5 Matching Annotations
- Last 7 days
-
www.arcom.fr www.arcom.fr
-
www.arcom.fr www.arcom.fr
-
Synthèse de l'Étude sur la Protection des Mineurs en Ligne
Synthèse Exécutive
Cette étude, menée par l'Arcom en septembre 2025, révèle que les plateformes numériques sont devenues un pilier central et inévitable de la vie des adolescents de 11 à 17 ans, avec des implications majeures en matière d'exposition aux risques et d'efficacité des mesures de protection.
L'accès à ces services est quasi universel, de plus en plus précoce, et se fait souvent en contournant les restrictions d'âge conçues pour protéger les plus jeunes.
Les principaux points à retenir sont les suivants :
• Usage quasi universel et intensif : 99 % des 11-17 ans utilisent au moins une plateforme en ligne, et 83 % fréquentent quotidiennement une très grande plateforme (VLOP).
En moyenne, les adolescents utilisent 3,6 plateformes différentes chaque jour, motivés principalement par le besoin de lien social, de divertissement et d'accès à l'information.
• Contournement systématique des restrictions d'âge : L'âge moyen de la première utilisation des réseaux sociaux est de 12,3 ans, bien en deçà du seuil légal de 13 ans.
Une part significative (62 %) des adolescents reconnaît avoir menti sur son âge lors de l'inscription, principalement pour accéder à des services pour lesquels ils n'avaient pas l'âge requis (65 %).
Cette tendance à une inscription précoce s'accentue chez les plus jeunes générations.
• Faiblesse des mécanismes de vérification : Les systèmes de vérification d'âge des plateformes s'avèrent largement inefficaces.
Seulement 18 % des mineurs déclarent avoir déjà dû prouver leur âge ou avoir vu leur compte bloqué.
Les observations techniques montrent que le contournement des blocages à l'inscription est souvent simple, notamment sur des plateformes majeures comme Instagram, Snapchat et Facebook.
• Encadrement parental ambivalent et contourné : Bien que 94 % des foyers instaurent des règles sur l'usage du numérique, près de la moitié des adolescents (45 %) admettent les contourner régulièrement.
Il existe une perception partagée des risques entre parents et enfants, mais les parents se montrent nettement plus inquiets et moins convaincus des bénéfices des plateformes.
• Perception dichotomique : Les adolescents et leurs parents entretiennent un rapport ambivalent aux plateformes, les considérant à la fois comme des outils d'intégration sociale et de divertissement indispensables, mais aussi comme des sources d'inquiétude et d'exposition à des risques graves.
1. Contexte et Méthodologie de l'Étude
Objectifs de l'Étude
L'étude menée pour l'Arcom vise à dresser un état des lieux complet de la protection des mineurs dans l'univers numérique. Elle s'articule autour de trois axes principaux d'investigation :
1. L'Exposition : Mesurer le degré de conscience des mineurs face aux risques en ligne et leur exposition réelle.
2. La Protection : Analyser les moyens de prévention mis en place par les mineurs et leur entourage, ainsi que leurs réactions post-exposition.
3. Les Attentes : Recueillir les attentes des mineurs, des parents et des professionnels pour une meilleure protection.
L'objectif est de comprendre les compétences que les adolescents mobilisent pour naviguer en ligne, dans un contexte oscillant entre la conscience des dangers et la prise de risques.
Approche Méthodologique
Pour garantir une vision exhaustive, l'étude a été réalisée en quatre volets complémentaires entre novembre 2024 et avril 2025, en partenariat avec Ipsos BVA et OpinionWay.
