69 Matching Annotations
  1. Nov 2019
    1. 푌푖=푏0(∑푏푘푋푖푘푘푘=1)+휖푖

      Corriger la formule ainsi : $${Y{i}}={b{0}}+\left (\sum{k=1}^{k}{b{k}}X{ik} \right )+\epsilon {i}$$

    2. .950

      Lire -8.95 au lieu de .950

    3. 퐶표푣

      Erreur dans la formule, lire :

      $$cov(X,Y)=\frac{1}{N-1}\sum_{N}^{i=1}(X_{i}-\bar{X})(Y_{i}-\bar{Y})$$

    4. 푆푆푡표푡

      Erreur dans la formule, lire : $$SS{tot}=\sum{i}(Y_{i}-\bar{Y})^{2}$$

    5. inférieur

      lire : supérieur

    1. Au-delà de la critique portant sur la réalité de compétences génériques ou transversales (Rey, 1996),
    2. la capacité d’analyse et de synthèse, la capacité à apprendre, la capacité à résoudre des problèmes, la capacité à mettre en pratique le savoir, la capacité à s’adapter à des situations nouvelles, le souci de la qualité, la capacité à utiliser l’information, la capacité à travailler de manière autonome, la capacité à travailler en équipe, la capacité d’organisation et de planification, la maîtrise de la communication orale et écrite et les aptitudes relationnelles.
    3. Le projet Tuning distingue les acquis de l’apprentissage – ce que l’étudiant est censé savoir, comprendre ou pouvoir démontrer au terme de sa formation – des compétences, vues comme combinaison dynamique de connaissances, de compréhension, d’aptitudes et de capacités.

      Distinction essentielle § la question est : peut-on passer de l'un à l'autre.

    4. Dans cette perspective, il ne s’agit plus de faire produire des comportements reproductibles, mais de développer des dispositions à générer des conduites adaptées face à des situations diverses et changeantes.

      Et la nécessité de penser en terme de compétences avant de traduire en AAV.

    5. La pédagogie par objectifs, définie en termes de comportements observables à atteindre, limite l’analyse de l’apprentissage à une performance mesurable et répond bien à une conception tout aussi béhavioriste que celle de Skinner pour l’enseignement programmé.

      L'origine des AAV !

    1. «Alignement constructif»Concept introduit par J. Biggs (1999):

      Activités d'apprentissage et d'alignement doivent être alignés.

      1. cela signifie-t-il qu'il ne faut enseigner que ce qui est évaluable ?
    2. Un objectif d’apprentissage décrit ce qu’un apprenant est capable de «faire» à un moment donné de son parcours d’études

      Objectif est une performance mesurable

  2. Oct 2019
    1. Les résultats de plusieurs recherches tendent à démontrer que ce sont les émotions positives, telles que la joie, la sérénité, l’excitation provoquée par l’exécution de tâches que l’on aime, qui, au contraire, créent le succès.

      C'est l'exposé de la position défendu par l'auteur.

    2. Mais il ne suffit évidemment pas, pour une entreprise, de n’employer que des gens heureux, ou de s’acharner sur ceux qui ne le sont pas pour qu’ils le deviennent.

      On a ici un thème secondaire : comment une entreprise maximise-t-elle le bonheur de ses employés ?

    3. Si quelqu’un vous disait que le bonheur est la condition sine qua non de la réussite, vous lui feriez remarquer que selon vous, ne lui en déplaise, ce serait plutôt le contraire. C’est le fait de réussir qui vous conduira à vous sentir heureux.

      Nous avons ici la problématique et le titre nous donne le point de vus défendu par l'auteure.

    4. Commentaires : La note ci-dessus constitue un modèle de ce qui est attendu pour la note critique en L1 de mes étudiants. On notera la structure en trois parties :

      1. Thèse de l'auteur
      2. Principaux arguments de l'auteur
      3. Point de vue critique

      Cette structure n'est pas impérative, pas plus que l'équilibre entre les trois parties mais elle constitue un bon exemple de ce qui est attendu et peut donc servir de guide. Cette note critique est le résumé de la compréhension que j'ai du texte. Un autre lecteur pourra en avoir une autre lecture, mettre en avant d'autres idées de ce texte et évaluer différemment les arguments de l'auteur. Comme tout texte, il est possible et souhaitable d'avoir une lecture critique de cette note.

