4 Matching Annotations
  1. Oct 2017
  2. Jun 2017
    1. Comme c’est précisément sur ce terrain qu’ils ont été choisis et qu’ils seront demain jugés, rien ne vient jamais les retenir sur ce chemin risqué qui, soit dit en passant, ne ressemble guère à celui qu’avait imaginé François Bayrou lorsqu’il se faisait le promoteur des nouvelles cultures de coalition. Le macronisme, en politique, est a-libéral. Le constater n’est pas lui faire un procès d’intention. C’est constater sa pente, qui vient de loin. C’est dire, preuves à l’appui, sa chance et ses risques à la fois.
    2. Ce que veut mettre en place Emmanuel Macron n’est rien de moins qu’un système verrouillé à l’extrême capable de résister aux aléas lorsqu’il faudra qu’à l’amour nécessairement volage car née de la séduction succède la crainte, fruit de la force qui, elle, n’est pas éphémère. Machiavel, toujours.
    3. Macron ministre, Macron candidat et Macron président, ça n’est visiblement pas la même chose. La ligne politique reste celle d’un social-libéralisme revendiqué et assumé sans complexe. Mais le style de gouvernance diffère du tout au tout. Simple effet d’un opportunisme porté jusqu’à un point inégalé d’incandescence par un homme animé par un pur esprit de conquête ? On peut le dire aussi autrement. Pour Emmanuel Macron, la politique est d’abord et avant tout une technique. La prise du pouvoir répond à ses yeux à d’autres règles que son exercice et sa conservation. Autre situation, autre comportement. Aux sources intellectuelles du macronisme, on cite souvent Paul Ricœur. On ferait mieux de convoquer le Prince de Machiavel.