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  1. Jan 2026
    1. Les Comportements-Défis : Synthèse du Webinaire iMIND #14

      Résumé Exécutif

      Ce document de synthèse analyse les points clés du webinaire iMIND #14, consacré à la gestion des comportements-défis par la mutualisation des compétences professionnelles et familiales.

      Les intervenantes, la Professeure Caroline de Maigret (psychiatre) et Sophie Biet (parente et administratrice associative), ont souligné que les comportements-défis ne sont pas des actes de défiance, mais une forme de communication atypique dont il est crucial de comprendre la fonction.

      L'approche préconisée repose sur une évaluation pluridisciplinaire rigoureuse, débutant systématiquement par un examen médical complet pour écarter une cause somatique, notamment la douleur.

      La réaction de l'environnement est un facteur déterminant : un même comportement peut devenir un "défi" ou non selon la tolérance et la réponse apportées.

      Les familles, souvent isolées et en souffrance, sont des partenaires de soin essentiels et des experts de leur proche, dont l'expérience est une ressource inestimable.

      La collaboration entre professionnels et familles doit s'articuler autour de la confiance, de l'humilité et d'une posture de "détective" pour formuler et tester des hypothèses sans interprétations hâtives.

      Enfin, des stratégies pratiques, telles que la priorisation des comportements à traiter, le remplacement par des compétences adaptées et la remise en question des habitudes institutionnelles ou familiales, sont fondamentales pour améliorer la qualité de vie de la personne et de son entourage.

      1. Définition et Nature des Comportements-Défis

      Le terme "comportement-défi" est une adaptation de l'anglais "challenging behavior".

      Il ne traduit pas une volonté de la personne de défier son entourage, mais plutôt le défi que ce comportement représente pour les familles et les professionnels.

      Fréquence : Ils concernent 10 à 15 % des personnes présentant un trouble du développement intellectuel (TDI) à un moment de leur parcours.

      Définition (2017) : Un comportement-défi est défini par la réaction de l'entourage et ses conséquences :

      Restrictives : La personne ne peut plus accéder à ses activités ou à des services ordinaires.  

      Répulsives : L'entourage ne parvient plus à s'occuper de la personne.  

      Exclusives : En l'absence d'intervention, la personne est exclue des dispositifs d'accompagnement.

      Impact : Ces comportements mettent en danger la sécurité physique de la personne et d'autrui, et engagent son "pronostic social", c'est-à-dire sa capacité à accéder aux soins, aux loisirs et à une vie sociale ordinaire.

      Manifestations : La panoplie des comportements-défis est large et ne se limite pas à l'agressivité. Elle inclut :

      ◦ Hétéro-agressivité (coups, cris).  

      ◦ Auto-mutilation (souvent, la personne se fait du mal à elle-même avant d'en faire à autrui).  

      ◦ Destruction de matériel.  

      ◦ Perturbations antisociales et nuisances.  

      ◦ Troubles alimentaires graves.   

      ◦ Stéréotypies ou autostimulations excessives.

      2. Le Comportement comme Mode de Communication : L'Approche Fonctionnelle

      L'idée centrale est qu'un comportement-défi n'est jamais gratuit. Il est choisi par la personne car il représente un moyen simple et efficace d'obtenir une fonction.

      Aucun comportement ne se maintient s'il n'est pas renforcé, consciemment ou non, par l'environnement.

      L'objectif est donc d'identifier cette fonction pour proposer une réponse plus adaptée.

      | Fonctions Principales | Description | | --- | --- | | Obtenir quelque chose | Le comportement vise à acquérir un élément positif : attention de l'entourage, renforcement sensoriel, un objet, de la nourriture, ou la possibilité de faire un choix (autodétermination). | | Éviter quelque chose | Le comportement vise à échapper à un processus désagréable : douleur physique, émotions négatives, tâches déplaisantes ou exigeantes. |

      Un même comportement peut avoir plusieurs fonctions (ex: l'hétéro-agressivité pour échapper à une tâche ou pour attirer l'attention), et inversement, plusieurs comportements peuvent servir la même fonction (ex: s'auto-mutiler, agresser ou jeter un objet pour refuser une activité).

      3. L'Importance Cruciale de l'Évaluation Pluridisciplinaire

      Pour comprendre la fonction d'un comportement, une évaluation rigoureuse, pluriprofessionnelle et standardisée est indispensable.

      Elle doit être menée "à froid", c'est-à-dire également lorsque la personne va bien, pour établir une base de référence.

      3.1. L'Examen Médical Soigneux

      C'est la toute première étape. De nombreux comportements-défis, surtout ceux d'apparition aiguë, sont liés à une cause médicale non détectée :

      Douleur : Problèmes bucco-dentaires, troubles sévères du transit (fécalome), etc.

      Outils : L'utilisation de grilles d'évaluation de la douleur, simples et accessibles à tous (y compris les non-médecins), est fortement recommandée pour les personnes non-communicantes.

      3.2. L'Évaluation Fonctionnelle et Cognitive

      Lorsque la cause médicale est écartée, une analyse approfondie est nécessaire pour dresser un "profil" de la personne.

      Communication : Évaluer l'écart entre les capacités de compréhension (souvent supérieures) et d'expression.

      Le manque d'outils de communication adaptés (les pictogrammes ne conviennent pas à tout le monde) génère une frustration majeure.

      Fonctions exécutives : Des difficultés à planifier, s'organiser, hiérarchiser et gérer les transitions peuvent provoquer des réactions fortes.

      La réponse de l'entourage est souvent "l'hypostimulation", alors que la personne a surtout besoin d'aide pour passer d'une activité à l'autre.

      Profil sensoriel : Identifier les particularités (hypo ou hyper-sensibilité) et les besoins d'autostimulation.

      Autodétermination : Le comportement-défi peut être la seule manière pour une personne de manifester son envie de faire des choix, surtout dans des environnements institutionnels où tout est décidé pour elle.

      3.3. L'Évaluation de l'Environnement

      L'évaluation ne se centre pas uniquement sur la personne, mais aussi sur son environnement, car la réaction de ce dernier conditionne le maintien ou l'aggravation du comportement.

      Outils standardisés : Des grilles comme la grille FAST permettent d'évaluer de manière objective la réponse de l'entourage (familial ou professionnel) et d'identifier les renforçateurs involontaires.

      Qualité de l'environnement : Un environnement instable (turnover important dans le secteur médico-social, manque de personnel) peut faire émerger des comportements-défis qui n'auraient pas apparu dans un contexte plus stable.

      4. La Place Centrale des Familles : Partenaires et Experts

      Les familles sont les "premières partenaires du soin". Leur implication est indispensable, mais elles sont souvent en grande difficulté.

      4.1. Les Défis des Familles

      Isolement social : Disparition des temps de partage, renoncement aux sorties et à la vie sociale.

      Le pronostic social de toute la famille peut être engagé.

      Sentiment d'incompétence : Les parents peuvent développer un sentiment d'échec, de la colère (parfois contre eux-mêmes) et se sentir dévalorisés.

      Protection de la fratrie : La gestion de l'impact sur les frères et sœurs est un enjeu majeur et sensible.

      4.2. L'Expérience Parentale comme Ressource

      Sophie Biet insiste sur le fait que l'expérience des parents est une ressource précieuse, citant Eric Schopler, concepteur de l'approche TEACCH :

      "Contrairement aux chercheurs, ses parents ne pouvaient pas laisser de côté des questions pour lesquelles aucune méthodologie n'avait été établie.

      Contrairement aux cliniciens, ils ne pouvaient pas transférer l'enfant ailleurs parce qu'il n'était pas formé pour gérer de tels problèmes.

      Et c'est parce qu'ils ont poursuivi leurs études malgré leurs échecs, leurs frustrations et leurs défaites qu'ils sont devenus de si bons enseignants."

      5. Stratégies Pratiques et Postures d'Accompagnement

      La collaboration entre familles et professionnels doit reposer sur une posture partagée.

      5.1. Les Trois Piliers de la Posture

      Sophie Biet identifie trois mots-clés essentiels :

      1. Confiance : Elle se construit en ne réduisant pas la personne à ses comportements et en impliquant régulièrement la famille dans le suivi (pas seulement "entre deux portes").

      2. Détective : Adopter une démarche pragmatique, poser des hypothèses et les vérifier sans interprétations hâtives ("il est frustré", "il ne veut pas").

      3. Humilité : Accepter que, même en mettant tout en œuvre, on n'y arrive pas toujours.

      5.2. Exemples de Stratégies Concrètes

      Prioriser : Il est impossible de tout traiter en même temps. Il faut choisir, en concertation avec la famille, le comportement le plus impactant à travailler en premier (ex: laisser de côté le déchirement de t-shirts pour se concentrer sur des jeux avec les selles).

      Remplacer, ne pas juste supprimer : Lorsqu'un comportement est diminué, il faut le remplacer par un autre, plus adapté, qui remplit la même fonction. (Ex: remplacer le fait de tordre des lunettes par la mise à disposition de fil de fer et de trombones pour créer des formes, transformant le comportement en activité créative).

      Adapter ses propres réactions : Réfléchir à ses propres déclencheurs. (Ex: remplacer le mot "non", qui peut être anxiogène, par le mot "stop").

      Accepter certaines manies : Tolérer des comportements atypiques qui agissent positivement sur l'anxiété et ne sont pas socialement invalidants. (Ex: accepter qu'une personne enlève ses chaussures dans un magasin).

      Remettre en question les habitudes : S'interroger sur les routines qui peuvent être source de tension. (Ex: dans un foyer, les repas collectifs étaient source de conflits.

      La mise en place de repas individuels à des heures choisies a non seulement supprimé les problèmes mais a aussi favorisé l'autonomie et les invitations mutuelles).

      6. Enjeux Spécifiques et Perspectives

      La session de questions-réponses a permis de souligner plusieurs points importants.

      Autisme sans TDI : Le concept de comportement-défi s'applique aussi aux personnes autistes sans trouble du développement intellectuel.

      Des conduites suicidaires à répétition ou des scarifications peuvent relever de cette problématique, qui est largement sous-estimée et mal évaluée en psychiatrie générale adulte et infanto-juvénile.

      La frontière avec le "normal" : La distinction entre un comportement d'enfant et un comportement-défi est parfois floue. C'est la réaction de l'environnement (rejet, exclusion scolaire) et la persistance qui le qualifient comme "défi".

      Formation : Il existe un manque de programmes de formation validés, tant pour les professionnels que pour les familles.

      L'approche la plus efficace reste une évaluation fine et un accompagnement personnalisé plutôt qu'un programme global.

      Pour les professionnels, des initiatives de formation commencent à se développer, comme celle mise en place à Lyon.

    1. Comprendre et Accompagner l'Adolescence : Analyse de la Crise et des Signes d'Alerte

      Ce document de synthèse s'appuie sur l'expertise de Sophie Ettori, psychologue clinicienne à la Maison des Adolescents de Porto-Vecchio, pour explorer les mécanismes de l'adolescence, identifier les signes de souffrance psychique et définir les modalités d'accompagnement optimales par les parents et les professionnels.

      Synthèse opérationnelle

      L'adolescence est un processus dynamique de "l'entre-deux", une transition de 10 à 15 ans entre l'enfance et l'âge adulte.

      Elle se caractérise par un bouleversement biologique et neurologique majeur : le cerveau adolescent, mature à 80 %, possède un système émotionnel (limbique) suractivé tandis que ses capacités de régulation (lobes frontaux) sont encore immatures.

      Points clés à retenir :

      La "Crise" est un processus sain : L'opposition et la recherche d'identité sont nécessaires pour permettre la séparation d'avec les parents.

      Santé mentale : Environ 15 % des adolescents présentent un trouble psychique (soit 4 élèves par classe de 28).

      Signes d'alerte : Une irritabilité constante ou une colère persistante peuvent masquer une dépression.

      Réseaux sociaux : Ils constituent de nouveaux espaces de socialisation (le "skate park" numérique), mais peuvent exacerber des troubles préexistants, notamment alimentaires.

      Intervention précoce : Une prise en charge rapide, notamment pour les troubles psychotiques, améliore drastiquement le pronostic de vie sociale et professionnelle à long terme.

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      1. Les mécanismes de la mutation adolescente

      Un bouleversement neurologique et biologique

      L'adolescence n'est pas qu'une construction sociale, c'est une réalité physiologique. Le cerveau subit une transformation radicale :

      La métaphore de la Ferrari : Le cerveau adolescent est comparé à "une Ferrari sans freins".

      Le moteur (le système limbique, siège des émotions et de la mémoire) gronde à plein régime, tandis que les freins (les lobes frontaux et pariétaux, responsables de la logique et de la temporisation) sont encore en développement.

      Efficacité des connexions : On observe une augmentation de la substance blanche (myélinisation), ce qui accélère la transmission de l'information. C'est le passage du "56k à la fibre".

      L'élagage synaptique : Le cerveau devient plus performant mais plus sélectif, délaissant certains centres d'intérêt pour en privilégier d'autres, nécessaires à la survie et à l'autonomie.

      Les finalités psychologiques

      Le processus adolescent vise deux objectifs majeurs :

      1. La constitution de l'identité : Une recherche qui peut être plurielle et transitoire.

      2. La séparation-individuation : L'adolescent doit quitter l'espace parental pour écrire sa propre histoire. Cela passe souvent par la transgression (du latin transgreddi : traverser, franchir).

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      2. Identifier les signes de basculement

      Il est parfois complexe de distinguer une crise "normale" d'une souffrance réelle, car l'adolescent masque souvent son mal-être derrière un "masque de normalité".

      Signes de vigilance pour l'entourage

      | Type de comportement | Manifestations normales (Crise saine) | Signes d'alerte (Souffrance) | | --- | --- | --- | | Émotions | Labilité émotionnelle, fleur de peau. | Irritabilité constante, colère incontrôlable, tristesse profonde. | | Social | Besoin accru d'intimité, retrait dans la chambre. | Repli sur soi total, perte d'intérêt pour les amis et les plaisirs (anhédonie). | | Opposition | Changement de style (vêtements noirs), opposition verbale. | Mises en danger réelles, conduites à risques extrêmes. | | Alimentation | Préoccupations esthétiques passagères. | Perte/prise de poids rapide, rituels restrictifs, contrôle excessif. |

      Les troubles de santé mentale

      Dépression : Chez l'adolescent, elle ne ressemble pas toujours au tableau clinique de l'adulte et peut se manifester uniquement par une agressivité permanente.

      Troubles du Comportement Alimentaire (TCA) : Souvent déclenchés par un régime banal, ils peuvent rapidement devenir graves et nécessitent un double suivi (nutritionnel et psychologique).

      Psychoses (Schizophrenie) : Elles émergent généralement entre 15 et 25 ans. Les premiers signes sont souvent ténus : anxiété forte, discours décousu, bizarreries dans les centres d'intérêt ou perte de contact avec la réalité.

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      3. L'univers numérique : Opportunités et Risques

      Le rapport à l'écran est un prolongement identitaire ("exposer, c'est exister").

