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  1. Sep 2026
    1. DOCUMENT DE BRIEFING : DYSFONCTIONNEMENTS ET VIOLENCES DANS LE PÉRISCOLAIRE

      Synthèse Exécutive

      Ce document de briefing synthétise les constats, preuves et analyses issus de l'audition sénatoriale de Madame Victoire Afring-Moulard, journaliste au Parisien et autrice de l'ouvrage d'enquête Les rois du silence : enquête choc sur le périscolaire.

      L'enquête met en lumière une crise structurelle profonde au sein du service public du périscolaire en France.

      Sous la pression d'une pénurie critique d'animateurs, de nombreuses municipalités appliquent des processus de recrutement expéditifs, renonçant de fait à des vérifications strictes d'honorabilité et à toute formation initiale à la protection de l'enfance.

      L'immersion sous infiltration menée par la journaliste révèle l'existence de multiples « zones d'ombre » (sanitaires, bibliothèques, moments isolés) propices au passage à l'acte de prédateurs sexuels, ainsi qu'une prévalence banalisée des violences éducatives ordinaires.

      Cette situation est aggravée par une faille réglementaire majeure : près de 40 % des communes ne déclarent pas leurs services périscolaires comme Accueils Collectifs de Mineurs (ACM), ce qui les exonère de toute norme légale en matière de taux d'encadrement, de qualification ou de contrôle automatique du casier judiciaire.

      Par ailleurs, la cohabitation au sein des écoles entre l'Éducation nationale et les services municipaux se caractérise par un cloisonnement étanche et un rejet mutuel de responsabilité.

      Face aux suspicions ou révélations d'abus, les parents de victimes se heurtent à une « seconde violence » institutionnelle, marquée par la minimisation des faits, le silence de l'administration, la lenteur des procédures judiciaires et un sentiment d'abandon.

      La restructuration urgente de la filière impose une uniformisation nationale des règles, un fichage administratif des professionnels signalés, la fin des régimes d'exception communaux et une revalorisation globale du métier d'animateur.


      Analyse Détaillée des Thèmes Principaux

      1. Les Réalités du Recrutement sous Tension et l'Infiltration

      Les investigations et l'expérimentation du terrain par la journaliste démontrent que la gestion de la pénurie d'animateurs prévaut sur la sécurité et la qualification des personnels.

      • Processus d'embauche sommaires : Les critères de sélection sont extrêmements faibles (« Si vous savez parler et marcher, vous serez embauché »).

      Lors d'une candidature déposée dans la métropole lilloise, la journaliste a été appelée à 9 h 47 pour une prise de poste le jour même à 11 h 30 sur le temps de cantine, sans entretien préalable ni vérification possible des antécédents.

      • Entretiens formels mais inefficaces : Dans une autre municipalité, un entretien de 20 minutes mené par deux directeurs périscolaires a conduit à l'embauche d'un profil sans aucune expérience d'encadrement de groupe (dernière expérience : chargée de recouvrement amiable 5 ans auparavant).

      Malgré des réponses inadéquates sur le plan pédagogique (proposition d'une « balle au prisonnier » pour des enfants de 3 ans), l'embauche a été validée sur la base de réponses basiques concernant les consignes de sécurité immédiates.

      • Absence totale de formation initiale : Les recrues sont affectées auprès des enfants dès leur arrivée (convocation 5 minutes avant le début du service) après un simple tour rapide des locaux.

      Aucun document, charte des valeurs, ni sensibilisation aux violences sexuelles ou aux violences éducatives ordinaires ne sont transmis.

      • Contrôle d'honorabilité lacunaire : Aucun extrait de casier judiciaire (B2) n'est demandé directement aux candidats lors des recrutements en qualité de vacataire.

      Une simple mention administrative indique un contrôle automatique supposé par les services départementaux du ministère de la Jeunesse et des Sports, insuffisant pour garantir l'absence de risques.


      2. Failles Structurelles et Réglementaires de la Filière

      A. La précarité du métier et la crise de la vocation

      Le secteur souffre d'un déficit d'attractivité majeur expliquant la baisse des exigences au recrutement :

      • Horaires morcelés (ex. 7 h 30 - 8 h 30 / 11 h 30 - 13 h 30 / 16 h 30 - 18 h 30).

