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  1. Jun 2026
    1. Complexité des Situations de Violence et Détermination des Seuils de Signalement en Institution

      Ce document de synthèse analyse les dynamiques complexes de la violence en milieu institutionnel, en s'appuyant sur les recherches relatives aux seuils de signalement et aux représentations des professionnels.

      Il explore la difficulté de définir la maltraitance dans un contexte où la subjectivité, l'histoire et les contraintes institutionnelles s'entremêlent.

      Résumé Exécutif

      L'analyse des situations de violence en institution révèle une réalité multidimensionnelle où les actes ne peuvent être isolés de leur contexte.

      Les points clés de cette synthèse sont :

      • Subjectivité des Seuils : Il n'existe pas de consensus stable sur ce qui constitue le "seuil" de la violence ; celui-ci varie selon l'histoire personnelle, le lieu et l'époque.

      • Approche Situationnelle : La violence est le produit d'interactions complexes entre les usagers, les professionnels et l'institution elle-même, rendant toute définition purement individuelle insuffisante.

      • Invisibilité des Violences Psychologiques : Bien que les violences physiques soient plus facilement identifiées et signalées, les "violences douces" et les négligences psychologiques sont perçues comme tout aussi dévastatrices par les acteurs de terrain.

      • Freins au Signalement : Le passage à l'alerte est entravé par des conflits de loyauté, la peur des représailles et une hiérarchisation implicite de la gravité des actes.

      • Rôle de l'Institution : La prévention repose sur le soutien collectif, le droit à l'erreur (aveu de difficulté) et une réflexion clinique après-coup pour harmoniser les pratiques.


      1. Cadre Conceptuel et Évolution de la Maltraitance

      La définition de la maltraitance a considérablement évolué au cours des trente dernières années.

      Initialement centrée sur les violences physiques, elle s'est élargie pour inclure les violences sexuelles, les négligences, les violences psychologiques et, plus récemment, l'exposition aux violences conjugales.

      Le passage vers la "Bien-traitance" et le Danger

      Aujourd'hui, les professionnels font face à une injonction de "bien-traitance".

      La loi Taquet de 2022 a apporté une définition formelle de la maltraitance en précisant des dimensions telles que la vulnérabilité, la dépendance et l'origine (individuelle ou institutionnelle) des violences.

      Toutefois, cette loi ne résout pas la question du "seuil" quotidien : à quel moment un acte devient-il inacceptable ?

      La notion de risque de danger vient complexifier davantage la tâche des professionnels, car elle demande d'anticiper une situation avant même que l'acte violent ne soit avéré.


      2. La Subjectivité dans la Définition de la Violence

      La perception de la violence est intrinsèquement liée à la subjectivité des acteurs.

      Ce qui est vécu comme violent par l'un peut paraître banal pour l'autre.

      Critères de définition selon les professionnels

      Les acteurs de terrain utilisent plusieurs critères pour identifier la violence :

      • Atteinte à l'intégrité et intrusion : "La violence, c'est quand on fait intrusion dans la sphère de l'autre de manière brutale et non désirée."

      • Non-respect de la dignité : Entrer dans une chambre sans frapper ou ne pas respecter l'intimité est cité comme une forme de violence.

      • Violences "douces" ou invisibles : Ces violences psychologiques consistent à dévaloriser l'usager, à pointer systématiquement le négatif ou à empêcher l'autre "d'être qui il est".

      Elles sont jugées aussi graves que les violences physiques par certains cadres.


      3. Dynamiques et Facteurs d'Influence

      La violence en institution n'est pas unidirectionnelle.

      Elle s'exprime dans un système de relations interdépendantes.

      | Type de Relation | Nature de la Violence | | --- | --- | | Institution → Usagers/Pros | Contraintes de la vie collective, règlements rigides (ex: gestion des téléphones). | | Professionnels → Usagers | Débordements par épuisement, manque de recul, pratiques éducatives brusques. | | Usagers → Professionnels | Insultes, crachats, agressions physiques liées à des crises ou pathologies. | | Entre Pairs | Violences entre usagers ou conflits entre collègues. |

      Facteurs Aggravants et Atténuants

      L'analyse montre que certains éléments modulent la perception de la gravité :

      • Aggravants : Le "placement par défaut" (quand l'institution n'a plus les moyens de répondre aux besoins) et les dysfonctionnements institutionnels créent un climat de tension permanente.

