579 Matching Annotations
  1. Jul 2022
    1. Il est plus difficile de lancer le projet sans notation

      pour être plus précis, peut-on dire "il est plus difficile de mobiliser les élèves sur un projet sans notation" ?

    2. et plus « propres »

      un peu compliqué d'utiliser ce terme dans un tel registre. Si par propre, on entend ici la protection des données, alors, il faut le dire directement, sans passer par l'adjectif propre qui peut être entendu différemment selon les points de vue.

    3. sur le roman au choix

      que veux tu dire par "le roman au choix" ?

    4. Ces expériences pourraient devenir de nouvelles directions pédagogiques

      Pourrais tu être plus précise sur le terme "devenir", car une expérience ne peut devenir une direction pédagogique. "inspirer" ? "orienter" ?

    5. ce qui en a fait une pratique semi-scolaire

      Il faut être plus précis dans la formulation. Quel est le "ce" exactement ? Peut-on trouver un autre verbe plus précis que "en faire" ? Peut-on reformuler "pratique semi-scolaire" qui n'est pas une formule compréhensible pour les lecteurs qui ne sont pas enseignants dans le secondaire.

    6. une AED

      Action éducative à domicile ?

    7. usage très scolaire

      avec l'adverbe "très", scolaire s'entend au sens péjoratif ("ce travail est très scolaire"). Je propose d'enlever l'adverbe.

    8. ascolaire

      ascolaire n'existe pas dans le dictionnaire. Je propose de reformuler :

      La plateforme Wattpad, alors même qu'elle n'a pas été conçu pour devenir un outil pédagogique, se révèle ainsi un outil d’entraînement aux écrits conventionnels du bac.

    9. Mélanie propose dans une seule remarque à la fois un commentaire sur la prosodie des phrases et sur une thématique

      faut-il comprendre "propose dans une seule remarque un commentaire sur la prosodie des phrases, et un autre commentaire sur une thématique" ? Est-ce qu'il est possible de reformuler, ce n'est pas clair. Je pense que c'est dû au fait que l'on ne sait pas à quoi font référence les termes "commentaire", "remarque", mais aussi ici "thématique".

    10. qui pourraient se trouver directement dans un commentaire

      Je ne comprends pas bien cette phrase. De quel type de commentaire parle-t-on ?

    11. Cécile Le Chevalier souligne pour sa part que

      idem si une référence est disponible

    12. Eloïse Sauvion souligne toutefois que ce n’est pas aussi fréquent qu’on pourrait le souhaiter

      Est-ce que l'on peut ajouter une référence pour ces citations ?

    13. d’Alfortville.

      Tu introduis alfortville en note, mais s'il est utilisé ainsi, je pense qu'il faut le réintégrer dans le corps de texte, par exemple lorsque tu présentes les différents terrains. Comme ça tu pourras t'y référer dans le texte sans soucis.

    14. Ainsi l’attention conjointe et divergente portée à une simple expression du personnage permet de passer d’une micro-lecture à une vision « macro » du roman et du personnage dont les enjeux deviennent beaucoup plus intéressants.

      On rentre soudain ici dans un autre registre. L'exemple est très précis et nous fait sortir de la réflexion, on sent qu'on est dans le propos de Wenger. Serait il possible de reformuler pour rattacher cette réflexion à ton propos, par exemple en précisant de qui/de quelle "attention" parle-t-on, d'où vient cette "expression du personnage", qui fait ce "passage" vers la vision macro ?

    15. appuyer la compréhension littérale des pages,

      Que veux tu dire par "appuyer la compréhension" ? Peut-on trouver un terme plus précis ?

    16. Le groupe-classe semble vouloir appuyer la compréhension littérale des pages

      C'est la première fois que l'on rencontre ce terme de groupe-classe. Fait-il référence à une entité connue en pédagogie ? Est-ce un terme lié aux plateformes (notion de groupe) ? Il faudrait soit expliciter ce terme, soit choisir l'un ou l'autre : "classe" ou "groupe".

    17. des cercles de lecteurs se partageaient les pages d’un livre, allant jusqu’à les déchirer, comme le font encore certains collègues (Delubriac 2019), qui peuvent donc aussi organiser des formes de lecture collaboratives sans le numérique.

      Ce n'est pas clair à quoi renvoit "qui peuvent donc". Pourrais tu préciser et reformuler pour faciliter la compréhension ?

    18. Sur les deux plateformes

      J'ai retiré la mention du détournement et de l'usage, car cela n'avait pas été introduit. Il me semble que c'est un élément important, je suggère donc soit de l'expliciter plus haut dans l'introduction, soit plus bas dans le développement.

    19. Ce qui peut nous intéresser en tant qu’enseignante

      Souhaites-tu ici parler de plusieurs enseignantes ("nous") ou de toi-même ? Je pense qu'il faut réfléchir à l'adresse générale de l'article qui mixe les pronoms: je, nous, on. Comment souhaites tu harmoniser ? Sachant que tu es seule auteure. Il s'agit peut-être d'introduire tes collègues en tout début d'article.

    20. , au fil de leur lecture,

      Le texte est très régulièrement entrecoupé. Je suggère de fluidifier autant que possible la lecture en reformulant certaines phrases. Si cela te convient, je procède à certaines reformulations puis tu pourras réagir. Qu'en penses tu ?

      Par exemple sur cette phrase, je suggérerais :

      [...] Wattpad et Glose Education. Au fil de leurs lectures et dans les marges des œuvres, les élèves ont pu rédiger des remarques et les ont partagées avec leur classe.

    21. Claire Augé (Augé et Henry 2017)

      Les références apparaîtront bien en notes de bas de page. Cependant, le texte ne mentionne ici que Claire Augé, là où la référence indique deux co-auteurs. Je suggère de mettre les deux noms dans le texte : "par celles de Claire Augé et de Camille Henry".

    22. S’engage alors ce que Wenger (Wenger, McDermott, et Snyder 2002)

      Même chose, je suggère d'indiquer les trois auteurs prénom+nom

    23. observées

      dans cette incise, il faut sans doute introduire qui observe et dans quel contexte.

    1. Medium is message

      La phrase exacte est "the medium is the message". Veux tu rectifier ?

    2. conservateurs des travaux de notre groupe

      Faut-il comprendre "conservateurs de l'oeuvre de Ledoux" ? ou conservateurs des travaux du groupe ? dans ce dernier cas, il faudrait expliciter car je ne comprends pas.

    3. Nous souhaiterions donc nous arrêter sur la façon dont ce groupe de chercheurs, dont aucun, hormis Emmanuel Château-Dutier (à la fois historien de l’architecture et spécialiste des humanités numériques) n’avait jamais expérimenté de telles pratiques numériques collectives au préalable, s’est approprié tout à la fois l’objet (ce livre-patrimoine, que beaucoup, selon leur discipline découvraient totalement ou partiellement) et les moyens numériques de l’appréhender collectivement (notamment le travail d’annotation en ligne).

      Cette phrase est trop complexe pour être fluide à la lecture. Il faut éviter la double subordination "dont...dont". Pourrais-tu proposer une reformulation ?

    4. chaque lecteur a bien sa propre interface machine

      y a t il une erreur avec ce terme "interface machine" ? Est-ce l'un ou l'autre est à supprimer ?

    5. construit et gravé

      est-ce l'oeuvre qui est construite et gravée ? ou son testament ? Dans ce dernier cas, qu'est ce que tu entends par "testament construit" ?

    6. toute l’architecture moderne européenne.

      pourrait-on dire plutôt "de toute l'histoire moderne de l'architecture européenne" ? Ce sera plus précis et plus correct.

    1. des objets de littératures

      Est-ce que «littératures» doit être au pluriel ici ?

    2. à partir de parcours de lectures

      je mettrais «lecture» au singulier, le pluriel est redondant avec les parcours ici.

    3. [voir les articles qui présentent le projet]

      Que faire de cela ? Une note de bas de page ? Voulez vous préciser ?

    4. elle-même composée à partir des Couronnes de Méléagre (Ie siècle av. J.-C.), de Philippe (Ie siècle apr. J.-C.),

      vérifier si l'annotation de Marcello a bien été traitée.

    1. (Ibid.)

      S'agit-il de Lorusso ou de Darras ? ou Haraway ? Merci.

