33 Matching Annotations
  1. Jul 2020
    1. Ce processus s’observe surtout quand les « amis » ne font pas partie de l’entourage social hors ligne du socionaute et sont donc des « étrangers ». Quand les socionautes suivent beaucoup de personnes qu’ils ne connaissent pas personnellement, comme dans le cas d’Instagram, un usage intense est associé à plus de symptômes dépressifs, médiés par une comparaison sociale négative (Lup et al., 2015). Les socionautes qui ont le plus d’amis « étrangers » sur Facebook estiment, par comparaison, que les autres ont une vie meilleure que la leur (Chou, Edge, 2012). Il est intéressant de voir que cette erreur dans la comparaison avec les « étrangers » en défaveur du socionaute est largement réduite, voire inexistante, dans le cas de comparaison avec des amis et connaissances dont il connaît la vie hors ligne et dont il sait qu’elle est bien moins attirante que l’image montrée sur les RSN.

      L'argumentation continue ici de façon logique et basée sur un enchainement de liens causaux et souligne l'effet aggravateur de comparaison avec des étrangers pour les socionautes. L'argument est aussi dialectique avec des mentions de recherches soutenant la logique de l'auteur.

    2. Des recherches en neurosciences sociales montrent que même lorsque la comparaison sociale est en faveur du socionaute, celle-ci n’est pas systématiquement source de satisfaction. En effet, une comparaison sociale positive activerait une zone cérébrale dédiée aux plaisirs et bien-être, le noyau accumbens (Meshi et al., 2013). Cette zone est impliquée dans le circuit de la récompense et du plaisir. Elle est toutefois également activée lors des pratiques excessives des socionautes et on observe un phénomène d’habituation nécessitant de toujours remporter davantage de comparaisons sociales pour obtenir la même satisfaction.

      Element important puisqu'il vient appuyer la thèse de l'auteur de façon dialectique en soulignant que même lorsque la comparaison sociale est en faveur du socio naute les effets négatifs souligne n'en est pas forcément moindres.

  2. Jun 2020
    1. La prise de notes sur portable s’apparente à une transcription ; alors que la prise de notes sur papier, plus courte, se concentre sur les concepts. Par conséquent, la prise de notes sur papier favoriserait le traitement des données. Pour savoir à quoi s’en tenir, on a demandé à ceux qui ont pris des notes sur papier et à ceux qui ont pris des notes sur un portable de se soumettre à un examen trente minutes après la prise de notes. S’agissant de données factuelles, ceux qui ont pris des notes sur un portable obtiennent une meilleure performance que ceux qui ont pris des notes sur papier. Par contre, lorsqu’il s’agit de mémoriser des données conceptuelles, ceux qui ont pris des notes sur papier surclassent de manière significative ceux qui ont pris des notes sur un portable. Un nouveau test, réalisé cette fois-ci une semaine après, confirme cette tendance. Ceux qui ont pris des notes sur papier ont obtenu un meilleur résultat. Il semblerait que la prise de notes sur papier facilite le traitement cognitif de l’information en sélectionnant les concepts les plus importants, en synthétisant et en transcrivant ces données dans leurs propres mots. La prise de notes sur papier favoriserait en quelque sorte la pensée critique.

      L'auteure compare les deux supports, enchaîne les idées et termine par un argument en faveur de son point de vue.

    1. La performativité du corps en ligne devient alors un enjeu politique à part entière, au prisme duquel on peut lire les questionnements et les controverses qui traversent l’espace public contemporain. Parmi celles-ci, la « désintermédiation » des savoirs sur le corps et la liberté d’expression se dégagent de manière distincte et s’imposent en tant qu’axes de développement possible du phénomène ana-mia.

