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  1. Last 7 days
    1. Transgression adolescente, climat socio-éducatif et sanction éducative : Synthèse de recherche-action

      Synthèse de direction

      Ce document synthétise les résultats d'une recherche-action de trois ans menée par Valérie Benoit et Annik Skrivan (Haute école pédagogique du canton de Vaud, Suisse) au sein d'un établissement scolaire de 500 élèves.

      L'étude remet en question l'efficacité des pratiques punitives traditionnelles face aux transgressions adolescentes et propose un changement de paradigme vers la sanction éducative.

      Les conclusions majeures indiquent que :

      • Les pratiques punitives classiques (heures d'arrêt, copies) sont perçues par les élèves comme inutiles, voire incitatrices à la récidive.

      • Le climat scolaire se dégrade significativement à mesure que les élèves grandissent (passage du cycle 2 au cycle 3), particulièrement concernant la relation enseignant-élève.

      • L'insécurité est fortement ressentie par les élèves dans les espaces "hors murs" (gares, parkings) et dans les lieux de transition.

      • La mise en place d'un Espace de Sanction Éducative (ESE) favorise la responsabilisation, la restauration du lien social et une meilleure compréhension des besoins fondamentaux des adolescents.

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      1. Cadre théorique et contextuel de la recherche

      1.1. Le contexte de l'école vaudoise

      La recherche s'inscrit dans un cadre législatif et structurel spécifique au canton de Vaud :

      Loi sur l'enseignement obligatoire (Léo) : Structure le secondaire 1 en deux voies (prégymnasiale et générale). La voie générale, marquée par des niveaux de compétences différents selon les branches, entraîne un morcellement des groupes classes et une complexité relationnelle accrue.

      Concept 360 : Politique d'école inclusive intégrant des élèves à besoins éducatifs particuliers, augmentant l'hétérogénéité des classes.

      Impact post-pandémique : La crise du COVID-19 a agi comme révélateur de problèmes latents, exacerbant les troubles de la santé mentale et créant un effet d'anomie (perte de sens des normes) chez les jeunes.

      1.2. Comprendre l'adolescence

      L'adolescence est définie comme une phase de mutation et de "liminalité" :

      Rite de passage : En l'absence de rites formalisés dans la société actuelle, l'adolescent se crée ses propres épreuves, souvent par la transgression.

      Besoins fondamentaux : Outre les besoins pédagogiques, l'adolescent a des besoins sociaux essentiels : sécurité, confiance, responsabilité, autonomie, affection, et reconnaissance.

      Expression par l'agir : Les adolescents privilégient l'action au discours pour exprimer leurs émotions et construire leur identité (processus de séparation-individuation).

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      2. Analyse du climat socio-éducatif et des perceptions

      La recherche-action s'appuie sur le questionnaire environnement socio-éducatif (Cais), révélant des divergences marquées entre les acteurs.

      2.1. Évolution des perceptions selon l'âge

      Il existe une corrélation négative entre l'âge et la perception du climat scolaire.

      Les élèves plus âgés (12-16 ans) perçoivent l'environnement de manière beaucoup plus négative que les plus jeunes (10-12 ans).

      | Dimension évaluée | Perception Cycle 2 (10-12 ans) | Perception Cycle 3 (12-16 ans) | | --- | --- | --- | | Relations élèves-enseignants | Plutôt positives | Chute massive / Perçues comme froides | | Soutien pédagogique | Présent | Perçu comme insuffisant | | Sentiment de participation | Modéré | Très faible (parole muselée) | | Gestion des comportements | Acceptable | Perçue comme injuste/punitive |

      2.2. La problématique de la sécurité

      Contrairement aux autres dimensions, le sentiment de sécurité est plus élevé chez les plus grands, car les plus jeunes craignent les agressions des aînés.

      Zones de vulnérabilité : Les lieux les moins sécurisés sont la gare, le parking et le voisinage immédiat.

      Violence insidieuse : Les élèves dénoncent une violence verbale et une agressivité de la part de certains enseignants (cris, humiliations, dénigrement).

      2.3. Divergence des priorités

      Une déconnexion est observée entre les préoccupations des élèves et celles des enseignants :

      Priorité élèves : Violence physique/verbale, vols et qualité de la relation humaine.

      Priorité enseignants : Réussite scolaire, absentéisme et décrochage.

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      3. De la punition à la sanction éducative

      3.1. L'inefficacité des pratiques punitives

      Les témoignages d'élèves confirment que les punitions classiques n'enseignent rien :

      Max (15 ans) : "Les heures d'arrêt ça me fait plus rien... c'est juste punir pour punir."

      Yann : "Je sors, je me dis pas que je vais arrêter de faire des bêtises." La punition génère souvent un sentiment d'humiliation et de désintérêt, augmentant le risque de décrochage.

      3.2. Le modèle de l'Espace de Sanction Éducative (ESE)

      Inspiré des travaux d'Éric Prairat et Élisabeth Maheu, l'ESE repose sur une approche de "langage trait-d'union".

      Les quatre contraintes de la sanction éducative :

      1. Rappel de la règle : Expliquer le sens de la loi pour la cohésion du groupe.

      2. Mise en mots de la transgression : Identifier les besoins inassouvis et proposer des comportements alternatifs.

      3. Obligation de réparer : Restaurer le lien social avec les personnes lésées.

      4. Sanction individuelle : S'adresser au sujet responsable dans un cadre privé.

      Les principes structurants :

      Signification : Prendre le temps d'expliquer l'acte.

      Objectivation : Se centrer sur l'acte commis, jamais sur la personnalité du jeune.

      Privation : La sanction doit avoir lieu sur un temps libre (mercredi après-midi) pour marquer la limite.

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      4. Obstacles et perspectives professionnelles

      4.1. Résistances du corps enseignant

      La recherche met en lumière des tensions identitaires chez les enseignants :

      Vision de la mission : Certains se considèrent uniquement comme des "transmetteurs de savoir" et refusent la dimension éducative ou relationnelle de leur métier.

      Posture "Adultocentrée" : Une tendance à percevoir la transgression comme une attaque personnelle plutôt que comme un symptôme du développement adolescent.

      Narcissisme territorial : Difficulté à collaborer et à harmoniser les pratiques de gestion de classe au sein de l'établissement.

      4.2. Pistes d'amélioration

      Pour pérenniser ce changement de regard, plusieurs leviers sont identifiés :

      Mesures préventives : Ne pas attendre l'explosion du comportement. Travailler sur l'engagement des élèves et la qualité de la relation quotidienne.

      Formation continue : Développer les compétences socio-émotionnelles, l'éthique professorale et la gestion de classe.

      Posture d'autorité éducative : Passer de l'autoritarisme (soumission) à une autorité qui contient et sécurise sans "casser" l'adolescent.

      Patience institutionnelle : Les résultats (baisse des incivilités) demandent du temps et un soutien fort de la direction.

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      Citations clés

      "Un ado qui ne transgresse pas, c'est un ado qui m'angoisse... c'est une bombe à retardement."Annik Skrivan

      "La sanction est un moyen de promouvoir un sujet responsable en lui imputant les conséquences de ses actes."Éric Prairat (cité par Valérie Benoit)

      "L'enseignant par nature est extrêmement narcissique et territorial... l'école est un lieu où on soumet et on contraint, mais il ne faut pas oublier qu'on socialise aussi beaucoup."Annik Skrivan

  2. Feb 2026
    1. Synthèse sur la Crise de la Santé Mentale de la Jeunesse en France

      Résumé Exécutif

      Le système de santé mentale pour la jeunesse en France est en état de crise profonde, caractérisée par une augmentation exponentielle du mal-être psychique chez les mineurs et un effondrement structurel du système de soin public.

      Un jeune sur cinq souffre désormais de symptômes dépressifs sévères, et les passages aux urgences psychiatriques pour mineurs ont triplé en cinq ans.

      Cette détresse est aggravée par une pénurie abyssale de moyens : plus de la moitié des lits en pédopsychiatrie ont été supprimés en une décennie, les Centres Médico-Psychologiques (CMP) sont saturés avec des listes d'attente pouvant atteindre deux ans, et le nombre de pédopsychiatres est dramatiquement insuffisant.

      Face à ce système public exsangue, les familles et les soignants sont poussés à bout.

      Les médecins sont contraints de "trier" les adolescents suicidaires, renvoyant chez eux des cas graves par manque de place, ce qui mène à des situations de non-assistance à personne en danger.

      En réponse, des solutions palliatives émergent, dont l'efficacité est souvent contestée.

      On observe une sur-médicamentation croissante, avec un doublement des prescriptions d'antidépresseurs en sept ans, parfois sans suivi psychologique adéquat et avec des effets secondaires dangereux.

      Simultanément, le secteur privé lucratif se développe, profitant des défaillances du public mais soulevant des questions d'inégalité d'accès aux soins et de déstabilisation de l'hôpital public.

      Les initiatives gouvernementales, comme les formations aux premiers secours en santé mentale ou les financements par appels à projets, apparaissent largement insuffisantes pour endiguer une crise systémique qui nécessite une refonte politique et financière massive.

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      I. Une Crise Sanitaire d'Ampleur Inédite

      La santé mentale de la jeunesse française traverse une période de détresse sans précédent.

      Les témoignages et les données statistiques dressent le portrait d'une génération en grande souffrance, confrontée à un vide psychologique et un système de soin incapable de répondre à ses besoins.

      A. L'Augmentation Alarmante du Mal-être Psychique

      Les indicateurs de santé mentale chez les jeunes sont au rouge, témoignant d'une épidémie silencieuse.

      Statistiques Clés :

      Un jeune sur cinq en France souffre de symptômes dépressifs sévères.  

      ◦ Le nombre de passages de mineurs aux urgences psychiatriques a triplé au cours des cinq dernières années.  

      ◦ Les tentatives de suicide sont de plus en plus nombreuses et concernent des enfants de plus en plus jeunes (8, 9, 10 ans).

      Témoignages de la Souffrance :

      ◦ Un jeune décrit sa dépression : "L'envie de mourir me revient. Elle plane au-dessus de moi comme un grand oiseau sombre [...]. Elle prend toute la place. Elle prend ma place."  

      ◦ Un adolescent de 15 ans aux urgences confie avoir des idées suicidaires "en permanence" depuis l'âge de 11 ans.   

      ◦ Une mère de famille résume l'expérience : "Si j'avais à résumer et à imager en un mot la dépression de notre enfant, ce serait enfer."

      B. Les Facteurs Contributifs

      Plusieurs phénomènes sociaux et conjoncturels sont identifiés comme des catalyseurs de cette crise.

      Facteurs Sociaux : Le harcèlement scolaire, l'impact des réseaux sociaux, les difficultés économiques et sociales des familles, ainsi que l'éco-anxiété sont cités comme des éléments fragilisant les adolescents et les jeunes adultes.

      L'Effet du Covid-19 : La période de la pandémie a exacerbé ce phénomène de mal-être de manière significative.

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      II. L'Effondrement du Système de Soin Public en Pédopsychiatrie

      Le principal paradoxe de cette crise est que, alors que la détresse psychique n'a jamais été aussi forte, l'accès à une prise en charge adéquate et durable n'a jamais été aussi difficile.

      Le système public de pédopsychiatrie est en état de délabrement avancé.

      A. Une Pénurie Structurelle et Historique

      La crise actuelle est le résultat de décennies de décisions politiques et de sous-investissement.

      Origine Politique : Le "virage ambulatoire" initié dans les années 1980, visant à favoriser les soins en dehors de l'hôpital, a conduit à une fermeture excessive de lits.

      Manque de Lits :

      ◦ Plus de la moitié des lits en pédopsychiatrie ont disparu en seulement 10 ans.  

      ◦ Une dizaine de départements français ne possèdent plus aucun lit de pédopsychiatrie.  

      ◦ En Loire-Atlantique, il n'y a que 14 lits pour plus de 320 000 mineurs.

      Manque de Personnel :

      ◦ Seulement 600 pédopsychiatres exercent encore dans le service public sur tout le territoire.  

      ◦ Les conditions de travail exténuantes provoquent un épuisement professionnel et des démissions, comme en témoigne un médecin :

      "En moins de 6 mois, ce sont deux de mes collègues pédopsychiatres excellents [...] qui sont partis [...] sinon ils allaient y laisser leur peau."

      Surcharge des Structures Ambulatoires : Les Centres Médico-Psychologiques (CMP), devenus le pilier du soin, sont submergés.

      Dans certaines régions, les délais d'attente pour un rendez-vous peuvent atteindre deux ans.

      B. Conséquences Dévastatrices pour les Patients et les Familles

      Le "manque de soin est abyssal", forçant les familles à un véritable "parcours du combattant".

      | Problème Systémique | Conséquences Directes | | --- | --- | | Manque de lits et de places | Tri des patients suicidaires : Les médecins doivent choisir qui hospitaliser. Un médecin de l'hôpital Kremlin-Bicêtre explique : "On avait à manager trois. Ben, on prend le plus grave." | | Saturation des urgences | Renvois à domicile de cas critiques : Au CHU de Nantes, 162 enfants ont été renvoyés chez eux en 2024, bien que leur état ait été jugé comme nécessitant une hospitalisation. | | Absence de structures adaptées | Hospitalisations inappropriées : Des mineurs sont placés dans des services de psychiatrie pour adultes, une pratique traumatisante et désormais illégale mais toujours en cours. Une jeune fille témoigne : "J'étais avec des personnes qui criaient la nuit, qui se cognent la tête contre les vitres." | | Désengagement de l'État | Isolement et détresse des familles : Laissés sans solution, les parents vivent dans une peur constante. "On a peur d'ouvrir la porte \[de la chambre de notre enfant\]", confie un père. Certains sont contraints d'arrêter de travailler, s'endettant pour tenter de sauver leur enfant. Ils créent des groupes de soutien sur les réseaux sociaux pour briser l'isolement. |

      C. L'Épuisement et la Colère des Soignants

      Les professionnels de santé sont en première ligne, confrontés à l'impossibilité d'accomplir leur mission.

      Souffrance Morale : Un psychiatre déclare : "J'ai affaire tous les jours à des collègues qui pleurent régulièrement parce que [...] on fait de la merde au quotidien."

      Sentiment d'Impuissance : La seule réponse souvent possible est : "Nous n'avons rien à vous proposer."

      Actions de Protestation : À Nantes, des soignants ont saisi symboliquement la justice pour "non-assistance à personne en danger".

      Des manifestations et des alertes publiques se multiplient depuis deux décennies, sans résultats concrets.

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      III. Des Solutions Contestées et l'Avènement du Secteur Privé

      Face à la défaillance du public, diverses réponses émergent, allant de la sur-médicamentation à des initiatives gouvernementales jugées insuffisantes, jusqu'à une privatisation croissante du secteur.

      A. La Sur-médicamentation et ses Dangers

      Le manque de temps et de moyens pour des suivis psychologiques pousse à un recours massif aux traitements médicamenteux.

      Explosion des Prescriptions : La prescription d'antidépresseurs chez les jeunes a plus que doublé en seulement 7 ans.

      Une Pratique Douteuse : Des médecins avouent prescrire massivement, à l'encontre de leurs pratiques passées.

      "Avant, j'avais l'impression de soigner et maintenant je prescris", affirme une professionnelle.

      Ces prescriptions sont souvent faites dès la première consultation, sans accompagnement psychologique, ce qui est contraire aux recommandations officielles.

      Effets Secondaires Graves :

      ◦ Les antidépresseurs peuvent aggraver les pulsions suicidaires dans les premières semaines de traitement.

      Une jeune fille témoigne avoir fait une tentative de suicide avec les médicaments prescrits par un psychiatre qui l'avait laissée sans suivi.   

      ◦ Le cas de Romain, 16 ans, est emblématique. Après la prescription de paroxétine, il a développé des comportements désinhibés et euphoriques avant de se suicider.

      Mise en Cause des Laboratoires : Les parents de Romain ont découvert que les essais cliniques de la paroxétine (laboratoire GSK) sur les enfants avaient été faussés.

      GSK a été condamné à une amende de 3 milliards de dollars aux États-Unis pour ces faits.

      B. Des Réponses Politiques et Technologiques Insuffisantes

      Les autorités tentent de répondre à la crise, mais les mesures mises en place sont critiquées pour leur superficialité.

      "Premiers Secours en Santé Mentale" : Une formation de 14 heures importée d'Australie et massivement déployée.

      Une chercheuse ayant analysé 46 études internationales conclut que rien ne prouve l'efficacité de ce programme pour inciter les personnes en souffrance à se faire soigner.

