18 Matching Annotations
  1. Apr 2021
    1. En plus de ce projet, l'organisme encourage des concours de robotique. Par exemple, ce concours à Lille se servant des Lego Mindstorms pour créer un robot capable de porter des balles sur un circuit. Il semble que ce soit par l'approche concours que l'apprentissage par la robotique se fasse le plus souvent. Il y en a plusieurs partout dans le monde et pour tous les âges, y compris les plus petits.

      Autre effet sur les élèves c'est la créativité !

  2. Feb 2021
    1. Mes yeux s’ouvrent et contemplent les palmiers sur fond bleu qui miroitent sous l’éblouissant soleil australien. C’est une belle journée qui commence tranquillement. Machinalement, je cherche mon smartphone des mains sur la table de nuit pour consulter mes messages en attente. Je ne suis pas encore levée que déjà le monde me demande. Je sens une tension diffuse se propager dans ma poitrine, descendre le long de mes bras, et atteindre le bout de mes doigts qui pianotent sur l’écran digital. En une fraction de seconde, la journée est passée au rythme numérique. J’ai quitté le présent pour un monde virtuel.

      L'auteure s'appuie sur les émotions que produisent ses arguments pour convaincre le lecteur. Elle utilise une forme de proximité, le lecteur peut s'identifier à ses propos. Dès le 1er paragraphe, un lien est déjà créé entre les deux. C'est donc un argument rhétorique sur le registre du pathos.

    1. Nous devons tirer des leçons des erreurs du passé. La société a stigmatisé les gais et lesbiennes, bisexuels, pansexuels, asexuels, les personnes consensuellement non monogames et les adeptes du bondage et discipline, domination et soumission, sado-masochisme (BDSM).

      Ethos : appel aux émotions du lecteur en sollicitant des exemples liés parfois à des combats (dans le cas de l'homosexualité par ex) ou à des identités dans lesquelles il serait susceptible de se reconnaître + l'idée qu'il ne faut pas reproduire des erreurs commises par le passé

      Pathos : idée que c'est moralement condamnable de stigmatiser des identités "déviantes"

    2. À mesure que les technologies sexuelles immersives se répandent plus largement, nous devrions les aborder, ainsi que leurs utilisateurs, avec un esprit ouvert.

      ethos : idée qu'avoir l'esprit ouvert = être moralement quelqu'un de bien

      pathos : les auteurs désignent "les utilisateurs" > rappel de l'existence et de l'humanité des individus digisexuels

    3. Et puis, avec le temps, nous avons graduellement appris à mieux accepter toutes ces diverses identités sexuelles. Nous devrions faire preuve de la même ouverture envers les digisexuels.

      ethos et pathos : même fonctionnement que dans le paragraphe précédent

      • déductif : idée d'appliquer la même acceptation que pour d'autres identités sexuelles à la digisexualité
  3. Dec 2020
    1. L'autisme est un trouble du développement. Pour mieux atténuer les symptômes, il faut agir le plus tôt possible. Le robot Nao, en arrière-plan, doit pouvoir toucher et sensibiliser les jeunes enfants. © Joe Howell, université Vanderbilt

      La photo et le sous titre mis dans cet article pour sensibiliser le lecteur. La main tendue et ouverte de l'enfant vers l'avenir avec arrière plan Nao debout et prêt.

    2. Parmi les exposants, on note la présence de l'entreprise française Aldebaran Robotics. Elle est venue y présenter son bébé, nommé Nao. Ce petit robot de 58 centimètres de haut est équipé de deux caméras, de quatre micros ou encore de capteurs tactiles ou sensibles à la pression. Il pourrait être utilisé pour favoriser le rapport entre l’Homme et la machine à différents niveaux, et notamment pour aider les enfants autistes.

      Dans ce passage l'auteur nous présente le robot Nao en utilisant des termes qui ne nous laissent pas indifférents (taille de bébé, sophistiqué doté de nouvelles technologies) jusqu'à la fin du paragraphe où il spécifie son utilité pour les enfants autistes.

  4. Apr 2020
    1. Comme l’enfant séparé de sa mère trouve dans son « doudou » un moyen de se rassurer, le smartphone, objet transitionnel, ne permettrait-il pas de lutter contre les frustrations et affects négatifs provoqués par le monde social ?

      Infantilisation du mobinaute. Internet comme refuge pour se protéger du vilain monde réel.

    2. les dépressions liées à des usages intensifs des RSN, ne font pas uniquement courir aux préadolescents et adolescents des risques d’un plus grand isolement social dans lequel ils se trouvent souvent déjà. En effet, souffrir de troubles dépressifs en s’exposant excessivement à Internet est d’autant plus problématique que les adolescents, alors fragiles psychologiquement, pensent parfois trouver sur certains RSN, sites ou blogs, du réconfort psychologique. Le danger est de tomber sur des sites qui incitent à des comportements personnellement (e.g. toxicomanie) ou socialement risqués ou les incitant à adhérer à des idéologies dangereuses.