    5. Relation causale ou corrélation entre bonheur et réussite ?

      Dans cet article, l'auteure nous présente une suite d'arguments étayant l'idée que, contrairement à l’opinion générale, le bonheur serait la clé de la réussite et non l’inverse. Les principaux arguments sont fondés sur une méta analyse qui étayerait une relation causale entre bonheur et succès professionnelle. Vérification faites, la source fait état d’une corrélation entre émotions positives et succès professionnels, les premières précédant souvent les secondes. (Walsh, Boehm et Lyubomirsky, 2018). La seconde série d’arguments provient d’une étude non citée qui établirait le lien entre motivation intrinsèque et bien être et serait une origine possible de la chaine causale menant au succès. Au-delà de la confusion entre corrélation et causalité, cet article pose deux problèmes. Le premier est la limitation du succès à la sphère professionnelle comme source ou conséquence du bonheur. Il y a sûrement à creuser du côté des relations amicales ou intimes comme source des émotions/attitudes positives. Cela dépasse le cadre de l’article, nous ferons donc crédit de cela à l’auteur. L’autre problème, est la variabilité terminologique concernant les émotions/attitudes positives et bonheur qui ne sont pas équivalents et laisse en suspens la définition et la mesure du bonheur sans laquelle aucune recherche ne peut être menée.

      Références Walsh, L. C., Boehm, J. K., & Lyubomirsky, S. (2018). Does Happiness Promote Career Success? Revisiting the Evidence. Journal of Career Assessment, 26(2), 199 219. https://doi.org/10.1177/1069072717751441

    6. La clé résiderait peut-être ailleurs. Il s’agirait d’explorer, entre autres, ce qui est à l’origine du sentiment de bien-être qu’éprouvent les individus qui ont une attitude positive envers la vie. Une étude canadienne met en lumière les liens qui existent entre le bien-être et la motivation intrinsèque d’un individu qui s’est fixé un but qui lui correspond et auquel il croit. Les résultats de l’étude indiquent que la poursuite d’un but « autonome » qui résulte d’un choix personnel est un bon facteur de prédiction à la fois du bien-être et de la satisfaction qui découle du fait de pouvoir se réaliser.

      On nous propose un nouveau lien causal avec la motivation intrinsèque. Il manque cependant la source et la mesure porte sur le bien-être et la satisfaction. Est-ce la même chose ? Si on fait crédit à l'auteur de l'existence de cette étude, l'argument est épistémique, mais sa véracité n'est pas attestée. IL est cependant également sur le registre du logos car il s'appuie sur une autorité non identifié pour convaincre.

    7. Lisa Walsh a passé au crible plus de 170 études sur le sujet et elle est convaincue que le bien-être et une attitude positive sont des gages de succès dans la poursuite d’une carrière.

      Cette étude semble venir à l'appui des affirmation du paragraphe précédent. Est-ce vraiment le cas ? Si oui, y-a-t-il une différence entre émotions et attitudes ? Toutes les deux sont-elles synonymes de bonheur ? Cette contiguité et lambiguité des termes en fait un argument rhétorique.

      Quoi qu'il en soit, le fait de citer une source scientifique apporte du crédit à l'affirmation, même si ce n'est pas un article esceintifique qu'on trouve en cliquant sur le lien.

    8. Les individus qui ont des émotions positives ont tendance à s’engager de manière plus affirmée envers l’entreprise qui les emploie. De plus, ils s’absentent moins. Ils ont tendance à se fixer des objectifs plus ambitieux et à faire preuve de persistance face à des défis importants. Ils ont une opinion plus favorable d’eux-mêmes et de leurs proches. Ils croient en leur réussite et leurs attentes paraissent plus réalistes.

      On nous propose ici une chaine causale (argument épistémique abductif) où les émotions positives influent sur toutes les formes d'engagement dans l'entreprise.

    9. En général, à tout le moins en Occident, on pense que ce n’est qu’à force de travail que le succès finira par se matérialiser. Dans les faits, la poursuite du bonheur par le biais d’un labeur acharné fait, dans plusieurs cas, long feu.

      L'opinion générale est battu en brêche par les données de recherche. IL s'agit bien d'un argument dialectique. La vraisemblance doit cependant être étayée. C'est l'objet lde l'article.