      L'argent investi (plus de 12 millions d'euros) serait mieux utilisé ailleurs.

      Le Système des "Appels à Projet" : Le gouvernement finance des projets "innovants" pour une durée limitée (3 ans).

      Exemple du CAP d'Amiens : Ce centre d'accueil post-crise a montré des résultats probants (80% des jeunes n'ont pas été ré-hospitalisés dans les 6 mois).  

      Problème de Pérennité : Malgré son succès, son financement n'a pas été pérennisé, au motif qu'il n'avait pas dépensé tout son budget, illustrant une logique comptable déconnectée des besoins de soin à long terme.

      Thérapies Virtuelles et Chatbots : Une tendance venue des États-Unis, où des start-ups développent des IA pour remplacer les thérapeutes.

      Des experts alertent sur le danger de ces outils, qui peuvent créer une dépendance, aggraver l'isolement et ont été reliés à une augmentation des actes suicidaires chez les 10-14 ans.

      C. La Montée en Puissance du Privé Lucratif

      Le vide laissé par le service public est de plus en plus comblé par des acteurs privés à but lucratif.

      Le Dernier Recours des Familles : Des familles se tournent vers des cliniques privées, souvent à des centaines de kilomètres de chez elles et à des coûts prohibitifs (ex: 210 € par jour).

      Le Cas d'Éméis à Strasbourg : Ce groupe (anciennement Orpea) prévoit de construire une clinique psychiatrique de 80 lits.

      Controverse : Le projet est critiqué car il risque de "dépouiller" l'hôpital public de ses professionnels et de ne prendre en charge que les cas les moins complexes, laissant les situations les plus dramatiques au public.  

      Rôle Ambigu de l'ARS : L'Agence Régionale de Santé a approuvé ce projet privé tout en refusant la création d'un hôpital de jour public au même endroit, soulevant des questions sur l'influence du lobbying.  

      Interrogations : Le délégué ministériel à la santé mentale s'étonne lui-même d'un tel projet, le jugeant à contre-courant des recommandations qui privilégient les prises en charge ambulatoires.

    1. Synthèse sur le Harcèlement Scolaire : Causes, Conséquences et Stratégies de Prévention

      Résumé Exécutif

      Ce document de synthèse analyse en profondeur la problématique du harcèlement scolaire en France, en s'appuyant sur des témoignages et des études de cas poignants.

      Il met en lumière les conséquences tragiques du harcèlement à travers les suicides de Dina et Lucas, deux adolescents de 13 ans, tout en explorant les mécanismes sous-jacents, les défaillances institutionnelles et les stratégies de prévention émergentes.

      Les principaux points à retenir sont les suivants :

      1. Les Visages de la Tragédie : Les cas de Dina et Lucas illustrent la violence extrême du harcèlement. Les motifs sont multiples et ciblent la différence :

      • l'intelligence perçue,
      • l'apparence physique,
      • l'exploration de l'identité sexuelle (Dina),
      • ou encore l'homosexualité affirmée et la réussite scolaire (Lucas).

      Ces agressions répétées, verbales et physiques, créent un sentiment insupportable de honte et d'isolement menant à des actes désespérés.

      2. Défaillances Systémiques : Les témoignages révèlent de graves lacunes dans la réponse des institutions scolaires et judiciaires.

      Les collèges ont souvent minimisé les faits, tardé à agir ou adopté des approches inefficaces qui ont aggravé la souffrance des victimes.

      Le système judiciaire a initialement classé sans suite l'affaire de Dina et annulé en appel la condamnation des harceleurs de Lucas, niant le lien entre le harcèlement et le suicide, et laissant les familles dans un profond désarroi.

      3. Un Changement de Paradigme : Face à ces échecs, de nouvelles stratégies proactives sont mises en œuvre.

      Le programme national Phare et la méthode de la préoccupation partagée, adaptée par Jean-Pierre Bélon, marquent une rupture avec l'approche punitive traditionnelle.

      Cette méthode non-accusatoire vise à responsabiliser les intimidateurs en les impliquant dans la recherche de solutions pour le bien-être de la victime, transformant ainsi leur comportement par l'empathie.

      4. Prévention et Reconstruction : La prévention commence dès l'école primaire, avec des programmes axés sur l'intelligence émotionnelle, la communication non-violente ("messages clairs") et le développement de la confiance en soi.

      Pour les victimes, la reconstruction est un long processus impliquant des thérapies (comme celles de l'association Marion la main tendue) pour surmonter des traumatismes profonds tels que la phobie scolaire et la perte d'estime de soi, qui peuvent persister des décennies plus tard.

      En conclusion, si le harcèlement scolaire a longtemps été banalisé, une prise de conscience sociétale, catalysée par des drames comme celui de Dina, a conduit à une évolution législative et à l'adoption de méthodes préventives prometteuses.

      Celles-ci reposent sur une approche systémique, éducative et empathique, visant à transformer le climat scolaire pour garantir la sécurité et le bien-être de chaque élève.

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      I. Études de Cas : Les Histoires de Dina et Lucas

      A. Le Cas de Dina : Une Spirale de Jalousie et d'Homophobie

      Dina, 13 ans, est décrite par son frère, Ryan Gontier, comme une jeune fille "en avance sur son temps", intelligente, curieuse de la politique et de l'actualité, ce qui a suscité la jalousie de ses amies.

      Facteurs Déclencheurs : Le harcèlement a commencé en 4ème (2019) lorsque ses amies ont commencé à lui reprocher son intelligence et sa manière de s'exprimer : "tu es toujours en train de nous corriger parce qu'on parle pas bien français par rapport à toi." Le harcèlement s'est intensifié lorsque Dina a commencé à s'intéresser au courant LGBT et à évoquer la possibilité d'aimer aussi bien les filles que les garçons, menant à son exclusion du groupe.

      La Trahison : Un tournant tragique a eu lieu lorsqu'une de ses amies a prétendu être lesbienne pour sortir avec elle.

      Après une vingtaine de jours, elle a rompu brutalement en révélant la supercherie : "Mais moi je t'aime pas, c'est pas vrai. Je tiens à inventer cette histoire."

      L'Escalade du Harcèlement : La nouvelle a été propagée dans la cour du collège, déclenchant des insultes homophobes ("guine", "lesbienne") et des violences physiques.

      Le harcèlement s'est ensuite étendu à son physique ("trop grosse") et à ses vêtements.

      Sa mère témoigne : "Elle pouvait porter n'importe quoi. C'était prétexte à se faire insulter."

      Première Tentative de Suicide : En mars 2021, profondément blessée, Dina fait une première tentative de suicide par ingestion de médicaments.

      Hospitalisée, elle explique ne plus vouloir vivre pour ne pas affronter les moqueries à son retour au collège.

      Le Retour Impossible : Son retour au collège est un calvaire. Sa mère raconte recevoir des appels de détresse : "Maman, je suis aux toilettes. Maman, je vais mourir. Maman, il faut venir me chercher."

      Le Suicide : Malgré un changement de lycée en septembre 2021, une rencontre fortuite avec ses anciennes harceleuses à la cantine un mois plus tard a ravivé son traumatisme. "Je pense qu'elle s'est dit ça va recommencer", analyse son frère.

      Une semaine après, Dina met fin à ses jours en se pendant dans son armoire.

      B. Le Cas de Lucas : La Différence Ciblée

      Lucas, 13 ans, s'est suicidé en janvier 2023 après avoir été harcelé en raison de son homosexualité et de sa réussite scolaire au collège Louis Armand de Golbey.

      Affirmation de Soi : Lucas avait fait son coming-out à sa mère, qui l'avait pleinement soutenu : "Sois heureux mon fils parce que je le savais déjà en fait."

      Il est décrit comme un très bon élève, assidu et participatif, ce qui aurait provoqué la jalousie d'autres élèves.

      Harcèlement Continu : Dès son arrivée au collège, Lucas subit des insultes sur son physique, sa manière de s'habiller et de parler, et son orientation sexuelle. Sa mère explique : "Ça a été crescendo avec les quatre élèves dont il m'avait donné les noms déjà."

      Un Refuge dans la Danse : Lucas trouvait un exutoire et un espace d'acceptation dans un club de danse hip-hop, basé sur des valeurs de diversité et d'unité.

      L'Acte Final : Le harcèlement s'est poursuivi jusqu'à la veille de sa mort.

      Sa mère pense que les insultes du vendredi 6 janvier ont été "la goutte de trop."

      Il a été retrouvé pendu par sa petite sœur de 5 ans et son ex-conjoint.

      Sa mère interprète son geste : "Je pense que c'était pour couper sa voix en fait. C'était pour dire stop."

      II. Défaillances Institutionnelles et Judiciaires

      A. La Réponse des Établissements Scolaires

      Dans les deux cas, la réponse des institutions scolaires est présentée comme largement insuffisante.

      Pour Dina : Les parents ont rencontré la Conseillère Principale d'Éducation (CPE) à plusieurs reprises.

      Au lieu de confronter les harceleuses, la CPE a demandé à Dina d'écrire leurs noms sur un papier, une tâche que l'adolescente, tremblante, n'a pas pu accomplir.

      Cette approche a mis le fardeau de la preuve et de la dénonciation sur la victime déjà fragilisée.

      Pour Lucas : Sa mère a signalé les faits et les noms des harceleurs.

      Seul un professeur a réagi en envoyant un communiqué à ses collègues, mais sans suite. "Il y a pas eu de convocation des parents, il y a rien eu." Les sanctions n'ont été prises qu'après le drame : les quatre élèves responsables ont été exclus 14 jours après le décès de Lucas. "C'est avant qu'il aurait fallu le protéger."

      Banalisation du Harcèlement : Un expert souligne une tendance historique en France à banaliser les brimades, considérées à tort comme "formatrices".

      Or, "on sait aujourd'hui que ces brimades répétées, ces insultes à répétition, elles sont dévastatrices."

      B. Les Obstacles Judiciaires

      Les familles ont également dû faire face à un système judiciaire qui a, dans un premier temps, nié la gravité des faits.

      Affaire Dina : L'enquête a été initialement classée sans suite par la procureure. La famille a appris cette décision par la presse.

      Le procureur a suggéré que Dina s'était suicidée en raison de sa "fragilité psychologique" et que "rien ne s'était passé dans le collège".

      La famille a dû se constituer partie civile pour que l'enquête reprenne finalement en novembre 2023, sur la base de chefs d'accusation incluant harcèlement, provocation au suicide et homicide involontaire.

      Affaire Lucas : En juin 2023, les quatre harceleurs ont été reconnus coupables de harcèlement, mais le tribunal a refusé d'établir un lien avec le suicide.

      En novembre 2023, la condamnation a été annulée par la cour d'appel de Nancy, qui a estimé que le harcèlement n'était pas prouvé, ni son effet sur la santé mentale de Lucas.

      Sa mère a annoncé un pourvoi en cassation. Les harceleurs, se sentant acquittés, continueraient de rire en parlant de Lucas.

      L'affaire Dina a cependant eu un impact législatif majeur, conduisant au vote en mars 2022 d'une nouvelle loi créant le délit de harcèlement scolaire, passible de peines allant jusqu'à 10 ans de prison et 150 000 € d'amende en cas de tentative de suicide de la victime.

      III. L'Émergence de Nouvelles Stratégies de Prévention

      Face à l'échec des approches traditionnelles, des méthodes alternatives axées sur la prévention et l'empathie sont mises en place dans certains établissements, notamment dans le cadre du programme national Phare.

      A. La Méthode de la Préoccupation Partagée

      Adaptée en France par Jean-Pierre Bélon, cette méthode vise à résoudre les situations de harcèlement sans passer par l'accusation et la sanction, qui se révèlent souvent contre-productives.

      Principe Clé : Au lieu de confronter l'intimidateur, l'équipe éducative le convoque en lui exprimant son inquiétude pour la victime.

      L'objectif est de le transformer en acteur de la solution. On lui demande : "qu'est-ce qu'il pourrait mettre en place pour cet élève ?"

      Posture de l'Adulte : L'entretien doit être court, direct et ferme, mais courtois.

      L'adulte ne doit pas entrer dans un débat argumentatif ("c'est elle qui a commencé") mais maintenir le cap sur le mal-être de la victime.

      L'autorité est incarnée par la certitude que les brimades doivent cesser.

      Efficacité : Cette méthode montre des résultats très positifs.

      Elle permet de "casser ce cercle vicieux" et de créer une nouvelle dynamique. Un principal de collège, Philippe Weis, témoigne que grâce à cette approche, de nombreuses situations (46 en avril) sont réglées avant de devenir graves.

      B. L'Implication des Élèves : Les Ambassadeurs Anti-Harcèlement

      Le programme Phare prévoit la formation d'élèves ambassadeurs pour jouer un rôle de "sentinelle".

      Rôle : Ces élèves sont formés pour détecter les situations de harcèlement, écouter leurs camarades et alerter les adultes.

      Ils ne sont pas des "balances" mais des relais de confiance. Comme l'explique un élève : "Nous, on est des enfants et eux aussi et ils se sentent plus peut-être plus en sécurité."

      Motivation : Beaucoup d'ambassadeurs, comme Charlotte, ont eux-mêmes été victimes de harcèlement, ce qui renforce leur engagement. Dans un collège, 30 élèves se sont portés volontaires pour 12 places initialement prévues.

      C. La Prévention dès l'École Primaire

      La lutte contre le harcèlement commence dès le plus jeune âge par le développement de compétences psychosociales.

      Intelligence Émotionnelle : Une école primaire de la banlieue parisienne a mis en place des outils pour aider les enfants à identifier et nommer leurs émotions (par exemple, un système de "souris" de différentes couleurs à l'entrée de la classe).

      Méthode des "Messages Clairs" : Les élèves de CM2 apprennent à gérer les conflits en exprimant leur ressenti de manière structurée et non-violente, à l'écart des autres.

      Un élève dit à un autre : "Quand tu m'as déplacé mon manteau, je me suis senti mal parce que tu fais ça tout le temps. J'aimerais que tu arrêtes s'il te plaît."

      Confiance en Soi : La directrice de l'école insiste sur l'importance de la confiance en soi, qui permet à un enfant de "réagir face à des brimades" et de "solliciter l'adulte" si besoin.

      IV. La Reconstruction et les Séquelles à Long Terme

      A. Le Traumatisme des Victimes Survivantes

      Le harcèlement laisse des cicatrices psychologiques profondes et durables.

      Savana : Harcelée pour ses bonnes notes, elle a développé une phobie scolaire et sociale qui l'a contrainte à arrêter ses activités extrascolaires. "Ils ont complètement gâché ma vie en fait."

      Grâce à l'association Marion la main tendue, elle participe à des groupes de parole et des séances de thérapie où elle apprend à "mettre des mots sur ses maux (m-a-u-x)".

      Julien Masquino : Harcelé 20 ans avant Lucas dans le même collège pour son "côté un peu efféminé", son "embonpoint" et son "langage châtié", il a souffert de l'effet de meute.

      Le harcèlement a détruit son estime de soi : "Vous vous dites qu'un moment peut-être que si je suis victime c'est que je le mérite."

      Il a repris confiance en lui grâce au sport et enseigne aujourd'hui le self-défense à des adolescents.

      B. Le Deuil Impossible des Familles

      Pour les familles des victimes, le deuil est inextricablement lié à la reconnaissance du harcèlement comme cause du décès.

      • Le frère de Dina déclare : "Je pense pas que mes parents et moi on puisse faire notre deuil sans que son harcèlement scolaire soit reconnu comme étant la cause de son suicide."

      • La douleur est constante, comme en témoigne le texte lu à la fin du document :

      Ton visage, ton sourire me hante, tes câlins, tes mots doux me manquent. [...] J'aimerais tellement savoir si de là-haut tu pouvais me voir, si de là où tu pouvais comprendre que sans toi plus rien n'a de sens.

  3. Jan 2026
    1. Comprendre et Accompagner l'Adolescence : Analyse de la Crise et des Signes d'Alerte

      Ce document de synthèse s'appuie sur l'expertise de Sophie Ettori, psychologue clinicienne à la Maison des Adolescents de Porto-Vecchio, pour explorer les mécanismes de l'adolescence, identifier les signes de souffrance psychique et définir les modalités d'accompagnement optimales par les parents et les professionnels.

      Synthèse opérationnelle

      L'adolescence est un processus dynamique de "l'entre-deux", une transition de 10 à 15 ans entre l'enfance et l'âge adulte.