      Aspects positifs : Les serveurs (type Discord) ou forums spécialisés permettent une socialisation par intérêt (gaming, musique) hors du regard parental. Pour certains adolescents, c'est un refuge salvateur qui facilite la sociabilisation.

      Aspects négatifs :

      Consommation vide : Le "scrollage compulsif" sur TikTok peut nuire au potentiel de l'adolescent par surstimulation immédiate.  

      Désinformation : Les adolescents suivent des influenceurs généralistes dont les conseils en santé (santé mentale, nutrition) sont souvent non sourcés ou commerciaux.  

      Renforcement des troubles : Les réseaux peuvent enfermer un adolescent fragile dans des communautés valorisant des comportements pathologiques (notamment pour les TCA).

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      4. Accompagnement et Ressources

      Le rôle des parents

      La crise d'adolescence est aussi une "crise des parents" qui doivent accepter la perte de l'enfant idéal pour découvrir l'adulte en devenir.

      Communication "élastique" : Le cadre doit être souple, fondé sur une adaptation perpétuelle plutôt que sur une rigidité aveugle.

      Préparation précoce : L'habitude de communiquer doit être instaurée dès l'enfance pour que le terrain soit prêt au moment de la tempête adolescente.

      Intérêt pour leur monde : Participer à leurs jeux (Minecraft, Mario Kart) construit une relation de confiance et légitime leur univers.

      Les structures d'aide

      En cas de doute, il est impératif de consulter, même pour une difficulté qui semble mineure (prévention).

      | Structure | Caractéristiques | | --- | --- | | Maison des Adolescents (MDA) | Accueil des 11-25 ans. Gratuit, anonyme, confidentiel. Aucun accord parental requis, ce qui facilite l'accès pour les jeunes en rébellion. | | Centres Médico-Psychologiques (CMP) | Soins gratuits, axés sur le suivi psychiatrique et pédopsychiatrique sur le long terme. | | Milieu scolaire | Infirmières scolaires, assistants sociaux et psychologues de l'Éducation nationale sont des relais de proximité essentiels. |

      Note sur le secret professionnel : En Maison des Adolescents, le secret est la règle.

      Il n'est levé qu'en cas de danger grave pour l'adolescent ou de révélations de violences subies (obligation de signalement pour protéger le mineur).

    1. Document de Synthèse : Réflexions sur la Reconstruction de la Communauté Éducative après un Traumatisme

      Résumé Exécutif

      Ce document de synthèse analyse les réflexions issues de l'ouvrage de Benoît Hommelard, Arras, après l'attentat : manifeste pour une cité scolaire nouvelle, et des échanges avec Luc Ferry, Inspecteur général de l'Éducation nationale.

      L'attentat de la cité scolaire Gambetta-Carnot d'Arras sert de catalyseur à une réflexion profonde sur la résilience, la gestion de crise et la redéfinition du projet éducatif.

      Les points critiques qui émergent sont les suivants :

      1. La Gestion de Crise et la Résilience : L'après-traumatisme exige du temps, un soutien psychologique prolongé et une gestion collective soudée pour se préserver de la pression médiatique.

      Les procédures de gestion de crise, des plus ordinaires aux plus graves, sont fondamentales pour instaurer un sentiment de sécurité durable.

      2. La Cité Scolaire comme "Laboratoire des Possibles" : Les établissements complexes, par la diversité de leurs publics et de leurs filières (collège, lycée, classes préparatoires, BTS, internat), constituent des terrains fertiles pour créer des parcours éducatifs cohérents et inspirants, préfigurant un modèle de "cité éducative" élargie.

      3. Le Plaidoyer pour l'Audace et l'Autonomie : Le système éducatif souffre de blocages administratifs et bureaucratiques qui freinent l'innovation et l'élan des équipes.

      Une plus grande flexibilité, le droit à l'erreur et une prise de décision plus locale ("penser global, agir local") sont nécessaires pour répondre efficacement aux urgences du terrain.

      4. La Centralité de l'Humain : Un management fondé sur la reconnaissance des "richesses humaines" de chaque acteur est essentiel.

      Il s'agit de détecter les talents, de rendre les instances de dialogue véritablement participatives et de placer l'empathie au cœur des relations professionnelles.

      5. La Vision d'une École en Mouvement : La "cité scolaire nouvelle" n'est pas un modèle figé mais un organisme vivant, en constante adaptation.

      Elle se construit sur la flexibilité, le renforcement du collectif et la culture partagée des valeurs républicaines, avec pour objectif la réussite de tous les membres de la communauté éducative.

      1. Le Traumatisme comme Point de Départ pour une Réflexion Nouvelle

      L'attentat survenu à la cité scolaire Gambetta-Carnot d'Arras a été un choc majeur pour la communauté éducative et la nation. L'ouvrage de Benoît Hommelard, ancien personnel de direction de l'établissement pendant neuf ans, ne se veut pas une enquête sur les faits, mais un manifeste pour penser l'avenir.

      Le Sens de l'Écriture : L'écriture a servi de "catharsis" personnelle à l'auteur, mais vise surtout à apporter un soutien aux communautés éducatives. L'objectif est de tracer des perspectives positives, des "lendemains éducatifs plus heureux", et d'éviter de sombrer dans le pessimisme.

      Une Volonté Prospective : Plutôt que de chercher des responsables, le livre s'interroge sur la manière de construire "l'après". Il questionne la capacité de l'école à maintenir les jeunes dans le cadre des valeurs républicaines (liberté, égalité, fraternité, laïcité), notant que l'assaillant, un ancien élève, a basculé après avoir quitté le cursus scolaire.

      Proposer un Nouveau Projet : L'ambition est d'imaginer un nouveau projet collectif, non seulement pour la cité scolaire d'Arras mais pour l'ensemble des établissements, afin de fédérer les énergies après un drame.

      2. La Gestion de l'Après-Crise : Résilience et Humanité

      La gestion d'un drame d'une telle ampleur révèle des défis humains et organisationnels majeurs. L'expérience d'Arras, mise en perspective avec celle de l'assassinat de Samuel Paty, souligne plusieurs impératifs.

      L'Importance du Temps Long : La résilience est un processus très lent. Luc Ferry rappelle que pour le collège de Samuel Paty, les professeurs n'ont pu commencer à parler collectivement des événements qu'au bout de deux ans.

      La Préservation du Collectif : Face au drame, la priorité est le soutien collectif immédiat, en évitant de chercher des coupables. La communauté de Gambetta-Carnot a su se préserver en limitant les témoignages "à chaud", refusant le "sensationnel" médiatique. Un an après, cette posture de protection était toujours active.

      L'Accompagnement Psychologique : La mise en place de cellules d'écoute est cruciale, et leur action doit s'inscrire dans la durée (plus d'un an dans certains cas) pour accompagner l'apaisement et la reconstruction psychologique de tous les acteurs (personnels et élèves).

      Le Décalage de Perception : Un " hiatus extrêmement violent" peut survenir entre les personnels et les élèves. Ces derniers peuvent donner l'impression que "la vie reprend le dessus" rapidement (rires dans la cour trois jours après le drame), alors que le traumatisme reste présent mais non verbalisé.

      La Nécessité des Procédures : La prévention et la gestion des crises se construisent sur des actes ordinaires. La mise en place de procédures claires et partagées pour gérer les incidents du quotidien (retards, insultes, alarmes incendie) est ce qui fonde le sentiment de sécurité. Savoir qu'il existe une réponse collective et structurée permet à chacun de ne pas se sentir seul face à une difficulté.

      3. La Cité Scolaire comme "Laboratoire des Possibles"

      Benoît Hommelard reprend l'expression "laboratoire des possibles" pour décrire le potentiel unique d'une structure complexe comme la cité scolaire Gambetta-Carnot. Cette diversité devient un atout pour construire des parcours et renforcer la cohésion.

      | Caractéristiques de la Cité Scolaire | Potentiel Éducatif | | --- | --- | | Fusion Collège-Lycée | Facilite les liaisons inter-cycles et la continuité des parcours. | | Diversité des Publics et Filières | Collégiens, lycéens (général, STMG, STI2D), étudiants (classes prépa, BTS). | | Offres Spécifiques | Sections bilangues rares (russe, chinois) dès la 6e pour attirer des profils variés. | | Internat Mixte | L'internat, accueillant collégiens, lycéens pré-bac et post-bac, est vu comme le "moteur" de l'ensemble, favorisant la mixité et la découverte de parcours. |

      Un Modèle de Réseau Territorial : Cette structure est un exemple de travail en réseau. Elle préfigure le modèle des "cités éducatives", qui visent à fédérer tous les partenaires d'un territoire (écoles, collèges, lycées, associations, ville) pour mutualiser les moyens et construire des parcours plus cohérents pour les élèves.

      4. Défis Systémiques : Le Plaidoyer pour l'Audace et l'Autonomie Locale

      Un chapitre de l'ouvrage, intitulé "De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace", met en lumière les freins structurels qui entravent les initiatives au sein de l'Éducation nationale.

      Les Freins à l'Initiative :

      La Peur du Risque : Une culture où l'on craint de lancer un projet non inscrit dans une circulaire ou une injonction hiérarchique, par peur d'être "pointé du doigt".    ◦ La Lourdeur Administrative : Des projets innovants sont souvent bloqués par des "méandres" administratifs, des dossiers complexes et des délais de réponse très longs.    ◦ L'Exemple Concret : Un projet sur le climat scolaire, initié suite à une urgence, peut se retrouver enlisé pendant plus d'un an et demi en attente de validations budgétaires, perdant ainsi tout son sens.

      Le Droit à l'Erreur : Il est essentiel d'instaurer une culture où l'on peut "tenter des choses et reconnaître quand ça n'a pas marché".

      La Nécessité d'une Décision Locale : Pour être efficace, la décision doit être prise au plus près du terrain. La maxime "penser global, agir local" implique de réduire le nombre d'intermédiaires (départementaux, académiques, nationaux) qui rallongent les délais et déconnectent la solution du problème initial.

      5. Le Facteur Humain : Pilier de la Reconstruction et du Management

      Au cœur de la vision proposée se trouve l'humain. Le management éducatif ne peut être purement administratif ; il doit reposer sur la qualité des relations.

      Aimer les Gens : La base d'un management réussi est la capacité à créer des liens, à partager les événements heureux comme les plus douloureux. C'est ce qui permet de trouver des leviers pour résoudre les problématiques.

      Le "Directeur des Richesses Humaines" : L'auteur rejette le terme "DRH" dans son sens managérial classique pour adopter la formule d'un jury de mémoire : "Directeur des Richesses Humaines". Le rôle du chef d'établissement est de détecter les talents, la plus-value et la richesse de chaque personnel pour que l'organisation fonctionne mieux.

      Rendre les Instances Vivantes : Pour "humaniser" le pilotage, les instances officielles (Conseil de la Vie Collégienne, Conseil de la Vie Lycéenne, etc.) doivent devenir de réels espaces d'expression et de co-décision, et non des réunions formelles pour "cocher les cases". L'exemple d'un projet d'animal au collège, porté par les élèves, illustre comment associer la communauté aux décisions.

      6. La Formation Continue : Un Levier Stratégique pour l'Évolution

      La formation est présentée comme un outil essentiel pour accompagner le changement et faire évoluer les pratiques.

      Accompagner les Réformes : Face à des réformes comme la mise en place des groupes de besoins, le rôle du chef d'établissement est d'organiser la formation pour que ses équipes "s'y retrouvent" et adaptent la commande nationale au contexte local ("penser globalement, actionner localement").

      Un Processus Continu : Se Former, Se Déformer, Se Reformer : La formation ne doit pas être un événement ponctuel. C'est une "obsession" nécessaire pour tous les acteurs afin de s'adapter à une société et à une jeunesse qui évoluent très rapidement.

      Le Rôle Actif du Pilote : Le chef d'établissement doit non seulement identifier les besoins, mais aussi assurer un suivi pour voir comment la formation se traduit concrètement dans les classes. Il doit encourager les personnels formés à "essaimer" leurs nouvelles compétences auprès de leurs collègues.

      7. Perspectives sur la "Cité Scolaire Nouvelle"

      La conclusion des échanges ne dessine pas le portrait d'une école idéale figée, mais celui d'un système dynamique et adaptable.

      Un Organisme en Mouvement : La cité scolaire idéale n'existe pas. Selon Luc Ferry, l'idéal réside dans le "mouvement" : un organisme qui vit, se développe et progresse vers plus de cohérence et de cohésion.

      Quatre Sentiments Fondamentaux : Un établissement réussi renforce quatre sentiments chez ses membres :

      1. Le sentiment de sécurité.    2. Le sentiment de reconnaissance.    3. Le sentiment de justice.    4. Le sentiment d'appartenance.

      La Flexibilité comme Clé : Benoît Hommelard ajoute la notion de flexibilité comme condition essentielle : flexibilité dans les emplois du temps, dans les réponses administratives, dans l'architecture scolaire (classes flexibles) et dans la hiérarchie pour permettre une action locale plus agile.

      Un Objectif Partagé : La finalité de cette nouvelle cité scolaire est de "faire réussir" non seulement les élèves, mais aussi l'ensemble des équipes et des parties prenantes qui constituent la communauté éducative. L'échange se conclut sur une note d'espérance, passant du drame à une vision positive pour l'avenir du système éducatif.

  2. May 2025
    1. NOTE DE SYNTHÈSE : Dans la tête d'un colérique

      Introduction

      Cette note de synthèse explore les facettes de la colère présentées dans les extraits de l'émission "Dans la tête d'un colérique".

      Le documentaire examine la nature de cette émotion souvent perçue négativement, sa gestion individuelle et collective, ses manifestations, ses fonctions insoupçonnées, et les conséquences de son refoulement ou de son expression violente.

      À travers des témoignages, des analyses de spécialistes et des expériences, l'émission offre un éclairage nuancé sur une émotion complexe et puissante.

      Thèmes Principaux

      La perception sociale de la colère et son contrôle: La colère est largement considérée comme une émotion négative et "mal vue".

      L'éducation et les règles de bienséance nous incitent à la contrôler.

      La fonction intrinsèque et l'utilité de la colère: Malgré sa mauvaise réputation, les spécialistes affirment que la colère est nécessaire. Elle peut nous protéger et, de manière surprenante, augmenter considérablement nos performances physiques et cognitives.

      Les manifestations et mécanismes de la colère individuelle: Le témoignage d'Eduardo illustre comment la colère peut être déclenchée par la peur (face à une agression) ou la frustration (avec ses enfants), entraînant des réactions physiques intenses ("tout ton corps qui change si ce mr bouillir... les yeux qui devient pour les rouges tout ça"). Chez un colérique, la tension monte vite et très haut, rendant difficile la prise en compte d'autres perspectives ("il est plus capable de penser... il n'ya plus que son point de vue qui compte").

      La colère dans les relations proches:

      Les émotions, y compris la colère, débordent davantage avec ceux qu'on aime.

      L'anticipation des réactions de l'autre ("je savais que tu allais faire ça") et le système d'attachement (sécurisé ou insécure) influencent la gestion de la colère dans les relations intimes.

      Un système d'attachement insécure peut amplifier les émotions négatives ("ça va alimenter active est encore plus mes émotions de tristesse de colère").

