9 Matching Annotations
  1. Jul 2020
    1. L’addiction à Internet ne figure pas dans la dernière version du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM 5 ; APA, 2015) manuel de référence internationale pour la plupart des psychiatres et psychologues. À l’excès, ces habitudes sont étiquetées « comportements excessifs », mais ne sont pas définies comme de véritables troubles mentaux en raison, actuellement, de l’insuffisance de données dans la littérature (DSM 5 ; APA, 2015, p. 571). On manque par exemple de preuves neurobiologiques souvent nécessaires pour définir une véritable addiction. Les examens cérébraux, réalisés par IRM, de personnes développant des symptômes de dépendance montrent que les gros consommateurs d’Internet développent des processus neurobiologiques commun avec les toxicomanes et avec les personnes souffrant de dépendances pathologiques reconnues, comme celle liée aux jeux. Dans tous ces cas, leurs « pratiques addictives » activent le même système amygdale-striatum, système lié à la génèse du plaisir dans le cerveau. Cependant, ils présentent aussi de nombreuses différences, notamment dans le fonctionnement du système cérébral de contrôle inhibiteur, celui qui permet d’inhiber, par la volonté, certains de nos comportements (Turel et al., 2014). L’inhibition semblerait plus facile pour Internet. On manque également d’études cliniques sur des critères comportementaux, comme le sevrage ou la rechute, pour véritablement parler de troubles addictifs pour Internet.

      L'état actuel de la recherche dans le domaine est limité. Si des examens IRM ont été réalisés, il n'y a pas d'études cliniques et de preuves neurobiologiques disponibles qui permettent de classifier l'addiction à internet comme un trouble mental. L'approche est ici dialectique avec une énumération de plusieurs résultats plus ou moins convaincants ainsi que leurs points forts et failles.

  2. Jun 2020
    1. L’addiction à Internet ne figure pas dans la dernière version du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM 5 ; APA, 2015) manuel de référence internationale pour la plupart des psychiatres et psychologues. À l’excès, ces habitudes sont étiquetées « comportements excessifs », mais ne sont pas définies comme de véritables troubles mentaux en raison, actuellement, de l’insuffisance de données dans la littérature (DSM 5 ; APA, 2015, p. 571). On manque par exemple de preuves neurobiologiques souvent nécessaires pour définir une véritable addiction. Les examens cérébraux, réalisés par IRM, de personnes développant des symptômes de dépendance montrent que les gros consommateurs d’Internet développent des processus neurobiologiques commun avec les toxicomanes et avec les personnes souffrant de dépendances pathologiques reconnues, comme celle liée aux jeux. Dans tous ces cas, leurs « pratiques addictives » activent le même système amygdale-striatum, système lié à la génèse du plaisir dans le cerveau. Cependant, ils présentent aussi de nombreuses différences, notamment dans le fonctionnement du système cérébral de contrôle inhibiteur, celui qui permet d’inhiber, par la volonté, certains de nos comportements (Turel et al., 2014). L’inhibition semblerait plus facile pour Internet. On manque également d’études cliniques sur des critères comportementaux, comme le sevrage ou la rechute, pour véritablement parler de troubles addictifs pour Internet.

      Ici, les auteurs mettent en oeuvre un argument dialectique exposant les atouts et limites des diverses études menées afin de déterminer les effets addictifs à Internet. Cet argument dialectique expose diverses études aux arguments épistémiques déductifs.

  3. Apr 2020
    1. Toute technique est à la fois remède et poison, émancipation et aliénation 

      Clé pour developper la pensée critique : quid de la mémoire externe : un outil formidable d'émancipation de nos cerveaux ou un poison risquant, par son caractère invasif, de porter atteinte à nos capacités cognitives ?

    2. Mais les appendices technologiques qui nous épargnent de fastidieux efforts d’archivage nous permettent-ils de nous adonner à des tâches plus valorisantes et d’avoir « la tête bien faite plutôt que bien pleine », comme le souhaitait Montaigne ? À l’inverse, ces artefacts, en privant la mémoire interne d’informations à synthétiser, ne risquent-ils pas de l’affaiblir et, à terme, de porter atteinte à notre façon de penser et à notre libre arbitre ? Pour Francis Eustache, impossible de répondre par oui ou par non à ces questions majeures de société, faute de recul.

      IED_DN4 L'auteur adopte un point de vue neutre en précisant la question de départ en évoquant l'atteinte au libre arbitre.

    3. Extraordinairement inventive, notre mémoire est aussi terriblement fragile. D’où les multiples « prothèses » physiques (parois de grottes, os, cailloux, tablettes d’argile ou de cire, peaux animales traitées, rouleaux de papyrus, parchemins, papiers, microprocesseurs…) utilisées par les sociétés humaines, au fil des siècles et des innovations technologiques, pour démultiplier la puissance et pallier les défaillances de cette fonction cognitive qui nous permet d’enregistrer, synthétiser, conserver et récupérer des informations. « Tout au long de son histoire, l’homme a fait appel à des supports externes pour consolider et amplifier sa mémoire interne », résume le neuropsychologue Francis Eustache, directeur de la plateforme d’imagerie Cyceron, à Caen.

      IED_EA IED_DN5 L'auteur relie l'idée d'une mémoire fragile à la nécessité de supports matériels pour son enregistrement, un lien causal caractérisant l'abduction. Il s'agit d'une description de faits, il n'y a pas encore d'expression de point de vue. Son argument est neutre

    1. le rapport à la technologie ne laisse pas indifférent : Comme (Eve et Smoreda, 2001) l'avait déjà signalé, il y a une forte implication émotionnelle et personnelle qui accompagne et même précède la décision de suivre les formations. Le discours est imprégné par une vision personnelle du monde où informatique et Internet riment avec modernité, innovation et monde contemporain.

      Constat qui peut ouvrir à une autre étude, notamment sur l'évolution des préjugés et stéréotypes des PA concernant les nouvelles technologies.

  4. Mar 2020
    1. N'empêche. La facilité avec laquelle, d'un coup de smartphone, nous accédons à Wikipédia et à moult informations personnelles (dates de naissance des proches, numéros de téléphone...) repose de façon aiguë cette problématique de l'externalisation de la mémoire. Pour l'heure, nul ne peut présager de son impact réel sur le cerveau. Au moins peut-on déjà constater certains de ses effets sur notre société, telle la dévalorisation de la figure du savant au profit du chercheur. « Dans notre univers hyperconnecté, note le neurobiologiste Etienne Koech­lin, l'érudit, riche de connaissances, a aujourd'hui nettement moins d'utilité que le créatif. C'est ainsi, chaque technologie favorise un type d'individu plutôt qu'un autre. »

      Ici on conclut donc que c'est sur que le monde va être changé par ces inventions mais dans quel sens, aucune idée

  5. Feb 2020
    1. Notre époque est la première à disposer de si gigantesques capacités de stockage et de traitement des données »,
      • "Jamais notre mémoire ne s'est trouvée à ce point hors de nos têtes", puis
      • "notre époque est la première à disposer de si gigantesques capacités de stockage et de traitement de données" ; ces deux positions aboutissent à la question argumentative de l'auteur traitée dans le paragraphe suivant " mais les appendices...faute de recul" Il s'agit d'un raisonnement dialectique Neutre : Opposition entre externalisation des fonctions de stockage, de conservation..de la mémoire, et capacités technologiques croissantes /enjeux commerciaux ; La conclusion de l'auteur est : Est ce le rôle de la mémoire ?)

      IED_DN5

    1. Un étudiant est d’abord le résultat d’années d’école, de collège et de lycée.

      Argument dialectique neutre