| Volet | Type d'étude | Période | Participants et Méthodes | | --- | --- | --- | --- | | 1 | Entretiens préparatoires | Nov - Déc 2024 | Entretiens avec des experts, des représentants de plateformes. | | 2 | Étude qualitative | Fév - Mars 2025 | Entretiens avec des experts (associations, psychologue, pédiatre), 16 entretiens individuels et 4 triades avec des mineurs (11-17 ans). | | 3 | Étude sémiologique et observations | Avril 2025 | Analyse des outils et CGU des plateformes ; simulation de parcours utilisateurs avec 8 profils fictifs ; focus sur les thèmes de la maigreur et du masculinisme. | | 4 | Étude quantitative | Avril 2025 | Questionnaire en ligne auprès de 2 000 mineurs (11-17 ans) et de leurs parents. |
Le périmètre de l'étude couvre les réseaux sociaux (Snapchat, TikTok, Facebook, Instagram, etc.), les plateformes de partage de vidéos (YouTube, Twitch, etc.) et les messageries instantanées (WhatsApp, Discord, etc.).
2. L'Usage Incontournable des Plateformes par les Mineurs
Omniprésence et Intensité d'Usage
Les plateformes en ligne sont omniprésentes dans la vie des 11-17 ans. L'étude révèle des chiffres qui témoignent d'une adoption quasi totale et d'un usage quotidien intensif.
• 99 % des 11-17 ans utilisent au moins une plateforme en ligne.
• 83 % utilisent au moins une Très Grande Plateforme en Ligne (VLOP) chaque jour.
• En moyenne, les adolescents utilisent 3,6 plateformes différentes quotidiennement.
La ventilation par catégorie de services montre une forte pénétration de tous les types de plateformes.
| Catégorie de Service | Taux d'Utilisation (11-17 ans) | | --- | --- | | Plateformes de vidéos en ligne | 98 % | | Messageries instantanées | 91 % | | Réseaux sociaux | 88 % | | Jeux en ligne | 87 % | | Sites de rencontres | 15 % |
YouTube, Snapchat, TikTok et WhatsApp sont les plateformes les plus utilisées au quotidien par plus de la moitié des 11-17 ans. L'usage quotidien des VLOP augmente de manière significative avec l'âge, passant de 62 % chez les 11 ans à 96 % chez les 17 ans.
Motivations Principales des Adolescents
Trois motivations majeures expliquent pourquoi les plateformes sont devenues incontournables pour les adolescents.
1. Le besoin d'appartenance et de lien social : Les plateformes sont perçues comme un vecteur essentiel d'intégration sociale et de communication avec les pairs.
2. La recherche de divertissement et d'évasion : Les contenus ludiques et humoristiques sont massivement plébiscités pour se détendre et s'évader du quotidien.
3. L'accès à l'information : Les plateformes servent également de canal d'information pour se tenir au courant de l'actualité et des sujets d'intérêt.
3. Le Contournement Systématique des Restrictions d'Âge
Malgré les dispositifs de restriction, l'accès des mineurs aux plateformes est de plus en plus précoce, grâce à des stratégies de contournement généralisées et à une faible application des règles par les services en ligne.
Précocité de l'Accès
L'âge de la première utilisation des plateformes se situe bien en dessous des seuils réglementaires.
• Âge moyen déclaré de la 1ère utilisation :
◦ 11,2 ans pour les plateformes vidéos. ◦ 12,3 ans pour les réseaux sociaux.
L'étude met en évidence une tendance à un accès toujours plus précoce : 22 % des jeunes de 11 ans actuels déclarent avoir utilisé les réseaux sociaux pour la première fois à 10 ans ou moins, contre seulement 4 % des jeunes de 17 ans.
Déclaration d'Âge et Manquements à la Vérification
Le contournement de l'âge minimum requis est une pratique massive et assumée par les adolescents.
• 62 % des adolescents reconnaissent ne pas avoir mis leur vraie date de naissance sur au moins une de leurs inscriptions.
• 17 % l'ont fait sur toutes leurs inscriptions.
La principale raison invoquée est l'impossibilité de s'inscrire autrement :
• 65 % n'avaient pas l'âge minimum requis.
• 31 % ne voulaient pas donner leurs données personnelles.
• 12 % voulaient passer pour plus âgés.
"Tout le monde peut y aller, parce que quand tu t'inscris, tu as juste à mettre une fausse date de naissance, ils ne la vérifient pas." - Garçon, 15 ans.