      Elle se caractérise par un bouleversement biologique et neurologique majeur : le cerveau adolescent, mature à 80 %, possède un système émotionnel (limbique) suractivé tandis que ses capacités de régulation (lobes frontaux) sont encore immatures.

      Points clés à retenir :

      La "Crise" est un processus sain : L'opposition et la recherche d'identité sont nécessaires pour permettre la séparation d'avec les parents.

      Santé mentale : Environ 15 % des adolescents présentent un trouble psychique (soit 4 élèves par classe de 28).

      Signes d'alerte : Une irritabilité constante ou une colère persistante peuvent masquer une dépression.

      Réseaux sociaux : Ils constituent de nouveaux espaces de socialisation (le "skate park" numérique), mais peuvent exacerber des troubles préexistants, notamment alimentaires.

      Intervention précoce : Une prise en charge rapide, notamment pour les troubles psychotiques, améliore drastiquement le pronostic de vie sociale et professionnelle à long terme.

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      1. Les mécanismes de la mutation adolescente

      Un bouleversement neurologique et biologique

      L'adolescence n'est pas qu'une construction sociale, c'est une réalité physiologique. Le cerveau subit une transformation radicale :

      La métaphore de la Ferrari : Le cerveau adolescent est comparé à "une Ferrari sans freins".

      Le moteur (le système limbique, siège des émotions et de la mémoire) gronde à plein régime, tandis que les freins (les lobes frontaux et pariétaux, responsables de la logique et de la temporisation) sont encore en développement.

      Efficacité des connexions : On observe une augmentation de la substance blanche (myélinisation), ce qui accélère la transmission de l'information. C'est le passage du "56k à la fibre".

      L'élagage synaptique : Le cerveau devient plus performant mais plus sélectif, délaissant certains centres d'intérêt pour en privilégier d'autres, nécessaires à la survie et à l'autonomie.

      Les finalités psychologiques

      Le processus adolescent vise deux objectifs majeurs :

      1. La constitution de l'identité : Une recherche qui peut être plurielle et transitoire.

      2. La séparation-individuation : L'adolescent doit quitter l'espace parental pour écrire sa propre histoire. Cela passe souvent par la transgression (du latin transgreddi : traverser, franchir).

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      2. Identifier les signes de basculement

      Il est parfois complexe de distinguer une crise "normale" d'une souffrance réelle, car l'adolescent masque souvent son mal-être derrière un "masque de normalité".

      Signes de vigilance pour l'entourage

      | Type de comportement | Manifestations normales (Crise saine) | Signes d'alerte (Souffrance) | | --- | --- | --- | | Émotions | Labilité émotionnelle, fleur de peau. | Irritabilité constante, colère incontrôlable, tristesse profonde. | | Social | Besoin accru d'intimité, retrait dans la chambre. | Repli sur soi total, perte d'intérêt pour les amis et les plaisirs (anhédonie). | | Opposition | Changement de style (vêtements noirs), opposition verbale. | Mises en danger réelles, conduites à risques extrêmes. | | Alimentation | Préoccupations esthétiques passagères. | Perte/prise de poids rapide, rituels restrictifs, contrôle excessif. |

      Les troubles de santé mentale

      Dépression : Chez l'adolescent, elle ne ressemble pas toujours au tableau clinique de l'adulte et peut se manifester uniquement par une agressivité permanente.

      Troubles du Comportement Alimentaire (TCA) : Souvent déclenchés par un régime banal, ils peuvent rapidement devenir graves et nécessitent un double suivi (nutritionnel et psychologique).

      Psychoses (Schizophrenie) : Elles émergent généralement entre 15 et 25 ans. Les premiers signes sont souvent ténus : anxiété forte, discours décousu, bizarreries dans les centres d'intérêt ou perte de contact avec la réalité.

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      3. L'univers numérique : Opportunités et Risques

      Le rapport à l'écran est un prolongement identitaire ("exposer, c'est exister").

      Aspects positifs : Les serveurs (type Discord) ou forums spécialisés permettent une socialisation par intérêt (gaming, musique) hors du regard parental. Pour certains adolescents, c'est un refuge salvateur qui facilite la sociabilisation.

      Aspects négatifs :

      Consommation vide : Le "scrollage compulsif" sur TikTok peut nuire au potentiel de l'adolescent par surstimulation immédiate.  

      Désinformation : Les adolescents suivent des influenceurs généralistes dont les conseils en santé (santé mentale, nutrition) sont souvent non sourcés ou commerciaux.  

      Renforcement des troubles : Les réseaux peuvent enfermer un adolescent fragile dans des communautés valorisant des comportements pathologiques (notamment pour les TCA).

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      4. Accompagnement et Ressources

      Le rôle des parents

      La crise d'adolescence est aussi une "crise des parents" qui doivent accepter la perte de l'enfant idéal pour découvrir l'adulte en devenir.

      Communication "élastique" : Le cadre doit être souple, fondé sur une adaptation perpétuelle plutôt que sur une rigidité aveugle.

      Préparation précoce : L'habitude de communiquer doit être instaurée dès l'enfance pour que le terrain soit prêt au moment de la tempête adolescente.

      Intérêt pour leur monde : Participer à leurs jeux (Minecraft, Mario Kart) construit une relation de confiance et légitime leur univers.

      Les structures d'aide

      En cas de doute, il est impératif de consulter, même pour une difficulté qui semble mineure (prévention).

      | Structure | Caractéristiques | | --- | --- | | Maison des Adolescents (MDA) | Accueil des 11-25 ans. Gratuit, anonyme, confidentiel. Aucun accord parental requis, ce qui facilite l'accès pour les jeunes en rébellion. | | Centres Médico-Psychologiques (CMP) | Soins gratuits, axés sur le suivi psychiatrique et pédopsychiatrique sur le long terme. | | Milieu scolaire | Infirmières scolaires, assistants sociaux et psychologues de l'Éducation nationale sont des relais de proximité essentiels. |

      Note sur le secret professionnel : En Maison des Adolescents, le secret est la règle.

      Il n'est levé qu'en cas de danger grave pour l'adolescent ou de révélations de violences subies (obligation de signalement pour protéger le mineur).

    1. 3.7. Recommandations

      Note de synthèse : Usages des réseaux sociaux et santé des adolescents - Analyse et recommandations de l'Anses

      1. Introduction : Contexte et portée de l'expertise de l'Anses

      Face à l'expansion massive des réseaux sociaux numériques et aux préoccupations croissantes concernant leur impact sur la santé, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) s'est autosaisie en septembre 2019 pour évaluer les risques sanitaires encourus par les adolescents.

      Cette démarche répond à un besoin d'expertise scientifique indépendante sur un phénomène socio-culturel majeur qui reconfigure en profondeur les modes de vie et de socialisation des plus jeunes.

      L'expertise, menée par un groupe de travail pluridisciplinaire, s'appuie sur une analyse rigoureuse de plus d'un millier d'études scientifiques internationales.

      Elle se concentre sur la population des 11-17 ans, une période charnière du développement marquée par une vulnérabilité particulière.

      L'objectif est de caractériser les usages, d'identifier les risques avérés et de formuler des recommandations pour protéger la santé de cette population.

      La conclusion centrale de l'Agence est sans équivoque : l'usage des réseaux sociaux numériques a des effets négatifs documentés sur la santé physique et mentale des adolescents.

      Ces effets ne sont pas le fruit du hasard mais découlent en grande partie de la conception même des plateformes. Ils nécessitent une réponse coordonnée et systémique impliquant les pouvoirs publics, les plateformes elles-mêmes, ainsi que les acteurs du monde éducatif et de la santé.

      2. Le Modèle Économique des Plateformes : Un Facteur de Risque Systémique

      Pour évaluer les risques sanitaires des réseaux sociaux, il est indispensable de comprendre leur fonctionnement. Leur conception n'est pas neutre mais répond à des impératifs économiques précis qui constituent le cœur du problème.

      Le modèle économique dominant des grandes plateformes repose sur la monétisation de l'attention et des données des utilisateurs.

      En offrant un accès gratuit à leurs services, ces entreprises transforment l'usager en une source de profit, principalement par la vente d'espaces publicitaires ciblés et l'exploitation de ses données comportementales.

      Ce modèle induit une course à l'engagement maximal. Pour y parvenir, les plateformes intègrent délibérément des mécanismes de captation de l'attention conçus pour influencer le comportement de l'utilisateur, maximiser le temps passé sur le service et, in fine, induire une perte de contrôle. Parmi ces techniques figurent notamment les interfaces persuasives ou trompeuses, qui exploitent des biais cognitifs pour inciter les utilisateurs à réaliser des actions qu'ils ne feraient pas autrement, et le défilement infini, qui élimine les points d'arrêt naturels pour favoriser une consultation prolongée et passive.

      Les adolescents sont particulièrement vulnérables à ces stratégies.

      Leurs capacités de régulation émotionnelle et comportementale étant encore en développement, ils peinent davantage à maîtriser leur temps de connexion.

      De plus, la conception de ces plateformes entre en résonance directe avec leurs aspirations fondamentales : besoin d'interactions sociales avec les pairs, recherche de sensations et construction de l'identité.

      Les réseaux sociaux exploitent ainsi une vulnérabilité psychologique et développementale inhérente à cette période de la vie. Ces mécanismes de conception sont à l'origine de risques sanitaires spécifiques et documentés.

      3. Principaux Risques Sanitaires Identifiés et Populations Vulnérables

      L'expertise de l'Anses établit des corrélations claires et préoccupantes entre l'usage des réseaux sociaux et la détérioration de la santé des jeunes.

      Ces risques ne sont pas des externalités malheureuses, mais des conséquences directes des stratégies de captation de l'attention et d'exploitation des vulnérabilités développementales décrites précédemment. Un constat transversal émerge de l'analyse : les filles constituent une population particulièrement à risque.

      Cette vulnérabilité accrue n'est pas monolithique ; elle résulte d'une confluence de facteurs : un temps d'usage quantitativement supérieur, une orientation vers des plateformes hautement visuelles qui exacerbent la pression sur l'apparence, et une plus grande exposition aux dynamiques de cyberviolence genrée.

      D'autres populations, comme les jeunes LGBTQIA+ ou ceux présentant des troubles préexistants (anxiodépressifs, TDAH), sont également surexposées.

      3.1. Dégradation de la Santé Mentale et de l'Image de Soi

      L'expertise de l'Anses établit que l'usage des réseaux sociaux constitue un facteur contributif aux troubles anxiodépressifs.

      Cette relation est médiée par plusieurs mécanismes psychologiques délétères, tels que la comparaison sociale ascendante, qui génère un sentiment d'insatisfaction ; le FoMO (Fear of Missing Out), qui nourrit une connexion anxiogène ; et le cyberharcèlement.

      L'expertise met en lumière un cercle vicieux : un mal-être initial peut conduire un adolescent à se réfugier dans les réseaux sociaux dans une stratégie d'« escapisme », ce qui renforce paradoxalement ses difficultés psychologiques.

      L'impact sur l'image corporelle est particulièrement prononcé. L'exposition continue à des corps idéalisés, souvent modifiés par des filtres et des retouches, favorise l'insatisfaction corporelle.

      L'expertise identifie cette exposition comme étant corrélée à l’intériorisation des idéaux corporels, l’auto-objectification et la comparaison sociale ascendante, autant de facteurs intermédiaires des troubles des conduites alimentaires.

      L'effet est amplifié par les algorithmes de personnalisation qui créent un effet « silo », enfermant les jeunes vulnérables dans des boucles de contenus délétères (valorisation de la maigreur, automutilation, suicide), banalisant ces comportements et augmentant le risque d'imitation.

      3.2. Altération du Sommeil : Un Médiateur Clé des Troubles de Santé

      L'Anses identifie la perturbation du sommeil comme un effet sanitaire majeur et un médiateur central entre l'usage des réseaux sociaux et la dégradation de la santé mentale.

      L'impact négatif sur le sommeil s'opère via trois mécanismes principaux :

      Réduction de la durée du sommeil : l'augmentation du temps d'écran retarde systématiquement l'heure du coucher.

      Altération de la qualité du sommeil : les contenus et interactions en ligne provoquent une stimulation cognitive et émotionnelle qui entrave l'endormissement et fragmente le sommeil.

      Perturbation du rythme circadien : l'exposition à la lumière bleue des écrans en soirée inhibe la sécrétion de mélatonine, l'hormone de l'endormissement.

      Or, une perturbation chronique du sommeil est elle-même un facteur de risque majeur pour le développement de troubles de santé mentale et de maladies chroniques.

      3.3. Exposition aux Conduites à Risques et aux Cyberviolences

      Les réseaux sociaux agissent comme de puissants vecteurs de conduites à risques.

      Ils contribuent à la normalisation de la consommation de substances psychoactives (alcool, tabac, cannabis) et assurent la propagation virale de défis dangereux (challenges), dont l'attrait repose sur la quête de reconnaissance sociale.

      Le cyberharcèlement est une autre menace centrale. Il prolonge les dynamiques de harcèlement hors ligne, mais son impact est amplifié par des facteurs spécifiques au numérique : l'anonymat (réel ou perçu), la persistance des contenus et l'ampleur de leur diffusion.

      L'expertise souligne que le fait d’appartenir à une communauté LGBTQIA+ est associé à une probabilité plus élevée d’être cybervictime.

      Les conséquences documentées par l'Anses sont graves :

      • Augmentation des symptômes dépressifs

      • Risque accru d'idées suicidaires et de tentatives de suicide

      • Comportements d'automutilation

      • Augmentation de l'usage problématique des réseaux sociaux

      Enfin, l'expertise alerte sur les cyberviolences à caractère sexuel, comme le sexting non consenti ou la coercition numérique. Ces pratiques constituent une nouvelle expression du sexisme, particulièrement risquée pour les filles.

      Ce tableau de risques multifactoriels, systémiquement liés à la conception des plateformes, appelle une réponse stratégique et coordonnée, que l'Anses articule en quatre axes d'intervention.

      4. Axes d'Intervention Stratégiques : Les Recommandations de l'Anses

      L'Anses préconise une approche systémique et coordonnée qui ne fait pas reposer la charge uniquement sur les individus. Les recommandations visent à la fois les plateformes, les pouvoirs publics, les acteurs de l'éducation et la communauté scientifique. L'Agence insiste sur la nécessité d'impliquer les adolescents dans l'élaboration de ces mesures pour garantir leur pertinence et faciliter leur adhésion.

      4.1. Axe 1 : Réguler et Sécuriser l'Environnement Numérique

      Cet axe vise directement les plateformes et les pouvoirs publics, considérant que la responsabilité première incombe aux concepteurs des services. Les recommandations phares incluent :

      Instaurer un cahier des charges technique pour les réseaux sociaux accessibles aux mineurs, afin de garantir un design protecteur.

      Appliquer des mécanismes fiables de vérification de l'âge et du consentement parental.

      Encadrer légalement les interfaces persuasives ou trompeuses et les algorithmes de personnalisation, en s'appuyant sur les dispositions du Digital Services Act (DSA) européen pour interdire les techniques d'influence trompeuse et la diffusion de contenus délétères.

      Imposer un paramétrage par défaut protecteur pour les comptes des mineurs (limitation des notifications, suppression des indicateurs d'activité en ligne).

      Mettre en place des procédures de signalement simples et efficaces pour les contenus problématiques.

      4.2. Axe 2 : Développer une Éducation aux Médias Numériques

      L'éducation est un levier complémentaire indispensable. Pour les parents et adolescents, il s'agit de co-construire des repères de bonnes pratiques et d'alerter sur les pressions sociales spécifiques (stéréotypes de genre, harcèlement).

      Pour le milieu scolaire, l'Anses préconise de renforcer les programmes d'éducation au numérique, de développer l'esprit critique et les compétences socio-émotionnelles, et de promouvoir des espaces de parole entre pairs.

      4.3. Axe 3 : Renforcer la Prévention des Effets sur la Santé

      Une approche de santé publique globale est nécessaire. L'Anses préconise de :

      • Mener des campagnes de sensibilisation sur l'hygiène de vie (sommeil, sédentarité) et l'hygiène numérique (risques liés à l'image de soi, aux images intimes).

      Renforcer la prévention en santé mentale, par la formation des professionnels et l'augmentation des moyens du système de santé et du personnel médical scolaire.

      Lutter activement contre les cyberviolences et toutes les formes de discrimination.

      Développer des alternatives attractives à la socialisation en ligne (infrastructures sportives, culturelles, associatives).