    1. Commentaires : La note ci-dessus constitue un modèle de ce qui est attendu pour la note critique en L1 de mes étudiants. On notera la structure en trois parties :

      1. Thèse de l'auteur
      2. Principaux arguments de l'auteur
      3. Point de vue critique

      Cette structure n'est pas impérative, pas plus que l'équilibre entre les trois parties mais elle constitue un bon exemple de ce qui est attendu et peut donc servir de guide. Cette note critique est le résumé de la compréhension que j'ai du texte. Un autre lecteur pourra en avoir une autre lecture, mettre en avant d'autres idées de ce texte et évaluer différemment les arguments de l'auteur. Comme tout texte, il est possible et souhaitable d'avoir une lecture critique de cette note.

    2. Eduquer à l'esprit critique pour sortir des polémiques

      Source : Hassan, B., Auffret A. (2018) Oui à la controverse scientifique, non à la polémique, The conversation. Consulté en ligne https://theconversation.com/oui-a-la-controverse-scientifique-non-a-la-polemique-94188

      Cet article a pour thème la place des scientifiques dans le débat public. Le débat scientifique, incarné par la controverse, est caractérisé par la recherche de consensus, la soumission aux faits et le doute critique. Il contraste avec la polémique, caractéristique du débat public, qui vise à défendre des intérêts particuliers et à discréditer l’adversaire. Pour apaiser le débat, laisser une place plus importante aux scientifiques pour informer le politique et le public permettrait de palier aux insuffisances des médias en la matière. Mais les scientifiques, en tant qu’individus, peuvent aussi biaiser le débat volontairement ou non. Ce n’est donc pas la place des individus dans le débat, mais la nature du débat public qui doit changer pour quitter le versant de la polémique et adopter celui de la controverse.

      Cet article très convaincant, laisse cependant une question en suspens. Comme dans tout débat, la controverse est soumise à un juge. Dans la sphère scientifique, ce sont les pairs et les faits. Lors du passage à la sphère publique de la controverse, la question est de savoir qui est ce juge. Une des pistes serait de doter le public des capacités de discernement. N'est-ce pas le projet de l'éducation à l'esprit critique ?

    3. Il est crucial de garder à l’esprit que ce n’est pas le prestige du scientifique qui est important, mais plutôt de mettre l’esprit scientifique et les informations basées sur des preuves aux cœurs du débat public, des médias

      Heureuse conclusion ! La question n'est plus de savoir si les scientifiques doivent prendre part au débat public puisqu'ils sont tout autant faillibles que n'importe qui, mais la nature du débat public qui doit changer pour quitter le versant de la polémique pour adopter celui de la controverse. N'est-ce pas le projet de l'éducation à l'esprit critique ?

      Il s'agit en fait du point de vue défendu. On notera qu'il est cohérent avec le titre (ouf !)

    4. Après tous les avantages susmentionnés, quelles sont, alors les désavantages ? Nous en distinguons au moins 3. D’abord, les scientifiques sont par définition spécialistes d’un aspect très spécifique de leur domaine. Si l’expertise scientifique est un avantage évident, le danger existe qu’un scientifique soit tenté ou poussé à donner son opinion au-delà de son champ d’expertise. Une seconde préoccupation, inévitable, est que les scientifiques sont également des êtres humains. Avec leur biais personnels et, plus rarement, des positions idéologiques affirmées, ils pourraient participer, volontairement ou involontairement, à la naissance d’une polémique. Enfin, il existe une différence entre connaître beaucoup de choses sur un sujet et être capable de communiquer efficacement ces connaissances à un public plus large. Tous les scientifiques ne sont pas de bons communicants, ce qui peut conduire à plus de confusion que de clarté. Cela peut aussi conduire les scientifiques à arrêter de communiquer auprès du public. Dans ce contexte, mettre en place des outils de formation en communication pourrait encourager les scientifiques à intervenir plus activement auprès du public.

      Nous voilà aux contre-arguments :

      1. Rien n'oblige un scientifique à s'en tenir à ce qu'il sait.
      2. La parole scientifique peut ouvrir sur la polémique. Sauf à penser que le public et les décideurs adoptent les même règle du débat que les scientifiques, les profanes peuvent-ils s'emparer de la controverse autrement que sous la forme d'un polémique ? c'est pour moi une vraie question.
      3. Il ne suffit pas de savoir pour bien communiquer le savoir.

      Ces arguments pourraient être considéré comme dialectique contre. Pour en décider, il faut regarder le point de vue défendu. (voir la conclusion). Pour montrer qu'il ne fait pas en faire une affaire d'individu, il faut montrer que ce dernier n'offre pas assez de garanties d'impartialité.

