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  1. Jul 2025
    1. many environments can still not be classified well at the species level11 because of database incompleteness. Our strategy for tackling this problem was to design sylph so that researchers can create customized databases from their novel genomes or MAGs, although this requires the generation of new genomes for researchers working in undercharacterized microbiomes.

      How can users create their own customized databases? - Find any reference to this in the methods/suppl

    1. Note de synthèse détaillée : Vie affective et sexuelle des jeunes - Prévenir les risques et promouvoir les pratiques positives

      Cette synthèse reprend les points clés et les idées principales des interventions présentées lors de la matinale sur la vie affective et sexuelle des jeunes, organisée par l'IREPS Occitanie et le DRAPPS, avec la participation du projet Sexpert (INSERM), du SIMS de l'Université de Toulouse, et de l'Académie de Toulouse.

      L'objectif général est de "prévenir les risques et promouvoir les pratiques positives" en matière de santé sexuelle chez les jeunes.

      1. Contexte général et définitions (Delphine Soulignac - IREPS/DRAPPS)

      La matinale s'inscrit dans un cycle "Santé des jeunes" initié en avril 2023.

      Elle met en lumière l'importance de la santé sexuelle comme thématique de santé publique centrale.

      Définition de la Santé Sexuelle (OMS, 2006) : Bien plus qu'une simple absence de maladie ou de dysfonctionnement, la santé sexuelle est définie comme "un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social".

      Elle inclut "l'absence de toute forme de coercition, de discrimination et de violence".

      Cette approche est "résolument positive" et s'appuie sur les "ressources des personnes, leur capacité à agir" et l'encouragement de "la multiplicité des leviers d'action possibles qu'il soient individuels, relationnels, organisationnels ou encore sociaux".

      Politiques Publiques : La thématique est soutenue par la Stratégie Nationale de Santé Sexuelle (2017-2030) et ses déclinaisons régionales, comme le Projet Régional de Santé en Occitanie.

      Déterminants de Santé : Promouvoir la santé sexuelle, c'est aussi "agir sur les déterminants de santé", notamment le "développement des compétences psychosociales", souvent considérées comme les "déterminants des déterminants".

      Le DRAPPS (Dispositif Régional d'Appui en Prévention et Promotion de la Santé), porté par l'IREPS, vise à "s'informer, se former et échanger" et est fondé sur les besoins remontés par les acteurs de terrain.

      L'événement de ce matin participe à la "production et diffusion de connaissance" et à la "diffusion d'outils", en favorisant la rencontre entre équipes de recherche et acteurs de terrain.

      2. Le projet Sexpert : Comprendre et agir avec les jeunes (Philippe Martin - INSERM)

      Le projet Sexpert, issu d'une thèse et financé par l'ANR, se concentre sur la santé sexuelle et reproductive des 15-24 ans. Il vise à développer, mettre en œuvre et évaluer une action d'éducation à la sexualité et de promotion de la santé sexuelle.

      Enjeux et préoccupations des jeunes : La jeunesse est une période marquée par l'autonomisation, la socialisation et des "enjeux de santé sexuelle avec des questionnements, des intérêts, des besoins d'information".

      La santé sexuelle "englobe de manière globale les questions de vie affective, sexuelle, relationnelle et reproductive incluant la non-discrimination, le plaisir sexuel ou encore les identités sexuelles et de genre qui sont bien évidemment des sujets centraux dans la vie des jeunes."

      Au-delà des risques : Si les IST, les violences ou les grossesses non désirées sont des préoccupations, la santé sexuelle doit aussi être pensée sous l'angle des "comportements favorables de santé", comme l'usage de protections, le consentement, et les "relations positives".

      • Approche participative : Les stratégies internationales et nationales prônent une "approche participative" et l'utilisation de "différents leviers éducatifs".

      Le projet Sexpert a "questionné finalement les points de vue des jeunes sur leur préoccupation générale de santé sexuelle mais aussi sur leurs propositions concrètes en terme d'action d'éducation qu'on pourrait mettre en place en éducation à la sexualité sur Internet et par les nouveaux outils de communication."

      • Perceptions des jeunes :Période complexe : La période adolescente et jeune adulte est "peu simple" et marquée par de "nombreux enjeux de vie qui dépassaient strictement le cadre professionnel".

      • Recherche d'information : Les jeunes se tournent vers leurs "proches, leurs familles, leurs amis" et les "professionnels". Internet n'est pas toujours le premier recours, sauf pour des questions immédiates (IST, contraception).

      • Difficulté à formuler les questions : La "gêne" est une "vraie barrière à la communication sur des questions et des problématiques de santé sexuelle". Richie (24 ans) exprime : "j'aurais trouvé gênant de matérialiser les questions que je me posais que ce soit sur Internet ou dans la vraie vie".

      • Priorités diverses : Certains jeunes ne considèrent pas toujours la vie affective et sexuelle comme une priorité immédiate, comme Els (16 ans) : "Je ne me pose pas forcément de questions, je prends les choses comme elles viennent et puis je ne me prends pas trop la tête avec ça".

      • Besoin d'intervenants spécialisés : Les jeunes expriment un besoin d'intervenants spécialisés sur les "dimensions émotionnelles, les IST, les violences ou encore les questions de contraception".

      • Importance du climat de confiance : Pour aborder des sujets intimes, "un climat de confiance" est essentiel, ce qui a été observé lors des focus groups. Initialement centrés sur IST/contraception, les discussions se sont élargies à la "déconstruction des normes de genre, la question de plaisir et également des questions liées à la communication" une fois la confiance établie. Exemples de sujets importants pour les jeunes : "Tu es un garçon, les règles ça te concerne aussi", "Le plaisir, c'est être libre", "Le consentement, c'est communiquer".

      • Propositions concrètes des jeunes pour l'éducation sexuelle numérique :Contenus éducatifs : Informations "valides, crédibles et bien classées", couvrant la santé sexuelle de manière globale mais aussi des sujets plus généraux liés à la vie des jeunes (santé mentale, autonomisation). Le contenu ne doit pas être "trop institutionnel".

      • Plateforme : Doit être "sécurisée, modérée et personnalisée", avec des "espaces de réponse à leurs questions".

      • Ressources : Offrir des "ressources géolocalisées" pour cibler les services proches des jeunes.

      • Dispositif Sexpert (fin 2023) : Intégrera "des espaces informationnels, des espaces interactifs et des activités ludiques" dans un "espace sécurisé, modéré et également participatif et interactif". Une évaluation mesurera l'amélioration des "connaissances, attitudes positives et comportements favorables de santé sexuelle".

      3. Actions du SIMS de l'Université de Toulouse (Benedict Allard & Pascal Faget)

      Le Service de Santé des Étudiants (SIMS) de l'Université de Toulouse, obligatoire dans toutes les universités françaises, intervient auprès de plus de 100 000 étudiants.

      Consultations de sexologie : Mises en place depuis 2020.

      Le Dr Faget, médecin généraliste et sexologue, pose systématiquement la question * des violences ("Est-ce que vous avez été victime ou témoin de violence physique ou sexuelle ?") et * de la sexualité ("Est-ce que vous avez des questions en lien avec la sexualité ?") * à tous les patients, quel que soit le motif de consultation, pour "ouvrir une porte".

      Outils pédagogiques : Utilisation de modèles 3D du clitoris, livres ("le petit manuel de sex education") et podcasts pour faciliter la conversation.

      Actions de prévention systématiques :Vidéo "La tasse de thé" : Diffusée "systématiquement lors des rentrées" pour expliquer le consentement de manière claire et non violente.

      "Si vous comprenez à quel point il est ridicule de forcer quelqu'un à boire du thé quand il n'en veut pas et que vous êtes capable de comprendre quand quelqu'un ne veut pas de thé, alors pourquoi est-il si difficile de le comprendre quand on parle de sexe ? Qu'il s'agisse de thé ou de sexe, le consentement est tout ce qui compte."

      Pièce interactive "Le procès de King Kong" : Créée pour les écoles d'ingénieurs pour aborder les violences sexuelles en milieu étudiant et encourager l'intelligence collective.

      Forums de santé sexuelle : Organisés sur les campus et dans les "villes d'équilibre" (Albi, Castres, Montauban, Tarbes, Cahors, Rodez), regroupant divers partenaires associatifs et institutionnels, permettant aux étudiants de s'informer de stand en stand.

      Consultations en visio : Disponibles pour les étudiants éloignés de Toulouse.

      Implication des pairs :Étudiants Relais Santé (ERS) : Environ 20 étudiants sont formés chaque année à la prévention sur toutes les thématiques de santé étudiante, y compris la santé sexuelle. Ils "nous aident à mettre en place des actions qui soient adaptées au public dans le langage du public dans les us et coutumes du public". Ils créent des quizz et des concours de dessins (ex: le tyrannosaure avec le préservatif).

      Cafés Sexo : Des moments d'échanges animés par le Dr Faget à la demande des associations étudiantes ou des BDE, abordant des sujets comme le consentement, l'identité de genre, l'orientation sexuelle, la pornographie, le désir et le plaisir. L'objectif est de parler de "sexualité et non de sa sexualité", créant un espace de "participation" et de "respect".

      Diffusion de ressources :Podcasts sur Campus FM : Enregistrements de 10 minutes sur des thèmes variés (les premières fois, le consentement, etc.), accessibles en ligne.

      Outils visuels : Affiches comme le post d'Hélène Pouille sur le consentement ("être à l'écoute de ce qu'on ressent et demander à l'autre", "une seule hésitation, c'est non") et "la Licorne du genre" pour expliquer le sexe assigné à la naissance, l'identité de genre, l'expression du genre et l'attirance, afin de lutter contre l'homophobie et la transphobie.

      Formation des professionnels : Information des collègues (médecins, psychologues, infirmiers, assistants sociaux) sur la légitimité à parler de sexualité avec les jeunes et l'utilisation d'outils, afin que le sujet ne soit "plus un tabou au SIMS de Toulouse".

      Service Sanitaire en Santé : Participation à la formation des étudiants en santé (médecine, pharmacie, sage-femme, infirmier) au sein de ce dispositif pour les préparer à ouvrir le dialogue sur la santé sexuelle.

      Alignement avec la Charte d'Ottawa : Les actions du SIMS s'inscrivent dans une approche globale de promotion de la santé, visant à "réorienter les services de santé" vers la promotion, "créer des milieux favorables" (gratuité des préservatifs et dépistages), "développer les aptitudes personnelles" (cafés sexo), "renforcer l'action communautaire" (ERS) et contribuer à "établir des politiques publiques saines".

      4. Formation des personnels de l'Éducation Nationale (Ingrid Desplat - Infirmière conseillère technique auprès du recteur de l'académie de Toulouse)

      L'Académie de Toulouse s'engage dans la formation des personnels à l'éducation à la sexualité, soulignant que cette éducation est un "droit" pour les élèves (trois séances par an et par groupe d'âge homogène, fixées par la circulaire de 2018).

      Formateurs : L'académie compte huit formateurs aux profils variés (infirmiers, CPE, professeurs des écoles, professeurs spécialisés), certains ayant des diplômes universitaires en sexologie ou éducation à la sexualité, d'autres une grande expérience de terrain.

      Public formé : Environ 200 à 250 personnels volontaires sont formés chaque année. Parcours de formation : Un parcours structuré est mis en place :

      Niveau 1 (3 jours) : Abord généraliste, circulaire de 2018, compétences psychosociales, homosexualité, orientation sexuelle, et surtout "les besoins des adolescents" pour comprendre certains comportements (ex: masturbation en classe) et "apporter des éléments de réponse". L'accent est mis sur la posture de l'intervenant.

      Niveau 2 (3 jours) : Approfondissement sur des sujets plus complexes comme le genre, qui "suscites le plus d'émotion" et "questionne le plus les adultes formés".

      Un an d'écart est recommandé entre les deux niveaux pour permettre une "réflexion" personnelle sur la posture.

      Approche pédagogique : L'éducation à la sexualité doit être une "approche globale, positive et bienveillante".

      Elle doit intégrer des éléments "psycho-émotionnels", "juridiques et sociaux", et "biologiques" (ce qui marque un changement par rapport aux approches antérieures centrées uniquement sur la biologie et la prévention des IST/grossesses).

      Compétences des intervenants : La formation vise à développer des compétences telles que la capacité à "réguler la parole", "savoir rebondir", "prendre en compte les représentations culturelles", "respecter le silence", adopter des "attitudes chaleureuses" et une "posture non moralisatrice", être "à l'aise avec la sexualité" et "s'adresser aux filles et aux garçons".

      Protection des jeunes : L'éducation à la sexualité est un moyen de "protéger les jeunes", notamment face aux violences intrafamiliales et à l'inceste. "Si on parle jamais sexualité, le jeune qui en est victime, à qui se confie ?"

      Modalités d'accès à la formation : Les personnels volontaires peuvent s'inscrire via le Plan Académique de Formation (PRAF) dans la rubrique "second degré". Des formations d'initiative locale sont également possibles à la demande des chefs d'établissement.

      Réticences : Face aux réticences (souvent liées à l'idée que la sexualité est "du domaine de l'intime"), l'Académie rappelle que des règles sociales comme le consentement sexuel doivent être enseignées pour "éviter les violences sexuelles".

      Le personnel formé est légitime à intervenir sur ces sujets, dans un cadre réglementaire qui permet une intervention sereine.

      5. Thèmes transversaux et idées fortes

      Plusieurs idées clés émergent de l'ensemble des interventions :

      Approche Positive et Globale : La santé sexuelle est bien plus que la prévention des risques. Elle englobe le bien-être physique, émotionnel, mental et social, le plaisir, les relations positives, le consentement, et les identités de genre. Il s'agit de promouvoir une sexualité "épanouie".

      Importance du Consentement : Le consentement est un pilier fondamental de l'éducation sexuelle, expliqué de manière claire et adaptée (ex: vidéo "La tasse de thé", post d'Hélène Pouille). Il doit être "clair, libre, éclairé, actualisé".

      Participation et Implication des Jeunes : Essentielle pour des actions pertinentes. Les jeunes sont co-concepteurs des contenus (projet Sexpert) et acteurs de la prévention (Étudiants Relais Santé). Leurs préoccupations et leurs manières de s'informer doivent être prises en compte.

      Rôle des Pairs : Les discussions entre pairs et la possibilité de se reconnaître en l'autre sont cruciales pour les jeunes (ex: Jonathan sur la recherche d'autres personnes gay, les cafés sexo).

      Lever les Tabous et la Gêne : La difficulté à formuler des questions et la gêne sont des obstacles majeurs. Les professionnels doivent oser poser les questions et créer un climat de confiance pour libérer la parole.

      Diversité des Besoins et des Publics : Les actions doivent être adaptées à la "diversité des préoccupations des jeunes", incluant les identités de genre et les orientations sexuelles, et toucher les publics minorisés (personnes en situation de handicap, de maladie chronique).

      Accès à l'Information Validée et Crédible : Les jeunes recherchent des informations fiables, non "trop institutionnelles". Les outils numériques (podcasts, plateformes interactives) sont des compléments aux actions de terrain.

      Formation et Posture des Professionnels : Cruciales pour une éducation sexuelle efficace. Les intervenants doivent être à l'aise avec le sujet, adopter une posture non moralisatrice, et être formés pour aborder les dimensions psycho-émotionnelles, juridiques et biologiques.

      La légitimité de parler de sexualité doit être affirmée.

      Partenariats et Rôle des Réseaux : La collaboration entre différentes structures (IREPS, INSERM, universités, associations, Éducation Nationale) est essentielle pour une approche globale et cohérente sur l'ensemble du territoire, y compris dans les zones éloignées.

      Les ressources géolocalisées facilitent l'accès aux services.

      Au-delà de la Connaissance Scientifique : Les besoins des jeunes vont au-delà de la simple information biologique et incluent des aspects relationnels, émotionnels et de communication.

    1. Note de synthèse : Promotion des bonnes pratiques solaires

      Cette note de synthèse a pour objectif de résumer les principaux thèmes, idées et faits importants concernant la promotion des bonnes pratiques solaires, en se basant sur les extraits de la "Matinale du Drapps : Promouvoir des bonnes pratiques solaires - Enjeux et pistes d’actions".

      Elle inclura des citations pertinentes issues des sources originales.

      Introduction :

      Contexte et enjeux de la prévention solaire La Direction Générale de la Santé a souligné en 2020 la nécessité de recommandations sanitaires pour les indices UV, en particulier pour les populations à risque.

      Malgré les effets positifs du soleil (notamment la synthèse de vitamine D), une exposition excessive aux UV est nocive et peut entraîner des cancers de la peau et un vieillissement prématuré.

      Il est crucial de trouver un équilibre entre une exposition optimale pour la vitamine D et une protection adéquate.

      Chiffres clés et impacts sur la santé :

      80% des dommages liés aux UV sont provoqués avant 18 ans, les enfants étant plus exposés que les adultes. Un cancer sur trois est un cancer de la peau. Le coût de traitement du mélanome est estimé à 225 millions d'euros par l'INCA.

      20 millions de personnes sont aveugles dans le monde à cause de la cataracte, l'exposition solaire étant un facteur de risque majeur.

      Les effets sur la santé se manifestent à court, moyen et long terme :

      • Court/Moyen terme : Brûlures, coups de soleil, atteintes aux yeux (photokératites, photoconjonctivites), allergies cutanées. Le bronzage lui-même est une réaction de défense de la peau, signalant une agression.
      • Long terme : Cataracte, vieillissement prématuré de la peau (photo-vieillissement avec rides et taches), et cancers de la peau.
      • Carcinomes : Environ 90% des cancers de la peau, très fréquents (130 000 à 230 000 cas/an, en augmentation). Leur pronostic est généralement bon, mais ils sont liés à une exposition prolongée (par exemple, professionnelle) et nécessitent de nombreuses chirurgies coûteuses.
      • Mélanomes : 10% des cancers de la peau, plus rares mais plus graves (environ 18 000 cas/an et 2 000 décès). 83% d'entre eux sont liés à des expositions aux UV, notamment des expositions intenses et intermittentes, souvent durant l'enfance ou les vacances estivales. Ces cancers sont donc majoritairement évitables par une meilleure protection solaire.

      Recommandations de protection solaire

      Les recommandations actuelles de l'Institut National du Cancer (INCK) sont claires :

      • Rechercher l'ombre au maximum, notamment entre 12h et 16h, période de rayonnement maximal.
      • Privilégier la protection vestimentaire (t-shirt à manches, chapeau à large bord, lunettes de soleil). Ces moyens sont prioritaires sur la crème solaire.
      • La crème solaire est un complément, à utiliser sur les zones découvertes. Il est souligné que "trop souvent la crème solaire est utilisée pour justement enlever les vêtements et pour augmenter son exposition et c'est quelque chose qui peut être assez néfaste."
      • Se protéger même par temps nuageux, car le rayonnement UV n'est pas toujours associé à la chaleur.
      • Le rayonnement est amplifié par la réverbération (eau, montagne).
      • Vigilance maximale avec les enfants : limiter leur exposition au maximum, ne pas exposer un enfant de moins d'un an, et leur apprendre les bons réflexes.
      • L'indice UV (disponible sur Météo France) est un outil éducatif. La protection est nécessaire à partir d'un indice 3, et doit être renforcée à partir de 8.
      • Évolution de la représentation sociale du bronzage et comportements des Français

      Historiquement, le bronzage a connu une inversion de sa signification sociale :

      • Jusqu'à la fin du 19e siècle : Signe de prolétariat (travailleurs agricoles), la peau blanche étant associée à la noblesse.
      • Début 20e siècle : Le bronzage est de moins en moins associé à la pauvreté.
      • Années 30 (premiers congés payés) : Le bronzage devient "synonyme de succès, d'aisances financière, de loisirs."
      • Années 80-90 : Apogée de la mode du bronzage, avec l'explosion des cabines UV et une forte médiatisation. Les premières recommandations sanitaires apparaissent à cette période.
      • Aujourd'hui : Les dangers sont bien connus, mais la protection reste insuffisante. Le bronzage est toujours associé à la "bonne santé, de bien-être, de bonne mine, de beauté", véhiculant une image positive. Il y a une confusion avec la synthèse de vitamine D, nécessitant en réalité seulement "environ 15 minutes par jour" d'exposition, bien moins que le temps passé à bronzer.

      Comportements des Français (Baromètre Cancer 2005, 2010, 2015) : * * Les moyens de protection sont insuffisamment utilisés, notamment la protection vestimentaire, en diminution. * Différenciation des comportements :Les femmes se protègent globalement mieux, utilisant plus l'ombre, la crème solaire et les lunettes. Les hommes privilégient les t-shirts et chapeaux. * Protection insuffisante chez les 15-24 ans (population sous-protégée et surexposée). * Un gradient social existe : les personnes moins diplômées sont globalement moins protégées. * Les phototypes plus foncés se protègent moins, bien que les lunettes de soleil restent indispensables pour tous. * Les résidents du nord ont moins le réflexe de se protéger aux heures critiques. * La protection des enfants s'est améliorée, les parents protégeant mieux leurs enfants qu'eux-mêmes. * Les connaissances augmentent, mais les fausses croyances persistent, notamment sur les conséquences des coups de soleil dans l'enfance. * Actions de prévention solaire : Exemples et initiatives * Plusieurs niveaux d'actions sont mis en œuvre :

      1. Niveau International :

      • Programme InterSun (OMS) : Vise à informer sur les effets des UV, encourager les pays à réduire les risques et fournir des conseils pratiques. Axes clés : surveillance et prédiction des risques (liés aux changements environnementaux et comportementaux), promotion de l'indice UV comme outil éducatif, et protection solaire des enfants via programmes éducatifs scolaires.
      • Programme SunSmart (Australie) : Référence mondiale en prévention du cancer de la peau, pays à l'incidence très élevée. Objectifs : réduire l'incidence, éduquer le public via campagnes (notamment l'emblématique "Slip, Slop, Slap, Seek and Slide"), et mettre en œuvre des politiques de protection (écoles, lieux de travail).
      • Impact : Environ 300 000 cancers de la peau évités, 1 000 vies sauvées, diminution de l'incidence chez les plus jeunes. Impact économique positif : "pour 1 dollar dépensé il y a eu un gain de 8,70 dans les 20 prochaines années."

      2. Niveau National (France) :

      • Campagne nationale annuelle (INCK) : Au printemps, informe la population sur les risques et conseils de prévention (ex: "l'ombre, c'est l'endroit le plus cool de l'été").
      • Programmes d'éducation : "Vivre avec le soleil" (Sécurité Solaire), programme probant pour les écoles maternelles et primaires, basé sur une approche expérientielle et intégrable aux programmes scolaires (sciences).

      3. Niveau Local/Régional :

      • Projets d'urbanisme et de végétalisation : Visent à créer des zones d'ombre, réduisant les îlots de chaleur et l'exposition aux UV (ex: cours oasis dans les écoles). Ces projets peuvent bénéficier d'appels à projet comme "Zéro Expo" de l'INCK.
      • Actions ciblées d'éducation à la santé :Étude PRISME (Santé Publique France Occitanie) : Recherche interventionnelle menée auprès de touristes en Occitanie (2019).
      • Constat : Forte exposition intentionnelle ("sunbathing"), utilisation prioritaire de la crème solaire au détriment d'autres moyens, coups de soleil fréquents. Le littoral Occitan (200km, fort rayonnement UV, 8 millions de touristes/an) est un contexte à risque.
      • Objectifs : Identifier les déterminants de la protection solaire (incluant les déterminants sociaux) et évaluer l'efficacité de deux interventions : une basée sur les messages d'apparence physique (photo-vieillissement) et une sur les messages sanitaires (cancer, yeux).
      • Résultats : Protection insuffisante, notamment le port du t-shirt. 3/4 des touristes passent du temps à bronzer.
      • Populations sous-protégées : 15-24 ans (et 12-14 ans pour les lunettes), hommes (crème solaire, lunettes), femmes (chapeau, t-shirt), peaux mates/moins sensibles, personnes à faible niveau d'étude, résidents du nord. Les connaissances et les fausses croyances, l'attirance pour le bronzage et le manque d'encouragement de l'entourage sont des déterminants.
      • Efficacité des interventions :Intervention sanitaire : Augmente la protection à court terme, agit sur crème solaire et lunettes, touche les peaux sensibles et les niveaux d'études supérieurs.
      • Intervention basée sur l'apparence physique : Augmente la protection à court et long terme, diminue l'exposition (évitement 12h-16h), touche les peaux sensibles et les niveaux d'études moins élevés (jusqu'au bac).
      • Perspectives : Renouveler les campagnes, cibler les 15-24 ans et femmes exposées intentionnellement, les personnes socialement moins favorisées. Intégrer des messages sur le photo-vieillissement, apporter des connaissances, dénormaliser le bronzage, déployer des interventions dans divers milieux (scolaire, travail, touristique, sportif) et via différents canaux. Encourager les actions locales (zones d'ombre, accès aux moyens de protection, adaptation des horaires d'activités, sensibilisation des professionnels du tourisme, affichage de l'indice UV).
      • Semaine des Épidories (Épidor, Institut du Cancer de Montpellier) : Programme éducatif pour enfants de 7 à 11 ans, basé sur le modèle COM-B (Capacité, Opportunité, Motivation, Comportement).
      • Contenu : Quatre séances animées par les enseignants, abordant les effets du soleil, la sensibilité de la peau (phototype), les rayons UV et l'indice UV, et les moyens de protection (avec une montre UV). Des prolongements sont proposés en famille.
      • Étude de faisabilité : Impact significatif (faible à important) sur le comportement de protection solaire, les attitudes des enfants et leur niveau de connaissance. Des analyses plus poussées et une évaluation à plus grande échelle et à long terme sont envisagées.
      • Chiffres (2024) : 200 classes, 4569 élèves du CP au CM2.
      • Journée des Épidories : Journée récompense pour 4 classes tirées au sort, avec des ateliers ludiques (professeur dermatologue, jeu de l'ombre, four solaire, carte du monde des protections, jeu de l'oie, constitution de sac à dos pour randonnée).
      • Autres actions : Animations sur l'espace ludo-éducatif pour maternelles (3-6 ans), ateliers parents-enfants, formations et conférences pour étudiants et professionnels de la petite enfance.
      • Déterminants structurels : L'approche COM-B permet de les considérer, mais les intervenants reconnaissent un impact limité sur ces déterminants, malgré une volonté de les prendre en compte (ex: projets de végétalisation des cours d'école).
      • Tournée "Bon été, bon réflexe" (ARS Occitanie, C2DS, Primum non Nocere) : Opération itinérante de sensibilisation aux dangers estivaux depuis 2021.
      • Objectifs : Diffuser des messages de prévention sur les dangers estivaux de manière positive, adapter le discours aux publics et aux spécificités territoriales (littoral vs. intérieur des terres), et former des "animateurs relais" pour démultiplier les actions.
      • Thématiques des ateliers (participatifs et ludiques) : Prévention solaire, baignade sécurisée, consommation de sucre, moustiques tigres/tiques, sport et santé.
      • Moyens : Matériel repérable (arche, tables, barnums, véhicule siglé), espace informatif, goodies (casquettes, chapeaux), deux animateurs dédiés. Des fiches "bons gestes" sont distribuées.
      • Bilan (2024) : Plus de 2900 personnes touchées (+25% vs 2023). Les interventions ont lieu sur les marchés, zones de baignade (mers, lacs, rivières), parcs de loisirs, villes touristiques. Les animateurs relais ont démultiplié 59 ateliers, sensibilisant plus de 3500 personnes.
      • Atelier soleil : Utilise une "nappe des dangers du soleil" interactive, permettant d'échanger sur les UV, l'indice UV, les effets à court et long terme. Adaptation du discours à l'âge du public. Interroge sur les situations de protection de personnages (incluant différents phototypes). Met en évidence l'exposition lors d'activités quotidiennes (promenade, vélo). Utilise un totem pour rappeler les messages clés (règle ABCDE pour les mélanomes).
      • Discussion et perspectives
      • Difficulté d'accès aux dermatologues : Soulignée comme un frein majeur au dépistage des mélanomes. Il est suggéré de passer par le médecin traitant et de pratiquer l'auto-diagnostic (règle ABCDE).
      • Composition des crèmes solaires : Sujet de débat constant. Bien que certaines compositions aient été controversées (octocrylène), il est noté que les crèmes sont "plus propres aujourd'hui qu'elles ne l'étaient auparavant". La crème solaire reste un complément aux protections physiques, et son choix doit se faire sur sa capacité à protéger (SPF, UVA/UVB, résistance à l'eau) et sa composition environnementale.
      • Impact de l'alimentation et autres comportements : Une carence en vitamine D peut provenir de l'alimentation, et l'exposition solaire n'est pas la seule solution.
      • Réverbération des UV : Très importante sur le sable (+15%), l'écume de l'eau (+25%), et surtout la neige (+80%), amplifiant significativement l'exposition même à l'ombre ou dans l'eau.
      • Rayonnement des écrans : Non abordé, mais pourrait faire l'objet de futures discussions.
      • Pollution des crèmes solaires : La question de l'impact environnemental des crèmes solaires sur les milieux aquatiques est soulevée, et il est conseillé de choisir des produits avec des logos spécifiques.
      • L'équilibre des moyens de protection : Il est complexe de jongler entre l'ombre, les vêtements et la crème solaire, mais en se tenant aux bases (ombre 12h-16h, vêtements, crème pour les zones découvertes), la protection devient plus simple.

      En conclusion, la promotion des bonnes pratiques solaires est un enjeu de santé publique majeur, nécessitant une approche multiforme et adaptée aux différentes populations, environnements et représentations sociales.

      Les initiatives présentées, qu'elles soient de recherche ou de terrain, montrent la volonté de cultiver une "culture commune [...] plus saine de nos pratiques solaires".

    1. Proper facilities planning alongthe supply chain ensures that the product will follow the supply chain series buy-make-move-store-sell to the satisfaction of the ultimate customer.

      comprar, hacer, mover, almacenar y vender. recordar esto seimpre en P&L, es lo más fundamental.

    2. Synthesis is the unification of all supplychain links to form a whole.

      sólo es hasta aquí cuando toda la cadena de suministro se junta para crear una sola cosa. esto está interesante y creo qeu aplica mucho a somos cacao. quizás deberíamos tratarnos como independienetes hasta lograr todos los pasos anteriores.

    3. brings to lightall links in the supply chain. It minimizes supply chain surprises because it providesthe information links needed to understand the ongoing status.

      está interesante ver todos los posibles links que hay en una cadena de suministro. y tiene sentido reconocerlos para así facilitarlos y dar esa visibilidad que se menciona. si hay links no reconocidos (que aún se usan y si se usan son importantes) entonces su no mejora no va a lograr que la cadena de suministro trabaje bien en conjunto.

    4. To achieve link excellence, companies must teardown the internal boundaries until the entire organization functions as one.

      barreras que hayan dentro de la organización... cómo cuales. por ejemplo la distanci entre fábrica y tienda es una.

    5. Only after one’s link achieves performance excellence can he or she begin topursue supply chain excellence

      confirma lo dicho anterior, pero está interesante, porque el enfoque debe ser primero específico y luego sí ser excelentes en los links que hay entre lo específico y definene el conjutno y sus transacciones.

    Annotators

    1. Ökologische Auswirkungen des KI-Einsatzes

      Damit deine Arbeiten keinen bias in Richtung Kritik bekommt, stelle auch dar, was die Hoffnungen und Versprechungen von KI für Klima, Meere, Biodiversität etc. sind.

      Der Artikel von Vinuesa et al. (2020) ist hier die umfassendste Gegenüberstellung von Pro und Kontra KI für die Nachhaltigkeitsziele der UN, die mir bekannt ist.

  2. Jun 2025
    1. Por otra parte, fue imposible encontrar variables de nivel 2 para todos los países debido a la naturaleza de ellos (como por ejemplo, la Alemania Westfalia-Norte).

      esto no vale la pena mencionarlo al cierre, demasiado trivial quedarse en este tipo de detalles. Centrarse en hacia donde va la investigación en esta línea y que se podría hacer a futuro.

    2. considerando que todos los estudiantes tienen la misma experiencia en computadores en años, y todos realizan las mismas tareas con TIC en la escuela, las mujeres puntúan en promedio 15.18 más alto que los hombres.

      de dónde sale esto?

    3. La variable puede tomar 5 valores plausibles a partir del puntaje logrado por los estudiantes: Bajo del nivel 1 (menos de 407 puntos), Nivel 1 (desde 407 hasta 491 puntos), Nivel 2 (desde 492 hasta 576 puntos), Nivel 3 (desde 557 hasta 661 puntos) y el Nivel 4 (sobre 661 puntos).

      en esta descripción es confuso si la variable es ordinal o continua

    4. H6 El efecto positivo del nivel socioeconómico sobre la alfabetización digital es más intenso en países con menor PIB per cápita

      faltan antecedentes y argumento para esta hipótesis; alternativamente se puede plantear como exploratoria, pero se recomienda señalarlo explícitamente en el texto.

    5. ¿De qué manera se relacionan los factores individuales y contextuales a nivel país en el logro de alfabetización digital de los estudiantes?

      ok, pero faltan los argumentos centrales que permitan orientar la pregunta.

    6. Es importante precisar que, aunque la alfabetización digital pueda concebirse como una opción para reducir la exclusión digital, debe comprenderse más allá de su carácter resolutivo y considerarse como una de las piedras angulares para el desarrollo humano actual en tanto dota de una capacidad agencial a los individuos al permitirles desplegarse activamente en los nuevos entornos que involucran la digitalidad, lo que consecuentemente los lleva a integrarse a la sociedad apropiadamente y no quedar marginados de la ciudadanía (Silvera 2005; Barroso y Cabero 2011; Cabero 2016).

      este párrafo queda algo descontextualizado, tal vez es parte del anterior

    1. Author response:

      The following is the authors’ response to the current reviews.

      Public Reviews:

      Reviewer #1 (Public review):

      Weaknesses:

      The revised manuscript has gained much clarity and consistency. One previous criticism, however, has in my opinion not been properly addressed. I think the problem boils down to not clearly distinguishing between orthologs and paralogs/homologs. As this problem affects a main conclusion - the prevalence of deletions over insertions in the MTBC - it should be addressed, if not through additional analyses, then at least in the discussion.

      Insertions and deletions are now distinguished in the following way: "Accessory regions were further classified as a deletion if present in over 50% of the 192 sub-lineages or an insertion/duplication if present in less than 50% of sub-lineages." The outcome of this classification is suspicious: not a single accessory region was classified as an insertion/duplication. As a check of sanity, I'd expect at least some insertions of IS6110 to show up, which has produced lineage- or sublineage-specific insertions (Roychowdhury et al. 2015, Shitikov et al. 2019). Why, for example, wouldn't IS6110 insertions in the single L8 strain show up here?

      In a fully clonal organism, any insertion/duplication will be an insertion/duplication of an existing sequence, and thus produce a paralog. If I'm correctly understanding your methods section, paralogs are systematically excluded in the pangraph analysis. Genomic blocks are summarized at the sublineage levels as follows (l.184 ): "The DNA sequences from genomic blocks present in at least one sub-lineage but completely absent in others were extracted to look for long-term evolution patterns in the pangenome." I presume this is done using blastn, as in other steps of the analysis.

      So a sublineage-specific copy of IS6110 would be excluded here, because IS6110 is present somewhere in the genome in all sublineages. However, the appropriate category of comparison, at least for the discussion of genome reduction, is orthology rather than homology: is the same, orthologous copy of IS6110, at the same position in the genome, present or absent in other sublineages? The same considerations apply to potential sublineage-specific duplicates of PE, PPE, and Esx genes. These gene families play important roles in host-pathogen interactions, so I'd argue that the neglect of paralogs is not a finicky detail, but could be of broader biological relevance.

      Within the analysis we undertook we did look at paralogous blocks in pangraph, based on copy number per genome. However, this could have been clearer in the text and we will rectify this. We also focussed on duplicated/deleted blocks that were present in two of more sub-lineages. This is noted in figure 4 legend but we will make this clearer in other sections of the manuscript.

      We agree that indeed the way paralogs are handled could still be optimised, and that gene duplicates of some genes could have biological importance. The reviewer is suggesting that a synteny analysis between genomes would be best for finding specific regions that are duplicated/deleted within a genome, and if those sections are duplicated/deleted in the same regions of the genome. Since Pangraph does not give such information readily, a larger amount of analysis would be required to confirm such genome position-specific duplications. While this is indeed important, we deem this to be out of scope for the current publication, but will note this as a limitation in the discussion. However, this does not fundamentally change the main conclusions of our analysis.


      The following is the authors’ response to the original reviews.

      Public Reviews:

      Reviewer #1 (Public Review):

      Summary:

      In this paper, Behruznia and colleagues use long-read sequencing data for 335 strains of the Mycobacterium tuberculosis complex to study genome evolution in this clonal bacterial pathogen. They use both a "classical" pangenome approach that looks at the presence and absence of genes, and a more general pangenome graph approach to investigate structural variants also in non-coding regions. The two main results of the study are that (1) the MTBC has a small pangenome with few accessory genes, and that (2) pangenome evolution is driven by deletions in sublineage-specific regions of difference. Combining the gene-based approach with a pangenome graph is innovative, and the former analysis is largely sound apart from a lack of information about the data set used. The graph part, however, requires more work and currently fails to support the second main result. Problems include the omission of important information and the confusing analysis of structural variants in terms of "regions of difference", which unnecessarily introduces reference bias. Overall, I very much like the direction taken in this article, but think that it needs more work: on the one hand by simply telling the reader what exactly was done, on the other by taking advantage of the information contained in the pangenome graph.

      Strengths:

      The authors put together a large data set of long-read assemblies representing most lineages of the Mycobacterium tuberculosis context, covering a large geographic area. State-of-the-art methods are used to analyze gene presence-absence polymorphisms (Panaroo) and to construct a pangenome graph (PanGraph). Additional analysis steps are performed to address known problems with misannotated or misassembled genes in pangenome analysis.

      Weaknesses:

      The study does not quite live up to the expectations raised in the introduction. Firstly, while the importance of using a curated data set is emphasized, little information is given about the data set apart from the geographic origin of the samples (Figure 1). A BUSCO analysis is conducted to filter for assembly quality, but no results are reported. It is also not clear whether the authors assembled genomes themselves in the cases where, according to Supplementary Table 1, only the reads were published but not the assemblies. In the end, we simply have to trust that single-contig assemblies based on long-reads are reliable.

      We have now added a robust overview of the dataset to supplementary file 1. This is split into 3 sections: public genomes, which were assembled by others; sequenced genomes, which were created and assembled by us; the BUSCO information for all the genomes together. We did not assemble any public data ourselves but retrieved these from elsewhere. We have modified the text to be more specific on this (Line 114 onwards) and the supplementary file is updated to better outline the data.

      One issue with long read assemblies could be that high rates of sequencing errors result in artificial indels when coverage is low, which in turn could affect gene annotation and pangenome inference (e.g. Watson & Warr 2019, https://doi.org/10.1038/s41587-018-0004-z). Some of the older long-read data used by the authors could well be problematic (PacBio RSII), but also their own Nanopore assemblies, six of which have a mean coverage below 50 (Wick et al. 2023 recommend 200x for ONT, https://doi.org/ 10.1371/journal.pcbi.1010905). Could the results be affected by such assembly errors? Are there lineages, for example, for which there is an increased proportion of RSII data? Given the large heterogeneity in data quality on the NCBI, I think more information about the reads and the assemblies should be provided.

      We have now included an analysis where we looked to see if the sequencing platform influenced the resulting accessory genome size and the pseudogene count. The details of this are included in lines 207-219, and the results are outlined in lines 251-258. Essentially, we found no correlation between sequencing platform and genome characteristics, although less stringent cut-offs did suggest that PacBio SMRT-only assembled genomes may have larger accessory genomes. We do not believe this is enough to influence our larger inferences from this data. It should be noted that complete genomes, in general, give a better indication of pangenome size compared to draft genomes, as has been shown previously (e.g. Marin et al., 2024). Even with some small potential bias, this makes our analysis more robust than any previously published.

      In relation to the sequencing depth of our own data, all genomes had coverage above 30x, which Sanderson et al. (2024) has shown to be sufficient for highly accurate sequence recovery. We fixed an issue with the L9 isolate from the previous submission, which resulted in a better BUSCO score and overall quality of that isolate and the overall dataset.

      The part of the paper I struggled most with is the pangenome graph analysis and the interpretation of structural variants in terms of "regions of difference". To start with, the method section states that "multiple whole genomes were aligned into a graph using PanGraph" (l.159/160), without stating which genomes were for what reason. From Figure 5 I understand that you included all genomes, and that Figure 6 summarizes the information at the sublineage level. This should be stated clearly, at present the reader has to figure out what was done. It was also not clear to me why the authors focus on the sublineage level: a minority of accessory genes (107 of 506) are "specific to certain lineages or sublineages" (l. 240), so why conclude that the pangenome is "driven by sublineage-specific regions of difference", as the title states? What does "driven by" mean? Instead of cutting the phylogeny arbitrarily at the sublineage level, polymorphisms could be described more generally by their frequencies.

      We apologise for the ambiguity in the methodology. All the isolates were inputted to Pangraph to create the pangenome using this method. This is now made clearer in lines 175-177. Standard pangenome statistics (size, genome fluidity, etc.) derived from this Pangraph output are now present in the results section as well (lines 301-320).

      We then only looked at regions of difference at the sub-lineage level, meaning we grouped genomes by sub-lineage within the resulting graph and looked for blocks common between isolates of the same sub-lineage but absent from one or more other sub-lineages. We did this from both the Panaroo output and the Pangraph output and then retained only blocks found by both. The results of this are now outlined in lines 351-383.

      We focussed on these sub-lineage-specific regions to focus on long-term evolution patterns and not be influenced by single-genome short-term changes. We do not have enough genomes of closely related isolates to truly look at very recent evolution, although the small accessory genome indicates this is not substantial in terms of gene presence/absence. We also did not want potential mis-annotations in a single genome to heavily influence our findings due to the potential issues pointed out by the reviewer above. We state this more clearly in the introduction (lines 106-108), methods (lines 184-186) and results (345-347), and we indicate the limitations in the Discussion, lines 452-457 and 471-473. We also changed the title to ‘shaped’ instead of ‘driven by’.

      I fully agree that pangenome graphs are the way to go and that the non-coding part of the genome deserves as much attention as the coding part, as stated in the introduction. Here, however, the analysis of the pangenome graph consists of extracting variants from the graph and blasting them against the reference genome H37Rv in order to identify genes and "regions of difference" (RDs) that are variable. It is not clear what the authors do with structural variants that yield no blast hit against H37Rv. Are they ignored? Are they included as new "regions of difference"? How many of them are there? etc. The key advantage of pangenome graphs is that they allow a reference-free, full representation of genetic variation in a sample. Here reference bias is reintroduced in the first analysis step.

      We apologise for the confusion here as indeed the RDs terminology is very MTBC-specific. Current RDs are always relevant to H37Rv, as that is how original discovery of these regions was done and that is how RDScan works. We clarify this in the introduction (lines 67-68). If we found a large sequence polymorphism (e.g. by Pangraph) and searched for known RDs using RDScan, we then assigned a current RD name to this LSP. This uses H37Rv as a reference. If we did not find a known RD, we then classified the LSP as a new RD if it is present in H37Rv, or left the designation as an LSP if not in H37Rv, thus expanding the analysis beyond the H37Rv-centric approaches used by others previously. This is hopefully now made clearer in the methods, lines 187-194.

      Along similar lines, I find the interpretation of structural variants in terms of "regions of difference" confusing, and probably many people outside the TB field will do so. For one thing, it is not clear where these RDs and their names come from. Did the authors use an annotation of RDs in the reference genome H37Rv from previously published work (e.g. Bespiatykh et al. 2021)? This is important basic information, its lack makes it difficult to judge the validity of the results. The Bespiatykh et al. study uses a large short-read data (721 strains) set to characterize diversity in RDs and specifically focuses on the sublineage-specific variants. While the authors cite the paper, it would be relevant to compare the results of the two studies in more detail.

      We have amended the introduction to explain this terminology better (lines 67-68). Naming of the RDs here came from using RDScan to assign current names to any accessory regions we found and if such a region was not a known RD, we gave it a lineage-related name, allowing for proper RD naming later (lines 187-194). Because the Bespiatyk paper is the basis for RDScan, our work implicitly compares to this throughout, as any RDs we find which were not picked up by RDScan are thus novel compared to that paper.

      As far as I understand, "regions of difference" have been used in the tuberculosis field to describe structural variants relative to the reference genome H37Rv. Colloquially, regions present in H37Rv but absent in another strain have been called "deletions". Whether these polymorphisms have indeed originated through deletion or through insertion in H37Rv or its ancestors requires a comparison with additional strains. While the pangenome graph does contain this information, the authors do not attempt to categorize structural variants into insertions and deletions but simply seem to assume that "regions of difference" are deletions. This, as well as the neglect of paralogs in the "classical" pangenome analysis, puts a question mark behind their conclusion that deletion drives pangenome evolution in the MTBC.

      We have now amended the analysis to specifically designate a structural variant as a deletion if present in the majority of strains and absent in a minority, or an insertion/duplication if present in a minority and absent in a majority (lines 191-192). We also ran Panaroo without merging paralogs to examine duplication in this output; Pangraph implicitly includes paralogs already.

      From all these analyses we did not find any structural variants classed as insertions/duplications and did not find paralogs to be a major feature at the sub-lineage level (lines 377-383). While these features could be important on shorter timescales, we do not have enough closed genomes to confidently state this (limitation outlined in lines 452-457). Therefore, our assertion that deletions are a primary force shaping the long-term evolution in this group still holds.

      Reviewer #2 (Public Review):

      Summary:

      The authors attempted to investigate the pangenome of MTBC by using a selection of state-of-the-art bioinformatic tools to analyse 324 complete and 11 new genomes representing all known lineages and sublineages. The aim of their work was to describe the total diversity of the MTBC and to investigate the driving evolutionary force. By using long read and hybrid approaches for genome assembly, an important attempt was made to understand why the MTBC pangenome size was reported to vary in size by previous reports.

      Strengths:

      A stand-out feature of this work is the inclusion of non-coding regions as opposed to only coding regions which was a focus of previous papers and analyses which investigated the MTBC pangenome. A unique feature of this work is that it highlights sublineage-specific regions of difference (RDs) that were previously unknown. Another major strength is the utilisation of long-read whole genomes sequences, in combination with short-read sequences when available. It is known that using only short reads for genome assembly has several pitfalls. The parallel approach of utilizing both Panaroo and Pangraph for pangenomic reconstruction illuminated the limitations of both tools while highlighting genomic features identified by both. This is important for any future work and perhaps alludes to the need for more MTBC-specific tools to be developed.

      Weaknesses:

      The only major weakness was the limited number of isolates from certain lineages and the over-representation others, which was also acknowledged by the authors. However, since the case is made that the MTBC has a closed pangenome, the inclusion of additional genomes would not result in the identification of any new genes. This is a strong statement without an illustration/statistical analysis to support this.

      We have included a Heaps law and genome fluidity calculation for each pangenome estimation to demonstrate that the pangenome is closed. This is detailed in lines 225-228 with results shown in lines 274-278 and 316- 320 and Supplementary Figure 2. We agree that more closely related genomes would benefit a future version of this analysis and indicate we indicate the limitations in the Discussion, lines 452-457 and 471-473.

      Recommendations for the authors:

      Reviewer #1 (Recommendations For The Authors):

      Abstract

      l. 24, "with distinct genomic features". I'm not sure what you are referring to here.

      We refer to the differences in accessory genome and related functional profiles but did not want to bloat the abstract with such additional details

      Introduction

      l. 40, "L1 to L9". A lineage 10 has been described recently: https://doi.org/10.3201/eid3003.231466.

      We have updated the text and the reference. Unfortunately, no closed genome for this lineage exists so we have not included it in the analyses. We note this in the results, like 232

      l.62/3, "caused by the absence of horizontal gene transfer, plasmids, and recombination". Recombination is not absent in the MTBC, only horizontal gene transfer seems to be, which is what the cited studies show. Indeed a few sentences later homologous recombination is mentioned as a cause of deletions.

      This has now been removed from the introduction

      l. 67, "within lineage diversity is thought to be mostly driven by SNPs". Again I'm not sure what is meant here with "driven by". Point mutations are probably the most common mutational events, but duplications, insertions, deletions, and gene conversion also occur and can affect large regions and possibly important genes, as shown in a recent preprint (https://doi.org/10.1101/2024.03.08.584093).

      We have changed the text to say ‘mostly composed of’. While indeed other SNVs may be contributing, the prevailing thought at lineage level is that SNPs are the primary source of diversity. The linked pre-print is looking at within transmission clusters and this has not been described at the lineage level, which could be done in a future work.

      l. 100/1. "that can account for variations in virulence, metabolism, and antibiotic resistance". I would phrase this conservatively since the functional inferences in this study are speculative.

      This has now been tempered to be less specific.

      Methods

      l. 108. That an assembly has a single contig does not mean that it is "closed". Many single contig assemblies on NCBI are reference-guided short-read assemblies, that is, fragments patched together rather than closed assemblies. The same could be true for long-read assemblies.

      We specifically chose those listed as closed on NCBI so rely on their checks to ensure this is true. We have stated this better in the paper, line 117.

      l. 111. From Supplementary Table 1 understand that for many genomes only the reads were available (no ASM number). Did you assemble these genomes? If yes, how? The assembly method is not indicated in the supplement, contrary to what is written here.

      All public genomes were downloaded in their assembled forms from the various sources. This is specified better in the text (line 118) and the supplementary table 1 now lists the accessions for all the assemblies.

      l. 113. How many assemblies passed this threshold? And is BUSCO actually useful to assess assembly quality in the MTBC? I assume the dynamic, repetitive gene families that cause problems for assembly and mapping in TB (PE, PPE, ESX) do not figure in the BUSCO list of single-copy orthologs.

      All assemblies passed the BUSCO thresholds for high-quality genomes as laid out in Supplementary Table 1. While indeed this does not include multi-copy genes such as PE/PPE we focussed on regions of difference at the sub-lineage level where two or more genomes represent that sub-lineage. This means any assembly issues in a single genome would need to be exactly the same in another of the same sub-lineage to be included in our results. Through this, we aimed to buffer out issues in individual assemblies.

      l. 147: Why is Panaroo used with -merge-paralogs? I understand that near-identical genes may not be too interesting from a functional perspective, but if the aim of the analysis is to make broad claims about processes driving genome evolution, paralogs should be considered.

      We chose to do so with merged paralogs to look for larger patterns of diversity beyond within-genome paralogs. Additionally, this was required to build the core phylogenetic tree. However, as the reviewer points out, this may bias our findings towards deletions and away from duplications as a primary evolutionary force.