      • Contrats à mi-temps rémunérés à peine au-dessus du SMIC.

      • Forte responsabilité face à un public très jeune.

      • Recours massif au statut de « vacataire » : absence de contrat de travail classique permettant aux employés de renoncer à leur service le matin même par simple message, contraignant les directeurs à des recrutements d'urgence.

      B. La problématique des diplômes (BAFA vs Diplômes professionnels)

      • Le BAFA : Diplôme non professionnalisant conçu à l'origine pour les colonies de vacances (4 semaines : 1 théorique, 3 pratiques).

      Il est devenu à tort la colonne vertébrale du périscolaire.

      Les organismes de formation subissent des pressions pour accorder le diplôme sur simple présence, rendant son obtention quasi automatique.

      • Diplômes professionnels (BPJEPS, DEJEPS) : Nécessitent 1 à 2 ans de formation.

      Il existe un décalage structurel entre le niveau d'exigence de ces cursus longs et la précarité des postes proposés à la sortie (temps partiels, salaires bas).

      C. L'asymétrie réglementaire territoriale (ACM vs Non-déclaré)

      Il existe deux régimes d'organisation dans les communes, constituant la plus grande faille du système :

      | Critères | Services déclarés comme ACM | Services périscolaires NON déclarés | | --- | --- | --- | | Financement | Perception des subventions de la CNAF/CAF | Aucune subvention de la CAF | | Taux d'encadrement | Fixés par la loi (ex. 1 animateur pour 14 enfants de 3 ans) | Aucun taux légal imposé (ex. 1 animateur pour 30 enfants possible) | | Qualifications | Quotas d'animateurs diplômés obligatoires | Aucun diplôme requis | | Casier judiciaire | Contrôle obligatoire via Jeunesse et Sports | Aucun contrôle obligatoire du casier | | Proportion | ~60 % des communes | ~40 % des communes |


      3. Zones d'Ombre et Risques Sécuritaires sur le Terrain

      A. Les « fenêtres de tir » pour prédateurs sexuels

      L'organisation quotidienne génère des temps d'isolement non cadrés par les règlements :

      • Accompagnement aux sanitaires : Lors de la pause méridienne, un animateur peut se retrouver seul aux toilettes avec un enfant pendant une durée non surveillée par l'équipe.

      L'absence de consignes claires (entrer dans la pièce, essuyer ou non l'enfant) laisse les agents livrés à leur instinct.

      • Espaces isolés (BCD / Bibliothèques) : L'animation d'ateliers en petit groupe dans des espaces encoignés ou séparés permet à un adulte de se retrouver à l'abri des regards avec un ou deux enfants.

      • Temps de sieste : Périodes identifiées comme propices aux rapprochements inappropriés en l'absence de supervision croisée.

      B. Cloisonnement étanche : Éducation Nationale vs Périscolaire

      Une rupture de communication totale existe entre le personnel enseignant et les équipes d'animation municipales :

      • Absence de transmission d'informations sur les incidents survenus sur le temps scolaire ou périscolaire.

      • Tensions autour du matériel et des locaux (ex. interdiction d'utiliser les feutres ou feuilles financés par l'Éducation nationale sur le temps périscolaire, obligation sous pression pour les animateurs de photographier les classes à l'arrivée pour éviter les conflits).

      • Réflexe d'esquive de la chaîne hiérarchique : lorsqu'un parent signale un fait à la direction d'école, le premier réflexe est le renvoi vers la municipalité (« Ce n'est pas nous, c'est le périscolaire »).

      C. Banalisation des violences éducatives ordinaires (VEO)

      En l'absence de formation sur la gestion des comportements, certains animateurs reproduisent des schémas maltraitants (crier, humilier, enfermer les enfants dans le noir).

      Ces actes découlent d'un manque de compétences éducatives et non d'une volonté explicite de nuire, mais créent des traumatismes réels chez les enfants.


      4. Le Traitement des Signalements et la "Seconde Violence" pour les Familles

      Les parents confrontés aux aveux de leur enfant font face à un parcours institutionnel défaillant et traumatisant :

      • Denies et minimisation immédiate : Les municipalités et directions d'école tentent souvent de culpabiliser les parents, d'invoquer une surinterprétation ou de prétexter une peur liée à des activités ludiques (ex. ateliers d'Halloween).