      Bien entendu que les pouvoirs publics ne peuvent tolérer ce genre de blogs visant et prônant la maigreur extrême allant jusqu'à la mort. La communauté, soif de renouvellement, aura toujours des sites en action. Que peuvent faire les autorités ? Mise à part de la prévention sur les sites par spot publicitaire, bandes-annonces...également développer des sites médicaux sous le même format mais à visée thérapeutique et contrôlée par une équipe médicale. Ce peut être le site d'une association ou de rencontre dans les collèges, les lycées. Ensuite en cas d'urgence vitale il n'y a que l'hospitalisation pour dénutrition grave qui soit la plus efficace. La communication active peut être efficace si l'Etat en met les moyens. La campagne publicitaire semble efficace comme par exemple : manger 5 fruits et légumes par jour. C'est simpliste mais facile à retenir (cela n'empêche pas l'obésité déjà existante). Il n'est pas certain que tout le monde ait un suivi d'ordre psychologique voire psychiatrique parce que le groupe social tient le rôle de tous les intervenants. C'est compliqué de déceler quelle personne est en danger puisqu' à qui appartient la véritable identité de tel ou tel profil. En prévention peut être que cela incitera certain(e)s à venir sur un blog ou appeler. C'est tout à fait normal que l'Etat ne puisse tolérer car les enjeux sont vitaux.

    1. Lorsque l’on parle du phénomène de la désinformation, il est important de ne pas se focaliser uniquement sur les volumes de « fake news » partagées sur les réseaux sociaux, mais d’étudier également plus finement la manière dont elles sont reçues et interprétées par les individus dans différents contextes de la vie sociale. Et cela pour deux raisons majeures.

      L'auteure se focalise sur la nécessiter de contextualiser les chiffres avant de les donner. Un chiffre seul ne veut rien dire sorti de son contexte.

  3. Apr 2020
    1. S’agissant de données factuelles, ceux qui ont pris des notes sur un portable obtiennent une meilleure performance que ceux qui ont pris des notes sur papier. Par contre, lorsqu’il s’agit de mémoriser des données conceptuelles, ceux qui ont pris des notes sur papier surclassent de manière significative ceux qui ont pris des notes sur un portable. Un nouveau test, réalisé cette fois-ci une semaine après, confirme cette tendance. Ceux qui ont pris des notes sur papier ont obtenu un meilleur résultat.

      Cet argument met totalement en avant la prise de notes sur papier en s'appuyant sur des tests pour justifier les dires. On retrouve donc une nouvelle comparaison des deux méthodes avec cette fois-ci en plus de la façon de prendre les notes, la question de la mémorisation de celles-ci. Ce dernier argument donne la réponse à la question posée. Il faut cependant prendre en compte la distinction faite entre les données factuelles et conceptuelles pour préférer une technique à une autre, en tenant compte de nos objectifs finaux.

    1. Le succès des plateformes reposant sur les effets de réseau illustre ce mécanisme dual. Google se développe en lançant régulièrement de nouveaux produits et services qui ne rencontrent pas tous un succès durable. L’ensemble de ces mouvements est pourtant bien lié à une stratégie de long terme, gourmande en investissements humains et capitalistiques : maintenir une situation de monopole dans les services intensifs en information, reposant sur un ensemble de verrous et de cadenas. Derrière l’apparence de changement permanent, l’apparition de nouveautés périodiques, la réalité est bien la recherche d’une position ultra-dominante et d’un contrôle renforcé sur les informations fournies sciemment ou non, par des utilisateurs de plus en plus captifs. Loin d’être les chantres de la concurrence, les plateformes du numérique sont à la recherche de stabilité et de domination sur un marché qu’elles créent à leur mesure.

      Afin de montrer que le management est sous tension et que le temps stratégique s'amplifie, l'autrice argumente en développant l'exemple des plateformes numériques. Ici Google. Si Google lance régulièrement de nouveaux produits (avec ou sans succès), c'est pour assurer sa stratégie de contrôle des informations et de leadership sur le marché. D'où la conclusion de l'auteur, concernant ces organisations d'entreprise qui cherchent à la fois la stabilité et la domination.

    1. La lecture sur papier est plus efficace que la lecture sur écra

      Il s'agit d'une affirmation.

    2. Baccino, indique tout d'abord que la lecture sur écran permet d'enrichir l'information au moyen d'hypertextes et d'hypermédias, ce qui est un bienfait mais il faut faire attention à ne pas trop l'enrichir.

      Thierry Baccino propose un raisonnement dialectique en ce qu'il présente les avantages de la lecture sur écran : grâce à des liens variés, on peut offrir un enrichissement dans la compréhension du texte lu. Cependant, il nuance en présentant l'inconvénient : il faut veiller à ne pas tomber dans un trop plein de liens complémentaires au texte principal.