      La réaction face à la colère d'autrui:

      Être confronté à la colère d'un inconnu provoque souvent la "pétrification" ou la "sidération".

      La colère fait peur car elle "menace potentiellement l'intégrité d'autrui", mais aussi "l'intégrité des règles de civilité". On ne sait jamais quelles sont les "limites" de la personne en colère, d'où la peur et le retrait.

      Les conséquences de la colère non maîtrisée et violente:

      La colère, surtout lorsqu'elle devient violente, fait souffrir non seulement les proches mais aussi les personnes colériques elles-mêmes.

      Dans les cas extrêmes, elle peut empêcher de vivre et mener à des comportements autodestructeurs ou hétéro-agressifs.

      Le témoignage de Mischa, une femme violente, met en lumière la honte et le caractère dévastateur de sa colère ("c'est très violent c'est c'est comme un tremblement de terre").

      La gestion et la canalisation de la colère:

      Refouler la colère est comparé à un "cancer" qui peut créer des "pathologies physiques".

      Apprendre à réguler sa colère ne signifie pas l'éradiquer, mais trouver d'autres stratégies pour soulager la tension interne.

      L'utilité fonctionnelle de la colère:Communication et positionnement:

      La colère est un "outil de communication" dès l'enfance et permet, à l'âge adulte, de "mettre des limites" et de ne pas se faire "bouffer par les autres".

      Performance physique: Une expérience a démontré que la colère (induite par un sentiment d'injustice) peut augmenter la force physique ("augmentent leur force physique").

      La colère agit comme un "moteur", un "booster" qui "permet d'optimiser les performances" physiques car elle est associée à un niveau d'"activation" et d'"éveil" élevé.

      Performance cognitive (inconsciente):

      Une autre expérience suggère que l'activation inconsciente du concept de colère (par des images subliminales) peut faciliter les performances cognitives et rendre le cœur plus efficace ("économise son énergie et devient plus efficace").

      Ce processus doit être inconscient pour fonctionner. Performance sociale et politique: La colère peut être utilisée consciemment pour "faire passer un message", comme le fait l'entraîneur Bernard Challandes.

      La "colère sociale" est perçue comme un "moteur" essentiel pour "changer les choses" et maintenir l'engagement dans les mouvements collectifs (comme la grève du climat). Les colères collectives ont historiquement fait peur car elles sont "synonyme d'émeutes" et de "révolution", mobilisant les individus en une force collective qui peut ébranler l'ordre établi.

      Le traitement de la colère:

      L'approche pour gérer la colère dépend de sa nature. La psychiatrie peut être pertinente si la difficulté à contrôler la colère est constante, survient dans différents contextes et est associée à des comportements délétères, suggérant un trouble psychiatrique sous-jacent (comme une dépression).

      Cependant, pour des difficultés comportementales, des approches se concentrant sur l'apprentissage de la gestion des émotions et le renforcement de l'estime de soi sont également efficaces, notamment pour les femmes violentes qui recherchent souvent de l'aide comportementale plutôt que psychiatrique.

      Idées ou Faits Importants et Citations Clés

      La colère, une émotion nécessaire:

      "pourtant les spécialistes l'affirment nous ne pourrions pas vivre sans colère elle nous protège et vous le verrez dans cette émission elle augmente considérablement nos performances physiques et cognitives".

      La montée rapide de la colère chez certains:

      "[chez Eduardo] la tension monte très vite un très rapidement mais aussi très haut et qu'à ce moment là sur une émotion qui semble être de la colère il est plus capable de penser".

      La colère dans les relations proches:

      "les psychologues le disent les émotions déborde davantage avec ceux qu'on aime".

      L'influence du système d'attachement:

      Un système d'attachement insécure "va très vite interpréter les signaux que me donne l'autre comme il est en train de me laisser tomber... ça va alimenter active est encore plus mes émotions de tristesse de colère ou tout autre émotion négative".

      La peur face à la colère d'autrui:

      "les émotions de colère elles elles font peur parce que menace potentiellement l'intégrité d'autrui... face à la colère d'autrui surtout des personnes inconnues on est plutôt dans un état de pétrification de sidération".

      Les conséquences du refoulement:

      "je pense que la colère c'est comme un cancer c'est que si on la garde à l'intérieur qu'on laval caen laval caen laval... réellement je pense que oui ça rend malade sa c'est sûr ça j'en suis sûre et certaine".

      La fonction de communication de la colère:

      "c'est un outil de communication déjà depuis la petite la prime enfance c'est un outil qui me sera utile aussi plus tard à l'âge adulte pour me positionner dans la vie mettre des limites... Si je me mets jamais en colère je me fais bouffer par les autres".

      La colère comme moteur de performance physique:

      "la colère c'est une sorte de moteur un booster qui va permettre d'optimiser les performances mais certaines performances performance physique".

      La colère et la performance cognitive inconsciente:

      "cette activation d'une idée de la colère de penser à la colère peut influencer comment je m'applique pendant une tâche... la colère peut faciliter nos actions". "tout ça doit être inconscient".

      La colère collective comme moteur du changement social: "il faut une colère sociale pour changer les choses Sinon c'est quoi le moteur". "les colères collective elles ont toujours fait extrêmement peur parce que ça a été synonyme d' émeutes synonyme de l'annoncé de révolution".

      Conclusion

      L'émission "Dans la tête d'un colérique" démystifie la colère en la présentant non pas uniquement comme une émotion destructive, mais aussi comme une force intrinsèque et potentiellement utile.

      Si sa manifestation violente ou constante peut avoir des conséquences dévastatrices pour l'individu et ses proches, la colère, lorsqu'elle est comprise et gérée de manière appropriée, peut servir d'outil de communication, de motivation et même de catalyseur pour le changement social.

      Il est crucial d'apprendre à canaliser cette énergie plutôt que de la refouler ou de la laisser déborder de manière incontrôlée.

    1. Note d'information : Analyse des mécanismes psychologiques du courage et de la lâcheté

      Introduction

      Cet extrait de l'émission "Dans la tête d'un lâche" explore les mécanismes psychologiques complexes qui sous-tendent le courage et la lâcheté, notamment en présence d'une situation d'urgence où une personne est en danger.

      À travers des témoignages personnels, des expériences reproduites et des analyses d'experts en psychologie, l'émission met en lumière les facteurs qui nous poussent à agir ou, au contraire, nous paralysent face à la détresse d'autrui.

      Principaux Thèmes Abordés et Idées Clés

      La Sidération et le Blocage de l'Action Face à la Peur Extrême (Freezing)

      Observation Clé : Le témoignage d'Aurélia dans le train et l'exemple de l'homme au quai de la Gare de Lyon illustrent une incapacité à agir malgré la conscience du danger.

      Analyse Psychologique : Selon David Sander, directeur du CISA, la peur extrême peut entraîner une réaction de "freezing" ou d'immobilisation tonique.

      Dans cet état, l'organisme devient moins sensible aux stimulations externes, mais les muscles restent toniques et le rythme cardiaque s'accélère. L'individu est figé, incapable de se défendre ou d'agir.

      Citation Pertinente : "qu'est ce qui se passe à ce moment là c'est la peur qui entrent en jeu... la troisième réaction qu'on appelle en anglais freezing"

      Le Conflit Cognitif et le Blocage de l'Action Observation Clé : Aurélia ressentait à la fois la peur d'être agressée si elle intervenait (tendance à l'évitement) et une possible émotion pro-sociale comme la compassion qui la poussait à vouloir aider.

      Analyse Psychologique : Lorsque deux tendances à l'action sont d'une même intensité, cela crée un conflit cognitif maximal, source d'anxiété, qui "va surtout bloquer l'action".

      Citation Pertinente : "Si jamais elle est dans cette situation dans laquelle les deux tendances à l'action sont d'une même intensité... on est dans le cas maximum du conflit cognitifs qui est anxiogène et puis qui va surtout bloquer l'action"

      L'Effet Spectateur et la Diffusion de la Responsabilité

      Observation Clé : L'expérience reproduite à l'arrêt de bus de Genève et l'expérience classique de Latané et Darley démontrent que la présence de nombreux témoins diminue la probabilité et la rapidité d'intervention.

      Analyse Psychologique : Plus il y a de témoins, moins chaque individu se sent personnellement responsable d'agir. La responsabilité est "partagée" entre les membres du groupe.

      Citations Pertinentes : "Le fait d'être plusieurs permet-il à la victime d'être plus rapidement secouru... Malgré le ton qui monte les passants plongent leur nez dans leur téléphone... Personne ne réagit." et "plus on est nombreux et moi on se sent responsable si on est cinq ou six et assister à une urgence après tout pourquoi est ce que moi je devrait intervenir si les autres n'interviennent pas"

      L'Ignorance Plurielle

      Observation Clé : À l'arrêt de bus, les passants regardent autour d'eux pour savoir comment réagir. Voyant que personne d'autre n'agit, ils restent passifs.

      Analyse Psychologique : En situation d'incertitude, les individus cherchent des indices sur le comportement approprié en observant les autres. Si tout le monde fait de même, personne n'agit, renforçant l'idée qu'il n'y a pas lieu d'intervenir.

      Citation Pertinente : "on va avoir tendance à chercher autour de nous des indications qui vont nous dire comment est ce qu'on est censé agir quel est le comportement que l'on doit suivre et donc regarder ce que font les autres... C'est ce qu'on appelle l'ignorance plurielle"

      L'Incertitude Quant à la Nature de la Situation

      Observation Clé : Dans l'expérience de l'arrêt de bus, les témoins ne savent pas si l'interaction est une agression, une scène de ménage, ou si la victime souhaite réellement de l'aide.

      Analyse Psychologique : L'incertitude sur le danger réel de la situation pour la victime peut entraver l'intervention. Une "levée de l'incertitude" par rapport au danger rend l'intervention plus probable.

      Citations Pertinentes : "immédiatement des gens dans la situation de l'arrêt de bus on sait pas vraiment quel est le lien entre la victime et son agresseur... est-ce qu'on doit intervenir ou pas est-ce que c'est notre rôle" et "l'effet spectateurs diminue voire disparaît si jamais il y a une levée de l'incertitude par rapport au danger de la situation"

      L'Évaluation des Risques pour le Témoin

      Observation Clé : Dans le récit d'Aurélia, elle craint d'être elle-même victime si elle intervient.

      Dans l'histoire d'Igor, il évalue le risque de sauter dans le Rhône glacial.

      Analyse Psychologique : La probabilité d'agir dépend de l'évaluation des risques auxquels le témoin est confronté s'il décide d'intervenir.

      Citation Pertinente : "il y a le danger concours la victime mais également celui auquel le témoin doit faire face ils décident d'agir l'évaluation des risques en cas d'intervention va être un élément déterminant pour passer à l'acte ou non"

      La Réduction de la Dissonance Cognitive

      Observation Clé : Les participants à l'expérience de Latané et Darley qui n'ont pas agi minimisent a posteriori le danger de la situation simulée. Aurélia a "effacé" de sa mémoire l'événement dans un premier temps.

      Analyse Psychologique : Si un individu agit d'une manière contraire à ses croyances ou valeurs (ex: ne pas aider quelqu'un en danger alors qu'on croit qu'il faut aider), cela crée un inconfort (dissonance cognitive).

      Pour réduire cet inconfort, l'individu va souvent modifier ses opinions ou sa perception de la situation pour les aligner sur son comportement.

      Citations Pertinentes : "si nous n'agissons pas lorsque la situation le requiert nous adaptons par la suite nos valeurs à notre comportement" et "le plus simple c'est toujours de remettre en question cette situation l'a essayé d'ignorer la situation considéré que c'était pas si grave"

      La Culpabilité de la Non-Assistance

      Observation Clé : Marie et Aurélia ressentent une forte culpabilité après ne pas être intervenues.

      Analyse Psychologique : La culpabilité est une réaction fréquente chez les témoins de situations traumatisantes où ils n'ont pas pu ou su agir.

      Elle peut persister pendant des années. Cependant, la culpabilité peut aussi être une forme de "pouvoir" sur une situation où l'on se sentait impuissant, en s'attribuant la responsabilité.

      Citations Pertinentes : "est ce qu'on a le sens de la culpabilité à ce moment là vous êtes sentie coupable a évidemment enfin c'est certain parce que à ce moment là on se dit que peut-être la vie d'une petite fille est bousillée et qu'on a rien fait" et "le fait de pouvoir s'accuser soi-même de quelque chose ça nous permet de nous donner comme un son un peu de pouvoir sur une situation sur lequel on en avait pas"

      Le Courage et la Lâcheté comme Concepts Moraux et Sociaux

      Analyse Psychologique : Le courage est souvent défini par rapport à la capacité à surmonter sa peur lorsqu'il faut agir, tandis que la lâcheté est définie par le fait de trop laisser sa peur dicter ses actions.

      Ces notions sont intimement liées aux valeurs morales et aux règles sociales établies par la société.

      Citation Pertinente : "les notions de courage de lâcheté sont donc intimement liée à des valeurs morales du genre il est important d'aider son prochain et également un direct de sociétés plus concrètes"

      Le Développement de la Notion de Courage et de Lâcheté chez l'Enfant

      Observation Clé : Les enfants plus jeunes (4-6 ans) se réfèrent principalement aux règles absolues ("Il ne faut pas voler") et à leurs peurs personnelles ("J'ai peur du noir") pour juger du comportement.

      Les enfants plus âgés (à partir de 7 ans) commencent à relativiser les règles en fonction des valeurs morales supérieures (sauver une vie).

      Analyse Psychologique : La capacité à concilier des règles contradictoires et à agir en fonction de valeurs d'intérêt supérieur se développe avec l'âge et l'intégration des normes sociales et morales.

      Citations Pertinentes : "pour les enfants en fait le courage c'est d'abord en tout cas avant qu'ils aient 7 8 ans le courage c'est d'apprendre à se contrôler soi même" et "on va traiter de courageux celui qui a été capable d'enfreindre une règle pour réaliser une règle d'intérêt supérieur"

      Le Courage face à la Désobéissance aux Lois Injustes

      Observation Clé : Le témoignage de Lisa Mozzini démontre un acte de "courage" qui consiste à enfreindre la loi pour défendre une valeur jugée supérieure : la dignité humaine et la nécessité de sauver des vies.

      Analyse Psychologique : Dans certains cas extrêmes, le courage peut impliquer de désobéir aux règles établies si elles entrent en conflit avec des valeurs morales fondamentales.

      L'évaluation du "coût" de l'action (conséquences légales) par rapport au "coût" de la lâcheté (laisser mourir des gens) devient alors centrale.

      Citations Pertinentes : "Si on doit sauver quelqu'un c'est l'avis des quelconques on doit sauver... on doit voler des médicaments casser une vitrine Ouais on le fait parce qu'on peut sauver une vie" et "Je trouve que la dignité humaine c'était plus important préserver la dignité humaine que les lois"

      Facteurs Favorisant l'Action Courageuse

      Analyse Psychologique : L'émission suggère plusieurs pistes pour surmonter la passivité :

      Reconnaître que la non-réaction de la victime ne signifie pas consentement ou absence de danger.