    5. Quels sont les aspects positifs du fait que les scientifiques s’impliquent directement dans le débat public ?

      La question argumentative arrive enfin, mais elle superposée à une forme d'argumentation. On notera en effet que la forme interrogative, renforcer par le lien sous celle-ci vers un article scientifique et la réponse tout de suite positive semble en faire une question rhétorique. C'est pourtant bien la question centrale de ce texte qui donne leur cohérence à ce qui précède (distinction des deux forme de débat dont seule le scientifique est positif, nécessité d'informer les décideurs, le public et insuffisance des médias). L'examen des arguments pour et contre qui suivent corroborent la position de cette question comme thème central de l'article. Maintenant qu'on sait cela, qu'elle est la position défendue ? Il faut attendre la conclusion pour le comprendre. Nous la résumons ici parce qu'elle éclaire la nature des arguments qui suivent : il faut changer la nature du débat public.

    6. Il y a donc au moins 3 avantages principaux à l’implication des scientifiques dans le débat public. Le premier est de s’assurer de la présentation mesurée et nuancée des découvertes. La seconde, qui peut paraître paradoxale, est d’expliquer la nature souvent controversée des nouveaux résultats. La troisième est de communiquer clairement sur la complexité du processus d’une découverte scientifique.

      Voici résumés les arguments en faveur de la parole des scientifique dans les médias. Présentation nuancée, faisant état des termes des controverses et expliquant clairement la complexité.

      Ces trois arguments, présentés comme des faits sont une attribution des caractéristiques du débat scientifique au scientifique eux-mêmes, Or rien en permet une telle généralisation. Certains scientifiques entretiennent une parole clivante pour défendre leur point de vue, quitte à s'arranger avec l'interprétation possible des faits. On en trouvera un bel exemple dans l'article de Guez et Ramus (2019)

      L'argument est clairement épistémique. Il s'appuie sur les caractéristique du débat scientifique pour les attribuer au scientifique. on généralise les propriétés du débat à tous les protagonistes du débat. En première lecture cela parait raisonnable, mais cela ne résiste pas à un examen approfondi.

    7. Il est crucial que les médias s’efforcent de fournir au public de tels outils pour permettre aux individus et aux communautés de prendre des décisions éclairées, qui pourraient en retour affecter leur vie et leurs moyens d’existence.

      dernière étage de l'argumentation dont on rappelle les prémisses :

      1. il faut informer les décideurs
      2. il faut informer le public
      3. les canaux sont saturés Conclusion, il faut que les médias s'emparent de ce sujet.

      J'entends d'ici l'objection ! les médias ne le font-il s pas déjà ? Oui, bien sûr, mais le font-il bien et avec les bonnes personnes ? nous y voilà. C'est le coeur du sujet !

      L'argument continue d'être dialectique. Il ne repose pas sur des fait, mais des opinions. Il est en même temps rhétorique dans l'enchaînement pseudo logique. IL est de ce point de vue plutôt persuasif.

      Note : ne voyez rien de péjoratif à l'emploi de pseudo logique. je veux juste dire que cela ressemble à de la logique sans en être. Au demeurant, je partage cette opinion, mais j'ai conscience que c'est une opinion.

    8. Pour que la science soit un outil plus efficace de bien-être social, au moins dans une démocratie, il est important que les décideurs et le public dans son ensemble soient correctement informés et capables de faire la différence entre fait scientifique et fiction, entre controverse et polémique.

      Une fois posé que le scientifique débat est bien et les autres non, il faut maintenant poser que la parole scientifique est nécessaire dans les débats de sociétés, auprès des décideurs qui ne doivent pas se laisser berner par la polémique. Posée comme cela, la proposition est parfaitement admissible et ne souffre aucun contestation. Sauf que... cela véhicule implicitement que le politique ne laisse embarquer dans la polémique uniquement parce qu'il est mal informé, comme si les décideurs n pouvaient pas avoir d'intérêts à ignorer le fait scientifique voir à alimenter la polémique. Il me semble avoir vu quelque exemples dans l'actualité récemment.

