21 Matching Annotations
  1. Dec 2018
    1. il n'est pas possible d'identifier plusieurs niveaux d'énonciation

      Attention, là je crois que tu t'avances trop! Tu dis à la fin du paragraphe: "Selon la théorie de l'éditorialisation il y a des dynamiques scripturales qui font émerger des organisations spatiales desquelles émergent ensuite des éléments qu'on peut hypostasier en auteur, éditeur, support, architexte etc." et je suis d'accord avec cette phrase, qui est un peu le noyau de la méta-ontologie. Mais si les énonciateurs, l'énonciation, voire les dispositifs collectifs d'énonciation émergent, alors ils existent. Mais s'ils existent, pourquoi interdire l'identification de niveaux? Pourquoi appauvrir a priori la description, l'analyse...?

  2. Feb 2018
    1. pourrait-on considérer que les deux théories illustrent une forme de confrontation bienveillante de deux paradigmes sur un même objet de recherche : l’une, computationnelle, serait-elle fondée sur la métaphore de l’ordinateur, l’autre, déclinant la réception de l’acte éditorial d’êtres culturels, sur celle des organismes vivants
  3. Jun 2017
    1. Ce que l’expérience d’écriture du Général Instin nous montre, c’est d’abord un renversement des normes par le commun, ouvert grâce au numérique notamment. C’est un risque de l’ouverture et de la multiplicité que le projet porte, le risque esthétique de la fiction.

      on retrouve les caractéristiques de l'éditorialisation (Vitali Rosati) : ouverture, multiplicité.

  4. Mar 2017
    1. Elles sont notamment tributaires des conditions d’utilisation de YouTube et de leurs fluctuations. En 2013, la plateforme durcit sa politique juridique : un extrait d’une œuvre (une musique de film, un jeu) intégrée à une vidéo peut faire l’objet d’un retrait par ses ayants droit. Les revenus publicitaires des youtubeurs sont également affectés : ils sont redistribués aux ayants droit éventuels. Comment, dans ces conditions, peuvent vivre des chaînes dédiées au commentaire de jeux vidéo ? Les éditeurs se sont cependant montrés « cléments », conscients de la publicité, du ciblage et de l’éditorialisation gratuite dont ils bénéficiaient.
    1. Je transcris ici le mail de Gérard en réaction au post:

      Bonjour, nous aurons quelques autres sujets à évoquer à propos du dispositif et des publications. En effet, il nous faut penser nos interfaces dans un continuum. Là encore, il y a du liquide, mais pas que ! Nous faisons un entretien Skype, une trace en arrive sur le carnet de Nicolas, et nos réflexions continuent, c'est la face liquide. A côté, des entretiens divers : avez-vous vu Mélançon ? Que s'est-il dit ? Des décisions ? des orientations ? Un PV de réunion ? C'est déjà une phase quasi-solide. Ainsi, la dualité n'est pas que rédactionnelle, elle tient à la scansion argumentative elle-même. Nous pourrions nous reporter à Pascal ou Wittgenstein : nous pouvons tout contredire, hormis le fait de devoir faire des phrases pour y parvenir. Mais comment puis-je faire une phrase qui dira que je me tais ? Et me taire, est-ce approuver ? Geneviève Fraisse a écrit un livre lumineux sur le consentement. "Qui ne dit mot consent" vaut juridiquement pour la femme qu'on marie de force et qui ne dit rien au moment où elle comparait devant l'autorité. Voilà un silence "solide".

      Revenons à nous : interfaces, ce sont bien sur les indexations et annotations, mais ce sont aussi les citations et reprises faites ailleurs que nous ignorons (les .pdf chargés sont notre zone de diffusion essentielle, et c’est une boite noire). Et bien évidemment les liens explicites qui se tissent : l’article traitant de Carl Schmidt et de l’éditorialisation remet en scène notre article récent, et les paroles portées ici et là, de blogs en colloque feront de même. Nous n’avons pas parlé des liens établis « hors-site » avec les blogs et carnets de recherche ici et là, les tweets et pages Facebook, ce sont autant de passerelles plus ou moins liquides. Liquides pour le côté passerelle, mais pas seulement, car il y a une aura qui tient à nos agencements et à nos présentations : quelles lettres de diffusions, agendas, pages de réseau sociaux ? A suivre !!

      A propos, quatre questions :

      1/ Si on envisage de créer des formats intermédiaires, la publication de textes longs en feuilleton avant une reprise plus globale est une bonne idée. Cela vaut pour Joelle Zask, et pourrait valoir pour mon papier sur Zuckerberg : je vous proposais une publication en deux volets, mais si vous pensez qu’il faut diviser en trois, pourquoi pas. Dites-moi.

      Notez que je pratiquais cette approche pour les deux papiers sur le Brésil de 2016, et aussi pour les suites à venir de mon papier sur le romantisme comme anticipant notre approche. C’est que je nommais hier « faire Ecole », de penseurs qui, faisant œuvre chacun pour son compte participe néanmoins de dialogues explicites et très féconds. Ce fut l’idéalisme allemand, cela sera la phénoménologie, la psychanalyse, la philo française depuis Sartre jusqu’à la mort de Derrida – cela s’est perdu depuis, et l’inventivité avec…

      2/ Un format intermédiaire fut la « correspondance scientifique » : les lettres étaient au XVIII e siècle l’équivalent de nos articles, elles étaient écrites pour être lues et discutées, et les livres ultérieurs en portaient trace. Nous pouvons d’autant mieux nous engager dans la refonte de Sens public sur les bases de ce dont nous avons discuté, que les pratiques qui sont les nôtres recoupent des questions permanentes de la Cité intellectuelle (qu’on a longtemps appelé les « gens de lettres » ) et les reprennent dans le contexte de la digital litteracy. Ces quelques mots pourraient effectivement devenir un des thèmes d’une lettre à notre communauté que je me proposerai bien d’écrire avec Nicolas pour reprendre une série de lettres internes et d’interface avec nos lecteurs, un petit manifeste à faire paraître au printemps. Qu’en pensez-vous ?

