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  1. Jul 2020
    1. Toutefois, depuis l’irruption d’Internet et des technologies du numérique, « la mémoire nous échappe, commente le philosophe Bernard Stiegler, directeur de l’Institut de recherche et d’innovation du Centre Georges-Pompidou et président de l’association Ars Industrialis. De plus en plus souvent, nous nous dépossédons d’éléments de notre mémoire (numéros de téléphone, adresses, règles d’orthographe et de calcul mental…) que nous confions à des machines presque toujours à portée de nos mains et dont les capacités doublent tous les dix-huit mois pour le même prix, selon la loi de MooreFermerLoi formulée en 1965 par Gordon E. Moore, président honoraire de la société Intel.. »

      L'auteur introduit ici la possibilité que l'utilisation de support numériques soit problématique. Ce, en citant le philosophe Bernard Stiegler. L'argument est réthorique et bancale. Aucune preuve ici ne soutient le propos avancé à savoir que "la mémoire nous échappe".

  2. Jun 2020
    1. Autre levier d’action : l’éducation à l’empathie. Il s’agit d’apprendre à se mettre à la place des autres dont le visage n’est pas visible et dont les émotions sont inaccessibles en contexte numérique ; être capable d’imaginer l’impact que la publication de tel ou tel contenu aura sur eux.

      En se basant sur l'argumentation rhétorique, l'auteure insiste sur l'importance du développement de la faculté de l'empathie pour lutter contre ce phénomène. Sauf qu'il n'est à mon avis pas évident d'expliquer à des adolescents, souvent très égocentriques, l'importance de se mettre à la place de leur prochain. En effet les jeunes ont rarement conscience des conséquences de leurs actes surtout sur plan affectif, émotionnel et psychologique des autres.

    1. adapter les images, projeter des aspirations, écrire le soi sur les réseaux sociaux rejoint idéalement autant l’art de jeûner kafkaïen que les « technologies du soi » foucaldiennes 

      Multiplier les canaux de communication notamment avec les réseaux sociaux permet de se créer une identité sociale mais qu'en est-il de l'identité de soi, on parle alors de 'corps d'identité'. L'ensemble ne signifie pas que çà fasse partie des soins pour soi. On peut ne plus savoir être soi qu'au regard de l'autre. Des techniques de soi ambivalentes Alexandre Coutant Dans Hermès, La Revue 2011/1 (n° 59), pages 53 à 58

    1. À mesure que ces technologies se développent, elles permettront des expériences sexuelles que plusieurs personnes trouveront aussi satisfaisantes, ou sinon plus dans certains cas, que celles avec des partenaires humains.

      Les auteurs semblent être sûre de leurs affirmations.Cependant il s'agit d'une hypothèse. Il n'y a pas de preuve scientifique. La sexualité charnel sera-t-il remplaçable? Une réalité virtuelle peut-il être plus intense que le corps à corps?

  3. Apr 2020
    1. À mesure que l’information envahit notre espace physique et mental, une autre ressource se raréfie, l’attention. Le design des outils et des applications est conçu de sorte à capter et capturer notre attention. Le risque éthique est clair : nous risquons de laisser notre esprit se faire capturer à des fins commerciales ou politiques ! Avons-nous envie de laisser les firmes telles que Cambridge Analytics influencer nos choix électoraux ? La reprise du thème de la vérité alternative dans la série Homeland fait pâle figure à côté de la saga de l’élection de Trump !

      Point de vue empirique et partial. L'autrice cherche à jouer sur le pathos afin de mieux convaincre son lecteur. L'autrice n'aborde qu'une partie de la question. En effet, elle oublie que suite à l'élection de Trump, il y a eu une multiplication des manifestations et des prises de position contre son élection (et notamment dans les sphères journalistiques et hollywoodienne). En effet, tout le monde n'a pas voté pour Trump.

    2. La question du temps du travail est aujourd’hui l’une des plus élusives. Elle inquiète, au sens philosophique du terme. Des expressions saisissantes surgissent : l’« impulse society » ; la société de la fatigue ; l’accélération sociale ; le culte de l’urgence. L’âge de la pensée du temps utile dans son épaisseur est dépassé ; le temps, c’est une ressource à optimiser : faire plusieurs choses à la fois, minuter le séquencement des projets, le travail des professions intellectuelles (avocats et consultants), vendre du « temps de cerveau utile à Coca-Cola ». Dans le même temps, on observe un regain d’intérêt pour la lenteur : slow food, slow management, méditation et pleine conscience.

      Dans cet enchaînement, on remarque que l'autrice oriente d'abord sa réflexion sur l'accélération du temps de travail, tout en confrontant un contre-argument non développer (le slow). Par ailleurs, elle constate une inquiétude dans ce phénomène. Ainsi, elle appuie son propos avec des exemples parlant ("temps de cerveau utile à Coca-Cola") afin d'appuyer son véritable argument (le slow) auprès du lecteur.

    1. conduit à optimiser la présence de cet outil durant les quatre semaines de prêt car jusqu’au dernier jour, Nao était programmé dans mon cahier journal de classe. Une manière de répondre à la demande des enfants qui se sont vite habitués à cet atelier supplémentaire mesurant la chance qu’ils avaient de pouvoir interagir avec un robot et de travailler autrement.

      À mon sens, cette partie du texte contient un argument qui est à la fois déductif (si le robot est présent jusqu'au dernier jour c'est à la fois pour "coller" à l'expérience mais aussi par ce que les enfants se sont habitués à sa présence) mais c'est aussi un argument rhétorique dans le sens ou les enfants mesurent la chance (pathos) qu'ils ont de travailler avec un robot et donc "autrement" comme le souhaitait l'auteure.

    1. “Si je peux prouver qu’il existe des chevaux, je ne peux pas prouver qu’il n’existe pas de licornes”, résume de façon absurde et pertinente Gérald Bronner. Or, cela s’applique exactement de la même manière à l’ensemble des théories du complot

      L'auteur amène une première raison d'ordre épistémique à la nécessité de réguler les fausses informations ou de mieux armer les gens pour les recevoir : elles sont difficilement réfutables puisqu'on ne peut pas scientifiquement prouver l'inexistence d'un fait ou d'un concept.

      L'exemple de la licorne, facilement compréhensible permet d'amener le lecteur à faire le parallèle avec d'autres théories du complot dont les tenants ont souvent tendance à renverser la charge de la preuve.

      C'est donc une analogie pertinente et à mon sens c'est aussi un argument réthorique qui joue légèrement sur l'amusement du lecteur pour susciter son attention et son adhésion. Ma lecture de ce procédé est renforcée par la précision de l'auteur qui qualifie lui-même sa remarque d'"absurde et pertinente".

  4. Mar 2020
    1. Cependant, au-delà de ces inconvénients pratiques, les manuels gardent une place symbolique forte, imprégnant l’imaginaire et les souvenirs de générations d’élèves (comme en témoignent les exemples du « petit Lavisse » en histoire ou des « Lagarde et Michard » en français),

      Il est vrai que nous avons tous un souvenir de nos manuels scolaires. Ce point positif vient contre balancer l’argument précédent. Il n’est que très peu persuasif face au premier argument