      • Accueil policier inadapté : Manque récurrent d'empathie lors des dépôts de plainte (ex. remarques visant à dédramatiser l'agression subie).

      • Délais d'enquête critiques : Attente de plusieurs semaines avant l'audition de l'enfant dans une « salle Mélanie » (par manque de disponibilité des locaux ou des enquêteurs spécialisés).

      • Opacité des enquêtes préliminaires : Les familles n'ont aucun accès au dossier et restent sans information pendant des mois, voire des années (jusqu'à 4 ans constatés), aboutissant souvent à des classements sans suite inexpliqués.

      • Omerta et isolement forcé : Il est régulièrement demandé aux familles de garder le silence auprès des autres parents au nom du « secret de l'enquête », évitant ainsi la prise de conscience collective et protégeant les institutions de réunions d'utilisateurs en colère.

      Données statistiques citées lors de l'audition :

      • 3 % : Taux d'abus sexuels sur mineurs aboutissant à une condamnation judiciaire (selon les données de la CIIVISE).

      • 2 % : Taux d'accusations mensongères d'abus sexuels émanant d'enfants (selon l'étude canadienne Trocmé & Bala citée par les experts), démontrant que la parole de l'enfant est statistiquement fiable.


      5. Pistes de Réformes et Recommandations

      Pour remédier à ces défaillances systémiques, l'enquête et les échanges parlementaires dégagent plusieurs axes prioritaires :

      • Uniformisation nationale réglementaire : Supprimer le régime d'exception des services périscolaires non déclarés et imposer des normes identiques (taux d'encadrement, diplômes, contrôle) à toutes les communes.

      • Mesures de suspension et fichage administratif : Rendre obligatoire la suspension conservatoire d'un agent dès le signalement d'un soupçon d'abus sexuel.

      Utiliser les évolutions législatives (projet de loi sur la protection de l'enfance) pour établir un fichier des professionnels signalés administrativement, sans attendre une condamnation pénale ferme.

      • Revalorisation de la filière :

        • Aménager les plages horaires en rémunérant les temps de préparation et de réunion entre 14 h 30 et 16 h 30 pour créer des postes complets.
      • Créer une véritable qualification professionnelle intermédiaire, adaptée aux spécificités du temps périscolaire.

      • Revaloriser les grilles indiciaires des directeurs périscolaires (comparable aux directeurs de crèche).

      • Formations obligatoires et prévention :

        • Dispenser un module obligatoire sur la prévention des Violences Éducatives Ordinaires (VEO) avant toute prise de poste.
      • Mettre en place des formations conjointes (Éducation nationale / personnel périscolaire) avec des organismes spécialisés (ex. CRIAFS) pour apprendre à détecter les signaux faibles et les profils d'agresseurs potentiels.

      • Amélioration de la gouvernance locale : Créer des espaces formels de communication et de conventionnement entre les directeurs d'école et les responsables périscolaires locaux afin de briser le cloisonnement institutionnel.

  2. May 2025
    1. Briefing : Révélations sur les violences à Notre-Dame de Bétharram – Table ronde de journalistes

      Contexte : Cette audition de journalistes devant une commission d'enquête parlementaire vise à faire la lumière sur les violences systémiques subies par d'anciens élèves de l'établissement Notre-Dame de Bétharram et sur la réaction des institutions face aux alertes.

      Les journalistes présents sont Gabriel Blaise (Sud-Ouest), America Lopez (France 3 Aquitaine), David Peroton et Antoine Rouget (Médiapart), tous ayant enquêté sur cette affaire.

      Thèmes Principaux :

      • La découverte et la genèse de l'enquête journalistique : Les journalistes expliquent comment ils ont pris connaissance de l'affaire et ce qui les a poussés à enquêter.
      • La notion de "tout le monde savait" : Les intervenants reviennent sur la connaissance généralisée de la réputation violente de l'établissement et précisent ce qui était su et à quel moment.
      • Le caractère systémique et institutionnel des violences : Les journalistes soulignent que les violences à Bétharram ne sont pas des cas isolés mais s'inscrivent dans un système organisé sur plusieurs décennies.
      • La nature des violences : Il est question de violences physiques, psychologiques et sexuelles, avec des précisions sur les signalements de ces dernières.
      • La réaction des institutions : L'audition met en lumière le manque de réaction, le déni et l'opacité des institutions (établissement, congrégation, diocèse, rectorat, ministère, élus politiques, justice) face aux alertes.
      • Les pressions et tentatives de discrédit : Les journalistes évoquent les refus de communiquer, les minimisations des faits et les pressions, notamment la plainte pour diffamation annoncée par le Premier ministre.
      • Le rôle des lanceurs d'alerte et la libération de la parole : Le rôle crucial d'Alain Esker et d'autres lanceurs d'alerte est souligné, ainsi que le processus actuel de libération de la parole des victimes et ses répercussions sur d'autres affaires.