      3/ Ou en sommes-nous avec nos pages Facebook ? Qui s’en occupe et qu’y fait-on ? Quelle visibilité y avons-nous et combien de liens vers nos papiers ? Comment concevoir ces pages comme faisant partie du dispositif ? Est-ce du liquide ? Du rédactionnel ? Une forme promotionnelle ? Un journal de bord ? Ne devrions-nous nous pencher sur ce sujet un de ces jours. Là encore, il me semblerait utile de prévoir une reprise de ces pages, et de commencer une « nouvelle saison » par une publication de cette lettre que j’évoque ci-dessus pour annoncer cette « nouvelle saison » - expression que je reprends du monde du théâtre qui connaît depuis longtemps une programmation saisonnière. Cela pourrait nous conduire à intégrer dans la partie « liquide » cette idée de lettres de saison, où seraient publiés une partie des discussions ayant marqué les semaines précédentes : au lieu de rédiger une lettre avec des annonces en tout genre, nous pourrions associer à la mention des nouvelles parutions en ligne, une synthèse des débats en cours sur le site !!! Cela serait à mon sens une grande aide pour notre pilotage éditorial : en fonction des réflexions que nous aurons à traiter, nous pourrons lancer des pistes pour de futurs projets, renvoyer bien sûr aux divers articles qui sont présents sur notre base (mais que ceux qui discutent en ligne n’ont pas nécessairement vus avant de s’exprimer) et ainsi produire nous-mêmes certaines émergences thématiques que nous n’aurons pas totalement prévues. « Journal des débats » : il y a là une fonction rédactionnelle forte pour qui rédigerait la lettre interne. Qu’en pensez-vous, là encore ?

      4/ Et du coup une question en prime : ne serait-il pas utile de mettre en relation les stagiaires de Montréal avec ceux de Lyon ? Je viens d’accueillir une jolie bande de traductrices qui viennent de se mettre au travail, il y aura des dossiers pour les blogs et des articles en traduction… Si nous visons les liens souples mais effectifs, il y à là des bases potentiellement riches pour permettre aux unes et aux autres de se former à la complexité feuilletée de notre réseau d’intelligence et d’entrer progressivement dans les formats que je viens d’évoquer ci-dessus.

      La pratique de la lettre reste une forme intermédiaire liquide entre parole et article…

      Bonne journée.

      Gérard

  5. Jan 2017
    1. l’éditorialisation instaure ainsi les conditions de possibilité pour l’appropriation des enregistrements en servant de support à la fois de questionnement, de requêtage, puis d’interprétation.

      premier enjeu de l'éditorialisation : l'appropriation

    2. ce passage de la donnée à des formes intermédiaires, qui sont des représentations de l’archive
    3. il est un outil de relecture des données selon l’intentionnalité de son usager.
    4. les différents dispositifs d’éditorialisation participent de la médiation de la base de données en mettant à disposition des usagers des interfaces sur lesquelles agir, c’est-à-dire sur lesquelles exécuter des requêtes, annoter, collecter, partager.
  6. Aug 2016
    1. the concept of the printed edition

      oui, plus exact que la distinction avec la "curation". Curation peut être une éditorialisation : ouvert et dynamique. c'est une éditorialisation spécifique.

    1. L'éditorialisation, tel que nous l'avons plus tôt établi, est performative en ce sens où elle produit ses propres normes
    2. l'action individuelle – même si elle est réalisée par une entreprise aussi importante que Google – ne peut jamais produire d'éditorialisation

      à la fois évident et à la fois plus complexe que cela. Pour que la notion soit utile, ne faut-il pas qu'elle puisse également prendre en compte les usages courants : "j'éditorialise mon article" au sens où je l'édite, je le mets en ligne, je l'insère dans des dynamiques d'écritures-lectures qui m'échappent et qui vont le pénétrer, le façonner, je "le mets à l'eau"

    3. l'éditorialisation est une façon de produire le réel et non un moyen de le représenter
  7. Jul 2016
    1. L'éditorialisation désigne l'ensemble des dynamiques qui produisent et structurent l'espace numérique. Ces dynamiques sont les interactions des actions individuelles et collectives avec un environnement numérique particulier.
    2. définir l'éditorialisation comme un ensemble d'actions collectives et individuelles, qui ont lieu dans un environnement numérique en ligne, et qui ont pour objectif de structurer notre façon de comprendre, d'organiser et d'interpréter le monde

      plus précise, plus acceptable

    3. l'éditorialisation désigne l'ensemble des formes collectives de négociation du réel
    1. nouvelle énonciation

      un aspect de l'éditorialisation : comme un nouveau régime d'énonciation

    2. 30Redonner à l’individu les règles qui président à son éditorialisation lui permet au contraire de percevoir comme tel l’environnement dans lequel il s’écrit, c’est-à-dire comme une totalité parmi d’autres
    3. inversion du processus de filtrage de l’information

      une caractéristique de l'éditorialisation qui pose des problématiques d'autorité, de légitimité

    4. un pouvoir éditorial

      une des caractéristiques de l'éditorialisation

  8. Mar 2015
    1. bound together by a systematic, continuous, organized knowledge structure supports the act of new knowledge creation also known as scholarship

      continuité des pratiques, continuité entre pratiques et ressources