      4.4. Axe 4 : Soutenir la Recherche Scientifique

      Pour combler les lacunes de la recherche, l'Anses recommande de garantir l'accès des chercheurs aux données des plateformes, comme le prévoit le Digital Services Act (DSA) européen, et d'améliorer la méthodologie des études pour mieux objectiver les usages et les effets sanitaires.

      Enfin, l'Agence appelle la communauté scientifique à étudier la pertinence de qualifier l'« usage problématique » des réseaux sociaux comme une addiction comportementale, au même titre que les jeux d’argent et de hasard.

      5. Conclusion Générale

      L'expertise de l'Anses dresse un constat sévère : les effets négatifs documentés des réseaux sociaux sur la santé des adolescents sont étroitement liés aux caractéristiques de conception et au modèle économique des plateformes.

      Le problème n'est donc pas réductible à une simple question de responsabilité individuelle.

      Les stratégies de captation de l'attention sont systémiques et exploitent des vulnérabilités psychologiques propres à l'adolescence.

      Ces constats invalident l'approche de l'autorégulation et démontrent l'urgence d'adopter un cadre de gouvernance robuste pour les réseaux sociaux, à la hauteur des enjeux de santé publique.

      Si l'éducation au numérique et l'accompagnement parental sont des piliers nécessaires, ils demeurent insuffisants face à un problème d'une telle ampleur structurelle.

      L'expertise de l'Anses fournit la base factuelle pour une politique publique plus musclée, engageant la responsabilité des plateformes pour imposer des modifications profondes de leurs services.

      Une vigilance continue s'impose face aux évolutions technologiques rapides, notamment l'intégration de l'intelligence artificielle, qui pourrait démultiplier les risques identifiés.

    1. La Santé des Adolescents : Évolutions et Défis sur Trente Ans

      Synthèse Exécutive

      Ce document de synthèse analyse l'évolution de la santé et du bien-être des adolescents (10-19 ans) en France sur les trente dernières années, sur la base du rapport du Haut Conseil de la santé publique (HCSP).

      Le bilan est contrasté, révélant des améliorations notables aux côtés de dégradations profondes et préoccupantes.

      Les principales améliorations concernent la mortalité, qui a été divisée par deux depuis 1990, et une baisse de la consommation de substances psychoactives traditionnelles comme le tabac et l'alcool.

      Cependant, ces progrès sont assombris par une détérioration progressive et marquée de la santé mentale, particulièrement chez les filles, et accentuée par la pandémie de Covid-19.

      Le rapport met en lumière un déclin alarmant de la condition physique, avec une baisse de 13 % de la capacité cardio-respiratoire, et l'ancrage de modes de vie délétères.

      On observe une augmentation exponentielle du temps d'écran, une baisse drastique de l'activité physique et une dette de sommeil chronique.

      Parallèlement, la stabilisation à un niveau élevé du surpoids et de l'obésité demeure un enjeu majeur.

      La socialisation des adolescents a été bouleversée par le numérique, entraînant de nouveaux risques tels que le cyberharcèlement et un sentiment de solitude croissant.

      Si l'âge du premier rapport sexuel reste stable, la santé sexuelle se dégrade avec une hausse des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et une baisse de l'usage du préservatif.

      Enfin, les inégalités sociales et territoriales de santé (ISTS) se creusent durant l'adolescence, affectant de manière disproportionnée la santé mentale et la surcharge pondérale des jeunes issus de milieux défavorisés.

      Les politiques publiques évoluent vers une approche plus préventive, mais la reconnaissance des adolescents comme un groupe spécifique avec des besoins distincts reste insuffisante.

      1. Contexte et Approche du Rapport

      Face aux transformations majeures de notre époque (numérique, pandémies, polycrises), le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a réalisé une analyse approfondie de l'évolution de la santé des adolescents sur trois décennies.

      Période d'étude : Les 30 dernières années.

      Population cible : Les adolescents, définis comme la tranche d'âge de 10 à 19 ans.

      Approche méthodologique : Le rapport s'appuie sur une analyse socio-anthropologique combinant données quantitatives, qualitatives et une analyse de l'environnement.

      L'adolescence est considérée comme une phase de construction identitaire, dont la durée s'est allongée, marquée par des tensions entre autonomie et dépendance.

      2. Tendances Démographiques et Sanitaires Générales

      Mortalité et Morbidité

      Mortalité : Le taux de mortalité global chez les adolescents a été divisé par deux depuis 1990. Les 10-14 ans présentent le plus faible taux de mortalité.

      Chez les 15-19 ans, les accidents de la route et les suicides demeurent les causes principales de décès.

      Morbidité : Les troubles mentaux (anxiété, dépression) et l'asthme sont les principales causes de morbidité.

      On note un recul significatif des blessures liées aux accidents (-71,1 %), des violences (-44,8 %) et des blessures involontaires (-29,4 %). Les filles sont deux fois plus touchées par la dépression et l'anxiété que les garçons.

      3. La Santé Mentale : Une Préoccupation Majeure

      Bien qu'une majorité d'adolescents se perçoivent en bonne santé mentale, une dégradation progressive est observée depuis 30 ans, avec une accélération notable depuis la pandémie de Covid-19.

      Tendances : Les conditions socio-économiques défavorables et le contexte de polycrise ont un impact négatif direct.

      Disparités de genre : Les filles sont particulièrement concernées, exprimant deux fois plus de plaintes psychologiques que les garçons.

      Le changement climatique est identifié comme une nouvelle menace pour la santé mentale des adolescents.

      4. Comportements, Consommations et Santé Sexuelle

      Consommation de Substances Psychoactives

      L'adolescence reste une période d'expérimentation, mais les tendances de consommation ont évolué.

      Baisse : Une tendance générale à la baisse est observée pour l'expérimentation et l'usage régulier d'alcool et de tabac.

      Stabilité : La consommation de cannabis s'est stabilisée.

      Hausse : L'usage de la e-cigarette est en forte augmentation, dépassant désormais celui du tabac.

      La consommation de poppers et de protoxyde d'azote est également en hausse.

      Santé Sexuelle

      Comportements : L'âge du premier rapport sexuel est stable, mais les proportions de collégiens et lycéens l'ayant eu diminuent.

      L'exposition à la pornographie est massive (deux tiers des moins de 15 ans).

      Prévention : L'usage du préservatif est en baisse, tandis que le recours à la contraception d'urgence augmente.

      La pilule est moins utilisée au profit des dispositifs intra-utérins.

      IST : Les infections sexuellement transmissibles sont en progression, notamment les infections à Chlamydia et à gonocoque.

      Éducation : Un programme d'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité doit être déployé à la rentrée 2025-2026.

      5. Santé Physique et Modes de Vie : Un Bilan Inquiétant

      Croissance et Condition Physique

      Puberté et Poids : La puberté débute plus tôt, surtout chez les filles, un phénomène associé au surpoids et à l'obésité.

      Après une forte hausse jusqu'en 2005, les taux de surpoids (15 %) et d'obésité (3,5 %) se sont stabilisés à un niveau élevé, particulièrement dans les milieux défavorisés.

      Condition Physique : Une détérioration majeure est constatée, avec une baisse de 13 % de la capacité cardio-respiratoire depuis les années 2000.

      Habitudes de Vie

      Activité Physique : Le niveau est en forte baisse et très faible (seuls 12 % atteignent les recommandations).

      La France se classe mal au niveau international (119e sur 146 pays). La prévalence de l'inactivité a augmenté de 85 %.

      Temps d'écran : Il a connu une hausse exponentielle, passant de 2h/jour dans les années 90 à 5h en 2016. Seuls 20 % des adolescents respectent les seuils recommandés.

      Sommeil : La durée est insuffisante et en baisse. La dette de sommeil est importante (près de 2h chez les 15-17 ans) et les troubles du sommeil touchent environ 40 % des adolescents.

      Alimentation : La consommation de fruits et légumes stagne à un niveau bas, tandis que celle des snacks, plats préparés et boissons sucrées augmente. Le petit déjeuner quotidien est en baisse.

      6. L'Environnement Social, Numérique et Éducatif

      Socialisation, Violence et Relations

      Socialisation : Le smartphone et les technologies numériques ont profondément transformé la socialisation, avec des effets différenciés selon le genre et le milieu social.

      On observe une polarisation des opinions mais peu de radicalisation.

      Violence et Harcèlement : Le harcèlement scolaire diminue, mais le cyberharcèlement augmente, visant particulièrement les filles.

      Les violences verbales et sexuelles sont en hausse, tandis que les violences physiques et matérielles reculent.

      Les violences intra-familiales, notamment sexuelles, augmentent et ont des effets durables sur la santé mentale.

      Isolement : Le sentiment de solitude est en forte progression, surtout chez les filles.

      Environnement Éducatif

      L'école a connu de profondes transformations (réformes, numérique, inclusion).

      Le lien entre santé, bien-être et apprentissage est de plus en plus mis en avant, évoluant d'une approche centrée sur le risque à une approche systémique visant à créer un milieu de vie favorable à la santé.

      7. Tableau Synthétique des Évolutions sur 30 ans

      Le tableau suivant résume les principaux constats et leur évolution sur trois décennies.

      | Catégorie | Observations | Évolution en 30 ans | | --- | --- | --- | | Démographie | | | | Mortalité | Causes principales : Accidents de la voie publique, suicides. Taux plus élevé chez les garçons. | (Amélioration) Baisse régulière de la mortalité. | | Morbidité | Causes principales : Anxiété, dépression, asthme. Dépression et anxiété deux fois plus fréquentes chez les filles. | (Amélioration) Baisse des blessures accidentelles (-71,1%), des violences (-44,8%), des blessures involontaires (-29,4%) et des cancers (-36,2%). | | Santé Mentale | | | | Santé mentale | Impact négatif des conditions socio-économiques et des polycrises. Les filles expriment 2 fois plus de plaintes. | (Aggravation) Dégradation progressive, aggravée depuis la pandémie de Covid-19, plus marquée chez les filles. | | Substances | | | | Alcool | Première substance consommée. | (Amélioration) Tendance à la baisse de l'expérimentation et de l'usage régulier. | | Tabac / E-cigarette | L'usage de l'e-cigarette est supérieur à celui du tabac. | (Amélioration) Baisse de la consommation de tabac.<br>(Aggravation) Forte augmentation de la consommation d’e-cigarette. | | Cannabis | Consommation plus forte chez les lycéens. | (Stabilité) Stabilisation de la consommation. | | Santé Physique | | | | Croissance / Puberté | Prévalences élevées de surpoids et d'obésité. | (Stabilité) Stabilisation des paramètres de croissance, du surpoids et de l'obésité.<br>(Aggravation) Début de la puberté féminine de plus en plus jeune. | | Condition physique | Faible capacité cardio-respiratoire et musculaire. | (Aggravation) Forte diminution de la capacité respiratoire et musculaire depuis les années 2000. | | Socialisation | | | | Socialisation | Autonomisation par paliers. Sociabilités cruciales pour la santé. | (Changement majeur) Socialisation bouleversée par l'arrivée du smartphone et des technologies numériques. | | Santé Sexuelle | | | | Âge du premier rapport | Stabilité depuis une dizaine d'années. | (Tendance) Diminution des proportions de jeunes ayant eu un premier rapport. | | Utilisation du préservatif | \- | (Aggravation) Baisse de l'utilisation. | | IST | Taux élevé d'infections à Chlamydia. | (Aggravation) Augmentation des déclarations d'infections à gonocoque. | | Violence/Harcèlement | | | | Violence / Harcèlement | Incidents graves en milieu scolaire élevés. | (Aggravation) Augmentation du cyberharcèlement et des violences sexuelles.<br>(Amélioration) Diminution des crimes et délits. | | Mode de Vie | | | | Activité Physique | Niveau très faible (12% atteignent les recommandations). | (Aggravation) Augmentation de la prévalence de l'inactivité (+85%). | | Comportements sédentaires | Niveau très élevé (plus de 70% ne respectent pas les recommandations). | (Aggravation) Augmentation exponentielle du temps d'écran. | | Sommeil | Durée insuffisante et dette de sommeil importante. | (Aggravation) Diminution de la durée de sommeil et augmentation des troubles du sommeil. | | Alimentation | \- | (Aggravation) Augmentation des produits type snack et des boissons sucrées.<br>(Amélioration) Diminution du grignotage. | | Environnement | | | | Relations | Digitalisation des pratiques culturelles. | (Aggravation) Sentiment d'isolement en forte progression, surtout chez les filles. | | Inégalités (ISTS) | S'accentuent avec la crise sanitaire. | (Aggravation) Augmentation des ISTS, notamment pour la surcharge pondérale et la santé mentale. |

      8. Synthèse des Recommandations

      Pour répondre à ces défis, le HCSP propose une série de recommandations systémiques visant à améliorer la santé des adolescents.

      Axe 1 : Créer des Environnements Favorables

      Aménager l'environnement pour modifier les comportements et encourager la mobilité active (marche, vélo).

      Créer des environnements favorables à la libération de la parole sur les sujets de santé mentale et de violence.

      Anticiper et répondre aux effets du changement climatique sur la santé des adolescents.

      Mobiliser les associations socio-culturelles et sportives dans l'éducation à la santé, en cohérence avec l'Éducation nationale et la santé publique.

      Axe 2 : Renforcer les Politiques Publiques et la Prévention

      Développer la participation des jeunes dans l'élaboration des politiques publiques qui les concernent.

      Mettre en œuvre une politique publique intersectorielle d'éducation au numérique.

      Poursuivre la dénormalisation du tabac et développer celle de l'alcool.

      Produire des stratégies de surveillance et d'encadrement de la vente et de l'usage de la e-cigarette par les mineurs.

      Évaluer et poursuivre le déploiement des programmes de lutte contre les différentes formes de violence.

      Axe 3 : Améliorer le Repérage, le Dépistage et la Prise en Charge

      Développer des outils de repérage des signes d'alerte et de dépistage précoce des troubles (anxiété, dépression).

      Former les acteurs de première ligne (enseignants, animateurs, médecins) à ces outils.

      Développer la dimension préventive de la prise en charge en santé.

      Axe 4 : Éduquer, Sensibiliser et Accompagner

      Adapter et différencier les messages de santé publique (activité physique, alimentation, sexualité) pour qu'ils soient pertinents pour les adolescents.

      Inciter les parents et les proches à encourager l'activité physique et à réduire les temps d'écran.

      Mettre en œuvre des programmes de soutien à la parentalité.

      Promouvoir et éduquer à l'importance du sommeil naturel (durée, qualité, rythme).

      Axe 5 : Développer la Recherche et les Données

      Mesurer périodiquement les déterminants de la santé des adolescents.

      Développer des recherches utilisant des méthodes fiables et objectives, notamment sur le sommeil.

      Mettre en place une surveillance du démarrage pubertaire.

      Disposer de données spécifiques par âge, sexe et genre pour mieux comprendre les phénomènes.

      Compléter les indicateurs de santé sexuelle avec des dimensions qualitatives (satisfaction, plaisir, respect des droits).

    1. La Santé des Adolescents : Évolutions et Défis sur Trente Ans

      Synthèse Exécutive

      Ce document de synthèse analyse l'évolution de la santé et du bien-être des adolescents (10-19 ans) en France sur les trente dernières années, sur la base du rapport du Haut Conseil de la santé publique (HCSP).

      Le bilan est contrasté, révélant des améliorations notables aux côtés de dégradations profondes et préoccupantes.

      Les principales améliorations concernent la mortalité, qui a été divisée par deux depuis 1990, et une baisse de la consommation de substances psychoactives traditionnelles comme le tabac et l'alcool.

      Cependant, ces progrès sont assombris par une détérioration progressive et marquée de la santé mentale, particulièrement chez les filles, et accentuée par la pandémie de Covid-19.

      Le rapport met en lumière un déclin alarmant de la condition physique, avec une baisse de 13 % de la capacité cardio-respiratoire, et l'ancrage de modes de vie délétères.

      On observe une augmentation exponentielle du temps d'écran, une baisse drastique de l'activité physique et une dette de sommeil chronique.

      Parallèlement, la stabilisation à un niveau élevé du surpoids et de l'obésité demeure un enjeu majeur.

      La socialisation des adolescents a été bouleversée par le numérique, entraînant de nouveaux risques tels que le cyberharcèlement et un sentiment de solitude croissant.

      Si l'âge du premier rapport sexuel reste stable, la santé sexuelle se dégrade avec une hausse des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et une baisse de l'usage du préservatif.

      Enfin, les inégalités sociales et territoriales de santé (ISTS) se creusent durant l'adolescence, affectant de manière disproportionnée la santé mentale et la surcharge pondérale des jeunes issus de milieux défavorisés.