      We repeated this without the merged paralogs option and indeed found a larger pangenome, as outlined in Table 1. However, at the sub-lineage level, this did not result in any new presence/absence patterns (lines 381-383). This means the paralogs tended to be in single genomes only. This still indicates that deletions are the primary force in the longer-term evolution of the complex but indeed on shorter spans this may be different.

      l. 153: remove the comment in brackets.

      This has been fixed and the proper URL placed in instead.

      l. 159: which genomes, and why those?

      This is now clarified to state all genomes were used for this analysis.

      l. 161, "gene blocks": since this analysis is introduced as capturing the non-coding part of the genome, maybe just call them "blocks"?

      All references to gene blocks are now changed to genomic blocks to be more specific.

      l. 162: what happens with blocks that yield no hits against RvD1, TbD1, and H37Rv?

      We named these with lineage-specific names (supplementary table 4) but did not assign RD names specifically.

      l. 164: where does the information about the regions of difference come from? How exactly were these regions determined?

      Awe have expanded this section to be more specific on the use of RDScan and new naming, along with how we determine if something is an RD/LSP.

      Results

      l. 185ff: This paragraph gives many details about the geographic origin of the samples, but what I'd expect here is a short description of assembly qualities, for example, the results of the BUSCO analysis, a description of your own Nanopore assemblies, or a small analysis of the number of indels/pseudogenes relative to sequencing technology or coverage (see comment in the public review).

      This section (lines 231-258) has been expanded considerably to give a better overview of the dataset and any potential biases. Supplementary table 1 has also been expanded to include more information on each strain.

      l. 187, "324 genomes published previously": 322 according to the methods section.

      The number has been fixed throughout to the proper total of public genomes (329).

      l. 201: define the soft core, shell, and cloud genes.

      This is now defined on line 262

      l. 228, "defined primarily by RD105 and RD207 deletions": this claim seems to come from the analysis of variable importance (Factoextra), which should be made clear here.

      This has been clarified on line 333.

      l. 237, "L8, serving as the ancestor of the MTBC": this is incorrect, equivalent to saying that the Chimpanzee is the ancestor of Homo sapiens.

      We have changed this to basal to align with how it is described in the original paper.

      l. 239, "The accessory genome of the MTBC". It is a bit confusing that the same term, 'accessory genome', is used here for the graph-based analysis, which is presented as a way to look at the non-coding part of the genome.

      We have clarified the terminology on line 347 and improved consistency throughout.

      l. 240/1, "specific to certain lineages and sublineages". What exactly do you mean by "specific" to? Present only in members of a certain lineage/sublineage? In all members of a certain lineage/sublineage? Maybe an additional panel in Figure 5, showing examples of lineage- and sublineage-specific variants, would help the reader grasp this key concept.

      We have clarified this on line 349 and the legend of what is now figure 4.

      l. 241/2, "82 lineage and sublineage-specific genomic regions ranging from 270 bp to 9.8 kb". Were "gene blocks" filtered for a minimum size, or why are there no variants smaller than 270 bp? A short description of all the blocks identified in the graph could be informative (their sizes, frequencies ...).

      Yes, a minimum of 250bp was set for the blocks to only look at larger polymorphisms. This is clarified on line 177 and 304.

      A second point: It is not entirely clear to me what Figure 6 is showing. Are you showing here a single representative strain per sublineage? Or have you somehow summarized the regions of difference shown in Figure 5 at the sublineage level? What is the tree on the left? This should be made clear in the legend and maybe also in the methods/results.

      In figure 4 (which was figure 6), because each RD is common to all members of the same sub-lineage, we have placed a single branch for each sub-lineage. This is has been clarified in the legend.

      l. 254, "this gene was classified as being in the core genome": why should a partially deleted gene not be in the core genome?

      You are correct, we have removed that statement.

      l. 258/259, "The Pangraph alignment approach identified partial gene deletion and non-coding regions of the DNA that were impacted by genomic deletion". I do not understand how you classify a structural variant identified in the pangenome graph as a deletion or an insertion.

      This has been clarified as relative to H37Rv, as this is standard practice for RDs and general evolutionary analyses in MTBC, as outlined above.

      l. 262/263 , "the accessory genome of the MTBC is small and is acquired vertically from a common ancestor within the lineage". If deletion is the main process involved here, "acquired" seems a bit strange.

      We agree and changed the header to better reflect the discussion on mis-annotation issues

      Figure 1: Good to know, but not directly relevant for the rest of the paper. Maybe move it to the supplement?

      This has been moved to Supplementary figure 1

      Figure 2: the y-axis is labeled 'Variable genome size', but from the text and the legend I figure it should be 'Number of accessory genes'?

      This has been changed to ‘accessory genes’ in Figure 1 (which was figure 2 in previous version).

      Figure 4: too small.

      We will endeavour to ensure this is as large as possible in the final version.

      Discussion

      l. 271, "MTBC accessory genome is ... acquired vertically". See above.

      Changed, as outlined above.

      l. 292, "appeared to be fragmented genes caused by misassemblies". Is there a way to distinguish "true" pseudogenes from misassemblies? This could be a relevant issue for low-coverage long-read assemblies (see public review).

      Not that we are currently aware of, but we do know other groups which are working on this issue.

      l. 300/1, "the whole-genome approach could capture higher genetic variations". Do you mean the graph approach? I'm not sure that comparing the two approaches here makes sense, as they serve different purposes. A pangenome graph is a summary of all genetic variation, while the purpose of Panaroo is to study gene absence/presence. So by definition, the graph should capture more genetic variation.

      This statement was specifically to state that much genetic variation in MTBC is outside the coding genes and so traditional “pangenome’ analyses are actually not looking at the full genomic variation.

      l. 302/3, "this method identified non-coding regions of the genome that were affected by genomic deletions". See the comments above regarding deletions versus insertions. I'd say this method identifies coding and non-coding regions that were affected by genomic deletions and insertions.

      We have undertaken additional analyses to be sure these are likely deletions, as outlined above.

      l. 305: what are "lineage-independent deletions"?

      We labelled these as convergent evolution, now clarified on line 443.

      l. 329: How is RD105 "caused" by the insertion of IS6110? I did not find RD105 mentioned in the Alonso et al. paper. Similarly below, l. 331, how is RD207 "linked" to IS6110?

      The RD105 connection was misattributed as IS6110 insertion is related to RD152, not RD105. This has now been removed.

      RD207 is linked to IS6110 as its deletion is due to recombination between two such elements. This is now clarified on line 486.

      l. 345, "the growth advantage gene group": not quite sure what this is.

      We have fixed this on line 499 to state they are genes which confer growth advantages.

      l. 373ff: The role of genetic drift in the evolution of the MTBC is an open question, other studies have come to different conclusions than Hershberg et al. (this has been recently reviewed: https://doi.org/10.24072/pcjournal.322).

      We have outlined this debate better in lines 527-531

      l. 375/6, "Gene loss, driven by genetic drift, is likely to be a key contributor to the observed genetic diversity within the MTBC." This sentence would need some elaboration to be intelligible. How does genetic drift drive gene loss?

      We have removed this.

      l. 395/6, "... predominantly driven by genome reduction. This observation underlines the importance of genomic deletions in the evolution of the MTBC." See comments above regarding deletions. I'm not convinced that your study really shows this, as it completely ignores paralogs and the processes counteracting reductive genome evolution: duplication and gene amplification.

      As outlined above, we have undertaken additional analyses to more strongly support this statement.

      l. 399, "the accessory genome of MTBC is a product of gene deletions, which can be classified into lineage-specific and independent deletions". Again, I'm not sure what is meant by lineage-independent deletions.

      We have better defined this in the text, line 443, to be related to convergent evolution.

      Reviewer #2 (Recommendations For The Authors):

      Suggestions for improved or additional experiments, data, or analyses.

      In lines 120-121, it is mentioned that TB-profiler v4.4.2 was used for lineage classification, but this version was released in February 2023. As I understand there have been some changes (inclusion/exclusion) of certain lineage markers. Would it not be appropriate to repeat lineage classification with a more recent version? This would of course require extensive re-analysis, so could the lineage marker database perhaps also be cited.

      We have rerun all the genomes through TB-Profiler v6.5 and updated the text to state this; the exact database used is also now stated.

      Could the authors perhaps include the sequencing summary or quality of the nanopore sequences? The L9 (Mtb8) sample had a relatively lower depth and resulted in two contigs. Yet one contig was the initial inclusion criteria. It is unclear whether these samples were excluded from some of the analyses. Mtb6 also has relatively low coverage. Was the sequencing quality adequate to accurately identify all the lineage markers, in particular those with a lower depth of coverage? Could a hybrid approach be an inexpensive way to polish these assemblies?

      We reanalysed the L9 sample and, with some better cleaning, got it to a single contig with better depth and overall score. This is outlined in the Supplementary table 1 sheets. While depth is average, it is still above the recommended 30x, which is needed for good sequence recovery (Sanderson et al., 2024). We did indeed recover all lineage markers from these assemblies.

      Recommendations for improving the writing and presentation.

      The introduction is well-written and recent MTBC pangenomic studies have been incorporated, but I am curious as to why this paper was not referred to: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6922483/ I believe this was the first attempt to study the pangenome, albeit with a different research question. Nearly all previous analyses largely focused on utilizing the pangenome to investigate transmission.

      Indeed this study did look at a pangenome of sorts, but specifically SNPs and not genes or regions. Since the latter is the main basis for pangenome work these days, we chose not to include this paper.

      Minor corrections to the text and figures.

      In line 129, it is explained that DNA was extracted to be suitable for PacBio sequencing, but ONT sequencing was used for the 11 new sequences. Is this a minor oversight or do the authors feel that DNA extracted for PacBio would be suitable for ONT sequencing? It is a fair assumption.

      We apologise, this is a long-read extraction approach and not specific to PacBio. We have amended the text to state this.

      In line 153, this should be removed: (Conor, could you please add the script to your GitHub page?).

      This has been fixed now.

    1. Note de synthèse détaillée : Collaboration et accompagnement des élèves en milieu éducatif

      Introduction

      Ce document de synthèse présente les thèmes principaux et les idées essentielles extraites de la table ronde "Journée d’étude CPE 2025".

      Il met en lumière le rôle crucial de la collaboration entre les différents acteurs de l'éducation nationale et les partenaires extérieurs pour la réussite, l'épanouissement et l'insertion professionnelle des élèves, en particulier ceux à besoins éducatifs particuliers.

      Les intervenants partagent leurs expériences et leurs perspectives sur les défis, les leviers et les recommandations pour favoriser un travail collaboratif efficace.

      1. Missions des professionnels de l'éducation et de l'accompagnement Plusieurs intervenants ont détaillé leurs missions, soulignant la diversité des rôles et la complexité de l'écosystème éducatif :

      2. Laura Renault (CPE en collège REP) : Les missions du CPE sont multiples et incluent l'organisation de l'espace et du temps de la vie scolaire, la gestion du service (recrutement et management des AED), la contribution à la réussite et au bien-être des élèves (accueil, accompagnement des projets personnels, orientation), et la participation à la politique de l'établissement comme conseiller du chef d'établissement.

      Elle souligne l'importance de "l'organisation du service donc on pense au recrutement des assistants d'éducation aux objectifs aussi du service et à l'ambition qu'on veut pour notre service".

      • Ludovique Brel (Directeur de l'IME Lérange) : En tant que directeur d'un IME accueillant des jeunes avec déficience intellectuelle et TSA, ses missions englobent la gestion RH, budgétaire, le projet d'établissement, et les relations avec les partenaires et les tutelles.

      Il met en avant l'ouverture récente d'une unité d'autorégulation collège pour les jeunes avec troubles du neurodéveloppement (TND), qui vise à travailler sur les problématiques émotionnelles en collaboration avec les professionnels du collège.

      Il précise que ces jeunes "sont dans leur classe d'âge leur classe de niveau c'est-à-dire qu'on parle pas de jeunes qui ont des particularités cognitives ou quoi que ce soit ce sont vraiment des jeunes qui sont en capacité classique".

      • Nathalie Yayaten (Proviseure des lycées des métiers de l'automobile) : Ses fonctions consistent à administrer l'établissement, représenter l'État, et "lancer, impulser, animer le projet d'établissement qui amène une forme de gouvernance et de grandes de grands objectifs sur la conduite de la politique éducative et pédagogique de l'établissement".

      Son expérience en collège REP et en cité éducative lui confère une perspective large sur les collaborations.

      • Lise MERIS (Coordinatrice ULIS Lycée Professionnel et service école inclusive du rectorat) : Ses missions se concentrent sur la sécurisation du parcours des jeunes en situation de handicap, leur accompagnement vers le monde professionnel, et le développement de partenariats internes et externes (monde de l'entreprise, médico-social). Au rectorat, elle soutient la scolarité réussie et l'insertion professionnelle des jeunes, notamment lors des transitions entre le premier et le second degré.

      Elle vise à "rendre l'élève acteur de son projet professionnel de l'accompagner du mieux possible au regard de ses points forts et de ses points d'effort".

      • Stéphane Copman (Éducateur à l'IME Mermose) : Il accompagne 14 jeunes déficients intellectuels au collège, veillant à leur sécurité et à la réussite de leur projet de socialisation.

      Contrairement aux enseignants, il n'a "aucune obligation de résultat" et s'adapte aux capacités de chaque jeune pour éviter l'échec scolaire.

      Sa mission inclut également "de veiller à la circulation de l'information au sein du collège et en lien également avec mon établissement et les familles".

      2. Le travail collaboratif : un impératif pour la réussite de l'élève

      Les intervenants s'accordent sur l'importance fondamentale du travail collaboratif, non seulement au sein de l'établissement mais aussi avec l'environnement extérieur.

      L'EPLE comme entité locale et ouverte : Nathalie Yayaten insiste sur le "L" de "Local" dans EPLE (Établissement Public Local d'Enseignement).

      L'établissement ne doit pas se fermer à son environnement et doit s'adapter aux problématiques territoriales.

      "L'établissement doit évoluer par rapport à son public doit s'adapter et doit aussi être très en en écoute et en réponse des problématiques territoriales sur lequel il est ancré".

      Le CPE au carrefour des relations : Le CPE est perçu comme un pivot, "au carrefour des relations entre les différents collaborateurs au sein d'établissement", mais aussi "au carrefour de toutes ses relations à l'extérieur de l'établissement", ce qui "fait la richesse du métier".

      Cohérence des discours et des actions : Pour que le jeune grandisse bien, il est essentiel que tous les acteurs (école, famille, clubs de sport, centres sociaux, professionnels paramédicaux) se connaissent et surtout "parlent d'une même voix ou où est en tout cas un discours très cohérent".

      Les discours contradictoires, par exemple entre collège et centre social sur les devoirs, fragilisent le jeune et sa famille.

      Exemples de collaborations réussies :

      Dispositif "Devoirs faits" avec les centres sociaux : Permet aux enseignants d'expliquer des méthodes d'apprentissage et montre aux familles une collaboration "main dans la main".

      Partenariat avec le PRE (Programme de Réussite Éducative) : Accueil des élèves exclus temporairement, offrant un lien et un accompagnement aux familles en difficulté.

      Unités d'autorégulation (UAR) : Projet co-porté par le SMS (Service Médico-Social) et le collège, avec des décisions prises d'un commun accord entre les directions.

      La formation commune de toutes les équipes (enseignants, CPE, infirmière) est un point clé pour créer une "culture commune" et dépasser les tensions liées aux différentes portes d'entrée professionnelles (enseigner vs prendre le jeune dans sa globalité).

      Collaboration pour l'orientation professionnelle : Les entreprises sont invitées à présenter les métiers, offrant aux jeunes d'autres perspectives et sources d'information.

      3. Les freins et les leviers du travail collaboratif

      Malgré la volonté de collaborer, des difficultés peuvent apparaître. Les intervenants mettent l'accent sur les leviers pour les surmonter.

      • Frustrations des CPE et des enseignants : Le CPE doit gérer des situations de décrochage ou de conflit dont il n'est pas à l'origine. Les enseignants sont confrontés à des publics hétérogènes et se sentent parfois démunis face aux "élèves à besoins éducatifs particuliers", pouvant s'épuiser.
      • Lever les freins par la collaboration : La collaboration apporte un "autre regard" et permet de débloquer des situations complexes. Un éducateur parlant à un professeur, ou l'inverse, peut faire "s'ouvrir les chakras" et envisager d'autres approches.
      • Le CPE comme levier central : Laura Renault affirme que "vous [les CPE] êtes le levier". Grâce à leur position transversale et leur liberté d'action, les CPE peuvent "créer ces collaborations qui vont permettre à un tel et un tel de poser un autre regard sur la situation".
      • Importance des espaces d'échange formels : Les cellules de veille et les GPDs (Groupes de Prévention du Décrochage Scolaire) sont des moments clés pour le "regard croisé et d'échange et de partage d'information". Il est crucial de transmettre les informations nécessaires en respectant "l'éthique de travail" et la confiance du jeune et de sa famille.
      • Patience et détermination : Ludovique Brel insiste sur ces deux qualités pour mener à bien les projets collaboratifs, reconnaissant que les choses ne se règlent pas du jour au lendemain. L'exemple de l'autorégulation montre une augmentation significative de la participation des enseignants à la formation, signe d'une "réelle volonté" de travailler ensemble.
      • Le jeune au centre : L'objectif ultime est que "le jeune soit l'élément central". L'équipe SMS apporte un soutien par sa connaissance des problématiques spécifiques du jeune (ex: TND), permettant de faire converger la compétence pédagogique et la compétence médico-sociale pour le bien-être de l'élève.

      4. Recommandations pour un travail collaboratif efficace

      Plusieurs précautions et recommandations sont formulées pour favoriser des collaborations fructueuses :

      • Chacun à sa place, dans le respect des missions : Lise MERIS souligne l'importance que "chacun reste à sa place" et "sache quelle est sa place". Il faut connaître les missions et les compétences de chacun pour savoir "qui fait quoi, à quel moment" et ainsi respecter les champs d'expertise.
      • Non-jugement et bienveillance : Adopter une posture de non-jugement et de bienveillance envers le travail de l'autre est essentiel pour construire une collaboration "très horizontale".
      • Postures d'ouverture avec les parents : Accueillir les parents "dans cette posture d'ouverture de collaboration" permet de changer la dynamique, de les faire baisser la garde et de construire des solutions avec eux, et non à leur place ou contre eux. "Le parent comprend que vous êtes en train de vous triturer l'esprit avec vos collègues à essayer de trouver une solution pour son jeune".
      • Anticipation : La collaboration "s'anticipe". Il faut initier des démarches en amont pour être capable de travailler ensemble lorsque des difficultés surgissent.
      • Valoriser les réussites : Ne pas se concentrer uniquement sur les situations de tension, mais aussi reconnaître les moments où "ça se passe bien" et les jeunes qui vont bien. "Il faut aussi se donner à notre travail une légitimité se dire que oui il y a quand même des choses qui vont et il faut aussi voilà se viscéralement en tous les cas y croire".
      • Ne pas perdre la confiance du jeune et de la famille : La centralité du jeune et de sa confiance est primordiale. Il est important d'expliquer, de rassurer les familles et les jeunes.
      • Vulgariser le langage : Face à l'abondance de sigles et de jargons professionnels, il est recommandé de "vulgariser au maximum" pour rendre les informations accessibles à tous, y compris aux familles et aux jeunes.

      Un "glossaire" des sigles peut être utile.

      Conclusion La table ronde a clairement démontré que la réussite de tous les élèves, notamment ceux à besoins éducatifs particuliers, repose sur une collaboration forte et structurée.

      Le CPE, par sa position charnière, est un acteur clé de cette dynamique, en favorisant les échanges internes et externes.

      Les défis liés aux cultures professionnelles différentes peuvent être surmontés par la patience, la détermination, la formation commune, le respect mutuel des compétences et une posture d'ouverture centrée sur le bien-être et la réussite du jeune.

    1. Note de synthèse : Protection de l’Enfance et Scolarité(s) - L'école comme facteur et espace de protection et de résilience

      Cette journée d'étude, troisième édition d'un événement à succès, met en lumière le rôle crucial de l'école dans la protection et la résilience des élèves bénéficiant de mesures de protection de l'enfance.

      Elle vise à outiller les acteurs de terrain et à faciliter les rencontres entre partenaires clés (Rectorat de l'Académie de Lille, NPJJ de Roubaix, Départements du Nord et du Pas-de-Calais).

      La thématique explore comment l'environnement scolaire peut devenir un espace de sécurité et de développement pour ces jeunes.

      1. La Résilience : Concepts Clés et Application Scolaire

      La résilience, loin d'être la force des super-héros, est « la force des faibles » (Martine Lanbeale), un processus qui survient après un trauma, non pas comme une résistance immédiate, mais comme un "néodéveloppement" après une sidération. Un élément fondamental est qu' « on ne résilie jamais tout seul ».

      La présence de "tuteurs de résilience" est indispensable. Ces tuteurs, souvent des professionnels de l'éducation ou du social, ne se désignent jamais eux-mêmes ; c'est la personne en résilience qui leur attribue ce rôle, souvent a posteriori.

      Une parole, un regard, une considération peuvent changer la vie d'un enfant, même si le tuteur n'en a jamais conscience.

      Facteurs de protection de la résilience (selon Boris Cyrulnik) :

      Attachement sécurisant : Un environnement où l'enfant se sent entouré et aimé, même si cet attachement initial est détruit par un trauma (comme l'histoire de Boris Cyrulnik lui-même).

      Rébellion : La capacité à ne pas rester dans la sidération, à ne pas "faire une carrière de victime", bien que cela dépende de l'environnement proposé.

      Capacité à raconter son histoire : L'expression du vécu, et notamment la lutte contre le sentiment de honte, qui est décrit comme "le poison de l'âme" et qui empêche de parler.

      La spécificité de la résilience scolaire : L'école est un espace de protection parce qu'elle offre un cadre clair et sécurisant, avec des règles et des processus où "au moins ils savent comment fonctionner à l'école". Malgré le "cartable plus lourd" que portent ces enfants, l'école peut être un lieu où ils s'investissent "pour faire plaisir à leur enseignants en échange d'un regard positif".

      L'école contribue au développement de compétences sociales, d'analyse, de compréhension, de lecture, de récit et d'expression artistique, toutes essentielles à la résilience.

      Exemples concrets de résilience scolaire :

      Le chauffeur de car : Un homme, enfant battu, a été "sauvé" par le sourire quotidien de son chauffeur de car.

      Ce chauffeur, sans le savoir, a été un tuteur de résilience en donnant l'alerte un jour où l'enfant était plus gravement blessé.

      Cette histoire souligne l'impact inattendu et souvent méconnu des tuteurs de résilience.

      Philippe Maurice : Condamné à mort jeune, il a repris ses études en prison pour "ne pas devenir fou".

      Il est passé d'un CAP à un doctorat en histoire médiévale, devenant finalement enseignant à l'ENS. L'école a été un moyen de sortir de la haine et de retrouver la maîtrise.

      Estelle et Sophie : Ces deux jeunes filles, victimes d'abus, ont utilisé l'école différemment pour gérer leur trauma.

      Estelle s'est réfugiée dans le travail scolaire pour s'isoler, tandis que Sophie a utilisé le théâtre à l'école pour rejouer son vécu. Ces cas illustrent la non-linéarité et la fluctuation des processus de résilience scolaire.

      2. La Résilience Assistée : Postures Professionnelles et Ressources Locales

      Devenir un potentiel tuteur de résilience est avant tout une question de posture plutôt que d'actions concrètes spécifiques. Il s'agit de « créer un lien sécure, une alliance ».

      Des phrases simples comme "Tu sais si j'ai l'impression que c'est un peu compliqué pour toi, tu sais que je suis là pour toi" peuvent être vitales.

      L'objectif n'est pas de juger, mais de considérer l'enfant dans la singularité de son histoire.

      Ressources et Partenariats Locaux :

      Points Accueil Écoute Jeunes (PAEJ) : Structures nationales (250 PAEJ), présentes notamment dans le Nord et le Pas-de-Calais, offrent un soutien psychologique et social, avec une approche de libre adhésion et une mission de prévention.

      Maisons des Adolescents (MDA) : Structures départementales qui assurent l'accueil, l'accompagnement et l'orientation des adolescents, avec une équipe pluridisciplinaire (psychologues, infirmières, éducateurs, etc.). Elles mettent en place des expérimentations avec l'Éducation Nationale pour éviter de "perdre des jeunes en route".

      Prévention Spécialisée (PS) : Intervient auprès des jeunes et familles en difficulté ou en rupture pour prévenir la marginalisation et faciliter l'insertion. Ses principes incluent le mandat non nominatif (approche territoriale), la libre adhésion et une approche globale des jeunes. Les équipes travaillent dans la rue pour maintenir le lien avec les familles.

      Agents de Liaison Quartier Établissement (ALSCE) : Postes créés dans les années 90, déployés dans 74 collèges du Nord, ces agents font le lien entre l'établissement scolaire, le quartier et les familles. Ils sont "un pied à l'intérieur de l'établissement scolaire" et "un pied aussi dans le quartier", offrant une expertise locale et facilitant le contact avec les jeunes et leurs familles.

      • Détection des signaux faibles et orientation : Les enseignants et professionnels doivent être attentifs aux changements de comportement récurrents, au désinvestissement scolaire (matériel manquant, devoirs non faits), au repli, à l'isolement, et à l'absentéisme perlé.

      Le regard croisé des différents professionnels est crucial pour détecter précocement les situations. Les élèves eux-mêmes peuvent être des "messagers", informant les adultes des difficultés de leurs camarades.

      Qui peut saisir ces structures ? ** * PAJ et MDA : Le jeune lui-même, sa famille, ses proches ou tout professionnel gravitant autour de l'adolescent peuvent les saisir. * Prévention Spécialisée : N'importe qui peut interpeller ces structures, y compris les directeurs d'école primaire. Leur présence dans le quartier et leur capacité à aller à domicile facilitent la prise de contact. * Services Sociaux du Département (Maison Nord Solidarité dans le Nord, MDS - Maison Départementale de la Solidarité - dans le Pas-de-Calais) : Représentent un interlocuteur essentiel, notamment en milieu rural où les ressources peuvent être plus limitées. Il est crucial de connaître ces partenaires "avant d'avoir un problème". * Service Social en Faveur des Élèves (ASDSN) : Les assistantes sociales scolaires sont des personnes ressources dans les établissements pour orienter vers les structures adaptées. Une expérimentation de "brigade du premier degré" est lancée dans le Nord pour mieux répertorier les partenaires et soutenir les équipes pédagogiques en primaire. * PMI (Protection Maternelle et Infantile)** : Service départemental qui intervient dans les écoles pour les bilans de santé et peut être un interlocuteur précieux pour les enseignants.

      3. Conclusion

      La journée d'étude souligne l'importance vitale d'un écosystème de soutien autour des enfants en situation de protection, avec l'école au cœur de ce dispositif.

      La résilience est un processus complexe qui dépend fortement de la qualité des relations humaines et de la présence de tuteurs bienveillants, souvent sans le savoir.

      La connaissance et la collaboration entre les professionnels de l'éducation et du social, ainsi que la capacité à identifier et orienter les élèves en difficulté, sont des piliers fondamentaux pour offrir à chaque enfant les conditions d'un "néodéveloppement" réussi.

    1. Compte Rendu Détaillé : Le Conseiller Principal d'Éducation Accompagnant

      Ce document explore le rôle du Conseiller Principal d'Éducation (CPE) en tant qu'accompagnant au sein de l'établissement scolaire, en insistant sur la dimension individuelle et collective de son travail.

      Il s'appuie sur une approche socio-historique, praxéologique et didactique pour problématiser la question de l'accompagnement et de la collaboration.

      1. Le Contexte Socio-Historique et la Problématique du Rôle du CPE

      Le rôle du CPE en France, particulièrement dans le secondaire, est marqué par une dichotomie historique entre "l'instruction et l'éducation".

      Les enseignants sont perçus comme détenteurs de l'instruction, tandis que les CPE, bien qu'ayant une mission éducative et pédagogique, souffrent d'un manque de légitimité à cet égard depuis leur création en 1970.

      Cette tension persiste, et les CPE se battent toujours pour être reconnus comme pédagogues.

      Dans un contexte de démocratisation scolaire ayant renforcé les inégalités, les CPE sont fortement attendus pour "accueillir [et] suivre les élèves de manière à pallier les insuffisances du système [et] les difficultés que connaissent les élèves".

      Leur défi éducatif fondamental est d'"aider l'élève à se construire en tant que personne".

      Cependant, ils sont également vus comme des garants de l'action pédagogique et de la régulation des désordres scolaires, un rôle souvent associé à la discipline plutôt qu'à l'éducation et à l'accompagnement.

      La critique de l'autorité au XXe siècle, ou son "érosion" (Prerra), complexifie davantage le rôle du CPE, qui doit faire face à une confusion entre autoritarisme et autorité éducative nécessaire à la médiation entre l'individu et le collectif.

      La "division du travail éducatif" (Tardif et Levasseur, Payet) est également une problématique majeure, le CPE se situant entre le cognitif/enseignement (enseignants) et le comportemental (personnels spécialisés comme les AESH).

      Il est à la fois celui qui "aide les enseignants à enseigner, il aide les élèves à apprendre et en même temps il est très attendu pour réguler tous les désordres scolaires".

      2. Les Missions du CPE et la Place de la Dimension Pédagogique

      Les missions de la vie scolaire visent à placer les adolescents dans les meilleures conditions de vie individuelles et collectives, de réussite scolaire (depuis la circulaire de 2015) et d'épanouissement personnel.

      La vie scolaire, selon Jean-Pierre Aubin, n'est pas la vie hors la classe, mais "l'ensemble des événements de la vie collective et puis aussi tout ce qui concerne la normalisation de la vie collective".

      Le CPE, bien qu'en lien fort avec le pôle éducatif (problèmes sociaux et affectifs), est aussi connecté au pôle instruction.

      La dimension pédagogique de son rôle est "très importante" car il est celui qui gère les problèmes personnels ou collectifs des élèves et qui consacre un temps significatif à l'accueil de la parole des élèves, notamment lors des entretiens.

      Or, cette dimension est "assez peu connue encore" par de nombreux enseignants, sauf si elle fait partie de la culture de l'établissement.

      Les textes officiels (circulaire de 2015, référentiel de 2013) légitiment le travail en équipe des CPE :

      Promotion de la citoyenneté participative : Accompagnement des élèves dans leurs "apprentissages sociaux et citoyens". Suivi des élèves : Construction du parcours de l'élève sur les plans "pédagogiques et éducatifs", impliquant un travail individuel (entretiens) en lien avec les familles et le personnel d'éducation nationale. Organisation de la vie scolaire : L'équipe de vie scolaire, incluant les Assistants d'Éducation (AED), contribue également à l'accompagnement individuel et collectif.

      3. L'Accompagnement comme Activité Pilier du Métier de CPE

      L'entretien est l'"activité pilier du métier" de CPE, constituant la part la plus importante de leur temps et de leur activité, comme l'a montré une étude du CREC en 2007.

      Cependant, les CPE ressentent souvent une "frustration" due à la "tyrannie de l'urgence" (Sylvie Condette) ou au "tourbillon professionnel" (Christine Fauquenois Simonet), qui les pousse à privilégier la gestion du collectif au détriment du suivi individuel et de la collaboration.

      L'accompagnement est un "travail de l'ombre qui n'est pas quantifiable et surtout pas dans l'immédiat".

      Les résultats ne sont pas instantanés, ce qui contraste avec les "attentes [d'un] coup de baguette magique" de la part des collègues ou de la direction.

      C'est un processus de "coconstruction, un cheminement" sur le long terme, où le CPE doit être une "personne de confiance" pour l'élève.

      L'accompagnement est défini comme une "activité" (et non un simple dispositif institutionnel) qui sous-tend des pratiques et une posture.

      Il a une "dimension constructiviste", visant à aider l'élève à "construire son propre parcours" et à "se décider à agir, à s'assumer", sans agir à sa place.

      Cela implique un "étayage" de "nature dialogique", une "médiation sociale" pour que l'élève se projette dans sa vie scolaire et sociale.

      C'est une "relation disymétrique" mais "éducative" et "temporaire".

      Le CPE doit concilier cette relation de confiance individuelle avec le travail collectif, car il "ne peut pas accompagner seul". L'information doit être échangée et le travail collaboratif mis en place.

      L'accompagnement implique une "éthique de l'accompagnement" et de la "responsabilité" (méta-responsabilité), où le CPE, par son "autorité éducative" (au sens d'«augmenter l'autre»), permet à l'élève de grandir et de devenir autonome.

      Ce rôle demande un "principe de retenue" et le "principe du doute", évitant de donner des solutions toutes faites.

      Selon les travaux de Frédérique Lherbé Serini, l'accompagnant adopte trois figures posturales entremêlées :

      Le Compagnon : À l'écoute, soucieux du bien-être de l'autre, proche de l'éthique du caresse, attentif à ce qui va bien et ce qui ne va pas. L'Accompagnateur : Dans la coconstruction, le cheminement avec l'élève. Le Guide : Intervient pour dire "stop" lorsque l'élève se met en danger ou que la construction n'est plus possible.

      Les CPE ne sont pas uniquement des guides, mais adoptent majoritairement les postures de compagnon et d'accompagnateur.

      4. Le Travail Collaboratif du CPE au sein de l'Établissement

      Le travail coopératif est "prescrit" et est une "compétence partagée" entre enseignants et CPE. Cependant, sa réalité sur le terrain est peu documentée. Des facteurs de contexte peuvent défavoriser la collaboration :

      L'intégration croissante des CPE dans "l'équipe de direction élargie" peut renforcer leur image administrative et créer des obstacles à la coopération avec les enseignants.

      L'"intensification [et la] complexification" du métier d'enseignant, la remise en question des savoirs et la judiciarisation de l'institution peuvent générer des crispations entre les corps enseignants et les CPE.

      Malgré cela, la collaboration CPE-enseignant a toujours été une constante dans les textes, évoluant de l'"échange d'information" (1982) à des "savoirs partagés [et une] collaboration étroite" (2015).

      Les "collectifs de travail" se forment soit par "initiative libre" (besoins partagés face à des difficultés), soit par "assignation" (appartenance à une équipe prédéfinie, ex: équipe pédagogique d'un niveau).

      Des "groupes de projets spécifiques" (devoir fait, café des parents) sont aussi des espaces de collaboration.

      Le contexte de l'établissement (proximité des bureaux, culture d'établissement) et l'institutionnalisation de certains temps (heure de vie de classe) sont des facteurs clés pour la facilitation de la collaboration.

      Le "pouvoir d'agir" du CPE, par ses initiatives, est important.

      Un véritable collectif de travail, au-delà d'un simple groupe de professionnels, est caractérisé par :

      L'adhésion à des "valeurs partagées".

      L'élaboration commune de "règles de fonctionnement" et d'objectifs.

      L'engagement volontaire et autonome des membres, conduisant à la création de "groupes de veille éducative" par exemple, qui s'inscrivent progressivement dans une "culture d'établissement".

      Les pratiques de collaboration varient :

      "Pratiques de collaboration minimum" : Échanges informels dans les couloirs ou à la salle des professeurs.

      Le CPE doit organiser ces informations éparses.

      Le "rayonnement d'un CPE" dans un établissement est lié à sa capacité à aller vers les autres et à initier ces rencontres.

      5. Modalités de Travail du CPE et Collaboration

      La "approche multidimensionnelle" est une compétence clé du CPE, lui permettant d'avoir une "vision globale et complexe" de la vie de l'élève (loisirs, difficultés, etc.) et de croiser les regards pour le bien-être et l'épanouissement de chacun.

      Les CPE travaillent en étroite collaboration avec :

      Les personnels d'éducation (AED) : Considérés comme une "mine d'or" d'informations grâce à leur proximité avec les élèves. Les réunions de service régulières sont cruciales pour la remontée de ces informations.

      Les enseignants : Plus de 80% des CPE échangent régulièrement sur les entretiens avec les élèves, montrant que l'accompagnement ne se fait pas en vase clos.

      La collaboration est souvent initiée par le CPE, ou par sollicitation d'autres membres de la communauté éducative, y compris les élèves eux-mêmes.

      Le partage de savoirs sur les élèves et leurs difficultés permet au CPE d'"entrer dans la classe" différemment.

      L'"éthique des collectifs de travail" est primordiale :

      La plupart des CPE informent l'élève avant ou après le partage d'informations avec d'autres professionnels (professeur principal, infirmière, médecin scolaire), et un tiers le fait systématiquement avant.

      C'est un "principe" pour certains CPE pour ne pas rompre la relation de confiance.

      Le partage d'informations se fait avec "tact", en ne dévoilant pas tout le contenu de l'entretien mais uniquement ce qui est pertinent pour le suivi.

      La question du "secret" (professionnel ou non) et du partage est récurrente et nécessite un travail important en formation initiale.

      Les "entretiens tripartites" (avec l'élève, le CPE et un autre collègue) sont une pratique importante, permettant de confirmer une "cohérence" et une "cohésion d'équipe".

      C'est une "prise de risque", car le résultat peut être inattendu, mais elle est jugée nécessaire car les CPE "ne peuvent pas travailler seul en entretien avec l'élève".

      Le CPE sait aussi "relayer" l'accompagnement à une autre personne lorsque ses propres limites d'éducateur sont atteintes. C'est une compétence difficile mais essentielle, nécessitant de ne pas donner l'impression à l'élève d'être "abandonné".

      Le CPE est souvent un "médiateur" entre les élèves et les adultes de l'établissement (enseignants, infirmière, etc.) lorsque la relation est coupée.

      En Réseau d'Éducation Prioritaire (REP+), il existe une "culture commune de la manière d'accompagner les élèves" entre CPE, directeurs d'école et directeurs de SEGPA, avec une forte volonté de travailler sur la continuité école-collège concernant les savoirs sociaux et citoyens, et un travail commun sur les "rituels pour faire adhérer les élèves à la règle".

      Conclusion

      Le processus d'accompagnement par le CPE est caractérisé par des "effets très forts d'inter et de co et de rétroaction" entre les élèves et les CPE, qui s'étendent en "cercles concentriques" avec la formation de collectifs autour de la relation duale.

      Ce travail en équipe nécessite une "vraie éthique", notamment le "tact", car les élèves sont sensibles à un "sentiment de loyauté".

      Enfin, l'"expérience collective nourrit la reconnaissance individuelle", soulignant l'importance de développer des expériences de travail collaboratif dès la formation initiale des CPE et des enseignants.

    1. Nassim - 30/06 - Il y a un intérêt mais son objectif est de pour l'instant rester indépedant capitalistiquement parlant, même quand même envoyé, j'attend un retour.

    1. Author response:

      The following is the authors’ response to the original reviews

      Life Assessment

      The authors use a synthetic approach to introduce synaptic ribbon proteins into HEK cells and analyze the ability of the resulting assemblies to cluster calcium channels at the active zone. The use of this ground-up approach is valuable as it establishes a system to study molecular interactions at the active zone. The work relies on a solid combination of super-resolution microscopy and electrophysiology, but would benefit from: (i) additional ultrastructural analysis to establish ribbon formation (in the absence of which the claim of these being synthetic ribbons might not be supported; (ii) data quantification (to confirm colocalization of different proteins); (iii) stronger validation of impact on Ca2+ function; (iv) in depth discussion of problems derived from the use of an over-expression approach.

      We thank the editors and the reviewers for the constructive comments and appreciation of our work. Please find a detailed point-to-point response below. In response to the critique received, we have now (i) included an ultrastructural analysis of the SyRibbons using correlative light microscopy and cryo-electron tomography, (ii) performed quantifications to confirm the colocalisation of the various proteins, (iii) discussed and carefully rephrased our interpretation of the role of the ribbon in modulating Ca<sup>2+</sup> channel function and (iv) discussed concerns regarding the use of an overexpression system. 

      Public Reviews:

      Reviewer #1 (Public Review):

      We would like to thank the reviewer for the comments and advice to further improve our manuscript. We have completely overhauled the manuscript taking the suggestions of the reviewer into account.

      (1) Are these truly "synthetic ribbons". The ribbon synapse is traditionally defined by its morphology at the EM level. To what extent these structures recapitulate ribbons is not shown. It has been previously shown that Ribeye forms aggregates on its own. Do these structures look any more ribbonlike than ribeye aggregates in the absence of its binding partners?

      We thank reviewer 1 for their constructive feedback and critique of the work. 

      We agree that traditionally, ribbon synapses have always been defined by the distinct morphology observed at the EM level. However, since the discovery of the core-components of ribbons (RIBEYE and Piccolino) confocal and super-resolution imaging of immunofluorescently labelled ribbons have gained importance for analysing ribbon synapses. A correspondence of RIBEYE immunofluorescent structures at the active zone to electron microscopy observations of ribbons has been established in numerous studies (Wong et al, 2014; Michanski et al, 2019, 2023; Maxeiner et al, 2016; Jean et al, 2018) even though direct correlative approaches have yet to be performed to our knowledge. We have now analysed SyRibbons using cryo-correlative electron-light microscopy. We observe that GFPpositive RIBEYE spots corresponded well with electron-dense structures, as is characteristic for synaptic ribbons (Robertis & Franchi, 1956; Smith & Sjöstrand, 1961; Matthews & Fuchs, 2010). We could also observe SyRibbons within 100 nm of the plasma membrane (see Fig. 3). We have now added this qualitative ultrastructural analysis of SyRibbons in the main manuscript (lines 272 - 294, Fig. 3 and Supplementary Fig. 3).

      (2) No new biology is discovered here. The clustering of channels is accomplished by taking advantage of previously described interactions between RBP2, Ca channels and bassoon. The localization of Ribeye to bassoon takes advantage of a previously described interaction between the two. Even the membrane localization of the complexes required the introduction of a membraneanchoring motif.

      We respectfully disagree with the overall assessment. Our study emphasizes the synthetic establishment of protein assemblies that mimic key aspects of ribbon-type active zone, defining minimum molecular requirements. Numerous previous studies have described the role of the synaptic ribbon in organising the spatial arrangement of Ca<sup>2+</sup> channels, regulating their abundance and possibly also modulating their physiological properties (Maxeiner et al, 2016; Frank et al, 2010; Jean et al, 2018; Wong et al, 2014; Grabner & Moser, 2021; Lv et al, 2016). We would like to highlight that there remain major gaps between existing in vitro and in vivo data; for instance, no evidence for direct or indirect interactions between Ca<sup>2+</sup> channels and RIBEYE have been demonstrated so far. While we do indeed take advantage of previously known interactions between RIBEYE and Bassoon (tom Dieck et al, 2005); between Bassoon, RBP2 and P/Q-type Ca<sup>2+</sup> channels (Davydova et al, 2014); and between RBP2 and Ltype Ca<sup>2+</sup> channels (Hibino et al, 2002), our study tries to bridge these gaps by establishing the indirect link between the synaptic ribbon (RIBEYE) and L-type CaV1.3 Ca<sup>2+</sup> channels using a bottom-up approach, which has previously just been speculative. Our data shows how even in a synapse-naive heterologous expression system, ribbon synapse components assemble Ca<sup>2+</sup> channel clusters and even show a partial localisation of Ca<sup>2+</sup> signal. Moreover, we argue that the established reconstitution approach provides other interesting insights such as laying ground-up evidence supporting the anchoring of the synaptic ribbon by Bassoon. Finally, we expect that the established system will serve future studies aimed at deciphering the role of putative CaV1.3 or CaV1.4 interacting proteins in regulating Ca<sup>2+</sup> channels of ribbon synapses by providing a more realistic Ca<sup>2+</sup> channel assembly that has been available in heterologous expression systems used so far. In response to the reviewers comment we have augmented the discussion accordingly.  

      (3) The only thing ribbon-specific about these "syn-ribbons" is the expression of ribeye and ribeye does not seem to participate in the localization of other proteins in these complexes. Bsn, Cav1.3 and RBP2 can be found in other neurons.

      The synaptic ribbon made of RIBEYE is the key molecular difference in the molecular AZ ultrastructure of ribbon synapses in the eye and the ear. We hypothesize the ribbon to act as a superscaffold that enables AZ with large Ca<sup>2+</sup> channel assemblies and readily releasable pools. In further support of this hypothesis, the present study on synthetic ribbons shows that CaV1.3 Ca<sup>2+</sup> channel clusters are larger in the presence of SyRibbons compared to SyRibbon-less CaV1.3 Ca<sup>2+</sup> channel clusters in tetratransfected HEK cells (Ca<sup>2+</sup> channels, RBP, membrane-anchored Bassoon, and RIBEYE, Fig. 6). In response to the reviewers comment we now added an analysis of triple-transfected HEK cells (Ca<sup>2+</sup> channels, RBP, membrane-anchored Bassoon), in which CaV1.3 Ca<sup>2+</sup> channel clusters again are significantly smaller than at the SyRibbons and indistinguishable from SyRibbon-less CaV1.3 Ca<sup>2+</sup> channel clusters (Fig. 6E, F).

      (4) As the authors point out, RBP2 is not necessary for some Ca channel clustering in hair cells, yet seems to be essential for clustering to bassoon here.

      Here we would like to clarify that RBP2 is indeed important in inner hair cells for promoting a larger complement of CaV1.3 and RBP2 KO mice show smaller CaV1.3 channel clusters and reduced whole cell and single-AZ Ca<sup>2+</sup> influx amplitudes (Krinner et al, 2017). However, a key point of difference we emphasize on is that even though CaV1.3 clusters appeared smaller, they did not appear broken or fragmented as they do upon genetic perturbation of Bassoon (Frank et al, 2010), RIBEYE (Jean et al, 2018) or Piccolino (Michanski et al, 2023). This highlights how there may be a hierarchy in the spatial assembly of CaV1.3 channels at the inner hair cell ribbon synapse (also described in the discussion section “insights into presynaptic Ca<sup>2+</sup> channel clustering and function”) with proteins like RBP2 regulating abundance of CaV1.3 channels at the synapse and organising them into smaller clusters – what we have termed as “nanoclustering”; while Bassoon and RIBEYE may serve as super-scaffolds further organizing these CaV1.3 nanoclusters into “microclusters”. Observations of fragmented Ca<sup>2+</sup> channel clusters and broader spread of Ca<sup>2+</sup> signal seen upon Ca<sup>2+</sup> imaging in RIBEYE and Bassoon mutants (Jean et al, 2018; Frank et al, 2010; Neef et al, 2018), and the absence of such a phenotype in RBP2 mutants (Krinner et al, 2017) may be explained by such a differential role of these proteins in organising Ca<sup>2+</sup> channel spatial assembly. The data of the present study on reconstituted ribbon containing AZs are in line with these observations in inner hair cells: RBP2 appears important to tether Ca<sup>2+</sup> channels to Bassoon and these AZ-like assemblies are organised to their full extent by the presence of RIBEYE. As mentioned in the response to point 3 of the reviewer, we have now further strengthened this point by adding the analysis of SyRibbon-less CaV1.3 Ca<sup>2+</sup> channel clusters in tripletransfected HEK cells (Ca<sup>2+</sup> channels, RBP, membrane-anchored Bassoon, Fig. 6E, F). Moreover, we have revised the discussion accordingly. 

      (5) The difference in Ca imaging between SyRibbons and other locations is extremely subtle.

      We agree with the reviewer on the modest increase in Ca<sup>2+</sup> signal amplitude seen in the presence of  SyRibbons and provide the following reasoning for this observation: 

      (i) It is plausible that due to the overexpression approach, Ca<sup>2+</sup> channels (along with RBP2 and PalmBassoon) still show considerably high expression throughout the membrane even in regions where SyRibbons are not localised. Indeed, this is evident in the images shown in the lower panel in Fig. 6B, where Ca<sup>2+</sup> channel immunofluorescence is distributed across the plasma membrane with larger clusters formed underneath SyRibbons (for an opposing scenario, please see the cell in Fig. 6B upper panel with very localised CaV1.3 distribution underneath SyRibbons). This would of course diminish the difference in the Ca<sup>2+</sup> signals between membrane regions with and without SyRibbons. We note that while the contrast is greater for native synapses, extrasynaptic Ca<sup>2+</sup> channels have been described in numerous studies alone for hair cells (Roberts et al, 1990; Brandt, 2005; Zampini et al, 2010; Wong et al, 2014).

      (ii) Nevertheless, we do not expect a remarkably big difference in Ca<sup>2+</sup> influx due to the presence of SyRibbons in the first place. Ribbon-less AZs in inner hair cells of RIBEYE KO mice showed normal Ca<sup>2+</sup> current amplitudes at the whole-cell and the single-AZ level (Jean et al, 2018). However, it was the spatial spread of the Ca2+ signal at the single-AZ level which appeared to be broader and more diffuse in these mutants in the absence of the ribbon, in contrast to the more confined Ca2+ hotspots seen in the wild-type controls. 

      So, in agreement with these published observations – it appears that presence of SyRibbons helps in spatially confining the Ca<sup>2+</sup> signal by super scaffolding nanoclusters into microclusters (see also our response to points 3 and 4 of the reviewer): this is evident from seeing some spatial confinement of Ca<sup>2+</sup> signals near SyRibbons on top of the diffuse Ca<sup>2+</sup> signal across the rest of the membrane as a result of overexpression in HEK cells. 

      We have now carefully rephrased our interpretation throughout the manuscript and added further explanation in the discussion section.   

      (6) The effect of the expression of palm-Bsn, RBP2 and the combination of the two on Ca-current is ambiguous. It appears that while the combination is larger than the control, it probably isn't significantly different from either of the other two alone (Fig 5). Moreover, expression of Ribeye + the other two showed no effect on Ca current (Figure 7). Also, why is the IV curve right shifted in Figure 7 vs Figure 5?

      We agree with the reviewer that co-expression of palm-Bassoon and RBP2 seems to augment Ca<sup>2+</sup> currents, while the additional expression of RIBEYE results in no change when compared to wild-type controls. We currently do not have an explanation for this observation and would refrain from making any claims without concrete evidence. As the reviewer also correctly pointed out, while the expression of the combination of palm-Bassoon and RBP2 raises Ca<sup>2+</sup> currents, current amplitudes are not significantly different when compared to the individual expression of the two proteins (P > 0.05, Kruskal-Wallis test). In light of this, we have now carefully rephrased our MS. Moreover, we would like to thank reviewer 1 for pointing out the right shift in the IV curve which was due to an error in the values plotted on the x-axis. This has been corrected in the updated version of the manuscript. 

      (7) While some of the IHC is quantified, some of it is simply shown as single images. EV2, EV3 and Figure 4a in particular (4b looks convincing enough on its own, but could also benefit from a larger sample size and quantification)

      We have now added quantifications for the colocalisations of the various transfection combinations depicted in the above-mentioned figures collectively in Supplementary Figure 7 and added the corresponding results and methods accordingly. 

      Reviewer #2 (Public Review):

      We would like to thank the reviewer for the comments and advice to further improve our manuscript.

      (1) Relies on over-expression, which almost certainly diminishes the experimentally-measured parameters (e.g. pre-synapse clustering, localization of Ca2+ entry).