    1. jeux électroniques de stimulation (Groupe 1), il ressort que c'est la réussite aux exercices, la progression en niveau et le sentiment général d'évoluer tant au niveau des scores que de la compréhension et de la maîtrise des différents tableaux d'exercices qui favorisent une certaine réappréciation de soi

      Cette analyse, s'appuyant sur les entretiens, relève aussi du domaine dialectique. Etant aussi issus des faits de l'étude, ses arguments peuvent aussi être épistémiques.

      Les enchaînements évolutifs énoncés permettent aussi de classer cet argument au niveau rhétorique.

    2. En fait, ce sont toutes les activités, les tâches qui se passent autour, et pas seulement dans, l'atelier informatique, qui "éveilleraient" intellectuellement la PA. Plus précisément, la confection du journal avec l'ordinateur amène les résidents à réfléchir bien en amont de la réalisation informatisée du journal, et à discuter et à échanger bien au-delà des seules séances de formation. Il y a ainsi tout un processus de maturation, de conception, de correction qui peut se dérouler sur une semaine, entre les diverses séances de formation. Ces "cogitations" incessantes obligent les PA à bien réfléchir au document qu'ils veulent intégrer à la mouture finale du journal. Pour cela, ils rédigent plusieurs brouillons papiers en étant très attentifs aux idées, à leur organisation et aussi au style et à l'orthographe. Ils vont par exemple rechercher des informations dans des ouvrages, vérifier l'orthographe dans les dictionnaires, se remémorer d'expériences passées... L'activité de PAO exige alors diverses compétences : de réflexion, de composition, de structuration, de correction, de documentation. Bref c'est une intense activité cognitive qui occupe et stimule les résidents durant les semaines qui précèdent le bouclage de l'édition. «Je fais à chaque fois des petits brouillons, je les écris à l'avance. Je pense à une idée me documente éventuellement, je rédige le sujet, regarde sur le dictionnaire pour ne pas me tromper car à notre âge on ne fait plus trop attention à ça

      Stimulation et développement cognitif grâce à l'utilisation du logiciel, mais aussi grâce l'anticipation du travail qu'il est nécessaire de faire pour arriver à la finalité de l'activité. Le logiciel développe donc un environnement stimulant.

    3. la messagerie donne un moyen virtuel de renforcer les liens sociaux existants ou d'augmenter ceux qui avaient quelques difficultés à s'accomplir en raison d'obstacles géographiques ou personnels (activités professionnelles qui rend la disponibilité de la fille ou du fils difficile, contraintes de mobilité...)
    4. nouvelles pratiques sociales -basées sur l'entraide, la coopération- se sont ainsi mises en place. Les PA ont ainsi (ré)appris à échanger, à travailler ensemble en mettant en place des systèmes de collaboration. C'est par exemple le cas du journal informatisé dans le cadre duquel le collectif a dû se coordonner pour se distribuer les rôles et les tâches nécessaires à la rédaction finale de l'édition. Cette coopération est également nécessaire dans la mesure où elle leur permet de pallier le déficit de compétences et de connaissances du groupe. «On s'est même dit qu'en venant à deux, on pourrait se compléter et se débrouiller seuls pour faire marcher l'informatique

      Groupe primaire : développement du sentiment de solidarité interindividuelle, mise en place de la différenciation des rôles et de buts communs

    5. Un (petit) collectif s'est néanmoins formé dans le cadre de l'atelier l'informatique et des contacts et liens sociaux se sont donc noués. C'est un lieu où les personnes pouvaient se parler, échanger, se découvrir et s'entraider. Une certaine complicité s'est ainsi installée, favorisée très certainement par le fait qu'ils avaient l'impression d'être des pionniers dans cette aventure technologique. La cohésion du groupe s'en est trouvée renforcée. «Depuis les séances, je parle également plus avec les gens qui sont en formation avec moi. Alors qu'avant, on se parlait pas forcément puisque on n'était pas du même étage. On se croisait beaucoup moins, à part dans les ascenseurs.