    2. Un projet co-élaboré avec les étudiant·e·s du Master Culture et Communication d’Avignon Université

      S'agit-il d'une incise ? Je suggère de l'intégrer dans une phrase complète.

    3. Le Content Management System (Système de Gestion de Contenus) est une interface numérique sont des architextes d’intermédiation

      La note ne semble pas terminée. "sont des architextes" est sans doute à retirer, mais tu souhaitais peut-être en parler également dans la note ?

    1. (Merzeau, 2013)

      La référence de 2013 est manquant. Celle de 2019 (sur la notion de traces) n'est pas la bonne.

    2. le rapport de Camille Martenot)

      Avez vous une référence pour ce rapport ?

    3. (Coriat 2015)

      Cette référence est manquante.

    4. (Archibald, 2009)

      Cette référence est manquante.

    5. « l’espace géographique et matériel de l’écriture »

      cette citation ne me semble pas provenir de la thèse précédemment citée. Peut-on ajouter la bonne référence ?

    1. en dispositif en série, manufacturé ou en organisation humaine.

      est-ce que l'on peut inverser pour rendre cette fin de phrase plus claire : "en dispositif manufacturé en série, ou en organisation humaine" ?

    1. La réorganisation selon l’écriture CROBORA pourrait nous aider à suivre l’évolution temporelle dans l’espace médiatique

      Cet objectif devrait être explicité en tout début d'article pour comprendre la problématique. Je me demande s'il ne faudrait pas retravailler l'introduction pour mieux cadrer l'article et sa problématique. Une large partie de l'article est d'ordre méthodologique, mais on ne comprend l'enjeu de cette méthodologie qu'à la fin de l'article.

    2. avec une structure hiérarchique de termes plus larges et plus étroits

      Pouvez vous préciser "large" et "étroit" ?

    3. en tant que démonstration

      Je n'ai pas compris de quoi il s'agissait.

    4. est liée à la vie et à l’expérience personnelle du lieu qu’il représente

      Je ne comprends pas très bien cette phrase. Pouvez vous expliciter ou reformuler cela ?

    5. Deuxièmement

      il faudrait poser un "premièrement", ou trouver une autre coordination ?

    6. destructeur

      peut-on dire "réducteur" à la place de "desctructeur" ?

    7. des clusters selon différents descripteur

      il faudrait expliciter un peu. Qu'est ce qu'un cluster dans votre contexte ? à quoi servira-t-il dans votre recherche ? quel rapport entre cluster et descripteurs ("selon" ?) ?

    8. comme l’ensemble

      que voulez vous dire ? je n'ai pas compris cette partie

    9. fréquence inverse des documents,

      je ne suis pas sûr que le lecteur comprenne cela (je n'ai pas compris non plus). Si ce n'est pas crucial, on peut supprimer je pense.

    10. le premier indicateur de sa position dans les fond

      qu'entendez vous par "position" ? Position hiérarchique ? niveau d'importance ?

    11. de retrouver la culture visuelle

      il serait bon d'expliciter ce que vous entendez par "culture visuelle" dans ce contexte, puisque le terme est central dans le reste du texte.

    12. L’enjeu n’est plus de décrire des contenus audiovisuels, mais d’articuler des fichiers audiovisuels, textuels, iconiques, etc., afin qu’ils constituent chacun une description documentaire d’autres, en y donnant accès basé sur une certaine interprétation

      Il est nécessaire de reformuler pour mieux expliciter l'idée sous-jacente.

    13. dans la forme de cette nouvelle indexation des images.

      Il faudrait préciser le terme "forme", je ne comprends pas à quoi il fait référence.

    14. En attribuant un URI (pour « uniform resource identifier ») à chaque objet, d’après Vitali-Rosati (2016, 15), il est difficile d’affirmer que l’URI d’un objet numérique est une représentation de cet objet : « En effet, l’identifiant détient un pouvoir opérationnel sur l’objet, de telle façon qu’il devient lui-même l’objet ». C’est à l’aide de ce pouvoir opérationnel

      Ce passage ne va pas conceptuellement. On parle ici de deux choses différentes. Marcello porte la réflexion sur un plan philosophique (méta-ontologie), là où le sujet de ce paragraphe est très opérationnel (comment on distingue et identifie deux séquences). Je suggère de ne pas se référer à MVR pour ce passage.

    15. Comment retrouver la culture visuelle

      Dans cette phrase, il y a deux questions de nature et d'ampleur très différentes. Il serait préférable de scinder en deux questions. Par ailleurs "retrouver la culture visuelle" n'est pas clair. On retrouve cette phrase dans la partie suivante, mais il faut reformuler ici, ou l'expliciter.

    16. éditorialisation

      C'est la première fois que l'on rencontre ce terme. il faut définir ou expliquer l'éditorialisation, surtout dans ce contexte conceptuel où la notion d'éditorialisation a beaucoup évolué depuis Bachimont. Si c'est la conceptualisation de Bachimont, il faudrait le préciser, et expliquer un peu ce qu'il y a derrière.

    17. dans le contexte du documentaire original.

      y a t il une erreur sur "documentaire" ? Doit on lire "document" ?

    18. avant 1982

      cette phrase laisse entendre que "l'ensemble" n'est pas archivé après 1982. Est-ce bien le cas ? Sinon il faut reformuler

    19. Parmi eux, un focus repose particulièrement sur les métadonnées

      Il faut reformuler, je ne comprends pas la phrase.

    20. Pour observer la construction de la mémoire européenne

      cette phrase semble vouloir dire que vous avez observé toute la construction de la mémoire, ce qui est impossible. Je suggère: "Pour tenter de saisir une partie de la construction mémorielle européenne"

    21. que c’est important, et c’est l’histoire de comment cela s’est passé

      je ne comprends pas la phrase. Faut il lire "ce qui est important c'est..." ?

    22. Elle excelle dans l’existence de ces parties

      de quelles parties s'agit-il ? les différentes composantes de l'europe ? dans ce cas on utilisera "ses" parties. Que pensez-vous de "composantes" plutôt que "parties" ?

    23. qui est une mémoire culturelle

      est-ce le patrimoine ou l'audiovisuel qui est une "mémoire culturelle" ?

    24. pour collecter les données (séquences audiovisuelles),

      proposition: Or la collecte de données, sous forme de séquences audiovisuelles, est dépendante de la recherche textuelle dans le dépôt...

    1. l’institution construit

      l'institution semble avoir initié l'article plutôt que de l'avoir construit.

    2. celui-ci

      s'agit il d'un terrain ? du périmêtre ?

    3. afin de souligner

      Nouvelle phrase

    4. Si de plus en plus d’établissements optent pour la création d’exposition (Payen 2022), ce que ne manque pas de faire également la bibliothèque de Bordeaux qui dispose d’un espace dédié au sein de son bâtiment principal, Fabienne Henryot souligne ainsi dans sa récente étude des politiques menées autours de leurs collections patrimoniales par plusieurs bibliothèques de province qu’à Bordeaux le numérique permet de repenser les liens entre les actions qui relèvent de la lecture publique et les politiques d’érudition en insistant notamment sur les valeurs condensées dans le patrimoine écrit et graphique telles que la citoyenneté ou l’ouverture d’esprit (Henryot 2021).

      scinder en 2 ou 3 phrases ?

    5. illuster

      illustrer

    6. et le succès considérable de cette encyclopédie universelle et multilingue qu’est

      peut être coupé

    7. sans passer de longues heures à dépouiller les sites et éditions savantes produits par les différents spécialistes

      peut être coupé

    8. et qui n’hésite pas, dans son rapport d’activité, à mettre en avant la massification des publics qui se connectent sur ces espaces en ligne

      peut être coupé

    9. cette action

      pas certain de saisir de quelle action il s'agit

    10. comme en attestent les développements dans les dernières versions de l’article sur la postérité de cet ouvrage et de son auteur

      peut être coupé

    11. en téléchargeant sur Wikimedia Commons depuis Sélénée

      pour bien comprendre: le projet a permis de verser des données de la base Sélénée vers Wikipédia Commons ?