      • Atténuants : La pathologie de l'usager est souvent utilisée pour excuser ou banaliser un acte.

      L'absence d'intention hostile réduit l'impact perçu de la violence (ex: une claque reçue d'un jeune en crise peut être "bien vécue" car attribuée à sa maladie).


      4. La Problématique des Seuils de Signalement

      Le signalement d'une situation de maltraitance se heurte à des obstacles majeurs et à une "hiérarchie des légitimités".

      Les freins au signalement

      • Conflit de loyauté : La peur de "trahir" un collègue ou d'être perçu comme une "balance".

      • Pression hiérarchique : Désaccord entre un professionnel qui souhaite signaler et un cadre qui bloque l'information.

      • Banalisation : Les insultes ou les gestes de faible gravité ne sont souvent plus notés s'ils ne sont pas répétés.

      • Hétérogénéité des protocoles : Chaque établissement gère les situations selon ses propres normes internes, souvent à l'oral.

      L'hiérarchie implicite

      On observe que les violences physiques font presque systématiquement l'objet d'un signalement, contrairement aux violences psychologiques ou aux négligences.

      De plus, les signalements visent presque exclusivement les usagers ; les signalements concernant les pratiques professionnelles sont extrêmement rares.


      5. Réponses Institutionnelles et Prévention

      Pour gérer la complexité de ces situations, plusieurs leviers sont identifiés :

      • Le soutien de l'équipe et le binôme : Le travail à deux permet le passage de relais en cas de tension extrême, évitant ainsi que le professionnel ne "pète les plombs".

      • La culture de l'aveu : Admettre qu'un usager est "insupportable" ou que la situation est "trop dure" doit être vu comme un signe de maturité professionnelle et non de faiblesse.

      • L'analyse des pratiques (après-coup) : Créer des espaces de réflexion pour croiser les regards sur une situation permet de désamorcer les tensions et de fixer des repères partagés.

      • Le rôle pivot des cadres : Les cadres fixent les règles et les valeurs du service.

      Un changement de direction peut modifier radicalement les seuils de tolérance (ex: l'interdiction immédiate de techniques de contention comme les "clés de bras" par un nouveau chef de service).

      Citation clé : "La violence s'exprime quotidiennement... c'est dans l'intensité et la fréquence qu'elle devient indésirable."

      Conclusion : La détermination du seuil de signalement reste un défi permanent.

      L'absence de signalement par l'institution n'empêche pas la victime ou sa famille d'agir en leur nom, ce qui souligne la nécessité pour les établissements de renforcer leurs phases d'analyse collective pour sécuriser tant les usagers que les professionnels.

    1. L'Importance de la Délibération face aux Situations Complexes en Protection de l'Enfance

      Résumé Exécutif

      Ce document de synthèse analyse les réflexions issues d'un séminaire de recherche consacré à la délibération et au traitement des situations complexes en protection de l'enfance.

      Le constat central est celui d'un "trouble" profond chez les professionnels, né d'une déconnexion entre les prescriptions institutionnelles et la réalité du terrain.

      L'analyse propose de dépsychologiser ces difficultés pour les traiter comme des enjeux sociologiques et politiques collectifs.

      Les points clés incluent la distinction nécessaire entre l'établissement et l'institution, l'écart croissant entre le travail prescrit et le travail réel (souvent invisible), et la nécessité de réhabiliter la parole professionnelle.

      Plutôt que de viser des "bonnes pratiques" standardisées, l'objectif est de socialiser le trouble par le "bricolage" et le "tâtonnement organisé" afin de transformer des situations problématiques en pratiques acceptables.


      I. Redéfinir l'Institution et la Violence Institutionnelle

      L'analyse commence par une redéfinition conceptuelle de l'environnement de travail en protection de l'enfance, distinguant l'espace physique de la structure organisationnelle.

      1. Établissement vs Institution

      • L'établissement est le lieu physique ou le dispositif spécifique (ex: un Centre Éducatif Renforcé).

      • L'institution est définie comme une mise en série d'établissements, de dispositifs (équipes mobiles) et de parcours qui structurent la prise en charge.