      On est ici dans l'expression d'une opinion (le politique a besoin de l'information scientifique, mais y a insuffisamment accès ). Elle est moyennement vraisemblable. On pourrait lister dans l'actualité de nombreux exemple où l'information scientifique est instrumentalisées

    9. Une polémique, en revanche, est un processus destructeur qui n’aboutit qu’à une impasse. Il faut là imaginer un débat où la vision scientifique des choses est incroyablement restreinte et où le moteur du désaccord est l’idéologie ou les intérêts économiques et non les faits scientifiques. Ce processus créé également du doute, mais celui-ci est utilisé dans le but de discréditer le consensus scientifique.

      La polémique est la mauvaise façon de débattre car orienté vers la défense d'intérêt partisan et visant à discréditer le consensus scientifique. Il y a dans cette proposition un raccourci très intéressant. La polémique est orientée effectivement vers la disqualification de l'autre, mais celui-ci n'est pas nécessairement le scientifique ou le consensus. Ce raccourci permet de renforcer l'opposition entre les deux formes de débat.

    10. L’objectif principal de ce débat est ici d’obtenir un consensus, un accord. La controverse ne peut être réglée que par de nouvelles expériences et donc de données, qui alimentent d’autres discussions et ainsi de suite. La controverse se conclut car des preuves soutiennent de manière écrasante une interprétation scientifique en particulier. Le processus de réflexion critique est essentiel en science et la controverse scientifique est indispensable pour atteindre un consensus sur de nouveaux concepts. Elle peut également conduire à l’émergence de nouveaux champs de recherche. Il s’agit là d’un cercle vertueux de débat et de découvertes.

      Ce paragraphe permet de poser les vertus de la parole scientifique : recherche de consensus soumission au fait et doute critique. Il est incarnée par la controverse érigée en façon unique de bien débattre, "le cercle vertueux qui mène aux découvertes". De ce point de vue, la controverse relève du seul champ scientifique alors que la polémique relève du champ social, c'est partiellement vrai. Il peut y avoir des controverses hors du champ scientifique. En revanche, c'est bien un débat réglé visant à la confrontation de point de vue, mais pas forcément à la recherche de consensus. Le raison est simple, en sortant de la sphère scientifique, la controverse doit chercher des appui chez les profanes. voir sur ce sujet; Mauger-Parat et Carolina Peliz (2013) .

      On le classera dans les arguments épistémiques de type comparatif puisque présenter par contraste avec la polémique. L'argument est vrai, même si on peut le nuancer.

    11. Au-delà d’informer les décideurs, il est primordial que le public soit scientifiquement averti et bien informé. Grâce aux médias et la digitalisation massive, le public a accès à une quantité extraordinaire d’informations et de connaissances. Cependant, ce tsunami d’informations n’est pas suffisamment accompagné des outils analytiques qui permettraient au grand public de discerner les faits et de la fiction.

      Deuxième étage de l'argumentation, le public doit être informé, mais les canaux habituels d'information sont saturés. IL s'agit la d'une premisse qui prépare le renvoi au média la responsabilité de l'information (paragraphe suivant)

    1. Ainsi que l’explique Cyril Lemieux, une controverse « renvoie à des situations où un différend entre deux partis est mis en scène devant un public, tiers dès lors placé en position de juge » (Lemieux, 2007 : 195). La controverse revêt une caractéristique dite triadique : les deux groupes d’adversaires, et un tiers à la fois public et juge, même lorsqu’elle sort du contexte scientifique. Il existe donc une place de juge à pourvoir lorsque la controverse devient publique. Dans cette perspective sociologique, le tiers est constitué soit de pairs, en l’occurrence des scientifiques, soit d’une instance politique, soit de profanes, par l’entremise des médias grand public. Dans ce dernier cas, il semble que les médias d’information généraliste répondent le mieux aux demandes de publicisation de la controverse : « le développement des moyens de communication […] permet aux membres de ces différentes sphères […] de solliciter des appuis parmi les profanes (via les journaux, la radio, la télévision) » (Lemieux, 2007 : 199). Dans ce contexte sociologique, la controverse acquiert des nouvelles « mise en scène » pour reprendre les termes de Lemieux, selon son déplacement dans différentes sphères sociales. Elle perdra certains arguments, en développera de nouveau en fonction du public-juge. Il semble que si le juge est politique, les arguments mis en avant porteront davantage sur cet aspect de la question. Sans remettre en question l’aspect constructif de la controverse, les sociologues de la traduction considèrent de la même façon un juge pair, et un juge issu du domaine politique, médiatique ou encore public.

