14 Matching Annotations
  1. Oct 2020
    1. L’homme a besoin d’exister et pour cela il doit pouvoir développer des pratiques que supportent les objets et à travers lesquelles il permet à sa libido de laisser des traces de ce en quoi consiste la – ou sa – singularité. Mais la réduction de toutes pratiques (savoir-faire des producteurs, savoir-vivre des consommateurs) à des usages normalisés par les sociétés de contrôle réduit leurs existences à une pure et simple subsistance. C’est ce que Gilles Châtelet appelait «Vivre et penser comme des porcs7».

      homogénéisation sociale; pensée programmatique sans égard à la subjectivité individuelle

  2. Sep 2020
    1. Les populations sont structurées par des systèmes sociaux qui tentent de résister aux changements. Edward Bernays, qui l'avait compris, savait aussi qu'on ne transforme pas le comportement des individus en s'adressant à leur raison ou à leur conscience pour des « besoins » qu'ils n'ont pas, mais en captant leur attention pour détourner leur désir - ce que Freud appelle leur « énergie libidinale » - vers les marchandises. L'innovation associée au marketing pour capter le désir constitue dès lors l'économie libidinale capitaliste.

      capter l'attention: c'est l'objet du branding (type de design qui cherche à capter, capturer l'attention, mais non à la cultiver...)

  3. Aug 2020
    1. Bernard Stiegler analysiert die Beziehungen zwischen Wissen und Technik, und zwar ausgehend von Derrida und Heidegger. Vieles wirkt auf mich wie eine Art Parallel-Unternehmen zu Latour, bei dem ich bisher nie einen Hinweis auf Stiegler gefunden habe. Auch bei Stiegler geht es darum zu erklären, warum Staaten und Wirtschaft nicht auf die Klimakrise reagieren. Wenn ich es richtig sehe, dann verbindet er das Konzept der différance mit einer Art bioökonomischem Ansatz.- Bemerkenswert ist auch seine Marketing- und Medienkritik und generell sein Versuch, Denkgewohnheiten in eine Beziehung zu den Mechanismen des neoliberalen Kapitalismus zu setzen.

    2. La collapsologie dit qu’à l’époque où l’avenir de la totalité du vivant est menacée sur Terre - ça, c’est une donnée scientifique -, le protéger devient la priorité des priorités

      Stiegler stellt sich hier in den Sinn ausdrücklich hinter die "Kollapsologen", dass er fordert, angesichts der Bedrohung alles Lebendigen alles dem Imperativ unterzuordnen, das Leben zu bewahren.

  4. Apr 2020
    1. Pas de pensée sans mémoire biologiqueVingt-cinq siècles plus tard, la leçon, appliquée au numérique, vaut toujours, estime Bernard Stiegler. Toute technique, depuis que l’homme a commencé à devenir homme en taillant des silex, « est en effet ambivalente comme un pharmakon (un médicament, en grec). Toute technique est à la fois remède et poison, émancipation et aliénation ». Ainsi, les mémoires artificielles offertes par les actuelles technologies de l’information remédient aux failles de notre mémoire biologique, mais nous font entre autres désapprendre l’orthographe avec les systèmes d’auto-complétionFermerFonctionnalité d’Internet consistant à proposer des saisies afin d’aider l’utilisateur dans ses choix..

      Cet argument de Bernard Stiegler pourrait se résumer en "il y a du bon à prendre en chaque chose"...mais pas seulement.

    2. Toute technique est à la fois remède et poison, émancipation et aliénation. Réfléchir aux conséquences de l’externalisation de la mémoire humaine ne date pas d’hier. Au Ve siècle avant notre ère déjà, Socrate, le père de la philosophie, traitait du sujet dans le Phèdre, un dialogue écrit par Platon. « Dans ce texte fameux, Socrate évoque un mythe égyptien, celui du dieu Theuth qui aurait inventé l’écriture, laquelle serait à l’origine de la puissance des Égyptiens, explique Bernard Stiegler. Lorsque Theuth présente son invention au roi Thamous, celui-ci lui répond que cette mémoire artificielle va affaiblir la mémoire véritable, celle par laquelle l’homme pense par lui-même et invente, et qu’elle va produire une illusion de savoir, l’apparence de la sagesse. En fait, Socrate ne dit pas qu’il ne faut pas fréquenter les livres, bien au contraire, mais que les livres peuvent être toxiques si l’on n’en a pas une pratique raisonnée. »

      La réflexion autour des conséquences de l'externalisation de la mémoire, au travers de l'écriture, des livres, et maintenant des outils numériques, sur notre mémoire interne se perpétue depuis des millénaires ; il en était déjà question dans la mythologie égyptienne et dans la Grèce antique.