      • Le trouble des professionnels naît souvent de ce qui se trame "entre" ces entités (le manque de coordination).

      2. La violence de l'institution

      La violence n'est pas seulement le fait des usagers dans l'établissement, elle est aussi produite par l'institution elle-même.

      Le document cite l'exemple d'un adolescent dégradant son centre après un refus de permission par un juge.

      Ici, la violence de l'institution réside dans le défaut de synchronisation entre :

      • L'évaluation éducative des professionnels de terrain.- L'évaluation juridique/administrative du dossier par la magistrature.

      II. Le Trouble des Professionnels : Une Crise de la Parole

      Le "trouble" sociologique des travailleurs sociaux est directement lié à l'empêchement de leur parole au sein des structures.

      1. L'invisibilité du travail réel

      Le malaise professionnel provient de l'écart entre :

      • Le travail prescrit : Les injonctions, les commandes et les cadres rigides définis par les "donneurs d'ordre".

      • Le travail réel : Ce qu'il faut réellement mettre en œuvre pour répondre à la situation.

      Ce travail, qui inclut le "care" et la gestion de l'infra-ordinaire, est supérieur à la prescription mais reste non reconnu, non financé et invisible.

      2. Le métier muet

      Reprenant la formule d'Yves Clot : "Lorsque le métier ne parle plus, il n'est pas rare que les professionnels en fassent une maladie."

      L'usure professionnelle est le résultat d'une parole qui ne circule plus entre les dispositifs et les instances de décision.


      III. Les Trois Dimensions de la Professionnalité

      La professionnalité est définie comme "l'art d'habiter une profession" au plus près du quotidien.

      Elle se déploie dans trois dimensions majeures, chacune comportant ses propres épreuves :

      | Dimension | Caractéristiques et Épreuves | | --- | --- | | Relationnelle | Gestion de la composante émotionnelle face à la violence et à la précarité. Difficulté de "codéfinir" l'aide avec des usagers qui sont à la fois "clients" et "objets" de l'intervention, créant une tension entre savoir expert et savoir profane. | | Organisationnelle | Nécessité de travailler en réseau (métaphore de Shiva). Chaque situation possède son propre réseau d'aide à coordonner et synchroniser, rendant les objectifs généraux souvent inatteignables car trop déconnectés de la singularité des cas. | | Politico-éthique | Confrontation à des dilemmes quotidiens où les valeurs divergent (ex: mettre à l'abri un jeune violent vs poser un cadre éducatif strict). Cela mène parfois à un "travail social palliatif" où l'on gère l'urgence pour éviter la noyade. |


      IV. Stratégies de Résolution : Socialiser le Trouble

      Face à la complexité, le document préconise de quitter la quête de solutions immédiates pour explorer le trouble lui-même.

      1. Le Bricolage et le Tâtonnement Organisé

      • Le Bricolage (Lévi-Strauss) : Identifier, dans l'urgence, les ressources disponibles dans les "moyens du bord" pour fabriquer une réponse située.

      • Le Tâtonnement Organisé (Bruno Latour) : Accepter l'incertitude et l'expérimentation comme des méthodes rigoureuses de travail.

      Il s'agit de requalifier l'hésitation comme une compétence.

      2. Restaurer la controverse et le dialogue

      Pour que le métier reparle, plusieurs leviers sont identifiés :

      • La controverse : Accepter que le désaccord est nécessaire pour s'accorder.

      Cela implique de valoriser la parole de tous les acteurs, y compris les moins qualifiés (ex: maîtresses de maison), qui possèdent un regard unique sur le quotidien.

      • Les moments informels : Valoriser la parole "dans l'embrasure de la porte" ou à la machine à café, car c'est là que se joue souvent le sens réel de l'activité.

      • L'enquête ethnographique : Apprendre aux futurs professionnels à explorer l'activité concrète et les tensions entre principes et situations réelles.


      V. Conclusion : Vers des Pratiques Acceptables

      L'objectif final de la délibération n'est pas d'atteindre des "bonnes pratiques" standardisées, souvent inadaptées à la singularité du travail social.

      Il s'agit de :

      • Explorer la qualité des incertitudes plutôt que de chercher à les supprimer.