      Controverse ou polémique, le débat à besoin d'un juge pour trancher. La controverse dans la sphère scientifique a pour juge les faits et les règles de la raison dont le respect est attesté par les pairs. En sortant de la sphère scientifique, les juges sont le public ou les décideurs qu'ils faut convaincre.

    1. On sort de la banalité, on existe enfin

      L'exceptionnel permet donne l'illusion d'exister

    2. Contrairement à l’événement médiatique, il ne nous cloue pas sur place, il ne nous assigne pas à attendre qu’on nous fournisse la suite sur un plateau

      l'étonnement n'est pas sidération de l'attention

    3. On ne doit pas s’étonner, dans ces conditions, que l’étonnement disparaisse progressivement. Car il ne fait bon ménage ni avec l’aveuglement des automatismes ni avec la tétanisation de l’attention.

      Résumé de la problématique.

    4. C’est que, face au poids de notre fonctionnement quotidien désormais programmé par tableaux Excel, il faut, pour ouvrir ne serait-ce qu’une petite brèche, le saisissement devant l’exceptionnel, l’ébahissement ou l’effroi

      Ce passage pose le premier syllogisme implicite à ce stade, mais que la suite éclaire. Si nous fonctionnons sur les habitudes, nous n'exerçons p as notre capacité de penser. L'exceptionnel fait sortir des habitude, donc l'exceptionnel est la condition pour penser.

    5. C’est pourquoi, en tous lieux, nous goûtons tant les situations de «crise»

      L'exceptionnel est source de plaisir

    1. Le croisement inédit de disciplines longtemps étrangères les unes aux autres (la critique textuelle, l'histoire du livre, la sociologie culturelle) a ainsi un enjeu fondamental : comprendre comment les appropriations particulières et inventives des lecteurs, des auditeurs ou des spectateurs dépendent, tout ensemble, des effets de sens visés par les textes, des usages et des significations imposés par les formes de leur publication, et des compétences et des attentes qui commandent la relation que chaque communauté de lecteurs entretient avec la culture écrite.

      Toute compréhension de texte s'inscrit dans une articulation entre les contraintes pour la compréhension et l'appropriation créatrice. Cette articulation dépend d'un contexte historique et socioculturel, d'où la nécessité d'une approche pluridisciplinaire. <br>Cette affirmation est posée comme un principe doublé d'un enjeu. Elle n'appelle donc pas la discussion et invite à accepter la limitation aux trois disciplines évoquées le champs des investigations.<br> <br> C'est typiquement un argument dialectique pro où les principes posés n'ont pas à être argumentés et implique l'adhésion.

    2. Les mutations de notre présent bouleversent, tout à la fois, les supports de l'écriture, la technique de sa reproduction et de sa dissémination, et les façons de lire

      C'est le thème du document, la question autour de laquelle l'auteur déploie son discours (l'impact du numérique sur la conception du discours écrit) dont il nous livre en même temps sa vision, celles d'un bouleversement.

    3. La lecture face à l'écran est une lecture discontinue, segmentée, attachée au fragment plus qu'à la totalité.

      Cet argument est acceptable si on pense à la lecture d'un site Internet, mais plus difficile à admettre si on pense à la lecture d'un roman, notamment sur une liseuse. Comme le rappelle l'auteur, la lecture discontinue, tout comme la lecture continue, est déjà permise par le codex et dépend de la finalité de la lecture. Il ne constitue donc pas un argument en faveur d'une rupture dû au numérique.

    4. le nouveau mode de conservation et de transmission des écrits impose à la lecture une logique analytique et encyclopédique où chaque texte n'a d'autre contexte que celui qui lui vient de son appartenance à une même rubrique

      L'argument à l'appui de la thèse souligne un changement des modes de lecture qui ont été mis en doute précédemment par l'auteur puisque déjà présent avec un codex. Par ailleurs, le numérique n'impose nullement des textes éclatés et rubriqués

    5. Comment préserver des manières de lire qui construisent la signification à partir de la coexistence de textes dans un même objet (un livre, une revue, un journal)

      Ici l'argument des changements de mode de lecture est répété pour le renforcer. Implicitement, la coexistence des texte dans un même objet est la condition de la construction de la signification.