      Se faire confiance dans son évaluation de la situation et accepter la possibilité d'avoir l'air ridicule si l'intervention n'était pas nécessaire (le coût est faible par rapport au gain potentiel).

      Utiliser l'effet de groupe en s'adressant directement à d'autres témoins pour créer une chaîne de solidarité et mobiliser l'action collective.

      Citations Pertinentes : "le premier c'est de se dire que la victime de l'agression même si jamais elle ne marque pas des signes évidents de défense et de peur ça ne veut pas dire que parce qu'ils ne réagissent pas ils ne sont pas en danger" et "le dernier élément c'est de faire jouer justement l'effet du groupe... de s'adresser à son voisin et pas forcément à l'agresseur"

      Conclusion

      L'émission met en évidence que la lâcheté n'est pas nécessairement un trait de caractère inné ou une pure malveillance, mais souvent le résultat de mécanismes psychologiques complexes et de facteurs contextuels comme la peur, l'incertitude, la diffusion de la responsabilité et l'ignorance plurielle.

      Comprendre ces mécanismes peut nous aider à mieux réagir dans les situations d'urgence et à reconnaître que le courage peut être appris, notamment en se préparant (comme les professionnels du secours) et en surmontant les barrières psychologiques.

      La culpabilité ressentie après une non-assistance, bien que douloureuse, peut également être un moteur pour agir différemment à l'avenir, comme le montre le parcours d'Aurélia.

      Finalement, les notions de courage et de lâcheté sont intrinsèquement liées à notre système de valeurs morales et à notre capacité à concilier les règles sociales avec un sens plus élevé de la justice et de la dignité humaine.

  3. Mar 2025
    1. Briefing Doc : Prévention et gestion des conflits au périscope

      Source : Excerpts de l'émission "Prévenir et gérer les conflits au périscope" (Transcription textuelle)

      Date de diffusion (implicite) : Avant février 2025

      Thématique principale : La prévention et la gestion des conflits dans divers environnements, notamment l'éducation nationale et le secteur de la santé.

      Participants :

      • Animation : (Nom non mentionné explicitement, mais présente le studio Joseph et l'émission "Au Périscope")
      • Leticia Chardavoine : Chef d'établissement au lycée général et technologique Joseph des Fontaines à Melle (79).
      • Michel Keré : Inspecteur général de l'éducation, du sport et de la recherche.
      • Stéphane Maré : Directeur de la communication et du mécénat du CHU de Poitiers et médiateur diplômé.
      • Jean Pralon : Enseignant-chercheur en gestion des ressources humaines à l'École de Management de Normandie (en distanciel).
      • Raphaël Mata du Vigot : (Présentateur de la "minute juris").
      • Sylvain Paul : (Propose le "point ressources" ou "minute biblie").

      Structure de l'émission :

      • Introduction et enjeux : Présentation des invités et introduction de la thématique par Michel Keré et Jean Pralon.
      • Minute Juris : Présentation des aspects juridiques de la gestion des conflits, notamment les modes alternatifs de règlement des différends (MARD) dans l'administration.
      • Débat : Discussion entre les quatre invités sur la prévention et la gestion des conflits, avec des exemples concrets et des perspectives variées.
      • Point Ressources (Minute Biblie) : Présentation de ressources documentaires et d'ouvrages pertinents sur la thématique.

      I. Enjeux de la prévention et de la gestion des conflits (Introduction)

      • Universalité du conflit : Michel Keré souligne que le conflit est une caractéristique universelle de l'activité humaine, présente même dans les sociétés animales (violence ou évitement). Cependant, dans les sociétés humaines civilisées, le conflit est organisé par des règles (lois, acceptation des comportements).
      • "Cette question, cette thématique est effectivement universelle, elle existe depuis toujours, euh c'est le propre de l'activité humaine, le conflit n'ayons pas peur de le dire parce que si on fait un peu j'allais même dire si on fait de l'anthropologie de bazar on pourrait dire que le conflit c'est y compris le propre des sociétés animales où le conflit se réglait de deux manières hein soit par la violence le combat ou par l'évitement on allait dans une autre tribu quand on était euh animal le cas échéant ou entre espèces animalière d'ailleurs aussi."
      • Le conflit comme interaction humaine : La parole et l'échange distinguent les conflits humains, offrant des outils d'argumentation et de résolution.
      • "La différence avec les sociétés animales d'ailleurs c'est nous avons la parole et nous avons du coup l'argumentation et l'échange et la parole et l'échanges sont le propre de l'interaction de l'activité humaine et donc de caractère universel du conflit par définition."
      • Organisation et canalisation du conflit dans la société : Les règles collectives (lois) lissent et diminuent le conflit. Des institutions comme l'entreprise, l'association, l'éducation nationale et l'hôpital sont des "creusets de sociétés" où les conflits se manifestent. L'éducation nationale a un rôle particulier dans la formation aux valeurs qui font société et canalisent les conflits.
      • "Dans l'état de société que nous formons le conflit est organisé c'est-à-dire que il y a des règles comme point de repère, il y a une acceptation des comportements de l'autre dans une certaine mesure et qui l'interaction individuelle est régie finalement par des règles collectives qui lissent qui diminuent nécessairement le conflit qu'il s'agisse de la loi..."
      • Définition du conflit : Nécessite un émetteur, un récepteur, une interaction (verbale, écrite) et une argumentation non partagée, menant à des frictions et potentiellement à une gradation (échanges d'opinion, tensions interpersonnelles/professionnelles, conflits explicites, crise).
      • Déterminants du conflit : Manque d'écoute, argumentations excessives, enjeux de négociation.
      • Dualité du conflit : Peut être salutaire et positif (source d'innovation et de convergence de vues) mais aussi négatif et destructeur (rupture de communication, situations frictionnelles structurelles).
      • Perspective du management (Jean Pralon) :Les conflits basés sur les goûts personnels sont moins importants. Dans les organisations, les conflits prennent des formes institutionnelles liées à la distribution du pouvoir.
      • "Si le conflit porte sur des goûts des préférences des intérêts personnels c'est pas très grave au fond... en revanche ce qui serait important c'est de considérer que dans les les organisations dans une institution le conflit prend des formes un peu différentes et que pour ça il faut essayer de de décoder les choses d'une façon un peu plus institutionnelle."
      • Les organisations distribuent du pouvoir, et les conflits sont souvent l'expression d'un conflit de pouvoir entre ceux qui tentent de l'exercer et ceux qui n'ont pas envie de le subir.
      • Il faut se méfier de l'interprétation qui voit toute résistance ou opposition comme une résistance au changement basée sur des intérêts personnels, car elle peut ignorer les questions de légitimité des contraintes imposées.
      • "Très souvent la question du conflit il faut la penser dans un contexte qui va être avant tout un contexte de distribution du pouvoir... c'est l'expression d'un conflit de pouvoir entre des gens sur lesquels on essaie d'exercer du pouvoir et qui n'ont pas envie qu'on les qu'on les manipule et qu'on les maltraite..."
      • Le conflit peut également être lié à des conflits de statut (ex: chef d'établissement exprimant son rôle).

      II. Gestion des conflits : Aspects juridiques (Minute Juris)

      • Évolution de la gestion des conflits : Du duel judiciaire à un règlement plus procédural et respectueux du droit.
      • Définition juridique du conflit : Une décision administrative contestée par son destinataire.
      • Modes Alternatifs de Règlement des Différends (MARD) : Existent en dehors du recours au juge, permettant un règlement plus rapide, souple, accessible et personnalisé.
      • Types de MARD :Recours administratif (gracieux ou hiérarchique) : Mode classique régi par le Code de justice administrative.
      • Arbitrage : Un tiers tranche la contestation.
      • Conciliation : Un tiers rapproche les parties et fait des propositions.
      • Médiation : Un tiers restaure la communication pour que les parties trouvent elles-mêmes une solution. L'accord peut prendre la forme d'une transaction (concessions réciproques) et parfois nécessiter une homologation judiciaire.
      • Encouragement des MARD par les pouvoirs publics : Raisons sociales (règlement pacifique, redonner le pouvoir aux citoyens) et économiques (désengorger les juridictions).
      • Focus sur la médiation administrative :Médiateur de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur (depuis 1999) : Nommé par arrêté ministériel.
      • Médiateurs académiques : Institués dans chaque ressort académique, coordonnés par le médiateur national.
      • Compétences : Le médiateur national traite les réclamations relatives aux services centraux et aux établissements non rattachés à un recteur ; les médiateurs académiques sont compétents pour les services et établissements de leur circonscription.
      • Statut : Organe intégré au ministère, mais agissant de manière impartiale et neutre (adhère à la charte du club des médiateurs du service public).
      • Mission : Médiation et traitement extrajudiciaire des réclamations (questions financières, affectation, carrière, statut, recrutement, retraite, protection sociale pour les personnels ; inscription, orientation, vie scolaire/universitaire, examens, questions sociales, inclusion pour les usagers).
      • Procédure de saisine : La réclamation doit être précédée de démarches auprès de l'établissement concerné.
      • Pouvoirs d'investigation du médiateur : Peut faire appel aux services du ministère et aux inspections générales.
      • Issues de l'intervention du médiateur : Refus d'appuyer la réclamation ou appui avec recommandations (non contraignantes) à l'établissement ou au service concerné.
      • Articulation avec le Défenseur des droits : La saisine du Défenseur des droits met fin à la procédure devant le médiateur de l'Éducation si la réclamation entre dans sa compétence.
      • Médiation préalable obligatoire (MPO) : Expérimentée puis pérennisée par la loi pour la confiance dans l'institution judiciaire.
      • Principes fixés par le Code de justice administrative : Articles R213-10 et suivants.
      • Déclenchement : Engagée auprès du médiateur compétent dans les délais du recours contentieux (2 mois suivant la notification de la décision contestée, qui doit mentionner l'obligation de saisir le médiateur et ses coordonnées).
      • Effets de la saisine : Interruption du délai de recours contentieux et suspension des délais de prescription.
      • Champ d'application : Recours formés par les agents publics à l'encontre de certaines décisions administratives individuelles défavorables (éléments de rémunération, refus de détachement/disponibilité/congé parental, réemploi d'un contractuel, refus de promotion interne/accès à la formation).
      • Développement de l'éducation aux MARD : Nécessaire pour leur progression, inscrit dans l'objectif de l'article L11-1 du Code de l'éducation.
      • Dispositifs existants : Enseignement moral et civique, médiation par les pairs dans certains établissements.
      • Limites : La généralisation des MARD est encore un chemin long.

      III. Débat : Prévention et gestion des conflits (Points clés)

      • Prévention des conflits (Leticia Chardavoine) :Poser un cadre de confiance et de respect : Cadre de communication entre tous les personnels, respect de la diversité, reconnaissance de l'humain avant le professionnel, prise en compte des parcours et expériences différents.
      • "Pour moi le ça passe par euh le fait de poser un cadre euh de confiance et de respect c'est-à-dire un cadre de communication entre les personnels entre la direction et les personnels les personnels la direction et entre l'ensemble des personnels qui soit vraiment euh respectueux de la diversité des personnes qui constituent ses personnels."
      • Modélisation par le chef d'établissement : Être soi-même respectueux et garder son calme pour être légitime à exiger cela des autres.
      • "Ce cadre je vais moi-même m'astreindre à le respecter c'est-à-dire qu'à partir du moment où j'explique à mes personnels que on peut tous dire mais qu'il y a la manière de le dire ça sous-entend que que moi à aucun moment je ne peux me permettre de perdre mon calme envers un personnel..."
      • Développement des "soft skills" : Écoute active, empathie, assertivité, communication claire et précise (orale et écrite), formulations respectueuses, donner du sens aux demandes.
      • "Le deuxième point il est très en lien avec ce qu'on appelle les soft skill c'est-à-dire les les compétences douces avec la notion d'écoute active d'empathie d'assertivité tout ce qui tourne autour de de la communication..."
      • Cohérence entre le dire et le faire : Expliciter les actions et les décisions, respecter les engagements pour éviter l'incertitude et le terrain propice aux conflits.
      • "L'expression dire ce qu'on fait et faire ce qu'on dit c'est-à-dire que les personnels aujourd'hui ne fonctionnent plus à l'aveugle... on veut savoir pourquoi on fonctionne dans quel but et quand une décision est prise euh savoir qu'elle est prise et savoir pourquoi elle est prise et dans quel objectif à quelle durée..."
      • Attention au poids du non-verbal : Être conscient de sa communication non verbale et de celle des autres, veiller à la cohérence avec le verbal dans une attitude de respect.
      • "Je leur rappelle que dans une communication euh orale il n'y a que 30 % de la communication qui va être verbal et 70 % qui va être non verbal..."
      • Valorisation des instances : Les instances (conseil d'administration, etc.) sont des lieux de prévention en permettant l'expression des divergences d'opinion et en régulant les conflits potentiels. Le conflit d'idées est vu comme fondamental pour l'évolution.
      • "Les instances pour moi c'est le lieu euh de prévention des conflits dans le sens où très souvent les conflits ils apparaissent parce qu'ils ne sont pas exprimés..."
      • Être attentif aux signaux faibles : Écouter les remarques, les tensions, les incompréhensions pour réagir rapidement avant l'escalade.
      • "Le dernier point je dirais sur la prévention du conflit c'est d'être très attentif aux signaux faibles..."
      • Analogie entre le secteur de la santé et l'éducation (Stéphane Maré) : Les deux environnements impliquent la prise en charge d'humains par des humains, créant des contextes où les conflits peuvent survenir. La médiation est un outil développé plus récemment dans la santé pour la prévention et la gestion des conflits entre agents.
      • Importance du contexte (Michel Keré) : Les solutions standardisées pour gérer les conflits sont limitées. Il faut tenir compte du contexte spatial et temporel. L'écoute empathique et le respect partagé sont fondamentaux. L'exemplarité et la conviction du responsable sont essentielles.
      • "Je suis un peu frappé par la multiplicité des solutions standardisées qu'on vous propose les 60 recettes pour gérer les conflits les 30 conseils pour et cetera et et moi je je suis pas là c'est-à-dire que je trouve que la manière dont Madame Chardavoine l'a amené est tout à fait juste c'est-à-dire que le le conflit qu'on essaie de le prévenir ou de le gérer il est contextualisé à la fois dans l'espace et dans le temps..."
      • La capacité à convaincre est une garantie de la prévention et de la gestion des conflits. L'argument d'autorité est un dernier recours moins efficace que le pouvoir de conviction.
      • Gestion des conflits par la médiation (Stéphane Maré) :La médiation est un outil structuré proposé au personnel (parmi d'autres MARD comme la conciliation).
      • Vertus de la médiation : Permettre aux personnes en difficulté de communication de se retrouver, de s'exprimer, de s'écouter et de se comprendre ; permettre aux intéressés de trouver eux-mêmes des solutions durables à leurs conflits.
      • Rôle du médiateur : Neutre, impartial, indépendant, accompagnateur (pas un arbitre).
      • Processus de médiation : Entretiens individuels préalables (expliquer le processus, s'assurer de l'engagement volontaire), séances plénières (réunion des acteurs, durée de 2-3 heures, plusieurs séances possibles). Durée moyenne d'une médiation : 3 mois.
      • Confidentialité : Garantie de sécurité pour l'expression des participants.
      • Médiation de projet : Application du processus de médiation pour accompagner des équipes dans la conduite de projets, anticiper les réticences au changement et faciliter la communication.
      • Nombre de participants : Peut concerner deux personnes ou des groupes importants (jusqu'à 40 avec plusieurs médiateurs).
      • Taux de réussite : Environ 70% (évalué par la concrétisation d'un accord écrit). Le simple fait de reprendre le dialogue peut être considéré comme un succès.
      • Gestion des conflits par le chef d'établissement (Leticia Chardavoine) :Objectif : Revenir à une situation sans conflit et sans perdant (éviter la rancœur et la reprise du conflit).
      • Différer la gestion : Laisser le temps pour que les émotions s'apaisent.
      • Recueillir le ressenti individuel : Permettre à chaque partie d'exprimer son point de vue et ses émotions.
      • Entretiens individuels et réunions spécifiques : Organiser des moments pour la verbalisation des ressentis et des opinions divergentes.
      • Accompagnement à la formulation : Aider à trouver des expressions respectueuses, distinguer les faits des ressentis, identifier les problèmes de communication et les mauvaises interprétations.
      • Laisser la solution émerger des parties : Le chef d'établissement n'est pas un juge, mais un facilitateur pour trouver un compromis ou des excuses.
      • Retour en différé : Vérifier si la situation est complètement résolue et prendre la température pour éviter une reprise du conflit.
      • Approche systémique du conflit (Stéphane Maré) : Le conflit est un système où chacun se positionne différemment. Il est important de considérer les besoins et d'aider les personnes à sortir de ce système. L'aspect émotionnel est crucial.
      • Rôle des enquêtes administratives (Michel Keré) : L'Inspection Générale peut mener des enquêtes en cas de dysfonctionnement organisationnel, offrant un regard externe et une analyse de la gestion des conflits. Cela permet de libérer la parole et d'apaiser l'organisation.
      • Principes de la gestion des conflits (Jean Pralon) :Distinguer l'accord sur les idées du conflit de position : On peut être d'accord avec quelqu'un mais le conflit peut venir d'une question de position (statut, intérêts personnels).
      • Ne pas hésiter à ne pas négocier : Lorsque des directives institutionnelles s'imposent, la marge de négociation peut être limitée.
      • Faire sens aujourd'hui : Ne plus seulement rappeler les grands principes, mais aussi faire appel à des justifications alternatives et variées qui trouvent un écho dans les intérêts personnels des individus, tout en respectant les grands principes.
      • Décoder les intérêts personnels et les positions : La lecture du conflit doit se faire au niveau où il se pose (rarement des conflits de personne, souvent des conflits de statut et de position).
      • L'assertivité : Règle de comportement impliquant de ne ni agresser, ni se soumettre, ni manipuler dans sa communication. Assumer son rôle et son statut, expliquer les choses en tenant compte des légitimités institutionnelles et des besoins des personnels.
      • Formation à l'assertivité : Possible pour améliorer sa communication.
      • Importance de la culture professionnelle (Michel Keré) : L'adhésion, la volonté d'avancer sur des projets partagés, la conviction de l'utilité de son action dans le service public (éducation et santé) facilitent la gestion et la prévention des conflits. Le partage de valeurs et de convictions est une force.