      Création du nouveau groupe primaire.Développement du sentiment appartenance

    6. dernière source de satisfaction et de gratification ; celle qui touche au sentiment d'autonomie recouvrée par les PA : elles ont en effet l'impression d'être en mesure d'assumer seule la manipulation de l'environnement technologique. Cette capacité à agir seule est d'autant plus importante et valorisante qu'elle porte sur des choses totalement nouvelles pour les intéressés. En effet, elles démontrent ainsi qu'elles ne sont pas soumises à une baisse (inéluctable) d'aptitudes ou aux restrictions d'activité que l'on perçoit habituellement dans cette population, mais à l'acquisition de compétences nouvelles qui leur donnent des potentialités d'actions et certaines velléités d'indépendance.

      L'acquisition de compétences nouvelles, notamment dans un domaine moderne en constante évolution, permet de bouleverser les représentations que s'en font les PA -> niveau intra-individuel et niveau représentationnel

    7. Les réactions de l'entourage joueraient ainsi comme une sorte d'effet miroir qui fournirait des feed-back motivants et gratifiants aux personnes âgées. Mais cette valorisation n'est pas unilatérale, c'est-à-dire qu'elle ne bénéficie pas uniquement aux PA. En effet par le biais d'identification et de projections croisées, l'entourage en ressort également valorisé et reconnu. D'une certaine façon, la réussite de leurs aînés est, par assimilation, un peu leur réussite aussi... Et c'est également un moyen d'appréhender leur avenir et leur vieillesse avec davantage de sérénité. «Ils ont un autre regard sur nous, y compris avec les petits-enfants : Je vois par exemple ma petite fille qui dit « MA mémé fait de l'informatique ». Elle était très fière de moi et moi aussi. Cela l'a étonné et elle a été contente.»
    8. la valorisation des PA est les témoignages et réactions positives de l'entourage. Comme nous l'avions déjà dit plus haut, ces encouragements sont autant de stimulations qui peuvent pousser la PA à s'investir dans la formation et s'y maintenir aussi.

      réaction de l'entourage -> niveau inter-individuel

    9. on retrouve la même dynamique de valorisation: concevoir un journal par ordinateur implique énormément la PA (comme on le retrouvera plus tard dans les incidences cognitives). En plus du savoir-faire technologique qu'ils développent, la gratification provient du fait qu'ils participent à toute la chaîne de conception : de la création de la maquette, de la rédaction des articles puis à leur composition sur ordinateur et enfin à l'impression de la version finale. Ils se trouvent ainsi engagés durant tout le processus de décision (dans une sorte de comité de rédaction) et disposent surtout du résultat final qui leur permet d'évaluer le travail réalisé, retour sur gratification. «Maintenant, malgré mon âge, je vois que j'ai énormément appris. Je peux envoyer des messages à faire un journal à écrire des articles. J'ai vu que ce n'était pas aussi compliqué que ça et que je pouvais y arrive.»

      On voit ici apparaître le développement d'un groupe primaire -> le comité de rédaction -> niveau positionnel

    10. Le fait, d'abord, de découvrir, que malgré les réticences et angoisses du départ («Je n'y arriverai pas, ce sera dure»), elles soient pourtant capables de manipuler un environnement technologique totalement nouveau est une source de satisfaction et de valorisation immense. «Je suis assez fière de moi car à mon âge, j'ai vu que je pouvais encore me former à l'informatique. Avant je me disais « en parlant de l'informatique, cette diablesse là, je n'y comprends rien » c'était trop compliqué pour moi cela me paraissait au-dessus de mes capacités.»

      Ces arguments s'appuient sur les opinions des sujets. Ils peuvent donc être classés dans la dimension dialectique.

    1. depuis l’irruption d’Internet et des technologies du numérique, « la mémoire nous échappe, commente le philosophe Bernard Stiegler,

      L'auteur fait référence à la pensée du philosophe Bernard Stiegler pour soutenir sa thèse, selon laquelle l'usage répété des nouvelles technologies en moyen de soutien de la mémoire pourrait s'avérer néfaste pour le développement de la pensée.

    2. Un savoir n’est acquis et fertile que s’il est intériorisé. « Seule cette inscription dans la mémoire permet d’organiser les connaissances », insiste Bernard Stiegler qui, loin de rejeter les technologies numériques qui transforment aujourd’hui très profondément notre mémoire psychique, invite à « les critiquer, au sens grec du terme, c’est-à-dire développer une réflexion sur leur mode de fonctionnement et leurs limites. Ce n’est qu’en mobilisant le corps des philosophes, des épistémologues, des anthropologues, des mathématiciens, des historiens…, que l’on y parviendra, pour le bienfait de tous les sujets du savoir : chercheurs, professeurs, enseignés, citoyens ».