      Les politiques publiques évoluent vers une approche plus préventive, mais la reconnaissance des adolescents comme un groupe spécifique avec des besoins distincts reste insuffisante.

      1. Contexte et Approche du Rapport

      Face aux transformations majeures de notre époque (numérique, pandémies, polycrises), le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a réalisé une analyse approfondie de l'évolution de la santé des adolescents sur trois décennies.

      Période d'étude : Les 30 dernières années.

      Population cible : Les adolescents, définis comme la tranche d'âge de 10 à 19 ans.

      Approche méthodologique : Le rapport s'appuie sur une analyse socio-anthropologique combinant données quantitatives, qualitatives et une analyse de l'environnement.

      L'adolescence est considérée comme une phase de construction identitaire, dont la durée s'est allongée, marquée par des tensions entre autonomie et dépendance.

      2. Tendances Démographiques et Sanitaires Générales

      Mortalité et Morbidité

      Mortalité : Le taux de mortalité global chez les adolescents a été divisé par deux depuis 1990. Les 10-14 ans présentent le plus faible taux de mortalité.

      Chez les 15-19 ans, les accidents de la route et les suicides demeurent les causes principales de décès.

      Morbidité : Les troubles mentaux (anxiété, dépression) et l'asthme sont les principales causes de morbidité.

      On note un recul significatif des blessures liées aux accidents (-71,1 %), des violences (-44,8 %) et des blessures involontaires (-29,4 %). Les filles sont deux fois plus touchées par la dépression et l'anxiété que les garçons.

      3. La Santé Mentale : Une Préoccupation Majeure

      Bien qu'une majorité d'adolescents se perçoivent en bonne santé mentale, une dégradation progressive est observée depuis 30 ans, avec une accélération notable depuis la pandémie de Covid-19.

      Tendances : Les conditions socio-économiques défavorables et le contexte de polycrise ont un impact négatif direct.

      Disparités de genre : Les filles sont particulièrement concernées, exprimant deux fois plus de plaintes psychologiques que les garçons.

      Le changement climatique est identifié comme une nouvelle menace pour la santé mentale des adolescents.

      4. Comportements, Consommations et Santé Sexuelle

      Consommation de Substances Psychoactives

      L'adolescence reste une période d'expérimentation, mais les tendances de consommation ont évolué.

      Baisse : Une tendance générale à la baisse est observée pour l'expérimentation et l'usage régulier d'alcool et de tabac.

      Stabilité : La consommation de cannabis s'est stabilisée.

      Hausse : L'usage de la e-cigarette est en forte augmentation, dépassant désormais celui du tabac.

      La consommation de poppers et de protoxyde d'azote est également en hausse.

      Santé Sexuelle

      Comportements : L'âge du premier rapport sexuel est stable, mais les proportions de collégiens et lycéens l'ayant eu diminuent.

      L'exposition à la pornographie est massive (deux tiers des moins de 15 ans).

      Prévention : L'usage du préservatif est en baisse, tandis que le recours à la contraception d'urgence augmente.

      La pilule est moins utilisée au profit des dispositifs intra-utérins.

      IST : Les infections sexuellement transmissibles sont en progression, notamment les infections à Chlamydia et à gonocoque.

      Éducation : Un programme d'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité doit être déployé à la rentrée 2025-2026.

      5. Santé Physique et Modes de Vie : Un Bilan Inquiétant

      Croissance et Condition Physique

      Puberté et Poids : La puberté débute plus tôt, surtout chez les filles, un phénomène associé au surpoids et à l'obésité.

      Après une forte hausse jusqu'en 2005, les taux de surpoids (15 %) et d'obésité (3,5 %) se sont stabilisés à un niveau élevé, particulièrement dans les milieux défavorisés.

      Condition Physique : Une détérioration majeure est constatée, avec une baisse de 13 % de la capacité cardio-respiratoire depuis les années 2000.

      Habitudes de Vie

      Activité Physique : Le niveau est en forte baisse et très faible (seuls 12 % atteignent les recommandations).

      La France se classe mal au niveau international (119e sur 146 pays). La prévalence de l'inactivité a augmenté de 85 %.

      Temps d'écran : Il a connu une hausse exponentielle, passant de 2h/jour dans les années 90 à 5h en 2016. Seuls 20 % des adolescents respectent les seuils recommandés.

      Sommeil : La durée est insuffisante et en baisse. La dette de sommeil est importante (près de 2h chez les 15-17 ans) et les troubles du sommeil touchent environ 40 % des adolescents.

      Alimentation : La consommation de fruits et légumes stagne à un niveau bas, tandis que celle des snacks, plats préparés et boissons sucrées augmente. Le petit déjeuner quotidien est en baisse.

      6. L'Environnement Social, Numérique et Éducatif

      Socialisation, Violence et Relations

      Socialisation : Le smartphone et les technologies numériques ont profondément transformé la socialisation, avec des effets différenciés selon le genre et le milieu social.

      On observe une polarisation des opinions mais peu de radicalisation.

      Violence et Harcèlement : Le harcèlement scolaire diminue, mais le cyberharcèlement augmente, visant particulièrement les filles.

      Les violences verbales et sexuelles sont en hausse, tandis que les violences physiques et matérielles reculent.

      Les violences intra-familiales, notamment sexuelles, augmentent et ont des effets durables sur la santé mentale.

      Isolement : Le sentiment de solitude est en forte progression, surtout chez les filles.

      Environnement Éducatif

      L'école a connu de profondes transformations (réformes, numérique, inclusion).

      Le lien entre santé, bien-être et apprentissage est de plus en plus mis en avant, évoluant d'une approche centrée sur le risque à une approche systémique visant à créer un milieu de vie favorable à la santé.

      7. Tableau Synthétique des Évolutions sur 30 ans

      Le tableau suivant résume les principaux constats et leur évolution sur trois décennies.

      | Catégorie | Observations | Évolution en 30 ans | | --- | --- | --- | | Démographie | | | | Mortalité | Causes principales : Accidents de la voie publique, suicides. Taux plus élevé chez les garçons. | (Amélioration) Baisse régulière de la mortalité. | | Morbidité | Causes principales : Anxiété, dépression, asthme. Dépression et anxiété deux fois plus fréquentes chez les filles. | (Amélioration) Baisse des blessures accidentelles (-71,1%), des violences (-44,8%), des blessures involontaires (-29,4%) et des cancers (-36,2%). | | Santé Mentale | | | | Santé mentale | Impact négatif des conditions socio-économiques et des polycrises. Les filles expriment 2 fois plus de plaintes. | (Aggravation) Dégradation progressive, aggravée depuis la pandémie de Covid-19, plus marquée chez les filles. | | Substances | | | | Alcool | Première substance consommée. | (Amélioration) Tendance à la baisse de l'expérimentation et de l'usage régulier. | | Tabac / E-cigarette | L'usage de l'e-cigarette est supérieur à celui du tabac. | (Amélioration) Baisse de la consommation de tabac.<br>(Aggravation) Forte augmentation de la consommation d’e-cigarette. | | Cannabis | Consommation plus forte chez les lycéens. | (Stabilité) Stabilisation de la consommation. | | Santé Physique | | | | Croissance / Puberté | Prévalences élevées de surpoids et d'obésité. | (Stabilité) Stabilisation des paramètres de croissance, du surpoids et de l'obésité.<br>(Aggravation) Début de la puberté féminine de plus en plus jeune. | | Condition physique | Faible capacité cardio-respiratoire et musculaire. | (Aggravation) Forte diminution de la capacité respiratoire et musculaire depuis les années 2000. | | Socialisation | | | | Socialisation | Autonomisation par paliers. Sociabilités cruciales pour la santé. | (Changement majeur) Socialisation bouleversée par l'arrivée du smartphone et des technologies numériques. | | Santé Sexuelle | | | | Âge du premier rapport | Stabilité depuis une dizaine d'années. | (Tendance) Diminution des proportions de jeunes ayant eu un premier rapport. | | Utilisation du préservatif | \- | (Aggravation) Baisse de l'utilisation. | | IST | Taux élevé d'infections à Chlamydia. | (Aggravation) Augmentation des déclarations d'infections à gonocoque. | | Violence/Harcèlement | | | | Violence / Harcèlement | Incidents graves en milieu scolaire élevés. | (Aggravation) Augmentation du cyberharcèlement et des violences sexuelles.<br>(Amélioration) Diminution des crimes et délits. | | Mode de Vie | | | | Activité Physique | Niveau très faible (12% atteignent les recommandations). | (Aggravation) Augmentation de la prévalence de l'inactivité (+85%). | | Comportements sédentaires | Niveau très élevé (plus de 70% ne respectent pas les recommandations). | (Aggravation) Augmentation exponentielle du temps d'écran. | | Sommeil | Durée insuffisante et dette de sommeil importante. | (Aggravation) Diminution de la durée de sommeil et augmentation des troubles du sommeil. | | Alimentation | \- | (Aggravation) Augmentation des produits type snack et des boissons sucrées.<br>(Amélioration) Diminution du grignotage. | | Environnement | | | | Relations | Digitalisation des pratiques culturelles. | (Aggravation) Sentiment d'isolement en forte progression, surtout chez les filles. | | Inégalités (ISTS) | S'accentuent avec la crise sanitaire. | (Aggravation) Augmentation des ISTS, notamment pour la surcharge pondérale et la santé mentale. |

      8. Synthèse des Recommandations

      Pour répondre à ces défis, le HCSP propose une série de recommandations systémiques visant à améliorer la santé des adolescents.

      Axe 1 : Créer des Environnements Favorables

      Aménager l'environnement pour modifier les comportements et encourager la mobilité active (marche, vélo).

      Créer des environnements favorables à la libération de la parole sur les sujets de santé mentale et de violence.

      Anticiper et répondre aux effets du changement climatique sur la santé des adolescents.

      Mobiliser les associations socio-culturelles et sportives dans l'éducation à la santé, en cohérence avec l'Éducation nationale et la santé publique.

      Axe 2 : Renforcer les Politiques Publiques et la Prévention

      Développer la participation des jeunes dans l'élaboration des politiques publiques qui les concernent.

      Mettre en œuvre une politique publique intersectorielle d'éducation au numérique.

      Poursuivre la dénormalisation du tabac et développer celle de l'alcool.

      Produire des stratégies de surveillance et d'encadrement de la vente et de l'usage de la e-cigarette par les mineurs.

      Évaluer et poursuivre le déploiement des programmes de lutte contre les différentes formes de violence.

      Axe 3 : Améliorer le Repérage, le Dépistage et la Prise en Charge

      Développer des outils de repérage des signes d'alerte et de dépistage précoce des troubles (anxiété, dépression).

      Former les acteurs de première ligne (enseignants, animateurs, médecins) à ces outils.

      Développer la dimension préventive de la prise en charge en santé.

      Axe 4 : Éduquer, Sensibiliser et Accompagner

      Adapter et différencier les messages de santé publique (activité physique, alimentation, sexualité) pour qu'ils soient pertinents pour les adolescents.

      Inciter les parents et les proches à encourager l'activité physique et à réduire les temps d'écran.

      Mettre en œuvre des programmes de soutien à la parentalité.

      Promouvoir et éduquer à l'importance du sommeil naturel (durée, qualité, rythme).

      Axe 5 : Développer la Recherche et les Données

      Mesurer périodiquement les déterminants de la santé des adolescents.

      Développer des recherches utilisant des méthodes fiables et objectives, notamment sur le sommeil.

      Mettre en place une surveillance du démarrage pubertaire.

      Disposer de données spécifiques par âge, sexe et genre pour mieux comprendre les phénomènes.

      Compléter les indicateurs de santé sexuelle avec des dimensions qualitatives (satisfaction, plaisir, respect des droits).

  4. Nov 2025
  5. Apr 2025
    1. Dans ce contexte, la Cour formule les recommandations suivantes :1. améliorer la lisibilité de l’offre à destination des jeunes par lafusion des dispositifs maison des adolescents et point accueil-écoute jeunes en définissant l’accueil, l’accompagnementet les actions de prévention sanitaire et sociale comme leursocle de missions obligatoires (ministère de la santé et del’accès aux soins, Caisse nationale des allocations familiales) ;2. conduire une évaluation scientifique de l’impact desmaisons des adolescents en matière de repérage et deprévention des pathologies somatiques et psychiques desadolescents (ministère de la santé et de l’accès aux soins) ;3. mieux tenir compte des besoins des territoires endéfinissant des critères d’attribution des financements(ministère de la santé et de l’accès aux soins).61LES MAISONS DES ADOLESCENTS
    2. synthèse analyse les principaux thèmes et idées clés issus des sources fournies, qui abordent divers aspects de la situation des jeunes en France (15-25 ans), notamment en matière de sport, de santé mentale, d'addictions, de citoyenneté, d'impôts et de justice pénale.

      1. Activité physique et sportive

      Manque de données et de ciblage: Il n'existe pas d'étude nationale ou locale sur l'occupation effective et les profils des utilisateurs des installations sportives extérieures, en particulier pour les 15-25 ans.

      Ce manque de données limite la capacité des acteurs publics à évaluer la performance de leurs dépenses et à cibler efficacement les jeunes.

      Difficulté d'association des jeunes: Les communes rencontrent des difficultés pour impliquer les jeunes en amont des projets sportifs.

      Les besoins sont souvent définis par les associations, qui ne représentent qu'une partie de cette tranche d'âge.

      Inaptitudes en EPS: Le volume des inaptitudes en éducation physique et sportive pourrait révéler une dégradation de l'état de santé global des élèves ou traduire des freins socio-culturels ou religieux. Il n'existe pas de suivi académique ou national des absences en EPS.

      Un arrêté de 1989 prévoit l'adaptation de la pratique en cas d'inaptitude partielle, soulignant la nécessité d'un suivi statistique et pédagogique, ainsi qu'une sensibilisation des médecins.

      Hétérogénéité des politiques sportives: Malgré des efforts récents, les politiques sportives peinent à cibler efficacement des publics hétérogènes.

      Structure du tissu associatif sportif: Une majorité des clubs sportifs sont de proximité (< 100 licenciés) et représentent une part significative des licenciés (66%), mais leur poids économique est plus faible (31%) comparé aux clubs intermédiaires et élite.

      2. Santé mentale et Maisons des Adolescents (MDA)

      Rôle essentiel des MDA: Les MDA jouent un rôle d'écoute, d'évaluation et d'orientation pour les jeunes en difficulté. L'accompagnement individuel permet de les diriger vers les solutions les plus adaptées.

      Des témoignages soulignent l'impact positif des MDA : "Depuis la première fois que je suis venue ici, tout a changé et en bien, les personnes qui m’ont suivie m’ont beaucoup aidée et montré les démarches à suivre pour mon cas." (une femme de 18 ans).

      Pluridisciplinarité et orientation sanitaire: Les MDA regroupent des professionnels de différentes disciplines (médecins, psychologues, infirmiers, éducateurs spécialisés), ce qui leur donne une orientation principalement sanitaire, complétée par une dimension socio-éducative.

      Principaux sujets évoqués par les jeunes en MDA: Le mal-être, l'estime de soi, l'anxiété sont les sujets les plus fréquemment abordés (72%), suivis des relations familiales (21%) et de la scolarité (10%).

      Manque de connaissance des MDA par les jeunes: Une part importante des jeunes ne sait pas ce qu'est une MDA : "À la question « savez-vous ce qu’est une MDA ? », 37 % « non pas du tout »."

      Accessibilité géographique inégale: L'implantation des MDA dans les grandes villes garantit l'accès à de nombreux jeunes, mais elles sont moins accessibles en zones rurales.

      Des initiatives "d'aller-vers" et des équipes mobiles se développent pour réduire les zones non couvertes.

      "Il faudrait qu’il y ait des MDA dans plus de villes car pas facile de faire 30 minutes de route quand on habite en campagne et qu’il n’y a pas de bus. Ou un bus itinérant" (parent d’une fille de 13 ans).

      Coordination avec d'autres structures: Une meilleure articulation et complémentarité entre les MDA et les

      Points d'Accueil et d'Écoute Jeunes (PAEJ) sont nécessaires pour une meilleure lisibilité pour le public et les partenaires.

      Financements en hausse mais hétérogènes: Les MDA sont principalement financées par les Agences Régionales de Santé (ARS), les départements et, marginalement, le bloc communal et les régions.