    12. permettant l’écriture collaborative réalisée à distance sur cet espace « bac à sable » proposé à chaque utilisateur Wikipédia disposant d’un compte

      peut être coupé

    13. se déplaçant pour des consultations de documents sur place

      peut être coupé

    14. dont l’investissement et la mobilisation leur permettent d’accéder à la présence effective et auratique d’objets authentiques

      peut être coupé

    15. comme l’ont rappelé lors de nos échanges les membres de la bibliothèque qui doivent souvent convaincre ces derniers de l’intérêt de telles actions16

      peut être coupé (redondant avec le début de la phrase)

    16. ui cherchent à attirer des publics nombreux, le succès de leurs propositions se mesurant souvent à l’aune des chiffres de fréquentation

      peut être coupé

    17. une

      un

    18. : l’acquisition de manuscrits inédits de René Maran12 et le centenaire de la publication de Batouala pour lequel il obtint le prix Goncourt en 1921 ont ainsi donné lieu à des améliorations de la page dédiée à cet auteur, à la création d’un article consacré à ce roman ainsi qu’au versement de substituts numériques de cet ouvrage depuis Sélénée

      peut être coupé

    19. mais dont certains membres avait déjà eu l’occasion de travailler avec des bibliothécaires sur des articles présentant des ouvrages anciens conservés par la bibliothèque tels que l’Exemplaire de Bordeaux, version imprimée des Essais entièrement annotée par Montaigne et qui constitue le trésor de cette collection.

      peut être coupé

    20. finalement

      répétition. Nous pouvons enlever ce second "finalement"

    21. espace virtuel

      pourrait-on parler ici d'espace physique VS espace numérique, plutôt que réel/virtuel dont l'opposition peut être assez problématique ?

    22. Après avoir rappelé

      je propose de changer de paragraphe

    23. être culturel

      je serais d'avis de mettre "être culturel" entre guillemets.

    24. Ainsi

      proposition: remplacer "ainsi" par "en particulier", puisque ces actions vont faire l'objet d'un focus particulier dans la suite de l'article.

    25. Analysant la place faite aux manuscrits d’écrivains dans l’exposition du Musée de la Littérature, théorisé par Paul Valéry et inauguré à l’occasion de l’Exposition de 1937 dans la continuité des réflexions du début du siècle, Claire Bustarret soulignait ainsi en 2010 combien ces bouleversements technologiques amènent les concepteurs à percevoir autrement les manuscrits autographes ; ces derniers ne sont plus seulement pensés comme des « trésors » que se doit de conserver la Bibliothèque Nationale mais deviennent aussi les témoins d’une pratique intellectuelle qui peut d’autant plus être rendue visible par la reproduction photographique en grand format de citations et d’extraits d’œuvres littéraires

      je propose de scinder cette phrase en deux ou trois phrases.

    26. d’autre part

      pour alléger: par ailleurs

  2. Jun 2022
  3. Apr 2022
    1. relevant du “patrimoine ordinaire” des espaces récréatifs en milieu urbain, au sens où ils sont constitutifs, dans leur ordonnancement, d’une valeur esthétique, historique et patrimoniale d’intensité variable selon les contextes environnementaux et temporels.
    2. Merci pour ce texte qui adopte une perspective très large sur les écritures collectives, dans laquelle je me retrouve tout à fait. Je trouverais intéressant de rentrer plus dans le détail des processus d'écriture, notamment pour décrire les transferts de pratiques qui sont évoqués. Est ce qu'il s'est joué dans ces transferts la confrontation classique top-down/bottom-up ? Comment les praticiens ont abordé leur relation avec l'institution, notamment les Archives nationales ? D'une forme d'écriture à l'autre, est-on parfois davantage dans la contribution que la collaboration ? Est-ce qu'une forme d'écriture plus qu'une autre a fait émerger un collectif en devenir ?

    3. Les échanges et les analyses entre chercheurs et praticiens ont permis un enrichissement mutuel sous forme d’emprunt, d’acculturation et de changement, débouchant à la fois sur des actions communes et des formes d’écriture partagée comme en témoignent la rédaction de certains articles ou la Charte des terrains d’aventure. 

      On comprend qu'il y a eu là des transferts de pratiques, peut-être réciproques ? Ce serait pertinent de davantage les documenter ?

    4. Les actes du projet - expression que nous préférons à actes de colloque, dans la mesure où il s’agit de préparer un livre numérique rassemblant des contributions au-delà des seules contributions au colloque international que l’équipe TAPLA a organisé du 8 au 10 décembre 2021 à Paris - seront également l’occasion de pratiquer une écriture collaborative et créative. En effet, l’ouvrage comprendra des textes produits individuellement mais également des productions graphiques et vidéo réalisées collectivement. Et surtout, il sera pensé, en lui-même, comme une expérimentation et un terrain d’aventure. Il est question d’associer à cette démarche des étudiants de l’école d’art Émile Cohl de Lyon, afin de réaliser un objet dynamique qui invite à repenser le parcours dans un livre et l’intégration de documents de différents formats (texte, dessin, audio, vidéo…).

      Très intéressant. À nouveau quel dispositif et surtout ici quel protocole sont mis en place pour cette écriture à plusieurs ?

    5. Initié par les Ceméa, le projet de Charte des terrains d’aventure a été l’occasion d’une intense collaboration entre les différents partenaires du projet. Elle a connu plusieurs phases et processus d’écriture collective, à la fois en présence et à distance.

      Il serait intéressant de préciser quels ont été les supports et les dispositifs d'écriture pour ce processus, compte tenu que les dispositifs ne sont pas neutre, et ont au contraire une réelle incidence sur les formes de collaborations et infine sur les formes de collectif.

    6. (Meyer, 2017)

      quelle référence ?

    7. Les arbitrages réalisés sur les images, les pratiques et les constructions produites peuvent être compris comme autant de prismes définitionnels venant orienter les usages et les cadres d’action futurs. Mise en scène documentaire (Tardy, 2012) pour les uns, photodocumentaire pour les autres (Becker, 2001), cet exercice renvoie à une construction sociale des terrains d’aventure permettant aux équipes de recherche d’identifier les prismes de lecture par les acteurs du terrain de cet objet ludique et des enjeux auxquels il renvoie.

      le projet laisse une grande latitude sur l'écriture de ses objets. Ca me semble être une condition important pour faire collectif.

    8. Sur une partie des panneaux, l’objectif était de constituer des diptyques confrontant des photographies de terrains d’aventure du passé et du présent.

      Je fais le lien un peu distant avec le principe de l'association qui découle des circulations décrites par Merzeau (2013) et que j'analyse comme les conditions de possibilités d'une interprétation nouvelle.

    9. réalisation d’une exposition sur panneaux également disponibles en format numérique, expériences de prises de vue photographique par les enfants des terrains d’aventure, recueil de témoignages oraux à vocation patrimoniale, rédaction d’une charte en collaboration avec les CEMÉA.

      Je suis intéressé car ce sont des formes très diverses et peu spécifiques au numérique. Par exemple, il ne s'agit pas de formats caractéristiques du numériques, comme le fragment, le flux ou la base de données. Il y a pourtant eu d'après vous un effort collectif et une production collective. à suivre (je lis).

    10. dans quelle mesure le format numérique nous permet-il de questionner l’organisation des sources constitutives d’un patrimoine immatérie

      Je poserai un peu la même question que celle posée à Julien G. : est ce que la problématique que vous soulevez ne serait pas la même hors numérique ? Y a t il une organisation des sources hors numérique ?

    11. Les données sont organisées selon un protocole préalablement défini. Il a été édicté afin que les éléments produits puissent être facilement accessibles pour chacun des membres du projet au fil de son développement, mais également pour préparer en amont l’archivage numérique du projet afin d’envisager au mieux le versement des données dans le Système d’information archivistique (SIA) numérique des Archives nationales

      J'aurais une question sur la négociation de ce protocole par votre communauté d'écriture. Et dans le cas où la négociation n'a pas été possible, avez-vous investi d'autres espaces d'écriture ou d'inscription, pour des écrits peut-être intermédiaires, dont la communauté maîtrisait la structure ?

    12. Dans ce cadre, la discussion orale (par visio-conférence), nourrie par un atelier de lecture de références considérées comme principales au regard du thème et selon les disciplines, a permis de construire des champs de compétences, de préciser des méthodes de travail et des postures de recherche selon les disciplines voire les individus.

      Je vous suggère la lecture du texte de Fabrice Moulin sur ce sujet, pour le projet Ledoux (Labex pp).