      IED_DP5 Argument le plus impactant en faveur de la thèse de l'auteur, la mémoire est le " terreau de la pensée" .Mise à jour de de la critique grec des instruments technologique, comme moyen pour parer l'impact négatif de la mémoire externe. L'auteur sort de sa thématique et ouvre sur la remise en question des technologies numériques

    3. Non moins important : vivre dans un monde toujours plus rempli d’informations de surface, comme celles que l’on trouve en surfant sur Internet, « stimule une mémoire du passé immédiat ou, dans le meilleur des cas, une mémoire de travail surdimensionnée capable de traiter simultanément de multiples informations (textes, images, sons…), commente Francis Eustache. Ce type de mémoire à court terme s’exerce au détriment d’une réflexion sur notre passé et notre futur, sur notre relation aux autres, sur le sens de la vie… Or les travaux en neurosciences cognitives montrent que l’un de nos réseaux cérébraux (le réseau par défaut), indispensable à notre équilibre psychique, s’active lorsque nous nous tournons vers nos pensées internes, que nous nous abandonnons à la rêverie, à l’introspection, ce que ne favorise pas le recours intensif à des béquilles mnésiques.

      IED_DC3, IED_DP5,IED_RL3 Le spécialiste explique la stimulation bénéfique des technologies numériques sur la mémoire de travail (Contre la thèse de l'auteur) mais souligne en contrepartie la conséquence néfaste sur la mémoire à long terme, l'équilibre psychique (En faveur de la thèse de l'auteur)

    4. Mais on peut aussi imaginer que, dans un système où notre cerveau déléguerait une majorité d’informations à des dispositifs techniques, le juste équilibre à maintenir entre mémoire interne et mémoire externe se trouverait rompu. Cela porterait très certainement atteinte à notre réserve cognitive, c’est-à-dire au capital de savoir et de savoir-faire que chacun d’entre nous doit se construire, tout au long de sa vie, pour mieux résister aux effets négatifs de l’âge et retarder l’expression de maladies neurodégénératives comme celle d’Alzheimer. » Pousser à l’extrême la numérisation de nos mémoires ne semble donc pas le meilleur moyen de ralentir l’érosion des neurones.

      IED_DP5 Intervention de l'expert pro thèse de l'auteur L'auteur parle des conséquences de pousser à l'extrême la numérisation, la réalité est plus nuancée.

    5. Réfléchir aux conséquences de l’externalisation de la mémoire humaine ne date pas d’hier. Au Ve siècle avant notre ère déjà, Socrate, le père de la philosophie, traitait du sujet dans le Phèdre, un dialogue écrit par Platon. « Dans ce texte fameux, Socrate évoque un mythe égyptien, celui du dieu Theuth qui aurait inventé l’écriture, laquelle serait à l’origine de la puissance des Égyptiens, explique Bernard Stiegler. Lorsque Theuth présente son invention au roi Thamous, celui-ci lui répond que cette mémoire artificielle va affaiblir la mémoire véritable, celle par laquelle l’homme pense par lui-même et invente, et qu’elle va produire une illusion de savoir, l’apparence de la sagesse. En fait, Socrate ne dit pas qu’il ne faut pas fréquenter les livres, bien au contraire, mais que les livres peuvent être toxiques si l’on n’en a pas une pratique raisonnée. »

      IED_DP5, IED_EC5

      Analogie à l'écriture, innovation technologique en son temps. Socrate observe le même point de vue que l'auteur et Bernard Stiegler, ce qui renforce sa thèse, à savoir que les support des mémoire externe peuvent affaiblir la mémoire. Il l'affine même, car ce qu'il dénonce n'est pas l'avancée technologique en elle même, mais son inutilisation non appropriée.

    1. Et, si le manque de qualifications adéquates reste conjugué à l’absence d’accès aux TIC (Technologies de l’Information et de la Communication), le rapport prédit que la fracture numérique va perdurer. Même si l’Internet sera bientôt omniprésent, les individus qui ne maîtrisent pas les TIC se verront de plus en plus limités dans l’accès à de nombreux services de base, à des emplois gratifiants et aux possibilités de perfectionner leur formation.