      Malgré une augmentation des financements suite aux Assises de la santé mentale et de la psychiatrie en 2021, l'hétérogénéité des modalités de pilotage et la souplesse du cahier des charges ne garantissent pas une harmonisation des ressources ni une offre proportionnée aux besoins des territoires.

      Nécessité d'évaluer l'impact des MDA: L'ANMDA est favorable à une évaluation scientifique de l'impact des MDA pour valoriser leurs résultats et identifier des axes d'amélioration.

      Augmentation des troubles psychiques: La pandémie et des facteurs à plus long terme (anxiété liée aux écrans, écoanxiété, violences) ont entraîné une augmentation des troubles psychiques chez les jeunes, avec une hausse notable des prescriptions de psychotropes, surtout chez les jeunes filles.

      Renforcement du dispositif "Mon soutien psy":

      L'assurance maladie contribue au renforcement du dispositif "Mon soutien psy" en augmentant le nombre de séances prises en charge et en facilitant l'accès direct aux psychologues.

      3. Addictions chez les jeunes

      Consommation en baisse chez les mineurs, préoccupante chez les majeurs: Une baisse de la consommation d'alcool et de cannabis est observée chez les mineurs depuis 2010, mais la consommation d'alcool et de drogues illicites chez les 15-24 ans en France reste supérieure à la moyenne de l'Union européenne.

      Estimation du nombre de jeunes souffrant d'addictions: Plusieurs méthodes d'estimation donnent des chiffres variables, soulignant la complexité de cette évaluation.

      L'OFDT estime qu'un pourcentage significatif des jeunes de 17 ans présente un risque élevé d'usage problématique ou de dépendance au cannabis.

      Risques liés à la consommation de cannabis: L'usage précoce et régulier de cannabis est un facteur de risque de troubles psychiques et socio-comportementaux.

      Sous-dimensionnement des dispositifs spécifiques:

      Les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC), dispositif spécifique aux jeunes, semblent sous-dimensionnées malgré leur utilité et pertinence reconnues par les ARS. "Enfin le seul dispositif spécifique aux jeunes - celui des « consultations jeunes consommateurs » (CJC), aujourd’hui au nombre de 260 (réparties en 540 points d’accueil) - paraît sous-dimensionné." Une évaluation nationale des CJC est nécessaire pour envisager leur développement.

      Manque de coordination et de données financières: Le financement des activités hospitalières liées aux addictions chez les jeunes manque de lisibilité, et il est difficile de calculer les coûts d'hospitalisation spécifiques.

      Il manque également un état des lieux national agrégé de l'offre médico-sociale destinée aux jeunes en état de dépendance.

      Stratégie interministérielle sans objectifs chiffrés clairs:

      La stratégie interministérielle de mobilisation contre les conduites addictives manque d'objectifs de santé publique clairs, notamment en termes de diminution de la consommation d'alcool et de drogues chez les jeunes.

      Importance de la prévention et de l'orientation: Les structures existantes devraient davantage jouer leur rôle de prévention et d'orientation, avec le soutien des ARS.

      Exemples internationaux de prévention: Les exemples du Danemark (programme MOVE) montrent l'efficacité d'une mobilisation de tous les acteurs autour d'un programme de prévention ambitieux.

      Débats autour de la légalisation du cannabis: La légalisation ou la dépénalisation du cannabis dans d'autres pays a souvent entraîné une hausse de sa consommation, avec des conséquences potentielles pour la lutte contre les addictions.

      4. Journée Défense et Citoyenneté (JDC)

      Évolution du contexte et des enjeux: Le contexte international actuel et la montée en puissance du Service National Universel (SNU) renouvellent les enjeux de la JDC, qui mérite d'être redéfinie. "Or, les contextes sociaux, nationaux et internationaux ont évolué depuis l'instauration de cette journée... ont renouvelé les enjeux de la JDC, qui mérite donc d'être redéfinie."

      Objectifs multiples et tensions: La JDC est à la fois un temps fort obligatoire du parcours citoyen, un outil de maintien du lien entre l'armée et la jeunesse, un moyen de rappeler le devoir de défense, et potentiellement un outil de recrutement pour les armées.

      La volonté du ministère des armées de "remilitariser" la JDC en l'orientant davantage vers le recrutement et le recensement des compétences s'écarte potentiellement de l'équilibre initial entre Défense et Citoyenneté.

      Recrutement : objectif de plus en plus assumé: Bien que le recrutement ne soit pas un objectif explicite du code du service national pour la JDC, les armées le considèrent indispensable pour atteindre leurs objectifs d'engagement. Une étude a établi une corrélation entre la participation à la JDC et le recrutement dans l'armée de terre.

      Adaptation et expérimentation de la JDC: Des évolutions sont en cours, avec une "JDC adaptée" et un projet de "JDC Nouvelle Génération" qui pourraient transformer profondément le contenu et les objectifs du dispositif.

      JDC en ligne pour les Français de l'étranger: La mise en place d'une organisation et la mobilisation des moyens nécessaires au déploiement de la JDC en ligne pour les jeunes Français résidant à l'étranger est une recommandation.

      Bilan mitigé du test d'illettrisme: Le test d'illettrisme réalisé lors de la JDC ne répond pas pleinement aux objectifs du ministère des armées et empiète sur le temps disponible pour les autres contenus.

      Sa suppression pourrait être envisagée sous réserve de modifications législatives.

      5. Les jeunes et l'impôt

      Entrée progressive dans l'impôt: L'entrée des jeunes dans l'impôt est marquée par des disparités de revenus et dépend de plusieurs facteurs (études, charge de famille, âge).

      Le rattachement au foyer fiscal des parents ou l'imposition distincte constituent une spécificité française.

      Dispositifs atténuant l'impôt: Plusieurs dispositifs (exonérations, déductions, crédits d'impôt) atténuent l'impôt dû par les jeunes et leurs familles, notamment en lien avec les études, l'apprentissage, les stages et certaines formes de volontariat.

      Accès aux informations fiscales: La Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) facilite l'accès des jeunes à leur espace particulier sur impots.gouv.fr, notamment par l'envoi d'un courrier dès l'âge de 20 ans.

      Imposition des jeunes mariés: Des règles spécifiques s'appliquent à l'imposition des jeunes mariés ou pacsés qui peuvent être rattachés au foyer fiscal de l'un ou l'autre de leurs parents sous forme d'abattement.

      6. Les jeunes et la justice pénale

      Rupture de la réponse pénale à la majorité: La réponse pénale face aux jeunes de 15 à 25 ans n'est pas homogène, marquée par une rupture lors du passage à la majorité. La justice des mineurs privilégie l'éducatif et l'individualisation, tandis que les jeunes majeurs relèvent du droit commun avec des peines de prison plus fréquentes. "Face aux jeunes de 15 à 25 ans, la réponse pénale n’est pas homogène... la réponse marque une rupture, les « jeunes majeurs » basculant dans le droit commun des procédures et des conditions d’exécution des peines."

      Évolution de la délinquance des mineurs: Si le nombre de mineurs condamnés pour crimes a diminué, la direction de la protection judiciaire de la jeunesse fait état d'une tendance à la hausse du nombre et des durées d'incarcération pour des faits d'une extrême violence.

      Atténuation de la responsabilité pénale des mineurs: Le code de la justice pénale des mineurs prévoit l'atténuation de la responsabilité des mineurs en fonction de leur âge et de leur discernement.

      Alternatives aux poursuites pour les mineurs: La réponse pénale privilégie davantage les alternatives aux poursuites pour les mineurs que pour les jeunes majeurs.

      Stabilité du taux de récidive: Le taux de jeunes de 15 à 25 ans condamnés en état de récidive ou de réitération légales reste stable autour de 45%, soulignant que la politique à l'égard des jeunes délinquants n'atteint pas pleinement ses objectifs de prévention de la récidive.

      Difficultés d'insertion des jeunes sortant de prison: Des études mettent en lumière les difficultés de santé mentale et d'insertion rencontrées par les jeunes sortant de prison.

      Nécessité de renforcer l'accompagnement et la coordination: L'action des services du ministère de la justice doit être articulée avec celle des autres acteurs (éducation, collectivités territoriales, aide sociale à l'enfance) et l'accompagnement des parents doit être renforcé. "Le principe de responsabilité parentale est inscrit dans le droit positif... C’est d’ailleurs en vertu de ce principe que l’aide sociale à l’enfance et la protection judiciaire de la jeunesse interviennent dans le milieu familial pour conforter, en premier lieu, le rôle des parents."

      Conseil des droits et devoirs des familles (CDDF): Ce dispositif de prévention de la délinquance, visant à impliquer les parents, a vu son instauration obligatoire dans les grandes communes supprimée en 2019.

      7. Éducation Artistique et Culturelle (EAC)

      Importance de l'accès à l'EAC: L'éducation artistique et culturelle est reconnue comme essentielle pour le développement des jeunes.

      Périmètre de l'EAC: Le périmètre de l'EAC s'étend au-delà des arts et lettres pour inclure la culture scientifique, le numérique et les médias.

      Organisation territoriale complexe: La gouvernance territoriale de l'EAC, basée sur des comités de pilotage régionaux et locaux, est mise en œuvre de manière diverse selon les territoires.

      8. Préoccupations des jeunes

      Inégalités sociales et environnement: Les préoccupations majeures des jeunes portent sur les inégalités sociales et les questions environnementales.

      Enjeux de sécurité: Les enjeux de sécurité, de liberté, de propriété et de résistance à l'oppression restent importants.

      En conclusion, ces sources mettent en évidence la complexité des enjeux liés à la jeunesse en France.

      Des efforts sont déployés dans de nombreux domaines, mais des défis persistent en termes de connaissance des publics, de ciblage des politiques, de coordination des acteurs, d'évaluation des dispositifs et d'adaptation aux évolutions sociétales.

      Une approche globale et concertée est nécessaire pour répondre efficacement aux besoins et aux aspirations des jeunes.

  6. Dec 2024
    1. Temps Forts de la Vidéo "Peut on être adultes avec nos ados"

      Voici les temps forts de la vidéo avec une description des sujets abordés :

      • Introduction (0:00-3:00): Présentation de Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, et du thème de la conférence : "Peut-on être adulte avec nos adolescents ?"
      • Statistiques sur la santé mentale des adolescents (3:00-7:00): Présentation des chiffres de Santé France sur la dégradation de la santé mentale des adolescents, notamment depuis la Covid-19. Discussion sur la conscientisation accrue de la santé mentale et les obstacles à la consultation d'un professionnel.
      • Clinique de l'adolescence (7:00-9:00): Exploration des transformations physiologiques et psychiques de l'adolescence, incluant la puberté, le développement cognitif et la construction de l'identité.
      • Le concept de "care" (9:00-14:00): Analyse du "care" comme élément central de l'individuation et de la construction d'un sujet en relation avec le monde. Discussion des travaux de Winnicott, Gilligan et Tronto sur l'éthique du "care".
      • Définition d'un adulte (14:00-23:00): Réflexion sur la définition d'un adulte selon le Larousse et proposition d'une dialectique pour le développement d'un sujet basée sur l'imagination vraie, le "pretium doloris" (prix de la douleur) et la "vis comica" (force comique).
      • L'adolescence comme expérience d'un "corps mutant" (23:00-28:00): Discussion du texte de Jean-Pierre Benoît, "L'adolescence, un excès de corps," et exploration des défis posés par les transformations corporelles et la découverte de la sexualité.
      • L'adolescence comme découverte de la vie comme "maladie chronique" (28:00-35:00): Analogie entre l'expérience de la maladie chronique et l'adolescence, toutes deux impliquant des ruptures biographiques, des atteintes à l'image de soi et des remises en question des projets de vie.
      • Déconnexion des adolescents et conduites à risque (35:00-38:00): Analyse de la déconnexion croissante des adolescents par rapport à la réalité du monde adulte et des conduites à risque comme moyen de se réapproprier son corps et son existence.
      • L'impact du Covid-19 (38:00-42:00): Discussion sur l'impact profond du confinement et de la pandémie sur la santé mentale des adolescents et des adultes, et sur la perte de chances pour les plus jeunes.
      • L'importance du lien (42:00-44:00): Recommandations pour maintenir le lien avec les adolescents, en utilisant la verbalisation, le non-verbal et le partage d'expériences communes.
      • Conclusion (44:00-46:00): Dernière question sur les activités offertes aux MNA pour vivre une vie d'adolescent et discussion sur la nécessité d'inclure le risque dans le processus de soin.

      ● Adolescence: Ce tag est essentiel car la vidéo explore de nombreux aspects de l'adolescence, tels que les transformations physiques et psychiques, la construction de l'identité, les conduites à risque et la relation aux adultes. ● Éducation: La vidéo aborde la question de l'éducation des adolescents, notamment le rôle des parents et la nécessité d'une autorité bienveillante. ● Santé Mentale: Les statistiques sur la santé mentale des adolescents et l'impact du Covid-19 occupent une part importante de la vidéo, justifiant ce tag. ● Philosophie: La vidéo s'appuie sur des concepts philosophiques pour analyser l'adolescence et la relation adulte-adolescent, notamment les travaux de Kant, Nietzsche et Ricker. ● Psychanalyse: Les théories psychanalytiques, en particulier celles de Winnicott, Anna Freud et Ronald Laing, sont utilisées pour comprendre le développement de l'adolescent. Concepts Clés: ● "Care": Ce concept central est analysé en profondeur, notamment à travers les travaux de Winnicott, Gilligan et Tronto. ● Individuation: La vidéo explore le processus d'individuation de l'adolescent, en lien avec le concept de "care". ● Rupture Biographique: Ce concept est utilisé pour illustrer les transformations profondes que traverse l'adolescent, en lien avec l'expérience de la maladie chronique. ● Corps Mutant: La vidéo s'intéresse à l'importance du corps dans l'expérience adolescente et aux défis posés par ses transformations. ● Conduites à Risque: Les conduites à risque, telles que la scarification et les tentatives de suicide, sont abordées dans la vidéo comme des manifestations de la quête d'identité et de la confrontation au réel. Autres Tags Pertinents: ● Parents ● Enfance ● Développement Personnel ● Psychologie ● Sociologie ● Communication ● Relation Adulte-Enfant ● Autorité ● Bienveillance ● Écrans ● Réseaux Sociaux ● Pandémie ● Confinement

  7. May 2024
    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:25:59][^2^][2]:

      Cette vidéo présente une conférence sur le thème "Vivre son adolescence dans un monde en crise", organisée par la CAF de la Vienne. Le modérateur, Romain Mudrac, introduit la soirée et annonce que le Professeur Ludovic Jquel, expert en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, donnera une conférence de 45 minutes suivie d'une session de questions-réponses. Le président du conseil d'administration de la CAF, Omar MBA, souligne l'importance de soutenir les adolescents dans une société incertaine. Le Professeur Jquel discute ensuite des défis de l'adolescence, de la puberté, et de l'impact des crises mondiales sur les jeunes.

      Points forts: + [00:00:00][^3^][3] Introduction de la conférence * Présentation du thème et des intervenants * Importance de l'adolescence dans le développement * Objectif de la soirée : réflexion et échange + [00:06:00][^4^][4] Intervention du Professeur Jquel * Discussion sur la fabrication d'un adolescent * Impact des crises mondiales sur les jeunes * Importance de comprendre et d'accompagner les adolescents + [00:14:27][^5^][5] La puberté et ses défis * Changements corporels et psychologiques * Différences entre les filles et les garçons * Gestion de l'image corporelle et de l'estime de soi + [00:22:19][^6^][6] Alimentation et adolescence * Influence des habitudes alimentaires sur la santé * Rôle de l'industrie alimentaire dans les choix des adolescents * Conseils pour une alimentation équilibrée pendant la croissance Résumé de la vidéo [00:26:00][^1^][1] - [00:51:34][^2^][2]:

      Cette vidéo explore les défis de l'adolescence dans un monde en crise, en se concentrant sur les bouleversements corporels et neurologiques que les adolescents subissent. Elle aborde la manière dont ces changements influencent leur comportement, leur identité et leur interaction avec la société.