    6. Le livre électronique ne donne plus à voir par sa forme matérielle sa différence avec les autres productions écrites.

      Ici, l'auteur nous livre ce qu'il pose comme un fait. On peut y adhérer si on considère que les écrans et les livres sont équivalents et ne diffèrent pas des autres formes de publication. Mais est-ce vraiment le cas ? Lire sur une tablette est-il de même nature que lire sur un PC ? Lire un site Internet est-il de même nature que lire un ouvrage dans un application dédiée ? Lire un roman est-il équivalent de lire un manuel ou un site Internet ? Il faut ici préciser les formes matérielles et les productions évoquées pour pouvoir évaluer cette proposition. L'argument est dans un registre logique plutôt convaincant, et inductif (généralisant) dont les remarques ci-dessus nous font douter de la véracité.

  3. Sep 2019
    1. Commentaires La note ci-dessus représente un modèle de ce qui est attendu pour la note critique en L1 pour mes étudiants. On notera une structure en trois parties qui ne reprend pas la structure du texte, mais propose une réorganisation du propos.

      • Thèse de l'auteur
      • Principaux arguments de l'auteur
      • Point de vue critique

        Cette structure n'est pas impérative, pas plus que l'équilibre entre les trois parties mais elle constitue un bon exemple de ce qui est attendu. Cette note critique est le résumé de la compréhension que j'ai de ce texte. Un autre lecteur pourra en avoir une autre lecture, mettre en avant d'autres idées de ce texte et évaluer différemment les arguments de l'auteur. Comme tout texte, il est possible et souhaitable d'en avoir une lecture critique.

    2. Pour une approche historico-culturelle du rapport à l'écrit

      Source : Chartier, R. (2007, 12 Octobre) L'écrit et l'écran, une révolution en marche, Le Monde. Consulté en ligne le 09/09/2019 : https://www.lemonde.fr/idees/article/2007/10/12/l-ecrit-et-l-ecran-une-revolution-en-marche-par-roger-chartier_966273_3232.html

      Cet article a pour thème les bouleversements que connait le livre (rapport à l’écrit, mobilité des significations et productions collectives etc.) dont l’auteur nous dit qu’ils se sont accélérés avec le numérique. Selon lui, pour les comprendre, il faut étudier le rapport entre la signification d’un texte (dans ses dimensions transitive et réflexive) et les appropriations particulières qui en sont faites dans une approche pluridisciplinaire, notamment historique et socio-culturelle (synchronique et diachronique). Pour argumenter son propos, l’auteur souligne la filiation entre Don Quichotte avec les genres littéraires classiques et la rupture que l’écriture de Cervantes nous en propose. Il illustre également la puissance de son approche avec l’étude du texte perdu de la pièce de Shakespeare « Cardenio » qui permet d'apprécier la mobilité des œuvres et la tension entre tradition et créativité littéraire.

      Pour l’essentiel, l’article s’appuie sur des connaissances difficiles à évaluer si on n’est pas spécialiste du domaine. Le numérique présenté en introduction comme un bouleversement négatif du rapport à l’écrit, notamment sous sa forme de livre physique, semble finalement s’inscrire dans un mouvement déjà ancien qui questionne sur la réalité de la rupture. Les modes de lecture et d’écriture mériteraient d’être interrogés spécifiquement en tenant compte de la finalité des usages de l’écrit.

    3. Comment reconnaître un ordre des discours, qui fut toujours un ordre des livres ou, pour mieux dire, un ordre de l'écrit qui associe étroitement autorité de savoir et forme de publication, lorsque les possibilités techniques permettent, sans contrôles ni délais, la mise en circulation universelle et indiscriminée des opinions et des connaissances

      L'argument est rhétorique dans sa forme (une question sans réponse) et dans son contenu (Opposition entre une autorité issue du processus de publication vs diffusion sans distinction des savoirs et des opinions) comme si le livre physique ne servait pas à diffuser aussi des opinons non contrôlées. Premisse et conclusion sont discutables.

    1. Each defines argumentation to suit his theoretical goals, and there is nothingwrong with that. The mistake occurs when any one of them criticizes the others’definitions for failing to be based on his theoretical preoccupations

      Accepter la pluralité de point de vue

    2. Argumentation is a verbal and social activity of reason aimed at increasing (ordecreasing) the acceptability of a controversial standpoint for the listener or reader
    3. If a speaker presents an argument to an audience, in which he asserts and defendsthe conclusion by appeal to the premises, I call this activity argumentation.
    4. (a) sets of propositions such thatone is implied (or supported) by the others, (b) propositions taken to imply (or support)another, and (c) propositions offered in support of a claim.