      • Reconnaître les actions transgressives : Comprendre pourquoi un professionnel dévie du cadre (comme une rivière sort de son lit) pour répondre à un besoin réel.

      • Transformer des pratiques problématiques en pratiques acceptables via une redéfinition collective et située de l'action.

      En résumé, la délibération doit permettre de passer d'une gestion individuelle de la détresse à une socialisation collective du trouble, rendant ainsi au travail social sa dimension politique et humaine.

  2. Mar 2026
    1. les abus sexuels ont été reconnu très tardivement la recherche 00:18:31 historique conduite par la criminologue féministe britannique Carl Smart permet de comprendre comment ils ont été occultés voir niés tout au long du 20e siècle en médecine dès les années 1910 00:18:44 on a commencé à traiter des gonocoxies chez les enfants et notamment les petites filles souffrant de Vulv vaginite que les pédiatres interprétaient comme la conséquence de la promiscuité et de la malpropreté dans 00:18:56 les familles pauvres dont les logements Igu obliga parents et enfants à partager le même lit tandis qu'il les attribuait au manque d'hygiène des gouvernantes et des domestiques dans les familles 00:19:08 riches lorsque des attouchements et des viols étaient suspectés les praticiens les attribuaient volontiers à la croyance selon laquelle des relations sexuelles avec des vierges guérissaient les maladies vénériennes explication qui 00:19:20 semblaient les innocentés en désexualisant ses pratiques à l'égard d'enfants et même de nourrisson et vous savez peut-être que avec l'épidémie de de sida cette 00:19:32 croyance a été remobilisée de la purification par le des relations sexuelles qui souvent des viols de jeunes filles vierges ce n'est que dans les années 1980 que les médecins ont 00:19:46 commencé à associer ces infections à l'existence d'abus sexuel parallèlement la résistance à la reconnaissance de ces pratiques se manifestait aussi bien dans les cercles politiques où les les hommes 00:19:59 parlementaires s'opposaient à des réformes féministes visant à interdire les contacts sexuels avant l'âge de 16 ans que dans les milieux judiciaire où le traitement dubitatif et inquisiteur des plaintes par les magistrats 00:20:11 s'avérait dissuasif pour les victimes
    2. les abus sexuels ont été reconnu très tardivement la recherche 00:18:31 historique conduite par la criminologue féministe britannique Carl Smart permet de comprendre comment ils ont été occultés voir niés tout au long du 20e siècle en médecine dès les années 1910 00:18:44 on a commencé à traiter des gonocoxies chez les enfants et notamment les petites filles souffrant de Vulv vaginite que les pédiatres interprétaient comme la conséquence de la promiscuité et de la malpropreté dans 00:18:56 les familles pauvres dont les logements Igu obliga parents et enfants à partager le même lit tandis qu'il les attribuait au manque d'hygiène des gouvernantes et des domestiques dans les familles 00:19:08 riches lorsque des attouchements et des viols étaient suspectés les praticiens les attribuaient volontiers à la croyance selon laquelle des relations sexuelles avec des vierges guérissaient les maladies vénériennes explication qui 00:19:20 semblaient les innocentés en désexualisant ses pratiques à l'égard d'enfants et même de nourrisson et vous savez peut-être que avec l'épidémie de de sida cette 00:19:32 croyance a été remobilisée de la purification par le des relations sexuelles qui souvent des viols de jeunes filles vierges ce n'est que dans les années 1980 que les médecins ont 00:19:46 commencé à associer ces infections à l'existence d'abus sexuel parallèlement la résistance à la reconnaissance de ces pratiques se manifestait aussi bien dans les cercles politiques où les les hommes 00:19:59 parlementaires s'opposaient à des réformes féministes visant à interdire les contacts sexuels avant l'âge de 16 ans que dans les milieux judiciaire où le traitement dubitatif et inquisiteur des plaintes par les magistrats 00:20:11 s'avérait dissuasif pour les victimes
  3. Sep 2025