    13. Cette communauté d’écriture s’est également construite “autour d’une activité partagée de circulation et d’appropriation des objets et des ressources” (Merzeau, 2013). Ceci a pris forme au travers de la production de guides méthodologiques, de notes de terrain ou lors d’appels à candidatures, que ce soit pour des demandes de financement ou de communications dans des journées d’étude ou des colloques en France et à l’étranger.

      Le dispositif et les processus que décrit Louise Merzeau s'inscrivent dans une temporalité très courte (3 jours) produisant une intense activité synchrone de la communauté. Il est intéressant de transposer les dynamiques du temps court sur des temporalités plus longues (projet de recherche), mais il est probable que ce qui prévalait dans l'un (la circulation) ne sera pas la même chose pour l'autre (la documentation). Question de dosage qu'il serait intéressant de creuser.

    1. Il faudrait discuter sur la pertinence du terme rééditorialisation ici. Il me semble que l'éditorialisation suffit pour décrire votre processus de recherche. L'éditorialisation suppose toujours une recontextualisation.

      Il serait nécessaire aussi d'expliciter le lien que vous faites entre ce travail de recherche et la question de l'écriture collective. Si l'on considère votre équipe de recherche comme une communauté d'écriture, pouvez vous développer sur les problématiques de circulation et d'appropriation que cette communauté met en oeuvre ? Qu'est ce que produisent vos écritures sur l'archive ? sur la mémoire collective ?

      Dans la mesure où la circulation et la mémoire collective sont vos objets de recherche, il semble y avoir une récursivité qui serait intéressant à explorer.

    2. La construction de ce terme tente de faire une première synthèse entre la notion d’édition au sens de publication d’une œuvre, d’éditorialisation au sens d’exprimer d’un point de vue spécifique, et de réédition au sens de nouvelle proposition de lecture. Elle tente de créer une seconde synthèse entre l’éditeur (fonctions de formatage et de diffusion) et l’auteur (fonctions d’écriture), qui ont tendance à se mélanger dans un environnement numérique. «

      Attention à actualiser vos références, notamment sur l'éditorialisation dont le concept a beaucoup évolué depuis 2007 (Bachimont) ou ici 2012 (Crozat).

    1. Merci pour ce texte très intéressant et qui a soulevé beaucoup de questions. On sent bien que l'ontologie du patrimoine se déplace lorsqu'il est pris dans cette série de mouvements parfois contraires, parfois complémentaires: la numérisation, l'éditorialisation, la participation, les écritures collectives, etc.

      De quoi ouvrir quelques débats.

      J'ai été particulièrement intéressé par l'idée d'une transformation du patrimoine écrit en patrimoine littéraire (même si nous n'avons pas encore circoncis le concept). J'ai proposé l'idée d'une actualisation du patrimoine.

      On attend en effet avec impatience la suite ("étude de cas") qui viendra illustrer les idées déjà exposées.

    2. Nous montrerons en effet que cette action permet de suivre pas à pas le processus de patrimonialisation du patrimoine littéraire, dynamique fragile et complexe de transformation de ces traces documentaires en être culturel

      On retombe sur cette idée de l'actualisation, le patrimoine écrit ne devenant "culture" que lorsqu'il est mobilisé, mis en mouvement. Il y a un parallèle à faire entre l'archive et l'éditorialisation de l'archive.

      Par contre je ne saisis pas vraiment l'idée de patrimoine littéraire en ce sens. Pourquoi ne pas parler de culture pour distinguer patrimoine (statique) et culture (dynamique) ? Le patrimoine littéraire serait un état intermédiaire entre patrimoine écrit (statique) et culture ?

    3. Ici s’est mis en place une méthodologie de travail concertée et validée par l’ensemble des acteurs plusieurs mois avant la date même de l’éditathon, eux-mêmes structurés en deux pôles : l’un institutionnel et constitué de spécialistes des fonds patrimoniaux et ouvrages anciens, et l’autre amateur, composé de spécialistes de Wikipédia et de ses normes.

      Ce protocole négocié est un exemple de gouvernance partagée.

    4. les écritures collaboratives et numériques suivies ici nous autorisent à poursuivre cette réflexion en relevant combien ces pratiques collectives concourent

      Je n'ai pas bien saisi de quelles écritures collaboratives et pratiques collectives il s'agit. Il faudrait peut-être les présenter ici ou les évoquer plus haut.

    1. Merci pour cette réflexion sur le rôle de la documentation qui m'intéresse particulièrement dans le cadre de cette appel. J'ai retrouvé des réflexions similaires lors d'échanges avec Xavier Coadic, également très engagé dans des productions de savoirs hors-académiques au sein de tiers lieux (voir la référence donnée en annotation). Il se joue là une forme de production et de circulation de connaissances immédiatement opérationnelle pour la communauté. L'un des enjeux de cette documentation se joue sur sa gouvernance par la communauté qui la produit. Est-ce que le Dôme a pu mettre en place dans les phases de "co-construction" une réflexion particulière sur les modalités de la documentation ?

    2. La structure de médiation qu’est un tiers-lieu comme Le Dôme peut produire un cadre facilitant la valorisation, le recueil et la diffusion des restitutions et documentations de projets participatifs. En tant que partie prenante active, elle donne également un cadre, des conditions et des contraintes sans lesquelles ces récits resterait de l’ordre de l’éphémère.

      En tant qu'intermédiaire, l'institution endosse une fonction presque éditoriale vis-à-vis de ces projets, notamment en créant les conditions de possibilité de cette documentation. Le début de l'article le décrit bien. Il me semble par contre qu'elle ne se positionne pas en commanditaire d'une participation, mais davantage en accueille, ce qui participe du bon fonctionnement de ses projets.

    3. Car encore plus que les scénarios d’usage, ces prototypes - conceptuels comme réels - incarnent la capacité du collectif à avoir une portée sur la vie de la cité autant qu’ils incarnent le lien entre les participant·e·s qui les ont porté, sans distinction de parcours, d’intention ou de prédisposition aux sciences ou aux technologies.

      Je suis entièrement d'accord sur ce déplacement de valeur, des artefacts produits au lien social c'est-à-dire au collectif qui s'est constitué à travers la production de ces artefacts. Je suis convaincu que ce "faire collectif" permet de considérer la production et la circulation des connaissances selon une perspective plus écologique, au sens du soin.

    4. Mais le résultat de cette écriture collective ne se révèle et ne devient intelligible que par l’action de restitution et de documentation réalisé par la structure de médiation qu’est Le Dôme. Il s’impose ainsi comme organe de pouvoir puisque c’est lui qui détient la capacité de produire du commun

      C'est assez antinomique des principes des communs. Je trouve intéressant cette posture médiatrice, nécessaire manifestement, de l'institution qui semble garantir ainsi les processus de documentation.

    5. Creativ Common

      Creative Commons

    6. Dès lors que le carnet de recherche devient participatif, il en devient moins accessible pour un travail de diffusion extérieure à sa communauté de production.

      C'est une observation intéressante. On aurait pu penser l'inverse. Serait-il possible de développer ce point ? Est-ce dû à une spécialisation du groupe ? au développement d'un jargon situé ? rendant son auto-documentation plus complexe à comprendre de l'extérieur ?

    7. La participation des publics dans ces étapes suit une échelle qui conditionne également la nature de ce qui est « écrit ».

      Ce schéma semble parler de participation dans des contextes de co-design. Très utile.

    1. Merci pour ce retour d'expérience ! Je note deux choses pour ma part (je crois):

      1/ nature des écritures. Tout d'abord, les deux niveaux d'écriture, avec 1) la collecte et 2) l'interprétation de la collecte. Or, que ce soit de par le relatif cloisonnement des contributions (par usage ou par design ?) pour la collecte, ou que ce soit de par l'encadrement pédagogique pour l'interprétation menée par les étudiants, je me demande si ces deux écritures ont été réellement collectives, ou si la dynamique suscitée par l'institution (mucem notamment) a su "faire collectif".

      2/ savoir situé. Je ne suis pas certain d'avoir saisi où dans l'expérience menée il s'agissait d'un savoir situé. Et je me demande si ce flou ne remet pas en perspective ce collectif qui ne semble pas être advenu, malgré la participation et malgré l'intérêt des étudiant·e·s pour le projet. En tant que confiné·e·s, les étudiant·e·s pourraient en effet considérer leur point de vue comme situé, avec une légitimité particulière pour construire des connaissances par dessus la collecte. Mais le décloisement induit par la plateforme et une participation essentiellement en ligne n'a peut-être pas permis de pleinement mobiliser les "inquiétudes" des étudiant·e·s ?