  5. Mar 2020
    1. développer une réflexion sur leur mode de fonctionnement et leurs limites. Ce n’est qu’en mobilisant le corps des philosophes, des épistémologues, des anthropologues, des mathématiciens, des historiens…, que l’on y parviendra, pour le bienfait de tous les sujets du savoir : chercheurs, professeurs, enseignés, citoyens ».

      Conclusion et ouverture sur l'incitation au débat. En effet, Philippe Testard-Vailland, l'auteur, mais aussi, Bernard Stiegler, et d'autres scientifiques veulent commencer à chercher activement des solutions à ce problème naissant dans la société. Cet article est donc une incitation au débat, une recherche d'équilibre, mais aussi une mise en garde, face aux différents problèmes que peuvent entraîner l’essor de la technologie.

    2. Lorsque Theuth présente son invention au roi Thamous, celui-ci lui répond que cette mémoire artificielle va affaiblir la mémoire véritable, celle par laquelle l’homme pense par lui-même et invente, et qu’elle va produire une illusion de savoir, l’apparence de la sagesse. En fait, Socrate ne dit pas qu’il ne faut pas fréquenter les livres, bien au contraire, mais que les livres peuvent être toxiques si l’on n’en a pas une pratique raisonnée. »

      Bernard Stiegler, cite Socrate qui va, à son époque, faire la même déduction que nous, pendant qu'aujourd'hui nous débattons avec la mémoire et l'informatique, lui débattait avec la mémoire vis à vis des livres. Pour finir avec une conclusion sur l'utilisation raisonnée de ces derniers . Ainsi encore l'utilisation de l'équilibre est un point clé dans le débat.

      Argument Épistémique Comparatif totalement vrai et dont on devrait s'inspirer.

    3. nous nous dépossédons d’éléments de notre mémoire (numéros de téléphone, adresses, règles d’orthographe et de calcul mental…) que nous confions à des machines

      Là encore des termes sont utilisés sans argument ou preuve tangible, "dépossédons" signifie qu'une fois mis dans la machine, on l'oublie. Les termes déposséder de notre mémoire et l'utilisation de la loi de Moore, pour mettre l'accent sur la faiblesse de mémorisation, sont habilement utilisé pour assister le fait qu'on est de plus en plus dépendant des machines.

      Néanmoins, aucune étude n'a été citée, ainsi l'argument ne prouve pas que notre mémoire faiblit avec l'utilisation des machines.

      Argument Rhétorique entre Ethos et Pathos, met l'accent sur notre faiblesse et la logique d'oublier des choses.

    4. depuis l’irruption d’Internet et des technologies du numérique, « la mémoire nous échappe,

      L'auteur cite à nouveau un des experts, sans apporter d'arguments. Il ne fait que citer ce que Bernard Stiegler affirme.

    5. spécialistes du sujet

      L'auteur citera, et donnera des arguments en faveur de trois spécialistes : Francis Eustache, Bernard Stiegler et Jean Gabriel Ganascia. Ces trois spécialistes ont publié en 2014 "Mémoire et oubli" un recueil d'essais et documents sur la mémoire.

  6. Nov 2018
    1. l'écriture permet l'exteralisation de quelque chose qui semble proprement humain - et donc non externalisable, à non externaliser.

      est ce qu'il ne serait pas plus juste de parler ici d’extériorisation plutôt que d'externalisation. L'extériorisation fait référence à Leroy Gourhan et à ce processus par lequel l'homme se projette à l'extérieur de lui-même dans la technique, qui lui survit. L'écriture est une énième forme de technique, sans doute la plus aboutie dans la mesure où elle excelle dans cette fonction de mémoire et de transmission surpassant les limites biologiques de la vie. Du Stiegler des premières heures, voir https://hyp.is/m6eAdOL1EeiqL7eCgZ43wg/www.cairn.info/revue-les-cahiers-de-mediologie-1998-2-page-187.htm