    1. les dossiers d'évaluation 00:55:42 que j'ai pu lire sont étonnamment stéréotypés dans le déploiement d'une logique de suspicion sur tous les éléments du récit l'oubli d'un détail d'un voyage qui a duré plusieurs années 00:55:54 banal dans les expériences traumatiques comme celle vécu par ces jeunes affecte leur crédibilité mais à l'inverse une trop grande précision du souvenir les dessert car elle suggère une major une maturité 00:56:07 incompatible avec la minorité la méconnaissance par les agents des par les agents des sociétés africaines leur fait prendre pour peu vraisemblable des faits parfaitement établis par exemple dans les relations 00:56:20 entre fils et beau-père dans le cadre de remariage une impatience manifesté par celui qui se déclare mineur devant la répétition de questions inquisitrices ù l'expression insistante de l'incrédulité 00:56:32 de la personne chargée de l'évaluation ajoute au jugement défavorable ce que ne savent pas les jeunes en commençant l'entretien c'est qu'ils ont moins d'une chance sur 20 de voir leur minorité 00:56:44 confirmer et d'accéder ainsi à une protection lorsqu'ils apprennent qu'ils ont été rejeté beaucoup sont désespérés de voir le projet pour lequel ils ont enduré tant d'épreuves sur le sur leur au long de leur périp s'effondré alors 00:56:57 qu'il s'étaient cru si près du but
    2. dans le département des Alpes en 2017 1243 jeunes ce disant mineurs ont été évalués et 00:55:03 575 soit 46 % ont effectivement été reconnus tel mais 2 ans plus tard alors qu'il n'y avait pourtant plus que 621 dossiers examinés soit la moitié de 00:55:16 2017 seul 26 soit 4 % se sont vu attribuer le le statut protecteur cette politique drastique de de déminorisation instaurée par le Conseil départemental condamnait presque 00:55:30 systématiquement tous ces garçons à une vie de précarité d'érrance d'exposition à des risques bien documentés de violence d'addiction et de prostitution
    3. c'est aujourd'hui dans les services départementaux que ceux qui 00:54:14 se déclarent mineurs se heurent aux obstacles les plus insurmontables il arrive qu'il soit rejeté dès la demande de rendez-vous par l'agent administratif chargé de l'accueil qui simplement dit au jeunes qu' n'est pas mineur sur sa seu 00:54:27 ne lui laissant même pas la possibilité de déposer un dossier toutefois le plus souvent c'est l'évaluation proprement dite de minorités qui s'avère l'étape infranchissable cette évaluation est souvent faite par des personnels sans 00:54:38 formation spécifique et soumise à la pression politique du Conseil départemental dont les élus s'inquiètent des dépenses supplémentaires occasionnées par la prise en charge des mineurs non accompagnés et ce bien qu'un plan national a été mise en place pour 00:54:51 répartir ces derniers sur tout le territoire
    4. l'enquête que j'ai conduite pendant 5 ans avec annecler de faossé 00:53:00 dans les Hautes Alpes près de la frontière italienne dans une région qui est autour du col de Montgenèvre l'un des principaux points d'entrée en France par le sud-est l'un des deux points d'entrée en 00:53:11 en France par le sud-est montre que le protocole décrit dans les textes n'est généralement pas suivi alors même que depuis 2016 la proportion des jeunes garçons en provenance d'Afrique sub-saharienne se déclarant mineur a 00:53:24 souvent été élevée alors frontière d'abord on a eu pendant plusieurs années un refoulement presque systématique par les policiers chargés de la garder qui contestait l'âge déclaré par le jeune voire déchirer son acte de naissance 00:53:38 jusqu'à ce que plusieurs condamnations de l'État par les tribunaux administratifs ne conduisent ce dernier à se montrer plus respectueux de la loi en adressant ses garçons à l'aide sociale à l'enfance via une association 00:53:50 locale ce qui est désormais fait le plus souvent certains agents récal Citran continuant CEP pendant à les renvoyer en Italie parfois après avoir falsifié leurs documents ainsi que le constatent 00:54:02 les associations qui de l'autre côté de la frontière côté italien conserve les copies des originaux
  4. May 2024
    1. La vidéo intitulée "La faculté de punir" par Didier Fassin semble aborder des sujets complexes liés à la philosophie du droit et à la justice pénale. Voici les temps forts de la vidéo avec les timecodes correspondants :

