Ne possédant pas de légitimité institutionnelle, ces amateurs se doivent de la construire autrement : par le sérieux de leur production, la transparence de leur démarche et la confiance de leur communauté.
Répétition des arguments plus hauts
Ne possédant pas de légitimité institutionnelle, ces amateurs se doivent de la construire autrement : par le sérieux de leur production, la transparence de leur démarche et la confiance de leur communauté.
Répétition des arguments plus hauts
stratégies
Le format YouTube (rapide, vulgarisé) est-il vraiment la stratégie la plus compatible avec un travail de vérification aussi appronfondie? Est-ce qu'il n'y a pas de risques de simplification excessive ou de déformation de l'information?
image crédible
à quoi se réfère le terme "image crédible" et au près de qui doivent-ils l'avoir? La communauté scientifique? Le public déjà sensibilisé ou non?
amateurs
Ajouter un exemple de youtubeurs amateurs (Defakator, Hygiène Mentale) renforcerait l'analyse dans cette partie
Cette pratique récente, plus précisément apparue autour de 2015, qu’est le debunking aussi appelé démystification, est de plus en plus présente sur la plateforme de partage de vidéo en ligne, YouTube. Selon Baur, on peut le résumer par un exercice qui consiste à prendre des déclarations et à montrer en quoi elles sont erronées ou trompeuses. Son but principal est de réduire l’impact d’une désinformation, il s’illustre par la dénonciation d’un acteur ou une croyance jugée néfaste, en instaurant une “vérité”. Pour réduire l’impact d’une fausse information, il y a une hiérarchie des erreurs à rectifier, souvent de l’erreur qui a le plus d’impact, à celle qui n’est qu’un détail. Le debunking fait partie d’une discipline plus globale qu’est la zététique. Popularisée en France dans les années 1980 par le biophysicien Henri Broch, la zététique a comme objectif de questionner des énoncés scientifiquement réfutables, c’est “l’art du doute”. Elle vise à distinguer ce qui relève de la science et de la croyance. Le nombre de vidéos qui debunkent des théories “pseudo-scientifiques” circulant sur les réseaux sociaux ou encore des fausses informations qui penchent vers le complotisme sont de plus en plus nombreuses. Ces vidéos sont majoritairement créées par des amateurs, que l’on peut décrire comme des individus passionnés travaillant selon des standards professionnels. Elles relèvent de la vulgarisation scientifique et du divertissement. L’objectif de ces youtubeurs est de défendre la science, de contrer la désinformation, ils ne sont pas motivés par un gain financier, mais par un sentiment d’utilité sociale et une volonté de défendre la science face à l’obscurantisme. Étant une pratique amatrice, ces youtubeurs pour la plupart sont autodidactes en science. Mais attention, même si l’objectif est de dénoncer de fausses déclarations, le debunking n’est pas à confondre avec le fact-checking, selon Dauphin. Le fact-checking consiste à vérifier l’exactitude des faits contenus dans un écrit ou un discours. C’est l’un des fondements du journalisme, visant la neutralité et effectué par des professionnels. Contrairement au debunking, fait par des amateurs, s’inscrivant dans une démarche militante et ciblant des acteurs ou croyances spécifiques.
Le paragraphe définissant le debunking est assez dense, le découper en 3 paragraphes soit 1 pour chaque nouvelle notion (débunking, zététique et fact checking) permettrait de faciliter la lecture.
le célèbre youtubeur français Squeezie
Evoquer un célèbre youtubeur français en phrase d'accroche est un choix intelligent. Cela permet de capter l'attention du public non spécialiste dès le début de la lecture
Entre succès et paradoxes, cette pratique questionne notre rapport à la vérité dans une ère où sur les réseaux sociaux la frontière entre le vrai et le faux est de plus en plus floue, intensifié par l’arrivée de l’intelligence artificielle.
Faire un lien avec l'article stylo de Lina Djerroud : "Deepfakes et usurpation : peut-on voler l'identité d'une célébrité ?" peut-être pertinent.
ce rôle de “debunker” est en partie ce qui leur apporte une audience, fait leur succès surtout lorsque sont abordés des sujets d’actualités.
La recherche de notoriété par les debunkeurs ne prend-elle pas le dessus sur la mission de pallier la désinformation ? Les décourageant ainsi à aborder des sujets plus larges?
