15 Matching Annotations
  1. Jul 2020
    1. "Nous avons progressivement réalisé que d’avoir tué des civils innocents n’a fait qu’alimenter les sentiments de haine. Cela a nourri le terrorisme et les groupes comme Daech, à qui les drones servent d’outil de recrutement idéal, comme Guantánamo. Le programme des drones conçu par cette administration et les précédentes est un moteur pour le terrorisme autour du monde."

      exprime l'opinion des pilotes sur le retour de bâtons de ce programme

  2. Jun 2020
    1. Ainsi, en situation de télétravail, le salarié découvre que sa zone d’autonomie ressemble à une peau de chagrin. Joignable à tout moment avec son téléphone portable, il ne profite guère de l’éloignement de son supérieur hiérarchique et reste toujours disponible (messagerie). Espérons que le 1er janvier prochain, les entreprises appliquent le « droit à la déconnexion » !

      Conclusion assez sombre sur les aléas du télétravail. Commentaires assez directifs de la part de l'auteure afin de convaincre le lecteur.

    1. Si les RSN ont été psychologiquement utiles aux fans dans les premiers jours qui ont suivi le décès pour obtenir des informations et partager socialement leurs émotions, il semble toutefois qu’à plus long terme, leurs usages fréquents et prolongés ont freiné la résolution du deuil chez certains. Retourner fréquemment et pendant un long délai après le décès sur les RSN et pages de fans, comme l’ont fait de nombreux fans, conduit à régulièrement re-générer et ruminer des pensées négatives, à augmenter la fréquence et l’intensité des émotions négatives ressenties. Si communiquer et exprimer sa tristesse est nécessaire dans le premier stade du deuil, notamment pour obtenir empathie et soutien sociaux pour « faire son deuil », cette phase ne doit pas être trop longtemps entretenue. Or les RSN incitant à prolonger cette phase semblent ralentir la gestion du deuil (Courbet, Fourquet-Courbet, 2014). Certes, si les deuils sont heureusement rares dans la vie quotidienne, l’entretien des ruminations et émotions négatives peut se retrouver dans d’autres circonstances, par exemple, à la suite d’une séparation amoureuse. Des consultations fréquentes des pages de l’être aimé(e) perdu(e) sur les RSN pourraient empêcher d’accepter la fin de la relation.

      Argument contre qui rend d'autant plus efficace la thèse des auteurs qu'elle est suffisamment nuancée pour obtenir l'adhésion du lecteur. En effet, un des bénéfices d'Internet est son aspect social, il permet de partager des ressentis mais sur le long terme, il est source de ruminations qui est une caractéristique de la dépression.

    1. met en scène un corps « en puissance ».

      Les besoins physiologiques sont délaissés au profit d'un physique performant, d'une image, d'art qu'on arrive parfaitement à maîtriser..

    2. Ces contenus web illustrent ainsi une mise en présence des corps spécifique aux environnements numériques. La manifestation de l’identité et de l’agentivité y est éminemment déclarative et performative [3][3]S. Goldman, A. Booker et M. McDermott, « Mixing the Digital,…. Sur Internet, le soi est dénommé, inscrit dans des narrations, ou représenté par des images et des traces. La présence des usagers dans les environnements d’interaction numérique « comporte ainsi un caractère performatif dans la mesure où nous devons supposer que l’interlocuteur est ce qu’il revendique être [4][4]Marie Bergström, « Sites de rencontres : nouveaux territoires… ». Écritures de soi, descriptions de gestes et sensations, projections de modèles physiques au moyen de photos retouchées, avatars de puissance et de maîtrise sur son apparence et sa destinée, parangons de perfection face à un contexte alimentaire et sanitaire caractérisé par une cacophonie croissante des avis et des discours [5][5]Sur la notion de « cacophonie alimentaire », voir Claude…, ces représentations des usagers, de leurs activités, postures et sensibilités, laissent deviner le développement idiosyncrasique de tensions et de contraintes, ainsi qu’un répertoire de stratégies de présentation de soi, de ses goûts et de ses problématiques.