      Les deux remarques sont liées bien entendu. ces remarques-questions n'ont pas d'autre valeur que ma compréhension de l'expérience à la lecture du texte. Il en a peut-être été tout autrement !

    2. les « savoirs situés » (Haraway, 2007)

      Je ne suis pas certain de comprendre ici qui mobilise ces savoirs. Est ce que ce sont les étudiants interprétant ? ou les déposants de la collecte ?

    3. Par communauté participation, et en miroir du concept de « communauté interprétative » de Philippe Breton et Serge Proulx (1989), j’entends « un agrégat de publics dont l’homologie n’est pas tant fondée sur des déterminations culturelles, économiques, politiques ou encore sociales, que sur une capacité commune à être dans l’activité et à s’impliquer, selon différents formats et modalités, dans la création, la diffusion, la médiation, la médiatisation et/ou le financement d’un objet culturel ou patrimonial »

      note pour moi, par pour ce texte : il faudrait creuser davantage le lien entre les concepts de communauté de participation et de communauté d'écriture. Si leurs caractéristiques peuvent se rejoindre, elles ne convergent pas exactement. Elles se rejoignent en tout cas (et ca me semble l'un des aspects centraux de notre ouvrage) dans "la capacité commune à être dans l'activité" : le faire ensemble donc.

    4. comment constituer une mémoire commune des gestes, des pratiques et des émotions reconfigurées par les confinements et la crise sanitaire du Covid-19 ?

      est-ce que l'on peut considérer que l'on se trouve devant un patrimoine à la fois ordinaire et immatériel ?

      Est-ce que le terme de "mémoire commune" est utilisé volontairement pour éviter celui de "mémoire collective" ?

    1. Pour confirmer ou mieux comprendre cet effet de l’institution, il faudra, outre la réalisation des entretiens qualitatifs, porter l’étude sur les commentaires livrés par le ou les documentalistes modérateurs. Cela permettra de savoir si cette action de régulation est consciemment menée par l’animateur, ou si elle est un effet induit par son autorité institutionnelle.

      C'est en effet une piste à creuser. Je serais également intéressé de voir ce qui ressortira des entretiens qualitatifs, notamment au regard de la négociation que les contributeur·trice·s ont pu mener vis-à-vis du dispositif et des règles, pour développer leur propre méthodologie d'enquête, et leur propre format de restitution. On sent que l'animation de la communauté a été primordiale dans cet expérience, comme c'est souvent le cas, mais on a besoin en effet de confronter les points de vue pour saisir l'incidence des uns sur les autres.

    2. L’influence de cet encadrement joue également sur la teneur émotionnelle des commentaires.

      Il faut comprendre que l'encadrement institutionnel laisse peu de place à l'émotionnel. Un peu comme pour la BSc qui s'est positionnée collégialement pour évacuer toute conversation hors de son espace, j'aurais envie de demander pourquoi l'institution cherche à dépassionner la contribution, ou plutôt à orienter l'engagement sur un mode purement documentaire.

    3. Pour autant, s’ils ne sont pas des experts de l’histoire locale, certains développent une réelle expertise de la recherche documentaire, du repérage des sources et des outils de recherche du web. :

      Cette pratique se formalise dans ce terme d'open source intelligence. Est-ce qu'une telle approche pourrait être institutionnalisée dans le champ patrimonial, comme c'est le cas pour le journalisme ou le renseignement ?

    4. Cette préoccupation patrimoniale transparaît dans les méthodes employées par les usagers, qui n’omettent jamais de citer leurs sources.

      Est-ce que les modérateurs ou le dispositif (explicitation des règles par exemple) ont insisté sur cet aspect ? Est-ce que cette rigueur est du seul fait des contributeur·trice·s ?

    5. mais ils développent une méthodologie spécifique et ont soin d’apporter une information juste et précise

      La question de la méthode est intéressante et vient relativiser "les règles du jeu". Il y a bien une négociation dans le dispositif proposé/pratiqué.

    6. Relation entre les caractéristiques du film et le nombre de contributions

      D'autres relations pourraient être trouvées sans doute en mobilisant des méthodes d'analyse automatique des contenus pour identifier des types de contenus (paysages, métiers, personnages, etc.).

    7. par année de production

      Quelle est la différence entre année de production et date de film?

    8. Ciclic organise leurs diffusions, et encourage leur usage et leur réutilisation au sein de nouvelles œuvres. Des résidences de vidéastes sont organisées à cette intention, et des ateliers de découverte des méthodes de mashups sont organisés pour les scolaires autour de cette collection.

      On est déjà dans des formes d'appropriation de l'archive ici. La forme mashup m'intéresse particulièrement en ce qu'elle assume des réécritures créatives, non documentaires et non scientifiques. Mais au delà de ces écritures triviales, leur processus participe malgré tout d'une mémoire collective en mouvement.

    9. l’animation collaborative proposée par Ciclic entretien avec les usagers une relation de type « socio-culturelle », car il s’agit d’un « jeu » dont les règles sont définies au préalable par l’institution qui en contrôle l’exécution

      quel est le lien entre relation socio-culturelle et le jeu ? Est-ce parce que les règles sont déterminées par l'institution ? Je comprends la phrase ainsi, mais je ne saisis pas le lien de cause à effet.

    10. conduite

      conduites*

    11. Mais les contributeurs interviennent dans un cadre institutionnel qui les contraint, ce cadre est-il susceptible de modifier leur posture mémorielle ?

      On est bien au coeur de ce qui nous intéresse dans cet ouvrage.

    12. entretien

      entretient*

    1. Je note dans votre projet la particularité d'un patrimoine toujours en devenir au fil des appropriations et des éditions qui jalonnent son existence. Les projets éditoriaux qui ont été pensés dans ce projet viennent en quelque sorte faciliter et accélérer considérablement un processus lent. Et dans le même temps, le dispositif, bien qu'ouvert à tous, semble réduire la communauté à quelques usagers. Comment gérer ces différentes échelles ? Est-on dans une preuve de concept destinée à générer une production théorique ? Si l'édition numérique vient ici "accélérer" l'anthologie, change-t-elle de nature ? Pas certain de bien formuler la question centrale, mais je sens qu'il y a là quelque chose à réfléchir.

    2. comment stabiliser un patrimoine qui est, dans sa forme et son identité, toujours ouvert ?

      Est-ce que le terme stabiliser est le bon ? Est ce qu'il ne s'agit pas plutôt ici de formaliser au sens de lui donner une forme ? Je trouve intéressant de voir qu'à cette petite échelle du temps (quelques années de projet), le modèle et la forme, qu'ils soient éditoriaux ou informatiques, ont eux-même été instables. Cela reflète peut-être la nature de l'anthologie, mais je crois aussi une méthodologie de recherche extrêmement libre. On pourrait facilement y opposer la rigueur et la scientificité des approches adoptant des formats et des schémas, mais je crois que cette recherche éditoriale en mouvement a permis justement à la pensée de cheminer, et finalement de produire davantage sur le plan théorique.

    3. ce n’est pas la matérialité du recueil que nous avons pour dessein d’éditer, mais bien l’imaginaire collectif et les dialogues anthologiques que recouvrent plusieurs manuscrits.

      Je me demande si ce n'est pas ce qui est en jeu avec cet appel sur les pratiques d'écritures collectives autour des patrimoines et mémoires. Du recueil à l'imaginaire collectif, ou du patrimoine à la mémoire collective réactivée.

    4. ajouta nombreux

      ajouta de nombreux

    5. Cette idée de l’anthologie comme « forme et format par excellence de la civilisation numérique » est au cœur de la réflexion que nous souhaitons proposer ici.

      Et plus largement, la culture anthologique est au coeur des écritures collectives de cet ouvrage. Dans le contexte de l'archive et du patrimoine, il serait intéressant de réfléchir au lien entre trace et fragment. Je proposais dans ma thèse une analyse du fragment numérique, en le pensant du point de vue de la conversation, mais non du point de vue de l'archive.