      Idées Clés et Faits Importants :

      • Déclenchement de l'enquête : La création du groupe Facebook par Alain Esker fin octobre 2023 a été le point de départ pour la presse régionale. Pour France 3, le lancement d'une enquête préliminaire par le parquet de Pau début février 2024 et un reportage national ont été déterminants. Médiapart s'est intéressé à l'affaire début 2024, notamment dans le contexte de l'affaire Stanislas mettant en lumière le manque de contrôle sur les établissements privés sous contrat.
      • America Lopez (France 3) : "...on a découvert ce groupe de parole au début il y a pas beaucoup de membres mais très vite les échanges portent sur des agressions très graves euh de violence physique de violence sexuelle..."
      • Antoine Rouget (Médiapart) : "...on était dans un moment à Mediapart où on était au cœur de l'affaire Stanislas qui mettait déjà en lumière la question qui est au centre aujourd'hui de de des travaux de votre commission sur l'absence et les manquements du contrôle sur les établissements privés sous contrat..."
      • "Tout le monde savait" : Cette expression est nuancée. Une réputation de "redressement" et de violence physique était de notoriété publique en Béarn. Cependant, la connaissance de l'ampleur et de la nature systémique des violences, y compris sexuelles, était moins répandue. Des témoignages montrent que même au sein des familles, des rumeurs de violences sexuelles existaient indépendamment de Bétharram.
      • Gabriel Blaise (Sud-Ouest) : "...tout le monde effectivement en Béarne connaissait la réputation de cet établissement..." et "...cité passage tirable et ta rame je l'ai lu je l'ai entendu à plusieurs à plusieurs reprises..."
      • America Lopez (France 3) : "...tout le monde savait que au moins il y avait de la violence physique après on savait pas forcément jusqu'où elle est cette violence physique puisqu'elle est aujourd'hui il y a même des témoignages de torture assez récemment qu'on a pu obtenir..."
      • Système de violence et omerta : Bétharram est décrit comme un "système de pédocriminalité organisé" avec des connivences entre religieux et laïcs, s'étalant sur plus d'un demi-siècle. Un "microcosme" et un "système de silence" interne et externe ont favorisé la perpétuation des violences et l'omerta.
      • America Lopez (France 3) : "...à Betaram on est euh on est sur un système de pédocriminalité organisé euh où il y avait des connivences entre des religieux euh entre des laïques..." et "...tout était bien organisé pour maintenir ce ce système de silence..."
      • David Peroton (Médiapart) : "...il y a une particularité pour dans le dossier Betaram c'est que lorsqu'on parle de tout le monde savait il y a ce qui était un peu de de notoriété publique... et puis il y a ce qui se passe à l'intérieur mais quand on dit tout le monde savait il y a des gens qui savaient véritablement..."
      • Signalements et alertes ignorées : De nombreux signalements et plaintes ont été déposés au fil des décennies mais ont été classés sans suite ou ignorés. Des alertes précises ont été adressées à la presse locale et nationale, aux responsables politiques (maire de Pau, président du Conseil Général, ministres de l'Éducation) et à la justice. La décennie 1990 est identifiée comme un moment clé où les institutions auraient pu réagir mais ne l'ont pas fait.
      • David Peroton (Médiapart) : "...les alertes elles sont régulières constantes au moins de entre 1993 et j'allais dire 2025..."
      • David Peroton (Médiapart) : "...on a constaté que des signalements ont eu lieu en 2024 et nous on s'était arrêté dans notre décompte à une à plus de 12 signalements jusqu'en 2013..."
      • David Peroton (Médiapart) : "...vous avez des plaintes qui ont été déposées qui ont été classées vous avez des plaintes ou des signalements qui ont été enterrés..."
      • Violences sexuelles : Les violences sexuelles, notamment des viols sur mineurs, ont été signalées. L'affaire du Père Carécar (mis en examen en 1998) impliquait des viols sur mineurs. Des témoignages recueillis lors de l'enquête sur cette affaire évoquaient aussi des agressions sexuelles commises par d'autres personnes, comme le surveillant Damien S, mais aucune suite n'a été donnée à l'époque. Des plaintes pour violences sexuelles et agressions sexuelles ont été déposées et classées en 2005 et entre 2011 et 2013.
      • David Peroton (Médiapart) : "...dans cette affaire très précisément on parle de viol sur mineur..." et "...d'autres élèves confirment ses propos aucune suite ne sont données [concernant Damien S]..."
      • David Peroton (Médiapart) : "...Betaram c'est effectivement euh beaucoup de violences physiques mais les violences sexuelles elles ont été signalées et alertées de manière très précise et dans le temps..."
      • Réaction des institutions : Les institutions ont généralement refusé de communiquer, minimisé les faits en les renvoyant à un passé lointain ou ont conditionné leurs réponses à l'évolution de la procédure judiciaire. Le directeur de l'établissement, le rectorat, la congrégation et le diocèse de Bayonne sont cités pour leur manque de coopération initiale. La congrégation n'a communiqué officiellement qu'en septembre 2024, minimisant les faits à la période 1970-1990.