      Il est évident que sur ce genre de sites où l'on prône la maladie et tous les artifices inimaginables, certains suivent le mouvement et d'autres pas. Comme tous sites internet il peut y avoir des différences entre les auteur(e)s et leurs réels profils. Certains sont manipulateurs et n'ont rien à voir avec les troubles alimentaires et piègent et harcèlent les autres. D'autres sont réellement atteints de TCA.. De plus il n'est pas mentionné de droit à l'image et que fait-on des informations ? L'image du corps est sublimée et adorée comme une idole théocratique. Mais que fait-on du Moi ? Sans compter que dans ce genre de site, on ne parle pas des dangers médicaux. On vous dit, je suppose, par choix je n'irai pas surfer sur ce genre de site, que si vous mangez 3 chips vous allez mourir. Mais on ne dit pas sur le site le calvaire quotidien d'une boulimique qui : - passe sa soirée dans les toilettes pour se purger.

      • que les laxatifs font des ravages intestinaux et qu'il faut élaborer tout un tas de stratégies pour que çà agisse au bon moment et si possible au bon endroit
      • qu'on assiste à un revers de double culpabilité la sienne et celle renforcée par les autres si on n'a pas suivi la restriction. Forcément que çà crée des problèmes de troubles de l'humeur voire de personnalité. C'est quand le corps lâche et qu'il n'arrive plus à suivre cette restriction cognitive qu'on en arrive à des soins médicaux quasiment en urgence vitale psychiatrique (tentative de suicide...) et physiologique (alimentaire, vitaminique...).Ces sites n'en parle sûrement pas ou alors certains "très dark". Etant donné le niveau de perfectionnisme ambiant, on ne va se vanter d'avoir "fauter" par peur du rejet du groupe bien que tout soit possible pour se re-culpabiliser après coup.
    3. ils documentent leurs méthodes pour s’affamer ou se faire vomir au travers de récits, vidéos, images évocatrices, photos de célébrités retouchées et amincies censées inspirer le désir de maigreur (thinspiration, en anglais).

      Le lien d'attachement ne se fait plus au travers de la famille mais au travers d'un groupe partageant les mêmes idéaux. Cela vient renforcer ce lien d'être reconnu(e) et compris(e) avec un besoin d'appartenance à un groupe. Les besoins physiologiques alimentaires sont remplacés par des besoins compulsifs d'appartenance à un groupe. Il est plus simple et plus facile d'agir en groupe que seul car la restriction cognitive est bien trop forte pour la supporter seule (ne serait-ce que: par "motivation...). Ce phénomène devient généralement très addictif. L'individu a besoin de cette identité sociale.

    4. ana-mia

      Ana Mia me fait penser à “Mamma Mia” chanson du groupe ABBA. Quand l’on traduit les paroles en Français, çà parle de contrôle, de perte de contrôle avec un discours intérieur Ana (Mamma que l’on peut qualifier de maman : la mère) et Mia de la maladie (Mia de la chanson qui signifie ma : le moi). Quand le rapport mère-fille est impliqué dans les troubles alimentaires, il devient Ana alors que le Mia ne se rapporte qu’au moi de la maladie par une restriction cognitive intensifiée. Aussi populaire que joviale, si on se laisse insidieusement entrer dans la danse et dans le monde féerique et virtuel que représente l’anorexie et les troubles alimentaires en général, la personne (qui consulte un site, un blog) ne pense en rien qu’il s’agit d’une maladie mentale alors qu’elle est déjà ancrée. Ici on utilise une chanson en exemple (à noter qu’il s’agit d’une analyse ne visant pas à incriminer la chanson d’Abba en particulier) mais à l’heure de la technologie numérique, on va utiliser un site internet avec des photos, des corps fantasmés qui prônent une maigreur faisant croire à une définition de vie idéalisée alors qu’on véhicule la mort. Et on finit par entrer dans un cercle virtuel que l'on qualifie de vertueux alors qu'il n'est que tortueux.Quand on reste incompris dans un cocoon familial prônant le négatif, on est compris dans un groupe prônant aux yeux de la personne malade "le positif" par tous les moyens. Ce peut être aussi des sites d'initiation et de manipulation mentale ne serait-ce que par une simple chanson.... Chanson “Mamma Mia” groupe ABBA 1975

