6 Matching Annotations
  1. Sep 2020
    1. L’homme asservi n’est pas seulement contraint, il consent à sa contrainte.

      …mais la personne «asservie» le consent-elle vraiment en connaissance de cause?

      Une étude montre que plus les gens sont conscients de ce qui est à l’œuvre, plus ils sont réticents à utiliser les services qui exploitent les données de leur vie privée.

    2. Mais il ne songe pas aux causes

      C’est ce que font les interfaces dites «user-friendly»: elles nous dispensent de penser, elles nous font oublier de penser.

      La transparence de la technologie, sa présence normalisée, voire imperceptible dans la vie quotidienne est aussi une bonne chose – c’est la tâche du design de faire bénéficier une technologie de pointe au plus grand nombre.

      Seulement, le numérique dissimule des enjeux de vie privée que nous ne pouvons percevoir directement par les sens: les enjeux sont invisibilisés, et les technologies «user-friendly» étendent leur pouvoir abusent du fait que les mécanismes échappent à notre perception, à notre entendement.

  2. Apr 2020
    1. Cependant, même en négligeant les barrières de langues et de styles culturels, l’unification du monde par l’information émiette toute personnalisation.

      c'est le danger de la centralisation: empêcher l'émancipation de toute identité individuelle (puisqu'il n'y a plus de place pour l'espace privé)

  3. Mar 2020
    1. À cet égard, il est absurde de fonder le droit d’usage des données sur le seul consentement individuel de chacun.

      Puisque le citoyen moyen n'a justement pas les moyens de prendre une décision éclairée, il faut remettre l'enjeu du côté décisionnel collectif.

    2. renvoyer aux individus le fardeau de répondre à des enjeux qui concernent la collectivité

      le fardeau est en effet toujours pelleté dans la cour de l'utilisateur, le plus souvent vulnérable et incapable de saisir les enjeux qui se présentent à lui.

      Le citoyen lambda n'ayant ni le temps ni les ressources cognitives à consacrer à ce genre de question, il faut encadrer le phénomène de manière bienveillante à un niveau global (celui des décisions publiques, gouvernementales).

    1. pouvoirs publics

      alors que les environnements numériques sont eux-même extrêmement privatisés, et en raison de la complexité de la question juridique dans un contexte de frontières éclatées, quels sont ces pouvoirs publics et sont-ils vraiment réels?