      We acknowledge this limitation highlighted by the reviewer arising from the use of an overexpression system and have carefully rephrased our interpretation and discussed possible caveats in the discussion section. 

      (2) Are HEK cells the best model? HEK cells secrete substances and have a studied-endocytitic pathway, but they do not create neurosecretory vesicles. Why didn't the authors try to reconstitute a ribbon synapse in a cell that makes neurosecretory vesicles like a PC12 cell?

      This is a valid point for discussion that we also had here extensively. We indeed did consider pheochromocytoma cells (PC12 cells) for reconstitution of ribbon-type AZs and also performed initial experiments with these in the initial stages of the project. PC12 cells offer the advantage of providing synaptic-like microvesicles and also endogenously express several components of the presynaptic machinery such as Bassoon, RIM2, ELKS etc (Inoue et al, 2006) such that overexpression of exogenous AZ proteins would have to be limited to RIBEYE only. 

      However, a major drawback of PC12 cells as a model is the complex molecular background of these cells. We have also briefly described this in the discussion section (line 615 – 619). Naïve, undifferentiated PC12 cells show highly heterogeneous expression of various CaV channel types (Janigro et al, 1989); however, CaV1.3, the predominant type in ribbon synapses of the ear, does not seem to express in these cells (Liu et al, 1996). Furthermore, our attempts at performing immunostainings against CaV1.3 and at overexpressing CaV1.3 in PC12 cells did not prove successful and we decided on refraining from pursuing this further (data not shown). 

      On the contrary, HEK293 cells being “synapse-naïve” provide the advantage of serving as a “blank canvas” for performing such reconstitutions, e.g. they lack voltage-gated Ca<sup>2+</sup> channels and multidomain proteins of the active zone. Moreover, an important practical aspect for our choice was the availability of the HEK293 cell line with stable (and inducible) expression of the CaV1.3 Ca<sup>2+</sup> channel complex. Finally, as described in lines 613 – 614 of the discussion section, even though HEK293 cells lack SVs and the molecular machinery required for their release, our work paves way for future studies which could employ delivery of SV machinery via co-expression (Park et al, 2021) which could then be analyzed by the correlative light and electron microscopy workflow we worked out and added during revision. 

      (3) Related to 1 and 2: the Ca channel localization observed is significant but not so striking given the presence of Cav protein and measurements of Ca2+ influx distributed across the membrane. Presumably, this is the result of overexpression and an absence of pathways for pre-synaptic targeting of Ca channels. But, still, it was surprising that Ca channel localization was so diffuse. I suppose that the authors tried to reduce the effect of over-expression by using an inducible Cav1.3? Even so, the accessory subunits were constitutively over-expressed.

      We agree with the reviewer on the modest increase in Ca<sup>2+</sup> signal amplitude seen in the presence of SyRibbons. Yes, we employed inducible expression of the CaV1.3a subunit and tried to reduce the effect of overexpression by testing different induction times. However, we did not observe any major differences in expression and observed large variability in CaV1.3 expression across cells irrespective of induction duration. At all time points, there were cells with diffuse CaV1.3 localisation also in regions without SyRibbons which likely reduced the contrast of the Ca<sup>2+</sup> signal we observe. We provide the following reasoning for this observation: 

      (i) It is plausible that due to the overexpression approach, Ca<sup>2+</sup> channels (along with RBP2 and PalmBassoon) still show considerable expression along the membrane also in regions where SyRibbons are not localised. Indeed, this is evident in the images shown in the lower panel in Fig. 6B where Ca<sup>2+</sup> channel immunofluorescence is distributed across the plasma membrane with larger clusters formed underneath SyRibbons. This would of course diminish the difference in the Ca<sup>2+</sup> signals between membrane regions with and without SyRibbons. We note that while the contrast is greater for native synapses, extrasynaptic Ca<sup>2+</sup> channels have been described in numerous studies alone for hair cells (Roberts et al, 1990; Brandt, 2005; Zampini et al, 2010; Wong et al, 2014).

      (ii) Nevertheless, we do not expect a striking difference in Ca<sup>2+</sup> influx amplitude due to the presence of SyRibbons in the first place. Ribbon-less AZs in inner hair cells of RIBEYE KO mice showed normal Ca<sup>2+</sup> current amplitudes at the whole-cell and the single-AZ level (Jean et al, 2018). Instead, it was the spatial spread of the Ca<sup>2+</sup> signal at the single-AZ level which appeared to be broader and more diffuse in these mutants in the absence of the ribbon, in contrast to the more confined Ca<sup>2+</sup> hotspots seen in the wildtype controls. 

      So, in agreement with these published observations – it appears that presence of SyRibbons helps in spatially confining the Ca<sup>2+</sup> signal by super scaffolding nanoclusters into microclusters: this is evident from seeing some spatial confinement of Ca<sup>2+</sup> signals near SyRibbons on top of the diffuse Ca<sup>2+</sup> signal across the rest of the membrane as a result of overexpression in HEK cells. 

      We have now carefully rephrased our interpretation throughout the manuscript and added further explanation in the discussion section.   

      Reviewer #3 (Public Review):

      We would like to thank the reviewer for the comments and advice to further improve our manuscript.

      (1) The results obtained in a heterologous system (HEK293 cells) need to be interpreted with caution. They will importantly speed the generation of models and hypothesis that will, however, require in vivo validation.

      We acknowledge this limitation highlighted by Reviewer 3 arising from the use of an overexpression system and have carefully rephrased our interpretation and discussed possible caveats in the discussion section. We employed inducible expression of the CaV1.3a subunit and tried to reduce the effect of overexpression by testing different induction times. However, we did not observe any major differences in expression and observed large variability in CaV1.3 expression across cells irrespective of induction duration. At all time points, there were cells with diffuse CaV1.3 localisation, even in regions without SyRibbons and this could reduce the contrast of the Ca<sup>2+</sup> signal we observe. We provide the following reasoning for this observation: 

      (i) It is plausible that due to the overexpression approach, Ca<sup>2+</sup> channels (along with RBP2 and PalmBassoon) still show considerable expression along the membrane also in regions where SyRibbons are not localised. Indeed, this is evident in the images shown in the lower panel in Fig. 6B where Ca<sup>2+</sup> channel immunofluorescence is distributed across the plasma membrane with larger clusters formed underneath SyRibbons. This would of course diminish the difference in the Ca<sup>2+</sup> signals between membrane regions with and without SyRibbons. We note that while the contrast is greater for native synapses, extrasynaptic Ca<sup>2+</sup> channels have been described in numerous studies alone for hair cells (Roberts et al, 1990; Brandt, 2005; Zampini et al, 2010; Wong et al, 2014).

      (ii) Nevertheless, we do not expect a striking difference in Ca<sup>2+</sup> influx amplitude due to the presence of SyRibbons in the first place. Ribbon-less AZs in inner hair cells of RIBEYE KO mice showed normal Ca<sup>2+</sup> current amplitudes at the whole-cell and the single-AZ level (Jean et al, 2018). Instead, it was the spatial spread of the Ca<sup>2+</sup> signal at the single-AZ level which appeared to be broader and more diffuse in these mutants in the absence of the ribbon, in contrast to the more confined Ca<sup>2+</sup> hotspots seen in the wildtype controls. 

      So, in agreement with these published observations – it appears that presence of SyRibbons helps in spatially confining the Ca<sup>2+</sup> signal by super scaffolding nanoclusters into microclusters: this is evident from seeing some spatial confinement of Ca<sup>2+</sup> signals near SyRibbons on top of the diffuse Ca<sup>2+</sup> signal across the rest of the membrane as a result of overexpression in HEK cells. 

      (2) The authors analyzed the distribution of RIBEYE clusters in different membrane compartments and correctly conclude that RIBEYE clusters are not trapped in any of those compartments, but it is soluble instead. The authors, however, did not carry out a similar analysis for Palm-Bassoon. It is therefore unknown if Palm-Bassoon binds to other membrane compartments besides the plasma membrane. That could occur because in non-neuronal cells GAP43 has been described to be in internal membrane compartments. This should be investigated to document the existence of ectopic internal Synribbons beyond the plasma membrane because it might have implications for interpreting functional data in case Ca2+-channels become part of those internal Synribbons.

      In response to this valid concern, we have now included the suggested experiment in Supplementary Figure 1. We investigated the subcellular localisation of Palm-Bassoon and did not find Palm-Bassoon puncta to colocalise with ER, Golgi, or lysosomal markers, suggesting against a possible binding with membrane compartments inside the cell. We have added the following sentence in the results section, line 145 : “Palm-Bassoon does not appear to localize in the ER, Golgi apparatus or lysosomes (Supplementary Fig 1 D, E and F).”

      (3) The co-expression of RBP2 and Palm-Bassoon induces a rather minor but significant increase in Ca2+-currents (Figure 5). Such an increase does not occur upon expression of (1) Palm-Bassoon alone, (2) RBP2 alone or (3) RIBEYE alone (Figure 5). Intriguingly, the concomitant expression of PalmBassoon, RBP2 and RIBEYE does not translate into an increase of Ca2+-currents either (Figure 7).

      We agree with the reviewer that co-expression of palm-Bassoon and RBP2 seems to augment Ca<sup>2+</sup> currents, while the additional expression of RIBEYE results in no change when compared to wild-type controls. We currently do not have an explanation for this observation and would refrain from making any claims without concrete evidence. We also highlight that, while the expression of the combination of palm-Bassoon and RBP2 raises Ca<sup>2+</sup> currents, current amplitudes are not significantly different when compared to the individual expression of the two proteins (P > 0.05, Kruskal-Wallis test). In light of this, we have now carefully rephrased our MS. 

      (4) The authors claim that Ca2+-imaging reveals increased CA2+-signal intensity at synthetic ribbontype AZs. That claim is a subject of concern because the increase is rather small and it does not correlate with an increase in Ca2+-currents.

      Thanks for the comment: please see our response to your first comment and the lines 585 – 610 in the discussion section.

      Recommendations for the authors:  

      Reviewer #2 (Recommendations For The Authors):

      (1) The authors should have a better discussion of problems derived from over-expression.

      Done. Please see above. 

      (2) Ideally, the authors would repeat the study using a secretory cell line, but this is of course not possible. The idea could be brought forth, though.

      As described above in our response to the public review of reviewer 2, we have discussed this idea in the discussion section (refer to lines 615 – 619), emphasizing on both the advantages and the limitations of using a secretory cell line (e.g. PC12 cells) instead of HEK293 cells as a model for performing such reconstitutions. 

      Reviewer #3 (Recommendations For The Authors):

      (1) There are several figures in which colocalization between different proteins is studied only displaying images but without any quantitative data. This should be corrected by providing such a quantitative analysis.

      We have now added quantifications for the colocalisations of the various transfection combinations depicted in the above-mentioned figures collectively in Supplementary Figure 7 and added the corresponding results and methods accordingly. 

      (2) The little increase in Ca2+-currents and Ca2+-influx associated to the clustering of Ca2+-channels to Synribbons is a concern. The authors should discuss if such a minor increase (found only when Palm-Bassoon and RBP2 ae co-expressed) would have or not physiological consequences in an actual synapse. They might discuss the comparison of those results and compare with results obtained in genetically modified mice in which Ca2+-currents are affected upon the removal of AZs proteins. On the other hand, they should explain why Ca2+-currents do not increase when the Synribbons are formed by RIBEYE, Palm-Bassoon and RBP2.

      Done. Please see above. 

      (3) The description of the patch-clamp experiments should be enriched by including representative currents. Did the authors measure tail currents?

      We would like to thank the reviewer for the valuable suggestion and have now added representative currents to the figures (see Supplementary Figure 5B). We agree with the reviewer on the importance of further characterizing the Ca<sup>2+</sup> currents in the presence and absence of SyRibbons by analysis of tail currents for counting the number of Ca<sup>2+</sup> channels by non-stationary fluctuation analysis but consider this to be out of scope of the current study and an objective for future studies. 

      (4) The current displayed in Figure 7 E should be explained better.

      Previous studies have shown that Ca<sup>2+</sup>-binding proteins (CaBPs) compete with Calmodulin to reduce Ca<sup>2+</sup>-dependent inactivation (CDI) and promote sustained Ca<sup>2+</sup> influx in Inner Hair Cells (Cui et al, 2007; Picher et al, 2017). In the absence of CaBPs, CaV1.3-mediated Ca<sup>2+</sup> currents show more rapid CDI as in the case here upon heterologous expression in HEK cells ((Koschak et al, 2001), see also Picher et al 2017 where co-expression of CaBP2 with CaV1.3 inhibits CDI in HEK293 cells). The inactivation kinetics of CaV1.3 are also regulated by the subunit composition (Cui et al, 2007) along with the modulation via interaction partners and given the reconstitution here we do not find the currents very surprising. 

      (5) Is the difference in Ca2+-influx still significantly higher upon the removal of the maximum value measured in positive Syribbons spots (Figure 7, panel K)?

      Yes, on removing the maximum value, the P value increases from 0.01 to 0.03 but remains statistically significant. 

      (6) In summary, although the approach pioneered by the authors is exciting and provides relevant results, there is a major concern regarding the interpretation of the modulation of Ca2+ channels.

      We have now carefully rephrased our interpretation on the modulation of Ca<sup>2+</sup> channels.  

      References

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    1. Reviewer #3 (Public review):

      Summary:

      The paper studies learning rules in a simple sigmoidal recurrent neural network setting. The recurrent network has a single layer of 10 to 40 units. It is first confirmed that feedback alignment (FA) can learn a value function in this setting. Then so-called bio-plausible constraints are added: (1) when value weights (readout) is non-negative, (2) when the activity is non-negative (normal sigmoid rather than downscaled between -0.5 and 0.5), (3) when the feedback weights are non-negative, (4) when the learning rule is revised to be monotic: the weights are not downregulated. In the simple task considered all four biological features do not appear to impair totally the learning.

      Strengths:

      (1) The learning rules are implemented in a low-level fashion of the form: (pre-synaptic-activity) x (post-synaptic-activity) x feedback x RPE. Which is therefore interpretable in terms of measurable quantities in the wet-lab.

      (2) I find that non-negative FA (FA with non negative c and w) is the most valuable theoretical insight of this paper: I understand why the alignment between w and c is automatically better at initialization.

      (3) The task choice is relevant, since it connects with experimental settings of reward conditioning with possible plasticity measurements.

      Weaknesses:

      (4) The task is rather easy, so it's not clear that it really captures the computational gap that exists with FA (gradient-like learning) and simpler learning rule like a delta rule: RPE x (pre-synpatic) x (post-synaptic). To control if the task is not too trivial, I suggest adding a control where the vector c is constant c_i=1.

      (5) Related to point 3), the main strength of this paper is to draw potential connection with experimental data. It would be good to highlight more concretely the prediction of the theory for experimental findings. (Ideally, what should be observed with non-negative FA that is not expected with FA or a delta rule (constant global feedback) ?).

      (6a) Random feedback with RNN in RL have been studied in the past, so it is maybe worth giving some insights how the results and the analyzes compare to this previous line of work (for instance in this paper [1]). For instance, I am not very surprised that FA also works for value prediction with TD error. It is also expected from the literature that the RL + RNN + FA setting would scale to tasks that are more complex than the conditioning problem proposed here, so is there a more specific take-home message about non-negative FA? or benefits from this simpler toy task?

      (6b) Related to task complexity, it is not clear to me if non-negative value and feedback weights would generally scale to harder tasks. If the task in so simple that a global RPE signal is sufficient to learn (see 4 and 5), then it could be good to extend the task to find a substantial gap between: global RPE, non-negative FA, FA, BP. For a well chosen task, I expect to see a performance gap between any pair of these four learning rules. In the context of the present paper, this would be particularly interesting to study the failure mode of non-negative FA and the cases where it does perform as well as FA.

      (7) I find that the writing could be improved, it mostly feels more technical and difficult than it should. Here are some recommendations:<br /> 7a) For instance, the technical description of the task (CSC) is not fully described and requires background knowledge from other paper which is not desirable.<br /> 7b) Also the rationale for the added difficulty with the stochastic reward and new state is not well explained.<br /> 7c) In the technical description of the results I find that the text dives into descriptive comments of the figures but high-level take home messages would be helpful to guide the reader. I got a bit lost, although I feel that there is probably a lot of depth in these paragraphs.

      (8) Related to the writing issue and 5), I wished that "bio-plausibility" was not the only reason to study positive feedback and value weights. Is it possible to develop a bit more specifically what and why this positivity is interesting? Is there an expected finding with non-negative FA both in the model capability? or maybe there is a simpler and crisp take-home message to communicate the experimental predictions to the community would be useful?

      [1] https://www.nature.com/articles/s41467-020-17236-y

      Comments on revisions:

      Thank you for addressing all my comments in your reply.

    2. Author response:

      The following is the authors’ response to the original reviews

      Summary of our revisions

      (1) We have explained the reason why the untrained RNN with readout (value-weight) learning only could not well learn the simple task: it is because we trained the models continuously across trials with random inter-trial intervals rather than separately for each episodic trial and so it was not trivial for the models to recognize that cue presentation in different trials constitutes a same single state since the activities of untrained RNN upon cue presentation should differ from trial to trial (Line 177-185).

      (2) We have shown that dimensionality was higher in the value-RNNs than in the untrained RNN (Fig. 2K,6H).

      (3) We have shown that even when distractor cue was introduced, the value-RNNs could learn the task (Fig. 10).

      (4) We have shown that extended value-RNNs incorporating excitatory and inhibitory units and conforming to the Dale's law could still learn the tasks (Fig. 9,10-right column).

      (5) In the original manuscript, the non-negatively constrained value-RNN showed loose alignment of value-weight and random feedback from the beginning but did not show further alignment over trials. We have clarified its reason and found a way, introducing a slight decay (forgetting), to make further alignment occur (Fig. 8E,F).

      (6) We have shown that the value-RNNs could learn the tasks with longer cue-reward delay (Fig. 2M,6J) or action selection (Fig. 11), and found cases where random feedback performed worse than symmetric feedback.

      (7) We compared our value-RNNs with e-prop (Bellec et al., 2020, Nat Commun). While e-prop incorporates the effects of changes in RNN weights across distant times through "eligibility trace", our value-RNNs do not. The reason why our models can still learn the tasks with cue-reward delay is considered to be because our models use TD error and TD learning itself, even TD(0) without eligibility trace, is a solution for temporal credit assignment. In fact, TD error-based e-prop was also examined, but for that, result with symmetric feedback, but not with random feedback, was shown (their Fig. 4,5) while for another setup of reward-based e-prop without TD error, result with random feedback was shown (their SuppFig. 5). We have noted these in Line 695-711 (and also partly in Line 96-99).

      (8) In the original manuscript, we emphasized only the spatial locality (random rather than symmetric feedback) of our learning rule. But we have now also emphasized the temporal locality (online learning) as it is also crucial for bio-plausibility and critically different from the original value-RNN with BPTT. We also changed the title.

      (9) We have realized that our estimation of true state values was invalid (as detailed in page 34 of this document). Effects of this error on performance comparisons were small, but we apologize for this error.

      Reviewer #1 (Public review):

      Summary:

      Can a plastic RNN serve as a basis function for learning to estimate value. In previous work this was shown to be the case, with a similar architecture to that proposed here. The learning rule in previous work was back-prop with an objective function that was the TD error function (delta) squared. Such a learning rule is non-local as the changes in weights within the RNN, and from inputs to the RNN depends on the weights from the RNN to the output, which estimates value. This is non-local, and in addition, these weights themselves change over learning. The main idea in this paper is to examine if replacing the values of these non-local changing weights, used for credit assignment, with random fixed weights can still produce similar results to those obtained with complete bp. This random feedback approach is motivated by a similar approach used for deep feed-forward neural networks.

      This work shows that this random feedback in credit assignment performs well but is not as well as the precise gradient-based approach. When more constraints due to biological plausibility are imposed performance degrades. These results are not surprising given previous results on random feedback. This work is incomplete because the delay times used were only a few time steps, and it is not clear how well random feedback would operate with longer delays. Additionally, the examples simulated with a single cue and a single reward are overly simplistic and the field should move beyond these exceptionally simple examples.

      Strengths:

      • The authors show that random feedback can approximate well a model trained with detailed credit assignment.

      • The authors simulate several experiments including some with probabilistic reward schedules and show results similar to those obtained with detailed credit assignments as well as in experiments.

      • The paper examines the impact of more biologically realistic learning rules and the results are still quite similar to the detailed back-prop model.

      Weaknesses:

      *please note that we numbered your public review comments and recommendations for the authors as Pub1 and Rec1 etc so that we can refer to them in our replies to other comments.

      Pub1. The authors also show that an untrained RNN does not perform as well as the trained RNN. However, they never explain what they mean by an untrained RNN. It should be clearly explained.

      These results are actually surprising. An untrained RNN with enough units and sufficiently large variance of recurrent weights can have a high-dimensionality and generate a complete or nearly complete basis, though not orthonormal (e.g: Rajan&Abbott 2006). It should be possible to use such a basis to learn this simple classical conditioning paradigm. It would be useful to measure the dimensionality of network dynamics, in both trained and untrained RNN's.

      We have added an explanation of untrained RNN in Line 144-147:

      “As a negative control, we also conducted simulations in which these connections were not updated from initial values, referring to as the case with "untrained (fixed) RNN". Notably, the value weights w (i.e., connection weights from the RNN to the striatal value unit) were still trained in the models with untrained RNN.”

      We have also analyzed the dimensionality of network dynamic by calculating the contribution ratios of each principal component of the trajectory of RNN activities. It was revealed that the contribution ratios of later principal components were smaller in the cases with untrained RNN than in the cases with trained value RNN. We have added these results in Fig. 2K and Line 210-220 (for our original models without non-negative constraint):

      “In order to examine the dimensionality of RNN dynamics, we conducted principal component analysis (PCA) of the time series (for 1000 trials) of RNN activities and calculated the contribution ratios of PCs in the cases of oVRNNbp, oVRNNrf, and untrained RNN with 20 RNN units. Figure 2K shows a log of contribution ratios of 20 PCs in each case. Compared with the case of untrained RNN, in oVRNNbp and oVRNNrf, initial component(s) had smaller contributions (PC1 (t-test p = 0.00018 in oVRNNbp; p = 0.0058 in oVRNNrf) and PC2 (p = 0.080 in oVRNNbp; p = 0.0026 in oVRNNrf)) while later components had larger contributions (PC3~10,15~20 p < 0.041 in oVRNNbp; PC5~20 p < 0.0017 in oVRNNrf) on average, and this is considered to underlie their superior learning performance. We noticed that late components had larger contributions in oVRNNrf than in oVRNNbp, although these two models with 20 RNN units were comparable in terms of cue~reward state values (Fig. 2J-left).”

      and Fig. 6H and Line 412-416 (for our extended models with non-negative constraint):

      “Figure 6H shows contribution ratios of PCs of the time series of RNN activities in each model with 20 RNN units. Compared with the cases with naive/shuffled untrained RNN, in oVRNNbp-rev and oVRNNrf-bio, later components had relatively high contributions (PC5~20 p < 1.4×10,sup>−6</sup> (t-test vs naive) or < 0.014 (vs shuffled) in oVRNNbp-rev; PC6~20 p < 2.0×10<sup>−7</sup> (vs naive) or PC7~20 p < 5.9×10<sup>−14</sup> (vs shuffled) in oVRNNrf-bio), explaining their superior value-learning performance.”

      Regarding the poor performance of the model with untrained RNN, we would like to add a note. It is sure that untrained RNN with sufficient dimensions should be able to well represent just <10 different states, and state values should be able to be well learned through TD learning regardless of whatever representation is used. However, a difficulty (nontriviality) lies in that because we modeled the tasks in a continuous way, rather than in an episodic way, the activity of untrained RNN upon cue presentation should generally differ from trial to trial. Therefore, it was not trivial for RNN to know that cue presentation in different trials, even after random lengths of inter-trial interval, should constitute a same single state. We have added this note in Line 177-185:

      “This inferiority of untrained RNN may sound odd because there were only four states from cue to reward while random RNN with enough units is expected to be able to represent many different states (c.f., [49]) and the effectiveness of training of only the readout weights has been shown in reservoir computing studies [50-53]. However, there was a difficulty stemming from the continuous training across trials (rather than episodic training of separate trials): the activity of untrained RNN upon cue presentation generally differed from trial to trial, and so it is non-trivial that cue presentation in different trials should be regarded as the same single state, even if it could eventually be dealt with at the readout level if the number of units increases.”

      The original value RNN study (Hennig et al., 2023, PLoS Comput Biol) also modeled tasks in a continuous way (though using backprop-through-time (BPTT) for training) and their model with untrained RNN also showed considerably larger RPE error than the value RNN even when the number of RNN units was 100 (the maximum number plotted in their Fig. 6A).

      Pub2. The impact of the article is limited by using a network with discrete time-steps, and only a small number of time steps from stimulus to reward. What is the length of each time step? If it's on the order of the membrane time constant, then a few time steps are only tens of ms. In the classical conditioning experiments typical delays are of the order to hundreds of milliseconds to seconds. Authors should test if random feedback weights work as well for larger time spans. This can be done by simply using a much larger number of time steps.

      In the revised manuscript, we examined the cases in which the cue-reward delay (originally 3 time steps) was elongated to 4, 5, or 6 time-steps. Our online value RNN models with random feedback could still achieve better performance (smaller squared value error) than the models with untrained RNN, although the performance degraded as the cue-reward delay increased. We have added these results in Fig. 2M and Line 223-228 (for our original models without non-negative constraint)

      “We further examined the cases with longer cue-reward delays. As shown in Fig. 2M, as the delay increased, the mean squared error of state values (at 3000-th trial) increased, but the relative superiority of oVRNNbp and oVRNNrf over the model with untrained RNN remained to hold, except for cases with small number of RNN units (5) and long delay (5 or 6) (p < 0.0025 in Wilcoxon rank sum test for oVRNNbp or oVRNNrf vs untrained for each number of RNN units for each delay).”

      and Fig. 6J and Line 422-429 (for our extended models with non-negative constraint):

      “Figure 6J shows the cases with longer cue-reward delays, with default or halved learning rates. As the delay increased, the mean squared error of state values (at 3000-th trial) increased, but the relative superiority of oVRNNbp-rev and oVRNNrf-bio over the models with untrained RNN remained to hold, except for a few cases with 5 RNN units (5 delay oVRNNrf-bio vs shuffled with default learning rate, 6 delay oVRNNrf-bio vs naive or shuffled with halved learning rate) (p < 0.047 in Wilcoxon rank sum test for oVRNNbp-rev or oVRNNrf-bio vs naive or shuffled untrained for each number of RNN units for each delay).”

      Also, we have added the note about our assumption and consideration on the time-step that we described in our provisional reply in Line 136-142:

      “We assumed that a single RNN unit corresponds to a small population of neurons that intrinsically share inputs and outputs, for genetic or developmental reasons, and the activity of each unit represents the (relative) firing rate of the population. Cortical population activity is suggested to be sustained not only by fast synaptic transmission and spiking but also, even predominantly, by slower synaptic neurochemical dynamics [46] such as short-term facilitation, whose time constant can be around 500 milliseconds [47]. Therefore, we assumed that single time-step of our rate-based (rather than spike-based) model corresponds to 500 milliseconds.”

      Pub3. In the section with more biologically constrained learning rules, while the output weights are restricted to only be positive (as well as the random feedback weights), the recurrent weights and weights from input to RNN are still bi-polar and can change signs during learning. Why is the constraint imposed only on the output weights? It seems reasonable that the whole setup will fail if the recurrent weights were only positive as in such a case most neurons will have very similar dynamics, and the network dimensionality would be very low. However, it is possible that only negative weights might work. It is unclear to me how to justify that bipolar weights that change sign are appropriate for the recurrent connections and inappropriate for the output connections. On the other hand, an RNN with excitatory and inhibitory neurons in which weight signs do not change could possibly work.

      We examined extended models that incorporated inhibitory and excitatory units and followed Dale's law with certain assumptions, and found that these models could still learn the tasks. We have added these results in Fig. 9 and subsection “4.1 Models with excitatory and inhibitory units” and described the details of the extended models in Line 844-862:

      Pub4. Like most papers in the field this work assumes a world composed of a single cue. In the real world there many more cues than rewards, some cues are not associated with any rewards, and some are associated with other rewards or even punishments. In the simplest case, it would be useful to show that this network could actually work if there are additional distractor cues that appear at random either before the CS, or between the CS and US. There are good reasons to believe such distractor cues will be fatal for an untrained RNN, but might work with a trained RNN, either using BPPT or random feedback. Although this assumption is a common flaw in most work in the field, we should no longer ignore these slightly more realistic scenarios.

      We examined the performance of the models in a task in which distractor cue randomly appeared. As a result, our model with random feedback, as well as the model with backprop, could still learn the state values much better than the models with untrained RNN. We have added these results in Fig. 10 and subsection “4.2 Task with distractor cue”

      Reviewer #1 (Recommendations for the authors):

      Detailed comments to authors

      Rec1. Are the untrained RNNs discussed in methods? It seems quite good in estimating value but has a strong dopamine response at time of reward. Is nothing trained in the untrained RNN or are the W values trained. Untrained RNN are not bad at estimating value, but not as good as the two other options. It would seem reasonable that an untrained RNN (if I understand what it is) will be sufficient for such simple Pavlovian conditioning paradigms. This is provided that the RNN generates a complete, or nearly complete basis. Random RNN's provided that the random weights are chosen properly can indeed generate a nearly complete basis. Once there is a nearly complete temporal basis, it seems that a powerful enough learning rule will be able to learn the very simple Pavlovian conditioning. Since there are only 3 time-steps from cue to reward, an RNN dimensionality of 3 would be sufficient. A failure to get a good approximation can also arise from the failure of the learning algorithm for the output weights (W).

      As we mentioned in our reply to your public comment Pub1 (page 3-5), we have added an explanation of "untrained RNN" (in which the value weights were still learnt) (Line 144-147). We also analyzed the dimensionality of network dynamics by calculating the contribution ratios of principal components of the trajectory of RNN activities, showing that the contribution ratios of later principal components were smaller in the cases with untrained RNN than in the cases with trained value RNN (Fig. 2K/Line 210-220, Fig.6H/Line 412-416). Moreover, also as we mentioned in our reply to your public comment Pub1, we have added a note that even learning of a small number of states was not trivially easy because we considered continuous learning across trials rather than episodic learning of separate trials and thus it was not trivial for the model to know that cue presentation in different trials after random lengths of inter-trial interval should still be regarded as a same single state (Line 177-185).

      Rec2. For all cases, it will be useful to estimate the dimensionality of the RNN. Is the dimensionality of the untrained RNN smaller than in the trained cases? If this is the case, this might depend on the choice of the initial random (I assume) recurrent connectivity matrix.

      As mentioned above, we have analyzed the dimensionality of the network dynamics, and as you said, the dimensionality of the model with untrained RNN (which was indeed the initial random matrix as you said, as we mentioned above) was on average smaller than the trained value RNN models (Fig. 2K/Line 210-220, Fig.6H/Line 412-416).

      Rec3. It is surprising that the error starts increasing for more RNN units above ~15. See discussion. This might indicate a failure to adjust the learning parameters of the network rather than a true and interesting finding.

      Thank you very much for this insightful comment. In the original manuscript, we set the learning rate to a fixed value (0.1), without normalization by the squared norm of feature vector (as we mentioned in Line 656-7 of the original manuscript) because we thought such a normalization could not be locally (biologically) implemented. However, we have realized that the lack of normalization resulted in excessively large learning rate when the number of RNN units was large and it could cause instability and error increase as you suggested. Therefore, in the revised manuscript, we have implemented a normalization of learning rate (of value weights) that does not require non-local computations, specifically, division by the number of RNN units. As a result, the error now monotonically decreased, as the number of RNN units increased, in the non-negatively constrained models (Fig. 6E-left) and also largely in the unconstrained model with random feedback, although still not in the unconstrained model with backprop or untrained RNN (Fig. 2J-left)

      Rec4. Not numbering equations is a problem. For example, the explanations of feedback alignment (lines 194-206) rely on equations in the methods section which are not numbered. This makes it hard to read these explanations. Indeed, it will also be better to include a detailed derivation of the explanation in these lines in a mathematical appendix. Key equations should be numbered.

      We have added numbers to key equations in the Methods, and references to the numbers of corresponding equations in the main text. Detailed derivations are included in the Methods.

      Rec5. What is shown in Figure 3C? - an equation will help.

      We have added an explanation using equations in the main text (Line 256-259).

      Rec6. The explanation of why alignment occurs is not satisfactory, but neither is it in previous work on feedforward networks. The least that should be done though

      Regarding why alignment occurs, what remained mysterious (to us) was that in the case of nonnegatively constrained model, while the angle between value weight vector (w) and the random feedback vector (c) was relatively close (loosely aligned) from the beginning, it appeared (as mentioned in the manuscript) that there was no further alignment over trials, despite that the same mechanism for feedback alignment that we derived for the model without non-negative constraint was expected to operate also under the non-negative constraint. We have now clarified the reason for this, and found a way, introduction of slight decay (forgetting) of value weights, by which feedback alignment came to occur in the non-negatively constraint model. We have added these in the revised manuscript (Line 463-477):

      “As mentioned above, while the angle between w and c was on average smaller than 90° from the beginning, there was no further alignment over trials. This seemed mysterious because the mechanism for feedback alignment that we derived for the models without non-negative constraint was expected to work also for the models with non-negative constraint. As a possible reason for the non-occurrence of feedback alignment, we guessed that one or a few element(s) of w grew prominently during learning, and so w became close to an edge or boundary of the non-negative quadrant and thereby angle between w and other vector became generally large (as illustrated in Fig. 8D). Figure 8Ea shows the mean±SEM of the elements of w ordered from the largest to smallest ones after 1500 trials. As conjectured above, a few elements indeed grew prominently.

      We considered that if a slight decay (forgetting) of value weights (c.f., [59-61]) was assumed, such a prominent growth of a few elements of w may be mitigated and alignment of w to c, beyond the initial loose alignment because of the non-negative constraint, may occur. These conjectures were indeed confirmed by simulations (Fig. 8Eb,c and Fig. 8F). The mean squared value error slightly increased when the value-weightdecay was assumed (Fig. 8G), however, presumably reflecting a decrease in developed values and a deterioration of learning because of the decay.”

      Rec7. I don't understand the qualitative difference between 4G and 4H. The difference seems to be smaller but there is still an apparent difference. Can this be quantified?

      We have added pointers indicating which were compared and statistical significance on Fig. 4D-H, and also Fig. 7 and Fig. 9C.

      Rec8. More biologically realistic constraints.

      Are the weights allowed to become negative? - No.

      Figure 6C - untrained RNN with non-negative x_i. Again - it was not explained what untrained RNN is. However, given my previous assumption, this is probably because the units developed in an untrained RNN is much further from representing a complete basis function. This cannot be done with only positive values. It would be useful to see network dynamics of units for untrained RNN. It might also be useful in all cases to estimate the dimensionality of the RNN. For 3 time-steps, it needs to be at least 3, and for more time steps as in Figure 4, larger.

      As we mentioned in our reply to your public comment Pub3 (page 6-8), in the revised manuscript we examined models that incorporated inhibitory and excitatory units and followed Dale's law, which could still learn the tasks (Fig. 9, Line 479-520). We have also analyzed the dimensionality of network dynamics as we mentioned in our replies to your public comment Pub1 and recommendations Rec1 and Rec2.

      Rec9. A new type of untrained RNN is introduced (Fig 6D) this is the first time an explanation of of the untrained RNN is given. Indeed, the dimensionality of the second type of untrained RNN should be similar to the bioVRNNrf. The results are still not good.

      In the model with the new type of untrained RNN whose elements were shuffled from trained bioVRNNrf, contribution ratios of later principal components of the trajectory of RNN activities (Fig. 6H gray dotted line) were indeed larger than those in the model with native untrained RNN (gray solid line) but still much smaller than those in the trained value RNN models with backprop (red line) or random feedback (blue line). It is considered that in value RNN, RNN connections were trained to realize high-dimensional trajectory, and shuffling did not generally preserve such an ability.

      Rec10. The discussion is too long and verbose. This is not a review paper.

      We have made the original discussion much more compact (from 1686 words to 940 words). We have added new discussion, in response to the review comments, but the total length remains to be shorter than before (1589 words).

      Reviewer #2 (Public review):

      Summary:

      Tsurumi et al. show that recurrent neural networks can learn state and value representations in simple reinforcement learning tasks when trained with random feedback weights. The traditional method of learning for recurrent network in such tasks (backpropagation through time) requires feedback weights which are a transposed copy of the feed-forward weights, a biologically implausible assumption. This manuscript builds on previous work regarding "random feedback alignment" and "value-RNNs", and extends them to a reinforcement learning context. The authors also demonstrate that certain nonnegative constraints can enforce a "loose alignment" of feedback weights. The author's results suggest that random feedback may be a powerful tool of learning in biological networks, even in reinforcement learning tasks.

      Strengths:

      The authors describe well the issues regarding biologically plausible learning in recurrent networks and in reinforcement learning tasks. They take care to propose networks which might be implemented in biological systems and compare their proposed learning rules to those already existing in literature. Further, they use small networks on relatively simple tasks, which allows for easier intuition into the learning dynamics.

      Weaknesses:

      The principles discovered by the authors in these smaller networks are not applied to deeper networks or more complicated tasks, so it remains unclear to what degree these methods can scale up, or can be used more generally.

      We have examined extended models that incorporated inhibitory and excitatory units and followed Dale's law with certain assumptions, and found that these models could still learn the tasks. We have added these results in Fig. 9 and subsection “4.1 Models with excitatory and inhibitory units”.

      We have also examined the performance of the models in a task in which distractor cue randomly appeared, finding that our models could still learn the state values much better than the models with untrained RNN. We have added these result in Fig. 10 and subsection “4.2 Task with distractor cue”.

      Regarding the depth, we continue to think about it but have not yet come up with concrete ideas.

      Reviewer #2 (Recommendations for the authors):

      (1) I think the work would greatly benefit from more proofreading. There are language errors/oddities throughout the paper, I will list just a few examples from the introduction:

      Thank you for pointing this out. We have made revisions throughout the paper.

      line 63: "simultaneously learnt in the downstream of RNN". Simultaneously learnt in networks downstream of the RNN? Simulatenously learn in a downstream RNN? The meaning is not clear in the original sentence.

      We have revised it to "simultaneously learnt in connections downstream of the RNN" (Line 67-68).

      starting in line 65: " A major problem, among others.... value-encoding unit" is a run-on sentence and would more readable if split into multiple sentences.

      We have extensively revised this part, which now consists of short sentences (Line 70-75).

      line 77: "in supervised learning of feed-forward network" should be either "in supervised learning of a feed-forward network" or "in supervised learning of feed-forward networks".

      We have changed "feed-forward network" to "feed-forward networks" (Line 83).

      (2) Under what conditions can you use an online learning rule which only considers the influence of the previous timestep? It's not clear to me how your networks solve the temporal credit assignment problem when the cue-reward delay in your tasks is 3-5ish time steps. How far can you stretch this delay before your networks stop learning correctly because of this one-step assumption? Further, how much does feedback alignment constrain your ability to learn long timescales, such as in Murray, J.M. (2019)?

      The reason why our models can solve the temporal credit assignment problem at least to a certain extent is considered to be because temporal-difference (TD) learning, which we adopted, itself has a power to resolve temporal credit assignment, as exemplified in that TD(0) algorithms without eligibility trance can still learn the value of distant rewards. We have added a discussion on this in Line 702-705:

      “…our models do not have "eligibility trace" (nor memorable/gated unit, different from the original value-RNN [26]), but could still solve temporal credit assignment to a certain extent because TD learning is by itself a solution for it (notably, recent work showed that combination of TD(0) and model-based RL well explained rat's choice and DA patterns [132]).”

      We have also examined the cases in which the cue-reward delay (originally 3 time steps) was elongated to 4, 5, or 6 time-steps, and our models with random feedback could still achieve better performance than the models with untrained RNN although the performance degraded as the cue-reward delay increased. We have added these results in Fig. 2M and Line 223-228 (for our original models without non-negative constraint)

      “We further examined the cases with longer cue-reward delays. As shown in Fig. 2M, as the delay increased, the mean squared error of state values (at 3000-th trial) increased, but the relative superiority of oVRNNbp and oVRNNrf over the model with untrained RNN remained to hold, except for cases with small number of RNN units (5) and long delay (5 or 6) (p < 0.0025 in Wilcoxon rank sum test for oVRNNbp or oVRNNrf vs untrained for each number of RNN units for each delay).”

      and Fig. 6J and Line 422-429 (for our extended models with non-negative constraint):

      “Figure 6J shows the cases with longer cue-reward delays, with default or halved learning rates. As the delay increased, the mean squared error of state values (at 3000-th trial) increased, but the relative superiority of oVRNNbp-rev and oVRNNrf-bio over the models with untrained RNN remained to hold, except for a few cases with 5 RNN units (5 delay oVRNNrf-bio vs shuffled with default learning rate, 6 delay oVRNNrf-bio vs naive or shuffled with halved learning rate) (p < 0.047 in Wilcoxon rank sum test for oVRNNbp-rev or oVRNNrf-bio vs naive or shuffled untrained for each number of RNN units for each delay).”

      As for the difficulty due to random feedback compared to backprop, there appeared to be little difference in the models without non-negative constraint (Fig. 2M), whereas in the models with nonnegative constraint, when the cue-reward delay was elongated to 6 time-steps, the model with random feedback performed worse than the model with backprop (Fig. 6J bottom-left panel).

      (3) Line 150: Were the RNN methods trained with continuation between trials?

      Yes, we have added

      “The oVRNN models, and the model with untrained RNN, were continuously trained across trials in each task, because we considered that it was ecologically more plausible than episodic training of separate trials.” in Line 147-150. This is considered to make learning of even the simple cue-reward association task nontrivial, as we describe in our reply to your comment 9 below.

      (4) Figure 2I, J: indicate the statistical significance of the difference between the three methods for each of these measures.

      We have added statistical information for Fig. 2J (Line 198-203):

      “As shown in the left panel of Fig. 2J, on average across simulations, oVRNNbp and oVRNNrf exhibited largely comparable performance and always outperformed the untrained RNN (p < 0.00022 in Wilcoxon rank sum test for oVRNNbp or oVRNNrf vs untrained for each number of RNN units), although oVRNNbp somewhat outperformed or underperformed oVRNNrf when the number of RNN units was small (≤10 (p < 0.049)) or large (≥25 (p < 0.045)), respectively.”

      and also Fig. 6E (for non-negative models) (Line 385-390):

      “As shown in the left panel of Fig. 6E, oVRNNbp-rev and oVRNNrf-bio exhibited largely comparable performance and always outperformed the models with untrained RNN (p < 2.5×10<sup>−12</sup> in Wilcoxon rank sum test for oVRNNbp-rev or oVRNNrf-bio vs naive or shuffled untrained for each number of RNN units), although oVRNNbp-rev somewhat outperformed or underperformed oVRNNrf-bio when the number of RNN units was small (≤10 (p < 0.00029)) or large (≥25 (p < 3.7×10<sup>−6</sup>)), respectively…”

      Fig. 2I shows distributions, whose means are plotted in Fig. 2J, and we did not add statistics to Fig. 2I itself.

      (5) Line 178: Has learning reached a steady state after 1000 trials for each of these networks? Can you show a plot of error vs. trial number?

      We have added a plot of error vs trial number for original models (Fig. 2L, Line 221-223):

      “We examined how learning proceeded across trials in the models with 20 RNN units. As shown in Fig. 2L, learning became largely converged by 1000-th trial, although slight improvement continued afterward.”

      and non-negatively constrained models (Fig. 6I, Line 417-422):

      “Figure 6I shows how learning proceeded across trials in the models with 20 RNN units. While oVRNNbp-rev and oVRNNrf-bio eventually reached a comparable level of errors, oVRNNrf-bio outperformed oVRNNbp-rev in early trials (at 200, 300, 400, or 500 trials; p < 0.049 in Wilcoxon rank sum test for each). This is presumably because the value weights did not develop well in early trials and so the backprop-type feedback, which was the same as the value weights, did not work well, while the non-negative fixed random feedback worked finely from the beginning.”

      As shown in these figures, learning became largely steady at 1000 trials, but still slightly continued, and we have added simulations with 3000 trials (Fig. 2M and Fig. 6J).

      (6) Line 191: Put these regression values in the figure caption, as well as on the plot in Figure 3B.

      We have added the regression values in Fig. 3B and its caption.

      (7) Line 199: This idea of being in the same quadrant is interesting, but I think the term "relatively close angle" is too vague. Is there another more quantatative way to describe this what you mean by this?

      We have revised this (Line 252-254) to “a vector that is in a relatively close angle with c , or more specifically, is in the same quadrant as (and thus within at maximum 90° from) c (for example, [c<sub>1</sub>  c<sub>2</sub>  c<sub>3</sub>]<sup>T</sup> and [0.5c<sub>1</sub> 1.2c<sub>2</sub> 0.8c<sub>3</sub>]T) “

      (8) Line 275: I'd like to see this measure directly in a plot, along with the statistical significance.

      We have added pointers indicating which were compared and statistical significance on Fig. 4D-H, and also Fig. 7 and Fig. 9C.

      (9) Line 280: Surely the untrained RNN should be able to solve the task if the reservoir is big enough, no? Maybe much bigger than 50 units, but still.

      We think this is not sure. A difficulty lies in that because we modeled the tasks in a continuous way rather than in an episodic way (as we mentioned in our reply to your comment 3), the activity of untrained RNN upon cue presentation should generally differ from trial to trial. Therefore, it was not trivial for RNN to know that cue presentation in different trials, even after random lengths of inter-trial interval, should constitute a same single state. We have added this note in Line 177-185:

      “This inferiority of untrained RNN may sound odd because there were only four states from cue to reward while random RNN with enough units is expected to be able to represent many different states (c.f., [49]) and the effectiveness of training of only the readout weights has been shown in reservoir computing studies [50-53]. However, there was a difficulty stemming from the continuous training across trials (rather than episodic training of separate trials): the activity of untrained RNN upon cue presentation generally differed from trial to trial, and so it is non-trivial that cue presentation in different trials should be regarded as the same single state, even if it could eventually be dealt with at the readout level if the number of units increases.”

      The original value RNN study (Hennig et al., 2023, PLoS Comput Biol) also modeled tasks in a continuous way (though using BPTT for training) and their model with untrained RNN also showed considerably larger RPE error than the value RNN even when the number of RNN units was 100 (the maximum number plotted in their Fig. 6A).

      (10) It's a bit confusing to compare Figure 4C to Figure 4D-H because there are also many features of D-H which do not match those of C (response to cue, response to late reward in task 1). It would make sense to address this in some way. Is there another way to calculate the true values of the states (e.g., maybe you only start from the time of the cue) which better approximates what the networks are doing?

      As we mentioned in our replies to your comments 3 and 9, our models with RNN were trained continuously across trials rather than separately for each episodic trial, and whether the models could still learn the state representation is a key issue. Therefore, starting learning from the time of cue would not be an appropriate way to compare the models, and instead we have made statistical comparison regarding key features, specifically, TD-RPEs at early and late rewards, as indicated in Fig. 4D-H.

      (11) Line 309: Can you explain why this non-monotic feature exists? Why do you believe it would be more biologically plausible to assume monotonic dependence? It doesn't seem so straightforward to me, I can imagine that competing LTP/LTD mechanisms may produce plasticity which would have a non-monotic dependence on post-synaptic activity.

      Thank you for this insightful comment. As you suggested, non-monotonic dependence on the postsynaptic activity (BCM rule) has been proposed for unsupervised learning (cortical self-organization) (Bienenstock et al., 1982 J Neurosci), and there were suggestions that triplet-based STDP could be reduced to a BCM-like rule and additional components (Gjorgjieva et al., 2011 PNAS; Shouval, 2011 PNAS). However, the non-monotonicity appeared in our model, derived from the backprop rule, is maximized at the middle and thus opposite from the BCM rule, which is minimized at the middle (i.e., initially decrease and thereafter increase). Therefore we consider that such an increase-then-decreasetype non-monotonicity would be less plausible than a monotonic increase, which could approximate an extreme case (with a minimum dip) of the BCM rule. We have added a note on this point in Line 355-358:

      “…the dependence on the post-synaptic activity was non-monotonic, maximized at the middle of the range of activity. It would be more biologically plausible to assume a monotonic increase (while an opposite shape of nonmonotonicity, once decrease and thereafter increase, called the BCM (Bienenstock-Cooper-Munro) rule has actually been suggested [56-58]).”

      (12) Line 363: This is the most exciting part of the paper (for me). I want to learn way more about this! Don't hide this in a few sentences. I want to know all about loose vs. feedback alignment. Show visualizations in 3D space of the idea of loose alignment (starting in the same quadrant), and compare it to how feedback alignment develops (ending in the same quadrant). Does this "loose" alignment idea give us an idea why the random feedback seems to settle at 45 degree angle? it just needs to get the signs right (same quadrant) for each element?

      In reply to this encouraging comment, we have made further analyses of the loose alignment. By the term "loose alignment", we meant that the value weight vector w and the feedback vector c are in the same (non-negative) quadrant, as you said. But what remained mysterious (to us) was while the angle between w and c was relatively close (loosely aligned) from the beginning, it appeared (as mentioned in the manuscript) that there was no further alignment over trials (and the angle actually settled at somewhat larger than 45°), despite that the same mechanism for feedback alignment that we derived for the model without non-negative constraint was expected to operate also under the nonnegative constraint. We have now clarified the reason for this, and found a way, introduction of slight decay (forgetting) of value weights, by which feedback alignment came to occur in the non-negatively constraint model. We have added this in Line 463-477:

      “As mentioned above, while the angle between w and c was on average smaller than 90° from the beginning, there was no further alignment over trials. This seemed mysterious because the mechanism for feedback alignment that we derived for the models without non-negative constraint was expected to work also for the models with non-negative constraint. As a possible reason for the non-occurrence of feedback alignment, we guessed that one or a few element(s) of w grew prominently during learning, and so w became close to an edge or boundary of the non-negative quadrant and thereby angle between w and other vector became generally large (as illustrated in Fig. 8D). Figure 8Ea shows the mean±SEM of the elements of w ordered from the largest to smallest ones after 1500 trials. As conjectured above, a few elements indeed grew prominently.

      We considered that if a slight decay (forgetting) of value weights (c.f., [59-61]) was assumed, such a prominent growth of a few elements of w may be mitigated and alignment of w to c, beyond the initial loose alignment because of the non-negative constraint, may occur. These conjectures were indeed confirmed by simulations (Fig. 8Eb,c and Fig. 8F). The mean squared value error slightly increased when the value-weightdecay was assumed (Fig. 8G), however, presumably reflecting a decrease in developed values and a deterioration of learning because of the decay.”