  3. Apr 2020
    1. La différenciation tient principalement à la difficulté, pour ceux qui suivent la formation, d'échanger et de partager, avec les autres personnes de la résidence, des expériences aussi uniques et spécifiques que l'informatique. Sans référentiels et vocabulaires communs, il leur est en effet difficile d'entamer des discussions pour expliquer ce qu'ils font et ressentent aux autres résidents. «De quoi voulez vous qu'on leur parle, ils ne comprennent pas ce qu'on fait». Renforcés par cette constatation,les résident qui participèrent à l'activité informatique ont de plus eu l'impression de s'élever intellectuellement et «statutairement» par rapport au reste des personnes de la résidence ; en tout cas de tout faire pour ne pas régresser. Certains se considèrent d'ailleurs comme faisant partie des pionniers, voire de l' «élite». Reprochant aux autres de se laisser dépérir, ils sont devenus très critiques à l'encontre de tous ceux qui, d'une manière générale, ne cherchaient pas à s'investir dans les divers ateliers proposés ou à s'intéresser aux activités nouvelles (telle l'informatique)

      Cet argument, provenant des observations et des entretiens, peut être classé en dialectique, mais il va à l’encontre de l'hypothèse de départ qui annonçait que le logiciel jouerait un rôle d'environnement de stimulation sociale. Au contraire, il a créé une rupture sociale assez prononcée entre deux groupes de résidents.

    2. plus les participants ressentaient un sentiment de confiance et d'estime de soi personnel et construisaient un système fondé sur la cohésion sociale du groupe, plus ils développaient un sentiment de dépréciation et de mépris à l'encontre des plus faibles.«Les autres ne suivent pas, ils sont des boulets, trop lents. Je choisis mes activités pour ne pas me retrouver avec eux. Sinon, ça ne suit pas et je ne réussis pas !

      Renforcement du sentiment d'appartenance à travers le rejet de l'autre groupe.

    1. Enfin, on voit le développement de place de marché où chacun peut proposer ses compétences. Une foule de métiers est concernée. Des plus qualifiés, comme des aides ménagères ou pour le bricolage. Ou simplement partager son logement ou sa voiture. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication irriguent toute l’économie

      Tous les exemples précédents qui questionnaient sur une perte des savoir faire et des compétences sont finalement remis en question dans ce paragraphe. Puisque l'auteur souligne la mise à disposition des compétences de chacun par le partage des services.

      A noter également; dans un paragraphe précédent l'auteur soulignait que le numérique n'était pas une grande source d'emploi mais les emplois indirects qui en découlent mériteraient également d'être évalués. (tel que les échanges de service que les personnes proposent sur des plateformes et leur assure des revenus)

    1. il ne suffit pas d’équiper massivement les élèves et enseignants d’outils numériques pour améliorer leurs performances.

      Ici, on note l’opposition entre l’équipement en numérique et les performances des élèves.

    2. En classe, le numérique ne fait pas de miracles

      Nous avons la problématique et le thème de l’article qui orientent le débat en donnant le point de vue de l’auteur.

  4. Feb 2020
    1. vivre dans un monde toujours plus rempli d’informations de surface, comme celles que l’on trouve en surfant sur Internet, « stimule une mémoire du passé immédiat ou, dans le meilleur des cas, une mémoire de travail surdimensionnée capable de traiter simultanément de multiples informations (textes, images, sons…), commente Francis Eustache. Ce type de mémoire à court terme s’exerce au détriment d’une réflexion sur notre passé et notre futur, sur notre relation aux autres, sur le sens de la vie… Or les travaux en neurosciences cognitives montrent que l’un de nos réseaux cérébraux (le réseau par défaut), indispensable à notre équilibre psychique, s’active lorsque nous nous tournons vers nos pensées internes, que nous nous abandonnons à la rêverie, à l’introspection, ce que ne favorise pas le recours intensif à des béquilles mnésiques. Enfin, mémoriser des chansons, des poèmes, etc., nourrit le partage et la solidarité, renforce le lien social, améliore la qualité du vivre ensemble.

      Argument dialectique PRO : L'auteur se réfère à Francis Eustache, source scientifique, pour contrebalancer ses propositions : dans une première proposition : il met en lien la quantité d'informations et la capacité de la mémoire de travail dans la seconde partie de l'argument l'auteur s'appuie sur les neurosciences, domaine d'expertise de la source scientifique, pour infirmer la proposition de départ.

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