      Points forts: + [00:26:00][^3^][3] Les changements physiques * Croissance et différences individuelles * Harcèlement lié à la stigmatisation de la différence * Métamorphose corporelle et sentiment d'être disproportionné + [00:31:03][^4^][4] Développement neurologique * Amélioration de la vitesse de transmission nerveuse * Élagage neuronal et instabilité émotionnelle * Maturité du cortex préfrontal vers 25 ans + [00:39:01][^5^][5] Influence de l'environnement social * Impact des stimulations et expositions environnementales * Évolution des vulnérabilités et des symptômes * Effets des réseaux sociaux et de la technologie sur les adolescents + [00:45:41][^6^][6] Conséquences de l'évolution sociétale * Exposition précoce aux écrans et sites pornographiques * Changements dans les structures familiales * Importance de l'individualité et du groupe pendant l'adolescence Résumé de la vidéo [00:51:36][^1^][1] - [01:18:50][^2^][2]:

      Cette vidéo explore les défis de l'adolescence dans un monde en crise, en mettant l'accent sur la relation entre les adolescents et leurs parents, la gestion des émotions, et l'impact des technologies et des médias sociaux sur le développement des jeunes.

      Points forts: + [00:51:36][^3^][3] Les marques et la pression sociale * Les adolescents subissent la pression des marques et des coûts associés * La relation parent-enfant peut être affectée par ces pressions * Les parents doivent naviguer dans ces défis tout en soutenant leurs enfants + [00:55:14][^4^][4] La distance émotionnelle à l'adolescence * L'adolescence transforme les parents autant que les adolescents * La nécessité de l'indépendance crée une tension émotionnelle * Les adolescents ont besoin de leurs parents tout en cherchant à s'en détacher + [01:00:19][^5^][5] La créativité et la destructivité chez les adolescents * Les adolescents possèdent une créativité et une destructivité notables * Trouver un équilibre entre ces deux aspects est crucial * Les parents doivent encourager la créativité tout en gérant les comportements destructeurs + [01:07:39][^6^][6] L'impact des écrans et des médias sociaux * Les écrans occupent une place importante dans la vie des adolescents * Les parents doivent comprendre l'usage des écrans et ne pas diaboliser la technologie * Il est essentiel d'équilibrer le temps passé devant les écrans avec d'autres activités Résumé de la vidéo [01:18:53][^1^][1] - [01:45:14][^2^][2]:

      La vidéo aborde les défis auxquels sont confrontés les adolescents dans un monde en crise, en se concentrant sur l'impact des technologies et des médias sociaux sur leur développement et leur bien-être. Elle souligne la distorsion de la réalité causée par les images retouchées et les attentes irréalistes, ainsi que les effets néfastes de l'exposition précoce à la pornographie et à la sexualité violente. Le conférencier discute également des troubles de l'adaptation et des troubles structurels chez les adolescents, et présente des stratégies pour aborder ces problèmes avec eux.

      Points saillants: + [01:19:00][^3^][3] Impact des médias sociaux * Distorsion de la réalité et attentes irréalistes * Effets sur l'identification et l'imitation * Influence sur l'image de soi et la perception des autres + [01:20:10][^4^][4] Exposition à la pornographie * Accès précoce et fréquent via les smartphones * Contenus violents et impact sur le développement psychosexuel * Risque de passage à l'acte et de troubles du comportement + [01:26:01][^5^][5] Santé mentale des adolescents * Répartition des adolescents selon leur bien-être * Présentation des troubles adaptatifs et structurels * Importance de comprendre la logique du développement pour le soin + [01:37:46][^6^][6] Filtrage parental et éducation * Rôle des parents comme filtre face aux stimulis environnementaux * Difficultés liées à l'insécurité et à l'angoisse actuelles * Importance de la communication et de la vérification des informations Résumé de la vidéo [01:45:15][^1^][1] - [02:10:46][^2^][2]:

      Cette partie de la vidéo aborde les défis de l'adolescence dans un monde en crise, en mettant l'accent sur l'impact des médias sociaux et la nécessité d'un libre arbitre éclairé. L'intervenant discute de la manière dont les plateformes comme TikTok influencent les jeunes, souvent de manière prédatrice, exploitant leur vulnérabilité. Il souligne l'importance du rôle parental dans la communication et la critique constructive pour aider les adolescents à naviguer dans cet environnement numérique complexe. La vidéo explore également les concepts de l'effort et de l'individualisme dans la société contemporaine, ainsi que les défis liés au logement et à l'emploi qui prolongent la période de l'adolescence.

      Points saillants: + [01:45:15][^3^][3] L'impact des médias sociaux * Influence des plateformes comme TikTok * Vulnérabilité et exploitation des adolescents * Importance de l'éducation au libre arbitre + [01:52:02][^4^][4] Le rôle des parents * Communication et lien avec les adolescents * Encouragement de la pensée critique * Adaptation de la parentalité à l'environnement numérique + [01:57:01][^5^][5] Les défis sociétaux * Crise de l'emploi et problèmes de logement * Prolongation de l'adolescence * Nécessité d'accompagnement et de soutien + [02:01:12][^6^][6] La société et l'individualisme * Évolution du concept d'effort * Individualisme et compétition sociale * Importance de la créativité et de l'espérance Résumé de la vidéo [02:10:49][^1^][1] - [02:19:36][^2^][2] : La vidéo aborde la vie des adolescents dans un monde en crise, en mettant l'accent sur l'importance de l'adaptation aux nouvelles technologies et l'optimisme face aux défis. Elle souligne la nécessité d'une approche préventive en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, l'importance de la communication et de l'implication des adolescents dans leur développement, et le rôle essentiel des relations humaines.

      Points forts : + [02:10:49][^3^][3] Adaptation aux nouvelles technologies * Importance de l'apprivoisement des technologies * Utilité de l'intelligence artificielle en psychiatrie * Approches modélisantes complexes en psychiatrie + [02:12:02][^4^][4] Approche préventive en psychiatrie * Prévention et intervention précoces * Dépistage précoce des troubles psychiatriques * Importance de ne pas développer les troubles + [02:13:46][^5^][5] Communication avec les adolescents * Encouragement des échanges entre parents et adolescents * Adaptation du message et de la communication * Implication des adolescents dans leur développement + [02:16:39][^6^][6] Rôle des relations humaines * Défis posés par les réseaux sociaux et les interactions numériques * Nécessité de la valeur ajoutée parentale face au numérique * Importance de l'expérience et de l'esprit critique en éducation

  8. Apr 2024
    1. Résumé de la vidéo [00:00:02][^1^][1] - [00:07:51][^2^][2]: La vidéo aborde les problèmes psychologiques croissants chez les jeunes, notamment la dépression et les pensées suicidaires, exacerbés par la pandémie de COVID-19. Elle met en lumière les statistiques alarmantes de la souffrance psychique et des tentatives de suicide chez les jeunes adultes, et discute des défis uniques auxquels ils sont confrontés pendant la transition de l'adolescence à l'âge adulte. L'importance du soutien institutionnel et familial est soulignée, ainsi que le rôle crucial de l'école en tant qu'institution structurante, malgré le fait qu'elle soit devenue une source de stress pour beaucoup.

      Points saillants: + [00:00:09][^3^][3] La détresse de la jeunesse * Augmentation des pensées suicidaires chez les 18-24 ans * Taux de tentatives de suicide supérieur à la moyenne nationale * Nécessité d'un meilleur soutien pour la santé mentale des jeunes + [00:00:56][^4^][4] Les défis de l'adolescence * Période de transformation corporelle et psychologique * Importance des valeurs et de l'aspiration à influencer le monde * Besoin d'accompagnement par les adultes et les institutions + [00:03:04][^5^][5] L'école comme point de crispation * Augmentation des phobies scolaires * L'école devient un lieu de fragilisation plutôt que de structuration * Impact des réformes éducatives sur le bien-être des élèves + [00:06:03][^6^][6] L'accès aux soins et les Maisons des Adolescents * Annonce de l'ouverture d'une Maison des Adolescents par département * Lieux dédiés au bien-être et à la santé des adolescents * Importance de la prise en charge rapide et adaptée des souffrances psychiques

  9. Mar 2024
    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:25:43][^2^][2]:

      Cette vidéo présente une conférence de Sophie JANOIS sur les résultats de l'étude REACT, menée au CHU de Montpellier, concernant les besoins cliniques des situations de tyrannie familiale sévère. Elle aborde les limites des thérapies familiales classiques et l'importance de la résistance non-violente dans le traitement.

      Points forts: + [00:00:11][^3^][3] Présentation de l'étude REACT * Résultats publiés récemment + [00:01:00][^4^][4] Comprendre les besoins cliniques * Situations fréquentes mais peu étudiées + [00:02:04][^5^][5] Limites de l'offre de soins * Thérapies existantes insuffisantes + [00:03:01][^6^][6] Résistance non-violente * Approche alternative prometteuse + [00:11:25][^7^][7] Étude randomisée * Comparaison avec traitement usuel + [00:20:57][^8^][8] Résultats et perspectives * Améliorations continues observées

  10. Feb 2024
    1. Résumé de la vidéo [00:00:01][^1^][1] - [00:26:09][^2^][2]: La vidéo présente une conférence sur le bien-être des adolescents et le rôle des parents. Julie Rolling, intervenante, discute des défis psychologiques de l'adolescence, de l'importance du soutien social et de la nécessité d'une approche systémique pour aborder la santé mentale des jeunes.

      Points forts: + [00:00:08][^3^][3] Introduction de la conférence * Accueil et contexte de la conférence + [00:01:14][^4^][4] Rôle de l'UNAFAM * Importance de l'association dans la santé mentale + [00:06:29][^5^][5] Présentation de Julie Rolling * Expérience clinique et focus sur les adolescents + [00:09:46][^6^][6] Enjeux de l'adolescence * Défis psychologiques et sociaux rencontrés par les jeunes + [00:12:09][^7^][7] Complexité de l'adolescence * Différentes théories et modèles pour comprendre cette période + [00:19:01][^8^][8] Mutation et crise de l'adolescence * Impact des changements physiques et émotionnels sur les jeunes + [00:22:03][^9^][9] Sensibilité des adolescents * Réceptivité aux influences extérieures et à l'environnement + [00:26:09][^10^][10] Exigences scolaires * L'importance de l'éducation dans le développement des adolescents Résumé de la vidéo [00:26:12][^1^][1] - [00:51:34][^2^][2]: Julie Rolling discute des défis de l'adolescence et du rôle des parents dans le soutien à l'autonomie et à l'identité des adolescents. Elle aborde l'importance des groupes d'amis, les figures d'identification, et les rites de passage, tout en soulignant les changements dans les structures familiales et les impacts de la mondialisation.

      Points forts: + [00:26:12][^3^][3] Dépendance et autonomie * Lutte entre l'autonomie et la dépendance * Importance du groupe d'amis + [00:29:36][^4^][4] Figures identificatoires * Influence des adultes sur l'identité des ados * Opposition et identification + [00:33:01][^5^][5] Fin de l'adolescence * Définition floue de la fin de l'adolescence * Impact des structures familiales + [00:39:04][^6^][6] Éducation et société actuelle * Complexité de l'éducation dans le contexte moderne * Absence de consensus sociétal sur l'éducation + [00:49:00][^7^][7] Impact du COVID-19 * Effets psychologiques sur les adolescents * Adaptation et résilience des jeunes Résumé de la vidéo [00:51:36][^1^][1] - [01:15:50][^2^][2]: La vidéo aborde les défis psychologiques et sociaux auxquels les adolescents sont confrontés, en particulier pendant la pandémie de COVID-19. Elle met en lumière l'importance de l'accès à Internet, les effets des écrans sur le sommeil et la santé mentale, et les problèmes scolaires comme la phobie scolaire et le harcèlement.

      Points forts: + [00:51:36][^3^][3] Impact du COVID-19 * Les adolescents exemplaires malgré les défis + [00:52:38][^4^][4] Étude sur les adolescents * Difficultés accrues sans Internet ou dans des conditions sociales difficiles + [00:53:29][^5^][5] Besoin de contact physique * Importance de la présence physique malgré l'ère numérique + [00:55:11][^6^][6] Effets physiologiques des écrans * Influence sur le sommeil et la santé mentale des jeunes + [01:07:01][^7^][7] Paradoxe de l'éducation * Exigences scolaires élevées pendant une période psycho-affective complexe + [01:10:03][^8^][8] Phobie scolaire et harcèlement * Diverses raisons derrière l'absentéisme et l'importance de l'attention au harcèlement Résumé vidéo 01:15:53 - 01:41:21 : Julie Rolling discute des défis auxquels les adolescents sont confrontés, notamment le harcèlement en ligne et les tentatives de suicide. Elle souligne l'importance de l'implication des parents et des professionnels pour soutenir les adolescents en crise.

      Points forts : + [01:15:53][^1^][1] Harcèlement en ligne * Nécessité d'action au-delà des parents et de l'école * Importance de la réaction des victimes + [01:17:30][^2^][2] Révélation du harcèlement * Difficulté pour les victimes de parler * Création d'un environnement sûr + [01:19:01][^3^][3] Tentatives de suicide * Souhait d'arrêter la souffrance, pas de mourir * Importance de la détection précoce par les adultes + [01:22:02][^4^][4] Idées reçues sur le suicide * Importance de la communication ouverte avec les adolescents * L'inquiétude des parents est une preuve d'amour + [01:25:02][^5^][5] Soutien aux parents * Gestion de la culpabilité et de l'anxiété * Nécessité de thérapies familiales + [01:33:44][^6^][6] Cadre et punition * Équilibre entre discussion et affirmation de l'autorité parentale * L'affirmation claire des règles est bénéfique pour les adolescents Résumé de la vidéo [01:15:53][^1^][1] - [01:41:21][^2^][2]:

      Cette partie de la vidéo aborde les défis auxquels les adolescents sont confrontés, notamment le harcèlement en ligne et les risques suicidaires. Julie Rolling discute des moyens de soutenir les adolescents en crise, en soulignant l'importance de l'implication des parents et des professionnels pour créer un environnement sécurisant et pour aider les adolescents à retrouver confiance en eux.

      Points forts: + [01:15:53][^3^][3] Harcèlement en ligne * Nécessité d'action au-delà des parents * Trois conditions du harcèlement + [01:17:18][^4^][4] Pouvoir des jeunes harcelés * Ils ont un pouvoir de réponse * Importance de l'accompagnement + [01:18:36][^5^][5] Vulnérabilité à l'adolescence * Période d'angoisses et de vulnérabilité * Difficulté à voir des solutions + [01:19:01][^6^][6] Tentatives de suicide * Souhait de faire taire la souffrance * Importance de la détection et du soutien + [01:25:08][^7^][7] Rôle des parents * Gérer la culpabilité et l'inquiétude * Importance du soutien continu + [01:30:22][^8^][8] Rencontre avec les adolescents * Établir un lien de qualité * Utiliser le cadre thérapeutique

    1. à l'adolescence ça commence à prendre une allure un peu différente et à l'adolescence ils ont du mal avec les staffs avec les réunions avec les choses qui durent ils savent 00:35:53 pas gérer le temps et ça tous les enfants TDAH sont du mal à gérer le temps vous savez vous avez peut-être déjà utilisé ce qu'on appelle les Time Timer vous voyez j'en ai un c'est à dire que quand j'ai le temps que qu'il me reste on voit le temps qui nous reste 00:36:05 alors que donc vous voyez que ça décroît c'est alors que si on dit il me reste normalement je devais parler une heure on sait jamais quand on a commencé quand on doit finir donc il faut absolument qu'ils aient un Time Timer avec le temps 00:36:17 qui est qui qui apparaît de façon très claire et puis ils sont pas organisés l'hyperactivité à l'adolescence il bouge la jambe sous la sous la table ça se voit moins il bouge moins de l'ensemble du corps et il parle trop et puis 00:36:30 l'impulsivité l'impulsivité adolescence c'est l'incapacité à supporter les frustrations il faut un truc moi que je fais quand je suis fatigué aussi qu'il faut pas le faire si vous êtes TDAH adulte il y en a forcément là puisqu'il 00:36:43 y en a 5 % chez les adultes on a tendance à pas supporter les gens qui ont et qui sont un peu qui prennent du temps et on a tendance à vouloir finir leurs phrases ne le faites pas c'est pas bien 00:36:55 ne le faites pas parce que c'est pas c'est mal élevé donc ouais couper la parole ou à faire des commentaires
    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [01:19:00][^2^][2]:

      Cette vidéo est un documentaire sur les difficultés des parents à faire face aux crises d'adolescence de leurs enfants. Il suit le parcours de quatre familles qui ont recours à des professionnels pour les aider à rétablir le dialogue et la confiance avec leurs enfants rebelles, violents ou déprimés.

