3 Matching Annotations
  1. Jan 2020
    1. Là-haut, quand il est la lune, elle est tellement fouettée des audaces de la brume qu’elle paraît se mouvoir, et nous voici perdus encore dans les trajectoires, les causalités.

      Comme le temps est en réalité l'absence (ou en tout cas l'absence de temps), la fixitié est mirage du mouvement. Ce qui fait se mouvoir la lune (au point qu'elle apparaît, dans la fiction de la syntaxe, changer de genre), ce n'est pas l'attraction de la terre, c'est le regard (humain ? animal ?) des êtres qui la peuplent.

  2. Nov 2019
    1. p. 121 :

      […] je fis impartialement face aux perspectives d’avenir qui se présentaient à moi : a) parler à Alvaro et lui dire que le cousin germain de Beatriz <mark>(cet euphémisme explicatif me permettrait de la nommer)</mark> avait écrit un poème qui semblait <mark>reculer à l’infini les possibilités de la cacophonie et du chaos</mark> ; b) ne pas parler à Alvaro.

      La parenthèse constitue un amusant prétexte, une prétérition (figure stylistique consistant à prétendre ne pas parler de quelque chose pour justement pouvoir mieux en parler!)

      Mais la suite est plus sérieuse : « reculer à l’infini les possibilités du de la cacophonie et du chaos » renvoie peut-être à une manière détournée de parler de l’infinité, précisément de la manière dont la poésie fait chaque jour reculer l’horizon des possibles imaginables.

    1. marcher en te tenant toujours également distant de deux arbres

      Description (poético-géométrique dynamique) de la ligne droite.