      Argument teinté de pathos pour alerter sur le danger encore plus fort chez les plus "vulnérables". Champs lexical adéquat.

    1. Les avantages écologiques et pratiques de l’écran remportent de plus en plus de succès. De plus, ils ont beaucoup évolué au fil des ans, prenant progressivement l’allure d’une feuille de papier.

      Argument en faveur de la protection de l'environnement,qui dans le contexte écologique actuel ne peut plus être laisser de côté . ( global challenge,mais c'est un autre débat)

    1. Bref, certains journalistes pratiquent à une large échelle le « bâtonnage de dépêche » , de sorte que celui-ci occupe une part importante de leur temps : ils sélectionnent, éditent et publient des dépêches d’agence de presse, à un rythme soutenu ; ils publient sur le site web des articles écrits pour le journal papier. Dans tous les cas, ils ne vont pas (ou très peu) sur le terrain, et ils ne produisent des textes originaux qu’à la marge, quand ils ont le temps.

      Joue sur la pénibilité du travail accompli et la notion d'usinage dans les tâches pour accentuer le coté harassant ("sélectionnent, éditent, publient.... rythme soutenu...quand ils ont le temps" )

  5. Mar 2020
    1. Est-ce que vous perdez la notion du temps quand vous surfez le Web ? Vous ne pouvez pas vous empêcher de regarder votre smartphone lorsqu’il vibre ? Vous paniquez si vous oubliez votre téléphone à la maison ? Vous êtes peut-être accro au digital.

      L'auteure accroche le lecteur par des questions fermées où le lecteur peut s'identifier. Il en découle une phrase "vous êtes peut-être accro au digital" incitant à continuer la lecture.

    2. Je dois écrire un article scientifique suite à une conférence sur le réchauffement climatique. Il est temps que je m’y mette. Je m’installe à mon ordinateur. Document Word créé. Études scientifiques sélectionnées. Pile de livres à ma droite. Tisane d’ortie à ma gauche. J’ai une heure devant moi pour travailler sur cet article. Le multitasking, vous connaissez ? Dessin de l’auteur Fatalement, je suis connectée à Internet pour vérifier mes sources et peaufiner mon argumentaire. Fatalement, je reçois un ou cinq e-mails auxquels je ne réponds pas mais qui me déconcentrent. Mon téléphone vibre, mon ordinateur affiche des notifications, ma tablette m’envoie des annonces. Afin de gérer ce pic inattendu de cortisol, je tente de me calmer en regardant des photos sur Instagram, une vidéo sur YouTube et quelques posts sur un blog. Au final, j’ai perdu 20 minutes.

      Dans un premier temps, l'auteure utilise un raisonnement rhétorique de type pathos pour susciter des émotions chez le lecteur afin d'argumenter sa première partie. Original, cette partie permet de faire adhérer le lecteur à son premier argument: "passer du temps en ligne affecte notre productivité".

    1. « Je lui ai dit “je t’aime” alors que je ne l’avais encore jamais vue ! Je n’en reviens toujours pas. Mon histoire a démarré en 2001 sur l’un des premiers sites de rencontres. Nous nous parlions comme de coeur à coeur, d’âme à âme. Je n’étais jamais allé aussi loin dans l’engagement, la sincérité, le dépouillement face à quelqu’un. Qui peut résister à cela ? Des nuits entières, par écrans interposés, nous avons échafaudé notre histoire : acheter une maison, avoir un enfant, marier nos amis… Et nous aimer, encore et encore. Mais, dès les premiers jours de la vie à deux, j’ai senti que tout était fini. L’amour est retombé comme un soufflé. Pourtant, j’ai poursuivi la belle histoire : les familles qui s’apprécient, la maison, le bébé… Comment prendre la responsabilité de détruire, de faire du mal autour de moi ? Je me suis oublié. J’ai mis six ans à prendre la décision de partir, après ce qui a été un cauchemar. Nos échanges numérico-épistolaires – tchats et e-mails – étaient le fondement de notre relation… Nous nous sommes retrouvés dans cette situation pathétique d’essayer de renouer, chacun sur notre ordinateur, chacun à un bout de la maison, nos conversations virtuelles. Mais nous n’avons jamais réussi à retrouver notre complicité d’avant. Il fallait bien admettre que, dans la réalité, nous n’étions rien l’un pour l’autre. »