Face à cette pratique, les mesures de contrôle des plateformes apparaissent très limitées :
• Seulement 18 % des 11-17 ans ont déjà dû prouver leur âge ou ont vu leur compte bloqué.
• Facebook est la plateforme où les contrôles sont les plus fréquents (12 % des utilisateurs concernés), suivie par TikTok (10 %) et Instagram (7 %).
Failles Techniques et Contournement à l'Inscription
Les observations de parcours utilisateurs confirment la facilité avec laquelle les restrictions peuvent être contournées.
• L'interdiction d'inscription pour les moins de 13 ans n'est pas clairement explicitée lors du processus.
• Sur Instagram, Snapchat et Facebook, il est possible de contourner un premier refus en modifiant simplement sa date de naissance lors d'une nouvelle tentative.
• Le contournement est plus complexe sur d'autres plateformes comme TikTok, YouTube ou X, nécessitant des manipulations comme la réinitialisation de l'application ou la création d'une nouvelle adresse mail.
4. Perceptions Ambivalentes et Encadrement Familial
Une Perception Dichotomique des Risques et Bénéfices
Les adolescents et leurs parents partagent une vision ambivalente des plateformes, oscillant entre l'attrait des bénéfices et l'inquiétude face aux risques. Cependant, les parents se montrent systématiquement plus préoccupés et moins convaincus des avantages.
| Perception des plateformes (% d'accord) | Mineurs | Parents | | --- | --- | --- | | Permettent d’avoir une vie sociale riche | 80 % | 37 % | | Permettent d’accéder à des contenus éducatifs | 76 % | 56 % | | Exposent les mineurs à des risques graves | 77 % | 89 % | | Inquiètent quant à leur impact sur moi / votre enfant | 83 % | 86 % |
L'Encadrement Parental : Règles et Contournement
L'encadrement familial est une réalité dans la quasi-totalité des foyers, mais son efficacité est relative.
• 94 % des familles ont instauré au moins une règle concernant l'usage du numérique, avec une moyenne de 3,5 règles par foyer.
• Les règles les plus fréquentes sont l'interdiction du téléphone pendant les repas (63 %) et au coucher (55 %).
Malgré ce cadre, 45 % des mineurs admettent contourner ces règles régulièrement (8 % "souvent" et 37 % "de temps en temps"). Les adolescents reconnaissent la finalité protectrice de ces règles mais développent des stratégies pour s'y soustraire.
Utilisation des Comptes Supervisés
Une majorité de jeunes déclarent utiliser des dispositifs de protection intégrés aux plateformes, mais une part non négligeable ignore leur statut.
• 71 % des 11-17 ans déclarent utiliser au moins un compte paramétré pour un adolescent ou supervisé par un adulte.
• Le taux d'utilisation de ces comptes varie selon les plateformes : 63 % sur Snapchat, 60 % sur TikTok, 58 % sur Instagram et 49 % sur YouTube.
• Cependant, une part importante des jeunes (par exemple, 26 % sur Instagram) ne savent pas si leur compte est un compte "adulte" ou un compte "ado/supervisé", ce qui questionne la clarté et l'efficacité de ces dispositifs.
-
-
www.vie-publique.fr www.vie-publique.fr
-
Rapport sur l’Éducation aux Médias, à l’Information et à la Citoyenneté Numérique 2024-2025
Résumé Exécutif
Ce rapport de l'Arcom pour l'année 2024-2025 analyse les initiatives en matière d’éducation aux médias, à l’information et à la citoyenneté numérique (EMI&CN) menées par les acteurs de l'audiovisuel et du numérique.
L'engagement global est en nette progression, avec une augmentation de 35 % des actions déclarées par les chaînes de télévision et de radio.
La croissance la plus spectaculaire concerne les actions de terrain, qui ont bondi de 75 %, témoignant d'une volonté d'aller à la rencontre des publics.
Cette dynamique s'accompagne d'une diversification des publics cibles, touchant non seulement le public scolaire mais aussi de plus en plus les étudiants, le grand public, les seniors et même le public carcéral.