      IV. Point Ressources (Minute Biblie)

      • Ressources institutionnelles :Site education.gouv.fr : Informations sur le médiateur de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, carte des médiateurs académiques.
      • Actes du colloque des 20 ans de la médiation de l'éducation nationale (2018) : "La médiation pour une société de la confiance".
      • Rapports annuels de la médiation de l'éducation nationale :
      • 2019 : "Prendre soin, une autre voie pour prévenir les conflits".
      • 2023 : "Faire alliance, redonner confiance".
      • Ouvrages suggérés :"Les modes alternatifs de règlement des conflits" (3e édition, 2019) de Loïc Cadiet et Thomas Clay (Dalloz).
      • "La médiation" (Nouvelle édition, 2015) de Jacques Faget (Érès).
      • "La médiation pour tous en France : Comment gérer relations et conflits" (2022) (L'Harmattan).
      • Définition du mot "conflit" dans "Les 100 mots de la sociologie" (2022) de Sandrine Rui.
      • "Les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs : Initiation à la communication non violente" (2016) de Marshall B. Rosenberg (La Découverte).
      • "Chevaucher son tigre ou comment résoudre des problèmes compliqués avec des solutions simples" (2008) de Giorgio Nardone (Seuil).

      Conclusion (implicite) :

      L'émission met en lumière la complexité et la diversité des approches pour prévenir et gérer les conflits.

      Que ce soit par la mise en place d'un cadre relationnel basé sur le respect et la communication (dans les établissements scolaires), par l'utilisation d'outils structurés comme la médiation (dans les secteurs de la santé et de l'éducation), par une analyse managériale des enjeux de pouvoir et de statut, ou par le recours à des dispositifs juridiques alternatifs, la gestion des conflits nécessite une compréhension des dynamiques humaines et organisationnelles, ainsi qu'une adaptation des méthodes au contexte spécifique.

      La valorisation du dialogue, de l'écoute, et de la recherche de solutions mutuellement acceptables apparaît comme essentielle pour construire des environnements de travail plus sereins et productifs.

    2. Voici un sommaire de la vidéo "Prévenir et gérer les conflits au périscope" avec une indication approximative des moments clés abordés par les intervenants :

      • [Début - environ 1:00] Introduction de l'émission par l'animateur, présentation du thème de la prévention et de la gestion des conflits, et des quatre invités : Laticia Chardavoine, Michel Keré, Stéphane Maré (en présentiel) et Jean Pralon (à distance).

      • [Environ 1:00 - 7:00] Introduction et enjeux de la thématique :

        • Michel Keré introduit le sujet en soulignant l'universalité du conflit comme propre à l'activité humaine et aux sociétés organisées. Il aborde la définition du conflit (émetteur, récepteur, désaccord), la gradation des conflits (échanges d'opinions, tensions, conflits explicites, crises) et les déterminants (manque d'écoute, argumentations excessives, enjeu de négociation). Il met également en avant le potentiel salutaire et positif du conflit s'il est bien géré, tout en insistant sur la nécessité de maîtriser les formes négatives et destructrices.
        • Jean Pralon apporte la perspective du management, expliquant que dans les organisations, le conflit est souvent lié à la distribution du pouvoir plutôt qu'à des désaccords d'opinions. Il évoque la notion de résistance au changement et la nécessité de considérer le conflit dans un contexte institutionnel de distribution du pouvoir et de statuts.
      • [Environ 7:00 - 10:00] La minute juris présentée par Raphaël Mata du Vigot, qui traite de la gestion juridique des conflits, évoquant l'évolution du duel judiciaire vers des règlements plus procéduraux. Il présente les modes alternatifs extrajudictionnels de règlement des différends (recours administratifs, conciliation, arbitrage, médiation) encouragés par les pouvoirs publics. Il se concentre sur la médiation administrative dans l'éducation nationale et l'enseignement supérieur, en présentant le rôle du médiateur national et des médiateurs académiques, leur mission, les types de réclamations et la procédure de saisine. Il aborde également la médiation préalable obligatoire pour certains recours contentieux des agents publics de l'éducation nationale suite aux lois de 2016 et 2021. Il conclut sur la nécessité de développer l'éducation aux modes alternatifs de règlement des différends.

      • [Environ 10:00 - 14:30] Prévention des conflits :

        • Laticia Chardavoine partage sa conception de la prévention des conflits en tant que chef d'établissement. Pour elle, cela passe par poser un cadre de confiance et de respect dans la communication entre tous les personnels. Elle insiste sur l'importance de la modélisation par la direction, le développement des "soft skills" (écoute active, empathie, assertivité) et une communication claire et respectueuse. Elle souligne l'importance de "dire ce qu'on fait et faire ce qu'on dit", la prise en compte du poids du non-verbal, et le rôle des instances dans l'expression des divergences d'opinion. Elle insiste sur l'importance d'être attentif aux signaux faibles pour réagir rapidement aux tensions.
      • [Environ 14:30 - 17:30] Analogies entre secteurs (santé et éducation) et approfondissement sur la prévention :

        • Stéphane Maré établit des analogies entre le secteur de la santé et l'éducation nationale car tous deux impliquent la prise en charge d'êtres humains. Il partage l'expérience de l'hôpital où la médiation a été introduite plus tardivement comme outil de prévention après avoir géré des conflits.
        • Michel Keré se reconnaît complètement dans les propos de Laticia Chardavoine et met en garde contre les solutions standardisées pour la gestion des conflits, insistant sur la contextualisation, le fait de rester soi-même dans l'écoute empathique, l'exemplarité et le respect partagé. Il souligne l'importance d'une expression maîtrisée, de la réflexion et de la capacité à convaincre pour la prévention et la gestion des conflits, tout en reconnaissant le recours possible à l'autorité en dernier ressort, privilégiant cependant le pouvoir de conviction.
      • [Environ 17:30 - 23:00] Gestion des conflits : prisme de la médiation :

        • Stéphane Maré explique la médiation comme un outil structuré proposé au personnel, distinct de la conciliation. Il met en avant ses deux vertus : permettre la reprise de communication et aider les personnes à trouver elles-mêmes des solutions. Il précise le rôle du médiateur (neutre, impartial, indépendant, accompagnateur et non arbitre) et la valeur ajoutée des solutions durables trouvées par les parties elles-mêmes. Il insiste sur l'importance du cadre sécurisant, de la confiance et de la confidentialité dans le processus de médiation. Il décrit l'application de la médiation dans l'accompagnement de projets et le déroulement typique d'une médiation (entretiens individuels, séances plénières, durée moyenne, taux de réussite). Il nuance la notion de "taux de réussite", expliquant que la prise de conscience et la reprise de dialogue peuvent être des succès en soi.
      • [Environ 20:30 - 23:00] Gestion des conflits : prisme du chef d'établissement :

        • Laticia Chardavoine partage sa vision de la gestion des conflits, visant une situation sans conflit et sans perdant. Elle distingue les situations de conflit des cas de harcèlement ou de violence. Ses méthodes incluent des entretiens individuels différés pour laisser passer l'émotion et recueillir le ressenti de chacun. Elle privilégie ensuite des rencontres (individuelles ou en instance) pour permettre la verbalisation des ressentis opposés, accompagner à la formulation respectueuse, distinguer le factuel du ressenti et favoriser la recherche de solutions par les parties elles-mêmes. Elle évoque l'importance d'un retour en différé pour s'assurer que la situation est apaisée.
        • Stéphane Maré rebondit sur l'importance de l'aspect émotionnel, du besoin et de l'approche systémique dans la gestion des conflits.
      • [Environ 23:30 - 25:00] Gestion des conflits : perspective de l'Inspection Générale :

        • Michel Keré présente les enquêtes administratives menées par l'Inspection Générale comme un outil externe d'analyse et de gestion des dysfonctionnements et conflits au sein de l'éducation nationale. Il souligne la richesse de cette approche qui permet une écoute large et un regard à 360 degrés, favorisant la libération de la parole et l'apaisement des organisations.
      • [Environ 25:00 - 27:30] Gestion des conflits : prisme de la recherche en management :

        • Jean Pralon aborde les principes de la gestion des conflits, insistant sur la distinction entre désaccord d'idées et conflit de position (statut et intérêts personnels). Il souligne la complexité de "faire sens" aujourd'hui et la nécessité de justifications variées, tout en considérant les intérêts personnels. Il présente le principe d'assertivité comme une règle de comportement (ni agresser, ni se soumettre, ni manipuler) pour une communication efficace et respectueuse des statuts. Il suggère qu'il est possible de se former à l'assertivité.
      • [Environ 27:30 - 28:30] Conclusion partielle et transition vers les ressources :

        • Michel Keré complète en rappelant la contextualisation des conflits et souligne la culture professionnelle du service public (adhésion, volonté de projets partagés, conviction de l'utilité de l'action) comme un facteur facilitant la prévention et la gestion des conflits dans l'éducation et la santé. Il y voit une force et un honneur du service public.
      • [Environ 28:30 - 30:30] Point ressources : la minute biblie présentée par Sylvine Paul, qui propose une sélection de ressources sur la médiation et la gestion des conflits. Elle présente le rôle du médiateur de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, des actes de colloque, des rapports annuels, et des ouvrages de référence sur les modes alternatifs de règlement des conflits, la médiation, la définition du conflit en sociologie, la communication non violente et la résolution de problèmes complexes.

      • [Environ 30:30 - Fin] Remerciements et conclusion de l'émission par l'animateur, remerciant les quatre intervenants et annonçant le prochain numéro.

  4. Feb 2025
    1. Un cas particulierPour les élèves qui ont du mal à gérer leurs émotions et qui peuvent se mettre dans desétats de crise interne ou externe face à une frustration, l’accompagnement doit êtrespécifique. On considère que les comportements pendant la crise échappent au contrôlemental de l’élève, et les sanctions doivent alors être adaptées pour avoir du sens, cela setravaillant dans un cadre spécifique.
  5. Jan 2025
    1. Voici un document de briefing détaillé, reprenant les thèmes principaux, les idées clés et des citations pertinentes des sources que vous avez fournies, le tout en français :

      Document de Briefing : Analyse du Webinaire sur les Pratiques de Gestion de Crise des Directions d'Établissement Scolaire au Québec

      Introduction

      Ce document vise à synthétiser les points saillants du webinaire intitulé "Réfléchir aux pratiques de gestion de crise des directions d’établissement scolaire au Québec," présenté par Olivier et Anne Michel, professeurs à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

      Le webinaire a exploré les résultats d'un projet de recherche sur la gestion de crise dans le contexte scolaire québécois, en particulier pendant la pandémie de COVID-19.

      Contexte et Objectifs de la Recherche

      • Origine du projet: La recherche a été initiée suite à la crise sanitaire de la COVID-19, qui a mis en lumière la nécessité d'étudier la gestion de crise dans le milieu scolaire.
      • Financement: Le projet a été financé par l'UQAM et le réseau PERISCOPE.
      • Objectif général: Identifier les pratiques de gestion de crise des directions d'établissement scolaire, les évaluer et proposer des pistes d'amélioration, notamment en matière de formation.

      Déroulement : Le projet s'est déroulé en plusieurs phases : * Phase 1 : Entretiens semi-dirigés avec des directions d'établissement pour identifier les pratiques de gestion de crise pendant la pandémie. * Phase 2 : Questionnaire en ligne pour évaluer l'importance accordée à ces pratiques en contexte de crise pandémique et globale, et pour identifier les besoins en formation des directions.

      Constat Principal : Un Champ de Recherche Peu Documenté

      La gestion du changement est un sujet largement étudié dans le domaine de l'éducation, mais les études sur la gestion de crise restent rares, surtout dans le monde francophone.