      As for visualization, because the model's dimension was high such as 12, we could not come up with better ways of visualization than the trial versus angle plot (Fig. 3A, 8A,F). Nevertheless, we would expect that the abovementioned additional analyses of loose alignment (with graphs) are useful to understand what are going on.

      (13) Line 426: how does this compare to some of the reward modulated hebbian rules proposed in other RNNs? See Hoerzer, G. M., Legenstein, R., & Maass, W. (2014). Put another way, you arrived at this from a top-down approach (gradient descent->BP->approximated by RF->non-negativity constraint>leads to DA dependent modulation of Hebbian plasticity). How might this compare to a bottom up approach (i.e. starting from the principle of Hebbian learning, and adding in reward modulation)

      The study of Hoerzer et al. 2014 used a stochastic perturbation, which we did not assume but can potentially be integrated. On the other hand, Hoerzer et al. trained the readout of untrained RNN, whereas we trained both RNN and its readout. We have added discussion to compare our model with Hoerzer et al. and other works that also used perturbation methods, as well as other top-down approximation method, in Line 685-711 (reference 128 is Hoerzer et al. 2014 Cereb Cortex):

      “As an alternative to backprop in hierarchical network, aside from feedback alignment [36], Associative Reward-Penalty (A<sub>R-P</sub>) algorithm has been proposed [124-126]. In A<sub>R-P</sub>, the hidden units behave stochastically, allowing the gradient to be estimated via stochastic sampling. Recent work [127] has proposed Phaseless Alignment Learning (PAL), in which high-frequency noise-induced learning of feedback projections proceeds simultaneously with learning of forward projections using the feedback in a lower frequency. Noise-induced learning of the weights on readout neurons from untrained RNN by reward-modulated Hebbian plasticity has also been demonstrated [128]. Such noise- or perturbation-based [40] mechanisms are biologically plausible because neurons and neural networks can exhibit noisy or chaotic behavior [129-131], and might improve the performance of value-RNN if implemented.

      Regarding learning of RNN, "e-prop" [35] was proposed as a locally learnable online approximation of BPTT [27], which was used in the original value RNN 26. In e-prop, neuron-specific learning signal is combined with weight-specific locally-updatable "eligibility trace". Reward-based e-prop was also shown to work [35], both in a setup not introducing TD-RPE with symmetric or random feedback (their Supplementary Figure 5) and in another setup introducing TD-RPE with symmetric feedback (their Figure 4 and 5). Compared to these, our models differ in multiple ways.

      First, we have shown that alignment to random feedback occurs in the models driven by TD-RPE. Second, our models do not have "eligibility trace" (nor memorable/gated unit, different from the original valueRNN [26]), but could still solve temporal credit assignment to a certain extent because TD learning is by itself a solution for it (notably, recent work showed that combination of TD(0) and model-based RL well explained rat's choice and DA patterns [132]). However, as mentioned before, single time-step in our models was assumed to correspond to hundreds of milliseconds, incorporating slow synaptic dynamics, whereas e-prop is an algorithm for spiking neuron models with a much finer time scale. From this aspect, our models could be seen as a coarsetime-scale approximation of e-prop. On top of these, our results point to a potential computational benefit of biological non-negative constraint, which could effectively limit the parameter space and promote learning.”

      Related to your latter point (and also replying to other reviewer's comment), we also examined the cases where the random feedback in our model was replaced with uniform feedback, which corresponds to a simple bottom-up reward-modulated triplet plasticity rule. As a result, the model with uniform feedback showed largely comparable, but somewhat worse, performance than the model with random feedback. We have added the results in Fig. 2J-right and Line 206-209 (for our original models without non-negative constraint):

      “The green line in Fig. 2J-right shows the performance of a special case where the random feedback in oVRNNrf was fixed to the direction of (1, 1, ..., 1)<sup>T</sup> (i.e., uniform feedback) with a random coefficient, which was largely comparable to, but somewhat worse than, that for the general oVRNNrf (blue line).”

      and Fig. 6E-right and Line 402-407 (for our extended models with non-negative constraint):

      “The green and light blue lines in the right panels of Figure 6E and Figure 6F show the results for special cases where the random feedback in oVRNNrf-bio was fixed to the direction of (1, 1, ..., 1) <sup>T</sup> (i.e., uniform feedback) with a random non-negative magnitude (green line) or a fixed magnitude of 0.5 (light blue line). The performance of these special cases, especially the former (with random magnitude) was somewhat worse than that of oVRNNrf-bio, but still better than that of the models with untrained RNN. and also added a biological implication of the results in Line 644-652:

      We have shown that oVRNNrf and oVRNNrf-bio could work even when the random feedback was uniform, i.e., fixed to the direction of (1, 1, ..., 1) <sup>T</sup>, although the performance was somewhat worse. This is reasonable because uniform feedback can still encode scalar TD-RPE that drives our models, in contrast to a previous study [45], which considered DA's encoding of vector error and thus regarded uniform feedback as a negative control. If oVRNNrf/oVRNNrf-bio-like mechanism indeed operates in the brain and the feedback is near uniform, alignment of the value weights w to near (1, 1, ..., 1) is expected to occur. This means that states are (learned to be) represented in such a way that simple summation of cortical neuronal activity approximates value, thereby potentially explaining why value is often correlated with regional activation (fMRI BOLD signal) of cortical regions [113].”

      Reviewer #3 (Public review):

      Summary:

      The paper studies learning rules in a simple sigmoidal recurrent neural network setting. The recurrent network has a single layer of 10 to 40 units. It is first confirmed that feedback alignment (FA) can learn a value function in this setting. Then so-called bio-plausible constraints are added: (1) when value weights (readout) is non-negative, (2) when the activity is non-negative (normal sigmoid rather than downscaled between -0.5 and 0.5), (3) when the feedback weights are non-negative, (4) when the learning rule is revised to be monotic: the weights are not downregulated. In the simple task considered all four biological features do not appear to impair totally the learning.

      Strengths:

      (1) The learning rules are implemented in a low-level fashion of the form: (pre-synaptic-activity) x (post-synaptic-activity) x feedback x RPE. Which is therefore interpretable in terms of measurable quantities in the wet-lab.

      (2) I find that non-negative FA (FA with non negative c and w) is the most valuable theoretical insight of this paper: I understand why the alignment between w and c is automatically better at initialization.

      (3) The task choice is relevant since it connects with experimental settings of reward conditioning with possible plasticity measurements.

      Weaknesses:

      (4) The task is rather easy, so it's not clear that it really captures the computational gap that exists with FA (gradient-like learning) and simpler learning rule like a delta rule: RPE x (pre-synpatic) x (postsynaptic). To control if the task is not too trivial, I suggest adding a control where the vector c is constant c_i=1.

      We have examined the cases where the feedback was uniform, i.e., in the direction of (1, 1, ..., 1) in both models without and with non-negative constraint. In both models, the models with uniform feedback performed somewhat worse than the original models with random feedback, but still better than the models with untrained RNN. We have added the results in Fig. 2J-right and Line 206-209 (for our original models without non-negative constraint):

      “The green line in Fig. 2J-right shows the performance of a special case where the random feedback in oVRNNrf was fixed to the direction of (1, 1, ..., 1) <sup>T</sup> (i.e., uniform feedback) with a random coefficient, which was largely comparable to, but somewhat worse than, that for the general oVRNNrf (blue line).”

      and Fig. 6E-right and Line 402-407 (for our extended models with non-negative constraint):

      “The green and light blue lines in the right panels of Figure 6E and Figure 6F show the results for special cases where the random feedback in oVRNNrf-bio was fixed to the direction of (1, 1, ..., 1) <sup>T</sup> (i.e., uniform feedback) with a random non-negative magnitude (green line) or a fixed magnitude of 0.5 (light blue line). The performance of these special cases, especially the former (with random magnitude) was somewhat worse than that of oVRNNrf-bio, but still better than that of the models with untrained RNN.”

      We have also added a discussion on the biological implication of the model with uniform feedback mentioned in our provisional reply in Line 644-652:

      “We have shown that oVRNNrf and oVRNNrf-bio could work even when the random feedback was uniform, i.e., fixed to the direction of (1, 1, ..., 1) <sup>T</sup>, although the performance was somewhat worse. This is reasonable because uniform feedback can still encode scalar TD-RPE that drives our models, in contrast to a previous study [45], which considered DA's encoding of vector error and thus regarded uniform feedback as a negative control. If oVRNNrf/oVRNNrf-bio-like mechanism indeed operates in the brain and the feedback is near uniform, alignment of the value weights w to near (1, 1, ..., 1) is expected to occur. This means that states are (learned to be) represented in such a way that simple summation of cortical neuronal activity approximates value, thereby potentially explaining why value is often correlated with regional activation (fMRI BOLD signal) of cortical regions [113].”

      In addition, while preparing the revised manuscript, we found a recent simulation study, which showed that uniform feedback coupled with positive forward weights was effective in supervised learning of one-dimensional output in feed-forward network (Konishi et al., 2023, Front Neurosci).

      We have briefly discussed this work in Line 653-655:

      “Notably, uniform feedback coupled with positive forward weights was shown to be effective also in supervised learning of one-dimensional output in feed-forward network [114], and we guess that loose alignment may underlie it.”

      (5) Related to point 3), the main strength of this paper is to draw potential connection with experimental data. It would be good to highlight more concretely the prediction of the theory for experimental findings. (Ideally, what should be observed with non-negative FA that is not expected with FA or a delta rule (constant global feedback) ?).

      We have added a discussion on the prediction of our models, mentioned in our provisional reply, in Line 627-638:

      “oVRNNrf predicts that the feedback vector c and the value-weight vector w become gradually aligned, while oVRNNrf-bio predicts that c and w are loosely aligned from the beginning. Element of c could be measured as the magnitude of pyramidal cell's response to DA stimulation. Element of w corresponding to a given pyramidal cell could be measured, if striatal neuron that receives input from that pyramidal cell can be identified (although technically demanding), as the magnitude of response of the striatal neuron to activation of the pyramidal cell. Then, the abovementioned predictions could be tested by (i) identify cortical, striatal, and VTA regions that are connected, (ii) identify pairs of cortical pyramidal cells and striatal neurons that are connected, (iii) measure the responses of identified pyramidal cells to DA stimulation, as well as the responses of identified striatal neurons to activation of the connected pyramidal cells, and (iv) test whether DA→pyramidal responses and pyramidal→striatal responses are associated across pyramidal cells, and whether such associations develop through learning.”

      Moreover, we have considered another (technically more doable) prediction of our model, and described it in Line 639-643:

      “Testing this prediction, however, would be technically quite demanding, as mentioned above. An alternative way of testing our model is to manipulate the cortical DA feedback and see if it will cause (re-)alignment of value weights (i.e., cortical striatal strengths). Specifically, our model predicts that if DA projection to a particular cortical locus is silenced, effect of the activity of that locus on the value-encoding striatal activity will become diminished.”

      (6a) Random feedback with RNN in RL have been studied in the past, so it is maybe worth giving some insights how the results and the analyzes compare to this previous line of work (for instance in this paper [1]). For instance, I am not very surprised that FA also works for value prediction with TD error. It is also expected from the literature that the RL + RNN + FA setting would scale to tasks that are more complex than the conditioning problem proposed here, so is there a more specific take-home message about non-negative FA? or benefits from this simpler toy task? [1] https://www.nature.com/articles/s41467-020-17236-y

      As for a specific feature of non-negative models, we did not describe (actually did not well recognize) an intriguing result that the non-negative random feedback model performed generally better than the models without non-negative constraint with either backprop or random feedback (Fig. 2J-left versus Fig. 6E-left (please mind the difference in the vertical scales)). This suggests that the non-negative constraint effectively limited the parameter space and thereby learning became efficient. We have added this result in Line 392-395:

      “Remarkably, oVRNNrf-bio generally achieved better performance than both oVRNNbp and oVRNNrf, which did not have the non-negative constraint (Wilcoxon rank sum test, vs oVRNNbp : p < 7.8×10,sup>−6</sup> for 5 or ≥25 RNN units; vs oVRNNrf: p < 0.021 for ≤10 or ≥20 RNN units).”

      Also, in the models with non-negative constraint, the model with random feedback learned more rapidly than the model with backprop although they eventually reached a comparable level of errors, at least in the case with 20 RNN units. This is presumably because the value weights did not develop well in early trials and so the backprop-based feedback, which was the same as the value weights, did not work well, while the non-negative fixed random feedback worked finely from the beginning. We have added this result in Fig. 6I and Line 417-422:

      “Figure 6I shows how learning proceeded across trials in the models with 20 RNN units. While oVRNNbp-rev and oVRNNrf-bio eventually reached a comparable level of errors, oVRNNrf-bio outperformed oVRNNbp-rev in early trials (at 200, 300, 400, or 500 trials; p < 0.049 in Wilcoxon rank sum test for each). This is presumably because the value weights did not develop well in early trials and so the backprop-type feedback, which was the same as the value weights, did not work well, while the non-negative fixed random feedback worked finely from the beginning.”

      We have also added a discussion on how our model can be positioned in relation to other models including the study you mentioned (e-prop by Bellec, ..., Maass, 2020) in subsection “Comparison to other algorithms” of the Discussion):

      Regarding the slightly better performance of the non-negative model with random feedback than that of the non-negative model with backprop when the number of RNN units was large (mentioned in our provisional reply), state values in the backprop model appeared underdeveloped than those in the random feedback model. Slightly better performance of random feedback than backprop held also in our extended model incorporating excitatory and inhibitory units (Fig. 9B).

      (6b) Related to task complexity, it is not clear to me if non-negative value and feedback weights would generally scale to harder tasks. If the task in so simple that a global RPE signal is sufficient to learn (see 4 and 5), then it could be good to extend the task to find a substantial gap between: global RPE, non-negative FA, FA, BP. For a well chosen task, I expect to see a performance gap between any pair of these four learning rules. In the context of the present paper, this would be particularly interesting to study the failure mode of non-negative FA and the cases where it does perform as well as FA.

      In the cue-reward association task with 3 time-steps delay, the non-negative model with random feedback performed largely comparably to the non-negative model with backprop, and this remained to hold in a task where distractor cue, which was not associated with reward, appeared in random timings. We have added the results in Fig. 10 and subsection “4.2 Task with distractor cue”.

      We have also examined the cases where the cue-reward delay was elongated. In the case of longer cue-reward delay (6 time-steps), in the models without non-negative constraint, the model with random feedback performed comparably to (and slightly better than when the number of RNN units was large) the model with backprop (Fig. 2M). In contrast, in the models with non-negative constraint, the model with random feedback underperformed the model with backprop (Fig. 6J, left-bottom). This indicates a difference between the effect of non-negative random feedback and the effect of positive+negative random feedback.

      We have further examined the performance of the models in terms of action selection, by extending the models to incorporate an actor-critic algorithm. In a task with inter-temporal choice (i.e., immediate small reward vs delayed large reward), the non-negative model with random feedback performed worse than the non-negative model with backprop when the number of RNN units was small. When the number of RNN increased, these models performed more comparably. These results are described in Fig. 11 and subsection “4.3 Incorporation of action selection”.

      (7) I find that the writing could be improved, it mostly feels more technical and difficult than it should. Here are some recommendations:

      7a) for instance the technical description of the task (CSC) is not fully described and requires background knowledge from other paper which is not desirable.

      7b) Also the rationale for the added difficulty with the stochastic reward and new state is not well explained.

      7c) In the technical description of the results I find that the text dives into descriptive comments of the figures but high-level take home messages would be helpful to guide the reader. I got a bit lost, although I feel that there is probably a lot of depth in these paragraphs.

      As for 7a), 'CSC (complete serial compound)' was actually not the name of the task but the name of the 'punctate' state representation, in which each state (timing from cue) is represented in a punctate manner, i.e., by a one-hot vector such as (1, 0, ..., 0), (0, 1, ..., 0), ..., and (0, 0, ..., 1). As you pointed out, using the name of 'CSC' would make the text appearing more technical than it actually is, and so we have moved the reference to the name of 'CSC' to the Methods (Line 903-907):

      “For the agents with punctate state representation, which is also referred to as the complete serial compound (CSC) representation [1, 48, 133], each timing from a cue in the tasks was represented by a 10-dimensional one-hot vector, starting from (1 0 0 ... 0)<sup>T</sup> for the cue state, with the next state (0 1 0 ... 0) <sup>T</sup> and so on.”

      and in the Results we have instead added a clearer explanation (Line 163-165):

      “First, for comparison, we examined traditional TD-RL agent with punctate state representation (without using the RNN), in which each state (time-step from a cue) was represented in a punctate manner, i.e., by a one-hot vector such as (1, 0, ..., 0), (0, 1, ..., 0), and so on.”

      As for 7b), we have added the rationale for our examination of the tasks with probabilistic structures (Line 282-294):

      “Previous work [54] examined the response of DA neurons in cue-reward association tasks in which reward timing was probabilistically determined (early in some trials but late in other trials). There were two tasks, which were largely similar but there was a key difference that reward was given in all the trials in one task whereas reward was omitted in some randomly determined trials in another task. Starkweather et al. [54] found that the DA response to later reward was smaller than the response to earlier reward in the former task, presumably reflecting the animal's belief that delayed reward will surely come, but the opposite was the case in the latter task, presumably because the animal suspected that reward was omitted in that trial. Starkweather et al.[54] then showed that such response patterns could be explained if DA encoded TD-RPE under particular state representations that incorporated the probabilistic structures of the task (called the 'belief state'). In that study, such state representations were 'handcrafted' by the authors, but the subsequent work [26] showed that the original value-RNN with backprop (BPTT) could develop similar representations and reproduce the experimentally observed DA patterns.”

      As for 7c), we have extensively revised the text of the results, adding high-level explanations while trying to reduce the lengthy low-level descriptions (e.g., Line 172-177 for Fig2E-G).

      (8) Related to the writing issue and 5), I wished that "bio-plausibility" was not the only reason to study positive feedback and value weights. Is it possible to develop a bit more specifically what and why this positivity is interesting? Is there an expected finding with non-negative FA both in the model capability? or maybe there is a simpler and crisp take-home message to communicate the experimental predictions to the community would be useful?

      There is actually an unexpected finding with non-negative model: the non-negative random feedback model performed generally better than the models without non-negative constraint with either backprop or random feedback (Fig. 2J-left versus Fig. 6E-left), presumably because the nonnegative constraint effectively limited the parameter space and thereby learning became efficient, as we mentioned in our reply to your point 6a above (we did not well recognize this at the time of original submission).

      Another potential merit of our present work is the simplicity of the model and the task. This simplicity enabled us to derive an intuitive explanation on why feedback alignment could occur. Such an intuitive explanation was lacking in previous studies while more precise mathematical explanations did exist. Related to the mechanism of feedback alignment, one thing remained mysterious to us at the time of original submission. Specifically, in the non-negatively constraint random feedback model, while the angle between the value weight (w) and the random feedback (c) was relatively close (loosely aligned) from the beginning, it appeared (as mentioned in the manuscript) that there was no further alignment over trials (and the angle actually settled at somewhat larger than 45°), despite that the same mechanism for feedback alignment that we derived for the model without non-negative constraint was expected to operate also under the non-negative constraint. We have now clarified the reason for this, and found a way, introduction of slight decay (forgetting) of value weights, by which feedback alignment came to occur in the non-negatively constraint model. We have added this in Line 463-477:

      “As mentioned above, while the angle between w and c was on average smaller than 90° from the beginning, there was no further alignment over trials. This seemed mysterious because the mechanism for feedback alignment that we derived for the models without non-negative constraint was expected to work also for the models with non-negative constraint. As a possible reason for the non-occurrence of feedback alignment, we guessed that one or a few element(s) of w grew prominently during learning, and so w became close to an edge or boundary of the non-negative quadrant and thereby angle between w and other vector became generally large (as illustrated in Fig. 8D). Figure 8Ea shows the mean±SEM of the elements of w ordered from the largest to smallest ones after 1500 trials. As conjectured above, a few elements indeed grew prominently.

      We considered that if a slight decay (forgetting) of value weights (c.f., [59-61]) was assumed, such a prominent growth of a few elements of w may be mitigated and alignment of w to c, beyond the initial loose alignment because of the non-negative constraint, may occur. These conjectures were indeed confirmed by simulations (Fig. 8Eb,c and Fig. 8F). The mean squared value error slightly increased when the value-weightdecay was assumed (Fig. 8G), however, presumably reflecting a decrease in developed values and a deterioration of learning because of the decay.”

      Correction of an error in the original manuscript

      In addition to revising the manuscript according to your comments, we have made a correction on the way of estimating the true state values. Specifically, in the original manuscript, we defined states by relative time-steps from a reward and estimated their values by calculating the sums of discounted future rewards starting from them through simulations. However, we assumed variable inter-trial intervals (ITIs) (4, 5, 6, or 7 time-steps with equal probabilities), and so until receiving cue information, agent should not know when the next reward will come. Therefore, states for the timings up to the cue timing cannot be defined by the upcoming reward, but previously we did so (e.g., state of "one timestep before cue") without taking into account the ITI variability.

      We have now corrected this issue, having defined the states of timings with respect to the previous (rather than upcoming) reward. For example, when ITI was 4 time-steps and agent existed in its last time-step, agent will in fact receive a cue at the next time-step, but agent should not know it until actually receiving the cue information and instead should assume that s/he was at the last time-step of ITI (if ITI was 4), last − 1 (if ITI was 5), last − 2 (if ITI was 6), or last − 3 (if ITI was 7) with equal probabilities (in a similar fashion to what we considered when thinking about state definition for the probabilistic tasks). We estimated the true values of states defined in this way through simulations. As a result, the corrected true value of the cue-timing has become slightly smaller than the value described in the original manuscript (reflecting the uncertainty about ITI length), and consequently small positive TD-RPE has now appeared at the cue timing.

      Because we measured the performance of the models by squared errors in state values, this correction affected the results reporting the performance. Fortunately, the effects were relatively minor and did not largely alter the results of performance comparisons. However, we sincerely apologize for this error. In the revised manuscript, we have used the corrected true values throughout the manuscript, and we have described the ways of estimating these values in Line 919-976.

    1. Note: This response was posted by the corresponding author to Review Commons. The content has not been altered except for formatting.

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      Reply to the reviewers

      1. General Statements [optional]

      The authors wish to thank the reviewers for fair and constructive comments and Review Commons for facilitating the process.

      2. Point-by-point description of the revisions

      Point-by-point replies to reviewers' comments on the original submitted manuscript are below. Authors' responses are in plain font.

      Reviewers' comments:

      Reviewer #1

      (Evidence, reproducibility and clarity (Required)):

      Summary: The authors identify cancer-associated ERBB4 mutations that are selected for functional characterization. Utilizing the BaF3 and MCF10A models, the authors investigate the potential oncogenic role for 11 recurrent ERBB4 mutations. Three mutants (S303F, E452K and L798R) were strongly transforming with the ability to transform both cell models, S303F being unique in its ability to transform both models in the absence of NRG-1. The authors perform modeling to decipher potential mechanisms of action of the ERBB4 S303F, E452K and L798R mutations. The authors assess the ability of HER3 mutations to dimerize with other HER family members and demonstrate that ERBB4 S303F can mediate its activating functions by stabilizing homo- and heterodimers with other ERBB receptors and that the heterodimerization is likely cell/tissue context dependent. The authors demonstrate that transforming ERBB4 mutants are sensitive to pan-ERBB inhibitors and drive resistance to EGFR-targeted therapy in EGFR-mutant NSCLC cells.

      Major comments:

      Patient data analysis is performed in more than 15 months ago in January 2024. This analysis should be updated.

      We thank the reviewer for pointing out the aspect of constantly expanding mutation data in clinical cancer sample databases. We reanalyzed the patient data in cBioPortal (data download 02 May 2025). In this new analysis, the distribution of mutations in ERBB4 did not change (Reviewer only Fig. 1A), and the 18 selected mutations were still the most recurrently mutated ERBB4 mutations (Reviewer only Fig. 1B). Reanalysis of updated patient data did not change the initial rationale of the study, or the conclusions in the submitted manuscript.

      Reviewer only Figure 1. Comparison of patient data derived from cBioPortal on January 2024 (01/2024) or May 2025 (05/2025). A) Figure 1B of the original submitted manuscript. B) Supplementary Figure S1C of the original submitted manuscript.

      The rationale for selecting the mutations to be studied is not entirely clear. There are no references to support studying mutations in Fig 1B red boxes.

      We apologize for not being sufficiently clear on our rationale for selecting the mutations for analysis. The spectrum of mutations across the ERBB4 gene do not demonstrate clear hotspots as seen in for example EGFR, KRAS, or BRAF. However, we observed that there are regions (not necessarily individual amino acid changes) in ERBB4 that seem to accumulate more mutations than other regions. Looking more closely, we observed that these "hot regions" tend to be located in areas where activating mutations have been described for other oncogenic ERBB family members and/or target structurally important regions for receptor activation such as dimerization interfaces. We hypothesized that these characteristics would suggest functional relevance for the mutations in these "hot regions". In the revised manuscript (on page 11), we have revised the text describing the selection of mutations for further analysis, and added references to justify our selection:

      "While the missense mutations were distributed across the 1,308 amino acid sequence of ERBB4, lacking obvious hotspot mutations such as observed for example in EGFR or KRAS, clusters of recurrent mutations could be identified (Fig. 1B). These clusters tended to be located in specific regions that are targeted by activating mutations in other oncogenic ERBB family members (Greulich et al., 2005, 2012; Lee et al., 2006; Bose et al., 2013; Jaiswal et al., 2013)and/or are important for receptor activation (Ferguson et al., 2003; Bouyain et al., 2005; Liu et al., 2012), suggesting functional relevance (red boxes in Fig. 1B). Some recurrent mutations were located in the unstructured C-terminal tail of ERBB4 (Fig. 1B). We selected in total 18 ERBB4 missense mutations (indicated in Fig. 1B) that were recurrent and/or located in the abovementioned regions of interest for functional characterization (indicated in Fig. 1B and Supplementary Fig. S1C) - hypothesizing that these mutations would be actionable. Of the different mutants at the same position of ERBB4 amino acid sequence, the most recurrent amino acid change was selected for characterization."

      Cell proliferation should be shown for BaF3 cells for continuity in Figure 2 instead of doubling time.

      We agree that it may cause confusion that the results for the Ba/F3 and MCF10a experiments in Fig. 2C and D (Fig. 2D and E in the revised manuscript) are reported using a different metric. The reason for this is that these assays measure different outputs: in the Ba/F3 assay, the emergence of proliferating cells under IL3 deprivation is measured, with repeated cell viability measurements over time. In the MCF10a experiment, the ability of ERBB4 mutations to sustain the proliferation of MCF10a cells in the absence of EGF is measured, using a fixed time point (8 days). Thus, doubling time, as an indicator for the time required for the emergence of proliferating cells, is more suitable metric to quantify the relative transforming capability of the different ERBB4 mutations in the Ba/F3 cells. In the case of MCF10a cells, the relevant metric is the cell viability (as a surrogate marker for the number of cells) at the endpoint measurement.

      The relative expression of HER3 constructs must be shown for BaF3 and MCF10A cells in Figure 2.

      We assume the reviewer is asking to demonstrate the expression levels of different ERBB4 mutants in the Ba/F3 and MCF10a cells used in experiments in Fig. 2C and D (Fig. 2D and E in the revised manuscript). We would like to thank the reviewer for this very relevant point. Western blots demonstrating the expression levels of different ERBB4 mutants in the Ba/F3 and MCF10a cells have now been added as a data new panel in the Figure 2 (Fig. 2B in the revised manuscript). No ERBB3 expression constructs were introduced into the cells.

      Blots in Figure 4 must be quantified.

      The blots in Figure 4 have now been quantified, and the relative signal intensities are shown below each blot. We thank the reviewer for suggesting this relevant analysis. The analysis revealed two issues that we have now revised:

      1) in Fig. 4D, the dimerization of EGFR with ERBB4 S303F is not convincingly increased when compared to EGFR dimerization with wild-type ERBB4. Therefore, we have omitted that conclusion from the results section:

      "Taking into account these expression level differences, ERBB4 S303F did indeed co-immunoprecipitate more efficiently than wild-type ERBB4 with ERBB2 and EGFR both in the presence or absence of NRG-1 (Fig. 4D), demonstrating that the S303F mutation promotes the formation of ERBB heterodimers."

      Omitting this data does not change our final conclusion, that the ERBB4 S303F mutation leads to enhanced ERBB4 heterodimerization.

      2) In Fig. 4C, the previously published ERBB4 D595V mutant, used as a control in the experiment, does not clearly demonstrate enhanced ERBB4 homodimerization after quantifying the blots. Therefore, we have cropped the lanes representing the ERBB4 D595V mutant from the blot, and omitted the part of the results text that discusses this ERBB4 mutant:

      "ERBB4 homodimers were assessed by crosslinking cell surface proteins with a cell membrane impermeable BS3, enabling detection of ERBB4 dimers as high molecular weight species of ERBB4 in western blot. Another activating extracellular ERBB4 mutation, D595V, was used as a positive control, as we have previously demonstrated D595V to stabilize ERBB4 dimers using the same assay (Kurppa et al., 2016). As predicted by the structural analyses, S303F resulted in more abundant active, phosphorylated ERBB4 dimers than wild-type ERBB4 in the presence of NRG-1, while the activating intracellular domain mutation L798R, that served as a negative control for dimer stabilization, did not (Fig. 4C)."

      Omitting these data does not change our final conclusion, that the ERBB4 S303F mutation leads to enhanced ERBB4 homodimerization.

      There are major concerns with Supplemental files. It is imperative that the effectiveness of HER3 shRNA be shown in S Fig3. These data are not interpretable without this.

      We apologize for confusion related to the supplemental files. The effectiveness of the ERBB3 (HER3) shRNA is shown in the Supplementary Figure S3B of the original submitted manuscript.

      Lanes in S Fig 4 are not marked again making data not interpretable.

      Some of the lanes in the Supplementary Figure 4B were not marked because the experiment contained other ERBB4 constructs in addition to the ones that are marked and discussed in the manuscript text. The reason for leaving the unmarked lanes in the final figure was to emphasize that the bands indicated come from the same membrane, blot and exposure. We understand how this may cause confusion, and thus have now cropped the blots to include only the lanes discussed in the manuscript text.

      It's unclear why Table 1 is included as this is already published data. This previously published data should be summarized in the text.

      We are happy to elaborate the novelty of the data in Table 1 of the original submitted manuscript. The data is from the SUMMIT trial (NCT01953926) (Hyman et al., 2018), the results of which have been published. However, the three patients in the top part of the table were enrolled to the SUMMIT trial based on the ERBB4mutation in their tumor, and the data for these patients have not previously been published. We received these data directly from Puma Biotechnology. In addition, while the ERBB4 mutation status for the patients in the lower part of the table has been published in the supplementary files of the Hyman and others publication, we feel that the patients' ERBB4 mutations merit discussion, and including these patient data in the table would complement the data on the three patients in the top part of the table. Due to these reasons, we feel that the table contains unpublished and relevant data for the study, and would like to keep the table in the manuscript by moving it into the Supplementary Data (Supplementary Table S2).

      To clarify the sources of the patient data, we have modified the methods section related to the table as follows:

      "Neratinib efficacy data, cancer types and co-alterations of patients harboring an ERBB4 alteration, enrolled in PUMA-NER-5201, the SUMMIT trial (NCT01953926), and treated with neratinib as a single agent (240 mg/day) were obtained from Puma Biotechnology (for patients enrolled based on an ERBB4 mutation - previously unpublished data) and cBioPortal (for patients with ERBB4 as a co-altered gene, enrolled based on an ERBB2 or ERBB3 mutation)."

      This text is now moved to "Supplementary Methods" under a new section "Neratinib efficacy in patients" on page 9 of the revised Supplementary Data -file

      There is a disconnect why the last two figures focus on a single model of NSCLC whereas the three most transforming mutations are found most commonly in breast, melanoma and GI tract cancers.

      The reviewer is correct in that the most transforming ERBB4 mutations are indeed found most commonly in beast and esophagogastric cancers and in melanoma. However, in the context of targeted therapy resistance,mutations that confer resistance are often acquired during therapy, and may not represent the typical cancer type-specific mutational patterns. The strongest evidence for a potential role of mutant ERBB4 in therapy resistance comes from the context of EGFR-targeted therapies and lung cancer. As mentioned in the results and discussion sections of the submitted manuscript, ERBB4 mutations identified in patients who developed resistance to EGFR-targeted therapy (Cremolini et al., 2019; Jänne et al., 2022), include the same mutation or mutation in the same residue as analyzed in the current study: the strongly transforming S303F or L798I. In addition, a recent study showed that EGFR-mutant lung cancer patients with co-occurring ERBB4 mutations have shorter relapse-free survival on osimertinib treatment (Vokes et al., 2022). Therefore, we focused on EGFR-mutant lung cancer as the model system to assess, as proof-of-concept, whether activating, transforming ERBB4 mutations are able to confer resistance to EGFR-targeted therapy. To make the transition to cancer therapy resistance and the rationale for choosing the model context more clear, we have added text to the start of the "Activating ERBB4 mutations drive resistance to EGFR-targeted therapy in EGFR-mutant NSCLC cells" -chapter of the revised manuscript:

      "There is emerging evidence associating ERBB4 with cancer therapy resistance across various cancer types and treatment regimens (Merimsky et al., 2001, 2002; Mendoza-Naranjo et al., 2013; Nafi et al., 2014; Saglam et al., 2017; Wege et al., 2018; Wang et al., 2019; Zhang et al., 2023; Debets et al., 2023; Albert et al., 2024; Arribas et al., 2024), including ERBB4 mutations that have been found in patient tumors after acquisition of therapy resistance (Cremolini et al., 2019; Jänne et al., 2022; Vokes et al., 2022; Yaeger et al., 2023; Yuan et al., 2023). Intriguingly, the ERBB4 mutations identified in patients who developed resistance to EGFR-targeted therapy (Cremolini et al., 2019; Jänne et al., 2022), include the same mutation or mutation in the same residue as analyzed in the current study: the strongly transforming S303F or L798I. In addition, co-occurring ERBB4 mutations in EGFR-mutant lung cancer patients have been shown to associate with shorter progression-free survival on EGFR inhibitor therapy (Vokes et al., 2022). These observations point to the possibility that mutant ERBB4 could promote resistance to targeted therapies."

      What are the differences in the recurrent ERBB4 mutant tumors versus ERBB4 wild-type tumors described in Figure 7?

      The reviewer points out a very relevant question. We suspect that in the tumors expressing mutant ERBB4, the activating ERBB4 mutants are able to compensate for the loss of EGFR signaling, particularly since the on-treatment cancer cells demonstrate elevated levels of ERBB4 ligands (Fig. 7C, D). This is analogous to accumulating evidence suggesting that ERBB4 independently and together with ERBB3 (and/or with increased availability of their ligands) compensate for survival and growth signaling upon ERBB2- or EGFR-targeted therapy (Carrión-Salip et al., 2012; Wilson et al., 2012; Nafi et al., 2014; Canfield et al., 2015; Yonesaka et al., 2015; Donoghue et al., 2018; Shi et al., 2018; Debets et al., 2023; Udagawa et al., 2023). Unfortunately, we are unable to approach this hypothesis using samples from the in vivo experiment in Fig.7. The treatment of the mice was stopped after 189 days of treatment in order to assess how many tumors grew back (i.e. how many mice were cured by the treatment). For this reason, we do not have the appropriate controls to analyze ERBB4 mutant-associated changes in on-treatment tumors.

      Figure 7C, D should be moved to supplemental as this is from previously published data and not strictly relevant to data shown in Fig 7.

      The data shown in Fig. 7C and D are a re-analysis of published single-cell RNA-seq data. While the single cell RNA-sequencing data set is previously published, the analysis of ERBB4 ligand expression performed, and shown in Fig. 7C and D has not been published before. We feel that these data provide evidence of a previously unrecognized upregulation of ERBB4 ligand expression in on-treatment EGFR-mutant NSCLC cells in vivo. Furthermore, as discussed in the results section of the original submitted manuscript (page 26; page 28 of the revised manuscript), the upregulation of ERBB4 ligands in the on-treatment tumors provides a plausible mechanism supporting mutant ERBB4 activation upon EGFR inhibitor treatment, as the transforming ERBB4 mutants seem to retain at least partly the dependency of ligand stimulation. Thus, we feel that these data are unpublished and relevant for the manuscript, and we would like to keep these data panels in the main Figure 7.

      Limitations should include consideration of endogenous levels of ERBB4 in the model systems used and disparate expression levels of wt ERBB4 versus ERBB4 mutation.

      We thank the reviewer for pointing out that we have not thoroughly disclosed the endogenous levels of ERBB4 expression in the used model systems. None of the used model systems (MCF10a, Ba/F3, COS-7, PC-9) express detectable levels of ERBB4 protein. This was mentioned in the original submitted manuscript for COS-7 (page 19; page 20 of the revised manuscript), Ba/F3 cells (page 18; page 19 of the revised manuscript), and PC-9 cells (page 24; page 24 of the revised manuscript), but not for MCF10a cells. We have now made this point more clear, and added a sentence "Neither of these models express detectable levels of ERBB4" in the results section under the chapter "Majority of the recurrent ERBB4 mutations are transforming in Ba/F3 or MCF10a cells" (page 12-13 of the revised manuscript), as well as to the discussion section (page 30 of the revised manuscript).

      Regarding the expression levels of different ERBB4 mutants versus ERBB4 wild-type, we have now added the new Figure 2B, showing the expression of all ERBB4 mutants and ERBB4 wild-type in Ba/F3 and MCF10a cells. We have also included the following text describing the expression levels of ERBB4 mutants in the results section under "Majority of the recurrent ERBB4 mutations are transforming in Ba/F3 or MCF10a cells" (page 13 of the revised manuscript):

      "The different ERBB4 mutants demonstrated similar expression levels compared to wild-type ERBB4 in both model systems with the exception of R106C and G907E mutants that were expressed predominantly as immature receptor forms in both models, suggesting defective receptor maturation. Also, the R1304W mutant demonstrated lower expression levels in the Ba/F3 cells, and could not be expressed at all in the MCF10a cells (Fig. 2B)."

      Minor comments:

      Fig1B lists ERBB3 V104V mutation?

      Thank you for noticing this mistake. This has now been corrected in the revised Figure 1B.

      List frequency of ERBB4 mutations in the introduction

      We thank the reviewer for the suggestion and have revised the introduction to include an example of the high frequency of ERBB4 missense mutations in cancer as follows:

      "Yet, despite the high frequency of ERBB4 missense mutations in various cancer types (up to 30% in non-melanoma skin cancer, Supplementary Fig. S1A, B) and characterization of several potentially oncogenic ERBB4 mutations (Prickett et al. 2009; Nakamura et al. 2016; Chakroborty et al. 2022; Kurppa et al. 2016; Tvorogov et al. 2009), the rationale for clinically targeting ERBB4 in cancer has not been fully developed."

      Clarification throughout if cells are serum-starved (how long) if stimulated with NRG-1

      We thank the reviewer for the thoughtful suggestion and have revised the main text and figure legends accordingly; in the revised manuscript on pages 6, 8, 9, 13, 17, 20, 25 and 26 "(10% serum)", on page 25 "following short-term stimulation with NRG-1 after overnight serum starvation (Fig. 6A).", as well as figure legends of Fig. 2, 4, 5, 6, S2, and S3.

      Reviewer #1 (Significance (Required)):

      General assessment: This work fills a gap in cancer research understanding if ERBB4 mutations could be targeted. Concerns and comments need to be addressed before definitive conclusions can be made.

      The authors wish to thank the reviewer for the positive assessment.


      Reviewer #2

      (Evidence, reproducibility and clarity (Required)):

      Ojala et al. report a very extensive exploration of the functional relevance of somatic mutations occurring in the ERBB4 gene. The Authors demonstrate that 11 out of 18 mutations they studied have oncogenic potential, with some of them actionable using clinically available ERBB inhibitors, while giving resistance to EGFR inhibitors.

      A very minor comment. At the beginning of page 21, I'd not define PD as the best respone. The Authors can write that all four patients progressed under treatment.

      We would like to thank the reviewer for the comment. We agree with the reviewer, and have now revised the sentence in question as follows:

      "Two of the three patients that were qualified for the SUMMIT trial due to a mutation in ERBB4, with no other qualifying mutations in ERBB family genes, had an ERBB4 mutation characterized in this study to be transforming (R544W and V840I) (Supplementary Table S2). Yet, neither of these patients, nor the patient with an ERBB4 VUS N465K, responded to neratinib and progressed under treatment (Supplementary Table S2)."

      Reviewer #2 (Significance (Required)):

      The work by Ojala et al. is the most detailed study of mutations occurring in ERBB4. Since these are relatively rare, they have not been properly studied up to now. The study is very well done.

      The authors wish to thank the reviewer for the very positive statement.


      Reviewer #3

      (Evidence, reproducibility and clarity (Required)):

      Summary - This work has mined cBioPortal to identify candidate cancer driver mutations in the gene encoding the ERBB4 receptor tyrosine kinase (Figure 1). These ERBB4 mutations occurred in clusters that are paralogous to activating mutations in other ERBB receptor genes or in clusters predicted to serve as dimerization interfaces of ERBB4. Eighteen such ERBB4 mutations were selected for characterization.

      • These mutants were tested in BaF3 and MCF-10A cells in the context of the ERBB4 JM-a CYT-2 isoform (Figure 2). Several of these ERBB4 mutants exhibited greater agonist-dependent coupling to cell proliferation than wild-type ERBB4. Moreover, some of the mutants exhibited greater agonist-independent coupling to cell proliferation than wild-type ERBB4. Five ERBB4 mutants (S303F, E452K, L798R, R992C, S1289A) exhibited greater activity in the BaF3 cells, whereas nine ERBB4 mutants (S303F, R393W, E452K, R544W, R711C, S774G, L798R, V840I, G870R) exhibited greater activity in the MCF10A cells. Thus, eleven of the ERBB4 mutants (S303F, R393W, E452K, R544W, R711C, S774G, L798R, V840I, G870R, R992C, S1289A) exhibited a gain-of-function phenotype. It should be noted that several of the ERBB4 gain-of-function mutants (R393W, R544W, R711C, V840I, G870R, R992C, S1289A) exhibited cell type specificity.

      • PyMol was used to "model" the effect of the most potent (S303F, E452K, and L798R) gain-of-function mutations on the structure of ERBB4 (Figure 3). These three mutations are predicted to cause increased ERBB4 dimerization.

      • When expressed in MCF-10A cells, the most potent (S303F, E452K, and L798R) gain-of-function ERBB4 mutants exhibited elevated ligand-dependent and ligand-independent tyrosine phosphorylation. This was accompanied by elevated EGFR, ERBB2, and ERBB4 tyrosine phosphorylation and elevated signaling by canonical effector proteins (Figure 4).

      • The homo- and heterodimerization of the most potent ERBB4 mutant (S303F) was studied following transient transfection of COS-7 cells (Figure 4). As predicted, the S303F mutant exhibited greater ERBB4 homodimerization and greater heterodimerization with EGFR and ERBB2, but not with ERBB3.

      • The data from the clinical trial NCT01953926 was mined to evaluate whether the presence of an ERBB4 activating mutation found in this work is associated with sensitivity to the pan-ERBB inhibitor neratinib (Table 1). Surprisingly, a compelling association was NOT found. In contrast, the proliferation of BaF3 cells that express gain-of-function ERBB4 mutants is sensitive to the irreversible pan-ERBB inhibitors neratinib, afatinib, and dacomitinib (Figure 5).

      • Mining the cBioPortal, AACR GENIE, and COSMIC datasets indicates that the three most potent ERBB4 gain-of-function mutants (S303F, E452K, and L798R) exhibit tissue specificity (Supplementary Figure S5). Moreover, the S303F mutation is coincident with a mutation in another ERBB receptor to a much lesser degree than other gain-of-function ERBB4 mutants, particularly E452K. This too is suggestive of differences in the mechanism of action among the gain-of-function ERBB4 mutants (Supplementary Figure S5).

      • To test the effect of ERBB4 gain-of-function mutants on resistance to EGFR inhibitors, PC-9 NSCLC cells (which contain an endogenous gain-of-function EGFR mutant but do not endogenously express ERBB4) were transduced with ERBB4 gain-of-function mutants. In these cells the S303F and L715K mutants exhibited elevated ERBB4 signaling, but the L798R and K935I mutants did not. Nonetheless, the S303F, E715K, and K935I mutants promoted osimertinib resistance upon long-term treatment in vitro, whereas the L798R mutant did not (Figure 6). Moreover, the E715K and S303F mutants caused osimertinib resistance in vivo.

      • Overall, this is an impressive body of work. The experiments have been carefully performed and the data are clearly presented. However, the breadth of this work makes it a bit unfocused and difficult to digest.

      The authors wish to thank the reviewer for the positive statement.

      Major Issues Affecting the Conclusions

      The COS-7 data in Figure 4 are probably generated using supraphysiological levels of ERBB4 expression, raising concerns about the ability to draw general conclusions from these data. This issue should be addressed.

      We appreciate the reviewer's insight on the details concerning experimentation in COS-7 cells. We acknowledge the drawbacks in experiments performed using transient overexpression of proteins in COS-7 cells using vectors with strong viral promoters. To mitigate these drawbacks, we routinely perform transient overexpression in COS-7 cells using the retroviral pBABE-vectors, which have a weak promoter and produce relatively moderate protein expression level. We have included here a reviewer-only figure (Reviewer-only Figure 2) that demonstrates the ERBB4 expression level derived from the pBABE-vector, compared to endogenous expression level of ERBB4 in T47D and MCF7 cells, as well as to ERBB4 expression derived from pcDNA3.1 vector that harbors a strong viral CMV promoter. With this, we hope to convince the reviewer that the ERBB4 expression levels in our COS-7 cell experiments are not supraphysiological.

      Reviewer-only Figure 2. The expression level of ERBB4 in T47D and MCF7 cells, as well as in COS-7 cells transiently transfected with equal amounts of pBABE-puro-gateway-ERBB4JM-aCYT-2 plasmid, or pcDNA3.1.-ERBB4JM-aCYT-2 plasmid.

      The inhibitor data shown in Figure 5 may be over-interpreted. The affinity of neratinib, afatinib, and dacomitinib for EGFR is reportedly higher than the affinity of these drugs for ERBB4. Thus, the failure of ERBB4 gain-of-function mutants to cause resistance to these inhibitors may be because the inhibitors bind to endogenous EGFR and therefore fail to bind to ERBB4.

      We thank the reviewer for the insightful comments. The experiments in Figure 5 were performed in Ba/F3 cells, which do not express endogenous EGFR, or other kinase competent ERBB receptors (Riese et al., 1995). Therefore, it is unlikely that the observed cellular responses to neratinib, afatinib, or dacomitinib are affected by the drugs' preferable binding to EGFR.

      Moreover, the conclusion that the gain-of-function ERBB4 mutants are targetable with these inhibitors appears to be an overreach.

      We have revised our conclusion into that ERBB4 mutants are "sensitive to" these inhibitors, as supported by our data in Figure 5. This revision has been made in the abstract (page 2), introduction section (page 4), results section (page 23), and in the discussion (page 31) of the revised manuscript.

      The inhibitor data shown in Figure 6 demonstrates that activating ERBB4 mutations are sufficient to drive inhibitor resistance. However, these data do not demonstrate that the mutations are necessary to drive inhibitor resistance. Thus, these data are of less value than represented in this work. Knockout or silencing (CRISPR or siRNA) experiments would be more definitive.

      We agree with the reviewer that performing knock-out or silencing experiments to demonstrate the necessity of mutant ERBB4 for inhibitor resistance would strengthen the conclusions. However, the PC-9 cells (or any other EGFR-mutant NSCLC cell lines) do not express endogenous ERBB4, and do not have endogenous ERBB4 mutations. Therefore, knock-out or silencing experiments are unfortunately not possible in this setting.

      Minor Issues That Can Confidently Be Addressed

      In Figure 2, the MCF10A data are more compelling than the BaF3 data. Thus, an argument can be made that the BaF3 data belong in a supplemental figure. However, the combination of data from both cell lines illustrate the fact that ERBB4 mutants appear to exhibit cell type specificity. If this point is emphasized in the text, then Figure 2 should remain as currently presented.

      We agree with the reviewer that our data suggest that the ERBB4 mutants demonstrate a level of context-specificity. This was mentioned in the results section of the original submitted manuscript (page 20; page 21 of the revised manuscript) as well as discussed in the discussion section (page 29; page 29 of the revised manuscript). To emphasize this further, we have revised our conclusions at the end of the "Majority of the recurrent ERBB4 mutations are transforming in Ba/F3 or MCF10a cells" -section as follows:

      "Taken together, these analyses indicate a potential oncogenic role for 11 recurrent ERBB4 mutations. Eight of the mutations were transforming in only one of the models used, suggesting context-specificity. Three mutants (S303F, E452K and L798R) were strongly transforming with the ability to transform both cell models, S303F being unique in its ability to transform both models in the absence of NRG-1."

      The modeling data shown in Figure 3 are a bit under-interpreted. It would appear that the S303F, E452K, and L798R mutants would cause increased ERBB4 signaling by (1) shifting the equilibrium of ERBB4 monomers between the tethered (inactive) state and the extended (active) state or by (2) directly fostering receptor dimerization. The modeling data should be interpreted in the context of these two paradigms.

      We thank the reviewer again for an insightful observation. We have now revised the text describing the modeling data based on the reviewer's suggestions (please see the revised manuscript, under "Structural analysis of the transforming ERBB4 mutations").

      The mechanistic data shown in Figure 4 are also a bit under-interpreted. The data from Figure 2 suggest that ERBB4 gain-of-function mutants are more likely to promote ERBB4 heterodimerization than ERBB4 homodimerization. Do the data from Figure 4 support this hypothesis?

      The authors agree with the reviewer in that the activating ERBB4 mutations lead to increased activation of other ERBB family members (Fig. 4A), supporting a hypothesis that activating ERBB4 mutations lead to increased heterodimerization. We have discussed this throughout the original submitted manuscript, for example making these conclusions:

      Results section, page 16 (page 18 of the revised manuscript): "In summary, these data indicate that S303F, E452K and L798R are activating, gain-of-function ERBB4 mutations that may co-operate with other ERBB receptors in malignant transformation.", page 19 (page 20 of the revised manuscript): "Together, these data suggest that while ERBB4 can be transforming in the absence of other ERBB receptors, mutant ERBB4 co-operates with ERBB3 to promote ligand-independent cell transformation.".

      Discussion section, page 30 (page 31 of the revised manuscript: "Together, these findings imply that ERBB4 heterodimers with other ERBB receptors can contribute to cell transformation and growth, supporting the rationale for pan-ERBB inhibition approach in targeting mutant ERBB4 in cancer."

