17 Matching Annotations
  1. May 2021
    1. Mes yeux s’ouvrent et contemplent les palmiers sur fond bleu qui miroitent sous l’éblouissant soleil australien. C’est une belle journée qui commence tranquillement. Machinalement, je cherche mon smartphone des mains sur la table de nuit pour consulter mes messages en attente. Je ne suis pas encore levée que déjà le monde me demande. Je sens une tension diffuse se propager dans ma poitrine, descendre le long de mes bras, et atteindre le bout de mes doigts qui pianotent sur l’écran digital. En une fraction de seconde, la journée est passée au rythme numérique. J’ai quitté le présent pour un monde virtuel.

      L'auteure utilise un argument rhétorique sur le registre du pathos en s'appuyant sur son quotidien et ses émotions ("tension") créant une forme de proximité avec le lecteur pour essayer de le convaincre.

  2. Feb 2021
    1. “Si je peux prouver qu’il existe des chevaux, je ne peux pas prouver qu’il n’existe pas de licornes”, résume de façon absurde et pertinente Gérald Bronner. Or, cela s’applique exactement de la même manière à l’ensemble des théories du complot.

      Le professeur Bronner utilise un premier argument de l'ordre du domaine épistémique. Il explique de façon "absurde" mais "pertinente" la façon de penser et d'interagir ou non, des conspirationnistes et des complotistes, vis a vis des informations. Il propose alors une comparaison à titre d'exemple pour que tout le monde soit au même niveau de compréhension par rapport à la suite de l'article. Ce qui permet d'un autre coté de dédramatiser le sujet.

      De part l'exemple, absurde, qui a tendance à faire sourire le lecteur, le but et de susciter une émotion chez le lecteur. Il influe donc sur le pathos.

      Dans un second temps, il fait une généralité en partant d'un fait particulier, il s'agit d'un raisonnement inductif. Il part du principe que les complotistes et conspirationniste pensent tous pareil et de façon générale "l'ensemble des théories du complot".

  3. Jul 2020
    1. Nous devons tirer des leçons des erreurs du passé. La société a stigmatisé les gais et lesbiennes, bisexuels, pansexuels, asexuels, les personnes consensuellement non monogames et les adeptes du bondage et discipline, domination et soumission, sado-masochisme (BDSM).

      Argument réthorique du pathos qui s'appuie sur nos émotions pour nous convaincre. Nous devons accepter la digisexualité au risque de la stigmatiser comme nous l'avons fait pour de précédentes tendances et l'accepter sans conditions ?

    1. Des journalistes en train de jouer des ciseaux et de la colle ? Voilà qui flirte dangereusement avec le plagiat ! Des journaux composés d’emprunts, de répliques, de copies ? Voilà qui ruine l’idéal démocratique du pluralisme de l’information ! Quand on sait que parmi les figures les plus valorisées au sein des identités journalistiques, on trouve d’une part, le journaliste-reporter – toujours sur le terrain, en train de traquer l’événement là où il se passe – d’autre part, le journaliste-auteur, toujours en train d’écrire, on perçoit bien que le travail qui coince derrière un bureau un journaliste découpant et collant des morceaux de textes produits ailleurs, n’est pas exactement celui qui fait rêver.

      Argument rhétorique sur le registre de l'ethos : appel à la morale pour mettre en évidence le discrédit du journaliste qui fait du plagiat (qui copie) et registre du pathos : il ne fait pas rêver.

  4. Jun 2020
    1. Enfin, favoriser le développement de l’estime de soi chez les plus jeunes est également pertinent, pour lutter, par exemple, contre l’automutilation digitale : parce qu’une bonne « estime de soi » – c’est-à-dire une évaluation positive de soi-même, de son mérite et de sa valeur – va directement influer sur la « confiance en soi » (sentiment que l’on est capable d’agir) et sur l’« affirmation de soi » (capacité à exprimer ses besoins et désirs aux autres tout en respectant les leurs).

      L'auteure souligne la nécessité d'aider les jeunes dans le développement de l'estime de soi qui est en lien étroit avec la confiance en soi et l'affirmation de soi pour minimiser les ravages de la cyberviolence. En effet ces trois notions sont liées si l'une d'elles est remise en question il en est de même pour les deux autres. Cet argument est pertinent car ces trois axes apportent une meilleure force mentale au jeune qui saura s'affirmer, imposer le respect et sera moins affecté par les phénomènes présentés.

  5. Apr 2020
    1. Je préfère la déjà vieille expression : technologies de l’information et de la communication.

      Avec cette phrase, l'auteur nous donne déjà une idée de l'orientation de son article. Il nous donne en partie son avis. Il n'est plus question de révolution avec cette formulation, mais de "technologie de l'information et de la communication". Il amoindri et déprécie en quelque sorte les bénéfices du numérique dans les transformations du travail. On passe d'une révolution, c'est à dire un bouleversement complet, à une simple technologie, une compétence.