Ce mépris est externe mais est aussi
Reformulation plus claire pour éviter la confusion: "Ce mépris n'est pas seulement externe mais aussi présent..."
plutôt qu’à les convaincre que celles-ci ne sont que de fausses théories, finalement par leurs vidéos ils peuvent renforcer les pensées qu’ils combattent
On peut aussi relier ce phénomène à la notion de "bulles de filtres" développée par Eli Pariser dans son ouvrage The Filter Bubble (2011). Si les internautes sont exposés à des contenus qui confirment leurs opinions, le debunking risque de ne pas atteindre les publics concernés.
une cohésion entre eux
Reformulation plus claire pour éviter la confusion: "une cohésion au sein de la communauté."
danger pour les démocraties du monde
Pourquoi? Ne relèvent-elles pas de la liberté d'expression? Quand est-ce qu'un contenu ne relève plus de la liberté d'expression?
Chez Les Revues du Monde, elle tourne en dérision les mécanismes complotistes du film avec des petits sketchs, s’exprime avec familiarité et désigne sa communauté par “vous”. Ces vulgarisateurs optent pour un discours bien précis. Le youtubeur Mr.Sam-Point d’interrogation, se place sur un pied d’égalité avec son spectateur et l’invite à devenir un acteur critique de l’information notamment en lui posant des questions. Chez Les Revues du Monde, elle ne cherche pas à convaincre, mais à exposer son point de vue, comme une discussion.
Les exemples sur la chaîne youtube Les Revues du Monde pourraient être regroupés en une seule et même phrase pour gagner en lisibilité et éviter les répétitions.
leur public
On peut se demander si ces contenus atteignent seulement les personnes concernées par la désinformation ou aussi celles qui sont déjà critiques/sensibilisées?
Différents formats sont adoptés, pour certains, le format de l’interview est utilisé, ici, c’est le cas de la chaîne YouTube : Passé Recomposé, d’autres se rapprochent de la figure d’un journalisme comme chez La Tronche en Biais ou encore se mettent en scène eux-mêmes, c’est le cas de la youtubeuse de la chaîne : Les Revues du Monde , elle utilise le “je” et se présente comme vulgarisatrice de l’histoire, de l’archéologie et vidéaste, donc c’est sa connaissance de ces disciplines qui soutiennent son propos.
Scinder la phrase en deux ou trois phrases distinctes pour faciliter la compréhension lors de la lecture.
À travers le film, La révélation des pyramides, sorti en 2012 et considéré comme conspirationniste, présentant une vision alternative de l’égyptologie et de l’archéologie, de nombreuses vidéos de debunk ont vu le jour.
Raccourcir la phrase ou la scinder en deux phrases distinctes pour faciliter la lecture.
l’obscurantisme
Définir la notion d'obscurantisme pour le public non spécialiste
fact-checking
Le média Le Monde (Les Décodeurs) propose un travail de fact-checking intéressant à comparer. Cela pourrait aussi illustrer la notion auprès du lecteur.
désinformation
Peut-être définir le terme ou renvoyer vers la chaine Arte qui propose plusieurs documentaires sur la désinformation en ligne pour le public non-spécialiste?
ces youtubeurs
Les travaux de HugoDécrypte peuvent être comparés à ceux des debunkers pour réfléchir à la vulgarisation de l’information. Cela pourrait être un exemple plus parlant pour un public non spécialiste
nourrissant
*nourissent
la production
Tu pourrais analyser plus précisément les codes visuels (montage, rythme, effets) qui participent à la crédibilité d'une vidéo Youtube
,
Virgule non nécessaire ici
vérité unique
La notion de vérité unique devrait être illustrée par un exemple pour ne pas perdre le lecteur
elle tourne en dérision les mécanismes complotistes du film avec des petits sketchs
Il est intéressant que tu ai mentionné que le ton utilisé par les youtubeurs (humour, ironie) influence la réception du message
une relation affective
Je trouve que le rôle des émotions dans ces vidéos n’est pas assez développé alors qu’elles jouent souvent un rôle important dans la réception du message.
L’algorithme de recommandation est important à prendre en compte selon eux, car il favorise les contenus faux.
Favorise-t-il les contenus faux seulement parce qu'ils sont plus sensationnels? Je trouve que le rôle de l’algorithme est mentionné mais pas assez développé, alors qu’il est central dans la visibilité de ces contenus.
Leurs vidéos ont plus tendance à polariser leurs croyances
Reformulation plus claire pour éviter la confusion: "Leurs vidéos ont plus tendance à polariser les croyances des publics ..."
Mais attention, même si l’objectif est de dénoncer de fausses déclarations, le debunking n’est pas à confondre avec le fact-checking, selon Dauphin.
Le passage sur la distinction debunking / fact-checking est très pertinent, cela évite les confusions pour le public amateur.
Dans le futur, serons-nous capables de faire la distinction entre une vraie vidéo et une générée par intelligence artificielle ?
Ouverture très pertinente qui permet un lien possible avec des sujets actuels comme les deepfakes et la désinformation par IA.