      Reviewer #3 (Significance (Required)):

      General Assessment: Strengths and Limitations

      • This work makes a significant contribution to the hypothesis that ERBB4 gain-of-function mutants drive multiple human malignancies. However, this work dances around two issues. (1) Is heterodimerization of EGFR or ERBB2 with ERBB4 required for the transforming activity of these ERBB4 mutants? (2) Are these ERBB4 mutants found in the context of the JM-a/CYT-2 isoform or some other isoform? Are these ERBB4 mutants active in the context of isoforms other than JM-a/CYT-2?

      We thank the reviewer for the very positive assessment and insight on specific ERBB4 biology that could affect the functional effect of mutations in ERBB4. We would like to comment on these insights:

      1) Since the strongly transforming ERBB mutations all promoted the activation of EGFR, ERBB2, and ERBB3 (Fig. 4A), it is possible that heterodimerization plays a role in the transforming activity of these ERBB4 mutants. However, our data suggests that EGFR and ERBB2 are not necessary for transformation, since the Ba/F3 cells, where transformation by ERBB4 mutants was observed (Fig. 2D), do not express EGFR or ERBB2. We did see a consistent upregulation of endogenous ERBB3 upon IL3 deprivation in the ERBB4 S303F -expressing Ba/F3 cells (Fig. 4B), which contributed to the ERBB4 S303F -driven, IL3-independent transformation (Supplementary Fig. S3C-D).

      2) None of the analyzed ERBB4 mutations are located in the JM- or CYT-regions of ERBB4, and thus could hypothetically be expressed in the context of any of the four ERBB4 isoforms. However, cancer tissues almost exclusively express the JM-a isoforms of ERBB4, with roughly similar ratios of CYT-1 and CYT-2 isoforms. We chose to use the JM-a CYT-2 isoform in this study, based on our previous work that has implicated the JM-a CYT-2 isoform as being more oncogenic than JM-a CYT-1 isoform, as elaborated in the original submitted manuscript: "The ERBB4 JM-a CYT-2 isoform was used in the studies based on previous findings suggesting that JM-a CYT-2 is the more oncogenic ERBB4 isoform of the cancer-associated isoforms (Veikkolainen et al., 2011) in hematopoietic cell contexts (relevant for the Ba/F3 cell model) (Määttä et al., 2006; Chakroborty et al., 2022)". We do agree with the reviewer that future studies should determine the relative contribution of JM-a CYT-1 and JM-a CYT-2 isoforms in the ability of mutant ERBB4 to drive cancer growth.

      Advance: How Does This Work Advance the Field

      • This work will undoubtedly reinvigorate the ERBB4 field.

      Audience:

      • Those with an interest in the role that ERBB receptors play in human tumors.

      My Expertise:

      • 30+ years of experience studying ERBB receptors.

      REFERENCES

      Albert, V. et al. (2024) 'HER4 Affects Sensitivity to Tamoxifen and Abemaciclib in Luminal Breast Cancer Cells and Restricts Tumor Growth in MCF-7-Based Humanized Tumor Mice', International Journal of Molecular Sciences. Multidisciplinary Digital Publishing Institute, 25(13), p. 7475. doi: 10.3390/ijms25137475.

      Arribas, A. J. et al. (2024) 'ERBB4-mediated signaling is a mediator of resistance to BTK and PI3K inhibitors in B cell lymphoid neoplasms', Molecular Cancer Therapeutics, 23(3), pp. 368-380. doi: https://doi.org/10.1158/1535-7163.MCT-23-0068.

      Bose, R. et al. (2013) 'Activating HER2 mutations in HER2 gene amplification negative breast cancer', Cancer Discovery, 3(2), pp. 224-237. doi: 10.1158/2159-8290.CD-12-0349.

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      Carrión-Salip, D. et al. (2012) 'Androgen-independent prostate cancer cells circumvent EGFR inhibition by overexpression of alternative HER receptors and ligands', International Journal of Oncology. Int J Oncol, 41(3), pp. 1128-1138. doi: 10.3892/ijo.2012.1509.

      Chakroborty, D. et al. (2022) 'An Unbiased Functional Genetics Screen Identifies Rare Activating ERBB4 Mutations', Cancer Research Communications, 2(1), pp. 10-27. doi: 10.1158/2767-9764.crc-21-0021.

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      Debets, D. O. et al. (2023) 'Deep (phospho)proteomics profiling of pre- treatment needle biopsies identifies signatures of treatment resistance in HER2+ breast cancer', Cell Reports Medicine. Elsevier, 4(10), p. 101203. doi: 10.1016/j.xcrm.2023.101203.

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    1. Synthèse détaillée des thèmes et faits marquants de la présentation de Valérie Masson-Delmotte

      • Cette synthèse reprend les points essentiels de l'intervention de Valérie Masson-Delmotte sur les attaques contre les sciences du climat et de la durabilité, en contextualisant ces attaques par rapport aux faits scientifiques établis et en explorant les liens avec la vie démocratique et l'action climatique.

      I. Les attaques contre les sciences du climat et de la durabilité : Une nouvelle phase d'obstruction systémique

      • Valérie Masson-Delmotte introduit son intervention en situant sa propre expérience de recherche, notamment sur la géoingénierie polaire, comme une "distraction ou une diversion coûteuse" qui s'inscrit dans un contexte plus large d'attaques.

      Elle décrit une "nouvelle phase" dans les politiques favorables aux énergies fossiles, caractérisée non plus par un simple "rideau de fumée" de désinformation, mais par une "obstruction tous azimuts".

      A. Le Projet 2025 et ses objectifs

      Cette nouvelle phase, pensée par le Projet 2025, est motivée par la clarté des connaissances scientifiques et la capacité croissante à répondre aux besoins humains sans énergies fossiles.

      L'objectif est de "détruire la capacité à produire ces faits scientifiques".

      Les actions concrètes de l'administration Trump (si elle était réélue, nommée "Trump 2" dans le texte) incluent :

      • Affirmation d'une "urgence énergétique" et obstruction à la transition énergétique.
      • Suppression des étiquettes énergie des politiques favorables aux énergies fossiles.
      • Arrêt du plan Biden Inflation Reduction Act, favorable aux technologies propres.
      • Destruction des "pierres angulaires du droit de l'environnement", notamment le suivi des espèces menacées.
      • Ciblage de la décision de l'EPA (Endangerment Finding) classant les émissions de six gaz à effet de serre comme "dangereux pour le bien-être et la santé humaine".

      B. Méthodes d'intimidation et de démantèlement

      Les attaques se traduisent par :

      • Intimidation des organisations scientifiques, menaces de coupes budgétaires et leur réalisation.
      • Censure par mots clés et "licenciements massifs".
      • Suppression de contenu lié au changement climatique sur les sites ministériels.
      • Interdictions de formation intégrant les aspects liés au changement climatique.
      • Démantèlement de la capacité à produire des connaissances, notamment sur la santé environnementale à l'EPA.
      • Arrêt de financements de programmes de recherche sur le changement climatique et la santé pour le ministère de la Défense.
      • Sabotage de la capacité de suivi de l'état de l'atmosphère, entraînant la dégradation des prévisions météorologiques et la fermeture d'agences d'alerte.
      • Affaiblissement des capacités de suivi des lois environnementales (Endangered Species Act, Marine Mammal Protection Act).
      • Destruction de la capacité d'évaluation nationale sur le changement climatique (US Global Change Research Program).
      • Démantèlement de l'Office of Global Change au Département d'État, affectant la participation américaine aux instances internationales (IPCC).
      • Coupes budgétaires massives par mots clés (NSF, NOAA, NASA) visant à éliminer les laboratoires de recherche sur l'atmosphère, l'océan, l'Antarctique, et les instituts coopératifs.
      • Harcèlement (ex: arrêt du paiement du bail pour le laboratoire commun Columbia NASA).
      • Décimation des centres d'adaptation au changement climatique, d'information sur l'énergie et des centres sur les sciences de l'eau.
      • Volonté de démanteler l'agence de réponse rapide en cas de catastrophe.
      • Ciblage du suivi des émissions de gaz à effet de serre, des centres de modélisation et des aspects liés aux injustices environnementales.
      • Masson-Delmotte souligne l'interdiction explicite de mots clés tels que "atténuation", "gaz à effet de serre", "changement climatique", "science du climat", "risque climatique", "résilience", "justice environnementale", "pollution", "vulnérabilités", "evidence-based" et "science-based". Cette méthode, déjà observée sous Trump 1 à l'EPA, est désormais "généralisée", avec des leçons tirées pour une action "à une échelle plus large".

      II. Le constat scientifique, "trop clair" et "très clair"

      • La présentation met en lumière l'état actuel et l'évolution des indicateurs clés du système climatique, soulignant l'urgence et l'ampleur de l'influence humaine.

      *** A. Émissions et concentrations de gaz à effet de serre**

      • Émissions mondiales : Continuent d'augmenter, mais "moins vite sur la dernière décennie que précédemment". 24 pays ont réduit leurs émissions grâce à des politiques publiques efficaces.
      • Chine : Les émissions n'ont pas augmenté depuis environ un an, grâce à l'électrification des mobilités et le déploiement des énergies renouvelables.
      • Gaz à effet de serre fluorés : Baisse due à l'effet du Protocole de Montréal.
      • Composés soufrés : Leur réduction (effet refroidissant) contribue à dévoiler l'effet réchauffant des gaz à effet de serre.
      • Concentrations atmosphériques : Continuent d'augmenter, particulièrement vite pour le CO2 en 2023-2024, en partie à cause de l'effet El Niño qui a "fragilisé le puits de carbone terrestre". Le Global Carbon Project estime que l'effet climat a sapé "environ 27 % de l'augmentation du puits de carbone terrestre".
      • Forçage radiatif : L'influence humaine atteint environ "3 W par mètre carré", avec un rythme d'augmentation sur la dernière décennie "encore plus fort que la décennie précédente".

      B. Réchauffement climatique et ses conséquences

      • Déséquilibre énergétique de la Terre : A augmenté pour atteindre "1 W par mètre carré".
      • Réchauffement observé :
      • Moyenne planétaire : "1,24°C" sur la dernière décennie.
      • Océan : "1°C".
      • Continents : "environ 1,8°C".
      • Part attribuable aux activités humaines : "1,22°C" sur les 1,24°C observés.
      • Rythme de hausse : "0,27°C de plus par décennie".
      • Réchauffement attribuable à l'influence humaine (extrapolé) : "1,36°C plus chaud".
      • Dépassement des seuils : Atteindre "plus d'un degré et demi comme en 2024 pour la première fois, c'est une chance sur 6" ; avec El Niño et variabilité chaude Atlantique Nord, "c'est une chance sur deux".
      • Montée du niveau de la mer : "Quasiment 23 cm depuis 1900".

      Rythme sur les 10 dernières années : "plus de 4 mm par an" avec une accélération due à l'accumulation de chaleur dans l'océan et la contribution croissante du Groenland et de l'Antarctique.

      C. Attribution des responsabilités

      Les méthodes d'attribution, développées par Klaus Hasselman, "n'ont fait que s'affiner pour un constat qui est vraiment très clair maintenant".

      • Responsabilité historique par pays (depuis 1851) :
      • États-Unis : "premier responsable du réchauffement à ce jour".
      • Chine : "2e rang", devant l'Union européenne à 27.
      • Certaines analyses suggèrent que l'effort de décarbonation en Chine pourrait faire qu'elle "ne rattrape jamais le niveau de responsabilité des États-Unis".
      • Tensions géopolitiques : Les pays en développement estiment que l'Accord de Paris "remet à zéro" la responsabilité historique, tandis que les pays industrialisés et exportateurs d'énergies fossiles sont plus à l'aise avec cette approche.
      • Pays les moins développés : "6 % des de contribution au réchauffement historique", alors qu'ils sont "le milliard de personnes qui vit dans l'ensemble des pays les moins développés" et sont les plus vulnérables.
      • Responsabilité par catégorie de revenus (étude de 2024, incluant consommation et investissements) :
      • "2/3 du réchauffement est attribuable au top 10 %" des émetteurs mondiaux depuis 1990.
      • "1/5 au top 1 %" des émetteurs.
      • Si tout le monde avait le même train d'émissions que les 10 % les plus riches, le réchauffement aurait déjà été de "3 degrés au lieu de 0,6°C depuis 1990".
      • Le top 10 % contribue "6 et demi fois plus" que la moyenne planétaire par personne.
      • Les émissions du top 10 % en Chine ou aux États-Unis ont une responsabilité "deux à trois fois plus grande que la moyenne de la population mondiale sur l'augmentation des vagues de chaleur dans des régions particulièrement vulnérables".
      • Responsabilité des acteurs économiques : Application de la méthode d'attribution "end-to-end" (émission -> réchauffement -> événement extrême -> coût des dommages) aux "plus grandes supermajors pétrolières".
      • Les cinq plus grandes entreprises pétrolières et gazières mondiales sont responsables depuis 1991 d'"environ 2 000 milliards de dollars de pertes économiques uniquement liées à la chaleur extrême".
      • Ces constats "dérangent bien sûr" et posent la question de la "responsabilité par rapport aux pertes et dommages".
      • Droits des générations futures : L'exposition "sans précédent" aux extrêmes climatiques des jeunes générations. Pour les personnes nées en 2020 :
      • Si le réchauffement est limité à 1°C, "52 % de cette génération sera exposée de manière inédite".
      • Si le réchauffement atteint 3°C, "la quasi-totalité de cette génération" (plus de 90 %) sera exposée de manière inédite.
      • Ces connaissances scientifiques "très claires" peuvent "nourrir... des contentieux juridiques, des délibérations politiques" et sont perçues comme "hostiles" par certains acteurs économiques ou catégories de la population qui "tirent partie de la situation actuelle".

      III. Démocratie et action climatique : Des liens cruciaux et des défis

      Valérie Masson-Delmotte explore les liens entre la gouvernance démocratique et la capacité à mettre en œuvre une action climatique efficace, soulignant les vulnérabilités et les leviers d'action.

      A. Trajectoires socio-économiques et risques

      Le scénario de

      • "rivalité régionale",
      • "résurgence du nationalisme",
      • "préoccupation en matière de compétitivité sécurité",
      • "perte d'une vision plus large",
      • "baisse des investissements dans l'éducation et le développement technologique",
      • "développement économique lent",
      • "consommation à forte intensité matérielle",
      • "aggravation d'inégalité",
      • "faible priorité aux problèmes environnementaux",
      • "forte dégradation de l'environnement" (SSP3)

      est le scénario "à plus haut risque" pour l'atténuation et l'adaptation. * Il existe un "jeu d'acteur organisé puissant ancré dans le national conservatisme qui vise en fait à créer une bifurcation par rapport aux tendances récentes au focus mis sur la soutenabilité créer une bifcation vers ce type de trajectoire".

      B. Démocratie comme levier d'action climatique

      • Réduction des émissions : "24 pays qui l'ont déjà réduit les ont déjà réduites fortement dans la durée tous des démocraties".
      • Politiques publiques efficaces : Une étude comparant 1500 politiques publiques montre que "60 des 63 exemples de combinaison de politique publique efficace sont des pays qui ont des indices de démocratie parmi les plus élevés". Les exceptions sont l'Arabie Saoudite et la Chine.
      • Caractéristiques des démocraties efficaces : "Pluralisme, la liberté de la presse, le dynamisme de la société civile, contrôle de la corruption".
      • Capacités de transformation (selon le GIEC) : Vont de pair avec la capacité de "délibérer, de construire des transitions justes qui tiennent compte des inégalités des vulnérabilités des droits humains des enjeux de cohésion sociale", l'engagement des parties prenantes (y compris la jeunesse), le renforcement des processus délibératifs (assemblées citoyennes), des rôles clairs pour les pouvoirs publics, et un suivi et évaluation.

      C. Obstacles démocratiques à l'action climatique

      • Clientélisme et corruption : Le développement démocratique n'est associé à la réduction des émissions que dans les pays "qui ont un faible niveau de clientélisme et de corruption".
      • Rente des énergies fossiles : Les "effets de rente liés aux énergies fossiles sapent les institutions et la capacité à mettre en œuvre de manière efficace les lois et régulation environnementale". Les pays dépendants de l'extraction de pétrole et de gaz ont souvent des "difficultés de contrôle de la corruption" et maintiennent des "subventions élevées aux énergies fossiles".
      • Inégalités de revenus : Sapent la capacité à agir efficacement. Dans les pays les plus inégalitaires, les personnes à hauts revenus (très émettrices) "s'opposent au renforcement de la régulation environnementale" et leur opposition est renforcée par la possession de médias privés et le contrôle des réseaux sociaux.

      En conclusion, Valérie Masson-Delmotte souligne l'importance de "renouveler et vivifier la vie démocratique" face aux attaques des discours populistes et du contrôle de la désinformation.

      Le "renforcement des délibérations qui s'appuient sur les connaissances et les faits est pour moi un levier d'action critique par rapport à la défense de la capacité de délibération des sociétés démocratiques vis-à-vis du renforcement de l'action pour le climat".

    1. Informatics applies technology to transform data into actionable information to support decision-making. It focuses on how data interacts with people, systems, and specific domains of society. Informatics serves as a bridge between humans and computers by facilitating the exchange, interpretation, and use of information. It draws from Computer Science (CS), information science (IS), and domain knowledge

      When verifying the general definition of informatics, it mostly aligns with Health Informatics but needs a few clarifications to fully fit this domain. Health Informatics is not just about transforming data — it’s about using information and technology to improve patient care, safety, and health outcomes. This work relies on tools like electronic health records (EHRs), clinical decision support systems, telehealth, and secure data sharing to make sure information is available and meaningful to clinicians, patients, and public health teams (Sumner et al., 2025). A good definition must also include how Health Informatics depends on standards like HL7 and FHIR to ensure systems can work together. It also involves designing user-friendly systems and following strict privacy rules like HIPAA, plus strong ethical practices around consent and data security (Valenta et al., 2018). It’s important to note the growing role of artificial intelligence and remote monitoring in today’s digital health systems too. Overall, Health Informatics clearly goes beyond general IT — it’s an interdisciplinary field that connects clinical care, data science, and technology to support safer, more efficient, and patient-centered healthcare (Mansurjonovich, 2023). When done well, Health Informatics empowers teams to deliver better evidence-based decisions. It also helps reduce errors and supports health equity by improving access to quality information and care.

      Rationale: Including these specific elements makes the definition of Health Informatics more accurate because it shows that this domain is not only about handling data but also about applying it responsibly to real healthcare challenges. It highlights how Health Informatics connects people, technology, and policy to improve patient safety and outcomes, which goes beyond what general IT or computer science do on their own. By focusing on ethical, secure, and patient-centered data use, the definition makes it clear how Health Informatics stands apart as a unique and critical field in modern healthcare (Mansurjonovich, 2023; Sumner et al., 2025).

      References:

      Mansurjonovich, J. M. (2023). Designing an electronic didactic environment to ensure interdisciplinary integration in the teaching of" Informatics and information technologies" during professional education. Conference, 3(03), 78-82.

      Sumner, B., Martin, R., Gladman, T., Wilkinson, T. J., & Grainger, R. (2025). Understanding the gap: A balanced multi-perspective approach to defining essential digital health competencies for medical graduates. BMC medical education, 25(1), 1-11.

      Valenta, A. L., Berner, E. S., Boren, S. A., Deckard, G. J., Eldredge, C., Fridsma, D. B., Gadd, C., Gong, Y., Johnson, T., Jones, J., Manos, E. L., Phillips, K. T., Roderer, N. K., Rosendale, D., Turner, A. M., Tusch, G., Williamson, J. J., & Johnson, S. B. (2018). AMIA Board White Paper: AMIA 2017 core competencies for applied health informatics education at the master’s degree level. Journal of the American Medical Informatics Association, 25(12), 1657–1668. https://doi.org/10.1093/jamia/ocy132

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      Reply to the reviewers

      Revision Plan

      June 28, 2025

      Manuscript number: RC-2025-02982

      Corresponding author(s): Babita Madan, Nathan Harmston, David Virshup

      General Statements In Wnt signaling, the relative contributions of ‘canonical (β-catenin dependent) and non- canonical (β-catenin independent) signaling remains unclear. Here, we exploited a unique and highly robust in vivo system to study this. Our study is therefore the first comprehensive analysis of the β-catenin independent arm of the Wnt signaling pathway in a cancer model and illustrates how a combination of cis-regulatory elements can determine Wnt-dependent gene regulation.

      We are very pleased with the reviews; it appears we communicated our goal and our findings clearly, and in general the reviewers felt the study provided important information, was well planned and the results were “crystal clear”.

      While more experiments could strengthen and extend the results, we feel our results are already very robust due to the use of multiple replicates in the in vivo system.

      The Virshup lab in Singapore closed July 1, 2025 and so additional wet lab studies are not feasible.

      1. Description of the planned revisions

      Insert here a point-by-point reply that explains what revisions, additional experimentations and analyses are planned to address the points raised by the referees.

      Below we address the points raised by the reviewers:

      Reviewer #1 (Evidence, reproducibility and clarity (Required)):

      The article has the merit of addressing a yet-unsolved question in the field (if beta-catenin can also repress genes) that only a limited number of studies has tried to tackle, and provides useful datasets for the community. The system employed is elegant, and the PORCN-inhibition bypassed by a ____constitutively active beta-catenin is clean and ingenious. The manuscript is clearly written.

      We thank the reviewers for their kind comments on the importance of the data. Our orthotopic model provides the opportunity to exploit robust Wnt regulated gene expression in a more responsive microenvironment than can be achieved in cell culture and simple flank xenograft models.

      Here we propose a series of thoughts and comments that, if addressed, would in our opinion improve the study and its description.

      1) We wonder why a xenograft model is necessary to induce a robust WNT response in these cells.

      The authors describe this set-up as a strength, as it is supposed to provide physiological relevance, yet it is not clear to us why this is the case.

      We welcome the opportunity to expand on our choice of an orthotopic xenograft model. It has been long established that cancer cells behave differently in different in vivo locations (Killion et al., 1998). Building on this, we confirmed this in our system that identical pancreatic cancer cells treated with the same PORCN inhibitor had very different responses in vitro, in the flank and in their orthotopic environment (Madan et al., 2018). To quote from our prior paper, “Looking only at genes decreasing more than 1.5-fold at 56 hours, we would have missed 817/1867 (44%) genes using a subcutaneous or 939/1867 (50%) using an in vitro model. Thus, the overall response to Wnt inhibition was reduced in the subcutaneous model and further blunted in vitro. An orthotopic model more accurately represents real biology.

      The reason for this is presumably the very different orthotopic microenvironment, including tissue appropriate stroma-tumor, vascular-tumor, lymphatic-tumor, and humoral interactions.

      Moreover, as the authors homogenize the tumour to perform bulk RNA-seq, we wonder whether they are not only sequencing mRNA from the cancer cells but also from infiltrating immune cells and/or from the surrounding connective tissue.

      In experiments generating RNA-seq data from xenograft models, the resulting sequences can originate from either human (graft) or mouse (host). In order to account for this, following standard practice, we filtered reads prior to alignment using Xenome (Conway et al., 2012). We have added additional text to the methods to highlight this step in our pipeline.

      2) If, as the established view implies, Wnt/beta-catenin only leads to gene activation, pathway

      inhibition would free up the transcriptional machinery - there is evidence that some of its constituents are rate-limiting. The free machinery could now activate some other genes: the net effect observed would be their increased transcription upon Wnt inhibition, irrespective of beta-catenin's presence. Could this be considered as an alternative explanation for the genes that go up in both control and bcat4A lines upon ETC-159 administration? This, we think, is in part corroborated by the absence of enrichment of biological pathways in this group of genes. The genes that are beta-catenin-dependent and downregulated (D&R) are obviously not affected by this alternative explanation.

      This is an interesting suggestion, and we will incorporate this thought into our discussion of potential mechanisms.

      3) The authors mention that HPAF-II are Wnt addicted. Do they die upon ETC-159 administration, and is this effect rescued by exogenous WNT addition?

      We and several others have previously reported that Wnt-addicted cells differentiate and/or senesce upon Wnt withdrawal in vivo but not in vitro. This is related to the broader changes in gene expression in the orthotopic tumors. The effect of PORCN inhibition has been demonstrated by us and others and is rescued by Wnt addition, downstream activation of Wnt signaling by e.g. APC mutation, and, as we show here, stabilized β-catenin.

      4) Line 120: the authors write about Figure 1C: "This demonstrates that the growth of β-cat4A cells in vitro largely requires Wnts to activate β-catenin signaling." The opposite is true: control cells require WNT and form less colony with ETC159, while β-cat4A are independent from Wnt secretion.

      We appreciate the reviewer pointing out our mis-statement. This error has now been corrected in the revised manuscript.

      5) Lines 226-229: "The β-catenin independent repressed genes were notably enriched for motifs bound by homeobox factors including GSC2, POU6F2, and MSGN1. This finding aligns with the known role of non-canonical Wnt signaling in embryonic development" This statement assumes that target genes, or at least the beta-catenin independent ones, are conserved across tissues, including developing organs. This contrasts with the view that target genes in addition to the usual suspects (e.g., AXIN2, SP5 etc.) are modulated tissue-specifically - a view that the authors (and in fact, these reviewers) appear to support in their introduction.

      We agree with the reviewer that a majority of Wnt-regulated genes are tissue specific. Indeed, the β-catenin independent Wnt-repressed genes may also be tissue specific. In other tissues, we speculate that other β-catenin independent Wnt-repressed genes may also have homeobox factor binding sites as well and so the general concept remains valid. We do not have sufficient data in other tissues to resolve this issue.

      7) The luciferase and mutagenesis work presented in Figure 5 are crystal-clear. One important aspect that remains to be clarified is whether beta-catenin and/or TCF7L2 directly bind to the NRE sites. Or do the authors hypothesize that another factor binds here? We suggest the authors to show TCF7L2 binding tracks at the NRE/WRE motifs in the main figures.

      A major question of the reviewers was, can we provide additional evidence that the NRE is bound by LEF/TCF family members. Our initial analysis of more datasets indicates TCF7L2 peaks are enriched on NREs in Wnt-β-catenin responsive cell lines like HCT116 and PANC1. These analyses appear to further support the model that the NRE binds TCF7L2, but we fully agree these analyses can neither prove nor disprove the model.

      In our revision, we will analyze additional cut and run datasets as suggested and look at the HEPG2 datasets suggested by reviewer 1. We are concerned about tissue specificity as some of the genes are not expressed in e.g. HEPG2 or HEK293 cells where datasets are available. However, our data continues to support a functional role for the NRE in the modulation of β-catenin regulated genes. The best analysis would be more ChIP-Seq or Cut and Run assays on tissues, not cells, but these studies are beyond what we can do.

      What about other TCF/LEFs and beta-catenin? Are there relevant datasets that could be explored to test whether all these bind here during Wnt activation?

      As above, We will analyze additional ChIP and Cut & Run datasets to address this question looking at β-catenin and other LEF/TCF family members. We also reflect on the fact that ChIP-Seq does not necessarily imply that the targeted factor (e.g.,TCF7L2) is bound in the target site in all the cells.

      The repression might be mediated by beta-catenin partnering with other factors that bind the NRE even by competing with TCF7L2.

      We appreciate the insightful comments and now incorporate this into our discussion.

      8) In general, while we greatly appreciate the github page to replicate the analysis, we feel that the methods' description is lacking, both concerning analytical details (e.g., the cutoff used for MACS2 peak calling) or basic experimental planning (e.g, how the luciferase assays were performed).

      We thank reviewers for the suggestions and will add further details regarding the analysis

      and experimental planning in the method sections.

      9) The paper might benefit from the addition of quality metrics on the RNA-seq. Interesting for example would be to see a PCA analysis - as a more unbiased approach - rather than the kmeans clustering.

      We have this data and will add it to the revised manuscript.

      10) It seems that in Figure 3A the clusters are mislabelled as compared to Figure 3B and Figure 1. Here the repressor clusters are labelled DR5, DR6 and DN7 whereas in the rest of the paper they are labelled DR1, DR2 and DN1.

      Thank you for pointing out this issue. This has now been corrected in Figure 3.

      11) The siCTNNB1 in Figure 5E is described to be a significant effect in the text whereas in Figure 5E this has a p value of 0.075.

      Thank you for pointing out the p value did not cross the 0.05 threshold. We have modified the text to remove the word ‘significant’.

      12) Line 396: 'Here we confirm and extend the identification of a TCF-dependent negative regulatory element (NRE), where beta-catenin interacts with TCF to repress gene expression'. We suggest caution in stating that beta-catenin and TCF directly repress gene expression by binding to NRE. In the current state the authors do not show that TCF & beta-catenin bind to these elements. See our previous point 7.

      We appreciate the suggestion of the reviewers. We will be more cautious in our interpretation.

      Further suggestions - or food for thoughts:

      13) A frequently asked question in the field concerns the off-target effects of CHIR treatment as opposed to exposure to WNT ligands. CHIR treatment - in parallel to bcat4A overexpression - would allow the authors to delineate WNT independent effects of CHIR treatment and settle this debate.

      We thank the reviewers for suggesting this interesting experiment to sort out the non- Wnt effects of GSK3 inhibition. Such a study would require a new set of animal experiments and a different analysis; we think this is beyond the scope of this manuscript.

      14) We think that Figure 4C could be strengthened by adding more public TCF-related datasets (e.g., from ENCODE) to confirm the observation across datasets from different laboratories. In particular, the HEPG2 could possibly be improved as there is an excellent TCF7L2 dataset available by ENCODE.

      Many more datasets are easily searchable through: https://www.factorbook.org/.

      As above, we will analyze the HEPG2 dataset. We plan on updating Fig 4 with data from analysis from different datasets such as (Blauwkamp et al., 2008; Zambanini et al., 2022).

      15) The authors show that there is no specific spacing between NREs and WREs. This implies that it is not likely that TCF7L2 recognizes both at the same time through the C-clamp. Do the authors think that there might be a pattern discernible when comparing the location of WRE and NRE in relation to the TCF7L2 ChIP-seq peak summit? This would allow inferring whether TCF7L2 more likely directly binds the WRE (presumably) and if the NRE is bound by a cofactor.

      This is an interesting suggestion and we will conduct this analysis as suggested on available datasets (as the result may be different in different tissue types with varying degrees of Wnt/β-catenin signaling).

      Reviewer #2 (Evidence, reproducibility and clarity (Required)):

      Overall, the study provides a solid framework for understanding noncanonical transcriptional ____outputs of Wnt signaling in a cancer context. The majority of the conclusions are well supported by the data. However, there are a few substantive points that require clarification before the manuscript is ready for publication.

      Major Comments

      The authors' central claim-that their findings represent a comprehensive analysis of the β-catenin- independent arm of Wnt signaling and uncover a "cis-regulatory grammar" governing Wnt-dependent gene activation versus repression-is overstated based on the presented data.

      We appreciate the reviewers concern and will temper our language.

      Specifically:

      • Figure 3B identifies TF-binding motifs enriched among different Wnt-responsive gene clusters, but the authors only functionally investigate the role of NRE in β-catenin-dependent repression, particularly in the context of TCF motif interaction.

      • To support a broader claim regarding cis-regulatory grammar, additional analyses are required:

      o What is the distribution of NREs across all clusters? Are they exclusive to β-catenin-dependent repressed clusters, or more broadly present?

      The distribution of the NREs is a statistically significant enrichment; they are observed in the repressed clusters more frequently than expected by chance alone, but they are present elsewhere as well. We have tempered our language around the cis-regulatory grammar.

      o Do NREs interact with other enriched motifs beyond TCF? Is this interaction specific to repression or also involved in activation?

      This is an interesting question beyond the scope of this analysis. Our dataset uses multiple interventions; The NREs may interact with other motifs but we would need more transcriptional analysis data with biological intervention to assess this.

      o A more comprehensive analysis of cis-element combinations is needed to draw conclusions about their collective influence on gene regulation across clusters.

      We agree; This would be a great question if we had TCF binding data in our orthotopic xenograft model. It’s a dataset we do not have, nor do we have the resources to pursue this.

      Other important clarifications:

      • The use of the term "wild-type" to describe HPAF-II cells is potentially misleading. These cells are not genetically wild-type and harbor multiple oncogenic alterations.

      Thank you for pointing this out. We will use the word “parental” in the text

      • The manuscript does not clearly present the kinetics of Wnt target downregulation upon ETC-159 treatment of HPAF-II cells. Understanding whether repression mirrors activation dynamics (e.g., delay or persistence of Wnt effects) is essential to interpreting the system's temporal behavior.

      We previously addressed the temporal dynamics of activation and repression in our more comprehensive time course papers (Harmston et al., 2020; Madan et al., 2018); there are differences in the dynamics that are difficult to tease out in this new dataset as the density of time points is less. Having said that, we will compare the time course and annotate the sets of genes identified in this current study with the data from our original study to provide more information on the temporal dynamics of this system.

      Minor Comment

      • The statement in Figure 1C (lines 119-120) that "growth of β-cat4A cells in vitro largely requires Wnts to activate β-catenin signaling" is inconsistent with the data. As the β-cat4A allele encodes a constitutively active form of β-catenin, Wnts should not be required. Please revise this conclusion for clarity.

      We thank the reviewers for pointing out this mis-statement. We have corrected this.

      Reviewer #2 (Significance (Required)):

      This study offers a systematic classification of Wnt-responsive gene expression dynamics, differentiating between β-catenin-dependent and -independent mechanisms. The insights into temporal expression patterns and the potential role of the NRE element in transcriptional repression add depth to our understanding of Wnt signaling. These findings have relevance for developmental biology, stem cell biology, and cancer research-particularly in understanding how Wnt-mediated repression may influence tumor progression and therapeutic response.

      Nice review; thank you.

      Reviewer #3 (Evidence, reproducibility and clarity (Required)):

      … The work advances understanding of Wnt mediated repression via cis regulatory grammar.

      Major Concerns

      1) Statistical thresholds and clustering - The criteria for classifying β catenin-dependent versus - independent genes rely on FDR cutoffs above or below 0.1. If the more stringent cutoff of 0.05 was used, how many genes would still be considered Wnt regulated?

      We can readily address this in a revised manuscript.

      2) Validation of selected β catenin-dependent and -independent Wnt target genes - While the authors identify β catenin-dependent and -independent Wnt target genes (4 selected genes from different clusters in Fig.2), RT-qPCR based validation of Axin2 has been performed in Fig. S3. Authors should also validate other 3 genes as well.

      We had considered performing qPCR to re-validate some of our gene-expression changes but qPCR analyses is intrinsically more error prone than RNAseq, and we believe the literature shows that qPCR from the same samples will not add any extra utility. Previous studies that have examined this question have reported excellent correlation between the RNAseq and pPCR (Asmann et al., 2009; Griffith et al., 2010; Wu et al., 2014).

      3) NRE mechanistic insight - The most important contribution of this manuscript is the extension of the importance of the NRE motif in Wnt regulated enhancers. But the mutagenesis data provided is insufficient to conclusively nail down that the NREs are responsible for the repression. The effects in the synthetic reporters in Fig. 4D are small - it's not clear that there is much activity in the MimRep to be repressed by the NREs. The data in Fig. 5 is a better context to test the importance of the NREs, but the authors use deletion analysis which is too imprecise and settle for single nucleotide mutants in individual NREs in the ABHD11-AS1 reporter. In the Axin2 report, they mutate sequences outside of the NRE. It's too inconsistent. They should mutate 3 or 4 positions within the NRE in BOTH motifs in the context of the ABHD11-AS1 reporter. Same for the Axin2 reporter.

      We feel our analysis, coupled with the Kim paper (Kim et al., 2017), support the role of the NRE. We agree that more data is always desirable, but in our current circumstances are we cannot add additional wetlab experiments.

      Regarding Figure 4D, this is a synthetic system lacking the endogenous elements in the promoter. We agree with the reviewer that the effect is small but we would also like to point out that adding the well-established 2WRE in front of the MinRep increased the transcription activity to 1.5 fold, which is of similar magnitude change of the 2NRE deceasing the transcriptional activity 1/1.5 = 0.6.

      In Kim et al, it was shown that mutating the 11st nucleotide of the NRE motif showed the strongest effect, so we followed their lead in only mutated the 11st nucleotide in ABHD11- AS1 NRE.

      As for the putative NRE sequence present in AXIN2 promoter, its downstream sequence is polyT (__GTGTTTTTTTT__TTTTTTTTTT), if we only mutate 11st nucleotide to G/C, we could create similar sequence to NRE, so we mutated sequences outside of the NRE to fully disrupt it.

      4) Even if the mutagenesis is done more completely, the results simply replicate that of the Goentoro group. In Kim et al 2017, they provide suggestive (not convincing) evidence that TCFs directly bind to the NRE. The authors of this manuscript should explore that in more detail, e.g., can purified TCF bind to the NRE sequence? Can the authors design experiments to directly test whether beta-catenin is acting through the NRE - their data currently only demonstrates that the NRE provide a negative input to the reporters - that's an important mechanistic difference.

      We point out that our minimal reporter studies with the NRE showed a repressive effect in HCT116 (colorectal cancer cells with stabilized β-catenin) but not HT1080 (sarcoma cells with low Wnt) supporting the importance of β-catenin acting through the NRE (Figs. 4D, 4E).

      We fully agree with the reviewers that additional study of TCF interaction with the NRE would be of value. While EMSA and culture-based ChIP assays would be of some value, the best study should be done in vivo where the system is most robust. We are not in a position to do these studies, but we will add in a discussion of this as a limitation of the current study.

      5) In vertebrates, some TCFs are more repressive than others and TLEs have been implicated in repressive. Exploring these factors in the context of the NRE would increase the value of this story.

      This is an interesting idea but beyond the scope of the current manuscript. It is likely this would be dependent on tissue specific expression, local expression levels, and local binding of co-factors. As we look at other TCF members in other datasets we may be able to address this. Further wetlab experiments are beyond the scope of this work.

      **Referees cross-commenting**

      I respectfully disagree that the luciferase assays are sufficient. Using deletion analysis to understand the function of specific binding sites is insufficient and the more specific mutations of NREs are incomplete. Regarding this paper extending our knowledge of direct transcriptional repression by Wnt/bcat signaling, I don't agree that it adds much - there are numerous datasets where Wnt signaling activates and represses genes - the trick is determining whether any of the repressed genes are the result and direct regulation by TCF/bcat. They don't explore that. The main finding is an extension of the work by Lea Goentoro on the importance of the NRE motif, but they don't address whether TCF directly associates with this sequence. Goentoro argued in the 2017 paper that it does, but that data is unconvincing to me. Can purified TCF bind the NRE? Without that information (done carefully) this manuscript is very limited.

      We respectfully disagree with the reviewer regarding the contribution of this manuscript. There are certainly many datasets looking at Wnt-regulated genes in tissue culture, but these cell-based studies are underpowered to really understand Wnt biology. There are only two papers, ours and Cantú’s, that address Wnt repressed genes in any depth. No prior papers have differentiated β-catenin dependent from β-catenin independent genes before, and certainly not in an orthotopic animal model.

      A major impact of our study is the finding that only 10% of Wnt regulated genes are independent of β-catenin, at least in pancreatic cancer. We feel this is a major contribution. We further add to this analysis by re-enforcing/extend the prior evidence on the NRE in humans (and correct the motif sequence!) for Wnt-repressed genes. Our data supports the fine-tuning of the Wnt/β-catenin regulated genes by a cis-regulatory grammar.

      Reviewer #3 (Significance (Required)):

      Overall, this study advances our understanding of the dual roles of Wnt signaling in gene activation and repression, highlighting the role of the NRE motif. But this is an extension of the original NRE paper (Kim et al 2017) with no mechanistic advance beyond that original work. The transcriptomics in the first part of the manuscript have some value, but similar data sets already exist.

      We respectfully but strongly disagree with the reviewer. First, our work examines the NRE in a large-scale in vivo transcriptome dataset, significantly extending the candidate gene approach of Kim et al. Secondly, we disagree with the comment that “similar data sets already exist.” Indeed, reviewer 1 (C. Cantú) specifically pointed out we had addressed an “yet-unsolved question in the field” on whether and how β-catenin repressed genes.

      __3. __Description of the revisions that have already been incorporated in the transferred manuscript

      To date we have only corrected several typographical errors.

      1. Description of analyses that authors prefer not to carry out

      We fully agree with the reviewers that additional study of TCF interaction with the NRE would be of value. While EMSA and cell culture-based ChIP assays would be of some modest value, they have already been done in vitro by Kim et al. (Kim et al., 2017) and the best next study should be done in vivo in Wnt-responsive cancers or tissues where the biology is most robust (Madan et al., 2018) . We are not in a position to do these studies, but we will add this into the discussion as a limitation of the current study. We also acknowledge that the NRE may interact with other currently unidentified factors.

      Reviewer 1 asked about considering experiments to determine non-Wnt effects of GSK3 inhibitors like CHIR. Such a study, while interesting, would require a new set of animal experiments and a different analysis; we think this is beyond the scope of this manuscript.

      Finally, we note that the Virshup lab at Duke-NUS Medical School in Singapore, where these in vivo studies were performed, has closed as of July 1, 2025 and the various lab members have moved on to new adventures. Because of this, we are unable to undertake new wet-lab studies.

      Thank you for your consideration,

      For the authors,

      David Virshup

      References:

      Asmann YW, Klee EW, Thompson EA, Perez EA, Middha S, Oberg AL, Therneau TM, Smith DI,

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      Xenome—a tool for classifying reads from xenograft samples. Bioinformatics 28:i172–i178.

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      Griffith M, Griffith OL, Mwenifumbo J, Goya R, Morrissy AS, Morin RD, Corbett R, Tang MJ, Hou

      Y-C, Pugh TJ, Robertson G, Chittaranjan S, Ally A, Asano JK, Chan SY, Li HI, McDonald H,

      Teague K, Zhao Y, Zeng T, Delaney A, Hirst M, Morin GB, Jones SJM, Tai IT, Marra MA.

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      Madan B, Harmston N, Nallan G, Montoya A, Faull P, Petretto E, Virshup DM. 2018. Temporal

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    1. Compte rendu : Le Recueil de la Parole des Enfants Victimes et le Défi des Enquêtes sur les Agressions Sexuelles

      Ce document examine les méthodes et les défis rencontrés par la police, en particulier la brigade des mineurs, lors du recueil de la parole des enfants victimes de violences, notamment sexuelles.

      Il met en lumière l'évolution des pratiques d'audition, l'importance des environnements adaptés et la complexité de l'enquête judiciaire face à des témoignages d'enfants.

      1. L'Évolution du Recueil de la Parole des Enfants : Les "Salles Mélanie"

      Historiquement, l'audition des enfants victimes se faisait dans des "bureaux ordinaires, des endroits où les conditions de confort et d'écoute n'étaient pas réunies pour avoir leur témoignage souvent si douloureux."

      Conscients de cette lacune, de nouvelles approches ont été mises en place, notamment la création de "salles Mélanie".

      • Concept et Aménagement : Les salles Mélanie, nommées d'après la première enfant auditionnée dans ces conditions, sont des "pièces spécialement aménagées avec du mobilier, des jeux pour enfants, des couleurs chaudes et qui permettent un petit peu comme un petit cocon de recueillir la parole de ces enfants de manière plus efficace et plus délicate."

      L'objectif est de créer un environnement qui "ressemble à une école, ça ressemble à ce qu'ils ont d'habitude, ça ressemble à une chambre d'enfance, ça ressemble pas à un bureau", afin de les "sécuriser" et qu'ils se "sentent en sécurité ici."

      • Outils Pédagogiques : Ces salles sont équipées de divers outils pour faciliter l'expression des enfants.

      Les poupées anatomiques, par exemple, sont essentielles : "Il y a un garçon et une fille et on peut complètement les déshabiller de des chaussures jusqu'au vêtements...

      Ce qui fait que ça permet à l'enfant de matérialiser s'il souhaite pas parler, ben finalement il peut nous expliquer à travers les les poupons en fait."

      Des dessins ou l'utilisation d'objets comme des stylos peuvent également aider l'enfant à "montrer ce qu'il a demandé de faire".

      • Impact sur le Témoignage : Les enquêteurs estiment que ces environnements permettent une parole plus "précise" et plus libre.

      Un policier souligne que l'enfant "va révéler le traumatisme qu'il a pu vivre."

      2. La Spécificité de l'Audition des Mineurs

      L'audition d'un enfant diffère grandement de celle d'un adulte ou même d'un adolescent, nécessitant des compétences et des approches spécifiques.

      • Difficulté d'Expression : Contrairement aux adolescents qui "vont tout nous expliquer", l'enfant "va falloir aller chercher un peu plus les éléments."

      Ils peuvent bloquer, avoir peur, ou manquer de vocabulaire pour exprimer ce qu'ils ont vécu.

      Certains "font que des signes de la tête qui veulent pas parler mais par contre qui vont nous répondre à travers ce gestuel surtout les petits parce qu'ils ont peut-être moins de vocabulaire moins la facilité de s'exprimer."

      • Techniques d'Audition Modernes : L'affaire Outreau a marqué un tournant, amenant de "grands changements par rapport au recueil de la parole de l'enfant."

      Auparavant, les questions étaient "dirigées" ("il a mis son zizi dans ton sexe"), ce qui pouvait influencer l'enfant.

      Désormais, la technique consiste à aborder le sujet "du général" et d'y aller "petit à petit", pour que l'enfant "puisse dire ce qui s'est passé exactement mais de façon moins brutale et moins l'influencer aussi."

      L'enquêteur doit s'adapter au "terme" propre à l'enfant pour désigner les parties intimes ou les actes.

      La Vérité et le Mensonge : Une règle fondamentale est de "dire que la vérité et puis jamais de mensonge."

      L'enfant est invité à donner un exemple de mensonge, comme "Il m'a rien fait" si un problème est survenu.

      Cependant, la déstabilisation de l'enquêteur face à un enfant qui ne parle pas révèle la complexité de cette approche.

      3. La Charge Émotionnelle et Psychologique des Enquêteurs

      Le travail à la brigade des mineurs est humainement très exigeant et impacte profondément les policiers.

      • Sensibilité du Travail : Les enquêteurs sont confrontés à des "affaires de mœurs, de viol" impliquant des enfants, ce qui est "pas forcément évident".

      Un enquêteur confie que cela "nous bouleverse", car ils ne sont "pas dénué du tout de sentiments.

      Bien au contraire." Ils doivent cependant "essayer de mettre de la distance parce que sinon c'est trop ça serait trop compliqué au quotidien."

      • Mécanismes d'Adaptation : Avec le temps, les enquêteurs se "forge une sorte de carapace".

      Le fait d'en "parler aussi, c'est aussi une façon de de se libérer quoi, de passer à autre chose, de pas garder tout pour nous."

      L'humour peut parfois être utilisé comme "une façon de détourner en fait."

      Certains dossiers restent cependant "ancrés dans un coin du cerveau et c'est vrai que parfois c'est difficile de faire le vide en rentrant à la maison."

      • Motivation : Malgré la difficulté, les enquêteurs trouvent ce domaine "passionnant, intéressant" car "un enfant, il a pas moyen de défense.

      Donc c'est vrai que c'est important de pouvoir l'aider à notre niveau si on si on peut essayer de comprendre et puis de lui trouver une solution."

      4. Le Processus Judiciaire et ses Limites

      Le recueil de la parole de l'enfant n'est que le début d'un processus judiciaire complexe où la preuve est primordiale.

      • Le Doute et la Preuve : La crédibilité de la parole de l'enfant est au centre de l'enquête.

      "C'est difficile de dire au départ si la parole de l'enfant est crédible ou pas."

      L'enquête vise à "vérifier les paroles que l'enfant a pu dénoncer à travers des auditions de témoin, à travers des examens médicaux, à travers des choses comme ça.

      Parce que justement, il faut bah il faut étayer les paroles de l'enfant."

      • L'Absence de Preuves Matérielles : L'un des cas présentés illustre la difficulté lorsque le mis en cause "nie la totalité des faits" et qu'il n'y a "aucun autre élément matériel" pour corroborer la version de l'enfant, y compris le certificat médical. Dans ce cas, "c'est une parole, contre une autre" et "on n'a rien de plus."

      • Le Classement Sans Suite : Face à l'insuffisance de preuves, le parquet peut décider un "classement 21" (classement sans suite).

      Cette décision est une source de "frustration" pour les enquêteurs car, même si cela ne signifie pas que la parole de l'enfant est mise en doute, "on n'a pas assez d'éléments pour vous confronter." C'est une application du principe "le doute profite à l'accusé."

      • Conséquences : Malgré la libération de l'accusé, le passage par les services de police et l'inscription dans les fichiers constituent un "précédent" pour le futur.

      L'exemple de Zoé, toujours placée en famille d'accueil et ne vivant plus avec son beau-père, montre que des mesures de protection sont prises indépendamment de l'issue judiciaire.

      En conclusion, si la création des salles Mélanie et l'évolution des techniques d'audition représentent une avancée majeure pour mieux recueillir la parole des enfants victimes, la phase d'enquête et la confrontation aux limites de la preuve matérielle restent un défi constant pour la justice et un lourd fardeau pour les enquêteurs.

    1. Document d'information détaillé : Violence des mineurs et culture du couteau en France

      Ce document analyse les thèmes principaux, les faits marquants et les idées essentielles concernant l'augmentation de la violence chez les mineurs en France, en particulier l'usage des armes blanches.

      Il s'appuie sur les extraits de l'émission "Envoyé spécial - Coups de couteaux chez les ados".

      Thèmes principaux

      • L'augmentation alarmante de la violence à l'arme blanche chez les mineurs : Le reportage met en évidence une multiplication des agressions, souvent filmées et partagées sur les réseaux sociaux.
      • La "culture du couteau" et son accessibilité : De nombreux adolescents portent des couteaux pour se défendre ou pour intimider, et l'acquisition de ces armes est étonnamment facile pour les mineurs.
      • Les motivations derrière le port d'armes et les agressions : Peur des représailles, rivalités de quartiers, quête de réputation, influence des réseaux sociaux et de la musique.
      • L'impact dévastateur sur les victimes et leurs familles : Traumatismes physiques et psychologiques, sentiment d'insécurité, et détresse des parents.
      • Les réponses des autorités et des acteurs de la prévention : Contrôles policiers, actions de sensibilisation, et limites du système judiciaire et éducatif.

      Faits et idées les plus importants

      • Multiplication des drames : Le reportage débute en soulignant que "Depuis quelques mois, les drames se sont multipliés à l'extérieur et même à l'intérieur des lycées ou des collèges."
      • Cas emblématiques :Élias, 14 ans : Tué à la machette à Paris en janvier pour un vol de téléphone portable.
      • Sou, 17 ans : Poignardé à mort dans le dos en mars.
      • Jeune fille de 15 ans à Nantes : Poignardée "à 57 reprises" par un élève de son établissement en avril.
      • Victime à Perpignan : Un lycéen de 15 ans poignardé dans le dos par des agresseurs de quartier rivaux au sein même de son lycée. Il a subi une "perforation des intestins" et porte de graves cicatrices.

      Le père de la victime témoigne de l'horreur : "Je jamais vu ça. Même moi quand j'allais quand j'étais jeune et j'allais ici à l'école non je suis bagarré à coup de point et tout.

