7 Matching Annotations
  1. Apr 2020
    1. Ce changement lexical était principalement motivé par la volonté d’arrêter de considérer les Communs comme des « choses » pour mettre en avant l’importance de la « communauté » et des règles qu’elle se donne.

      Voir notamment l'introduction de "Patterns of commoning" (Bollier et Helfrish, 2016)

      “Yet commons are not things, resources or goods; they are an organic fabric of social structures and processes.”

  2. Mar 2020
    1. À mon sens, c’est cet espace de possibles que doivent sanctuariser les communs de capabilités, puisqu’ils visent ce qui est nécessaire, mais encore inexistant, et qui s’invente dans la relation des communs à eux-mêmes ou au reste du monde. Les communs ne font pas un cadeau au monde en partageant leurs récits ou leurs outils ; ils laissent simplement leurs traces dans un espace où ils puisent également pour nourrir leur propre développement.

      notion d'actualisation/virtualisation

    2. les communs tendent à se définir par les modalités et l’intention de leur gouvernance, plus que par la seule préservation de ressources. C’est cette architecture de gouvernance en mouvement, et l’écosystème humain qui en résulte, qui constituent les communs.

      questionne la finalité des communs et renverse ce qui est commun : «l'architecture de gouvernance en mouvement»

  3. Feb 2020
    1. En s’offrant comme milieu, comme écosystème, l’expérience directe du processus de l’écriture s’intensifie. Car c’est l’expérience d’une écriture comme commun, la logique exigeante d’une relation inclusive qui ne cesse de reconfigurer les formes. C’est assurément l’exemple le plus probant d’une esthétique rhizomatique : une morphologie mouvante et infinie, sans hiérarchie ni finalité, l’oeuvrement plutôt que l’œuvre, c’est aussi, me semble-t-il, une dynamique que propose le numérique et la logique du réseau qui préside au Général Instin.
  4. Jan 2018
    1. Plus qu’une vérification des informations, la multiplication des fakes appelle un travail d’éditorialisation, qui recontextualise les contenus partagés en explicitant les logiques transactionnelles[+] NoteVoir les travaux de Manuel ZACKLAD, notamment Transactions communicationnelles symboliques et communauté d'action : réflexions préliminaires , colloque de Cerisy "Connaissance Activité Organisation », 2003 ou « La théorie des transactions intellectuelles : une approche gestionnaire et cognitive pour le traitement du COS », Intellectica, Paris, ARCo,2000/1, 30, pp. 195-222. [9] qui les motivent. Cela suppose non seulement de reconnaître la multiplicité des points de vue, mais aussi leur mobilité dans l’espace et le temps en tant que productions sociales situées, le vrai n’étant que le frottement continu des informations et des contre-informatio

      On a effectivement intérêt à s'outiller pour être en mesure de qualifier les "logiques transactionnelles" à l'oeuvre en sous-texte de nos discussions (comme des dispositifs tels que hypothèse.is nous aident à le faire). Cependant, je me demande quelle conscience commune nous pourrons cultiver de l'impact de notre manière de vivre l'allure (esthétique) de nos délibérations. Car, cela me semble un horizon à viser en plus (outre la maîtrise des moyens techniques de la construction de connaissances partageables) si nous espérons que notre collaboration (et co-éditorialisation) permette de dégager des conclusions relativement stables - provisoires ou non. Si nous voulons cultiver un milieu propice à élaborer une véritable sphère intersubjective (un espace formé de valeurs et structuré autour de certains repères), la dynamique même de nos échanges doit aussi faire l'objet d'une éducation à la fois théorique et technique et, de ce point de vue, il importe de transformer la crise de la vérité (bien réelle) qui affecte notre société en une opportunité concrète de nous rappeler l'utilité d'une formation critique. Mais, cette occasion de bâtir de manière concertée des bases pour une nouvelle co-appartenance ne portera tous ses fruits que si nous articulons à l'enjeu de la formation à une littératie numérique (où la fonction de l'éditorialisation dans la constitution de l'environnement demeure à définir), le souci pour la sensibilisation du public en général (et du monde de l'éducation en particulier) à la question du rôle du développement d'un sens esthétique dans l'effort collectif pour constituer du sens en communs.

  5. Jun 2017
    1. Le numérique apparaît ici comme un nœud, un espace ouvert qui concentre et diffuse en même temps. En effet, le numérique, du blog au site, en passant par les réseaux sociaux, accueille et reçoit. Pour l’écriture du Général Instin, c’est un espace d’expérimentation qui repose sur un principe de mouvement et de prolifération. Un des effets les plus surprenant est peut-être la production d’un commun, non pas d’une communauté, même littéraire, mais la production d’un point de rencontre partagé ouvrant un dialogue artistique. C’est bien ce commun qui crée les interactions entre le réel et le virtuel (si l’on conserve encore un peu ces catégories et ces distinctions).

      articulation numérique/commun/espace

    2. Ce que l’expérience d’écriture du Général Instin nous montre, c’est d’abord un renversement des normes par le commun, ouvert grâce au numérique notamment. C’est un risque de l’ouverture et de la multiplicité que le projet porte, le risque esthétique de la fiction.

      on retrouve les caractéristiques de l'éditorialisation (Vitali Rosati) : ouverture, multiplicité.