      Fantasme à nouveau, d'un point de vue masculin cette fois et destructeur. Le témoignage de Julien pose la question de la solitude, du besoin d'intimité et de l'importance des valeurs. L'écran libère et masque à la fois, posant finalement la question de la quête de soi. L'étymologie du mot fantasme prend ici tout son sens selon la définition de « production de l'imaginaire qui permet au moi d'échapper à la réalité » (1866, Amiel) » https://fr.wikipedia.org/wiki/Fantasme_(psychologie)

    1. Je suis devenue accro au site. Sélectionner les uns, écarter les autres… j’étais prise au jeu. J’ai appris à livrer mon intimité à des inconnus, à écouter leurs attentes et à me mettre à nu pour mieux les comprendre. C’est déjà une forme de don de soi. Je m’impliquais tous les jours davantage. J’étais investie dans la recherche d’un homme. Mais ils ne me plaisaient pas : trop classiques, trop religieux, ou trop ringards. Un jour, mon homme est apparu. Il sortait du cadre. Il était différent, unique. Il était très beau sur la photo. Son sens de la repartie a fini de me conquérir. Je me souviens de tout : nos premiers mots échangés, les détails de notre première rencontre, un jean coupé aux genoux, son jogging élimé. André était exactement comme je l’avais imaginé. Et, pour la première fois depuis longtemps, j’étais intimidée. Nous avons découvert que nous avions des relations communes, que nous nous sommes croisés sans nous voir plusieurs fois au cours de nos vies. S’il n’y avait pas eu le site ? J’aurais certainement rencontré quelqu’un d’autre… Mais je connais ma chance : j’ai trouvé mon aiguille dans la botte de foin. Nous nous sommes rencontrés il y a deux ans et demi. Nous vivons ensemble depuis un an et nous sommes très heureux. »

      Une autre facette du fantasme est abordée avec ce nouveau témoignage, l'auteur ayant choisi un profil très différent du précédent. Elle parle d'addiction au site et de don de soi pour répondre aux attentes de l'autre. Cependant le narcissisme reste présent puisque Florence, si elle ne cherche ni l'amour ni la vengeance, compare son activité sur les sites à un "jeu" où elle "sélectionne" des hommes. L'apparition de l'homme de sa vie, présenté comme le prince charmant, lui a été offert malgré elle, parce qu'elle ne le cherchait pas? La chance donc.

    2. Je pensais découvrir un monde merveilleux où tout était mis en place pour assembler des milliers de personnes, que le système apaisait les rapports et installait un univers de compréhension nous donnant les moyens de nous parler paisiblement. Mais, dès mes premiers échanges, je me suis aperçue que je n’étais pas adaptée à ce système : les cases que j’avais cochées me montraient le profil type de mon prince charmant, mais je n’y voyais rien d’autre que la projection de mes fantasmes.

      L'auteur fait appel à des sources extérieures pour renforcer son argumentation et faire appel à l'empathie du lecteur qui peut se reconnaître dans les divers témoignages. La désillusion vécue par Muriel est réelle et à la hauteur des attentes qu'elle avait projetées dans sa quête d'amour. De plus, la scission entre virtuel et réalité est fortement soulignée par le sentiment d'inadaptation exprimé ici et met en avant l'existence éventuelle de codes spécifiques à connaître ou à adopter pour aimer en ligne

    3. Un jeu de dupes, car, lors du retour à la réalité, la confrontation avec l’autre ne peut être que décevante : devant un corps imparfait, avec ses aspects disgracieux, confrontés au son de sa voix, à ses odeurs, nous sommes face à la désillusion, démunis de nos ressources pour recréer l’alchimie, le désir. « L’image fantasmée de l’autre est devenue immense et a pris toute la place. La dimension érotique se réduit à la portion congrue des tris sur Internet. » Le corps est comme endormi. Un peu comme celui de la Belle au bois dormant qui attend son prince charmant…

      La rhétorique de l'auteur conclue l'analyse psychologique en confirmant son point de vue de départ: celui du conte de fées. Or, s'il est vrai que l'écran offre une image bien différente de la réalité, est-ce ce que tout le monde recherche? 1. Seul l'aspect physique est ici envisagé. 2. La durée de la relation virtuelle est à prendre en compte dans la création d'une image fantasmée

    1. Sommaire Un clic : la quête de l’être idéal Un profil : une infinité de fantasmes Un pseudo : le règne du mensonge "Je pensais découvrir un monde merveilleux" "J’ai trouvé mon aiguille dans la botte de foin" "Notre amour est né par écrans interposés, puis est retombé"

      Le sommaire et ses différents chapitres annoncent la progression argumentative de l'auteur, qui aborde les différentes facettes du fantasme avec des interventions de sources extérieures