      • Gabriel Blaise (Sud-Ouest) : "...il n'y a pas eu de pas eu de réaction..."
      • America Lopez (France 3) : "...aucune pression euh en revanche j'ai eu pas mal de refus de communiquer ou bien de euh beaucoup de d'instants sont ramené les fait à un passé révolu..."
      • Le cas François Bayrou : Son rôle est particulièrement examiné. Les journalistes affirment, documentation à l'appui, qu'il ne pouvait pas ignorer les violences à Bétharram, contredisant ses déclarations. Il aurait été alerté par la presse, une enseignante, des parents et ses propres services. Son déplacement à l'établissement en 1996 et sa rencontre avec le juge Mirande en 1998 (confirmée par le juge) sont présentés comme des preuves de sa connaissance des faits, y compris sexuels. Les journalistes interprètent son attitude actuelle comme un déni, lié à la culture du déni dans la sphère religieuse, familiale (scolarisation de ses enfants), locale et institutionnelle. Sa plainte pour diffamation est vue comme une pression et une tentative de discrédit de la presse.
      • Antoine Rouget (Médiapart) : "...c'est un fait... je vais juste vous lire donc une archive du 5 mai 1996... François Bairou... dit nombreux sont les béarnés qui ont ressenti ses attaques au pluriel... le ministre parlant de lui... toutes les informations que le ministre pouvait demander... il les a demandé toutes les vérifications au pluriel ont été favorables et positives..." contre sa déclaration de 2025 : "...je n'ai jamais été informé de quelconque violence que ce soit à forcerie de violence sexuelle..."
      • Antoine Rouget (Médiapart) : "...notre interprétation aujourd'hui c'est qu'en fait à travers lui en fait on voit tous les toutes les composantes de la culture du déniquent ce qui s'est passé à Notred de Betaram..."
      • David Peroton (Médiapart) : "...cette plainte-là annoncée à l'Assemblée nationale reprise partout dans la presse c'est une pression..." et "...c'est aussi un narratif qui a été euh qui a servi évidemment le le Premier ministre pour pour mentir et et se couvrir par la suite mais c'est un narratif qui sert aussi à discréditer la presse..."
      • Le cas Elisabeth Bayrou : L'enseignante Françoise Golun l'accuse, ainsi que plusieurs anciens élèves, d'avoir été témoin de violences et de ne pas les avoir signalées. Son refus de répondre et l'invocation de la vie privée par le Premier ministre sont jugés problématiques dans le cadre d'un établissement sous contrat avec l'État.
      • Antoine Rouget (Médiapart) : "...Ellisabeth Baou elle est mise en cause par cette enseignante sur le fait qu'elle aurait vu des violences qu'elle ne les aurait pas signalé à la justice et qu'elle les aurait même cautionné..." et "...aujourd'hui vous avez plusieurs personnes que ce soit enseignant ou anciens élèves qui accusent une enseignante de Baram et qui se trouve être la femme du premier ministre..."
      • Courrier de 1993 à la préfecture : Médiapart confirme disposer du courrier du Père Carécar demandant la participation de l'État à l'indemnisation d'une victime, un document que la préfecture dit ne pas trouver ou ne pas avoir.
      • Antoine Rouget (Médiapart) : "...nous pouvons vous rassurer sur deux points c'est que quand Méiapart affirme que un courrier existe nous le disposons..."
      • Difficulté à obtenir des témoignages de non-victimes : Les journalistes expliquent qu'il est plus facile aujourd'hui d'obtenir des témoignages de victimes que de témoins extérieurs (familles, anciens élèves non-victimes, enseignants non-lanceurs d'alerte), du fait de l'omerta persistante et des pressions.
      • America Lopez (France 3) : "...mais c'est plus difficile sur les familles et les témoins extérieurs..."
      • Gabriel Blaise (Sud-Ouest) : "...sur place c'est toujours plus compliqué il y a il y a c'est comme si l'omerta avait une il y avait quelque chose de géographique également..."
      • Les enseignants : Peu d'enseignants ont témoigné publiquement, à l'exception de Françoise Golun. Des pressions exercées par la direction religieuse en 1995-1996 pour dissuader de parler aux journalistes sont évoquées.
      • America Lopez (France 3) : "...tous les enseignants sont convoqués par la direction religieuse de l'époque la congrégation qui leur dit "Si vous parlez à des journalistes si vous parlez à des enquêteurs ça mettra l'établissement en péril et vous pourriez perdre votre emploi."..."
      • L'avenir et le "MeToo de l'enseignement catholique" : L'affaire Bétharram a libéré la parole et déclenché une dynamique qui s'étend à d'autres établissements, y compris publics, et dans d'autres régions. Les journalistes sont sollicités par des collectifs et des médias d'autres régions. Cette affaire est perçue comme potentiellement le début d'un mouvement plus large.
      • Gabriel Blaise (Sud-Ouest) : "...je pense que euh ça n'est que le début il y a de nombreux autres établissements c'est comme si là ça partait du sud-ouest..."
      • America Lopez (France 3) : "...est-ce qu'on n'est pas au début d'un mitou en tout cas dans l'enseignement catholique ?"