      Points forts: + [00:00:00][^3^][3] La présentation du documentaire * Le thème, les enjeux et les familles concernées sont introduits * Les témoignages des parents et des adolescents sont alternés * Les images montrent les conflits et les tensions au quotidien + [00:03:00][^4^][4] La famille de Gwenaëlle et Angélique * Gwenaëlle, 14 ans, se sent délaissée par sa mère qui élève seule cinq enfants * Elle se rebelle, lui parle mal et se scarifie le bras * Elles vont voir un psychologue pour exprimer leurs sentiments et se rapprocher + [00:22:00][^5^][5] La famille de Corentin, Karine et Stéphane * Corentin, 14 ans, est violent avec son frère et sa mère * Son père, souvent absent, ne sait pas comment le gérer * Ils font appel à un éducateur qui leur propose des activités sportives et ludiques + [00:38:00][^6^][6] La famille de Malek et son père * Malek, 16 ans, vit mal la séparation de ses parents et se comporte mal à l'école * Son père, dépassé, veut l'envoyer en pension * Ils rencontrent une éducatrice qui les aide à communiquer et à se respecter + [00:50:00][^7^][7] La famille d'Éléa, son père et sa belle-mère * Éléa, 18 ans, ne supporte pas sa belle-mère et se dispute avec son père * Elle vit en internat et redoute les week-ends chez eux * Ils consultent une pédopsychiatre qui les écoute et les conseille + [01:11:00][^8^][8] Le bilan du documentaire * Les progrès et les difficultés des familles sont résumés * Les parents et les adolescents expriment leurs espoirs et leurs regrets * Les images montrent des moments de complicité et d'apaisement

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [01:05:00][^2^][2]:

      Cette vidéo est un webinaire sur la sexualité des adolescents, animé par Didier Jourdan et Joëlle Mignot, experts en santé sexuelle et droits humains. Ils abordent les enjeux, les difficultés et les ressources pour accompagner les jeunes dans leur développement sexuel, en s'appuyant sur les valeurs de la santé sexuelle, du respect, de la réciprocité et du consentement.

      Points forts: + [00:00:00][^3^][3] L'entrée des adolescents dans la sexualité * L'âge moyen du premier rapport sexuel est de 17 ans * Le corps et les émotions sont en pleine mutation à la puberté * La pornographie joue un rôle important dans l'apprentissage de la sexualité * La sexualité se construit tout au long de la vie, dès la naissance + [00:20:10][^4^][4] Les bases pour accompagner les adolescents dans leur sexualité * La définition de la santé sexuelle de l'OMS, qui intègre le bien-être physique, émotionnel, mental et social * Les droits humains, qui garantissent le respect, la liberté, l'autonomie et la dignité * Les valeurs de la réciprocité, du plaisir, du désir et de la responsabilité * Les outils pédagogiques, comme les livres, les BD, les séries, les sites web, etc. + [00:51:35][^5^][5] La question du consentement dans la sexualité des adolescents * Le consentement est la capacité de dire oui ou non à une relation sexuelle * Le consentement doit être éclairé, libre, révocable et spécifique * Le consentement implique de connaître ses limites, ses envies, ses besoins et ses droits * Le consentement nécessite de respecter l'autre, de communiquer, de négocier et de s'adapter

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:37:00][^2^][2]:

      Cette vidéo présente le point de vue de deux pédopsychiatres, David Cohen et Richard Delorme, sur la question du mensonge chez l'enfant et l'adolescent. Ils abordent les aspects développementaux, psychopathologiques et fictionnels du mensonge, en s'appuyant sur des recherches, des exemples cliniques et des réflexions théoriques.

      Points forts: + [00:00:17][^3^][3] Le mensonge sur le plan développemental * Les différentes étapes du mensonge chez l'enfant, de 2 à 8 ans * Les compétences cognitives et sociales nécessaires pour mentir * Les types de mensonges selon les motivations: antisocial, défensif, pro-social * L'influence de l'environnement familial, culturel et éducatif sur le mensonge + [00:10:25][^4^][4] Le mensonge en psychopathologie * L'histoire du concept de mythomanie et ses critiques * La distinction entre le mensonge pathologique et les troubles délirants * Le mensonge dans les troubles de la conduite, les troubles de la personnalité et les troubles cognitifs + [00:23:18][^5^][5] Mensonges et fiction, un mal nécessaire * La spécificité humaine de la fiction comme objet mental * La fiction comme source de décision, de comportement et de création * Les exemples de fiction chez les patients atteints de troubles neurologiques * La fiction comme va-et-vient entre l'ego et l'alter-ego

    1. Résumé de la vidéo de [00:00:00][^1^][1] à [01:06:00][^2^][2]:

      Cette vidéo est une conférence de Margaux Sanchez, chercheuse en psychologie, sur le développement des compétences psychosociales (CPS) chez les élèves et les enseignants. Elle présente les enjeux, les définitions, les recherches et les pratiques liés aux CPS, ainsi que les bénéfices pour la santé mentale, le bien-être et les apprentissages.

      Points forts: + [00:00:00][^3^][3] Le contexte et les enjeux des CPS * Les chiffres alarmants du harcèlement, du décrochage et des problèmes de santé mentale chez les élèves * Le besoin d'un meilleur équilibre entre instruction et éducation * Les initiatives en France pour promouvoir le bien-être à l'école + [00:09:20][^4^][4] La définition et les catégories des CPS * Le concept proposé par l'OMS qui regroupe des compétences utiles pour la vie quotidienne * Les trois grandes catégories: cognitives, émotionnelles et sociales * Les effets positifs des CPS sur la santé mentale, le climat scolaire, l'engagement et la réussite des élèves + [00:25:17][^5^][5] Les recherches et les interventions sur les CPS * Les trois grands domaines de recherche: le développement spécifique, le développement transversal et le développement contextualisé des CPS * Les exemples de programmes et de pratiques efficaces pour développer les CPS chez les élèves et les enseignants * Les conditions et les facteurs de réussite des interventions sur les CPS + [00:49:03][^6^][6] Les choix et les perspectives pour les CPS * Les différentes façons efficaces de développer les CPS qui correspondent aux besoins et aux contextes des acteurs * L'importance de l'implication des enseignants, des élèves, des familles et des établissements scolaires * Les pistes pour renforcer le système éducatif et la formation initiale et continue des professionnels

    1. Sommaire de la vidéo [00:00:00] - [00:59:16]:

      Cette vidéo présente une conférence de la professeure Miriam Beauchamp sur le raisonnement sociomoral dans le quotidien de l'enfant et de l'adolescent. Elle aborde les aspects cognitifs, affectifs, environnementaux et cérébraux du développement social, ainsi que les outils d'évaluation et d'intervention qu'elle a développés dans son laboratoire.

      Points saillants: + [00:00:00] Le rôle de l'école dans la socialisation * L'école est un lieu privilégié pour apprendre les habiletés sociales * La pandémie a révélé l'importance de l'école pour le bien-être des enfants * Les enfants expriment le besoin de retrouver leurs amis et leurs enseignants + [00:21:43] L'évaluation du raisonnement moral * Le raisonnement moral est la capacité à juger des situations impliquant des dilemmes éthiques * Il existe différents niveaux de maturité du raisonnement moral, selon les valeurs et les conséquences considérées * Le laboratoire a créé une tâche visuelle appelée SO-MORAL pour évaluer le raisonnement moral des jeunes + [00:39:16] L'intervention basée sur le jeu vidéo * Le jeu vidéo est une modalité intéressante pour enseigner les habiletés sociales * Le laboratoire a développé un jeu vidéo sérieux nommé MORALERT pour améliorer le raisonnement moral des jeunes * Le jeu utilise l'intelligence artificielle pour donner des rétroactions adaptées aux réponses des joueurs + [00:54:00] Les conditions gagnantes pour l'enseignement des habiletés sociales * Il faut utiliser des techniques variées et ludiques, comme les jeux, les activités collectives, les marionnettes, etc. * Il faut impliquer l'ensemble du personnel scolaire et les parents * Il faut favoriser les environnements positifs et le transfert des apprentissages

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [01:11:35][^2^][2]:

      Cette vidéo présente une conférence de Béatrice Laroche sur le développement du cerveau et des fonctions exécutives pendant l'adolescence. Elle aborde les aspects biologiques, cognitifs, sociaux et émotionnels de cette période de la vie, ainsi que les implications pour l'éducation et la santé mentale.

      Points clés: + [00:00:23][^3^][3] L'adolescence est une période paradoxale * Les capacités cognitives atteignent un sommet, mais l'application est souvent inadéquate * Le début est marqué par la puberté, mais la fin est définie par la société * Le développement du cerveau n'est pas homogène ni synchronisé + [00:04:38][^4^][4] Le développement du cerveau implique des changements structurels et fonctionnels * La myélinisation des axones augmente la vitesse de communication entre les régions * La synaptogenèse et l'élagage synaptique modifient le nombre et la force des connexions * Le cortex préfrontal, impliqué dans le contrôle cognitif, est la dernière région à maturer + [00:18:57][^5^][5] Le contrôle cognitif regroupe plusieurs fonctions exécutives * La mémoire de travail permet de maintenir et de manipuler des informations * L'inhibition permet de résister aux interférences et aux impulsions * La flexibilité permet de s'adapter aux changements de règles ou de contexte * Ces fonctions se développent progressivement et sont influencées par l'environnement + [00:32:39][^6^][6] La cognition sociale implique de prendre la perspective d'autrui * Les adolescents sont plus sensibles aux pairs et à leur statut social * Ils ont plus de difficultés à se mettre à la place du directeur dans une tâche de communication * Ils utilisent davantage le cortex préfrontal que les adultes pour traiter les émotions des visages + [00:39:41][^7^][7] La recherche de sensations et la régulation des émotions sont des enjeux majeurs * Les adolescents sont plus attirés par les récompenses et les risques que les autres âges * Ils sont plus vulnérables aux influences négatives des pairs et à l'abus de substances * Ils ont moins de stratégies internes pour gérer leurs émotions et comptent plus sur le soutien externe + [00:47:56][^8^][8] L'adolescence est une période critique pour la santé mentale * La plupart des troubles mentaux adultes commencent avant l'âge de 24 ans * Les facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux interagissent pour déterminer la trajectoire de développement * Il existe des facteurs de protection et de risque qui peuvent être modifiés par l'éducation

  11. Jan 2024
  12. Apr 2022
    1. Natalie E. Dean, PhD. (2021, May 4). The imminent FDA authorization of a vaccine for 12-15 year olds is great news, and adolescents should be able to access vaccine. But in the short term, we must also grapple with the ethics of vaccinating adolescents ahead of high-risk adults in other countries. [Tweet]. @nataliexdean. https://twitter.com/nataliexdean/status/1389381649314598914

    1. Natalie E. Dean, PhD. (2021, May 4). Another framing for this tweet: Wow, the US will soon be able to expand vaccine access to 12-15 year olds. Meanwhile, there are countries where healthcare workers treating COVID patients can’t access vaccines. What more can the US government do to support the global community? [Tweet]. @nataliexdean. https://twitter.com/nataliexdean/status/1389568668548349952

  13. Feb 2022
  14. Jan 2022
    1. Olson, S. M., Newhams, M. M., Halasa, N. B., Price, A. M., Boom, J. A., Sahni, L. C., Pannaraj, P. S., Irby, K., Walker, T. C., Schwartz, S. P., Maddux, A. B., Mack, E. H., Bradford, T. T., Schuster, J. E., Nofziger, R. A., Cameron, M. A., Chiotos, K., Cullimore, M. L., Gertz, S. J., … Randolph, A. G. (2022). Effectiveness of BNT162b2 Vaccine against Critical Covid-19 in Adolescents. New England Journal of Medicine, 0(0), null. https://doi.org/10.1056/NEJMoa2117995

  15. Dec 2021
  16. Nov 2021
    1. Walter, E. B., Talaat, K. R., Sabharwal, C., Gurtman, A., Lockhart, S., Paulsen, G. C., Barnett, E. D., Muñoz, F. M., Maldonado, Y., Pahud, B. A., Domachowske, J. B., Simões, E. A. F., Sarwar, U. N., Kitchin, N., Cunliffe, L., Rojo, P., Kuchar, E., Rämet, M., Munjal, I., … Gruber, W. C. (2021). Evaluation of the BNT162b2 Covid-19 Vaccine in Children 5 to 11 Years of Age. New England Journal of Medicine, NEJMoa2116298. https://doi.org/10.1056/NEJMoa2116298

  17. Aug 2021
    1. Prof. Devi Sridhar. “Rest of the World Watching Closely: ‘In Scotland, Estimated That 92.5% of Adults Would Have Tested Positive for Antibodies against SARS-CoV-2 on a Blood Test in the Week Beginning 12 July 2021’- Is This Enough to Dampen Transmission & Protect under 12s from Infection? Under 18s?” Tweet. @devisridhar (blog), August 4, 2021. https://twitter.com/devisridhar/status/1422852550957617157.

  18. Jul 2021
  19. May 2021
  20. Apr 2021
  21. Mar 2021
  22. Feb 2021
  23. Aug 2020
  24. Apr 2020
    1. La lutte contre la cyberviolence passe aussi par l’éducation des plus jeunes, et notamment par l’éducation à l’esprit critique. L’enjeu est de leur permettre de prendre de la distance par rapport aux contenus qu’ils consultent, mais aussi qu’ils relayent, likent et publient eux-mêmes. Certains établissements scolaires, partenaires de l’association Respect Zone, forment dans cette perspective leurs élèves à l’automodération et à l’autodéfense en ligne afin qu’ils prennent le réflexe de réfléchir avant de « cliquer » et sachent que faire lorsqu’ils se retrouvent victimes de violence en ligne. L’éducation aux médias et à l’information (EMI) qui vise, entre autres, à apprendre aux élèves à publier de l’information de manière citoyenne et responsable, dans le respect de la vie privée, du droit à l’image et de la dignité de chacun, est aussi une arme efficace. Autre levier d’action : l’éducation à l’empathie. Il s’agit d’apprendre à se mettre à la place des autres dont le visage n’est pas visible et dont les émotions sont inaccessibles en contexte numérique ; être capable d’imaginer l’impact que la publication de tel ou tel contenu aura sur eux. Enfin, favoriser le développement de l’estime de soi chez les plus jeunes est également pertinent, pour lutter, par exemple, contre l’automutilation digitale : parce qu’une bonne « estime de soi » – c’est-à-dire une évaluation positive de soi-même, de son mérite et de sa valeur – va directement influer sur la « confiance en soi » (sentiment que l’on est capable d’agir) et sur l’« affirmation de soi » (capacité à exprimer ses besoins et désirs aux autres tout en respectant les leurs).

      D'après l'auteure, pour lutter contre la cyberviolence, il faut éduquer les jeunes à l'esprit critique (leur permettre de prendre de la distance par rapport à ce qu'ils consultent), l'empathie (ne pas faire aux autres ce qu'on n'aimerait pas qu'on nous fasse), l'automodération et l'autodéfense en ligne (réfléchir avant de cliquer, réagir en cas de cyberharcèlement) mais aussi développer leur estime de soi (avoir confiance en soi et être conscient qu'on vaut au moins autant que n'importe qui d'autre).

    2. Une étude réalisée en 2017 auprès de 6 000 élèves américains âgés de 12 à 17 ans a révélé que 6 % d’entre eux avaient déjà publié anonymement en ligne des propos blessants à leur propre encontre. Parmi ces 360 élèves à s’être adonnés à cette pratique, 51 % ont déclaré ne l’avoir fait qu’une seule fois, 36 % ont déclaré l’avoir fait à plusieurs reprises et 13 % ont reconnu le faire régulièrement (Patchin, Hinduja, 2017).

      L'automutilation digitale consiste à publier anonymement des propos blessants à sa propre encontre. Une étude réalisée aux USA a révélé qu'il s'agissait là d'un phénomène qui touchait une certaine partie des adolescents.

  25. Oct 2018
    1. This is even more common among black teens. One-quarter of black teens say they are at least sometimes unable to complete their homework due to a lack of digital access, including 13% who say this happens to them often. Just 4% of white teens and 6% of Hispanic teens say this often happens to them. (There were not enough Asian respondents in this survey sample to be broken out into a separate analysis.)
    2. This aspect of the digital divide – often referred to as the “homework gap” – can be an academic burden for teens who lack access to digital technologies at home. Black teens, as well as those from lower-income households, are especially likely to face these school-related challenges as a result, according to the new Center survey of 743 U.S. teens ages 13 to 17 conducted March 7–April 10, 2018.
    3. Some 15% of U.S. households with school-age children do not have a high-speed internet connection at home, according to a new Pew Research Center analysis of 2015 U.S. Census Bureau data. New survey findings from the Center also show that some teens are more likely to face digital hurdles when trying to complete their homework.