    1. L’analyse de Louise Merzeau fait en effet ressortir quatre propriétés constitutives de ce dispositif d’éditorialisation : 1) sa bienveillance, 2) sa réflexivité, 3) son appropriabilité et 4) sa distance. Ces quatre éléments assurent respectivement les fonctions 1) d’établir entre les individus et le dispositif la confiance nécessaire à tout engagement, condition pour ouvrir un espace où penser collectivement, 2) d’établir par la visualisation les conditions de l’élaboration d’une finalité commune, 3) de favoriser la circulation et la redocumentarisation des contenus catalysant des associations nouvelles, 4) d’aménager à l’interstice de ces associations « une glose critique et documentaire », lieu même de l’interprétation.
    2. Mais au-delà de ces considérations pragmatiques, le protocole se charge d’une dimension symbolique légitimante, que l’on retrouve dans les différentes acceptions du terme, qu’il s’agisse du protocole diplomatique, du protocole des notaires, du protocole de communication, ou du protocole éditorial. Pour chacun de ces protocoles, une autorité émane de l’écriture et de l’inscription séquentielle d’actes à effectuer ou de paroles déjà prononcées. Ainsi, tout écart de protocole diplomatique est immédiatement interprété comme un incident, toute erreur dans le protocole de prise en charge d’un patient peut lui être fatale, toute anomalie dans un protocole de communication générera, au mieux, un malaise ou un quiproquo, quand il n’empêchera pas purement et simplement, dans le pire des cas, la communication de s’établir. Ces écritures protocolaires sont au cœur de ce que l’institution au sens large produit et ce sur quoi elle construit sa légitimité.
    1. international et multiculturel

      ~~internationales et multiculturelles~~

    2. Merci pour ce texte passionnant. Finalement l'article rend compte d'une certaine forme de nominalisme propre au projet de Wikipédia. Je trouve intéressant de ne pas avoir abordé l'édition des notices elles-mêmes. Vous avez déporté votre regard sur la manière de nommer les choses (Les mots et les choses). Ou plutôt sur la manière de ne pas les nommer en permettant un même concept d'être nommé de plusieurs manières différentes. Cela rejoint ma remarque sur un autre déplacement propre à l'encyclopédie. Les notions sont autant définies par le contenu de la notice que par ses liens entrants et sortants. Et on pourrait extrapoler en considérant que les notions se définissent aussi par les discussions qui s'y déroulent, tout comme par les redirections qui y amènent. L'encyclopédie se distingue alors des autres projets encyclopédiques par cette épaisseur relationelle et conversationnelle.

      Qu'en pensez-vous ?

    3. L’analyse des pratiques éditoriales montre que les redirections et les pages de désambiguïsation peuvent contribuer à l’interopérabilité sémantique et à la médiation diplomatique de certaines disputes dans le contexte d’une encyclopédie internationale et multiculturelle. Mais les conflits qui entourent l’utilisation de ces protocoles montrent aussi qu’il serait illusoire de les envisager comme des solutions techniques aux problèmes politiques qui se posent dans un projet alimenté par une utopie d’universalité des savoirs.

      Est-ce que le dispositif socio-technique et ses protocoles, n'ouvrent pas finalement un espace de disputatio, dont la finalité ne peut pas être d'obtenir raison, mais plutôt simplement d'échanger, de débattre, en considérant qu'il n'y a pas de vérité absolue, mais bien une diversité de positions qui doivent absolument se parler.

      Ou comment, à force de se disputer, on devient philosophe.. :)

    4. Ces cas de figure éclairent la façon dont les pages de redirection et d’homonymie contribuent à l’interopérabilité sémantique et à l’apaisement diplomatique des conflits dans une encyclopédie internationale et multiculturelle. En répertoriant une multiplicité de signifiants et de signifiés culturellement situés, en les mettant en correspondance dans un réseau de liens de redirection, ils établissent des passerelles sémantiques entre divers systèmes culturels en interaction au sein d’un même système d’organisation des connaissances. De la sorte, ils constituent des arrangements pratiques de cohabitation entre une pluralité de formes culturelles et linguistiques au sein du même projet encyclopédique.

      où l'on se rend compte que ce qui définit le mieux une notion, c'est son réseau de liens entrants et sortants, ce sont ses interrelations, bien qu'elles soient non qualifiées ou non caractérisées dans Wikipédia. Wikidata fait mieux puisqu'elle implémente le triplet comme modalité de relation entre les noeuds du graphe.

    5. et l

      et de l'..

    6. Comme le soulignent Favier, Mustafa El Hadi et Vinck, « la notion d’interopérabilité culturelle attire l’attention sur l’imbrication des savoirs dans des contextes sociomatériels, notamment le média de langue et le bagage de références historiques et culturelles partagées au sein d’un collectif » (2016 : en ligne). Ainsi, la notion d’interopérabilité suggère que les problématiques de la communication technique et de la communication culturelle sont intimement liées.

      Vertigineux de considérer alors le web (http) et internet (tcp/ip) sous cet angle d'interopérabilité culturelle. L'idée est tellement évidente et tellement incorporée lorsque l'on en parle sous l'angle écologique et écosystémique ("écosystème de connaissance"), que l'on en évacue les problématiques d'interculturalité. Or effectivement, l'interopérabilité culturelle s'appuie absolument sur des interopérabilités techniques et organisationnelles.

    7. un protocole rend des systèmes disparates interopérables en agissant comme une passerelle de communication et d’échange de données.

      Oui! il crée les conditions de possibilité de la communication.

    8. orignal

      original

    9. sontt

      sont*

    10. Commune entre ces trois domaines est la définition du protocole comme un agencement de conventions hautement formalisées, établissant des standards d’action pour gouverner les relations entre des entités sociales, politiques ou techniques hétérogènes. Ainsi, la notion de protocole permet d’articuler les dimensions du code comme conduite sociale à tenir au sein du projet Wikipédia, du code comme législation interne à chaque encyclopédie, et du code informatique comme médium et milieu organisationnel.

      Merci pour cette définition du protocole. Je m'y suis intéressé aussi, justement pour penser les écritures dispositives. Quel que soit le domaine d'application, ce qu'on appelle protocole encadre toujours autre chose, et dans le cas de protocoles éditoriaux comme c'est le cas de la contribution sur Wikipédia, ils relèvent par nature du communicationnel, voire du conversationnel lorsque la symétrie de communication est assurée par le protocole. N'est-ce pas ce que permet (ou ce à quoi prédispose) les différents niveaux de protocole de Wikipédia ?

    11. au niveau politique d’une éthique d’action

      je ne suis pas sûr de saisir ici "l'éthique d'action" ? De quoi s'agit-il par exemple ?

    12. sémantique l’organisation

      sémantique de l'organisation

    13. Quant à l’implémentation pratique de la redirection, comme celle des pages d’homonymie, elle est rigoureusement codifiée par un ensemble de conventions éditoriales

      la phrase laisse entendre que la redirection ne concerne pas que des homonymies ? De quoi s'agit-il alors ? désambiguïsation ? "interopérabilité culturelle" ?

    14. Enfin, je problématiserai la notion de protocole d’interopérabilité culturelle pour montrer comment une approche biopolitique de ces dispositifs permet de dépasser l’analyse de la communication entre systèmes (sociaux, technique, culturels) pour saisir leurs effets comme techniques de gouvernement.
    15. D’autre part, elle entend saisir comment la coordination de l’écriture collective dans un contexte de superdiversité culturelle s’appuie sur des dispositifs sociotechniques caractéristiques de l’infrastructure de la plateforme Wikimédia.

      Je trouve le terme "s'appuyer" très précis, car il évite le déterminisme de la plateforme sur l'action, il rend compte de la fonction "support" du dispositif, et il redonne à l'acteur humain sa capacité d'action et de décision.

      Mais c'est sans doute là la grande réussite de Wikimédia/pédia : avoir réussi cette alchimie très fragile d'un dispositif auto-régulé par ses usagers. Ce qui est étonnant c'est la manière dont le dispositif accueille et rend possible la complexité des règles de bon fonctionnement.

    1. Dans ce cadre, les analyses quantitatives des traces reconstituables21 reviennent à additionner des performances de l’instant, une succession de maintenant pour reprendre une formulation de Bachimont.