      Conclusion :

      L'audition des journalistes met en évidence la connaissance ancienne et étendue des violences à Notre-Dame de Bétharram, qui contrastent fortement avec le manque de réaction et le déni des institutions.

      L'affaire révèle une mécanique systémique de violence et d'omerta.

      Le rôle de certains responsables politiques et institutionnels, notamment François Bayrou, est questionné pour leur inaction et leurs tentatives de minimisation des faits face aux alertes répétées. L'affaire Bétharram est vue comme un point de départ pour la révélation de violences similaires dans d'autres établissements, annonçant potentiellement un mouvement plus large de libération de la parole et de mise en cause des responsabilités institutionnelles. .

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    1. Les produits gratuits le sont-ils vraiment ?86 621 vues86 k vues•19 nov. 2018 2,9 k J'aime ce contenu 53 Je n'aime pas ce contenu Partager Partager Enregistrer 2 948 / 53 Le Monde Le Monde Validé 864 k abonnés S'abonner Pour fidéliser leurs clients ou en attirer de nouveaux, les entreprises distribuent parfois gratuitement leurs produits. Par exemple Facebook, Wikipédia ou encore les journaux gratuits semblent ne rien coûter. Et pourtant, ils ne sont pas tout à fait gratuits. A y regarder de plus près, il y a forcément quelqu’un qui paie pour le bien ou le service. Le client ? La publicité ? Les subventions ? D’autres acheteurs ? Dessine-moi l’éco fait le point sur les modèles qui donnent parfois l’illusion qu’un produit peut être gratuit.
  14. Jun 2020
  15. Oct 2017
    1. Schon jetzt sei allerdings klar, dass nach dem Prozess für sie „die Enttäuschung groß“ sein werde

      Das liegt schlicht daran, dass der deutsche Strafprozess nicht darauf ausgelegt ist, die verletzte Seele der Opfer zu beruhigen. Primäres Ziel ist die Beantwortung der Frage, ob der Angeklagte schuldig ist.