Imaginons un corps qui, dans un lieu donné, fait l'expérience d'un élément qui soit dans un autre lieu auquel il est relié par le biais d'internet, l'association d'une situation à plusieurs éléments du domaine-monde se fait par un corps qui fait l'expérience de deux lieux, non? Ne pourrions pas parler d'une présence à un lieu rendue possible par internet ?

    4. Pour qu’il y ait une table, il faut qu’il y aitun dispositif qui extrapole cette table du magma de l’ « il y a ».

      L'"il y a" brut n'existe pas, parce qu'il y a toujours des choses qui constituent un monde, et ces choses existent et nous atteignent par des processus de médiations. Est-ce que c'est ce qui est ici appelé "dispositif" ?

    5. On peut ainsi comprendre ce qu’est le corps : le corps estune opération qui associe à chaque élément d’un domaine– le monde – un seul élément du co-domaine – la situation.

      MVR propose de décrire le corps comme une fonction mathématique. Tout action menée par le corps pourrait-elle se comprendre d'après un modèle fonctionnel?

    1. Ces triplets sont l’unité nécessaire et suffisante pour lier cette information dans des graphes de données de dimension énorme

      Je ne comprends pas la différence entre ce qu'on désigne comme "high-dimensional data" et "big data". Dans ce cas-ci, quelles sont les dimensions auxquelles on fait référence ? Concrètement, comment représenterait-on des graphes de données de dimension énorme ?

    1. et la « médiation ».

      Il me semble qu'il serait plus juste de parler ici de conjonctures médiatrices, ou au moins de médiations au pluriel. La multiplicité des objets numériques peut difficilement être causée par une seule médiation. Une médiation en implique toujours et nécessairement une autre dans des dynamiques conjoncturales.

    2. Non seulement parce qu’il permet à des personnes qui ne se trouvent pas dans la salle d’être informées de ce qui y est dit et, éventuellement, de s’exprimer à ce sujet

      On remarque une multiplication des espaces en simultané. L'espace numérique s'inscrit dans plusieurs espaces à la fois.

    3. le numérique est l’espace dans lequel nous vivons. Il ne s’agit plus d’outils au service des pratiques anciennes, mais d’un environnement dans lequel nous sommes plongés, qui détermine et façonne notre monde et notre culture.

      Ce lien entre numérique et espace me semble très riche. Comment produisons-nous du territoire par notre utilisation du numérique? Quel lien pourrions-nous faire avec la géolocalisation? Si le numérique est un espace que nous habitons, notre activité dans le numérique retrace aussi plus souvent qu'autrement un espace dans le "réel".

    1. L’édition se transforme en éditorialisation : l’ensemble des pratiques d’organisation et de structuration de contenus sur le web. La différence principale entre le concept d’édition et celui d’éditorialisation est que ce dernier met l’accent sur les dispositifs technologiques qui déterminent le contexte et l’accessibilité d’un contenu, ainsi que sur la réflexion autour de ces dispositifs.

      Pour en apprendre davatange sur le concept d'éditorialisation, voici deux livres ont été publiés à la suite de celui-ci : * Benoît Epron, Marcello Vitali-Rosati, L'édition à l'ère numérique * Marcello Vitali-Rosati, On Editorialization : Structuring Space and Authority in the Digital Age

    2. En d’autres termes, nous ne sommes pas des humains qui, entre autres, utilisent les nouvelles technologies ; l’humain est aussi constitué par la présence de la technique numérique. Nous sommes donc des humains numériques.

      C'est pourquoi je me questionne de plus en plus sur l'existence d'un champ d'études réservé aux "humanités numériques". Est-ce vraiment un choix, une option, une manière de faire parmi d'autres ou n'est-ce pas une réflexion que nous devrions toustes avoir peu importe l'objet d'étude? À l'heure actuelle, toute production, circulation et légitimation du savoir ne peut se faire sans l'utilisation de la technique numérique.

  2. Sep 2022
    1. D’une part, il est donc nécessaire de s’interroger sur l’implémentation de nouveaux outils – de recherche, d’édition, de diffusion, d’encodage, de forageLe forage, ou fouille de données, ou exploration de données, est l’ensemble des pratiques consistant à analyser un texte à l’aide d’outils informatiques pour en extraire des connaissances. En savoir plus.↩︎ (data mining), de curationLa curation est l’ensemble de pratiques qui permettent de mettre en forme des contenus en le reliant et en les structurant de façon à créer une unité cohérente. En savoir plus.↩︎ (data curation) ou encore de visualisation et de représentation des données (textuelles, sonores, visuelles, etc.) – conçus par et pour les humanités, et de mesurer l’impact de ces outils sur la transformation de la recherche.

      Pour cela, il me semble nécessaire d'avoir une bonne connaissance technique de ces outils. Il faut comprendre comment ils fonctionnent, comment ils ont été conçus, pour mieux interroger l'impact qu'ils ont dans la recherche et dans notre quotidien. Réflexion philosophique et savoir technique me semblent indissociables.

    1. Ce qui explique ce succès, c’est qu’Apple met à disposition un manuel de référencePour voir le manuel de référence.↩︎ qui détaille l’ensemble du code source et les schémas électriques et électroniques. Chacun peut alors développer librement de nouveaux logiciels et de nouveaux périphériques.

      Ce n'est pas Apple aujourd'hui qui donnerait les outils nécessaires à ses utilisateur.ices pour développer des nouveaux logiciels et périphériques. Il est étonnant d'observer la manière dont ces compagnies évoluent selon différentes logiques que celles qui défendaient à leurs débuts.

    2. démocratisation

      Démocratisation ou accessibilité ?

    1. l’histoire de l’édition est moins celle de son évolution que des nombreuses « révolutions » – politiques et techniques – qui en ont profondément marqué le développement depuis ses origines.

      L'édition soulève des questions politiques depuis ses débuts. Importance de garder en tête que le politique, les moyens techniques et l'édition sont dans des rapports d'inter-influence.

    2. mais dont la préservation s’annonce pourtant comme l’un des enjeux les plus importants pour les années à venir.

      Est-ce que le rôle d'éditeur est en soi fragile, précaire? Je pense que le problème est aussi au niveau de ce qu'on considère comme un "idéal démocratique". En repensant ce rôle aujourd'hui, il est nécessaire de repenser le cadre social dans lequel il s'inscrit.

    3. contrôle de la diffusion de la pensée dans les sociétés démocratiques […]. Le débat public, la discussion ouverte, qui font partie intégrante de l’idéal démocratique, entrent en conflit avec la nécessité impérieuse et croissante de profit 

      C'est le problème que je soulevais plus haut.

    4. « édition sans éditeurs »

      Les instances "traditionnelles" de légitimation n'ont plus la même autorité sur la publication et la diffusion d'un texte. Il me semble qu'on observe déjà une "édition sans éditeurs". Qu'en est-il de l'écriture et de la fonction auctoriale?

    5. L’homme de lettres et l’entrepreneur

      Proposition de modification du titre pour "La personne de lettres et la personne d'entrepreneuriat"

    1. Demande d'audition

      Observateur.ices externes : après l'ouverture de l'assemblée, demander s'il y a des observateur.ices externes, demander si iels peuvent avoir le droit de parole, demande de vote?