Cependant, si les thématiques de la lutte contre la désinformation et la découverte du journalisme dominent, un effort reste à fournir pour diversifier les sujets abordés.
De plus, la proportion de programmes spécifiquement dédiés au décryptage des médias reste faible sur les antennes (12 %) et les plateformes numériques (27 %).
Les plateformes en ligne concentrent leurs efforts sur des campagnes de sensibilisation à la désinformation et à la détection des contenus générés par l'IA, en s'appuyant sur des partenariats stratégiques.
De son côté, l'Arcom a intensifié ses propres actions, sensibilisant plus de 13 000 personnes sur tout le territoire, développant de nouvelles ressources pédagogiques et renforçant ses collaborations institutionnelles.
Les préconisations pour l'avenir incluent le renforcement des actions de proximité, l'élargissement des publics cibles (notamment les parents et seniors), la diversification des thématiques traitées et la mise en place systématique de dispositifs d'évaluation de l'impact des actions menées.
Contexte et Enjeux de l'EMI&CN
L'intégration des médias audiovisuels et numériques dans la vie quotidienne des Français s'intensifie.
Le Baromètre du numérique 2025 révèle que 94 % des 12 ans et plus utilisent Internet, dont 82 % quotidiennement, et 91 % de la population possède un smartphone.
Cette omniprésence numérique transforme les usages : bien que la télévision demeure un média majeur, les jeunes générations se tournent massivement vers les écrans numériques pour consommer des contenus.
Dans ce contexte, une étude de l'Arcom sur la protection des mineurs en ligne (septembre 2025) souligne que 53 % des mineurs souhaitent être mieux accompagnés face aux risques en ligne.
Ces évolutions confirment l'impératif de renforcer les initiatives d'EMI&CN pour outiller l'ensemble des citoyens.
L'objectif est de développer un usage critique et responsable des médias, en s'adressant tant aux publics scolaires qu'aux responsables éducatifs comme les enseignants et les parents.
L'Arcom appelle à un engagement collectif, coordonné et durable pour répondre à ces enjeux démocratiques fondamentaux.
Cadre Réglementaire et Rôle des Acteurs
L'implication des différents acteurs dans l'EMI&CN est encadrée par des obligations légales et réglementaires précises, sous la supervision de l'Arcom.
1. Les Chaînes de Télévision et de Radio
• Secteur public : Les groupes France Télévisions, Radio France et France Médias Monde sont soumis à des obligations légales issues de la loi du 30 septembre 1986. L'article 43-11 stipule qu'ils doivent :
• Secteur privé : Depuis 2020, l'Arcom intègre une stipulation relative à l'EMI&CN dans les conventions signées avec les chaînes privées. Celles-ci s'engagent à mener des actions dédiées et à en rendre compte annuellement à l'Autorité.
2. Les Plateformes en Ligne
Le cadre réglementaire européen et français impose des responsabilités spécifiques aux plateformes :
• Règlement sur les Services Numériques (RSN) : Ce règlement européen du 19 octobre 2022 impose aux très grandes plateformes (VLOPSEs) de lutter contre les risques systémiques, notamment la désinformation. La participation à des campagnes d'éducation aux médias est une des mesures d'atténuation prévues.
• Loi SREN : La loi du 21 mai 2024 visant à sécuriser et réguler l'espace numérique conforte les missions de l'Arcom dans la lutte contre la manipulation de l'information.
3. Le Rôle de l'Arcom
En tant que garante des libertés de communication, l'Arcom considère l'EMI&CN comme un volet essentiel de sa mission. Consciente que la seule régulation normative ne suffit plus, elle s'investit dans une démarche pédagogique pour donner à tous les publics les clés de compréhension des écosystèmes médiatiques. L'Arcom incite les chaînes et les plateformes à contribuer à cet effort, valorise leurs actions et présente dans ce rapport annuel une analyse des déclarations reçues.