      Bon après le lendemain j'étais réglé on était pote. C'est bon mais jamais coup de de couteau."

      Prévalence du port de couteaux :

      • Ryan, 16 ans (Marseille) : "J'ai un opinel. [...] C'est pour me protéger. Je préfère toujours en avoir un sur moi que de pas en avoir. C'est toujours mieux."

      Il ajoute : "Si le mec il a un couteau, je préfère moi aussi en avoir un. Je préfère le planter qui me plante. C'est logique ça."

      • Il dissimule son couteau "dans les parties intimes soit dans la sacoche soit là je le mets dans la chaussette".

      • Les couteaux Opinel sont "le couteau à la mode.

      C'est plus facile d'acheter un couteau que d'acheter un filet au fich à Mcdo. Mettre moins de temps." * Chiffres alarmants : "Rien qu'en 2024, 10400 agressions à l'arme blanche ont été perpétrées en France." Cependant, il est "difficile de savoir précisément combien concernent les mineurs. Faute de statistique." * Facilité d'acquisition des couteaux pour les mineurs : * La loi est claire : "Un couteau à la fixe comme un couteau de bouché, un poignard ou un cran d'arrêt sont des armes de catégorie D.

      Leur détention et leur transport sont formellement interdits aux mineurs." * Pourtant, un adolescent de 17 ans a pu acheter un couteau dans un supermarché discount et une quincaillerie sans vérification d'âge.

      • Sur internet, l'achat est encore plus simple : "Il lui suffit de mentir sur son âge et en quelques clics, la commande est passée.

      Aucune vérification de l'âge ou de l'identité de l'acheteur n'est effectuée. 48 heures plus tard, nous recevons le couteau à notre domicile. Bref, acheter un couteau, rien de plus facile pour un mineur."

      Causes et facteurs aggravants :

      • Rivalités de quartiers / "Match retour" : Plusieurs agressions sont liées à des vengeances inter-quartiers, comme l'agression à Perpignan.

      "L'adolescent agressé serait une victime de ce que les bandes appellent un match retour."

      • Réseaux sociaux : "Les agressions entre ados à l'arme blanche se multiplient en France. [...]

      Ces drames font le tour des réseaux sociaux et la une des journaux."

      Les jeunes se donnent rendez-vous pour se battre via des applications comme Snap, et les vidéos d'agressions sont partagées sur des boucles cryptées (Telegram) : "Avec les outils numériques, l'embrouille s'accélère."

      • Quête de réputation : Selon le sociologue Marwan Mohamed, "C'est quoi le carburant des embrouilles des rivalités de quartier ? C'est la réputation.

      C'est une compétition symbolique."

      La rue offre "des gratifications immédiates et des gratifications puissantes" aux jeunes en échec scolaire ou sans emploi. * Musique : La "culture du couteau est présente dans de nombreux morceaux de rap comme celui du chanteur Jul paru il y a quelques années. dans lequel il fait l'apologie d'un célèbre couteau avec son manche en bois."

      Réponse de la justice et de la prévention : * Contrôles policiers : Les forces de l'ordre effectuent des contrôles de sacs aux abords des lycées. "94 armes blanches ont été saisies à l'occasion de près de 1000 opérations de contrôle entre les mois de mars et d'avril."

      Ces actions visent la "prévention" et "une présence dissuasive", mais sont limitées car les policiers "n'ont pas le droit d'effectuer des fouilles au corps".

      • Justice des mineurs : La Présidente du tribunal pour enfants de Bobigny, Muriel Léglin, affirme ne pas constater une "flambée" mais une augmentation de 12% des saisines en 2024 par rapport à 2023, sans toutefois atteindre les niveaux de 2018-2019.

      Elle insiste sur le rôle "nouveau" et problématique des réseaux sociaux.

      • Non-laxité de la justice : Elle réfute l'idée d'une justice laxiste ou trop lente, expliquant la rapidité des procédures depuis la réforme de 2021 (saisine du juge entre 10 jours et 3 mois).

      "À partir de 13 ans, on est responsable pénalement. Vous avez l'âge d'aller en prison."

      • Manque de moyens : Le problème majeur réside dans l'exécution des mesures éducatives ou de contrôle judiciaire :

      "nous avons 200 mesures éducatives ou mesures de contrôle judiciaire qui ont été confiées à la protection judiciaire de la jeunesse et qui ne sont pas exécutées faute d'effectif éducatif."

      • Importance de la prévention : Elle souligne que la justice est souvent "la voiture balai de ce qui n'a pas fonctionné auparavant à savoir la prévention, la scolarité qui ne fonctionne pas.

      On a une proportion de jeunes qui sont en échec scolaire et en désertion scolaire, en décrochage scolaire qui est extrêmement importante et les difficultés familiales globales".

      Actions de sensibilisation :

      • Adama Camara : Fondateur de l'association Sada Solidaire, il a perdu son jeune frère poignardé en 2011.

      Il fait de la prévention dans les collèges et lycées, soulignant les conséquences de la violence : "les embrouilles s'amèent à deux choses, voire trois. La mort, la prison, le handicap."

      Il insiste : "arrêter de marcher avec des couteaux. On se protège pas avec un couteau. [...] Quand tu marches avec un couteau dans la poche, tu marches avec l'arme du crime."

      • Cours de self-défense : Certains parents inscrivent leurs enfants à des cours de "boxe de rue" pour apprendre à se défendre contre les agressions au couteau.

      "Ils apprennent à se défendre, à se débrouiller surtout dans la vie au quotidien parce que ce sont des situations qui se passent au quotidien."

      Conclusion

      Le reportage brosse un tableau préoccupant de la violence à l'arme blanche chez les mineurs en France.

      Il met en lumière non seulement la gravité des actes et leurs conséquences dramatiques, mais aussi la complexité des facteurs sous-jacents (rivalités de quartiers, influence des réseaux sociaux, facilité d'accès aux armes, quête de réputation).

      Si la justice des mineurs se veut plus rapide et non laxiste, elle est freinée par un manque criant de moyens pour l'application des mesures éducatives et un système de prévention en amont qui semble défaillant.

      Les initiatives individuelles de sensibilisation et de self-défense tentent de combler ces lacunes face à un phénomène qui bouleverse les familles et les communautés éducatives.

    1. Synthèse du Briefing : PFAS - La Grande Intox de l'Industrie

      • Ce briefing explore la problématique des PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées), surnommés "polluants éternels", en se basant sur une enquête journalistique approfondie, notamment en France avec les cas de l'entreprise Tefal (groupe Seb) et Arkema, ainsi qu'aux États-Unis.

      Il met en lumière la dangerosité de ces molécules, les efforts de l'industrie pour dissimuler leurs effets et retarder la réglementation, et les conséquences sanitaires et environnementales.

      1. Les PFAS : Molécules "Miracles" devenues "Polluants Éternels"

      Les PFAS sont des molécules chimiques synthétiques, plus de 10 000 recensées, créées dans les années 1930.

      Elles ont révolutionné de nombreux secteurs grâce à leurs propriétés uniques : "ultra résistantes à la chaleur, imperméables à l'eau." Initialement utilisées pour la fabrication de la bombe atomique, leurs applications industrielles se sont multipliées : "poêles anti-adhésives, batteries électriques, vêtements imperméables, cosmétiques."

      Le problème majeur des PFAS est leur persistance : "Indestructibles, ils s'accumulent dans l'environnement. On les appelle les polluants éternels."

      On les retrouve "dans le corps des gens, dans la faune et la flore, dans l'air, dans l'eau. Toute notre planète est contaminée."

      2. Dangers pour la Santé et l'Environnement

      L'enquête révèle que la dangerosité de certaines de ces substances est connue depuis des décennies par les industriels, qui auraient "dissimulé pendant très longtemps ce qu'ils savaient sur ces molécules."

      Le PFOA (acide perfluorooctanoïque), un PFAS particulièrement nocif utilisé par Tefal jusqu'en 2012, a été classé "cancérogène pour l'homme en 2023" par le Centre international de recherche sur le cancer (OMS).

      L'exposition aux PFAS est associée à de nombreux effets sur la santé :

      Cholestérol et diabète.

      • Cancers : "cancer des testicules et du rein," "augmenterait aussi le risque de cancer du sein."
      • Système immunitaire : Baisse de l'efficacité des vaccins et des antibiotiques, notamment chez les enfants exposés.
      • Impact sur le fœtus : Le PFOA "modifierait le génome du fétus, augmentant sa probabilité de développer du diabète ou un futur cancer." Un expert déclare : "Nous transmettons désormais la toxicité à la prochaine génération qui paiera pour cela."
      • Foie : Une exposition répétée peut provoquer des "effets néfastes sur le foie."

      Un ancien salarié de Tefal témoigne de la détérioration de son foie avec des enzymes hépatiques "jusqu'à deux fois supérieures à la normale."

      • Dans l'environnement, les PFAS contaminent "nos légumes, dans nos œufs, dans nos eaux potables." La contamination des nappes phréatiques peut être "pour l'éternité."

      3. Dissimulation et Stratégies Industrielles

      L'enquête dénonce les décennies d'efforts des industriels pour "tromper les pouvoirs publics, tromper la communauté scientifique à propos de leur impact réel sur la santé."

      Tefal/Groupe Seb à Rumilly (Haute-Savoie) :

      • Rejets historiques : Tefal a utilisé "plus d'une tonne par an" de PFOA jusqu'en 2012. L'usine a rejeté "des substances chimiques dans l'environnement" et des documents confidentiels révèlent que des "boues de traitement des effluants environ 30000 m³ ont été déposées dans une ancienne carrière" (le plan d'eau des Puys) et d'autres sites, souvent "à même le sol sans bâche de protection."
      • Connaissance des risques : Dès 2002, une fiche de sécurité d'un fournisseur de Tefal précisait que le PFOA "est absorbé à travers les poumons, l'appareil gastro-intestinal et la peau et n'est éliminé que très lentement du sang. Une exposition répétée au-dessus de la limite d'exposition professionnelle peut provoquer des effets néfastes sur le foie."
      • Déni et communication : Le directeur général de Seb affirme que "Le PFO n'est pas considéré comme nocif pour les ouvriers et nous n'avons eu aucune maladie professionnelle d à ça."

      Pourtant, un email confidentiel de 2024 évoque des "campagnes de surveillance biologique" montrant une "corrélation entre la suppression du PFOA dans les matières premières et la diminution des valeurs biologiques mesurées," suggérant une présence antérieure dans le sang des ouvriers.

      • Pollution de l'eau potable : En novembre 2022, l'eau potable de Rumilly a été "brusquement considérée impropre à la consommation" en raison d'une contamination aux PFAS.

      Les habitants ont bu de l'eau contaminée pendant des décennies, certains affichant des taux de PFOA "cinq fois plus que la moyenne française" dans le sang.

      Arkema (Sud de Lyon) :

      • Connaissance précoce : Dès 2006, Arkema était "informé de la contamination des populations aux alentours des usines américaines," avec un lien clair entre les concentrations de PFA dans l'eau potable et le sang.
      • Stratégie de défense : En 2009, des industriels, dont Arkema, réfléchissaient déjà à "une stratégie de défense" sur la question de la présence des PFAS dans l'eau potable "avant qu'il n'apparaisse dans les médias ou qu'il n'engendre des pressions réglementaires."
      • Solution connue mais retardée : Dès 2013, Arkema avait validé en laboratoire une solution (charbons actifs) pour "réduire de manière très importante les émissions" de PFAS, mais n'a installé la station qu'en 2022, "presque 10 ans plus tard."
      • Dissimulation de rapport : Une version tronquée d'un rapport d'analyse indépendant a été transmise à la justice par Arkema, supprimant une partie de la conclusion "détaillant pourquoi les molécules retrouvées dans la nappe pourrait en partie provenir des rejets de l'usine Archema."

      Un journaliste dénonce : "Ce sont des industriels qui fabriquent en permanence ce doute et qui n'ont pas peur de tronquer leur rapport."

      4. Lobbying et Influence Politique

      Les industriels déploient des efforts considérables pour "empêcher leur interdiction" et "retarder, retarder, retarder pour repousser le plus loin possible toute réglementation qui pourrait affecter ses produits, ses procédés et au final ses profits."

      • Tefal face à la loi française : Lors de l'examen d'une loi visant à interdire les polluants éternels, Tefal a mené une "vaste campagne de lobbying," allant jusqu'à "payer les salariés pour faire grève" et manifestants devant l'Assemblée nationale.

      L'entreprise a fourni aux parlementaires des "éléments de langage" défendant les fluoropolymères, un type de PFAS, comme étant "peu préoccupant aux impacts insignifiants sur la santé et sur l'environnement" et "incapable de traverser la barrière gastro-intestinale."

      L'OCDE réfute avoir "finalisé de telles conclusions," et le directeur de recherche au CNRS, Pierre Labadi, déclare que cette présentation est "tronquée" car "le caractère extrêmement persistant de l'ensemble d'épiface" est "avéré."

      • Résultat du lobbying : Les ustensiles de cuisine ont été "exclus du champ d'application de la loi" en première lecture, un député écologique dénonçant une "grosse pression au niveau de Ber."

      • Lobbying européen : Au niveau européen, l'industrie a inondé les autorités de "milliers de mails d'études socio-économiques, de rapports scientifiques" avec les mêmes arguments.

      5. Coût de la Dépollution et Responsabilité

      La dépollution des sites contaminés est un défi "titanesque."

      Le coût estimé de la dépollution de toute l'Europe est de "100 milliards d'euros par an, plus de la moitié du budget annuel de l'Union européenne."

      • Responsabilité industrielle : Les autorités locales et les associations estiment que les pollueurs devraient payer. La métropole de Lyon, confrontée à une dépollution de l'eau potable coûtant "entre 5 et 10 millions d'euros," a saisi la justice, refusant que "l'usager qui paie qui qui subit à la pollution et qui paye le coût de la dépollution."
      • Déni de responsabilité : Tefal a versé 3600 € à la collectivité de Rumilly pour les filtres à charbon, mais le directeur général refuse d'admettre la pleine responsabilité, arguant qu'il n'y avait "pas de norme" à l'époque et que "il y a au moins cinq entreprises mobilisées par l'adréal" sur le site.
      • Non-reconnaissance des maladies professionnelles : Tefal nie toute maladie professionnelle liée aux PFAS, malgré les témoignages d'anciens salariés.

      Conclusion

      Le scandale des PFAS est symptomatique d'une industrie chimique qui a sciemment dissimulé les dangers de ses produits pendant des décennies, privilégiant les profits.

      Les conséquences sanitaires et environnementales sont massives et durables, avec un coût de dépollution faramineux qui soulève la question de la responsabilité des industriels.

      La bataille pour une réglementation stricte et l'indemnisation des victimes est loin d'être terminée, face à un lobbying industriel puissant.

      Comme le souligne un militant, "Chaque mois, chaque année qui passe, ça se compte en vie humaine.

      Donc c'est absolument inacceptable."

    1. Dossier d'information détaillé : Mieux dans ma tête - Parlons santé mentale

      Introduction

      Ce dossier vise à synthétiser les thèmes principaux et les informations cruciales abordées lors de l'émission "Mieux dans ma tête - Parlons santé mentale".

      L'objectif central de cette émission est de libérer la parole autour de la santé mentale et de démystifier les troubles psychiques, souvent entourés de tabous et de stigmatisation en France.

      Comme le souligne Eddie Riner, parrain de cette initiative, "La santé mentale, c'est une chose dont tout le monde devrait [se] soucier en France."

      1. La Santé Mentale, un Sujet Universel et encore Tabou

      Une préoccupation pour tous : L'émission insiste sur le fait que la santé mentale concerne chacun d'entre nous.

      "Au cours de notre vie, nous allons tous connaître des moments où notre santé mentale sera altérée. Ça peut commencer avec un simple stress, mais aussi des tâches quotidiennes qui nous dépassent avec la fameuse charge mentale."

      Les troubles psychiques : Au-delà du stress quotidien, des troubles plus complexes comme la dépression, la bipolarité et la schizophrénie sont évoqués, pour lesquels "on ose moins parler".

      Le tabou persistant : Un sondage Ipsos révèle que "près d'un Français sur deux" trouve qu'il est difficile de parler de santé mentale, démontrant à quel point le sujet reste un tabou dans le pays.

      2. Démystification et Lutte contre la Stigmatisation

      L'émission met en lumière des témoignages poignants pour changer la perception des troubles psychiques.

      • Schizophrénie : Une maladie qui ne rime pas avec "débilité mentale".Florent, atteint de schizophrénie, partage son expérience :

      "Au début de la maladie, j'associais la schizophrénie avec une forme de débilité mentale. C'est-à-dire que je m'interdisais de vivre puisque je me dis... de toutes les façons c'était vrai l'échec puisque j'étais plus bête que la moyenne."

      • Le Professeur Antoine Pellissolo, psychiatre, déconstruit cette idée reçue :

      "Absolument. Ça n'a rien à voir avec l'intelligence en fait. Les troubles psychiques, ce sont des maladies qui perturbent les émotions, la perception du monde... mais pas l'intelligence."

      • L'exemple de "grands personnages" comme Einstein ou Léonard de Vinci, ayant connu des épisodes psychiques, a aidé Florent à déclencher une prise de conscience et à croire en une vie heureuse malgré la maladie.

      • Bruno Guillon témoigne de son changement de perception après avoir rencontré des personnes atteintes de schizophrénie :

      "Pour moi, quelqu'un qui était atteint de de schizophrénie, c'était un fou. C'est-à-dire c'était l'iconographie de la chambre capitonnée avec la camisole de force et quelqu'un qui a aucun discernement."

      Son reportage à la radio "Les Antoonoirs" a prouvé le contraire.

      • La radio comme outil thérapeutique : Le reportage sur "Les Antoonoirs" à Roubaix montre comment des personnes atteintes de troubles psychiques, dont la schizophrénie, animent une émission de radio sous prescription médicale.

      Ce projet leur permet de "ne pas être dans la solitude parce que la solitude elle tue plus qu'une maladie" et de "diminuer le traitement médicamenteux".

      • Le désir d'être vu comme des "êtres humains à part entière": Un participant de l'émission des "Antoonoirs" exprime :

      "Moi, j'espère qu'une chose, c'est qu'on nous voit vraiment comme ce qu'on est, des êtres humain à part entière. Euh sur un même plan d'égalité, ça c'est important."

      • Bipolarité : Un chemin de "rétablissement" continu.Noël, atteint de troubles bipolaires, insiste sur la distinction fondamentale : "on ne vous qualifie pas comme patient bipolaire mais quelqu'un qui souffre de trouble bipolaire car la distinction est très importante." Il préfère le terme "en rétablissement" car "c'est un chemin qui se poursuit et qui comporte ce long périple."

      • Les tatouages de Noël symbolisent son parcours et sa volonté de vivre, comme le montre l'inscription "No way you kill yourself".

      • Le rôle de la famille : La mère de Noël, Monique, exprime le soulagement d'avoir enfin un diagnostic : "D'avoir un mot, je pense que ça a aidé parce que jusqu'ici on est bon, on savait que Noël était pas bien...

      Mais le fait qu'il y a un nom euh sur la maladie, c'est quand même quelque chose, c'est quand même positif parce que ça ça nous dit bah finalement depuis son enfance, depuis tout le temps, il était pas bien mais on sait pourquoi et c'était peut-être pas de notre faute, c'était comme ça quoi."

      • L'hérédité : Astrid Chevance explique que les antécédents familiaux peuvent indiquer une vulnérabilité : "L'hérédité c'est pas seulement la génétique, c'est aussi le partage d'une vie commune, le milieu social et cetera."

      3. Comprendre et Gérer la Dépression

      La dépression est présentée comme la maladie psychiatrique la plus fréquente en France, touchant "12,5 % des Français âgés de 18 à 85 ans" chaque année.

      • Distinction déprime/dépression : La déprime est passagère, tandis que la dépression est "beaucoup plus intense" et "nous terrasse".

      • Symptômes de la dépression : Antoine Pellissolo décrit la dépression comme "une rupture avec sa vie habituelle", incluant désespoir, douleur et "dérèglements du corps" (perte d'appétit, troubles du sommeil, fatigue).

      • Ce qui se passe dans le cerveau : Une animation explique la baisse des neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine, noradrénaline) entraînant moins de plaisir et de motivation.

      Le cortex préfrontal, responsable des décisions rationnelles, n'est plus en mesure de prendre du recul, et l'amygdale cérébrale "surinterprète des messages négatifs".

      Une "tempête de molécules inflammatoires" (cytokines) aggrave les symptômes.

      • Le rôle des aidants et la difficulté à parler : Marise, qui a vaincu la dépression, témoigne de "idées très sombres, noires".

      Son mari, Michel, a été un aidant malgré lui, soulignant la difficulté de la famille à savoir comment aider et l'absence de soutien pour eux.

      • Briser la culpabilité du patient : Marise a rencontré un psychologue avec lequel le courant ne passait pas et s'est dit "ils étaient tous pareils". Anne-Victoire Rousselet, psychologue, insiste sur le droit du patient de changer de thérapeute : "Bah, évidemment qu'on a le droit... c'est une histoire de rencontre."

      4. Le Burnout : Une Maladie des "Forts"

      Christophe partage son expérience du burnout, soulignant que "beaucoup de gens considèrent que c'est la [maladie] des faibles et au contraire, c'est plutôt la maladie des forts, des personnes qui se sont pas écoutées, qui se sont pas arrêtées à temps."

      • Les signaux faibles : Douleurs physiques inexpliquées ("le corps parlait"), arrêt des activités plaisantes ("j'ai pas le temps d'aller au sport en ce moment").

      • Le soutien de l'entourage : La femme de Christophe témoigne de son désarroi face à son mari "sur son canapé toute la journée à se morfondre", sans savoir comment agir. Il est souligné que les aidants souffrent aussi et ont besoin de soutien.

      • Prévention en entreprise : L'importance de poser des questions sur le bien-être au travail et à la maison est mise en avant.

      • La durée de l'arrêt de travail : Christophe n'a été arrêté que 3 mois, ce qui est considéré comme très court.

      En Belgique, où l'épuisement professionnel est reconnu, la moyenne est de 14 mois. L'idée est qu'il faut "sortir du milieu hostile" et revenir "outillé et différent".

      5. L'Anxiété Généralisée et les Crises d'Angoisse

      Clara souffre de troubles anxieux généralisés, ayant connu de "terribles crises d'angoisse" et des difficultés à sortir de chez elle.

      • Symptômes : Cœur qui bat à fond, pertes d'équilibre, sentiment de déréalisation ("on est plus ancré dans la réalité").

      • Le cercle vicieux : La peur de refaire des crises d'angoisse alimente les crises elles-mêmes : "on a peur d'avoir peur et plus on a peur d'angoisser, plus on fait des crises d'angoisse."

      • Thérapie et soutien : Clara a suivi une "thérapie comportementale et cognitive" pendant deux ans. Son compagnon l'a soutenue en étant à l'écoute et en contactant sa psychologue pour obtenir des outils.

      • La reconquête de soi : Clara a réalisé son rêve de voyager seule pendant un mois, défi qu'elle ne pouvait pas relever auparavant, montrant ainsi son rétablissement.

      6. Le Rôle des Professionnels de la Santé Mentale Une clarification est apportée sur les différents rôles :

      • Médecin généraliste : Premier recours pour un diagnostic initial et une orientation.

      • Psychiatre : Médecin spécialiste des troubles psychiques (8-9 ans d'études de médecine). Ils peuvent prescrire des médicaments et certains sont également formés aux psychothérapies. Leurs consultations sont remboursées.

      • Psychologue : Ont un master de psychologie clinique et des stages. Ils sont décrits comme des "rééducateurs de la psychée". Depuis peu, "12 séances chez un psychologue sont remboursé[e]s par l'assurance maladie" sans prescription médicale.

      • Psychothérapeute/Psychopraticien : Des distinctions sont nécessaires pour s'y retrouver.

      • L'importance du bon "feeling" : Il est crucial de trouver un professionnel avec qui le courant passe. "C'est une histoire de rencontre."

      7. L'Impact de l'Hygiène de Vie sur la Santé Mentale

      L'émission met en évidence trois piliers essentiels pour le bien-être mental :

      • Le Sommeil : "Chouchouter son sommeil" est crucial. "Quand on dort pas, on est fatigué, on a du mal à se concentrer sur les choses, à gérer ses émotions." La quantité (environ 7h) et la régularité sont importantes.

      L'Activité Physique : Le sport a un impact direct sur le cerveau.

      • Mécanismes : Libération d'endorphines (hormones du bonheur) apaisant la douleur et procurant un sentiment de bien-être.

      Production de dopamine (motivation, plaisir) et de sérotonine (humeur), "le même que celui visé par certains antidépresseurs."

      Stimulation de la "neurogénèse" (création de nouveaux neurones) dans l'hippocampe, essentielle contre la dépression.

      • Témoignages : Marise a vaincu sa dépression grâce au football en rejoignant une équipe de femmes. Clara, Noël, Florent et Christophe témoignent tous des bienfaits de la danse, du vélo, de la musculation ou de la marche.

      • La "surf thérapie" : Des psychiatres utilisent le surf comme outil thérapeutique pour des patients atteints de troubles psychiques, permettant une "resocialisation" et une reconquête de la confiance en soi.

      Virginie témoigne : "Ça m'a apporté ce côté-là. Ouais. de reprendre confiance en moi, de retrouver une certaine fierté de ce que je fais parce qu'au départ, je ne pensais pas y arriver."

      L'Alimentation : Le régime méditerranéen est fortement recommandé.

      • Impact : Une étude montre qu'un régime de type méditerranéen a conduit à "une rémission pour un tiers des participants de la dépression en moins de 3 mois."

      • Composition : Principalement végétal, local, de saison, coloré, riche en antioxydants, polyphénols, oléagineux, céréales complètes, bonnes matières grasses (huile d'olive) et poissons gras (oméga-3).

      • Méfiance envers les aliments ultra-transformés : Ils "sont faits pour être irrésistibles" mais leur consommation excessive augmente le risque "d'anxiété, de dépression, de trouble du sommeil" en créant une inflammation "persistante" dans le corps.

      • L'équilibre : Les plaisirs occasionnels ("junk food") sont acceptables, mais ne doivent pas devenir la norme.

      8. L'Importance de la Prévention et du Soutien

      • Le défi "Courir pour toi" : Louis, dont le frère Simon s'est suicidé après des années de lutte contre la dépression, a lancé un défi sportif (130 marathons en 150 jours) pour sensibiliser et lever des fonds pour la "Maison Perchée", une association qui aide les personnes confrontées à des troubles psychiques.

      • Détecter les signaux et agir : En cas d'idées noires ou suicidaires, il est crucial de "saisir la perche", d'être à l'écoute et d'engager le dialogue. Il ne faut jamais banaliser ces propos.

      • Appeler à l'aide : Si la situation est inquiétante, il faut contacter le médecin traitant ou, en urgence, le SAMU (15).

      • Différences hommes/femmes face à la dépression :

      Les femmes sont plus souvent diagnostiquées (2 pour 1 homme), peut-être parce que la société leur laisse plus d'espace pour exprimer la tristesse, tandis que les hommes peuvent avoir plus de mal à parler de leur souffrance.

      • La "Maison Perchée" : Un lieu "sans jugement" qui sert de "sas entre l'hospitalisation et la le retour à la vraie vie", offrant des ateliers et un soutien par les pairs ("pair-aidance"). Flavie, bipolaire, y a trouvé "une pluralité dans l'être humain" et a pu "renaître".

      Conclusion

      • L'émission "Mieux dans ma tête - Parlons santé mentale" est un appel vibrant à la prise de conscience et à l'action.

      Elle démontre que les troubles psychiques sont des maladies réelles et complexes, qui ne doivent plus être stigmatisées.

      Grâce aux témoignages et aux éclaircissements des professionnels, elle offre de l'espoir en montrant que des solutions existent, qu'il s'agisse de thérapies, de médicaments ou d'une meilleure hygiène de vie.

      Le message clé est clair : oser en parler, demander de l'aide et reconnaître l'importance d'une approche globale pour la santé mentale.

      Comme le dit un participant des "Antoonoirs", il s'agit de voir les personnes atteintes de troubles psychiques comme des "êtres humains à part entière" sur un pied d'égalité.

    1. Compte Rendu Détaillé : Sommes-nous tous racistes ?

      Ce document synthétise les thèmes principaux, les idées essentielles et les faits marquants tirés de l'émission "Sommes-nous tous racistes ?".

      Il met en lumière les mécanismes inconscients des préjugés et de la discrimination à travers diverses expériences scientifiques.

      Introduction : Les Préjugés Universels et la Question du Racisme

      L'émission s'ouvre sur une interrogation fondamentale : "Vous êtes raciste, vous et moi ?

      Est-ce que je suis raciste ?" (Lucien Jean-Baptiste).

      Elle pose l'idée que, quelles que soient nos origines ou caractéristiques, "nous avons tous des idées reçues, des a prioris, des préjugés sur tout ce qui ne nous ressemble pas, que nous ne connaissons pas."

      L'objectif de l'émission est d'explorer ces mécanismes inconscients.

      Pour ce faire, 50 volontaires participent à des "expériences étonnantes" sous le faux titre "Les mystères de notre cerveau", afin de ne pas biaiser leurs réactions.

      Le psychosociologue Sylvain De Louvet, expert scientifique, décode les résultats des expériences.

      Marie Drucker et Lucien Jean-Baptiste, réalisateur et comédien engagé, commentent les comportements observés.

      L'émission révèle que le racisme, la misogynie, le sexisme, l'antisémitisme, l'homophobie et la grossophobie s'appuient sur les "mêmes mécanismes" inconscients et documentés scientifiquement.

      Thèmes et Idées Clés : Les Mécanismes Inconscients des Préjugés

      1. La Recherche de Similarité et ses Conséquences (Expérience de la Salle d'Attente)

      Description de l'expérience : Des participants sont invités à s'asseoir dans une salle d'attente où deux chaises sont disponibles, une à côté d'un homme blanc et l'autre à côté d'un homme noir. La position des acteurs est inversée à mi-parcours.

      Observations et conclusions :

      • Les participants choisissent majoritairement de s'asseoir à côté de la personne blanche, quel que soit son emplacement.
      • Sylvain De Louvet explique : "Ce n'est pas un comportement raciste en tant que tel.

      Ce qui s'explique très facilement, c'est l'idée que on cherche la similarité. On va chercher les gens qui nous ressemblent." * Cette tendance est qualifiée de "reptilien[ne]", certains thèse évolutionnistes suggérant que "les tribus primitives déjà avaient tendance à se méfier de la différence de l'autre et à plutôt chercher la similitude, la similarité."

      • Impact : Bien que non raciste en soi, ce mécanisme a des "conséquences quand on va chercher un emploi, l'accès au logement et cetera, c'est terrible." Un DRH, même tolérant, peut inconsciemment favoriser quelqu'un qui lui ressemble.

      2. L'Influence des Préjugés sur le Jugement (Expérience du Jury)

      Description de l'expérience : Les participants jouent le rôle de jurés et doivent attribuer une peine de prison à un accusé pour le même crime (coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort).

      Deux profils sont présentés : un homme blanc et un homme d'origine maghrébine.

      Observations et conclusions :

      • L'accusé d'origine maghrébine écope d'une peine de prison supérieure et est cinq fois plus souvent condamné à la peine maximale (15 ans).
      • Lucien Jean-Baptiste partage une anecdote personnelle : "Quand j'appelais Oui, bonjour Lucien Jean-Baptiste, j'appelle pour un stage. J'avais le stage et 2 minutes plus tard, j'avais mon copain qui avait un nom à consonance maghrébine, il appelait et ben il avait pas le stage."
      • Cette expérience démontre comment les "préjugés peuvent influencer notre jugement au sens propre du terme."

      3. La Catégorisation Sociale, Racine des Stéréotypes (Explication et Expérience du Vol de Vélo)

      Explication théorique :

      • Notre cerveau est "naturellement paresseux" et "réduit la complexité du monde" en classant les individus dans des catégories : "les hommes, les femmes, les jeunes, les vieux, les riches et les pauvres, les homosexuels, les roux, les obèses, mais aussi les blancs et toutes les minorités visibles ou encore les juifs et les musulmans et tant d'autres. Cela s'appelle la catégorisation sociale."
      • Ce mécanisme entraîne des "biais de perception" : nous percevons des ressemblances au sein de notre groupe et des différences avec les autres.
      • Conséquence : "Quand quelqu'un appartient à notre groupe, nous nous sentons aussitôt plus proche de lui. Comme il nous ressemble, il est rassurant. En revanche, si un individu appartient à un autre groupe, nous le percevons comme différent de nous et donc potentiellement menaçant."
      • Cette catégorisation sociale est "à la racine de tous les stéréotypes et préjugés."
      • Description de l'expérience : Trois comédiens (un homme blanc, un homme d'origine maghrébine, une femme blonde) simulent le vol d'un vélo en pleine rue.

      Observations et conclusions :

      • L'homme blanc (Johann) reçoit de l'aide et n'est pas soupçonné, les passants pensant qu'il a "une tête d'honnête."
      • L'homme d'origine maghrébine (Bachir) est immédiatement confronté, menacé par l'appel à la police, et de vrais policiers interviennent.
      • La femme blonde (Uriel) reçoit instantanément l'aide de plusieurs hommes sans être interrogée sur la légitimité de son action.
      • Impact : Lucien Jean-Baptiste souligne : "C'est c'est c'est dur hein. Mais je suis un peu ça m'a touché ce truc parce que vous savez moi j'ai j'ai je il m'est arrivé combien de fois de rentrer dans des halls d'immeuble et combien de fois on m'a dit qu'est-ce que vous faites là ?" Il ajoute : "On est conditionnés, c'est des fameux préjugés stéréotypes, clichés. Et je peux pas en vouloir à quelqu'un d'être enfermé là-dedans."
      • Sylvain De Louvet distingue : "Les stéréotypes ont un caractère automatique mais ensuite le comportement votre choix délibérer vous de donner tel rôle à tel méchant le choix qu'on fait certains passants de téléphoner à la police ici c'est un choix délibéré." On peut choisir d'adhérer ou non au stéréotype.

      4. Le Biais du Tireur et ses Implications (Expérience du Laser Game)

      Description de l'expérience : Les participants, pensant tester leurs réflexes, doivent tirer avec un pistolet laser sur des figures armées et éviter celles désarmées.

      Les figures sont de différentes origines ethniques (blanches, maghrébines, noires).

      Observations et conclusions :

      Les participants tirent "près de quatre fois plus sur les figurants désarmés noirs ou d'origine maghrébine que sur les figurants désarmés blancs."

      Cette expérience s'inspire de recherches américaines sur le "biais du tireur", montrant que les policiers sont inconsciemment "plus enclins à tirer sur les citoyens noirs que sur les blancs, même quand ceux-ci sont désarmés."

      5. L'Internalisation des Stéréotypes dès l'Enfance (Expérience des Marionnettes et des Poupées)

      Expérience des marionnettes : Des enfants doivent désigner le voleur du goûter entre un petit garçon blanc et un petit garçon noir, tous deux clamant leur innocence.

      Observations : Les enfants désignent "spontanément plus nombreux à désigner Mousa [le garçon noir] comme le voleur le plus probable." La révélation finale est que c'était un oiseau.

      Expérience des poupées (tirée du documentaire "Noir en France") : Des enfants choisissent des poupées et expliquent leurs préférences.

      Observations : Des enfants noirs préfèrent les poupées blanches, certaines petites filles noires exprimant le désir de devenir blanches. Une enfant dit préférer la poupée noire "parce que tu es mon préféré."

      • Conclusion : Sylvain De Louvet explique l' "internalisation" : "des membres d'un groupe incorporent le stéréotype qui leur est attribué."

      Il insiste sur la responsabilité de l'éducation : "les enfants, ils sont sensibles aux normes sociales.

      Les enfants, ils observent ils observent qui ?

      Nous, les adultes. [...] Et ils vont incorporer les stéréotypes, les préjugés de leur entourage."

      6. Le Contexte Modifie la Perception des Stéréotypes (Expérience de la Photo de Femme Asiatique)

      Description de l'expérience :

      Les participants voient des photos, dont une femme d'origine asiatique. Ils doivent donner le premier mot qui leur vient à l'esprit.

      La photo est présentée dans trois contextes différents : mangeant avec des baguettes, se maquillant, en blouse blanche de médecin.

      Observations et conclusions :

      • Mangeant avec des baguettes : Majorité de mots évoquant l'origine asiatique ("Asie", "Souché", "asiatique").
      • Se maquillant : Mots liés à la féminité ("maquillage", "belle femme", "coquette"). L'origine asiatique n'est plus évoquée.
      • En blouse blanche : Mots liés au métier ("médecin", "compétente"). L'origine asiatique n'est plus évoquée.
      • Conclusion : "Le contexte va servir à atténuer ou à renforcer ce qu'on appelle les éléments saillants, c'est que les éléments qui ressortent, qui sont visibles directement."

      7. Les Stéréotypes d'Accent et de Compétence (Expérience du Conférencier)

      Description de l'expérience : Un acteur présente la même conférence sur l'IA et la finance, mais avec trois accents différents : allemand, marseillais, et un accent "africain" pour un faux professeur africain (en réalité le vrai professeur Diallo).

      Observations et conclusions :

      • Accent allemand : Jugé "très compétent", "convainquant". L'accent active le stéréotype de "l'allemand des Allemands" : la compétence.
      • Accent marseillais : Jugé "pas du tout compétent", "moyen compétent", "pas convaincant". L'accent active le stéréotype du "côté chaleureux" mais peu compétent.
      • Faux professeur africain (le vrai expert) : Les participants ont du mal à le qualifier, certains le jugeant "pas compétent du tout" ou un "comédien déguisé". L'apparence physique (costume trop grand, lunettes) et l'accent non-stéréotypé d'expert dans l'imaginaire collectif, contribuent à un jugement biaisé.
      • Impact : Lucien Jean-Baptiste souligne le décalage entre la réalité des accents français ("La France est un est un est un calidoscope, un puzzle de langue") et les jugements basés sur des stéréotypes, qui peuvent empêcher un jeune qualifié d'obtenir un poste. Le cas du professeur Diallo (le seul véritable expert) est révélateur : "on a du mal à imaginer ce qu'on a rarement vu."

      8. Les Préjugés Positifs et la Déconstruction (Expérience des Sprinters)

      Description de l'expérience : Les participants doivent deviner quel sprinter (blanc ou noir) a le plus de chances de gagner une course.

      Observations et conclusions :

      • La majorité désigne le sprinter noir, alimentée par la conviction que "les noirs courent plus vite que les blancs."
      • Il s'agit d'un "préjugé positif" (Sylvain De Louvet).
      • Explication : Si 95% des coureurs sous les 10 secondes au 100m sont noirs, c'est le résultat de facteurs culturels, économiques et historiques (modèles de réussite sportive, absence d'infrastructures autres que la course, volonté politique comme en Jamaïque).
      • Contexte historique : L'image du "corps noir" est historiquement liée au "labeur", à "l'esclavage", à "l'exploitation", et à la "bestialité", renvoyant à des emplois subalternes. Ces stéréotypes entravent la perception de leur intelligence ou leur capacité à occuper des postes intellectuels.
      • Conclusion : "Les noirs courent plus vite que les blancs n'est donc pas une vérité. C'est une légende, un pur stéréotype. Et comme tous les stéréotypes, ils ne demandent qu'à être déconstruits."

      9. Les Préjugés Annulent l'Empathie (Expérience de la Main Piquée)

      Description de l'expérience : Des sujets (blancs ou noirs) regardent des mains (blanche, noire, violette) se faire piquer par une aiguille, tandis que l'activité cérébrale liée à la douleur est mesurée.

      Observations et conclusions :

      • Un sujet blanc ressent de la douleur en voyant une main blanche se faire piquer, mais "aucune réaction de crispation" avec une main noire.
      • Un sujet noir ressent de la douleur en voyant une main noire se faire piquer, mais ne réagit pas avec une main blanche.
      • Avec la main violette : "qu'il soit blanc ou noir, les sujets perçoivent de la douleur."
      • Conclusion : "Nos préjugés effacent notre empathie à l'égard de personnes différentes de nous et quand il n'y a aucun préjugé par exemple face à un groupe inconnu à la peau violette nous partageons sa douleur."
      • Impact : Lucien Jean-Baptiste relie cela aux conflits mondiaux : "il y a des conflits qui me touchent et d'autres qui d'autres qui me touchent moins. Et ça c'est terrible parce que on devrait partie de ce grand tout, on devrait être sensible à tous les conflits et bien non."
      • Solution : La "plasticité du cerveau" et l'éducation, l'exposition culturelle, la "familiarisation avec celles et ceux qui ne nous ressemblent pas" peuvent augmenter l'empathie.

      10. Les Préjugés Déforment la Réalité (Expérience de la Photo du Mendiant)

      Description de l'expérience : Les participants observent une photo pendant 10 secondes, puis la décrivent de mémoire. La photo montre un homme d'origine maghrébine donnant une pièce à un homme blanc mendiant.

      Observations et conclusions :

      • Près de la moitié des participants décrivent l'homme d'origine maghrébine comme le SDF mendiant et l'homme blanc comme le généreux.

      • Impact : Lucien Jean-Baptiste partage une anecdote où il a lui-même appliqué un cliché en Afrique : "Ça voulait bien dire que j'étais enfermé par des clichés venant de France enfin de mon éducation à me dire en Afrique les noirs sont pauvres et les blanc sont riches."

      • Conclusion : "On regarde le monde, on voit le monde, on va interpréter le monde de manière différenciée selon nos stéréotypes."
      • L'expérience du "téléphone arabe" (transmission orale de la description) montre comment les clichés se renforcent et déforment encore plus la réalité au fur et à mesure de la transmission : la scène de générosité devient "une altercation."

      La Révélation et le Message Final : Un Appel à la Déconstruction

      À la fin de l'émission, le véritable objectif est révélé aux participants : déconstruire "les mécanismes inconscients qui nous conduisent à avoir des préjugés, des préjugés qui eux-mêmes nous amènent à avoir des comportements discriminatoire."

      Le titre "Sommes-nous tous racistes ?" est dévoilé.

      Les animateurs rassurent les participants : "il ne s'agissait pas de pointer du doigt un tel ou un tel. Le véritable objectif de ces expériences c'est de démontrer que nous avons toutes et tous [...] les mêmes mécanismes qui se déclenchent dans nos têtes et c'est en apprenant à mieux nous connaître que l'on peut lutter contre ces mécanismes."

      L'ultime expérience :

      Les participants sont répartis en groupes par couleur.

      Ils avancent vers un cercle central s'ils sont concernés par une question posée (peur du noir, revente de cadeaux, amour en voiture, sentiment de solitude, etc.).

      Cette expérience vise à montrer que "nous avons tous des points communs au-delà de nos différences."

      Des moments d'émotion intense sont partagés, soulignant que "On est plus seul."

      Conclusion Générale :

      Bien que le racisme soit "multifactoriel" (causes économiques, historiques, sociales), le cerveau est "extrêmement plastique".

      La lutte contre le racisme et les préjugés passe par "l'éducation, par l'exposition culturelle, le fait de rencontrer, de se mettre en face de personnes différentes de nous.

      Et c'est cette exposition là, c'est cette éducation, c'est cette familiarisation avec celles et ceux qui ne nous ressemblent pas qui va permettre aussi au cerveau d'être plus empathique."

      L'émission conclut sur l'idée que "Tous les humains, ils partent avec 100 points" et que notre responsabilité est de reconnaître l'égalité de l'autre.

    1. Author response:

      The following is the authors’ response to the original reviews

      Public Reviews:

      Reviewer #1 (Public review):

      Summary:

      MHC (Major Histocompatibility Complex) genes have long been mentioned as cases of trans-species polymorphism (TSP), where alleles might have their most recent common ancestor with alleles in a different species, rather than other alleles in the same species (e.g., a human MHC allele might coalesce with a chimp MHC allele, more recently than the two coalesce with other alleles in either species). This paper provides a more complete estimate of the extent and ages of TSP in primate MHC loci. The data clearly support deep TSP linking alleles in humans to (in some cases) old world monkeys, but the amount of TSP varies between loci.

      Strengths:

      The authors use publicly available datasets to build phylogenetic trees of MHC alleles and loci. From these trees they are able to estimate whether there is compelling support for Trans-species polymorphisms (TSPs) using Bayes Factor tests comparing different alternative hypotheses for tree shape. The phylogenetic methods are state-of-the-art and appropriate to the task.

      The authors supplement their analyses of TSP with estimates of selection (e.g., dN/dS ratios) on motifs within the MHC protein. They confirm what one would suspect: classical MHC genes exhibit stronger selection at amino acid residues that are part of the peptide binding region, and non-classical MHC exhibit less evidence of selection. The selected sites are associated with various diseases in GWAS studies.

      Weaknesses:

      An implication drawn from this paper (and previous literature) is that MHC has atypically high rates of TSP. However, rates of TSP are not estimated for other genes or gene families, so readers have no basis of comparison. No framework to know whether the depth and frequency of TSP is unusual for MHC family genes, relative to other random genes in the genome, or immune genes in particular. I expect (from previous work on the topic), that MHC is indeed exceptional in this regard, but some direct comparison would provide greater confidence in this conclusion.

      We agree that context is important! Although we expected to get the most interesting results from studying the classical genes, we did include the non-classical genes specifically for comparison. They are located in the same genomic region, have multiple sequences catalogued in different species (although they are less diverse), and perform critical immune functions. We think this is a more appropriate set to compare with the classical MHC genes than, say, a random set of genes. Interestingly, we did not detect TSP in these non-classical genes. This likely means that the classical MHC genes are truly exceptional, but it could also mean that not enough sequences are available for the non-classical genes to detect TSP. 

      It would be very interesting to repeat this analysis for another gene family to see whether such deep TSP also occurs in other immune or non-immune gene families. We are lucky that decades of past work and a dedicated database exists for cataloging MHC sequences. When this level of sequence collection is achieved for other highly polymorphic gene families, it will be possible to do a comparable analysis.  

      Given the companion paper's evidence of genic gain/loss, it seems like there is a real risk that the present study under-estimates TSP, if cases of TSP have been obscured by the loss of the TSP-carrying gene paralog from some lineages needed to detect the TSP. Are the present analyses simply calculating rates of TSP of observed alleles, or are you able to infer TSP rates conditional on rates of gene gain/loss?

      We were not able to infer TSP rates conditional on rates of gene gain/loss. We agree that some cases of TSP were likely lost due to the loss of a gene paralog from certain species. Furthermore, the dearth of MHC whole-region and allele sequences available for most primates makes it difficult to detect TSP, even if the gene paralog is still present. Long-read sequencing of more primate genomes should help with this. We agree that it would also be very interesting to study TSPs that were maintained for millions of years but were lost recently.

      Figure 5 (and 6) provide regression model fits (red lines in panel C) relating evolutionary rates (y axis not labeled) to site distance from the peptide binding groove, on the protein product. This is a nice result. I wonder, however, whether a linear model (as opposed to non-linear) is the most biologically reasonable choice, and whether non-linear functions have been evaluated. The authors might consider generalized additive models (GAMs) as an alternative that relaxes linearity assumptions.

      We agree that a linear model is likely not the most biologically reasonable choice, as protein interactions are complex. However, we made the choice to implement the simplest model because the evolutionary rates we inferred were relative, making parameters relatively meaningless. We were mainly concerned with positive or negative slopes and we leave the rest to the protein interaction experts.

      The connection between rapidly evolving sites, and disease associations (lines 382-3) is very interesting. However, this is not being presented as a statistical test of association. The authors note that fast-evolving amino acids all have at least one association: but is this really more disease-association than a random amino acid in the MHC? Or, a randomly chosen polymorphic amino acid in MHC? A statistical test confirming an excess of disease associations would strengthen this claim.

      To strengthen this claim, we added Figure 6 - Figure Supplement 7 (NOTE: this needs to be renamed as Table 1 - Figure Supplement 1, which the eLife template does not allow). Here, we plot the number of associations for each amino acid against evolutionary rate, revealing a significant positive slope in Class I. We also added explanatory text for this figure in lines 400-404.

      Reviewer #2 (Public review):

      Summary

      In this study, the authors characterized population genetic variation in the MHC locus across primates and looked for signals of long-term balancing selection (specifically trans-species polymorphism, TSP) in this highly polymorphic region. To carry out these tasks, they used Bayesian methods for phylogenetic inference (i.e. BEAST2) and applied a new Bayesian test to quantify evidence supporting monophyly vs. transspecies polymorphism for each exon across different species pairs. Their results, although mostly confirmatory, represent the most comprehensive analyses of primate MHC evolution to date and novel findings or possible discrepancies are clearly pointed out. However, as the authors discuss, the available data are insufficient to fully capture primates' MHC evolution.

      Strengths of the paper include: using appropriate methods and statistically rigorous analyses; very clear figures and detailed description of the results methods that make it easy to follow despite the complexity of the region and approach; a clever test for TSP that is then complemented by positive selection tests and the protein structures for a quite comprehensive study.

      That said, weaknesses include: lack of information about how many sequences are included and whether uneven sampling across taxa might results in some comparisons without evidence for TSP; frequent reference to the companion paper instead of summarizing (at least some of) the critical relevant information (e.g., how was orthology inferred?); no mention of the quality of sequences in the database and whether there is still potential effects of mismapping or copy number variation affecting the sequence comparison.

      To address these comments, we added Tables 2-4 to allow readers to more readily understand the data we included in each group. We refer to these tables in the introduction (line 95), in the “Data” section of the results (lines 128-129), and the “Data” section of the methods (lines 532-534).  We also added text (lines 216-219 and 250-252) to more explicitly point out that our method is conservative when few sequences are available.

      We also added a paragraph to the discussion which addresses data quality and mismapping issues (lines 473-499).

      We clarified the role of our companion paper (line 49-50) by changing “In our companion paper, we explored the relationships between the different classical and non-classical genes” to “In our companion paper, we built large multi-gene trees to explore the relationships between the different classical and non-classical genes.” We also changed the text in lines 97-99 from “In our companion paper, we compared genes across dozens of species and learned more about the orthologous relationships among them” to “In our companion paper, we built trees to compare genes across dozens of species. When paired with previous literature, these trees helped us infer orthology and assign sequences to genes in some cases.”

      Reviewer #3 (Public review):

      Summary

      The study uses publicly available sequences of classical and non-classical genes from a number of primate species to assess the extent and depth of TSP across the primate phylogeny. The analyses were carried out in a coherent and, in my opinion, robust inferential framework and provided evidence for ancient (even > 30 million years) TSP at several classical class I and class II genes. The authors also characterise evolutionary rates at individual codons, map these rates onto MHC protein structures, and find that the fastest evolving codons are extremely enriched for autoimmune and infectious disease associations.