      En s'appuyant toujours sur le rapport de l'OCDE, l'auteur argumente en faveur de la prise en compte de l'éducation comme un paramètre primordial à prendre en compte en vue de répondre au mieux aux problématiques de productivité et inclusivité avec la montée du numérique. Cet argument est donc un argument dialectique en faveur du point de vue de l'auteur.

    2. Un des principaux messages des syndicats (@TUACOECD) serait d’« investir dans l’éducation publique de qualité et le développement des compétences, afin de créer des possibilités d’apprentissage et de formation en situation de travail tout au long de la vie ».

      Nous trouvons ici un argument qui va dans le sens du point de vue de l'auteur détaillé plus loin dans l'article. Ici, l'auteur choisit d'ajouter les propos de la Commission Syndicale Consultative auprès de l'OCDE (TUAC) qui est l'interface entre syndicats de salariés et l'OCDE, afin d'introduire l'idée de la nécessité de l'accès à l'éducation et à la formation continue pour optimiser la montée du numérique et ses impacts sur la société et le marché de l'emploi.

    1. Ce processus s’observe surtout quand les « amis » ne font pas partie de l’entourage social hors ligne du socionaute et sont donc des « étrangers ». Quand les socionautes suivent beaucoup de personnes qu’ils ne connaissent pas personnellement, comme dans le cas d’Instagram, un usage intense est associé à plus de symptômes dépressifs, médiés par une comparaison sociale négative (Lup et al., 2015). Les socionautes qui ont le plus d’amis « étrangers » sur Facebook estiment, par comparaison, que les autres ont une vie meilleure que la leur (Chou, Edge, 2012). Il est intéressant de voir que cette erreur dans la comparaison avec les « étrangers » en défaveur du socionaute est largement réduite, voire inexistante, dans le cas de comparaison avec des amis et connaissances dont il connaît la vie hors ligne et dont il sait qu’elle est bien moins attirante que l’image montrée sur les RSN.

      argumentation en faveur d'un lien de causalité en les rsn et les symptômes dépressif:

      1. un usage intense des rsn est associé à la dépression à cause de comparaison défavorable
      2. les utilisateurs estiment que les autre individus ("étrangers") ont une vie meilleure
      3. la comparaison défavorable n'existe quasiment pas avec des connaissances "en réel". (mais il n'y a pas de source).

      Les auteurs cherchent par des sources scientifiques à prouver que l'utilisation massive des rsn est source de dépression.

    1. Les réformes d’envergure des programmes scolaires depuis 2016, avec une accélération depuis 2018, semblent bouleverser la situation. En janvier 2019, les éditeurs scolaires alertent les pouvoirs publics sur la complexité de renouveler à une telle cadence l’ensemble des manuels. La question du financement est posée dans le premier comme le second degré. Certaines régions envisagent un désengagement dans l’achat des manuels et souhaitent passer au tout numérique afin d’éviter les nouvelles dépenses.

      La question de financement des manuels scolaires est un point sensible. Les modifications sont apportées par le ministère de 'éducation comme nous l'avons vu plus haut, mais ce sont les régions qui ont à bourse délier. Il est vrai que l'utilisation de plateforme numérique évite l'impression des manuels scolaires et donc évite un gros investissements de la part des régions.

    2. Le numérique est indéniablement un défi pour le manuel scolaire en créant un nouvel environnement de pensée et d’action. C’est aussi une opportunité pour le rendre accessible à des enfants porteurs de handicaps notamment visuels.

      L'auteur voit aussi des opportunités dans l'apparition des manuels numériques. Un accès plus simple aux personnes en situation de handicap. Attirer l'attention du lecteur sur la situation particulière de certains enfants handicapés est tout à fait logique car certaines situations nécessitent des ajustements technologiques. Cela renvois aussi à notre sentiment d'empathie.

  4. Mar 2020
    1. Lorsque l’on parle du phénomène de la désinformation, il est important de ne pas se focaliser uniquement sur les volumes de « fake news » partagées sur les réseaux sociaux, mais d’étudier également plus finement la manière dont elles sont reçues et interprétées par les individus dans différents contextes de la vie sociale

      Ici, l'auteure affirme qu'il est préférable de contextualiser les chiffres avant de les annoncer, afin de connaitre la façon dont les individus ont reçu et interprété l'information. Elle donne deux raisons : premièrement, un chiffre seul ne veut rien dire et peut être interprété de toutes les manières possibles ; deuxièmement, les chiffres numériques ne représentent qu'une infime partie du partage de l'information car les conversations réelles en représentent beaucoup et ne sont pas chiffrées.