Analyse des Actions d'EMI&CN en 2024-2025
Une Hausse Globale de 35 % des Actions des Médias Audiovisuels
En 2024-2025, les chaînes de télévision et de radio ont déclaré 267 initiatives de plus que l'exercice précédent, soit une hausse de 35 %. Cette augmentation concerne tous les types d'actions : +125 sur les antennes, +45 sur le numérique et +97 sur le terrain. L'Arcom salue cet engagement constant, notamment celui des médias locaux qui jouent un rôle de relais de confiance essentiel.
Forte Progression des Actions de Terrain (+75 %) et Diversification des Publics
La hausse la plus significative concerne les actions de terrain, avec une progression de 75 % (près de 100 actions supplémentaires). Ces actions de contact direct gagnent en importance par rapport aux diffusions sur les antennes.
| Type d'action | Part en 2024 | Part en 2025 | | --- | --- | --- | | Programmes diffusés sur les antennes | 70% | 64% | | Contenus sur les prolongements numériques | 13% | 14% | | Actions de terrain | 17% | 22% |
Cette progression s'accompagne d'une diversification notable des publics ciblés. La part du public scolaire, bien que majoritaire, est passée de 58 % à 51 %, au profit des étudiants (13 %, soit +4 points) et du "tout public" (30 %, soit +8 points). Cette évolution est portée par des projets innovants touchant des publics spécifiques (seniors, public carcéral).
Les thématiques abordées sur le terrain restent cependant concentrées sur :
• La lutte contre la désinformation (56 %)
• La découverte du métier de journaliste (30 %)
• L'éducation au numérique (5 %)
Exemples d'Actions de Terrain Inspirantes
• Actions itinérantes : Le « Camion de l’info TropMytho » (Lumières sur l’info, TF1, M6, FTV, etc.) et le « Tour de France académique de l’EMI » (France Télévisions, CLEMI) vont à la rencontre des publics sur tout le territoire.
• Apprentissage par la pratique : « L’Ecole des Odyssées » (Radio France) initie 33 600 élèves de CM2 à la création de podcasts, tandis que le « Prix de la Jeune Création » (Groupe M6) encourage les talents de 18-30 ans.
• Actions auprès de publics isolés : Des ateliers en centre pénitentiaire (TF1, Ministère de la Justice) ont été organisés pour 130 détenus. Radio France a participé au festival « En Quête d’info » avec des ateliers pour seniors sur l'information via les réseaux sociaux.
• Nouvelles thématiques : France Médias Monde a animé des tables rondes sur l'intelligence artificielle lors du Sommet de la Francophonie.
Contenus sur les Antennes et le Numérique : un Potentiel à Mieux Exploiter
Si la diffusion de contenus éducatifs au sens large a augmenté (+23 % sur les antennes, +45 % sur le numérique), la part des programmes spécifiquement dédiés à l'EMI&CN reste faible : 12 % sur les antennes et 27 % sur le numérique. Les thèmes principaux restent la lutte contre la désinformation et l'éducation au numérique. L'Arcom encourage un traitement plus approfondi de sujets comme la distinction entre faits et opinions, la reconnaissance des ingérences étrangères ou la lutte contre la haine en ligne.
Initiatives des Plateformes en Ligne et Réseaux Sociaux
Les plateformes en ligne mènent des actions diversifiées, souvent en partenariat avec des acteurs de référence (associations, agences de presse, etc.). Leurs principales initiatives incluent :
• Campagnes d'EMI&CN sous forme de vidéos ou de messages d'intérêt général sur la désinformation et la détection de contenus générés par l'IA.
• Intégration de fonctionnalités pédagogiques pour expliquer le fonctionnement des services (ex: systèmes de recommandation).
• Création de ressources et d'initiatives de qualité en collaboration avec des experts de l'EMI&CN.
L'Action de l'Arcom sur le Terrain
L'Arcom s'investit directement sur le terrain pour sensibiliser aux enjeux de ses missions.
• Publics touchés : En 2024-2025, plus de 13 000 personnes ont été sensibilisées (enseignants, élèves, parents, conseillers numériques, bibliothécaires) sur tout le territoire, grâce aux Arcom locales et au prestataire Génération Numérique.