      J'avais identifié cette difficulté lors de mes réflexions sur un format éditorial conversationnel. Cette succession de maintenant est finalement un flux, et je me demande s'il n'y a pas là un changement paradigmatique sur les modalités de production de connaissances. La BSc est assez emblématique de ce glissement.

    2. BSc constitue d’abord pour nombre de membres une initiation accélérée à la littératie numérique et introduit des pratiques de collectionnisme savant18.

      Cela me semble un aspect très important de ces écritures collectives. Comment les dispositifs collectifs et ses acteurs performent une transmission de savoir-faire, réutilisable dans d'autres contextes.

    3. dont le bénéfice réciproque est évalué, comme l’entendent les RERS.

      Pouvez-vous préciser cette idée d'évaluation dans les RERS ?

    4. Merci pour ce texte très à propos sur les écritures collectives. Le terrain est passionnant et la dialogue entre observations participantes, entretiens et analyses est très constructif. J'ai été particulièrement intéressé par la mise en évidence de l'élaboration collective et progressive de règles destinées à "faire tenir" la communauté. Par ailleurs, dans une réflexion patrimoniale, je trouve très significatif l'idée que les objets documentaires eux-mêmes soient ici écartés, presqu'impensés (pour des raisons juridiques), afin de favoriser la communauté. La raison d'être se déplace alors du patrimoine vers le collectif qui en a l'usage.

    5. Joëlle Zask, « Participer, qu’est ce que ça veut dire? » Texte rédigé pour le catalogue de l’étape de Tour d’enfance à Bordeaux, 5 décembre 2018, disponible sur le blog de l’auteur : http://joelle-zask.over-blog.com/2018/12/participer-qu-est-ce-que-ca-veut-dire-2018.html

      Merci pour cette référence !

    6. le problème initial de la recherche empêchée n’a en réalité pas cessé d’être réfléchi ; avec ses sondages, débats, prises de position, conflits, la communauté constituée tient à garantir cette possibilité de courtage documentaire entre ses membres comme modalité pratique autant que comme signe communautaire d’une certaine manière de travailler en sciences humaines et sociales

      On voit bien ici que le collectif s'est structurée dans et par une métaconversation venant structurer et façonner le dispositif BSc. Cela vient valider la notion d'«écritures dispositives» et son caractère processuel et collectif.

    7. elle prend conscience d’elle-même au fur et à mesure des échanges, de la participation au sens donné précédemment à ce terme, jusqu’à permettre l’émergence d’un « nous » qui rend toute identification individuelle secondaire

      Et voilà le "nous", où le "faire collectif" (intention) se réalise, s'implémente dans le "nous faisons collectif". (cf mon annotation précédente)

    8. Cette expérience commune requiert une capacité de sentir et ressentir en commun qui se réalise à travers une activité collective

      "expérience commune qui se réalise" renvoie à ce "faire collectif" dont j'ai pu parler ailleurs : https://these.nicolassauret.net/1.0/revuecollectif.html#du-collectif-au-faire-collectif

    9. le cadre tient toujours

      La notion de cadre revient plusieurs fois. Elle est associé à l'idée de tenir, tenir debout, ne pas s'effondrer et disparaître. On voit bien ici comment ce cadre s'est constitué progressivement, concrétisé par une série de règles (rigidité pour "tenir"). Par contre, on comprend que ce cadre n'est pas encore formalisé (charte ? bonnes pratiques ?). Ce qui distingue peut-être cette communauté de l'institution.

    10. La communauté se structure et « tient » autour de l’entretien de cette possibilité de courtage documentaire

      est ce que cela sous-entend que la communauté n'aurait pu fonctionner sur le mode de la conversation scientifique autour des documents échangés ? pour poser autrement la question précédente.

    11. les débats en général et en particulier les plus sujets à polémique sont systématiquement mis à distance

      Dans ce début d'article, il n'était pas clair que l'espace de partage était aussi un espace de discussion et de débat. Ca mériterait d'être développé. N'y a-t-il pas là une pratique collective potentiellement très riche (intellectuellement et socialement) ? Je comprends la mise à distance pour préserver le courtage, mais dans le même temps, je suis étonné que la pratique soit écartée, car ces espaces d'échange sont rares.

    12. C’est d’abord le périmètre du groupe qui fait l’objet des premières discussions et des premiers choix9 : 10 jours après la création du groupe, et après une longue et houleuse discussion, un sondage est soumis à la communauté (de déjà plus de 40 000 membres), le 27 mars, qui aboutit à la décision

      On identifie très bien ici l'établissement de règles communes à travers la mise en place de dispositifs de décisions collectives. Cette gouvernance partagée ouvre-t-elle à la constitution d'un commun ?

    13. Les conséquences prévisibles renvoient ici aux atteintes aux droits d’auteurs qui caractérisent la « représentation publique » sur le web de documents sous droit acquis à titre privé et constituent le cadre qui régit les évolutions du groupe au fur et à mesure que le nombre de ses membres et que le volume de ses activités s’accroissent.

      Il est peut-être nécessaire ici de bien rappeler la solution de partage et son éventuel caractère illégal pour comprendre les "conséquences prévisibles". Le texte détaille bien la situation et le problème, mais passe très vite sur la solution trouvée et ses modalités (le partage de pair à pair de documents sous droits). "L'atteinte au droits d'auteurs" arrivent alors un peu abruptement.

    1. J'ai particulièrement apprécié la description de la progression d'une certaine littératie numérique (des marges au texte) et de la lecture elle-même (des suiveurs aux meneurs). Je suis convaincu que les dynamiques collaboratives ne se jouent pas sur des communautés hétérogènes, mais viennent trouver un élan supplémentaire dans les disparités de compétences et d'appétences. Il y a là un moteur à saisir dans le lien de réciprocité qui se met en place entre transmetteur et apprenant au sein d'une communauté.

      Comment l'avez vous ressenti dans vos différentes expériences de lecture collective en classe ?

    2. Merci pour ce texte très intéressant sur les facteurs de réussite d'une dynamique collaborative. J'avoue que le titre de votre article «L’Assommoir 2.0 : transformer la classe en communauté interprétative avec Wattpad» est très alléchant. Est ce que certains éléments sur la communauté interprétative pourraient venir compléter votre texte ? Cette question de l'interprétation me semble essentielle dans les dynamiques d'appropriation collective des patrimoines. Votre analyse sur le sujet serait précieuse pour notre ouvrage.

    3. La lecture collective en ligne a alors eu un rôle assez formidable pour le professeur, parce qu’elle a réussi à entraîner, par sa puissance sociale, plusieurs adolescents dans la lecture réelle de classiques qu’ils ne croyaient pas à leur portée.

      « puissance sociale » évoque bien sûr le collectif agissant, mais il faut peut-être aussi penser (et évoquer ici) le plaisir de l'herméneutique partagée, même à ce niveau, c'est-à-dire au-delà de la dynamique conversationnelle (sociale), la conversation elle-même (émulation de ce qu'on me dit, de ce que je réponds).

    4. c’est aussi une forme de lecture de l’œuvre, dont, à la manière de Maxime Decout8, nous pourrions faire l’éloge.

      Il y a aussi du Pierre Bayard là-dedans :

      • « COmment parler des livres que l'on n'a pas lus ». Pierre BAYARD. Éditions de Minuit, 2007. Collection « Paradoxe »
    5. Un retour en classe sur les remarques des élèves semble aussi stimuler les réactions : cela permet de faire exister le projet IRL, et les lycéen.ne.s sont contents lorsque leurs remarques servent de support à un cours. Si le projet n’est en revanche n’est que peu évoqué dans les cours, et reste comme souterrain, sa dimension collective est moins mise en évidence. En plus, certaines remarques des élèves, parfois inattendues, peuvent être des leviers tout à fait efficaces pour construire des problématiques, notamment pour les explications de textes.

      J'ai remarqué la même chose effectivement pour des lectures collectives en classe (licence et master). Prémisses d'une classe inversée où les thématiques du présentiel émergent des annotations de lecture.

    6. n’est en

      ~~n'est en~~

    7. avait aussi à tenir

      je suggère: « devait aussi tenir » car le « avait » n'est pas fluide à la lecture. On cherche le complément.

    8. Cela a pu aussi favoriser l’installation du sentiment de lecture communautaire, en vivant l’expérience in praesentia

      Élément très intéressant. Je serais curieux de lire d'autres retour d'expérience sur des situations de lecture collective en présence.