      • [00:00:29][^1^][1] Introduction à la philosophie du droit et la définition du châtiment.
      • [00:01:03][^2^][2] Discussion sur la réalité sociale du châtiment et les pratiques punitives extrajudiciaires.
      • [00:02:08][^3^][3] Le paradigme du procès et la réalité des affaires judiciaires aux États-Unis.
      • [00:02:47][^4^][4] L'évolution du système judiciaire français et l'introduction de nouvelles procédures.
      • [00:03:55][^5^][5] La possibilité de sanctionner des personnes innocentes et les erreurs judiciaires.
      • [00:07:00][^6^][6] Statistiques sur les condamnations injustes et la discrimination raciale dans le système judiciaire américain.
      • [00:17:15][^7^][7] Les conséquences d'une condamnation sur la vie sociale et professionnelle.
      • [00:20:07][^8^][8] La détention provisoire et son impact sur les personnes présumées innocentes.
      • [00:27:00][^9^][9] Un cas spécifique de détention provisoire et les décisions judiciaires.
      • [00:28:01][^10^][10] La comparution immédiate comme source principale de détention provisoire en France.
      • [00:36:01][^11^][11] L'utilisation d'algorithmes pour prédire les risques associés aux prévenus.
      • [00:47:33][^12^][12] Les méthodes de torture et les conditions de détention à Guantanamo.
      • [00:50:31][^13^][13] La détention administrative en Israël et ses implications.
      • [00:56:02][^14^][14] Les implications internationales de la souveraineté et les pratiques de détention.

      Ces points soulignent les discussions sur la justice, les erreurs judiciaires, la détention provisoire, et les pratiques punitives à travers différents systèmes judiciaires. Ils offrent un aperçu de la complexité et des défis du système pénal moderne.

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [01:01:36][^2^][2]:

      Cette vidéo présente une conférence de Didier Fassin sur le thème de la faculté de punir, en se concentrant sur les homicides commis par la police sans procès aux États-Unis et en France. Fassin discute des statistiques alarmantes, de la discrimination raciale et des justifications juridiques qui permettent ces actes, souvent sans conséquences pour les policiers impliqués.

      Points forts: + [00:00:30][^3^][3] Le droit de tuer de l'État * Débat détourné vers la peine capitale * Impact plus conséquent des homicides sans procès par la police * Exemple de 1976 avec 590 tués par la police contre aucune exécution capitale + [00:02:04][^4^][4] Homicides policiers aux États-Unis * Autorisation pour les policiers de tirer pour prévenir un crime * Justification vague conduisant à l'exonération même si le suspect est innocent * Discrimination raciale avec les hommes noirs tués 10 fois plus que les blancs + [00:15:37][^5^][5] Comparaison internationale * La France tue plus par l'action policière que d'autres pays européens * Augmentation rapide du nombre de morts par balle lors de tirs sur des véhicules * Liens avec les choix politiques et les évolutions législatives + [00:35:54][^6^][6] La privatisation de l'aménagement des peines * Multiplication des frais et confiscation des biens * Impact sur les milieux modestes et création de cercles vicieux * Exemple d'une femme en Géorgie avec une dette impayée menant à l'incarcération Résumé de la vidéo [00:35:00][^1^][1] - [01:01:36][^2^][2]:

      La vidéo aborde la question des homicides policiers et de la peine capitale aux États-Unis, en soulignant la disproportion entre les exécutions judiciaires et extrajudiciaires. Elle examine les statistiques, les cas spécifiques, et les implications légales et sociales de ces actes.

      Points forts: + [00:35:00][^3^][3] La fréquence des homicides policiers * Les forces de l'ordre tuent plus fréquemment en France qu'en Allemagne ou au Portugal * Les policiers sont impliqués dans des décès quatre fois plus souvent que les gendarmes + [00:41:33][^4^][4] Les conséquences financières des amendes * Les dettes s'accumulent avec le temps, entraînant des frais supplémentaires * Les personnes à faible revenu sont particulièrement vulnérables à ces dettes + [00:45:14][^5^][5] L'expérience carcérale aux États-Unis * L'arrestation est souvent une épreuve humiliante et parfois violente * Les conditions de détention peuvent être dégradantes et déshumanisantes + [00:49:27][^6^][6] Les procédures judiciaires en France * La justice expéditive traite rapidement les affaires de délit mineur * Les comparutions immédiates peuvent être vécues comme une humiliation publique