    1. À mesure que ces technologies se développent, elles permettront des expériences sexuelles que plusieurs personnes trouveront aussi satisfaisantes, ou sinon plus dans certains cas, que celles avec des partenaires humains.

      L'auteur ne se base que sur des suppositions. Bien que plausible, il est important de garder en tête que cela pourrait avoir des répercussions positives, mais aussi des répercussions bien négatives. Au cours de l'article, l'auteur omet de citer les potentiels dangers de cet avènement.

  6. Mar 2020
    1. Aux États-Unis, par exemple, une étude de Harvard a montré que certains grands médias traditionnels avaient plus facilement couverts des informations provenant de rumeurs ou de ragots anecdotiques que des faits établis. Cette tendance générale les aurait ainsi incités à se concentrer plus facilement sur les scandales qui ont égrené la campagne présidentielle qu’aux programmes des candidats.

      Pour renforcer son dernier argument, l'auteure s'appuie sur une étude d'Harvard qui a mis en avant l'utilisation des fausses informations par les médias au détriment des faits avérés, suscitant ainsi l'intérêt des individus. Certaines affaires politiques peuvent alors être dissimulées par les médias. En utilisant en exemple une étude d'Harvard, l'auteure rend son argumentation tout à fait crédible, du fait de la notoriété de l'université. Elle utilise donc les émotions pour convaincre ses lecteurs qui se sentiront impressionnés et en confiance envers la crédibilité de ses arguments.

  7. Feb 2020
    1. "Lewis doit faire attention", m’a confié Haas un peu plus tôt. "La CIA n’aime pas que d’anciens employés parlent de leur ancien boulot."

      L'auteur joue sur le pathos et plus précisément sur la peur née du risque encouru par les sujets de l'articles.

    2. on a été traités comme de la merde et que le programme des drones a besoin de plus de transparence

      L'auteur renforce sa position en citant les mots des sujets, qui renvoient à un sentiment de déshumanisation. Il fait appel aux émotions du lecteur.

    3. "J’ai du sang sur les mains", dit-il, "et je veux savoir pourquoi c’est arrivé."

      A travers les mots du soldat, l'auteur argumente avec le registre rhétorique du pathos. De mon point de vue c'est maladroit car bien que le sujet soit grave, la formulation est trop dramatique pour être considérée sérieusement. Cependant, elle est intéressante sachant qu'il s'agit ici de soldats qui n'ont jamais porté une arme et "seulement" vu le sang sur écran.

    1. Alors, activez-vous ! Le temps passe vite… et ça ne s’arrange pas avec le temps.

      Ultime argument persuasif que ce soit par l'injonction ou la rhétorique

    1. Les collègues du primaire ou du secondaire sont en première ligne et ne peuvent pas seuls faire cette prise de judo à la technologie pour ensuite travailler avec elle. Il faut être avec eux pour mettre « l’école dans le Smartphone ».

      Argument réthorique

    1. Nous devons tirer des leçons des erreurs du passé. La société a stigmatisé les gais et lesbiennes, bisexuels, pansexuels, asexuels, les personnes consensuellement non monogames et les adeptes du bondage et discipline, domination et soumission, sado-masochisme (BDSM).

      Les auteurs jouent sur l'émotion du lecteur afin de tenter de faire accepter la digisexualité.

  8. Jan 2020
    1. J’ai toujours en bouche le goût d’éternité, l’impression de lenteur, qui teintaient d’un ennui apaisant les jours de ma vie pré-Internet. Je n’oublie pas que l’on peut vivre sans Internet même si le monde nous impose aujourd’hui de vivre avec. Je m’inquiète de voir des enfants de trois ans savoir se servir d’une tablette avant même de savoir écrire ; des enfants qui, parce que l’humanité est muée par des forces qui la dépassent et la modèlent sur la voie du progrès, ne connaîtront pas de vie sans Internet. Parce que l’on ne revient pas arrière.

      Argumentation rhétorique fortement colorée de sensations/émotions (pathos), presque poétique, visant à toucher la sensibilité du lecteur. On a quitté la dimension recherche/épistémique, c'est le registre de la persuasion.

    2. Est-ce que vous perdez la notion du temps quand vous surfez le Web ? Vous ne pouvez pas vous empêcher de regarder votre smartphone lorsqu’il vibre ? Vous paniquez si vous oubliez votre téléphone à la maison ? Vous êtes peut-être accro au digital.

      2è étage de l'argumentation de cette deuxième partie : enchainement de 3 questions fermées apostrophant le lecteur pour susciter une identification comportementale et émotionnelle, qui débouche sur un pseudo diagnostic dont l'excessivité joue le rôle d'accroche donnant ainsi au lecteur l'envie de poursuivre sa lecture. L'effet est assez efficace.