13 Matching Annotations
  1. Sep 2020
  2. Jun 2020
  3. May 2020
  4. Apr 2020
    1. La question du temps du travail est aujourd’hui l’une des plus élusives. Elle inquiète, au sens philosophique du terme. Des expressions saisissantes surgissent : l’« impulse society » ; la société de la fatigue ; l’accélération sociale ; le culte de l’urgence. L’âge de la pensée du temps utile dans son épaisseur est dépassé ; le temps, c’est une ressource à optimiser : faire plusieurs choses à la fois, minuter le séquencement des projets, le travail des professions intellectuelles (avocats et consultants), vendre du « temps de cerveau utile à Coca-Cola ». Dans le même temps, on observe un regain d’intérêt pour la lenteur : slow food, slow management, méditation et pleine conscience.

      Dans cet enchaînement, on remarque que l'autrice oriente d'abord sa réflexion sur l'accélération du temps de travail, tout en confrontant un contre-argument non développer (le slow). Par ailleurs, elle constate une inquiétude dans ce phénomène. Ainsi, elle appuie son propos avec des exemples parlant ("temps de cerveau utile à Coca-Cola") afin d'appuyer son véritable argument (le slow) auprès du lecteur.

    1. Pourquoi, en vieillissant, avons-nous l'impression que les semaines, les mois et les saisons passent à toute vitesse ?

      C'est à mon sens la problématique. IED_QA

    1. de nouvelles approches utilisent des dispositifs numériques pour virtualiser ou animer les files d’attente afin que les visiteurs gagnent du temps et qu’ils soient accueillis dans de meilleures conditions.

      Point de vue de l'auteur : des solutions grâce au numérique vont pouvoir aider à solutionner le problème lié à l'affluence. C'est ce point de vue qui sera développé dans l'article. Il comporte aussi des arguments épistémiques inductifs sous forme d'exemples qui permettent de généraliser : en partant de ces exemples, on peut en déduire qu'il y a de nouvelles approches liées au numérique.

  5. Mar 2020
    1. Combien de temps cette fermeture du collège va durer? Qu’est-ce qui est prévu en termes pédagogiques? Mon enfant pourra-t-il continuer à apprendre si cela dure plusieurs semaines?La fermeture du collège esteffective jusqu’à nouvel ordre.La situation étant évolutive, vous êtes invités à consulter régulièrement l’ENT, la messagerie et/ou le site de l’établissement. Vous pouvez aussi vous connecter au site de l’académie ou de l’inspection académique pour recevoir les consignes.Les ressources pédagogiques à disposition des professeurs et des élèves sont nombreuses et permettent de répondre aux besoins sur une longue période. Ma classe à la maison comporte à ce stade 4 semaines complètes de travaux. Ces ressources seront complétées si nécessaire.
    2. Dois-je me relier à la classe uniquement selon mon emploi du temps ?Les professeurs restent responsables de la conception de leur enseignement et prennent appui sur les personnels de direction chargés de la mise en cohérence des initiatives de chaque professeur. En outre, le lien avec la classe peut être maintenu sous des formes différentes (envoi de devoirs par messagerie, classes virtuelles, lecture de documents, recherches...). Une attention particulière devra être portée aux élèves qui ne disposent pas d’équipement adapté au format numérique. Des documents sous format papier seront alors mis à disposition de ces élèves.

      Il arrive que des enseignants demandent aux élèves de se connecter lors du même créneau horaire.

  6. Dec 2019
    1. L'"effet imaginaire" de certains objets sur la perception temporelle du narrateur : les livres et le téléphone.

      p. 115

      livres dont j’avais appris finalement à couper les pages pour ne pas constater, quelques mois plus tard, qu’ils étaient intacts.

      p. 121

      À partir du vendredi à la première heure, le téléphone m’inspira de l’inquiétude. J’étais indigné par le fait que cet instrument, qui m’avait fait entendre quelquefois la voix désormais perdue de Beatriz, pût se rabaisser à être un réceptacle des lamentations inutiles et peut-être de la colère de Carlos Argentino Daneri que j’avais trompé.