      Strengths

      The study is comprehensive, relying on a large data set, state-of-the-art phylogenetic analyses and elegant tests of TSP. The results are not entirely novel, but a synthesis and re-analysis of previous findings is extremely valuable and timely.

      Weaknesses

      I've identified weaknesses in several areas (details follow in the next section):

      -  Inadequate description and presentation of the data used

      -  Large parts of the results read like extended figure captions, which breaks the flow. - Older literature on the subject is duly cited, but the authors don't really discuss their findings in the context of this literature.

      -  The potential impact of mechanisms other than long-term maintenance of allelic lineages by balancing selection, such as interspecific introgression and incorrect orthology assessment, needs to be discussed.

      We address these comments in the more detailed section below.

      Recommendations for the authors:  

      Reviewer #1 (Recommendations for the authors):

      The abstract could benefit from being sharpened. A personal pet peeve is a common habit of saying we don't know everything about a topic (line 16 - "lack a full picture of primate MHC evolution"); We never know everything on a topic, so this is hardly a strong rationale to do more work on it. This is followed by "to start addressing this gap" - which is vague because you haven't explicitly stated any gap, you simply said we are not yet omniscent on the topic. Please clearly identify a gap in our knowledge, a question that you will be able to answer with this paper.

      That makes sense! We added another sentence to the abstract to make the specific gap clearer. Inserted “In particular, we do not know to what extent genes and alleles are retained across speciation events” in lines 16-17.

      Reviewer #2 (Recommendations for the authors):

      - Some discussion of alternative explanations when certain comparisons were not found to have TSP - is this consistent with genetic drift sometimes leading to lineage loss, or does it suggest that the proposed tradeoff between autoimmunity and pathogen recognition might differ depending on primates' life history and/or exposure to similar pathogens? Could the trade-off of pathogen to self-recognition not be as costly in some species?

      This is consistent with genetic drift, as no lineages are expected to be maintained across these distantly-diverged primates under neutral selection. These ideas are certainly possible, but our Bayes Factor test only reveals evidence (or lack thereof) for deviations from the species tree and cannot provide reasons why or why not.

      - It would be interesting to put these results on very long-term balancing selection in the context of what has been reported at the region for shorter term balancing selection. The discussion compares findings of previous genes in the literature but not regarding the time scale.

      Indeed, there is some evidence for the idea of “divergent allele advantage”, in which MHC-heterozygous individuals have a greater repertoire of peptides that they can present, leading to greater resistance against pathogens and greater fitness. This heterozygote advantage thus leads to balancing selection (Pierini and Lenz, 2018; Chowell et al., 2019). Our discussion mentions other time scales of balancing selection across the primates at the MHC and other loci, but we choose to focus more on long-term than short-term balancing selection.

      - Lines 223-226 - how is the difference in BF across exons in MHC-A to be interpreted? The paragraph is about MHC-A, but then the explanation in the last sentence is for when similar BF are observed which is not the case for MHC-A. Is this interpreted as lack of evidence for TSP? Or something about recombination or gene conversion? Or that one exon may be under balancing selection but not the other?

      Thank you for pointing out the confusing logic in this paragraph. 

      Previous: “For MHC-A, Bayes factors vary considerably depending on exon and species pair. Many sequences had to be excluded from MHC-A comparisons because they were identified as gene-converted in the \textit{GENECONV} analysis or were previously identified as recombinants \citep{Hans2017,Gleimer2011,Adams2001}. Importantly, for MHC-A we do not see concordance in Bayes factors across the different exons, whereas we do for the other gene groups. Similar Bayes factors across all exons for a given comparison is thus evidence in favor of TSP being the primary driver of the observed deep coalescence structure (rather than recombination or gene conversion).” Current (lines 228-238): 

      “For MHC-A, Bayes factors vary considerably depending on exon and species pair. Past work suggests that this gene has had a long history of gene conversion affecting different exons, resulting in different evolutionary histories for different parts of the gene \citep{Hans2017,Gleimer2011,Adams2001}. Indeed, we excluded many MHC-A sequences from our Bayes factor calculations because they were identified as gene-converted in our \textit{GENECONV} analysis or were previously suggested to be recombinants. As shown in \FIG{bayes_factors_classI}, the lack of concordance in Bayes factors across the different exons for MHC-A is evidence for gene conversion, rather than balancing selection, being the most important factor in this gene's evolution. In contrast, the other gene groups generally show concordance in Bayes factors across exons. We interpret this as evidence in favor of TSP being the primary driver of the observed deep coalescence structure for MHC-B and -C (rather than recombination or gene conversion).”

      - In Figures 5C and 6C, the points sometimes show a kind of smile pattern of possibly higher rates further from the peptide. Did authors explore other fits like a polynomial? Or, whether distance only matters in close proximity to the peptide? Out of curiosity, is it possible to map substitution time/branch into the distance to the peptide binding region for each substitution? Is there any pattern with distance to interacting proteins in non-peptide binding MHC proteins like MHC-DOA? Although they don't have a PBR they do interact with other proteins.

      Thank you for these ideas! We did not explore other fits, such as a polynomial, because we wanted to implement the simplest model. Our evolutionary rates are relative, making parameters relatively meaningless. We were mainly concerned with positive or negative slopes and we leave the rest to the protein interaction experts.

      There is most likely a relationship between evolutionary rate and the distance to interacting proteins in the non-peptide-binding molecules MHC-DM and -DO. However, there are few currently available models and it is difficult to determine which residues in these models are actually interacting. However, researchers with more experience in protein interactions would be able to undertake such an analysis. 

      - How biased is the database towards human alleles? Could this affect some of the analyses, including the coincidence of rapidly evolving sites with associations? Are there more associations than expected under some null model?

      While the database is indeed biased toward human alleles, we included only a small subset of these in order to create a more balanced data set spanning the primates. This is unlikely to affect the coincidence of rapidly-evolving sites with associations; however, we note that there are no such association studies meeting our criteria in other species, meaning the associations are only coming from studies on humans.

      - To this reader, it is unnecessary and distracting to describe the figures within the text; there are frequent sentences in the text that belongs in the figure legend instead (e.g., lines 139-143, 208-211, 214-215, 328-330, etc). It would be better to focus on the results from the figures and then cite the figure, where the colors and exactly what is plotted can be in the figure legend.

      We appreciate these comments on overall flow. We removed lines 139-143 and lengthened the Figure 2 caption (and associated supplementary figure captions) to contain all necessary detail. We removed lines 208-211 and 214-215 and lengthened the captions for Figure 3, Figure 4, and associated supplementary figures. We removed a sentence from lines 303-304.  

      - I'm still concerned that the poor mappability of short-read data is contributing in some ways. Were the sequences in the database mostly from long-reads? Was nucleotide diversity calculated directly from the sequences in the database or from another human dataset? Is missing data at some sites accounted for in the denominator?

      The sequences in the database are mostly from short reads and come from a wide array of labs. We have added a paragraph to the discussion to explain the limitations of this (lines 473-499). However, the nucleotide diversity calculations shown in Figure 1 do not rely on the MHC database; rather, they are calculated from the human genomes in the 1000 Genomes project. Nucleotide diversity would be calculable for other species, but we did not do so for exactly the reason you mention–too much missing data.

      - The Figure 2 and Figure 3 supplements took me a little bit to understand - is it really worth pointing out the top 5 Bayes-factor comparisons when there is no evidence for TSP? A lot of the colored squares are not actually supporting TSP but in the grids you can't see which are and which aren't without looking at the Bayes Factor. I wonder if it would help if only those with BF > 100 were shown? Or if these were marked some other way so that it was easy to see where TSPs are supported.

      Thank you for your perspective on these figures! We initially limited them to only show >100 Bayes factors for each gene group and region, but some gene groups have no high Bayes factors. Additionally, the “summary” tree pictured in these figures is necessarily a simplification of the full space of posterior trees. We felt that showing low Bayes factor comparisons could help readers understand this relationship. For example, allele sets that look non-monophyletic on the summary tree may still have a low Bayes factor, showing that they are generally monophyletic throughout the larger (un-visualizable) space of trees.

      Reviewer #3 (Recommendations for the authors):

      Specific comments

      Abstract

      I think the abstract would benefit from some editing. For example, one might get the impression that you equate allele sharing, which would normally be understood as sharing identical sequences, with sharing ancestral allelic lineages. This distinction is important because you can have many TSPs without sharing identical allele sequences. In l. 20 you write about "deep TSP", which requires either definition of reformulation. In l. 21-23 you seem to suggest that long-term retention of allelic lineages is surprising in the light of rapid sequence evolution - it may be, depending on the evolutionary scenarios one is willing to accept, but perhaps it's not necessary to float such a suggestion in the abstract where it cannot be properly explained due to space constraints? The last sequence needs a qualifier like "in some cases".

      Thank you for catching these! For clarity, we changed several words:

      ● “alleles” to “allelic lineages” in line 13

      ● “deep” to “ancient” in line 21

      ● “Despite” to “in addition to” in line 22

      ● Added “in some cases” to line 28

      Results - Overall, parts of the results read like extended figure captions. I understand that the authors want to make the complex figures accessible to the reader. However, including so much information in the text disrupts the flow and makes it difficult to follow what the main findings and conclusions are.

      We appreciate these comments on overall flow. We removed lines 139-143 and lengthened the Figure 2 caption (and associated supplementary figure captions) to contain all necessary detail. We removed lines 208-211 and 214-215 and lengthened the captions for Figure 3, Figure 4, and associated supplementary figures. We removed a sentence from lines 303-304.  

      l. 37-39 such a short sentence on non-classical MHC is necessarily an oversimplification, I suggest it be expanded or deleted.

      There is certainly a lot to say about each of these genes! While we do not have space in this paper’s introduction to get into these genes’ myriad functions, we added a reference to our companion paper in lines 40-41:

      “See the appendices of our companion paper \citep{Fortier2024a} for more detail.”

      These appendices are extensive, and readers can find details and references for literature on each specific gene there. In addition, several genes are mentioned in analyses further on in the results, and their specific functions are discussed in more detail when they arise.

      l. 47 -49 It would be helpful to briefly outline your criteria for selecting these 17 genes, even if this is repeated later.

      Thank you! For greater clarity, we changed the text (lines 50-52) from “Here, we look within 17 specific genes to characterize trans-species polymorphism, a phenomenon characteristic of long-term balancing selection.” to “Here, we look within 17 specific genes---representing classical, non-classical, Class I, and Class II ---to characterize trans-species polymorphism, a phenomenon characteristic of long-term balancing selection.“  

      l.85-87 I may be completely wrong, but couldn't problems with establishing orthology in some cases lead to false inferences of TSP, even in primates? Or do you think the data are of sufficient quality to ignore such a possibility? (you touch on this in pp. 261-264)

      Yes, problems with establishing orthology can lead to false inferences of TSP, and it has happened before. For example, older studies that used only exon 2 (binding-site-encoding) of the MHC-DRB genes inferred trees that grouped NWM sequences with ape and OWM sequences. Thus, they named these NWM genes MHC-DRB3 and -DRB5 to suggest orthology with ape/OWM MHC-DRB3 and -DRB5, and they also suggested possible TSP between the groups. However, later studies that used non-binding-site-encoding exons or introns noticed that these NWM sequences did not group with ape/OWM sequences (which now shared the same name), providing evidence against orthology. This illustrates that establishing orthology is critical before assessing TSP (as is comparing across regions). This is part of the reason we published a companion paper (https://doi.org/10.7554/eLife.103545.1), which clears up questions of orthology and supports the analyses we did in this paper. In cases where orthology was ambiguous, this also helped us to be conservative in our conclusions here. The problems with ambiguous gene assignment are also discussed in lines 488-499.

      l. 88-93 is the first place (others are pp. 109-118 and 460-484) where a fuller description of the data used would be welcome. It's clear that the amount of data from different species varies enormously, not only in the number of alleles per locus, but also in the loci for which polymorphism data are available. In such a synthesis study, one would expect at least a tabulation of the data used in the appendices and perhaps a summary table in the main article.

      l. 109-118 Again, a more quantitative summary of the data used, with reference to a table, would be useful.

      Thank you! To address these comments, we added Tables 2-4 to allow readers to more readily understand the data we included in each group. We refer to these tables in the introduction (line 95), in the “Data” section of the results (lines 128-129), and the “Data” section of the methods (lines 532-534). Supplementary Files listing the exact alleles and sequences used in each group are also included in the resubmission.

      l. 123-124 here you say that the definition of the "16 gene groups" is in the methods (probably pp. 471-484), but it would be useful to present an informative summary of your rationale in the introduction or here

      Thank you! We agree that it is helpful to outline these groups earlier. We have changed the paragraph in lines 123-135 from: 

      “We considered 16 gene groups and two or three different genic regions for each group: exon 2 alone, exon 3 alone, and/or exon 4 alone. Exons 2 and 3 encode the peptide-binding region (PBR) for the Class I proteins, and exon 2 alone encodes the PBR for the Class II proteins. For the Class I genes, we also considered exon 4 alone because it is comparable in size to exons 2 and 3 and provides a good contrast to the PBR-encoding exons. See the Methods for more detail on how gene groups were defined. Because few intron sequences were available for non-human species, we did not include them in our analyses.” To: 

      “We considered 16 gene groups spanning MHC classes and functions. These include the classical Class I genes (MHC-A-related, MHC-B-related, MHC-C-related), non-classical Class I genes (MHC-E-related, MHC-F-related, MHC-G-related), classical Class IIA genes (MHC-DRA-related, MHC-DQA-related, MHC-DPA-related), classical Class IIB genes (MHC-DRB-related, MHC-DQB-related, MHC-DPB-related), non-classical Class IIA genes (MHC-DMA-related, MHC-DOA-related, and non-classical Class IIB genes (MHC-DMB-related, MHC-DOB-related). We studied two or three different genic regions for each group: exon 2 alone, exon 3 alone, and (for Class I) exon 4 alone. Exons 2 and 3 encode the peptide-binding region (PBR) for the Class I proteins, and exon 2 alone encodes the PBR for the Class II proteins. For the Class I genes, we also considered exon 4 alone because it is comparable in size to exons 2 and 3 and provides a good contrast to the PBR-encoding exons. Because few intron sequences were available for non-human species, we did not include them in our analyses.”

      l. 100 "alleles" -> "allelic lineages"

      Thank you for catching this. We have changed this language in line 104.

      l. 227-238 it's important to discuss the possible effect of the number of sequences available on the detectability of TSP - this is particularly important as the properties of MHC genealogies may differ considerably from those expected for neutral genealogies.

      This is a good point that may not be obvious to readers. We have added several sentences to clarify this:

      Line 193-194: “In a neutral genealogy, monophyly of each species' sequences is expected.”

      Line 213-219: “Note that the number of sequences available for comparison also affects the detectability of TSP. For example, if the only sequences available are from the same allelic lineage, they will coalesce more recently in the past than they would with alleles from a different lineage and would not show evidence for TSP. This means our method is well-suited to detect TSP when a diverse set of allele sequences are available, but it is conservative when there are few alleles to test. There were few available alleles for some non-classical genes, such as MHC-F, and some species, such as gibbon.”

      Line 244-246: “However, since there are fewer alleles available for the non-classical genes, we note that our method is likely to be conservative here.”

      l. 301 and 624-41 it's been difficult for me to understand the rationale behind using rates at mostly gap positions as the baseline and I'd be grateful for a more extensive explanation

      Normalizing the rates posed a difficult problem. We couldn’t include every single sequence in the same alignment because BEAST’s computational needs scale with the number of sequences. Therefore, we had to run BEAST separately on smaller alignments focused on a single group of genes at a time. We still wanted to be able to compare evolutionary rates across genes, but because of the way SubstBMA is implemented, evolutionary rates are relative, not absolute. Recall that to help us compare the trees, we included a common set of “backbone” sequences in all of the 16 alignments. This set included some highly-diverged genes. Initially, we planned to use 4-fold degenerate sites as the baseline sites for normalization, but there simply weren’t enough of them once we included the “backbone” set on top of the already highly diverse set of sequences in each alignment. This diversity presented an opportunity.  In BEAST, gaps are treated as missing and do not contribute any probability to the relevant branch or site (https://groups.google.com/g/beast-users/c/ixrGUA1p4OM/m/P4R2fCDWMUoJ?pli=1). So, we figured that sites that were “mostly gap” (a gap in all the human backbone sequences but with an insertion in some sequence) were mostly not contributing to the inference of the phylogeny or evolutionary rates. Because the “backbone” sequences are common to all alignments, making the “mostly gap” sites somewhat comparable across sets while not affecting inferred rates, we figured they would be a reasonable choice for the normalization (for lack of a better option).

      We added text to lines 680 and 691-693 to clarify this rationale.

      l. 380-84 this overview seems rather superficial. Would it be possible to provide a more quantitative summary?

      To make this more quantitative, we plotted the number of associations for each amino acid against evolutionary rate, shown in Figure 6 - Figure Supplement 7 (NOTE: this needs to be renamed as Table 1 - Figure Supplement 1, which the template does not allow). This reveals a significant positive slope for the Class I genes, but not for Class II. We also added explanatory text for this figure in lines 400-404.

      Discussion - your approach to detecting TSP is elegant but deserves discussion of its limitations and, in particular, a clear explanation of why detecting TSP rather than quantifying its extent is more important in the context of this work. Another important point for discussion is alternative explanations for the patterns of TSP or, more broadly, gene tree - species tree discordance. Although long-term maintenance of allelic lineages due to long-term balancing selection is probably the most convincing explanation for the observed TSP, interspecific introgression and incorrect orthology assessment may also have contributed, and it would be good to see what the authors think about the potential contribution of these two factors.

      Overall, our goal was to use modern statistical methods and data to more confidently assess how ancient the TSP is at each gene. We have added several lines of text (as noted elsewhere in this document) to more clearly illustrate the limitations of our approach. We also agree that interspecific introgression and incorrect orthology assessment can cause similar patterns to arise. We attempted to minimize the effect of incorrect orthology assessment by creating multi-gene trees and exploring reference primate genomes, as described in our companion paper (https://doi.org/10.7554/eLife.103545.1), but cannot eliminate it completely. We have added a paragraph to the discussion to address this (lines 488-499). Interspecific introgression could also cause gene tree-species tree discordance, but we are not sure about how systematic this would have to be to cause the overall patterns we observe, nor about how likely it would have been for various clades of primates across the world.

      l. 421 -424 A more nuanced discussion distinguishing between positive selection, which facilitates the establishment of a mutation, and directional selection, which leads to its fixation, would be useful here.

      We added clarification to this sentence (line 443-445), from “Indeed, within the phylogeny we find that the most rapidly-evolving codons are substituted at around 2--4-fold the baseline rate.” to “Indeed, within the phylogeny we find that the most rapidly-evolving codons are substituted at around 2--4-fold the baseline rate, generating ample mutations upon which selection may act.”

      l. 432-434 You write here about the shaping of TCR repertoires, but I couldn't find any such information in the paper, including Table 1.

      We did not include a separate column for these, so they can be hard to spot. They take the form of “TCR 𝛽 Interaction Probability >50%”, “TCR Expression (TRAV38-1)”, or “TCR 𝛼 Interaction Probability >50%” and can be found in Table 1.

      l. 436-442 Here a more detailed discussion in the context of divergent allelic advantage and even the evolution of new S-type specificities in plants would be valuable.

      We added an additional citation to a review article to this sentence (lines 438-439).  

      l. 443 The use of the word "training" here is confusing, suggesting some kind of "education" during the lifetime of the animal.

      We agree that “train” is not an entirely appropriate term, and have changed it to “evolve” (line 465).

      489-491 What data were used for these calculations?

      Apologies for missing this citation! We used the 1000 genomes project data, and the citation has been updated (line 541-542).

    1. 𝐼 (𝑋 ; 𝑌 ; 𝑍 ) = 𝐻 (𝑋 ) + 𝐻 (𝑌 ) + 𝐻 (𝑍 ) − 𝐻 (𝑋, 𝑌 ) + 𝐻 (𝑋, 𝑍 ) + 𝐻 (𝑌, 𝑍 ) + 𝐻 (𝑋, 𝑌, 𝑍 ) (2)Eq. 3 can be rewritten in terms of MI as𝐼 (𝑋 ; 𝑌 ; 𝑍 ) = 𝐼 (𝑋 ; 𝑌 ) − 𝐼 (𝑋 ; 𝑌 |𝑍 )

      This generalization of MI to more than two variables is also known as interaction information and captures the unique information gained by knowing all three variables beyond only knowing subsets of the variables. There are other extensions of MI to more than 2 variables. In particular total correlation allows quantification of the shared information between all three variables. As a result, total correlation has been used for feature selection. Did you consider using total correlation in this case?

    1. Author response:

      The following is the authors’ response to the original reviews

      We thank the Reviewers for their constructive comments and the Editor for the possibility to address the Reviewers’ points in this rebuttal. We 

      (1) Conducted new experiments with NP6510-Gal4 and TH-Gal4 lines to address potential behavioral differences due to targeting dopaminergic vs. both dopaminergic and serotonergic neurons

      (2) Conducted novel data analyses to emphasize the strength of sampling distributions of behavioral parameters across trials and individual flies

      (3) Provided Supplementary Movies

      (4) Calculated additional statistics

      (5) Edited and added text to address all points of the Reviewers.

      Please see our point-by-point responses below.

      Public Reviews:

      Reviewer #1 (Public Review):

      Summary:

      Translating discoveries from model organisms to humans is often challenging, especially in neuropsychiatric diseases, due to the vast gaps in the circuit complexities and cognitive capabilities. Kajtor et al. propose to bridge this gap in the fly models of Parkinson's disease (PD) by developing a new behavioral assay where flies respond to a moving shadow by modifying their locomotor activities. The authors believe the flies' response to the shadow approximates their escape response to an approaching predator. To validate this argument, they tested several PD-relevant transgenic fly lines and showed that some of them indeed have altered responses in their assay.

      Strengths:

      This single-fly-based assay is easy and inexpensive to set up, scalable, and provides sensitive, quantitative estimates to probe flies' optomotor acuity. The behavioral data is detailed, and the analysis parameters are well-explained.

      We thank the Reviewer for the positive assessment of our study.

      Weaknesses:

      While the abstract promises to give us an assay to accelerate fly-to-human translation, the authors need to provide evidence to show that this is indeed the case. They have used PD lines extensively characterized by other groups, often with cheaper and easier-to-setup assays like negative geotaxis, and do not offer any new insights into them. The conceptual leap from a low-level behavioral phenotype, e.g. changes in walking speed, to recapitulating human PD progression is enormous, and the paper does not make any attempt to bridge it. It needs to be clarified how this assay provides a new understanding of the fly PD models, as the authors do not explore the cellular/circuit basis of the phenotypes. Similarly, they have assumed that the behavior they are looking at is an escape-from-predator response modulated by the central complex- is there any evidence to support these assumptions? Because of their rather superficial approach, the paper does not go beyond providing us with a collection of interesting but preliminary observations.

      We thank the Reviewer for pointing out some limitations of our study. We would like to emphasize that what we perceive as the main advantage of performing single-fly and single-trial analyses is the access to rich data distributions that provide more fine-scale information compared to bulk assays. We think that this is exactly going one step closer to ‘bridging the enormous conceptual leap from a low-level behavioral phenotype, e.g. changes in walking speed, to recapitulating human PD progression’, and we showcase this in our study by comparing the distributions over the entire repertoire of behavioral responses across fly mutants. Nevertheless, we agree with the Reviewer that many more steps in this direction are needed to improve translatability. Therefore, we toned down the corresponding statements in the Abstract and in the Introduction. Moreover, to further emphasize the strength of sampling distributions of behavioral parameters across trials and individual flies, we complemented our comparisons of central tendencies with testing for potential differences in data dispersion, demonstrated in the novel Supplementary Figure S4.

      Looming stimuli have been used to characterize flies’ escape behaviors. These studies uncovered a surprisingly rich behavioral repertoire (Zacarias et al., 2018), which was modulated by both sensory and motor context, e.g. walking speed at time of stimulus presentation (Card and Dickinson, 2008; Oram and Card, 2022; Zacarias et al., 2018). The neural basis of these behaviors was also investigated, revealing loom-sensitive neurons in the optic lobe and the giant fiber escape pathway (Ache et al., 2019; de Vries and Clandinin, 2012). Although less frequently, passing shadows were also employed as threat-inducing stimuli in flies (Gibson et al., 2015). We opted for this variant of the stimulus so that we could ensure that the shadow reached the same coordinates in all linear track concurrently, aiding data analysis and scalability. Similar to the cited study, we found the same behavioral repertoire as in studies with looming stimuli, with an equivalent dependence on walking speed, confirming that looming stimuli and passing shadows can both be considered as threat-inducing visual stimuli. We added a discussion on this topic to the main text.

      Reviewer #2 (Public Review):

      In this study, Kajtor et al investigated the use of a single-animal trial-based behavioral assay for the assessment of subtle changes in the locomotor behavior of different genetic models of Parkinson's disease of Drosophila. Different genotypes used in this study were Ddc-GAL4>UASParkin-275W and UAS- α-Syn-A53T. The authors measured Drosophila's response to predatormimicking passing shadow as a threatening stimulus. Along with these, various dopamine (DA) receptor mutants, Dop1R1, Dop1R2 and DopEcR were also tested.

      The behavior was measured in a custom-designed apparatus that allows simultaneous testing of 13 individual flies in a plexiglass arena. The inter-trial intervals were randomized for 40 trials within 40 minutes duration and fly responses were defined into freezing, slowing down, and running by hierarchical clustering. Most of the mutant flies showed decreased reactivity to threatening stimuli, but the speed-response behavior was genotype invariant.

      These data nicely show that measuring responses to the predator-mimicking passing shadows could be used to assess the subtle differences in the locomotion parameters in various genetic models of Drosophila.

      The understanding of the manifestation of various neuronal disorders is a topic of active research. Many of the neuronal disorders start by presenting subtle changes in neuronal circuits and quantification and measurement of these subtle behavior responses could help one delineate the mechanisms involved. The data from the present study nicely uses the behavioral response to predator-mimicking passing shadows to measure subtle changes in behavior. However, there are a few important points that would help establish the robustness of this study.

      We thank the Reviewer for the constructive comments and the positive assessment of our study.

      (1) The visual threat stimulus for measuring response behavior in Drosophila is previously established for both single and multiple flies in an arena. A comparative analysis of data and the pros and cons of the previously established techniques (for example, Gibson et al., 2015) with the technique presented in this study would be important to establish the current assay as an important advancement.

      We thank the Reviewer for this suggestion. We included the following discussion on measuring response behavior to visual threat stimuli in the revised manuscript.

      Many earlier studies used looming stimulus, that is, a concentrically expanding shadow, mimicking the approach of a predator from above, to study escape responses in flies (Ache et al., 2019; Card and Dickinson, 2008; de Vries and Clandinin, 2012; Oram and Card, 2022; Zacarias et al., 2018) as well as rodents (Braine and Georges, 2023; Heinemans and Moita, 2024; Lecca et al., 2017). These assays have the advantage of closely resembling naturalistic, ecologically relevant threatinducing stimuli, and allow a relatively complete characterization of the fly escape behavior repertoire. As a flip side of their large degree of freedom, they do not lend themselves easily to provide a fully standardized, scalable behavioral assay. Therefore, Gibson et al. suggested a novel threat-inducing assay operating with moving overhead translational stimuli, that is, passing shadows, and demonstrated that they induce escape behaviors in flies akin to looming discs (Gibson et al., 2015). This assay, coined ReVSA (repetitive visual stimulus-induced arousal) by the authors, had the advantage of scalability, while constraining flies to a walking arena that somewhat restricted the remarkably rich escape types flies otherwise exhibit. Here we carried this idea one step further by using a screen to present the shadows instead of a physically moving paddle and putting individual flies to linear corridors instead of the common circular fly arena. This ensured that the shadow reached the same coordinates in all linear tracks concurrently and made it easy to accurately determine when individual flies encountered the stimulus, aiding data analysis and scalability. We found the same escape behavioral repertoire as in studies with looming stimuli and ReVSA (Gibson et al., 2015; Zacarias et al., 2018), with a similar dependence on walking speed (Oram and Card, 2022; Zacarias et al., 2018), confirming that looming stimuli and passing shadows can both be considered as threat-inducing visual stimuli.  

      (2) Parkinson's disease mutants should be validated with other GAL-4 drivers along with DdcGAL4, such as NP6510-Gal4 (Riemensperger et al., 2013). This would be important to delineate the behavioral differences due to dopaminergic neurons and serotonergic neurons and establish the Parkinson's disease phenotype robustly.

      We thank the Reviewer for point out this limitation. To address this, we repeated our key experiments in Fig.3. with both TH-Gal4 and NP6510-Gal4 lines, and their respective controls. These yielded largely similar results to the Ddc-Gal4 lines reported in Fig.3., reproducing the decreased speed and decreased overall reactivity of PD-model flies. Nevertheless, TH-Gal4 and NP6510-Gal4 mutants showed an increased propensity to stop. Stop duration showed a significant increase not only in α-Syn but also in Parkin fruit flies. These novel results have been added to the text and are demonstrated in Supplementary Figure S3.

      (3) The DopEcR mutant genotype used for behavior analysis is w1118; PBac{PB}DopEcRc02142TM6B, Tb1. Balancer chromosomes, such as TM6B,Tb can have undesirable and uncharacterised behavioral effects. This could be addressed by removing the balancer and testing the DopEcR mutant in homozygous (if viable) or heterozygous conditions.

      We appreciate the Reviewer's comment and acknowledge the potential for the DopEcR balancer chromosome to produce unintended behavioral effects. However, given that this mutant was not essential to our main conclusions, we opted not to repeat the experiment. Nevertheless, we now discuss the possible confounds associated with using the PBac{PB}DopEcRc02142 mutant allele over the balancer chromosome. “We recognize a limitation in using PBac{PB}DopEcRc02142 over the  TM6B, Tb<sup>1</sup> balancer chromosome, as the balancer itself may induce behavioral deficits in flies. We consider this unlikely, as the PBac{PB}DopEcRc02142 mutation demonstrates behavioral effects even in heterozygotes (Ishimoto et al., 2013). Additionally, to our knowledge, no studies have reported behavioral deficits in flies carrying the TM6B, Tb<sup>1</sup> balancer chromosome over a wild-type chromosome.”

      (4) The height of the arena is restricted to 1mm. However, for the wild-type flies (Canton-S) and many other mutants, the height is usually more than 1mm. Also, a 1 mm height could restrict the fly movement. For example, it might not allow the flies to flip upside down in the arena easily. This could introduce some unwanted behavioral changes. A simple experiment with an arena of height at least 2.5mm could be used to verify the effect of 1mm height.

      We thank the Reviewer for this comment, which prompted us to reassess the dimensions of the apparatus. The height of the arena was 1.5 mm, which we corrected now in the text. We observed that the arena did not restrict the flies walking and that flies could flip in the arena. We now include two Supplementary Movies to demonstrate this.

      (5) The detailed model for Monte Carlo simulation for speed-response simulation is not described. The simulation model and its hyperparameters need to be described in more depth and with proper justification.

      We thank the Reviewer for pointing out a lack of details with respect to Monte Carlo simulations. We used a nested model built from actual data distributions, without any assumptions. Accordingly, the stimulation did not have hyperparameters typical in machine learning applications, the only external parameter being the number of resamplings (3000 for each draw). We made these modeling choices clearer and expanded this part as follows.

      “The effect of movement speed on the distribution of behavioral response types was tested using a nested Monte Carlo simulation framework (Fig. S5). This simulation aimed to model how different movement speeds impact the probability distribution of response types, comparing these simulated outcomes to empirical data. This approach allowed us to determine whether observed differences in response distributions are solely due to speed variations across genotypes or if additional behavioral factors contribute to the differences. First, we calculated the probability of each response type at different specific speed values (outer model). These probabilities were derived from the grand average of all trials across each genotype, capturing the overall tendency at various speeds. Second, we simulated behavior of virtual flies (n = 3000 per genotypes, which falls within the same order of magnitude as the number of experimentally recorded trials from different genotypes) by drawing random velocity values from the empirical velocity distribution specific to the given genotype and then randomly selecting a reaction based on the reaction probabilities associated with the drawn velocity (inner model). Finally, we calculated reaction probabilities for the virtual flies and compared it with real data from animals of the same genotype.

      Differences were statistically tested by Chi-squared test.”

      (6) The statistical analysis in different experiments needs revisiting. It wasn't clear to me if the authors checked if the data is normally distributed. A simple remedy to this would be to check the normality of data using the Shapiro-Wilk test or Kolmogorov-Smirnov test. Based on the normality check, data should be further analyzed using either parametric or non-parametric statistical tests. Further, the statistical test for the age-dependent behavior response needs revisiting as well. Using two-way ANOVA is not justified given the complexity of the experimental design. Again, after checking for the normality of data, a more rigorous statistical test, such as split-plot ANOVA or a generalized linear model could be used.

      We thank the Reviewer for this comment. We performed Kolmogorov-Smirnov test for normality on the data distributions underlying Figure 3, and normality was rejected for all data distributions at p = 0.05, which justifies the use of the non-parametric Mann-Whitney U-test. Regarding ANOVA, we would like to point out that the ANOVA hypothesis test design is robust to deviations from normality (Knief and Forstmeier, 2021; Mooi et al., 2018). While the Kruskal-Wallis test is considered a reasonable non-parametric alternative of one-way ANOVA, there is no clear consensus for a non-parametric alternative of two-way ANOVA. Therefore, we left the two-way ANOVA for Figure 5 in place; however, to increase the statistical confidence in our conclusions, we performed Kruskal-Wallis tests for the main effect of age and found significant effects in all genotypes in accordance with the ANOVA, confirming the results (Stop frequency, DopEcR p = 0.0007; Dop1R1, p = 0.004; Dop1R2, p = 9.94 × 10<sup>-5</sup>; w<sup>1118</sup>, p = 9.89 × 10<sup>-13</sup>; y<sup>1</sup> w<sup>67</sup>c<sup>23</sup>, p = 2.54 × 10<sup>-5</sup>; Slowing down frequency, DopEcR, p = 0.0421; Dop1R1, p = 5.77 x 10<sup>-6</sup>; Dop1R2, p = 0.011; w<sup>1118</sup>, p = 2.62 x 10<sup>-5</sup>; y<sup>1</sup> w<sup>67</sup>c<sup>23</sup>, p = 0.0382; Speeding up frequency, DopEcR, p = 0.0003; Dop1R1, p = 2.06 x 10<sup>-7</sup>; Dop1R2, p = 2.19 x 10<sup>-6</sup>; w<sup>1118</sup>, p = 0.0044; y<sup>1</sup> w<sup>67</sup>c<sup>23</sup>, p = 1.36 x 10<sup>-5</sup>). We also changed the post hoc Tukey-tests to post hoc Mann-Whitney tests in the text to be consistent with the statistical analyses for Figure 3. These resulted in very similar results as the Tukey-tests. Of note, there isn’t a straightforward way of correcting for multiple comparisons in this case as opposed to the Tukey’s ‘honest significance’ approach, we thus report uncorrected p values and suggest considering them at p = 0.01, which minimizes type I errors. These notes have been added to the ‘Data analysis and statistics’ Methods section.

      (7) The dopamine receptor mutants used in this study are well characterized for learning and memory deficits. In the Parkinson's disease model of Drosophila, there is a loss of DA neurons in specific pockets in the central brain. Hence, it would be apt to use whole animal DA receptor mutants as general DA mutants rather than the Parkinson's disease model. The authors may want to rework the title to reflect the same.

      We thank the Reviewer for this comment, which suggests that we were not sufficiently clear on the Drosophila lines with DA receptor mutations. We used Mi{MIC} random insertion lines for dopamine receptor mutants, namely y<sup>1</sup> w<sup>*1</sup>; Mi{MIC}Dop1R1<sup>MI04437</sup> (BDSC 43773), y<sup>1</sup> w<sup>*1</sup>; Mi{MIC}Dop1R2<sup>MI08664</sup> (BDSC 51098) (Harbison et al., 2019; Pimentel et al., 2016), and w<sup>1118</sup>; PBac{PB}DopEcR<sup>c02142</sup>/TM6B, Tb<sup>1</sup> (BDSC 10847) (Ishimoto et al., 2013; Petruccelli et al., 2020, 2016). These lines carried reported mutations in dopamine receptors, most likely generating partial knock down of the respective receptors. We made this clearer by including the full names at the first occurrence of the lines in Results (beyond those in Methods) and adding references to each of the lines.

      Recommendations for the authors:

      Reviewer #1 (Recommendations For The Authors):

      (1) Please think about focusing the manuscript either on the escape response or the PD pathology and provide additional evidence to demonstrate that you indeed have a novel system to address open questions in the field.

      As detailed above, we now emphasize more that the main advantage of our single-trial-based approach lies in the appropriate statistical comparison of rich distributions of behavioral data. Please see our response to the ‘Weaknesses’ section for more details.

      (2) Please explain the rationale for choosing the genetic lines and provide appropriate genetic controls in the experiments, e.g. trans-heterozygotes. Why use Ddc-Gal4 instead of TH or other specific Split-Gal4 lines?

      We thank the Reviewer for this suggestion. We repeated our key experiments with TH-Gal4 and NP6510-Gal4 lines. Please see our response to Point #2 of Reviewer #2 for details.

      (3) Please proofread the manuscript for ommissions. e.g. there's no legend for Fig 4b.

      We respectfully point out that the legend is there, and it reads “b, Proportion of a given response type as a function of average fly speed before the shadow presentation. Top, Parkin and α-Syn flies. Bottom, Dop1R1, Dop1R2 and DopEcR mutant flies.”

      Reviewer #2 (Recommendations For The Authors):

      (1) In figure 2(c), representing the average walking speed data for different mutants would be useful to visually correlate the walking differences.

      We thank the Reviewer for this suggestion. The average walking speed was added in a scatter plot format, as suggested in the next point of the Reviewer. 

      (2) The data could be represented more clearly using scatter plots. Also, the color scheme could be more color-blindness friendly.

      We thank the Reviewer for this suggestion. We added scatter plots to Fig.2c that indeed represent the distribution of behavioral responses better. We also changed the color scheme and removed red/green labeling.

      (3) The manuscript should be checked for typos such as in line 252, 449, 484.

      Thank you. We fixed the typos.

      References

      Ache JM, Polsky J, Alghailani S, Parekh R, Breads P, Peek MY, Bock DD, von Reyn CR, Card GM. 2019. Neural Basis for Looming Size and Velocity Encoding in the Drosophila Giant Fiber Escape Pathway. Curr Biol 29:1073-1081.e4. doi:10.1016/j.cub.2019.01.079

      Braine A, Georges F. 2023. Emotion in action: When emotions meet motor circuits. Neurosci Biobehav Rev 155:105475. doi:10.1016/j.neubiorev.2023.105475

      Card G, Dickinson MH. 2008. Visually Mediated Motor Planning in the Escape Response of Drosophila. Curr Biol 18:1300–1307. doi:10.1016/j.cub.2008.07.094

      de Vries SEJ, Clandinin TR. 2012. Loom-Sensitive Neurons Link Computation to Action in the Drosophila Visual System. Curr Biol 22:353–362. doi:10.1016/j.cub.2012.01.007

      Gibson WT, Gonzalez CR, Fernandez C, Ramasamy L, Tabachnik T, Du RR, Felsen PD, Maire MR, Perona P, Anderson DJ. 2015. Behavioral Responses to a Repetitive Visual Threat Stimulus Express a Persistent State of Defensive Arousal in Drosophila. Curr Biol 25:1401– 1415. doi:10.1016/j.cub.2015.03.058

      Harbison ST, Kumar S, Huang W, McCoy LJ, Smith KR, Mackay TFC. 2019. Genome-Wide Association Study of Circadian Behavior in Drosophila melanogaster. Behav Genet 49:60–82. doi:10.1007/s10519-018-9932-0

      Heinemans M, Moita MA. 2024. Looming stimuli reliably drive innate defensive responses in male rats, but not learned defensive responses. Sci Rep 14:21578. doi:10.1038/s41598-02470256-2

      Ishimoto H, Wang Z, Rao Y, Wu C, Kitamoto T. 2013. A Novel Role for Ecdysone in Drosophila Conditioned Behavior: Linking GPCR-Mediated Non-canonical Steroid Action to cAMP Signaling in the Adult Brain. PLoS Genet 9:e1003843. doi:10.1371/journal.pgen.1003843

      Knief U, Forstmeier W. 2021. Violating the normality assumption may be the lesser of two evils. Behav Res Methods 53:2576–2590. doi:10.3758/s13428-021-01587-5

      Lecca S, Meye FJ, Trusel M, Tchenio A, Harris J, Schwarz MK, Burdakov D, Georges F, Mameli M. 2017. Aversive stimuli drive hypothalamus-to-habenula excitation to promote escape behavior. Elife 6:1–16. doi:10.7554/eLife.30697

      Mooi E, Sarstedt M, Mooi-Reci I. 2018. Market Research, Springer Texts in Business and Economics. Singapore: Springer Singapore. doi:10.1007/978-981-10-5218-7

      Oram TB, Card GM. 2022. Context-dependent control of behavior in Drosophila. Curr Opin Neurobiol 73:102523. doi:10.1016/j.conb.2022.02.003

      Petruccelli E, Lark A, Mrkvicka JA, Kitamoto T. 2020. Significance of DopEcR, a G-protein coupled dopamine/ecdysteroid receptor, in physiological and behavioral response to stressors. J Neurogenet 34:55–68. doi:10.1080/01677063.2019.1710144

      Petruccelli E, Li Q, Rao Y, Kitamoto T. 2016. The Unique Dopamine/Ecdysteroid Receptor Modulates Ethanol-Induced Sedation in Drosophila. J Neurosci 36:4647–4657. doi:10.1523/JNEUROSCI.3774-15.2016

      Pimentel D, Donlea JM, Talbot CB, Song SM, Thurston AJF, Miesenböck G. 2016. Operation of a homeostatic sleep switch. Nature 536:333–337. doi:10.1038/nature19055

      Zacarias R, Namiki S, Card GM, Vasconcelos ML, Moita MA. 2018. Speed dependent descending control of freezing behavior in Drosophila melanogaster. Nat Commun 9:1–11. doi:10.1038/s41467-018-05875-1

    1. Author Response:

      In the Weaknesses, Reviewer 3 suggests that in the Discussion, we comment upon whether WRN ATPase/3’-5’ helicase and WRNIP1 ATPase work on Y-family Pols additively or synergistically to raise fidelity. However, in the Discussion on page 20, we do comment on the role of WRN and WRNIP1 ATPase activities in conferring an additive increase in the fidelity of TLS by Y-family Pols.

    1. Comparison/Contrast Another method for organizing main points is the comparison/contrast speech pattern. While this pattern clearly lends itself easily to two main points, you can also create a third point by giving basic information about what is being compared and what is being contrasted. Let’s look at two examples; the first one will be a two-point example and the second a three-point example. Specific Purpose To inform a group of physicians about Drug X, a newer drug with similar applications to Drug Y Main Points I. Show how Drug X and Drug Y are similar. II. Show how Drug X and Drug Y differ. Specific Purpose To inform a group of physicians about Drug X, a newer drug with similar applications to Drug Y Main Points I. Explain the basic purpose and use of both Drug X and Drug Y. II. Show how Drug X and Drug Y are similar. III. Show how Drug X and Drug Y differ.

      Comparison/contrast organization

    1. Reconduire en 2026 les montants de l’ensemble des prestations sociales (minima sociaux, pensions de retraites, allocations chômage) versées à leur valeur de 2025.

      Il y a plusieurs versions de l'année blanche. Là c'est la version la plus basique. Mais l'année blanche globale est censée porter sur un gel de l'ensemble de la dépense publique en valeur et pas uniquement sur les prestas indexées. C'est pour ça que le chiffre de 24 Mds d’économies est évoqué avec l'année blanche

    1. Note de synthèse : Temps Long et Outils de l'Action Publique

      Introduction

      • Ce document de synthèse présente les thèmes principaux et les idées essentielles discutées lors de la conférence "Temps long et outils de l’action publique". Les intervenants, issus de divers horizons (politique, administration, syndical, entreprise), ont partagé leurs expériences et réflexions sur la capacité de l'action publique à s'inscrire dans une perspective de long terme, en dépit des contraintes et défis actuels.

      Thèmes Majeurs et Idées Clés

      • L'Importance du Diagnostic, de l'Expertise et des Données Factuelles
      • Nécessité de faits incontestables : Tous les intervenants ont souligné l'importance cruciale d'un diagnostic solide et basé sur des données objectives pour éclairer l'action publique de long terme. Jean-Luc Tavernier, directeur général de l'INSEE, insiste sur le rôle de son institution dans la production de données et de scénarios majeurs. Roseline Bachelot évoque l'importance d'un "savoir structuré" et d'une "expertise charpentée et partagée", critiquant les "calambreenes style convention citoyenne pour le climat" qui ne garantissent pas cette expertise.
      • Rapport à la science et à la réalité : Laurent Berger met en avant le besoin d'un "besoin d'expertise" et d'un "rapport à la science" pour la gestion du temps long, soulignant que "l'incontestabilité des faits, ce rapport à la science y compris les sciences sociales" est fondamental.
      • Mesure et évaluation : La capacité à mesurer l'impact des actions et à évaluer les trajectoires est essentielle. Laurent Berger insiste sur la "question de la donnée, de la data" comme étant "phénoménale et fondamentale" pour piloter par la mesure. Jean-Luc Tavernier souligne que l'INSEE met à disposition des "séries longues avec une profondeure historique" pour appuyer l'évaluation.
      • Défis de l'expertise : Jean-Luc Tavernier fait état de la difficulté à maintenir la crédibilité de l'expertise publique face à la désinformation, notamment sur les réseaux sociaux, où l'on est confronté au "on sait que" sans argumentation factuelle. Roseline Bachelot ajoute la nécessité de prendre en compte les "feratrol des guerres informationnelles" et l'impact de l'intelligence artificielle.
      • La Fixation et la Continuité du Cap
      • Vision commune et stratégie : Le temps long nécessite la construction d'une vision partagée et la fixation d'un cap clair. Patrice Vergriete témoigne de l'expérience de Dunkerque, où la "volonté d'un nouvel exécutif politique [fut] de faire repartir le territoire", en se situant dans une "perspective de 10, 15, 20 ans". Cette démarche a conduit à la construction d'une "vision commune" et d'une "feuille de route du développement".
      • Inflexibilité sur le cap, souplesse sur les moyens : Laurent Berger estime que ceux qui dirigent doivent être "inflexible sur le cap fixé" mais non sur "les moyen d'y parvenir".
      • Obstacles à la continuité : Roseline Bachelot dénonce la "valse insensée des responsables ministériels", qui empêche la pérennisation des politiques de long terme, contrastant avec la stabilité des exécutifs locaux. Jean-Luc Tavernier déplore le manque de "gratification politique" pour les politiques de long terme et l'absence de "débat qui n'a pas eu lieu au moment des échéances électorales" sur les choix collectifs fondamentaux.
      • L'Embarquement et la Responsabilisation des Acteurs et de la Population
      • Nécessité de l'adhésion : Le succès des politiques de long terme dépend de l'adhésion et de l'implication de tous les acteurs. Patrice Vergriete insiste sur la nécessité d'"embarquer la population" et de "construire un récit positif de l'avenir", en offrant "de l'espoir dans une démocratie". Il souligne l'importance du "duo sens intérêt" pour maintenir le long terme face à "l'émotion du court terme".
      • Responsabilité partagée : Laurent Berger évoque la "responsabilité partagée" au sein de l'entreprise et la nécessité de "responsabiliser" les collaborateurs, un parallèle qu'il fait avec l'action publique. Il estime qu'il faut "faire davantage confiance aux acteurs qu'au développement des normes".
      • Démocratie participative : La participation citoyenne est un moyen d'embarquement, mais doit être repensée. Roseline Bachelot met en garde contre les "manipulations tout à fait dommageables" des "cénacles" comme les conventions citoyennes. Patrice Vergriete critique la légitimité des dispositifs actuels de participation et l'instrumentalisation des réseaux sociaux, soulignant que "les réseaux sociaux aujourd'hui sont de la propagande pour ce que vous pensez déjà". Il valorise le "porte à porte" comme le "meilleur outil" pour créer la confiance.
      • Coût de la participation : Madame Bonacory soulève la question de la rémunération des citoyens participant aux processus démocratiques, arguant que cela devrait être fait "par rapport au salaire qui gagne".
      • Les Outils Concrets de l'Action Publique pour le Temps Long
      • Normes et institutions stables : La Constitution et les lois de programmation sont des outils clés pour ancrer l'action dans la durée. Roseline Bachelot cite la Charte de l'environnement et les lois de programmation sectorielles comme des exemples, bien que ces dernières puissent restreindre les marges de manœuvre budgétaires.
      • Instruments de gouvernance : Jean-Luc Tavernier mentionne les "lois de programmation" et les "instances de surveillance" (Haut Conseil des finances publiques, Conseil au climat) comme des innovations en matière de gouvernance, tout en déplorant qu'elles ne "mordent jamais réellement" en l'absence de dispositifs correctifs et de légitimité politique suffisante.
      • Financement et recettes affectées : Patrice Vergriete critique l'"annualité budgétaire" comme un obstacle au temps long et plaide pour les "recettes affectées" (comme la taxe GEMAPI), qu'il considère comme "la garantie d'une politique du temps long". Il déplore également la faiblesse actuelle de la "contractualisation" (CPER).
      • Gestion des ressources humaines : Roseline Bachelot souligne la "déplorable gestion des ressources humaines" dans l'administration, avec un "turnover" qui démotive les agents et nuit à la continuité des politiques.
      • Transversalité : Patrice Vergriete met en lumière le problème du "raisonnement en silo" de l'administration, qui empêche de résoudre les problèmes de manière globale et transversale (ex : logement étudiant et villes moyennes).
      • Logique d'investissement vs. de réparation : Plusieurs intervenants, dont Patrice Vergriete et Jean-Luc Tavernier, appellent à "inverser la logique" en investissant davantage dans la prévention et les causes des problèmes plutôt que de se contenter de "mettre les moyens pour essayer [d']y répondre aux conséquences".

      Conclusion

      La conférence a mis en lumière un consensus sur les conditions nécessaires à une action publique efficace à long terme : un diagnostic partagé et basé sur des faits, la fixation d'un cap clair et sa continuité, et l'embarquement de l'ensemble des acteurs et de la population.

      Les défis majeurs identifiés incluent la "dictature de l'immédiateté" médiatique et politique, la bureaucratisation et le cloisonnement de l'administration, et la difficulté à assurer la continuité des financements et des équipes politiques.

      Un appel a été lancé pour repenser le fonctionnement même de la démocratie, en renforçant la confiance envers les acteurs locaux et la société civile, et en encourageant des compromis qui engagent sur la durée.