• Création de ressources : De nouvelles ressources ont été créées sur la haine en ligne (avec Pharos, CNCDH), l'impact de l'IA (avec "Café IA") et la découverte du numérique (avec le ministère de l'Éducation nationale, la CNIL, etc.).
• Partenariats : Un partenariat a été signé avec l'Institut Français de Presse de l'Université Paris-Panthéon-Assas.
• Actions emblématiques : Participation à la « Semaine de la presse et des médias dans l’école », au forum « Numérique en commun[s] », au Forum de la parentalité numérique, et création du Réseau francophone en EMI (REFEMI).
Préconisations et Perspectives
Préconisations Clés
Pour renforcer l'efficacité des actions d'EMI&CN, l'Arcom formule quatre préconisations majeures :
1. Multiplier les actions de proximité pour toucher les publics éloignés des écosystèmes audiovisuels et numériques.
2. Élargir les publics cibles, en s'adressant notamment aux parents et aux seniors, qui jouent un rôle clé dans l'accompagnement et peuvent être sensibles à la désinformation.
3. Diversifier les thématiques abordées pour permettre au public de différencier connaissances et opinions, d'identifier les ingérences numériques étrangères et de prévenir les discours de haine.
4. Évaluer la pertinence des actions mises en place pour mesurer leur impact réel.
Prochaines Actions de l'Arcom
L'Arcom poursuivra son engagement à travers un programme d'actions dense début 2026 :
| Date | Action | | --- | --- | | Janvier 2026 | Renouvellement de la convention avec le ministère de l’Éducation nationale et ses opérateurs (Réseau Canopé, CLEMI). | | Janvier 2026 | Signature d’une convention de partenariat avec Pix. | | Fin janvier 2026 | Publication d’une ressource pédagogique sur la transition écologique, en partenariat avec ARTE Education. | | À partir de jan. 2026 | Organisation par les Arcom locales de rencontres entre acteurs de l’éducation, des médias et associatifs. | | Mars 2026 | Participation à la « Semaine de la presse et des médias dans l’école » et organisation d'une table ronde sur la citoyenneté numérique. | | Courant mars 2026 | Signature d’une convention de partenariat avec l’INSPE de Lille. | | Avril 2026 | Mise en place d’un partenariat avec la Ville de Marseille pour des interventions dans les écoles primaires. |
-
Préconisations
-
- Feb 2025
-
www.arcom.fr www.arcom.fr
-
Voici un résumé des points clés concernant la fréquentation des sites adultes par les mineurs, selon l'étude de l'Arcom de mai 2023:
- 2,3 millions de mineurs visitent des sites adultes chaque mois en 2022, ce qui représente 30% des internautes mineurs.
- Ce nombre a augmenté de 36% en 5 ans.
- Les mineurs passent en moyenne 50 minutes par mois sur ces sites.
- Plus de la moitié des garçons de 12 à 17 ans fréquentent ces sites. Ils y passent environ une heure par mois.
- Pornhub est le site le plus visité par les mineurs, avec 1,4 million de visiteurs mineurs en décembre 2022, soit 18% de leur audience. Ce chiffre a augmenté de 0,9 million en 5 ans.
- Les mineurs représentent une part significative de l'audience de plusieurs sites, dépassant 10%. Par exemple, ils constituent 17% de l'audience de Pornhub.
- L'utilisation de ces sites par les mineurs se fait principalement via mobile. 75% des mineurs utilisent exclusivement leur mobile pour accéder à ces sites.
- Il existe un écart important entre les genres : les hommes sont 2,5 fois plus nombreux à visiter ces sites et y passent trois fois plus de temps que les femmes. Dès 12 ans, plus de la moitié des garçons visitent des sites adultes chaque mois.
- L'audience des mineurs est concentrée sur un petit nombre de sites. Les cinq premiers sites captent 59% du temps passé sur les sites adultes par les mineurs, comparativement à 43% pour les adultes.
-