      "…si la gestion du changement est un chantier largement documenté dans le champ de l'administration et des politiques de l'éducation … la gestion des risques et des crises telles que nous la définissons demeure relativement peu documentée dans le secteur de l'éducation."

      La pandémie a stimulé l'intérêt pour ce champ de recherche, mais les études restent surtout menées aux États-Unis, conséquence des évènements tels que la fusillade de Columbine.

      Définition de la Crise

      Caractéristiques: Un événement imprévisible, indu, comportant un danger, une menace et des effets négatifs sur le fonctionnement normal de l'organisation.

      Échelle de gravité (Libère): Incident → Accident → Crise → Catastrophe. La crise se situe entre l'accident et la catastrophe.

      Risques: La crise est un risque, mais il existe des risques internes et externes multiples dans le milieu scolaire (violence, problèmes de santé mentale, catastrophes naturelles, épidémies, etc.).

      La Gestion de Crise

      • Définition: Un processus visant à prévenir ou amoindrir les effets négatifs des crises en protégeant les organisations et les parties prenantes.
      • Importance de la préparation: Agir en prévention et réagir rapidement en cas de crise.
      • Défis: Gérer les enjeux pédagogiques et administratifs, former les gestionnaires, etc.
      • Constat: Les gestionnaires scolaires ne sont pas toujours formés à la gestion de crise.
      • "...actuellement, pas seulement au Québec, mais également ailleurs à l'international, on remarque que les gestionnaires scolaires ne sont pas formés initialement à la gestion de crise, ce qui nuit à la réaction rapide et adéquate à celle-ci."

      Résultats de la Phase 1 (Étude Qualitative)

      • Méthodologie: Entretiens semi-dirigés avec 12 directions et directions adjointes, analyse de contenu inductive.

      8 principes de gestion de crise dégagés:

      • Dégager les ressources financières et matérielles.
      • Mobiliser les ressources humaines (interne et externe).
      • Veiller au bien-être du personnel.
      • Motiver et mobiliser le personnel.
      • Trouver des solutions et prendre des décisions (déléguer).
      • Encourager le leadership du personnel enseignant.
      • Assurer la poursuite des activités éducatives.
      • Maintenir le lien avec le personnel, les parents et les élèves.

      Résultats de la Phase 2 (Étude Quantitative)

      • Méthodologie: Questionnaire en ligne auprès de 78 directions d'école et gestionnaires.
      • Évaluation de l'importance des principes : Les principes sont jugés importants, voire très importants en contexte de crise sanitaire et globale, mais plus encore en contexte de crise sanitaire.
      • " En effet, il y a une importance plus grande qui est accordée au principe en contexte de crise sanitaire plutôt qu'en contexte de crise globale, ce qui peut s'expliquer par le fait que notre guide présente certains principes qui ont été élaborés au moyen d'entretiens visant explicitement à documenter la crise pandémique. "
      • Besoins de formation : L'offre de formation initiale et continue est jugée insuffisante pour développer les compétences en gestion de crise.
      • "Ce que les données nous indiquent, c'est qu'à la fois pour la formation initiale et pour la formation continue, on semble peu apprécié, peu d'accord avec le fait que la formation initiale, voir même la formation continue, permet de développer présentement les compétences en gestion de crise de nos directions."
      • Profils de leadership : Identification de deux profils (autoritaire et créatif), mais pas de différence significative dans le besoin de formation.

      Discussion et Recommandations

      • Importance de la contextualisation : Chaque crise est spécifique, mais des principes transversaux existent.
      • Insuffisance de la formation : Les directions ont besoin d'une formation spécifique à la gestion de crise.
      • "Nos résultats révèlent que la formation qui est présentement offerte, qu'elle soit initiale ou continue, elle est insuffisante en fait pour développer pleinement la gestion de crise chez nos candidats. Donc, il semble avoir un certain manque de préparation pour affronter différents types de crise."

      Recommandations :

      *Développer des formations spécifiques (initiale et co ntinue). * Utiliser des études de cas et des scénarios de crise. * Intégrer des exemples concrets et des classifications de crise. * S'inspirer des pratiques en administration et gestion de crise d'autres secteurs. * Documenter davantage les crises vécues par les directions pour élaborer des scénarios de formation pertinents.

      "L'idée serait éventuellement donc de mener des entretiens pour décrire, pour qu'on puisse recenser ces différents types de crises là, les évaluer bien sûr au regard de différents paramètres, notamment leur niveau de gravité par exemple, en venir à faire une classification, donc une typologie également des crises qui ont été vécues."

      Limites de l'Étude

      • Échantillon de 78 participants, donc pas représentatif de toutes les directions du Québec.
      • La notion de crise est subjective et interprétable.
      • Le questionnaire est fermé, ne permettant pas d'approfondir la compréhension des expériences de crise vécues.

      Prochaines Étapes

      • Documenter les différentes crises scolaires vécues (entretiens).
      • Évaluer le niveau de gravité des crises (échelle de Libère).
      • Développer une typologie de crises.
      • Créer des scénarios de crise pour la formation.

      Conclusion

      Le webinaire a mis en évidence l'importance d'une approche structurée et documentée de la gestion de crise dans le milieu scolaire québécois.

      La recherche menée par Olivier et Anne Michel révèle un besoin criant en formation des gestionnaires d'établissement, et souligne la nécessité de s'inspirer des pratiques éprouvées dans d'autres secteurs, tout en tenant compte des spécificités du contexte scolaire.

      Les prochaines phases de la recherche devraient apporter des éclairages supplémentaires et contribuer à améliorer la préparation des directions d'établissement face aux crises.

    2. Voici un résumé des points principaux de la présentation, avec une indication du moment où ils ont été abordés:

      • Introduction [0:00-2:20]
        • Présentation du webinaire par Mar, directeur du CRIFPE.
        • Le webinaire porte sur la gestion de crise dans les établissements scolaires au Québec.
        • Présentation des conférenciers, Olivier et Anne Michel, professeurs à l'Université Laval.
        • Le webinaire est enregistré et sera disponible sur le site du CRIFPE.
      • Contexte et origine du projet de recherche [2:20-3:15]
        • Le projet a débuté lors de la crise sanitaire de la COVID-19 en 2020.
        • La fermeture des écoles et les mesures sanitaires ont mis en évidence le besoin d'étudier la gestion de crise dans le secteur de l'éducation.
      • La gestion de crise comme champ de recherche [3:15-4:30]
        • Les études sur la gestion du changement se concentrent surtout sur les changements planifiés.
        • La gestion des risques et des crises est peu documentée dans le secteur de l'éducation, surtout en français.
        • La pandémie de COVID-19 a augmenté l'intérêt pour la gestion de crise dans la recherche en éducation.
        • La fusillade de Columbine a également marqué les esprits et a conduit à des recherches majoritairement américaines dans ce domaine.
      • Définition de la crise et des risques [4:30-5:45]
        • Une crise est un événement imprévisible, endogène, avec un potentiel d'effets négatifs qui nuit au fonctionnement normal de l'organisation.
        • Une échelle de gravité permet de distinguer l'incident, la crise et la catastrophe.
        • Les risques internes et externes sont multiples (violence, problèmes de santé mentale, catastrophes naturelles, etc.).
        • Un plan de gestion des risques permet de diminuer les impacts potentiels d'une crise.
      • Gestion de crise : Définition et enjeux [5:45-6:30]
        • La gestion de crise est un processus visant à prévenir ou amoindrir les effets négatifs des crises.
        • La préparation est essentielle, mais nécessite des compétences et une formation des gestionnaires scolaires.
        • Il est difficile d'agir rapidement si un gestionnaire n'est pas en mesure de reconnaître une crise.
        • Les gestionnaires doivent gérer les enjeux pédagogiques et administratifs.
        • Les gestionnaires scolaires ne sont pas toujours formés initialement à la gestion de crise.
      • Phase 1 du projet : Pratiques de gestion de crise en contexte pandémique [6:30-8:00]
        • Recherche qualitative basée sur des entrevues semi-dirigées avec 12 directions d'établissement.
        • Les questions portaient sur les rôles et responsabilités des acteurs scolaires et les pratiques de gestion de crise.
        • Huit principes de gestion de crise ont été dégagés à partir de l'analyse des entrevues.
      • Les huit principes de gestion de crise dégagés [7:45-8:45]
        • Dégager les ressources financières et matérielles.
        • Mobiliser pleinement les ressources humaines.
        • Veiller au bien-être du personnel.
        • Motiver et mobiliser le personnel.
        • Trouver des solutions et prendre des décisions en faisant confiance à l'équipe.
        • Encourager le leadership du personnel enseignant.
        • Assurer la poursuite des activités éducatives.
        • Maintenir le lien avec le personnel, les parents et les élèves.
      • Phase 2 du projet : Évaluation des principes et besoins de formation [8:45-10:00]
        • Questionnaire en ligne administré aux directions d'école.
        • Évaluation de l'importance accordée aux 8 principes en contexte de crise pandémique et globale.
        • Évaluation des besoins de formation initiale et continue en gestion de crise.
      • Résultats du questionnaire : Profil des participants [10:00-11:00]
        • 78 répondants, majoritairement des directions d'école et des femmes.
        • La tranche d'âge principale est de 35 à 54 ans, avec une expérience variable.
        • Une partie des répondants n'a vécu que la crise pandémique, et d'autres plus de cinq crises.
      • Résultats : Évaluation des principes [11:00-12:00]
        • Les principes sont généralement considérés comme importants, voire très importants, tant en contexte de crise sanitaire que globale.
        • Le bien-être du personnel et la prise de décision sont jugés particulièrement importants.
        • Une importance plus grande est accordée aux principes en contexte de crise sanitaire, car le guide a été élaboré à partir d'entrevues sur la crise pandémique.
      • Résultats : Besoins de formation [12:00-13:00]
        • L'offre de formation actuelle, tant initiale que continue, est jugée insuffisante pour développer les compétences en gestion de crise.
        • La majorité des directions sont d'accord pour que la formation initiale et continue travaille à développer et à accompagner la gestion de crise.
      • Profils de leadership en contexte de crise [13:00-14:00]
        • Deux profils dégagés : le leader autoritaire (prise de décision rapide) et le leader créatif (consultation et innovation).
        • La plupart des répondants se situent davantage vers le profil autoritaire.
        • Pas de différence significative entre les profils de leadership et le besoin de formation.
      • Discussion et limites de l'étude [14:00-15:30]
        • Chaque crise est unique, mais des principes transversaux existent.
        • La formation actuelle est insuffisante, d'où l'importance d'outiller les directions.
        • Les limites incluent la taille de l'échantillon, la conception de la crise et l'utilisation d'un questionnaire fermé.
      • Recommandations et prochaines étapes [15:30-17:30]
        • Il est nécessaire de former davantage les gestionnaires en gestion de crise.
        • Distinguer la formation initiale et continue et offrir des modules spécifiques par type de crise.
        • Documenter les différentes crises scolaires vécues pour identifier les actions et les habiletés nécessaires.
        • Développer des scénarios de crise pour les formations.
        • Appel à participation pour partager des expériences de crise.
        • Collaboration avec des experts pour classifier les crises selon une échelle de gravité.
      • Questions et réponses [17:30-28:45]
        • Discussion sur les classes d'âge, les étonnements des chercheurs et les réactions des directions.
        • Les participants se demandaient s'il existe une marge de manoeuvre pour les directions ou si des directives claires devraient être mises en place.
        • Discussion sur la formation souhaitée, la pertinence des études de cas, et la possibilité d'évaluer la compétence en gestion de crise.
        • Les mesures sont principalement auto rapportées par les directions.
        • Les biais de désirabilité ont été pris en compte dans la recherche.
        • La triangulation des données, à l'aide des témoignages des enseignants, est une piste possible.

      Ce résumé minuté couvre les points principaux de la présentation, en mettant en évidence les objectifs, les méthodes, les résultats et les recommandations des recherches présentées.

    1. Chronologie des événements

      Avant 2010: Le sans-abrisme des enfants devient une réalité préoccupante dans les écoles.

      Début des années 2010: Début des occupations d'écoles par des collectifs citoyens pour mettre à l'abri des familles sans domicile.

      2013: Adoption de la loi d'orientation et de refondation de l'école, qui élargit la mission de l'école à l'accueil des enfants dans leur globalité.

      Automne 2014: Création du collectif "Jamais sans toi" à Lyon pour mettre à l'abri des enfants sans domicile dans des écoles.

      Juillet 2017: Arrivée d'Ana Maria Stoparou et sa famille en France, confrontés au refus d'inscription scolaire et à la vie en bidonville.

      2018:

      • Fondation du collectif "École pour tous", regroupant des jeunes ayant vécu des difficultés d'accès et de réussite scolaire en raison de la précarité.
      • Lancement d'un plaidoyer pour la trêve scolaire républicaine, visant à suspendre les expulsions habitatives pendant l'année scolaire.

      2019: La Défenseure des enfants, Geneviève Avenard, estime à 100 000 le nombre d'enfants privés du droit à l'éducation en France.

      2020:

      • La crise sanitaire met en lumière la nécessité de loger tout le monde, y compris les populations les plus vulnérables.
      • La Métropole de Lyon demande au collectif "Jamais sans toi" la liste des personnes à la rue pour les mettre à l'abri.
      • La ministre Emmanuelle Wargon prolonge la mise à l'abri des familles jusqu'en 2022.

      Juillet 2020: Publication du décret précisant les pièces justificatives nécessaires pour l'inscription scolaire, rendant illégales les demandes abusives de justificatif de domicile.

      Septembre 2021: Mise en place d'un dispositif expérimental de médiation scolaire pour accompagner les enfants en situation de précarité vers l'école.

      Février 2022:

      • Lancement d'un appel à la création d'un réseau national pour lutter contre le sans-abrisme des enfants, soutenu par l'UNICEF, la Fédération des acteurs de la solidarité et la Fondation Abbé Pierre.
      • Publication du "Toitoriel", guide pratique pour aider les enseignants et les parents d'élèves à soutenir les enfants sans domicile.

      7 février 2022: Adoption de la loi "Adrien Taquet" interdisant les sorties sèches de l'Aide Sociale à l'Enfance.

      Rentrée 2022:

      • Lancement du réseau national de collectifs citoyens contre le sans-abrisme des enfants.
      • Publication du baromètre de l'UNICEF révélant le chiffre de 3 000 enfants à la rue, interpellant la Première ministre sur la question.
      • Demande de création de 10 000 places d'hébergement d'urgence, soutenue par plusieurs associations.

      Octobre 2022: Publication du rapport conjoint de l'UNICEF et du Samu Social de Paris documentant les conséquences de l'absence de domicile sur la santé mentale des enfants.

      Janvier 2023: Le ministre du Logement Patrice Vergrie annonce le déblocage de 120 millions d'euros pour créer 10 000 places d'hébergement d'urgence.

      Mars 2023: Expulsion du bidonville où vivait Ana Maria Stoparou à Antony, entraînant la déscolarisation de nombreux enfants.

      Mai 2023: Lancement de l'Observatoire du sans-abrisme par le ministre du Logement.