    9. une interface numérique qui leur permettait d’écrire, dans la marge du livre, des remarques assez libres.

      Nous aurions dû investir Wattpad pour la relecture collective de cet ouvrage !

    10. Certains de nos élèves y ont déjà écrit des histoires en feuilletons, même au collège ; et on verra que d’autres, après nos expériences scolaires, seront incités à se lancer eux-mêmes dans l’écriture d’épisodes en ligne.

      Je trouve très significatif cet aspect performatif des plateformes sur les pratiques d'écriture. On peut noter en particulier comment la pratique de certains espaces d'écriture (la marge) devient un pied à l'étrier pour investir de nouveaux espaces (le centre). C'est vraiment une légitimation par la pratique, avec une progression de la littératie numérique.

    1. Merci beaucoup pour ce texte très clair et très précis sur le processus de patrimonialisation des archives NDDL. Il m'évoque deux questions ou deux pistes de réflexion : la dépolitisation de l'archive, et la question de l'appropriation de l'archive par les communautés militantes.

      1. Je pose la première dans cette annotation.
      2. Concernant l'appropriation, ou la réutilisation, avez vous observé l'émergence de nouvelles pratiques (écritures) à partir de l'archive exposée ? On imagine que tous les militants n'avaient pas un accès immédiat à tous ces contenus. Quel sera l'effet de la publication des archives sur ces communautés ? Qu'est ce que cela suscite ou génère comme nouvelles productions ? Ce serait intéressant de suivre ça de près au fur et à mesure du processus d'archivage.
    2. L’inventaire en ligne devient alors un dispositif d’écriture partagé, commun.

      Est ce qu'il n'y a pas une réflexion à avoir sur la nature de ces écritures ? Je trouve étonnant de voir une production documentaire militante et contre-institutionnelle embrasser aussi facilement les formes et les cadres d'une institution. Bien-sûr, les Archives départementales ne sont pas positionnées politiquement pour ou contre l'aéroport, et l'objectif de l'un converge vers l'objectif de l'autre : archiver. Mais on aurait pu s'attendre à ce que des résistances s'élèvent, tant sur le plan documentaire que sur le plan politique. C'est peut-être d'ailleurs l'extrême formalisation des métadonnées qui rend la rencontre possible.

      Une autre façon de poser la question : en quoi l'archive (et le processus de mise en archive) dépolitise la mémoire des documents ? Que peut-on dire de ce "dispositif d'écriture partagé, commun" au regard de cette manifeste dépolitisation ? Il me semble qu'il faut creuser à cet endroit !

    3. Ce qui est intéressant à ce stade de notre réflexion, c’est de percevoir que l’archive numérique entre en conflit avec son inscription numérique, lorsque celle-ci s’ajoute, dans un même fonds, à des archives papier.

      En effet, c'est une problématique assez classique de la numérisation d'archives ou de corpus. Mais pourriez vous préciser ce qui se joue dans ce conflit vis-à-vis de la patrimonialisation ou de co-production (praticiens/archivistes) de l'archive ?

    4. L’institution semblant ainsi vouloir engager le citoyen comme producteur de connaissances (Severo, 2021).

      Cet aspect est ici permis par l'engagement particulier des militants avec leurs traces. Cela ouvre la voie à un échange de réciprocité entre institution et "citoyen" particulièrement sincère et vertueux.

    5. Par cette ambition de construire et d’échanger de la connaissance, ils forment, malgré leur hétérogénéité, une communauté de pratiques (Lave & Wenger, 1991) ; Baudouin, , 2018), qu’il s’agit de décrire.

      La communauté de pratiques comme point de départ d'un patrimoine en devenir me semble un aspect particulièrement juste pour ce terrain. C'est un angle assez novateur pour penser la patrimonialisation.

  4. Mar 2022
  5. Feb 2022
  6. stylo.ecrituresnumeriques.ca stylo.ecrituresnumeriques.ca
    1. Notez que le «Titre de mon image» sera pris en compte comme légende de l’image dans l’article.

      Mon annotation test

  7. Nov 2021
    1. L’écriture est ici performative, car elle agit autant sur le plan scriptural que sur un plan spatial en participant de l’agencement de l’espace numérique. L’écriture dispositive opère donc autant dans un environnement, que sur cet environnement. L’adjectivisation du terme dispositif n’est pas neutre. Ce glissement syntaxique est également un glissement sémantique, puisque le dispositif devient alors environnemental et pervasif.
  8. Apr 2021
  9. Apr 2020
    1. La principale caractéristique de l’article est de décrire les trois groupes impliqués dans le récit – les scientifiques, les pêcheurs et les coquilles – comme les membres à part entière d’un « collectif hybride » formant un réseau d’acteurs humains et non-humains impliqués dans l’action.
    2. Dans cette perspective, l’une des pistes les plus intéressantes consiste sans doute à croiser la théorie des Communs avec la théorie de l’acteur-réseau[13]. Dans ce programme de refondation de la sociologie proposé par Michel Callon, Bruno Latour et Madeleine Akrich, les faits « sociaux » sont d’emblée compris comme des « associations » entre des acteurs humains et des acteurs non-humains. En vertu d’un principe de « symétrie généralisée », l’humain et le non-humain, les sujets et les objets, sont mis sur un même plan et, bien que les non-humains soient par définition dénués d’intentionnalité, la qualité d’acteurs (agency) leur est reconnue.

      théorie de l'acteur-réseau

    1. Ce changement lexical était principalement motivé par la volonté d’arrêter de considérer les Communs comme des « choses » pour mettre en avant l’importance de la « communauté » et des règles qu’elle se donne.

      Voir notamment l'introduction de "Patterns of commoning" (Bollier et Helfrish, 2016)

      “Yet commons are not things, resources or goods; they are an organic fabric of social structures and processes.”

    2. La théorie de l’acteur-réseau de Michel Callon et Bruno Latour n’emploie pas d’ailleurs le terme de « communauté » – trop prédestinée à accueillir des humains – mais lui préfère celui de « collectifs » pour désigner les associations d’acteurs humains et non-humains rassemblés en un réseau dont il s’agit de mettre en évidence les relations par un processus d’enquête[28]. De son côté, la littérature sur les Communs paraît comme osciller sans cesse entre les deux termes du couple « ressource/communauté », parce qu’elle doit encore s’accommoder d’une rupture ontique alors que la théorie de l’acteur-réseau s’est d’emblée donnée pour objectif de s’en affranchir.

      communautés / collectif

    1. ouvrant la voie à divers protocoles éditoriaux de relecture et/ou d’évaluation.

      j'ai ajouté ça là, mais ca me semble central et aurait pu faire l'objet d'un développement complet. chaine modulaire techniquement, mais aussi agnostique sur le protocole éditorial, cad ouvert aux diverses pratiques et workflow des chercheurs et des éditeurs.

    2. Nous sommes en train de travailler à intégrer l’API d’Isidore.science à ce module afin qu’il soit possible de récuperer les données d’alignement pour les métadonnées.

      ca vient comme un cheveu sur la soupe. Première apparition du Nous, qui à mon avis dessert l'article, ou le positionne un peu trop comme discours d'accompagnement. Et personne ne connait l'API d'isidore. Sans explication, ca ne fonctionne pas.

    3. la personne qui écrit a le sentiment qu’il n’y a pas de solution de continuité entre son écran et le document prêt pour être lu

      j'ai un doute sur cette formulation. Qu'est ce que tu as voulu dire @Marcello ? La désintermédiation (illusoire) suggère plutôt une continuité entre l'écran et le document final. N'est-ce pas ? La phrase actuelle dit le contraire. (Je suis sur le texte, donc je corrigerai selon vos réponses.)

    1. Mais entre le concept initial et une problématisation sous l’angle de la technique, il existe une zone intermédiaire qui me semble truffée de chausse-trapes.

      Exemple de chausse-trape: on pourrait être tenté d'associer le "nativement" à un degré de littératie (numérique). Dans ce cas, recopier ses notes manuscrites sur Word ne relèverait pas de la même littératie, et donc pas de la même pureté (? oula..) numérique que la rédaction outillée d'une issue sur Gitlab (au pif). Terrain glissant..

      Et pourtant oui, le support numérique transforme les pratiques et les techniques d'écriture.