  5. Dec 2019
    1. Le sociologue Claude Fischer de l’université de Californie, pour la Boston Review, répond assez simplement à cette épidémie de livres et d’articles sur la montée de la solitude. Si on observe le sujet sur le temps long, la montée de la solitude est loin d’être avérée. Même les sociologues de la Duke University qui estimaient que l’évolution du pourcentage d’Américains déclarant qu’ils n’avaient personne à qui se confier (passant de 8 % en 1985 à 25 % en 2004) ont reconnus en 2009, sous la pression de la critique de Fisher que cette évolution résultait plus certainement d’une erreur d’interprétation et que le pourcentage de 2004 devrait être plus proche de 10 % que de 25 %.

      L'auteur revient ici sur le constat même de l'augmentation de la solitude parue dans le premier paragraphe, en citant le sociologue Claude Fisher pour affirmer que l'augmentation de la solitude n'atteint pas les proportions précédemment données IED_DP5

  6. Oct 2019
    1. Après tous les avantages susmentionnés, quelles sont, alors les désavantages ? Nous en distinguons au moins 3. D’abord, les scientifiques sont par définition spécialistes d’un aspect très spécifique de leur domaine. Si l’expertise scientifique est un avantage évident, le danger existe qu’un scientifique soit tenté ou poussé à donner son opinion au-delà de son champ d’expertise. Une seconde préoccupation, inévitable, est que les scientifiques sont également des êtres humains. Avec leur biais personnels et, plus rarement, des positions idéologiques affirmées, ils pourraient participer, volontairement ou involontairement, à la naissance d’une polémique. Enfin, il existe une différence entre connaître beaucoup de choses sur un sujet et être capable de communiquer efficacement ces connaissances à un public plus large. Tous les scientifiques ne sont pas de bons communicants, ce qui peut conduire à plus de confusion que de clarté. Cela peut aussi conduire les scientifiques à arrêter de communiquer auprès du public. Dans ce contexte, mettre en place des outils de formation en communication pourrait encourager les scientifiques à intervenir plus activement auprès du public.

      Nous voilà aux contre-arguments :

      1. Rien n'oblige un scientifique à s'en tenir à ce qu'il sait.
      2. La parole scientifique peut ouvrir sur la polémique. Sauf à penser que le public et les décideurs adoptent les même règle du débat que les scientifiques, les profanes peuvent-ils s'emparer de la controverse autrement que sous la forme d'un polémique ? c'est pour moi une vraie question.
      3. Il ne suffit pas de savoir pour bien communiquer le savoir.

      Ces arguments pourraient être considéré comme dialectique contre. Pour en décider, il faut regarder le point de vue défendu. (voir la conclusion). Pour montrer qu'il ne fait pas en faire une affaire d'individu, il faut montrer que ce dernier n'offre pas assez de garanties d'impartialité.

    1. Le croisement inédit de disciplines longtemps étrangères les unes aux autres (la critique textuelle, l'histoire du livre, la sociologie culturelle) a ainsi un enjeu fondamental : comprendre comment les appropriations particulières et inventives des lecteurs, des auditeurs ou des spectateurs dépendent, tout ensemble, des effets de sens visés par les textes, des usages et des significations imposés par les formes de leur publication, et des compétences et des attentes qui commandent la relation que chaque communauté de lecteurs entretient avec la culture écrite.

      Toute compréhension de texte s'inscrit dans une articulation entre les contraintes pour la compréhension et l'appropriation créatrice. Cette articulation dépend d'un contexte historique et socioculturel, d'où la nécessité d'une approche pluridisciplinaire. <br>Cette affirmation est posée comme un principe doublé d'un enjeu. Elle n'appelle donc pas la discussion et invite à accepter la limitation aux trois disciplines évoquées le champs des investigations.<br> <br> C'est typiquement un argument dialectique pro où les principes posés n'ont pas à être argumentés et implique l'adhésion.