      Juin 2023: Publication des observations du Comité des droits de l'enfant de l'ONU, recommandant la mise en œuvre d'une politique pluriannuelle de l'hébergement et du logement avec une attention spécifique aux enfants et aux familles.

      Août 2023: Le baromètre "Enfants à la rue" de la Fédération des acteurs de la solidarité recense 1990 enfants en demande non pourvue au 115, soit 20% de plus qu'en 2022.

      Septembre 2023: Mise en place du Pacte des solidarités, incluant des mesures pour l'accompagnement des enfants et des familles en difficulté.

      Octobre 2023: Le nombre d'enfants en demande non pourvue au 115 atteint 2082, soit une augmentation de 40% en un mois.

      Mai 2024: La Fédération des acteurs de la solidarité recense 1942 enfants en demande non pourvue au 115.

      Événements récents:

      • Expulsion d'un gymnase à Lyon où se réfugiaient des femmes avec enfants du collectif "Solidarité entre femmes à la rue".
      • Recensement hebdomadaire du collectif "Jamais sans toi" à Lyon estimant à 328 le nombre d'enfants sans abri dans l'agglomération.
      • Augmentation du nombre de familles sans abri hébergées dans les écoles occupées par le collectif "Jamais sans toi" à Lyon.
      • Multiplication des expulsions de bidonvilles à Saint-Denis en vue des Jeux olympiques, laissant des dizaines d'enfants scolarisés sans solution de relogement.
      • Personnages principaux
      • Ana Maria Stoparou: Porte-parole du collectif "École pour tous", jeune femme d'origine rom arrivée en France en 2017, ayant vécu en bidonville et confrontée au refus d'inscription scolaire et aux expulsions. Son témoignage met en lumière les difficultés rencontrées par les enfants sans domicile pour accéder à l'école et la nécessité de la trêve scolaire républicaine.

      • Anina Tchouchou: Avocate et marraine du collectif "École pour tous", issue de l'immigration rom, ayant elle-même vécu l'extrême précarité et la privation d'école en France. Elle plaide pour la trêve scolaire républicaine, la systématisation du contrat jeune majeur jusqu'à 21 ans et le développement du dispositif de médiation scolaire.

      • Julie Lignon: Chargée de plaidoyer sur les questions de lutte contre la pauvreté infantile à UNICEF France. Elle alerte sur l'explosion du nombre d'enfants sans abri et les conséquences néfastes de l'absence de logement sur leur développement et leur santé. Elle préconise le renforcement du parc d'hébergement, la mise en œuvre d'une politique pluriannuelle de l'hébergement et du logement, et un accompagnement global des enfants et des familles.
      • Raphaël Vullier: Porte-parole du collectif "Jamais sans toi" à Lyon. Il dénonce l'explosion du nombre d'enfants sans abri dans l'agglomération lyonnaise et la multiplication des remises à la rue après la crise sanitaire. Il appelle à la création de places d'hébergement d'urgence et au respect des principes d'inconditionnalité et de continuité de l'hébergement.
      • Patrice Vergrie: Ancien ministre du Logement ayant annoncé le déblocage de 120 millions d'euros pour la création de 10 000 places d'hébergement d'urgence.
      • Geneviève Avenard: Défenseure des enfants en 2019, ayant estimé à 100 000 le nombre d'enfants privés du droit à l'éducation en France.
      • Emmanuelle Wargon: Ancienne ministre du Logement ayant prolongé la mise à l'abri des familles sans domicile pendant la crise sanitaire.
      • Adrien Taquet: Ancien secrétaire d'État à l'Enfance et aux Familles, à l'origine de la loi interdisant les sorties sèches de l'Aide Sociale à l'Enfance.
      • Olivier Klein: Ancien ministre du Logement ayant pris l'engagement, non tenu, de ne plus avoir aucun enfant à la rue.
      • Gérard Collomb: Ancien maire de Lyon, dont le mandat a été marqué par une politique conflictuelle envers les occupations d'écoles par le collectif "Jamais sans toi".
      • Grégory Doucet: Actuel maire de Lyon, ayant pris des engagements pour lutter contre le sans-abrisme mais critiqué pour l'expulsion de familles d'un gymnase.
      • Institutions et organisations

      • UNICEF France: Organisation non gouvernementale (ONG) luttant pour les droits des enfants, publiant des rapports et des baromètres sur la situation des enfants sans abri et menant des actions de plaidoyer auprès des pouvoirs publics.

      • Fédération des acteurs de la solidarité: Regroupement d'associations luttant contre l'exclusion sociale, publiant le baromètre annuel "Enfants à la rue" et plaidant pour le respect des droits des personnes sans domicile.
      • Fondation Abbé Pierre: Fondation reconnue d'utilité publique luttant contre le mal-logement, publiant des rapports sur la situation des familles mal-logées et plaidant pour une politique du logement d'abord.
      • Samu Social de Paris: Association venant à l'aide aux personnes sans domicile fixe, collaborant avec l'UNICEF pour documenter les conséquences de l'absence de domicile sur les enfants.
      • Collectif "Jamais sans toi": Collectif citoyen de Lyon occupant des écoles pour mettre à l'abri des enfants sans domicile et alertant les pouvoirs publics sur la situation.
      • Collectif "École pour tous": Collectif regroupant des jeunes ayant vécu des difficultés d'accès et de réussite scolaire en raison de la précarité, plaidant pour la trêve scolaire républicaine et la systématisation du contrat jeune majeur.
      • Association "L'école au présent": Association de Marseille menant un travail de médiation scolaire et ayant démontré les effets positifs de la trêve scolaire sur la scolarisation des enfants.
      • Collectif "Solidarité entre femmes à la rue": Collectif de femmes sans domicile à Lyon, organisant des actions pour alerter sur leur situation et se mettre à l'abri.
      • Collectif "Mort de la rue": Collectif recensant les décès de personnes sans domicile et dénonçant l'inaction des pouvoirs publics.
      • Délégation interministérielle au logement à l'habitat (DIAL): Organisme chargé de coordonner la politique du logement, soutenant le développement du dispositif de médiation scolaire.
      • Observatoire des expulsions des lieux de vie informels: Organisme documentant les expulsions de bidonvilles et leurs conséquences, notamment sur les enfants.
      • Comité des droits de l'enfant de l'ONU: Organisme international veillant au respect de la Convention internationale des droits de l'enfant, ayant formulé des recommandations à la France sur la prise en compte des enfants dans la politique du logement.
      • Cour des comptes: Institution indépendante chargée de contrôler la gestion des finances publiques, ayant plaidé pour une politique du logement d'abord.
      • Assemblée nationale: Chambre basse du Parlement français, ayant voté des amendements pour la création de places d'hébergement d'urgence et la trêve scolaire républicaine, balayés par le gouvernement.
      • Sénat: Chambre haute du Parlement français, ayant voté des amendements pour la création de places d'hébergement d'urgence et s'intéressant à la situation des enfants sans domicile.

      Thèmes principaux

      • Droit à l'éducation: L'accès à l'école est un droit fondamental pour tous les enfants, pourtant les enfants sans domicile rencontrent de nombreux obstacles pour s'inscrire et poursuivre leur scolarité.

      Les expulsions, les changements d'établissement, le manque de matériel scolaire et les difficultés de concentration liées à la précarité contribuent au décrochage scolaire et à la marginalisation de ces enfants. * * Protection de l'enfance: L'aide sociale à l'enfance (ASE) devrait accompagner les enfants en danger, y compris ceux vivant dans la précarité. Or, les témoignages recueillis dénoncent des placements discriminatoires et abusifs, notamment envers les familles roms, et un manque d'accompagnement global des familles en difficulté. Le placement en foyer n'est pas toujours la solution, et peut même s'avérer traumatisant pour les enfants. * * Hébergement d'urgence: La saturation du parc d'hébergement d'urgence, le manque de places adaptées aux familles et aux enfants, et la non-application des principes d'inconditionnalité et de continuité de l'hébergement laissent des milliers d'enfants à la rue. Les expulsions de bidonvilles et de squats, souvent sans proposition de relogement, aggravent la situation. * * Logement: L'accès à un logement stable est une condition essentielle pour permettre aux enfants de vivre dans un environnement sécurisé et propice à leur développement.

      La pénurie de logements sociaux, les exigences de titres de séjour et les discriminations à l'encontre des familles les plus précaires rendent l'accès au logement extrêmement difficile. * * Solidarité nationale: L'orientation des familles sans domicile d'Île-de-France vers les régions doit se faire dans le respect de leur choix et de leur ancrage territorial, avec un accompagnement adapté et la garantie de places d'hébergement disponibles.

      Les disparités territoriales en matière de prise en charge et de moyens alloués à l'hébergement et à la protection de l'enfance doivent être corrigées. * * Mobilisation citoyenne: Le rôle des collectifs citoyens et des associations est crucial pour alerter sur la situation des enfants sans domicile, les mettre à l'abri, les accompagner vers l'école et plaidoyer pour leurs droits.

      Cependant, la générosité citoyenne ne doit pas se substituer à l'action des pouvoirs publics, qui ont la responsabilité de garantir les droits fondamentaux de tous les enfants. * * Préconisations: La trêve scolaire républicaine, la systématisation du contrat jeune majeur jusqu'à 21 ans, le développement du dispositif de médiation scolaire, la création de places d'hébergement d'urgence adaptées aux familles, la mise en œuvre d'une politique du logement d'abord et la lutte contre les discriminations sont autant de solutions pour lutter contre le sans-abrisme des enfants.

      L'investissement dans la prévention et l'accompagnement des familles est essentiel pour éviter le décrochage scolaire et la marginalisation de ces enfants.

      L'intérêt supérieur de l'enfant doit être au cœur de toutes les politiques publiques.

    1. Cette transcription YouTube d'Emmanuel Piqué, thérapeute systémique, relate le cas d’Ethan, un adolescent dont les relations conflictuelles avec ses professeurs préoccupent ses parents. Le thérapeute explique comment l’implication excessive de la mère dans les conflits entre Ethan et ses enseignants aggrave la situation, créant un cercle vicieux. Il propose une solution consistant à retirer la mère de cette dynamique conflictuelle, lui conseillant de cesser d’intervenir et de laisser son fils gérer la situation. L'intervention souligne l'importance d'une approche systémique pour résoudre les problèmes familiaux et scolaires. Un exemple concluant illustre la possible efficacité de cette approche même après plusieurs tentatives infructueuses.

      Voici un sommaire minuté de la vidéo "Aider son enfant à gérer les tensions avec les profs" :

      0:00-1:30 Introduction et présentation du problème

      • Emmanuel Piqué, thérapeute systémique, introduit le sujet des relations difficiles entre enfants et enseignants.
      • Il présente le cas d'Anne, une mère en difficulté avec les professeurs de son fils Ethan, 14 ans.
      • Lors d'une réunion, les professeurs critiquent le comportement d'Ethan, notamment son odeur, sa mèche rebelle, sa lenteur et son rire.

      1:30-3:00 Le cercle vicieux de l'escalade symétrique

      • Anne se retrouve prise dans un cycle d'escalade symétrique.
      • Elle défend Ethan auprès des enseignants tout en lui demandant de changer de comportement.
      • Ce comportement alimente l'injustice des enseignants et les plaintes d'Ethan.

      3:00-4:30 La solution : se retirer de la relation

      • Emmanuel Piqué propose à Anne de se retirer de la relation entre Ethan et ses enseignants.
      • Elle doit faire semblant de soutenir les enseignants en doublant les punitions (sans réellement le faire).
      • Elle doit expliquer à Ethan que son intervention ne fait qu'aggraver la situation.

      4:30-6:30 L'importance d'essayer l'inverse

      • Une enseignante dans le public souligne que la persévérance peut parfois payer.
      • Elle relate un cas similaire où une mère a finalement compris le problème après plusieurs interventions.
      • Emmanuel Piqué admet que la persévérance peut fonctionner, mais que l'inverse est parfois nécessaire.

      6:30-7:00 Conclusion

      • Invitation à s'abonner à la chaîne YouTube "Les Arènes du Savoir" pour plus de contenu.
  6. Dec 2024
  7. Nov 2024
  8. Sep 2024
    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:25:12][^2^][2]:

      Cette vidéo aborde la prévention et la gestion des crises dans les écoles primaires. Thomas Gilbert, auteur et personnel de direction, partage ses idées sur les défis uniques rencontrés dans les écoles primaires par rapport aux établissements secondaires.

      Moments forts: + [00:00:00][^3^][3] Introduction aux crises scolaires * Importance de la préparation * Différences entre écoles primaires et secondaires * Autonomie des directeurs d'école + [00:02:00][^4^][4] Définition et typologie des crises * Crises techniques et humaines * Impact des décisions humaines * Exemples de crises majeures + [00:07:00][^5^][5] Préparation et prévention des crises * Importance de la gestion des émotions * Règle des 3D: Dérèglement, Divergences, Déferlement * Anticipation des crises potentielles + [00:12:00][^6^][6] Réflexion sur la gestion des crises * Manque de formation initiale et continue * Importance de la préparation collective * Exemples de crises dans les établissements scolaires + [00:18:00][^7^][7] Stratégies concrètes pour gérer les crises * Processus 2P2R: Prévention, Préparation, Réponse, Résilience * Importance du climat scolaire * Protocoles et processus pour gérer les crises

      J'espère que cela vous aide! Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à demander.

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:22:07][^2^][2]:

      Cette vidéo aborde la gestion des classes agitées et comment les enseignants peuvent préserver leur santé mentale face à ce défi. Caroline, une professeure d'histoire-géographie, partage ses expériences et ses stratégies pour gérer l'agitation en classe.

      Moments forts: + [00:00:00][^3^][3] Définition de l'agitation * L'agitation est liée aux mouvements et aux émotions visibles * Les élèves agités peuvent troubler le climat de la classe * Les écrans et le COVID ont accentué l'agitation + [00:02:02][^4^][4] Impact sur les élèves et les enseignants * L'agitation affecte la concentration et l'apprentissage des élèves * Les enseignants doivent comprendre leurs propres limites * Importance de fixer des règles claires et universelles + [00:08:11][^5^][5] Stratégies pour gérer l'agitation * Adapter les techniques pédagogiques selon les classes * Tester différentes méthodes pour trouver ce qui fonctionne * Importance de la communication et de l'explication aux élèves + [00:16:00][^6^][6] Santé mentale des enseignants * L'épuisement mental causé par des classes difficiles * La nécessité de trouver un équilibre pour préserver sa santé mentale * Reconnaître que certaines classes peuvent être plus difficiles à gérer que d'autres

    1. Résumé de la vidéo [00:00:02][^1^][1] - [00:22:28][^2^][2]:

      Cette vidéo explore pourquoi nous nous disputons avec ceux que nous aimons, en se basant sur les idées du philosophe Maxime Rover. Elle examine les dynamiques des disputes et propose des pistes pour mieux les comprendre et les gérer.