      Selon l'arbre sémantique établi par Francesco Orlando dans Les Objets désuets dans l'imagination littéraire, ces "images de corporéité non fonctionnelle" (livres intacts et téléphone) paraissent produire deux "effets imaginaires" distincts : les livres, dont le narrateur coupe les pages, produirait une perception individuelle de l'écoulement du temps (le "désolé-disloqué"), alors que le téléphone, provoquant l'inquiétude du narrateur en même temps qu'il évoque le souvenir de Beatriz, produirait un double effet : une incidence "brute" et menaçante sur le "temps actuel" (le "stérile-nocif") et une perception "complaisante" du temps qui passe (le "mémoriel-affectif").

    1. p. 167

      Pour moi, je ne me sens vivre et penser que dans une chambre où tout est la création et le langage de vies profondément différentes de la mienne, d'un goût opposé au mien, où je ne retrouve rien de ma pensée consciente, où mon imagination s'exalte en se sentant plongée au sein du non-moi […]

      La structure grammaticale de la phrase construit un temps circulaire (où s'opposent le "Pour moi" de l'ouverture et le "non-moi"). Cette dynamique introduit une multiplicité de temps et d'espaces qui peuvent être mobilisés par l'imagination pour recomposer le sujet et l'instance du "moi", en déplacer les limites.

  7. Nov 2019
    1. Dans la conférence, Heidegger tente de répondre à une question, celle de savoir ce qu’est la métaphysique. L’angoisse, étant placée au cœur du développement, y joue un rôle prépondérant, central, car elle est l’affection qui permet de vivre une expérience métaphysique primaire, celle du néant. Son rôle est donc quelque peu différent de celui que nous lui avons connu dans Être et temps: il est radicalisé. En effet, dans Être et temps, l’angoisse se présente devant l’être-au-monde -le Daseins’angoisse devant son ouverture au monde et les possibilités que celui-ci renferme -faisant taire ainsi les réseaux de signifiance intramondains du Daseinet l’aidant à rencontrer ses possibilités authentiques. Par contre, du néant en tant que telle, l’angoisse ne fait pas l’expérience, du moins pas explicitement. Nous pouvons dire que, dans la conférence, l’angoisse a été assignée à de nouvelles fonctions. Mais,pour intégrer celles-ci, Heidegger débute en montrant les limites de la science dans la recherche d’un fondement ainsi que celles de l’entendement dans la capacité à répondre à la question métaphysique du néant. Ainsi, en disqualifiant la science et l’entendement, Heidegger va laisser le champ libre pour une nouvelle expérience, existentielle

      Comparaison de l'angoisse dans les deux oeuvres

  8. Mar 2017
    1. Pour reprendre Goody : “ce qui est dispersé dans le temps devient contigu dans l’espace” Il s’agit de délinéariser le discours, de permettre son découpage en unités juxtaposables.

      On est ici clairement dans l'opposition espace-temps telle qu'elle a été pensée au XX. La notion de mélodie et juxtapposition de l'Essai sur les données immédiates de Bergson. Je me demande si on peut dépasser cette opposition. L'espace aussi est multiple, dynamique et mélodique... En gros, cela sert à dire que je trouve l'approche de Bruno - qui en effet découle de celle de Goody, un peu trop rigide. En réalité il y a au moins "des raisons computationnelles" et en plus je ne suis pas sûr que tout soit computationnel dans les espaces qui s'agencent dans les environnements numériques. Surtout parce que ces espaces se donnent toujours dans l'interaction homme-machine et jamais seulement du côté de la machine comme semble le penser Bruno - au moins dans le sens qu'il fait abstraction de l'interaction pour se concentrer sur l'un des deux pôles...