    1. l'enquête que j'ai conduite pendant 5 ans avec annecler de faossé 00:53:00 dans les Hautes Alpes près de la frontière italienne dans une région qui est autour du col de Montgenèvre l'un des principaux points d'entrée en France par le sud-est l'un des deux points d'entrée en 00:53:11 en France par le sud-est montre que le protocole décrit dans les textes n'est généralement pas suivi alors même que depuis 2016 la proportion des jeunes garçons en provenance d'Afrique sub-saharienne se déclarant mineur a 00:53:24 souvent été élevée alors frontière d'abord on a eu pendant plusieurs années un refoulement presque systématique par les policiers chargés de la garder qui contestait l'âge déclaré par le jeune voire déchirer son acte de naissance 00:53:38 jusqu'à ce que plusieurs condamnations de l'État par les tribunaux administratifs ne conduisent ce dernier à se montrer plus respectueux de la loi en adressant ses garçons à l'aide sociale à l'enfance via une association 00:53:50 locale ce qui est désormais fait le plus souvent certains agents récal Citran continuant CEP pendant à les renvoyer en Italie parfois après avoir falsifié leurs documents ainsi que le constatent 00:54:02 les associations qui de l'autre côté de la frontière côté italien conserve les copies des originaux
    2. c'est aujourd'hui dans les services départementaux que ceux qui 00:54:14 se déclarent mineurs se heurent aux obstacles les plus insurmontables il arrive qu'il soit rejeté dès la demande de rendez-vous par l'agent administratif chargé de l'accueil qui simplement dit au jeunes qu' n'est pas mineur sur sa seu 00:54:27 ne lui laissant même pas la possibilité de déposer un dossier toutefois le plus souvent c'est l'évaluation proprement dite de minorités qui s'avère l'étape infranchissable cette évaluation est souvent faite par des personnels sans 00:54:38 formation spécifique et soumise à la pression politique du Conseil départemental dont les élus s'inquiètent des dépenses supplémentaires occasionnées par la prise en charge des mineurs non accompagnés et ce bien qu'un plan national a été mise en place pour 00:54:51 répartir ces derniers sur tout le territoire
    3. dans le département des Alpes en 2017 1243 jeunes ce disant mineurs ont été évalués et 00:55:03 575 soit 46 % ont effectivement été reconnus tel mais 2 ans plus tard alors qu'il n'y avait pourtant plus que 621 dossiers examinés soit la moitié de 00:55:16 2017 seul 26 soit 4 % se sont vu attribuer le le statut protecteur cette politique drastique de de déminorisation instaurée par le Conseil départemental condamnait presque 00:55:30 systématiquement tous ces garçons à une vie de précarité d'érrance d'exposition à des risques bien documentés de violence d'addiction et de prostitution
    4. les dossiers d'évaluation 00:55:42 que j'ai pu lire sont étonnamment stéréotypés dans le déploiement d'une logique de suspicion sur tous les éléments du récit l'oubli d'un détail d'un voyage qui a duré plusieurs années 00:55:54 banal dans les expériences traumatiques comme celle vécu par ces jeunes affecte leur crédibilité mais à l'inverse une trop grande précision du souvenir les dessert car elle suggère une major une maturité 00:56:07 incompatible avec la minorité la méconnaissance par les agents des par les agents des sociétés africaines leur fait prendre pour peu vraisemblable des faits parfaitement établis par exemple dans les relations 00:56:20 entre fils et beau-père dans le cadre de remariage une impatience manifesté par celui qui se déclare mineur devant la répétition de questions inquisitrices ù l'expression insistante de l'incrédulité 00:56:32 de la personne chargée de l'évaluation ajoute au jugement défavorable ce que ne savent pas les jeunes en commençant l'entretien c'est qu'ils ont moins d'une chance sur 20 de voir leur minorité 00:56:44 confirmer et d'accéder ainsi à une protection lorsqu'ils apprennent qu'ils ont été rejeté beaucoup sont désespérés de voir le projet pour lequel ils ont enduré tant d'épreuves sur le sur leur au long de leur périp s'effondré alors 00:56:57 qu'il s'étaient cru si près du but