      (a) des ensembles de propositions telles que l'une est impliquée (ou justifiée) par les autres, (b) des propositions considérées comme impliquant (ou soutenant) une autre, et (c) des propositions présentées à l'appui d'une assertion.

      a) l'implication dépend uniquement du contenu; b) l'implication dépend du jugement du locuteur ou de l'interlocuteur; c) l'implication s'inscrit dans une communication argumentative.

  4. Jun 2019
    1. Les élèves très faibles en orthographe ont bien progressé mais, pour eux, les dictées guidées n’ont pas montré une efficacité supérieure aux dictées simples.

      Résultat 3

    2. les élèves « faibles mais pas trop » ont pu mobiliser des règles orthographiques qu’ils avaient du mal à solliciter spontanément

      Résultat 2

    3. la pratique des dictées guidées engendre une progression en orthographe plus importante que la pratique des dictées simples,

      Résultat 1

    4. Le dispositif d’apprentissage que nous avons testé est très simple : il s’agit de pratiquer régulièrement un exercice de dictée sur un support guidant l’écriture.

      Description du dispositif de recherche

    5. Mais l’exercice d’aujourd’hui n’est plus celui d’autrefois, uniquement utilisé comme évaluation, au pire comme moyen de sanction et de sélection

      Une dictée doit être utiliser pour former et non pour sanctionner les lacunes.

    6. En fait, cette question renvoie à un problème plus vaste, celui de la validation, par des données probantes, de l’efficacité d’une pratique d’enseignement.

      Problème secondaire, comment mesurer l'amélioration produite par une méthode d'apprentissage ?

    7. Si l’on ne peut pas agir sur l’orthographe elle-même, reste à en améliorer l’apprentissage.

      Améliorer l'apprentissage est la seule voie pour résoudre le problème

    8. Certains esprits farceurs pourraient en appeler à une réforme simplifiant radicalement l’orthographe

      Une fausse bonne idée pour résoudre le problème

    9. Aujourd’hui, la question des problèmes d’orthographe rayonne largement hors de la sphère scolaire. Avec l’essor du numérique dans le monde professionnel, chacun est amené à communiquer par écrit.

      C'est la problématique principale de l'article.

    1. La prise de notes est essentielle à la mémorisation et nécessite un entrainement régulier. Dans le cadre de l'enseignement à distance cela peut être un avantage

    2. Il n’est pas possible d’entraîner la mémoire de travail pour en améliorer la performance. En revanche, les autres aptitudes concernées peuvent faire l’objet d’un entraînement.

      A défaut de muscler la mémoire, on peut s'entrainer à prendre des notes.

    3. Toutefois avec la popularité croissante des cours en ligne, l’apprenant peut faire une pause à tout moment pour prendre des notes.

      Le fait de suivre des cours en ligne peut être un avantage.

    4. Le mode de présentation a aussi un impact

      La mémorisation ne dépend pas que de celui qui prend des notes

    5. Le fait de transcrire rapidement des notes facilite la mémorisation, car notre cerveau aussitôt libéré se rend disponible pour écouter la suite du cours ou de la présentation.

      La vitesse d'écriture est un facteur important.

    6. La meilleure stratégie, pour la mémoire, est de prendre des notes et de les réviser

      Prendre des notes sans les réviser ne sert à rien.

    7. si le contenu est complexe et que de nouvelles données sont continuellement diffusées, la prise de notes sur ordinateur ou sur tablette est plus performante.

      L'ordinateur ou la tablette peut aider à la prise de notes surtout si le document est complexe.

    8. Une étude néerlandaise a passé en revue les travaux en question et révèle que plusieurs facteurs influencent l’efficacité de la mémorisation pendant la prise de notes.

      Problématique : comment prendre de notes aide-t-il à la mémorisation ?

  5. Apr 2019
    1. La définition de l’innovation selon Everett Rogers est un « processus par lequel une innovation est communiquée, à travers certains canaux, dans la durée, parmi les membres d’un système social ». En matière d’innovation en formation, le caractère innovant ou non d’un processus peut être précisé. La dilution de la technologie dans le fait social écarte la simple liaison entre technologie et innovation. La technologie est tellement présente qu’elle ne saurait être un indicateur suffisant d’innovation.

      Définition circulaire mais liée à une page wikipedia