      Temps forts: + [00:00:02][^3^][3] Introduction et contexte * Présentation de l'épisode et du sujet * Introduction de Maxime Rover et de son travail * Importance de comprendre les disputes + [00:01:41][^4^][4] Définition de la dispute * La dispute commence avec la tension et la souffrance * Frontières de la dispute et surgissement de la violence * Comparaison avec le théâtre + [00:03:33][^5^][5] Mécanismes mentaux des disputes * Abstraction et imputation * Posture de juge et identification des causes * Importance de comprendre le système plus vaste + [00:08:16][^6^][6] Théorie du chaos et disputes * Effet papillon et responsabilité collective * Réactions et transformations des conflits * Philosophie de la causalité chaotique + [00:12:01][^7^][7] Éthique interactionnelle * Importance de l'interaction dans les disputes * Vulnérabilité et maladresse * Dialogue intérieur et transformation de soi + [00:18:35][^8^][8] Pardon et empathie * Dépasser la souffrance pour pardonner * Demande d'excuses et reconnaissance de la maladresse * Empathie pour apaiser les tensions et se comprendre mieux

      Résumé de la vidéo [00:22:30][^1^][1] - [00:24:37][^2^][2]:

      Cette vidéo explore pourquoi nous nous disputons avec ceux que nous aimons et comment ces conflits peuvent être une opportunité de croissance et de compréhension mutuelle.

      Points forts : + [00:22:30][^3^][3] Philosopher sur les disputes * Tout le monde le fait naturellement * Ne pas transformer en prescription * Mouvement constitutif du vivant + [00:23:04][^4^][4] Le dernier mot * Pas de fin définitive * Intensité des interactions * Importance de changer lentement + [00:23:30][^5^][5] Transformation éthique * Se transformer ensemble * Vitesse végétale * Comprendre pour changer + [00:23:59][^6^][6] La dispute comme opportunité * Pas seulement une souffrance * Porte vers de nouvelles relations * Nos êtres imbriqués + [00:24:17][^7^][7] L'éthique et la compréhension * Comprendre c'est déjà changer * Vivre mieux ici et maintenant * Sources en description

  9. Jul 2024
    1. Résumé de la vidéo [00:00:05][^1^][1] - [00:21:55][^2^][2]:

      Cette vidéo explore les pratiques de gestion de crise des directions d'établissement scolaire au Québec, en se concentrant sur les leçons tirées de la pandémie de COVID-19 et d'autres crises.

      Moments forts: + [00:00:05][^3^][3] Introduction du webinaire * Présentation du CRIFPE * Objectif du webinaire * Instructions pour les questions + [00:03:01][^4^][4] Contexte de la pandémie * Fermeture des écoles en mars 2020 * Réouverture progressive * Impact sur l'année scolaire + [00:04:47][^5^][5] Gestion de crise en éducation * Importance de la gestion des risques * Études sur la gestion de crise * Influence de la pandémie sur la recherche + [00:08:09][^6^][6] Définition et types de crises * Crises internes et externes * Exemples de risques scolaires * Importance de la préparation + [00:12:09][^7^][7] Résultats de la recherche * Principes de gestion de crise * Importance des ressources humaines et matérielles * Besoins de formation des gestionnaires scolaires

      Résumé de la vidéo [00:21:57][^1^][1] - [00:43:18][^2^][2]:

      Cette vidéo explore les pratiques de gestion de crise des directions d'établissement scolaire au Québec, en se concentrant sur les principes jugés importants et les besoins de formation.

      Moments forts: + [00:21:57][^3^][3] Principes de gestion de crise * Bien-être du personnel * Prise de décisions rapides * Maintien du lien avec le personnel et les parents + [00:24:19][^4^][4] Besoins de formation * Formation initiale et continue jugées insuffisantes * Importance de développer des compétences spécifiques * Accompagnement des directions dans la gestion de crise + [00:26:05][^5^][5] Profils de leadership * Leader autoritaire vs. leader créatif * Différentes approches en contexte de crise * Importance de la consultation et de l'innovation + [00:28:26][^6^][6] Recommandations * Développer des formations adaptées * Utiliser des scénarios de crise pour la formation * Importance de la prévention et de la planification + [00:35:00][^7^][7] Étapes futures * Documenter différentes crises scolaires * Mener des entretiens pour évaluer les crises * Développer des typologies et des scénarios de crise

      N'hésitez pas à poser des questions ou à partager vos réflexions sur ce sujet !

      Résumé de la vidéo [00:43:20][^1^][1] - [00:58:37][^2^][2]:

      Cette vidéo discute des pratiques de gestion de crise des directions d'établissement scolaire au Québec. Elle met en lumière les besoins en formation continue et en accompagnement pour mieux gérer les crises.

      Moments forts : + [00:43:20][^3^][3] Besoins en formation continue * Besoin d'accompagnement * Formation continue nécessaire * Proposer des cas précis + [00:45:01][^4^][4] Expériences de crises graves * Crises graves vécues par quelques directions * Importance de l'expérience préalable * Développement du leadership + [00:47:01][^5^][5] Obstacles contextuels * Importance du contexte * Partage d'expériences * Réflexion sur les obstacles potentiels + [00:50:01][^6^][6] Mesures auto-rapportées * Importance des pratiques * Différence entre perception et action * Limites des mesures auto-rapportées + [00:54:00][^7^][7] Évaluation des compétences * Gestion des risques * Détection des risques * Actions pour prévenir les crises

      Si vous avez des questions spécifiques sur la vidéo, n'hésitez pas à me les poser !

  10. Jun 2024
    1. si on en a jamais parlé avant qu'on se voit que quand ça 00:36:25 va mal bah effectivement c'est c'est et oui parce que cette alliance avec les parents si on construit le protocole de crise avec eux en disant ok si ça se passe mais on sait que ça peut se passer 00:36:37 c'est un fait c'est justement prendre en prendre en compte les besoins de votre enfant que de de de de parler de ces faitsl on met des mots donc on gradue les choses et peut-être que à un moment 00:36:50 on va arriver à à dire bah on vous appellera si on arrive là on vous appellera parce que c'est qu'on sera plus en mesure de le jour où on appelle la famille la famille est prévenue et elle sait que il y a eu plein de choses 00:37:04 avant je trouve que c'est très rassurant pour tout le monde parce que bah on peut imaginer en tant que parent c'est d'être appelé une inième fois pour venir chercher son enfant ou pour s'entendre 00:37:15 dire que son enfant a pas pu rester en classe c'est très difficile parce qu'on ne sait pas du tout ce qui s'est passé avant donc on sait pas si aujourd'hui c'était moins qu'avan
    2. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:25:12][^2^][2]:

      Cette vidéo aborde la prévention et la résolution des crises dans les écoles primaires, en mettant l'accent sur l'importance de la préparation et de la gestion collective des situations de crise. L'invité, Thomas Gilbert, partage son expertise sur les défis uniques auxquels sont confrontés les directeurs d'école primaire, notamment la gestion autonome des crises et la nécessité de rendre compte, tout en étant limités par le nombre d'acteurs présents dans l'école.

      Points forts: + [00:00:00][^3^][3] Introduction aux crises à l'école * Importance de l'anticipation des crises * Différences entre les crises dans le primaire et le secondaire * Rôle complexe des directeurs d'école + [00:03:54][^4^][4] Définition et types de crises * Crises comme événements chocs ou processus * La règle des 3D : dérèglement, divergence, déferlement * Impact des crises sur le fonctionnement habituel de l'école + [00:07:01][^5^][5] Typologie des crises * Crises techniques et humaines * Impact des décisions humaines sur les crises * Importance de l'anticipation et de la préparation + [00:10:23][^6^][6] Préparation et anticipation des crises * Prévention pour éviter les crises * Préparation individuelle et collective * Protocoles et gestion des émotions + [00:17:02][^7^][7] Gestion collective des crises * Importance du travail d'équipe * Partage de la responsabilité et renforcement de la confiance * Exemples de gestion de crises dans les établissements + [00:20:02][^8^][8] Stratégies de prévention et de préparation * Établissement d'un climat scolaire positif * Protocoles pour gérer les crises potentielles * Importance du soutien des élèves et des collègues

      Résumé de la vidéo [00:25:14][^1^][1] - [00:45:03][^2^][2]:

      La vidéo aborde la gestion des crises dans les écoles primaires, en mettant l'accent sur la prévention, la détection des signes avant-coureurs et la réponse collective. Elle souligne l'importance de la formation du personnel, de l'établissement de protocoles clairs et de la collaboration avec les parents pour gérer efficacement les crises.

      Points forts: + [00:25:14][^3^][3] Gestion d'une crise sévère * Intervention du personnel lors d'une crise d'opposition * Importance du soutien de l'équipe de direction * Mise en place de protocoles et formation du personnel + [00:28:40][^4^][4] Évolution de la perception des crises * Les crises scolaires sont devenues un sujet de focalisation * Nécessité de se former sur la gestion des crises * Importance de la culture du risque au sein du collectif + [00:30:32][^5^][5] Outils pour la gestion collective des crises * Utilisation des PPMS et des équipes phares contre le harcèlement * La gestion de crise est un sport d'équipe, pas individuel + [00:38:19][^6^][6] Prévention et anticipation des crises * Détecter les signes avant-coureurs avec la règle des 3D * Utilisation du triangle du danger pour évaluer les risques + [00:42:08][^7^][7] Ressources pour la gestion des crises * Présentation d'un livre comme outil d'autoformation * Approche pratique avec des exercices et des études de cas

  11. Feb 2024
    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [01:59:56][^2^][2] :

      Cette vidéo est une conférence de Christophe Fauré, médecin psychiatre et spécialiste du deuil, qui explique les différentes étapes du processus de deuil, les mécanismes psychiques qui se mettent en place, les facteurs qui influencent le vécu du deuil, et les moyens d'accompagner les personnes endeuillées. Il aborde également les phénomènes de signes et de communications avec les défunts, ainsi que les expériences de mort imminente.

      Points clés : + [00:00:00][^3^][3] Le processus de deuil * Une réaction naturelle et bienveillante à la perte d'un proche * Un passage d'une relation extérieure à une relation intérieure * Une cicatrisation psychique qui restaure l'intégrité de la personne + [00:10:00][^4^][4] Les étapes du deuil * La sidération : un choc qui protège de la réalité * La fuite-recherche : un besoin de retrouver le défunt dans le monde * La désorganisation-restructuration : un réalignement sur le réel * La réorganisation : une intégration de la perte et une reprise de la vie + [00:30:00][^5^][5] Les facteurs influençant le deuil * Le type de relation avec le défunt * Le mode et les circonstances du décès * Le soutien de l'entourage et de la société * La personnalité et l'histoire du deuilant + [00:50:00][^6^][6] L'accompagnement du deuil * Une écoute empathique et respectueuse * Une validation des émotions et des vécus * Une information sur le processus de deuil * Une aide à la ritualisation et à la commémoration + [01:10:00][^7^][7] Les signes et les communications avec les défunts * Des expériences subjectives de contact avec le défunt * Des manifestations sensorielles, symboliques ou synchronistiques * Des phénomènes fréquents, normaux et bénéfiques * Des preuves d'une survie de la conscience après la mort + [01:30:00][^8^][8] Les expériences de mort imminente * Des états modifiés de conscience lors d'un arrêt cardiaque ou d'une situation de mort potentielle * Des caractéristiques communes : décorporation, tunnel, lumière, rencontre, revue de vie, frontière * Des conséquences profondes : transformation existentielle, ouverture spirituelle, absence de peur de la mort * Des défis scientifiques : une anomalie du modèle matérialiste, une exploration interdisciplinaire, une ouverture épistémologique

    1. Résumé de la vidéo de [00:00:00][^1^][1] à [01:09:42][^2^][2] :

      Cette vidéo est un webinaire organisé par Solidateek et Cyberforg, deux programmes de solidarité numérique qui visent à aider les associations à renforcer leur impact grâce au numérique et à se protéger des cyberattaques. Le webinaire aborde les notions de base de la cybersécurité, les premiers réflexes à adopter en cas de cyberattaque, la gestion et la sortie de crise, ainsi que les bonnes pratiques à mettre en place pour se préparer et se prémunir des risques.

      Points clés : + [00:01:41][^3^][3] Présentation de Solidateek * Un programme de solidarité numérique qui propose des solutions d'équipement, d'accompagnement et de sensibilisation aux associations * Partenaire de la Caisse d'Epargne, un réseau de banques coopératives engagées dans le financement de l'ESS + [00:06:00][^4^][4] Présentation de Cyberforg * Un programme de sensibilisation et d'accompagnement à la cybersécurité pour les associations * Cofondé par des associations, des entreprises et des experts en cybersécurité * Propose des webinaires, des diagnostics, des conseils personnalisés et des ressources en ligne + [00:13:00][^5^][5] Les premiers réflexes en cas de cyberattaque * Identifier les signes d'une cyberattaque (messages d'alerte, comportements anormaux, demandes de rançon, etc.) * Mobiliser une cellule de crise avec des rôles et des responsabilités clairs * Contacter les organismes spécialisés (ANSSI, CERT, entreprises de cybersécurité) pour obtenir de l'aide * Qualifier l'attaque (type, périmètre, origine, impact) et collecter des preuves * Communiquer en interne et en externe de manière transparente et rassurante + [00:34:00][^6^][6] La gestion et la sortie de crise * Définir un plan d'action avec des priorités et des objectifs * Isoler et nettoyer les systèmes compromis * Redémarrer les services essentiels et sécurisés * Restaurer les données à partir des sauvegardes * Réaliser un retour d'expérience et capitaliser sur les enseignements + [00:44:00][^7^][7] Les bonnes pratiques de prévention et de protection * Sensibiliser les utilisateurs aux risques et aux gestes de sécurité * Mettre à jour régulièrement les logiciels et les systèmes * Sécuriser les accès et les mots de passe * Sauvegarder les données sur des supports externes * Disposer d'un kit de gestion de crise avec des procédures et des contacts

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [01:14:13][^2^][2] :

      Cette vidéo est une conférence sur la crise des banlieues de 2005 en France, organisée par l'Institut d'études avancées de Paris et l'École pratique des hautes études. Elle réunit deux intervenants : Latifa Oulkhir, directrice du Bondy Blog, et Marwan Mohammed, sociologue et chercheur au CNRS. Ils analysent les causes, les conséquences et les leçons de ces événements qui ont marqué l'histoire sociale et politique du pays.

      Points forts : + [00:04:14][^3^][3] Le contexte et le déroulement de la crise * La mort de deux adolescents électrocutés dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois * La colère et la révolte des jeunes des quartiers populaires face aux violences policières et aux discriminations * La médiatisation et la politisation des événements, avec le rôle de Nicolas Sarkozy + [00:20:10][^4^][4] Les réactions et les réponses publiques * La déclaration de l'état d'urgence et le déploiement des forces de l'ordre * Les mesures sociales et économiques prises par le gouvernement de Dominique de Villepin * Les limites et les insuffisances de ces réponses face aux problèmes structurels + [00:38:02][^5^][5] Les conséquences et les leçons de la crise * L'émergence de nouveaux acteurs sociaux, comme le Bondy Blog ou les associations de terrain * La prise de conscience et la mobilisation autour des questions de discriminations et de violences policières * La nécessité de repenser les politiques publiques et les relations entre les quartiers populaires et le reste de la société

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