    1. Document de synthèse : Temps long et urgences climatiques – Perspectives croisées

      Ce document de synthèse vise à analyser les thèmes principaux et les idées ou faits les plus importants issus de la conférence "Troisième conférence : temps long et urgences climatiques", organisée dans le cadre du rapport annuel du Conseil d'État sur l'État stratège et le temps long dans les politiques publiques.

      Les interventions de

      • Valérie Masson-Delmotte (scientifique climatologue),
      • Antoine Pellion (Secrétaire général à la planification écologique) et
      • Florence Lustman (Présidente de France Assureurs)

      ont offert des perspectives complémentaires sur l'urgence climatique, la planification écologique, la participation citoyenne et le rôle du secteur de l'assurance.

      Thèmes principaux et idées clés :

      1. L'Urgence Climatique et la Rupture Anthropique (Perspective Scientifique)

      Valérie Masson-Delmotte, climatologue, souligne la rupture fondamentale que représente l'influence humaine sur le climat, visible à travers l'analyse des carottages glaciaires remontant à 800 000 ans.

      Elle met en évidence une "augmentation brutale et rapide par rapport aux variations naturelles de la teneur des principaux gaz à effet de serre dans l'atmosphère, notamment le dioxyde de carbone émis par la combustion d'énergie fossile".

      • Bases scientifiques solides et historiques : La compréhension de l'effet de serre remonte au XIXe siècle (Arrhenius), avec les premières mesures de réchauffement en 1938 et les premières modélisations climatiques dans les années 1960. Le GIEC, créé dans les années 1990, fournit des évaluations rigoureuses et non prescriptives.
      • Science de l'attribution : La science permet aujourd'hui d'attribuer "comme un fait scientifique que l'ensemble des caractéristiques observées dont le réchauffement de surface est la conséquence des activités humaines", et d'évaluer l'influence humaine sur l'occurrence et l'intensité des événements extrêmes.
      • Aggravation rapide des impacts : Les vulnérabilités et l'aggravation rapide des impacts négatifs ont été sous-estimées. Le réchauffement planétaire a atteint 1,2°C au cours de la dernière décennie, et devrait dépasser 1,5°C vers 2030-2035. Les conséquences sont multiples : "augmentation de la mortalité des arbres", "blanchissement des coraux", "difficulté d'approvisionnement en eau", "choc sur la production alimentaire", "augmentation de la morbidité de la mortalité liée à la chaleur".
      • Limites à l'adaptation : Un réchauffement de 2°C au niveau mondial se traduirait par +3°C en France d'ici 2050, et 3°C mondial par +4°C en France d'ici 2100, exposant à des "limites à l'adaptation" dans les régions les plus vulnérables (climats méditerranéens, zones côtières, grands deltas, villes).
      • Décalage juridique et urgence : Le cadre juridique actuel est en décalage avec l'état des connaissances scientifiques, notamment sur la montée du niveau de la mer et la nécessité de scénarios "pire physiquement plausible" pour l'aménagement du territoire et la dimension des infrastructures critiques.

      2. La Planification Écologique et ses Défis (Perspective de l'État)

      Antoine Pellion, Secrétaire général à la planification écologique, détaille la démarche française pour coordonner l'action publique face aux enjeux écologiques, en lien avec le Premier ministre.

      • Périmètre large de la planification : La planification écologique ne se limite pas aux émissions de gaz à effet de serre, mais englobe l'adaptation au changement climatique, la protection de la biodiversité, la gestion durable des ressources naturelles (eau, forêt, matériaux critiques), et les enjeux de santé environnementale. Elle est également "indissociable d'enjeux économique extrêmement structurant" et de "dimension sociale".
      • Cohérence et transversalité : L'objectif est de "casser les silos" entre les ministères et les acteurs, et de concilier "des enjeux très long terme avec une action immédiate de court terme". La décarbonation est aussi un "plan de résilience économique" majeur pour la France, réduisant la dépendance aux énergies fossiles.
      • Un chemin "possible" mais "difficile" : Un plan d'action opérationnel a été élaboré, montrant qu'il existe "un chemin pour que la France effectivement baisse ses émissions de -55 % entre 1990 et 2030 sans avoir de rupture absolument majeure". Cependant, des "gains un peu faciles" liés à la sobriété forcée par les prix ont été réalisés, et la tendance pour 2025 n'est "pas bonne" dans certains secteurs.
      • Répartition de l'effort et justice sociale : La planification vise une répartition de l'effort : "la moitié des baisses, on attend à ce qu'elle soit faite par les gros acteurs les entreprises notamment 75 % par les gros je dis les gros c'est les pouvoirs publics au sens large". Le dernier quart est entre les mains des citoyens, avec "15 % de la population qui a besoin d'avoir des changements assez drastiques dans ses modes de vie".
      • Défi du financement : L'investissement annuel public et privé doit être augmenté de 50 % (+60 milliards d'euros par an) d'ici 2030. Un quart des investissements est rentable, mais le reste nécessite de "nouveaux modèles de financement" et une "optimisation un peu fine pour que la ressource publique soit vraiment investie là où il y a pas vraiment aucune autre alternative".

      3. Le Rôle Crucial de la Démocratie Environnementale (Perspective de la Société Civile)

      Antoine Gaté, représentant de France Nature Environnement, insiste sur le rôle des associations dans la protection de l'environnement et met en garde contre un "backlash écologique".

      • Conception de l'État : Pour la société civile, l'État est le "cadre du pouvoir d'action publique dans un système démocratique", fondé sur le respect des droits humains (droit à l'environnement), la "prééminence du droit" (sécurité juridique, force jugée) et une "démocratie véritable" (partage du pouvoir, participation citoyenne).
      • Démocratie environnementale : La Convention d'Aarhus (2005) est essentielle : "afin d'être en mesure de faire valoir ce droit et de s'acquitter de ce devoir, les citoyens doivent avoir accès à l'information, être habilité à participer au processus décisionnel et avoir accès à la justice en matière d'environnement". La participation du public conduit à "de meilleures décisions" et une "application plus efficace".
      • Planifications existantes et manque de systémique : De nombreuses planifications sectorielles existent depuis 50 ans (loi sur l'eau, l'air, déchets, etc.), souvent "robustes d'un point de vue juridique" et construites avec des "procédures participatives". Cependant, la planification écologique actuelle "manque aussi une vision systémique de la chose" en se focalisant trop sur le carbone au détriment des interdépendances (biodiversité, pollutions).
      • Besoin d'un débat social et d'un changement transformateur : Face à une "triple crise" (climatique, biodiversité, pollutions), il est urgent d'avoir un "débat social et sociétal global sur quel monde de demain on veut construire par rapport à ces scénarios qu'on nous propose". Les solutions exigent des "changements transformateurs profonds" et une "prise en compte de la dette écologique".
      • Backlash écologique et remises en cause : La période actuelle est marquée par un "backlash écologique" avec des "attaques sans précédent" contre les associations environnementales, la "remise en cause de la science", et une "criminalisation" de la contestation. L'État doit retrouver son "exemplarité sur la défense de l'État de droit" et assumer des décisions respectueuses de la légalité environnementale.

      4. Le Secteur de l'Assurance face aux Risques Climatiques (Perspective Économique)

      Florence Lustman, Présidente de France Assureurs, partage la vision des assureurs, à la fois gestionnaires de risques à long terme et acteurs de la réparation immédiate.

      • Augmentation et interdépendance des risques : Le risque climatique est perçu comme l'un des risques majeurs, partageant la première place avec le risque cyber dans leur cartographie. Il est un "risque maître" qui peut déclencher "40 % des autres risques", y compris la santé mentale (éco-anxiété).
      • Coût croissant des sinistres : Les coûts des sinistres climatiques sont en forte progression : la moyenne annuelle est passée de 1,5 milliard d'euros dans les années 1980 à 6 milliards d'euros sur les quatre premières années de la décennie en cours. L'année 2022 a coûté 10,6 milliards d'euros.
      • Projections futures : Le coût cumulé des sinistres climatiques pourrait doubler sur les 30 prochaines années (2020-2050), atteignant 143 milliards d'euros. Le risque de "retrait-gonflement des argiles" (sécheresse) est le "péril le plus dynamique", pouvant tripler son coût.
      • Régime "Catastrophes Naturelles" (CatNat) : La France bénéficie d'un régime CatNat "universel et solidaire" (partenariat public-privé) qui mutualise les risques et assure une couverture pour un coût modéré (passé de 25 à 40€ par an en moyenne). Ce système est unique en Europe et essentiel pour l'assurabilité des biens.
      • Levi- leviers d'action et domaines de progrès : Les assureurs ont des leviers d'action :
      • Réparation durable : Inciter à l'utilisation de matériaux recyclés et de pièces de réemploi, et développer des filières et des labels pour des réparations plus durables.
      • Prévention et résilience : Poursuivre les actions de prévention (SMS d'alerte, journée de la résilience), tester de nouvelles technologies pour l'amélioration de la résilience du bâti (initiative sécheresse), et encourager les plans de prévention des risques naturels au niveau des communes.
      • Investissement durable : Les assureurs gèrent 2500 milliards d'euros d'actifs, dont une grande partie finance les entreprises et les infrastructures, avec une part croissante dans les investissements durables. Des contraintes réglementaires limitent toutefois leur capacité à financer des projets moins rentables ou plus risqués.
      • Points de convergence et de tension :
      • Nécessité de la science et de l'anticipation : Tous les intervenants s'accordent sur l'importance des données scientifiques pour comprendre les phénomènes climatiques et anticiper leurs conséquences. La nécessité d'une "adaptation par anticipation" est soulignée par la climatologue et appuyée par les assureurs.
      • Temps long vs. Urgence : Un paradoxe est mis en lumière : les phénomènes climatiques évoluent sur le temps long, mais l'urgence des impacts actuels nécessite des actions immédiates. La planification doit intégrer ces deux échelles.
      • Interconnexion des crises : L'approche systémique est cruciale. La climatologue et le représentant de FNE soulignent que le climat ne peut être séparé de la biodiversité, de la santé, de l'eau et de l'alimentation. Les assureurs constatent également les interdépendances entre les risques.
      • Défi de la mise en œuvre et du financement : Malgré l'existence de plans et de stratégies, la traduction en actions concrètes et leur financement restent un défi majeur. La question de la rentabilité des investissements pour la transition est cruciale.
      • Place de la délibération et de la participation citoyenne : La nécessité d'une "démocratie environnementale" et d'un "débat social et sociétal" est fortement mise en avant par FNE, qui déplore le manque de véritable discussion sur des choix politiques majeurs. La frustration des citoyens est un risque si les processus participatifs ne sont pas clairs et respectés.
      • Responsabilité et redevabilité de l'État : FNE appelle à une plus grande "redevabilité" de l'action publique et à l'"exemplarité de l'État" dans le respect de la légalité environnementale.
      • Conflit et désinformation : La montée des "nouvelles conflictualités" liées au changement climatique, l'obstruction à l'action climatique et la désinformation représentent un défi majeur pour nos démocraties.
      • Questions en suspens et pistes de réflexion :
      • Optimisation du cadre juridique : Comment le cadre juridique peut-il mieux intégrer les scénarios climatiques les plus extrêmes et les plus récents pour guider l'aménagement du territoire et la dimension des infrastructures ?
      • Renforcement des mécanismes de suivi et d'évaluation : La mise en place d'un observatoire national des impacts et des pertes permettrait de mieux évaluer l'efficacité des politiques d'adaptation.
      • Innovation en financement : Comment développer des mécanismes de financement innovants (au-delà de la subvention) pour flécher l'épargne vers les investissements dans les transitions, en conciliant rentabilité et impact ?
      • Débat sur les "changements transformateurs" : Comment engager un véritable débat sociétal sur les choix fondamentaux nécessaires pour une transition écologique juste et efficace, en impliquant tous les acteurs ?
      • Articulation entre les différentes échelles : Comment mieux coordonner l'action entre le niveau national, européen et local, en respectant les spécificités biogéographiques des territoires ?
      • Défis de l'adaptation : Comment éviter la "maladaptation" et assurer que les solutions mises en œuvre ne créent pas de nouveaux risques à long terme, notamment en privilégiant les solutions fondées sur la nature ?
      • Éducation et connaissance de la nature : Comment restaurer une meilleure connexion et connaissance de la nature au sein de la société, des décideurs aux citoyens, pour fonder les décisions sur une compréhension plus juste des écosystèmes ?

      En conclusion, cette conférence a mis en évidence l'ampleur et la complexité des défis posés par l'urgence climatique. Si des outils et des stratégies sont en place, leur efficacité dépendra de la capacité à surmonter les tensions (entre temps long et court, entre objectifs sectoriels et systémiques, entre choix politiques et délibération citoyenne) et à mobiliser l'ensemble de la société autour d'une vision partagée et d'actions concrètes, en s'appuyant sur la science et en renforçant la démocratie environnementale.

    1. Author response:

      The following is the authors’ response to the original reviews.

      Reviewer #1 (Public review):

      Summary:

      The authors report a study on how stimulation of receptive-field surround of V1 and LGN neurons affects their firing rates. Specifically, they examine stimuli in which a grey patch covers the classical RF of the cell and a stimulus appears in the surround. Using a number of different stimulus paradigms they find a long latency response in V1 (but not the LGN) which does not depend strongly on the characteristics of the surround grating (drifting vs static, continuous vs discontinuous, predictable grating vs unpredictable pink noise). They find that population responses to simple achromatic stimuli have a different structure that does not distinguish so clearly between the grey patch and other conditions and the latency of the response was similar regardless of whether the center or surround was stimulated by the achromatic surface. Taken together they propose that the surround-response is related to the representation of the grey surface itself. They relate their findings to previous studies that have put forward the concept of an ’inverse RF’ based on strong responses to small grey patches on a full-screen grating. They also discuss their results in the context of studies that suggest that surround responses are related to predictions of the RF content or figure-ground segregation. Strengths:

      I find the study to be an interesting extension of the work on surround stimulation and the addition of the LGN data is useful showing that the surround-induced responses are not present in the feedforward path. The conclusions appear solid, being based on large numbers of neurons obtained through Neuropixels recordings. The use of many different stimulus combinations provides a rich view of the nature of the surround-induced responses.

      Weaknesses:

      The statistics are pooled across animals, which is less appropriate for hierarchical data. There is no histological confirmation of placement of the electrode in the LGN and there is no analysis of eye or face movements which may have contributed to the surround-induced responses. There are also some missing statistics and methods details which make interpretation more difficult.

      We thank the reviewer for their positive and constructive comments, and have addressed these specific issues in response to the minor comments. For the statistics across animals, we refer to “Reviewer 1 recommendations” point 1. For the histological analysis, we refer to “Reviewer 1 recommendations point 2”. For the eye and facial movements, we refer to “Reviewer 1 recommendations point 5”. Concerning missing statistics and methods details, we refer to various responses to “Reviewer 1 recommendations”. We thoroughly reviewed the manuscript and included all missing statistical and methodological details.

      Reviewer #2 (Public review):

      Cuevas et al. investigate the stimulus selectivity of surround-induced responses in the mouse primary visual cortex (V1). While classical experiments in non-human primates and cats have generally demonstrated that stimuli in the surround receptive field (RF) of V1 neurons only modulate activity to stimuli presented in the center RF, without eliciting responses when presented in isolation, recent studies in mouse V1 have indicated the presence of purely surround-induced responses. These have been linked to prediction error signals. In this study, the authors build on these previous findings by systematically examining the stimulus selectivity of surround-induced responses.

      Using neuropixels recordings in V1 and the dorsal lateral geniculate nucleus (dLGN) of head-fixed, awake mice, the authors presented various stimulus types (gratings, noise, surfaces) to the center and surround, as well as to the surround only, while also varying the size of the stimuli. Their results confirm the existence of surround-induced responses in mouse V1 neurons, demonstrating that these responses do not require spatial or temporal coherence across the surround, as would be expected if they were linked to prediction error signals. Instead, they suggest that surround-induced responses primarily reflect the representation of the achromatic surface itself.

      The literature on center-surround effects in V1 is extensive and sometimes confusing, likely due to the use of different species, stimulus configurations, contrast levels, and stimulus sizes across different studies. It is plausible that surround modulation serves multiple functions depending on these parameters. Within this context, the study by Cuevas et al. makes a significant contribution by exploring the relationship between surround-induced responses in mouse V1 and stimulus statistics. The research is meticulously conducted and incorporates a wide range of experimental stimulus conditions, providing valuable new insights regarding center-surround interactions.

      However, the current manuscript presents challenges in readability for both non-experts and experts. Some conclusions are difficult to follow or not clearly justified.

      I recommend the following improvements to enhance clarity and comprehension:

      (1) Clearly state the hypotheses being tested at the beginning of the manuscript.

      (2) Always specify the species used in referenced studies to avoid confusion (esp. Introduction and Discussion).

      (3) Briefly summarize the main findings at the beginning of each section to provide context.

      (4) Clearly define important terms such as “surface stimulus” and “early vs. late stimulus period” to ensure understanding.

      (5) Provide a rationale for each result section, explaining the significance of the findings.

      (6) Offer a detailed explanation of why the results do not support the prediction error signal hypothesis but instead suggest an encoding of the achromatic surface.

      These adjustments will help make the manuscript more accessible and its conclusions more compelling.

      We thank the reviewer for their constructive feedback and for highlighting the need for improved clarity regarding the hypotheses and their relation to the experimental findings.

      • We have strongly improved the Introduction and Discussion section, explaining the different hypotheses and their relation to the performed experiments.

      • In the Introduction, we have clearly outlined each hypothesis and its predictions, providing a structured framework for understanding the rationale behind our experimental design. • In the Discussion, we have been more explicit in explaining how the experimental findings inform these hypotheses.

      • We explicitly mentioned the species used in the referenced studies.

      • We provided a clearer rationale for each experiment in the Results section.

      We have also always clearly stated the species that previous studies used, both in the Introduction and Discussion section.

      Reviewer #3 (Public review):

      Summary:

      This paper explores the phenomenon whereby some V1 neurons can respond to stimuli presented far outside their receptive field. It introduces three possible explanations for this phenomenon and it presents experiments that it argues favor the third explanation, based on figure/ground segregation.

      Strengths:

      I found it useful to see that there are three possible interpretations of this finding (prediction error, interpolation, and figure/ground). I also found it useful to see a comparison with LGN responses and to see that the effect there is not only absent but actually the opposite: stimuli presented far outside the receptive field suppress rather than drive the neurons. Other experiments presented here may also be of interest to the field.

      Weaknesses:

      The paper is not particularly clear. I came out of it rather confused as to which hypotheses were still standing and which hypotheses were ruled out. There are numerous ways to make it clearer.

      We thank the reviewer for their constructive feedback and for highlighting the need for improved clarity regarding the hypotheses and their relation to the experimental findings.

      • We have strongly improved the Introduction and Discussion section, explaining the different hypotheses and their relation to the performed experiments.

      • In the Introduction, we have clearly outlined each hypothesis and its predictions, providing a structured framework for understanding the rationale behind our experimental design. • In the Discussion, we have been more explicit in explaining how the experimental findings inform these hypotheses.

      ** Recommendations for the Authors:**

      Reviewer #1 (Recommendations for the Authors):

      (1) Given the data is hierarchical with neurons clustered within 6 mice (how many recording sessions per animal?) I would recommend the use of Linear Mixed Effects models. Simply pooling all neurons increases the risk of false alarms.

      To clarify: We used the standard method for analyzing single-unit recordings, by comparing the responses of a population of single neurons between two different conditions. This means that the responses of each single neuron were measured in the different conditions, and the statistics were therefore based on the pairwise differences computed for each neuron separately. This is a common and standard procedure in systems neuroscience, and was also used in the previous studies on this topic (Keller et al., 2020; Kirchberger et al., 2023). We were not concerned with comparing two groups of animals, for which hierarchical analyses are recommended. To address the reviewer’s concern, we did examine whether differences between baseline and the gray/drift condition, as well as the gray/drift compared to the grating condition, were consistent across sessions, which was indeed the case. These findings are presented in Supplementary Figure 6.

      (2) Line 432: “The study utilized three to eight-month-old mice of both genders”. This is confusing, I assume they mean six mice in total, please restate. What about the LGN recordings, were these done in the same mice? Can the authors please clarify how many animals, how many total units, how many included units, how many recording sessions per animal, and whether the same units were recorded in all experiments?

      We have now clarified the information regarding the animals used in the Methods section.

      • We state that “We included female and male mice (C57BL/6), a total of six animals for V1 recordings between three and eight months old. In two of those animals, we recorded simultaneously from LGN and V1.”

      • We state that“For each animal, we recorded around 2-3 sessions from each hemisphere, and we recorded from both hemispheres.”

      • We noted that the number of neurons was not mentioned for each figure caption. We apologize for this omission. We have now added the number for all of the figures and protocols to the revised manuscript. We note that the same neurons were recorded for the different conditions within each protocol, however because a few sessions were short we recorded more units for the grating protocol. Note that we did not make statistical comparisons between protocols.

      (3) I see no histology for confirmation of placement of the electrode in the LGN, how can they be sure they were recording from the LGN? There is also little description of the LGN experiments in the methods.

      For better clarity, we have included a reconstruction of the electrode track from histological sections of one animal post-experiment (Figure S4). The LGN was targeted via stereotactical surgery, and the visual responses in this area are highly distinct. In addition, we used a flash protocol to identify the early-latency responses typical for the LGN, which is described in the Methods section: “A flash stimulus was employed to confirm the locations of LGN at the beginning of the recording sessions, similar to our previous work in which we recorded from LGN and V1 simultaneously (Schneider et al., 2023). This stimulus consisted of a 100 ms white screen and a 2 s gray screen as the inter-stimulus interval, designed to identify visually responsive areas. The responses of multi-unit activity (MUA) to the flash stimulus were extracted and a CSD analysis was then performed on the MUA, sampling every two channels. The resulting CSD profiles were plotted to identify channels corresponding to the LGN. During LGN recordings, simultaneous recordings were made from V1, revealing visually responsive areas interspersed with non-responsive channels.”

      (4) Many statements are not backed up by statistics, for example, each time the authors report that the response at 90degree sign is higher than baseline (Line 121 amongst other places) there is no test to support this. Also Line 140 (negative correlation), Line 145, Line 180.

      For comparison purposes, we only presented statistical analyses across conditions. However, we have now added information to the figure captions stating that all conditions show values higher than the baseline.

      (5) As far as I can see there is no analysis of eye movements or facial movements. This could be an issue, for example, if the onset of the far surround stimuli induces movements this may lead to spurious activations in V1 that would be interpreted as surround-induced responses.

      To address this point, we have included a supplementary figure analyzing facial movements across different sessions and comparing them between conditions (Supplementary Figure 5). A detailed explanation of this analysis has been added to the Methods section. Overall, we observed no significant differences in face movements between trials with gratings, trials with the gray patch, and trials with the gray screen presented during baseline. Animals exhibited similar face movements across all three conditions, supporting the conclusion that the observed neural firing rate increases for the gray-patch condition are not related to face movements.

      (6) The experiments with the rectangular patch (Figure 3) seem to give a slightly different result as the responses for large sizes (75, 90) don’t appear to be above baseline. This condition is also perceptually the least consistent with a grey surface in the RF, the grey patch doesn’t appear to occlude the surface in this condition. I think this is largely consistent with their conclusions and it could merit some discussion in the results/discussion section.

      While the effect is maybe a bit weaker, the total surround stimulated also covers a smaller area because of the large rectangular gray patch. Furthermore, the early responses are clearly elevated above baseline, and the responses up to 70 degrees are still higher than baseline. Hence we think this data point for 90 degrees does not warrant a strong interpretation.

      Minor points:

      (1) Figure 1h: What is the statistical test reported in the panel (I guess a signed rank based on later figures)? Figure 4d doesn’t appear to be significantly different but is reported as so. Perhaps the median can be indicated on the distribution?

      We explained that we used a signed rank test for Figure 1h and now included the median of the distributions in Figure 4d.

      (2) What was the reason for having the gratings only extend to half the x-axis of the screen, rather than being full-screen? This creates a percept (in humans at least) that is more consistent with the grey patch being a hole in the grating as the grey patch has the same luminance as the background outside the grating.

      We explained in the Methods section that “We presented only half of the x-axis due to the large size of our monitor, in order to avoid over-stimulation of the animals with very large grating stimuli.”. Perceptually speaking, the gray patch appears as something occluding the grating, not as a “hole”.

      (3) Line 103: “and, importantly, had less than 10degree sign (absolute) distance to the grating stimulus’ RF center.” Re-phrase, a stimulus doesn’t have an RF center.

      We corrected this to “We included only single units into the analysis that met several criteria in terms of visual responses (see Methods) and, importantly, the RF center had less than 10(absolute) distance to the grating stimulus’ center. ”.

      (4) Line 143: “We recorded single neurons LGN” - should be “single LGN neurons”.

      We corrected this to “we recorded single LGN neurons”.

      (5) Line 200: They could spell out here that the latency is consistent with the latency observed for the grey patch conditions in the previous experiments. (6) Line 465: This is very brief. What criteria did they use for single-unit assignation? Were all units well-isolated or were multi-units included?

      We clarified in the Methods section that “We isolated single units with Kilosort 2.5 (Steinmetz et al., 2021) and manually curated them with Phy2 (Rossant et al., 2021). We included only single units with a maximum contamination of 10 percent.”

      (7) Line 469: “The experiment was run on a Windows 10”. Typo.

      We corrected this to “The experiment was run on Windows 10”.

      (9) Line 481: “We averaged the response over all trials and positions of the screen”. What do they mean by ’positions of the screen’?

      We changed this to “We computed the response for each position separately right, by averaging the response across all the trials where a square was presented at a given position.”

      (9) Line 483: “We fitted an ellipse in the center of the response”. How?

      We additionally explain how we preferred the detection of the RF using an ellipse fitting: “A heatmap of the response was computed. This heatmap was then smoothed, and we calculated the location of the peak response. From the heatmap we calculated the centroid of the response using the function regionprops.m that finds unique objects, we then selected the biggest area detected. Using the centroids provided as output. We then fitted an ellipse centered on this peak response location to the smoothed heatmap using the MATLAB function ellipse.m.“

      (10) Line 485 “...and positioned the stimulus at the response peak previously found”. Unclear wording, do you mean the center of the ellipse fit to the MUA response averaged across channels or something else? (11) Line 487: “We performed a permutation test of the responses inside the RF detected vs a circle from the same area where the screen was gray for the same trials.”. The wording is a bit unclear here, can they clarify what they mean by the ’same trials’, what is being compared to what here?

      We used a permutation test to compare the neuron’s responses to black and white squares inside the RF to the condition where there was no square in the RF (i.e. the RF was covered by the gray background).

      (12) Was the pink noise background regenerated on each trial or as the same noise pattern shown on each trial?

      We explain that “We randomly presented one of two different pink noise images”

      (13) Line 552: “...used a time window of the Gaussian smoothing kernel from-.05 to .05”. Missing units.

      We explained that “we used a time window of the Gaussian smoothing kernel from -.05 s to .05 s, with a standard deviation of 0.0125 s.”

      (14) Line 565: “Additionally, for the occluded stimulus, we included patch sizes of 70 degree sign and larger.”. Not sure what they’re referring to here.

      We changed this to: “For the population analyses, we analyzed the conditions in which the gray patch sizes were 70 degrees and 90 degrees”.

      (15) Line 569: What is perplexity, and how does changing it affect the t-SNE embeddings?

      Note that t-SNE is only used for visualization purposes. In the revised manuscript, we have expanded our explanation regarding the use of t-SNE and the choice of perplexity values. Specifically, we have clarified that we used a perplexity value of 20 for the Gratings with circular and rectangular occluders and 100 for the black-and-white condition. These values were empirically selected to ensure that the groups in the data were clearly separable while maintaining the balance between local and global relationships in the projected space. This choice allowed us to visually distinguish the different groups while preserving the meaningful structure encoded in the dissimilarity matrices. In particular, varying the perplexity values would not alter the conclusions drawn from the visualization, as t-SNE does not affect the underlying analytical steps of our study.

      (16) Line 572: “We trained a C-Support Vector Classifier based on dissimilarity matrices”. This is overly brief, please describe the construction of the dissimilarity matrices and how the training was implemented. Was this binary, multi-class? What conditions were compared exactly?

      In the revised manuscript, we have expanded our explanation regarding the construction of the dissimilarity matrices and the implementation of the C-Support Vector Classification (C-SVC) model (See Methods section).

      The dissimilarity matrices were calculated using the Euclidean distance between firing rate vectors for all pairs of trials (as shown in Figure 6a-b). These matrices were used directly as input for the classifier. It is important to note that t-SNE was not used for classification but only for visualization purposes. The classifier was binary, distinguishing between two classes (e.g., Dr vs St). We trained the model using 60% of the data for training and used 40% for testing. The C-SVC was implemented using sklearn, and the classification score corresponds to the average accuracy across 20 repetitions.

      Reviewer #2 (Recommendations for the Authors):

      The relationship between the current paper and Keller et al. is challenging to understand. It seems like the study is critiquing the previous study but rather implicitly and not directly. I would suggest either directly stating the criticism or presenting the current study as a follow-up investigation that further explores the observed effect or provides an alternative function. Additionally, defining the inverse RF versus surround-induced responses earlier than in the discussion would be beneficial. Some suggestions:

      (1) The introduction is well-written, but it would be helpful to clearly define the hypotheses regarding the function of surround-induced responses and revisit these hypotheses one by one in the results section.

      Indeed, we have generally improved the Introduction of the manuscript, and stated the hypotheses and their relationships to the Experiments more clearly.

      (2) Explicitly mention how you compare classic grating stimuli of varying sizes with gray patch stimuli. Do the patch stimuli all come with a full-field grating? For the full-field grating, you have one size parameter, while for the patch stimuli, you have two (size of the patch and size of the grating).

      We now clearly describe how we compare grating stimuli of varying sizes with gray patch stimuli.

      (3) The third paragraph in the introduction reads more like a discussion and might be better placed there.

      We have moved content from the third paragraph of the Introduction to the Discussion, where it fits more naturally.

      (4) Include 1-2 sentences explaining how you center RFs and detail the resolution of your method.

      We have added an explanation to the Methods: “To center the visual stimuli during the recording session, we averaged the multiunit activity across the responsive channels and positioned the stimulus at the center of the ellipse fit to the MUA response averaged across channels.”.

      (5) Motivate the use of achromatic stimuli. This section is generally quite hard to understand, so try to simplify it.

      We explained better in the Introduction why we performed this particular experiment.

      (6) The decoding analysis is great, but it is somewhat difficult to understand the most important results. Consider summarizing the key findings at the beginning of this section.

      We now provide a clearer motivation at the start of the Decoding section.

      Reviewer #3 (Recommendations for the Authors):

      I have a few suggestions to improve the clarity of the presentation.

      Abstract: it lists a series of observations and it ends with a conclusion (“based on these findings...”). However, it provides little explanation for how this conclusion would arise from the observations. It would be more helpful to introduce the reasoning at the top and show what is consistent with it.

      We have improved the abstract of the paper incorporating this feedback.

      To some extent, this applies to Results too. Sometimes we are shown the results of some experiment just because others have done a similar experiment. Would it be better to tell us which hypotheses it tests and whether the results are consistent with all 3 hypotheses or might rule one or more out? I came out of the paper rather confused as to which hypotheses were still standing and which hypotheses were ruled out.

      We have strongly improved our explanation of the hypotheses and the relationships to the experiments in the Introduction.

      It would be best if the Results section focused on the results of the study, without much emphasis on what previous studies did or did not measure. Here, instead, in the middle of Results we are told multiple times what Keller et al. (2020) did or did not measure, and what they did or did not find. Please focus on the questions and on the results. Where they agree or disagree with previous papers, tell us briefly that this is the case.

      We have revised the Results section in the revised manuscript, and ensured that there is much less focus on what previous studies did in the Results. Differences to previous work are now discussed in the Discussion section.

      The notation is extremely awkward. For instance “Gc” stands for two words (Gray center) but “Gr” stands for a single word (Grating). The double meaning of G is one of many sources of confusion.

      This notation needs to be revised. Here is one way to make it simpler: choose one word for each type of stimulus (e.g. Gray, White, Black, Drift, Stat, Noise) and use it without abbreviations. To indicate the configuration, combine two of those words (e.g. Gray/Drift for Gray in the center and Drift in the surround).

      We have corrected the notation in the figures and text to enhance readability and improve the reader’s understanding.

      Figure 1e and many subsequent ones: it is not clear why the firing rate is shown in a logarithmic scale. Why not show it in a linear scale? Anyway, if the logarithmic scale is preferred for some reason, then please give us ticks at numbers that we can interpret, like 0.1,1,10,100... or 0.5,1,2,4... Also, please use the same y-scale across figures so we can compare.

      To clarify: it is necessary to normalize the firing rates relative to baseline, in order to pool across neurons. However such a divisive normalization would be by itself problematic, as e.g. a change from 1 to 2 is the same as a change from 1 to 0.5, on a linear scale. Furthermore such division is highly outlier sensitive. For this reason taking the logarithm (base 10) of the ratio is an appropriate transformation. We changed the tick labels to 1, 2, 4 like the reviewer suggested.

      Figure 3: it is not clear what “size” refers to in the stimuli where there is no gray center. Is it the horizontal size of the overall stimulus? Some cartoons might help. Or just some words to explain.

      Figure 3: if my understanding of “size” above is correct, the results are remarkable: there is no effect whatsoever of replacing the center stimulus with a gray rectangle. Shouldn’t this be remarked upon?

      We have added a paragraph under figure 3 and in the Methods section explaining that the sizes represent the varying horizontal dimensions of the rectangular patch. In this protocol, the classical condition (i.e. without gray patch) was shown only as full-field gratings, which is depicted in the plot as size 0, indicating no rectangular patch was present.

      DETAILS The word “achromatic” appears many times in the paper and is essentially uninformative (all stimuli in this study are achromatic, including the gratings). It could be removed in most places except a few, where it is actually used to mean “uniform”. In those cases, it should be replaced by “uniform”.

      Ditto for the word “luminous”, which appears twice and has no apparent meaning. Please replace it with “uniform”.

      We have replaced the words achromatic and luminous with “uniform” stimuli to improve the clarity when we refer to only black or white stimuli.

      Page 3, line 70: “We raise some important factors to consider when describing responses to only surround stimulation.” This sentence might belong in the Discussion but not in the middle of a paragraph of Results.

      We removed this sentence.

      Neuropixel - Neuropixels (plural)

      “area LGN” - LGN

      We corrected for misspellings.

      References

      Keller, A.J., Roth, M.M., Scanziani, M., 2020. Feedback generates a second receptive field in neurons of the visual cortex. Nature 582, 545–549. doi:10.1038/s41586-020-2319-4.

      Kirchberger, L., Mukherjee, S., Self, M.W., Roelfsema, P.R., 2023. Contextual drive of neuronal responses in mouse V1 in the absence of feedforward input. Science Advances 9, eadd2498. doi:10. 1126/sciadv.add2498.

      Rossant, C., et al., 2021. phy: Interactive analysis of large-scale electrophysiological data. https://github.com/cortex-lab/phy.

      Schneider, M., Tzanou, A., Uran, C., Vinck, M., 2023. Cell-type-specific propagation of visual flicker. Cell Reports 42.

      Steinmetz, N.A., Aydin, C., Lebedeva, A., Okun, M., Pachitariu, M., Bauza, M., Beau, M., Bhagat, J., B¨ohm, C., Broux, M., Chen, S., Colonell, J., Gardner, R.J., Karsh, B., Kloosterman, F., Kostadinov, D., Mora-Lopez, C., O’Callaghan, J., Park, J., Putzeys, J., Sauerbrei, B., van Daal,R.J.J., Vollan, A.Z., Wang, S., Welkenhuysen, M., Ye, Z., Dudman, J.T., Dutta, B., Hantman, A.W., Harris, K.D., Lee, A.K., Moser, E.I., O’Keefe, J., Renart, A., Svoboda, K., H¨ausser, M., Haesler, S., Carandini, M., Harris, T.D., 2021. Neuropixels 2.0: A miniaturized high-density probe for stable, long-term brain recordings. Science 372, eabf4588. doi:10.1126/science.abf4588.

    1. Compte Rendu Détaillé : Le Handicap et l'École Inclusive en France

      Ce document est un compte rendu détaillé des thèmes principaux et des faits marquants abordés lors d'un débat radiophonique sur France Culture, intitulé "Handicap : l'école est-elle la clé de l'inclusion ?".

      Les intervenantes,

      • Sonia Ainou (Première Vice-présidente de l'UNAPEI),
      • Servane Hug (Députée, co-présidente du groupe d'étude handicap et inclusion) et
      • Isabelle Keval (Philosophe, professeure des universités à l'INSEI),

      explorent les défis et les perspectives de l'inclusion des élèves en situation de handicap dans le système éducatif français.

      1. La Loi de 2005 et la Réalité de l'Inclusion

      La discussion s'ouvre sur le constat que, malgré la loi de 2005 affirmant le droit de chaque enfant à une scolarisation en milieu ordinaire, la réalité est loin d'être satisfaisante.

      Une étude récente de la Fédération UNAPEI révèle que "3/4 des enfants en situation de handicap n'ont pas accès à une scolarité normale, 23 % d'entre eux n'ayant même aucune heure de scolarisation par semaine."

      Ce chiffre contraste avec l'annonce présidentielle de 430 000 élèves handicapés scolarisés à la dernière rentrée, soulevant la question de la "qualité de l'accueil de ces élèves."

      2. Définition et Ambivalence de l'École Inclusive

      Les intervenantes s'accordent sur l'idée que l'expression "école inclusive" devrait être redondante, car l'école, par essence et mission, se doit d'être inclusive.

      Isabelle Keval : "Déjà, l'école inclusive, c'est une expression qui devrait être redondante parce que l'école dans ses textes, dans son histoire et dans ses missions, elle est inclusive.

      Or, dans la réalité des faits, comme on vient de l'entendre et comme le rappelle de nombreuses enquêtes chaque année à la rentrée, elle ne l'est pas. Voilà. Donc, l'école inclusive, c'est une école qui accueille tout le monde."

      Sonia Ainou : L'école inclusive est "celle qui permet d'accueillir tous les élèves quel qu'ils soient, qu'ils s'appuient sur les leviers sur lesquels ils peuvent progresser, gagner en autonomie et c'est celle qui va mettre en œuvre tous les moyens et les ressources nécessaires pour que l'élève puisse rentrer dans les apprentissages, grandir comme tous les autres élèves parmi tout le monde."

      Servane Hug met l'accent sur la "l'accessibilité pédagogique des pratiques des enseignants" comme levier essentiel pour une réelle inclusion.

      Une difficulté soulignée par Isabelle Keval est l'ambivalence inhérente à la notion d'inclusion : "la difficulté de l'inclusion, c'est qu'au fond, dans la notion, il y a cette ambivalence que pour pouvoir inclure, il faut pouvoir identifier et que dès lors qu'on identifie, on risque de stigmatiser."

      3. La "Jungle de Sigles" et la Nécessité de Dispositifs Adaptés

      Le vocabulaire complexe (dispositifs d'autorégulation, professeurs ressources, unités d'enseignement, Ulis, AESH, MDPH) est évoqué.

      Sonia Ainou clarifie que ces termes désignent les diverses formes d'accompagnement nécessaires aux élèves ayant des besoins spécifiques : "c'est que cet élève-là a besoin qu'on intervienne de façon plus ou moins intensive auprès de lui parce qu'il a des des compétences, mais on a besoin d'accompagner ses compétences, de les renforcer.

      Ça peut être des aides humaines comme les AESH, mais ça peut aussi être des aides techniques. Ça peut être aussi un aménagement pédagogique par l'enseignant. Ça peut être la formation des AESH."

      4. Le Rôle Crucial de la Formation des Enseignants et la Coopération Médico-Sociale

      Les trois intervenantes s'accordent sur le fait que l'augmentation du nombre d'accompagnants (AESH) ne suffit pas.

      Le point central de l'avancement vers une école réellement inclusive réside dans la formation des enseignants et une coopération renforcée entre le monde médico-social et l'Éducation Nationale.

      Servane Hug insiste sur la nécessité pour les enseignants de "se rendre compte aujourd'hui que accueillir un enfant en situation de handicap dans sa classe, ce n'est pas essayer de faire disparaître la différence mais au contraire c'est de se de de de rendre accessible ces pratiques."

      Elle ajoute : "je crois que c'est c'est sur ça qu'il faut appuyer, c'est cette coopération entre les enseignants et les professionnels du médico-social, les éducateurs, ce qui permettra réellement, je pense, une avancée." Isabelle Keval corrobore en pointant un "déficit de formation" dans le cursus des enseignants, soulignant l'augmentation des demandes de formation continue sur ces questions à l'INSEI.

      Cette appréhension des enseignants est liée à la "variété de handicap" et aux "résistances des parents des autres enfants".

      5. Les Chiffres et les Avancées Gouvernementales

      • Servane Hug défend l'action gouvernementale, mentionnant un budget de "3 milliards 8 d'euros en 2022" pour le handicap, soit une augmentation de "36 % depuis 2017".

      Elle souligne le déploiement des "unités d'enseignement externalisé" et les futurs "dispositifs intégrés médico-éducatifs (DIY)" d'ici 2027, visant à prendre en charge les enfants polyhandicapés ou "lourdement handicapés" qui ne peuvent actuellement pas intégrer l'école ordinaire.

      Cependant, Sonia Ainou tempère en affirmant qu'il ne s'agit pas d'une "amélioration" mais plutôt d'"engagements" et d'"annonces", et que la plateforme marentree.org continue de recueillir de nombreux témoignages d'enfants sans solution de scolarisation.

      Le manque de places en établissements spécialisés reste criant, avec "12000 enfants qui n'ont pas de place".

      6. L'Accessibilité au-delà du Technique : Sociale et Intellectuelle

      Isabelle Keval élargit la notion d'accessibilité au-delà de la simple installation de rampes ou ascenseurs.

      Pour elle, l'accessibilité doit aussi être "développé au niveau social, sociétal, intellectuel dans le regard qu'on porte sur les enfants en situation de handicap".

      Il s'agit de les considérer comme des "sujets, des personnes qui ont la possibilité de choisir quelque chose, de décider", plutôt que de les stigmatiser par un "fléchage" technique.

      7. L'Inclusion Hors Scolaire et la Communauté d'Expérience

      Le débat explore également l'importance de l'inclusion dans les activités extrascolaires. Servane Hug ne croit pas que l'école soit "l'outil ultime de l'inclusion" en raison de l'attente de performances cognitives.

      Elle suggère d'investir les centres de loisirs, les colonies, et les activités sportives et artistiques, où les enfants n'ont pas à s'évaluer les uns les autres.

      Sonia Ainou renchérit en affirmant qu'il faut "saisir tous les leviers dans tous les lieux de vie et d'apprentissage des enfants", car l'école est la "porte d'entrée de l'avenir", mais l'endossement du statut d'élève se fait aussi "dans les temps hors scolaires."

      Isabelle Keval insiste sur la "similarité d'expérience" comme levier d'inclusion, en utilisant des contextes comme l'eau ou l'air où les différences s'estompent au profit d'un point commun : "ce que nous partageons c'est l'eau. Voilà.

      Et nous avons là un point commun. Nous sommes deux humains dans ce milieu aquatique."

      L'objectif est de viser l'"universel" et non de "continuer à distinguer ceux qui sont dehors et ceux qui sont dedans."

      8. Le Cas Belge : Un Modèle de Coopération

      Servane Hug, dans le cadre de sa mission d'information parlementaire, a étudié le modèle belge.

      Elle note que "1500 enfants sont aujourd'hui accueillis en Belgique" faute de solutions en France. La réussite belge s'explique par un "renforcement entre la coopération éducation nationale en Belgique et professionnel du médico-social."

      En Belgique, les éducateurs sortent des IME et il y a l'équivalent d'une unité d'enseignement externalisée par groupe scolaire.

      Sonia Ainou questionne pourquoi la France finance ces départs plutôt que d'investir dans une transformation du système national.

      9. Les Freins et la "Plasticité" du Système

      Les freins à l'inclusion sont multiples : les résistances des parents d'autres élèves, l'appréhension des professionnels, et la difficulté de modifier les habitudes. Isabelle Keval introduit le concept de "plasticité" : l'école inclusive et la société inclusive ne sont pas des touts déjà constitués dans lesquels on essaie de faire rentrer un élément.

      Il s'agit plutôt d'"adapter ce système, le faire changer pour que finalement il y ait plus de cette frontière".

      Sonia Ainou utilise le terme d'"agilité" pour décrire la capacité du système à répondre à toute forme de vulnérabilité.

      Elle insiste sur la nécessité de faire travailler ensemble tous les acteurs (collectivités, financeurs, professionnels de l'éducation nationale, AESH, cuisiniers, professionnels médico-sociaux et libéraux), avec une attention particulière aux personnes concernées et aux familles, qui doivent être des "acteurs principaux".

      10. Conclusion : Un Long Chemin à Parcourir Le débat se termine sur la reconnaissance du "long chemin à parcourir" pour atteindre une inclusion véritable.

      La "plasticité" et l'"agilité" du système, la formation continue des enseignants, et une coopération intersectorielle sont identifiées comme les clés de cette transformation.

      Servane Hug, en tant que députée, s'engage à œuvrer pour un "changement de paradigme" lors du prochain projet de loi de financement.

      L'objectif ultime est de donner à tous les enfants en situation de handicap une "véritable chance [...] de rentrer dans les apprentissages et dans la vie tout simplement."

    1. Dossier de briefing : Faire face à l'inceste et au silence

      Source : Extraits de "France Inter - Faire face à l'inceste 16173-13.10.2021-ITEMA_22805012-2021F26104S0286-22.mp3"

      Thèmes Principaux et Idées Essentielles

      Ce briefing aborde la problématique de l'inceste en France, en soulignant l'ampleur du phénomène, les mécanismes du silence qui l'entourent, les conséquences dévastatrices pour les victimes et les voies de prévention et de réparation.

      1. L'ampleur de l'inceste et la conspiration du silence

      • Prévalence alarmante : Selon un sondage Ipsos, un Français sur 10 déclare avoir été victime d'inceste.

      Cependant, Bruno Clavier, psychanalyste et psychologue clinicien, estime que ce chiffre est largement sous-estimé en raison du déni et de l'amnésie des victimes. Il suggère que le chiffre réel pourrait être de trois à quatre personnes sur dix. * Le silence comme arme : Le silence est décrit comme une "arme de destruction massive" érigée par les agresseurs, entraînant de graves dégâts collatéraux. Ce silence est imposé par les abuseurs et les violeurs, qui sont dans l'écrasante majorité des hommes. * Complicité sociétale : La société est interrogée sur sa complicité dans cette "conspiration du silence".

      Charlotte Pudlovski, cofondatrice de Louis Media, souligne que la société a longtemps ignoré ou minimisé le problème, comme en témoignent les réticences des médias à aborder le sujet avant des événements médiatisés.

      • Amnésie et déni : Bruno Clavier met en lumière deux types de silence encore plus profonds : le déni (refuser la réalité des faits) et l'amnésie (oubli total des événements traumatiques).

      L'amnésie est particulièrement fréquente chez les victimes, et peut durer des décennies, le cerveau cherchant à se protéger de la violence. Certains patients disent même : "Si je me souviens, je meurs."

      2. Le traumatisme et ses conséquences

      • Mémoire traumatique : L'inceste est décrit comme un "crime qui défigure des enfances", laissant une "mémoire traumatique tatouée dans le corps et l'esprit", une "onde choc qui bouleverse toute une vie".
      • Difficulté à nommer l'innommable : Grégoire de la Cour, écrivain, explique la difficulté de "mettre des mots sur des choses qu'on ne peut pas formuler quand on est très petit". Les mots comme "abus", "attouchement", "violence sexuelle" "cisaillent la bouche".
      • Honte et culpabilité de la victime : Les victimes se demandent souvent si c'est de leur faute, pourquoi la personne qui devait les aimer le plus a pu les détruire. "On a peur de pas être recueilli, de pas être accueilli avec nos chagrins, avec nos souillures. Et alors, on se tait. Et puis il y a la honte, cette honte de nous-même."
      • Conséquences physiques et psychiques : L'inceste est un "fléau de santé publique" avec des conséquences très graves sur le psychisme et le corps. On observe des souffrances psychiques importantes, des addictions, des tentatives de suicide, des scarifications.

      Grégoire de la Cour témoigne de douleurs physiques inexpliquées (mal au ventre pendant 55 ans) dues à ce traumatisme.

      Le corps devient un "pire ennemi", un "traître", dont on a honte. Bruno Clavier compare les violences sexuelles à une "déflagration", un "incendie" qui brûle les circuits nerveux et laisse des "traces multiples" invisibles aux médecins.

      • Le rôle des mères : La réaction des mères est un point sensible.

      Beaucoup de victimes leur en veulent d'abord pour ne pas les avoir protégées. Cependant, les experts soulignent que ces mères ont souvent elles-mêmes été victimes d'abus, reproduisant un "formatage" familial du silence. "Elles donnent la soupe qu'elles ont mangé."

      3. La libération de la parole et les défis persistants

      • Libération progressive mais fragile : Charlotte Pudlovski observe une "véritable libération" de la parole ces dernières années, notamment après la sortie du livre de Camille Kouchner, "La Familia Grande". Cependant, elle craint un "recommencement permanent" et le retour du silence, un "backlash" du féminisme.
      • La question du recueil de la parole : Goénal Boulet, journaliste, insiste sur l'importance de savoir accueillir la parole des victimes. "La double punition c'est quand on a réussi à parler et qu'on n'est pas entendu ou que notre parole elle va dans les limbes de on ne sait quelle justice qui n'a pas le temps de le traiter."
      • Le déni institutionnel : Eva Thomas, première personne à témoigner à visage découvert à la télévision en 1986, exprime son découragement face aux politiques qui ne s'emparent pas suffisamment du sujet. Elle raconte avoir été sollicitée pour une commission sur la protection de l'enfance, où la première chose demandée était "de ne pas en parler tout de suite", symbolisant la persistance du silence institutionnel.

      4. Prévention et chemins de réparation

      • Prévention précoce : Bruno Clavier souligne l'importance de la prévention dès l'âge de 4 ans, moment où les enfants sont dans la découverte sexuelle. Jenny, une victime, témoigne de l'importance d'avoir été éduquée très jeune par son père sur comment réagir face à ce type d'événements, ce qui lui a permis de comprendre et d'agir lors de son agression.
      • Rôle des parents : Les parents doivent affronter le sujet calmement, parler à leurs enfants de leur corps, des gestes autorisés ou non, et de la notion de "bon" ou "mauvais" secret. Il s'agit de ne pas paniquer mais de faire preuve de vigilance, en ouvrant le dialogue et en autorisant la parole de l'enfant.
      • La guérison comme réparation : La guérison n'est pas totale, mais la réparation est possible. Grégoire de la Cour parle de "reprendre possession de qui j'allais être". Il faut "redresser ce corps de traviol" et apprendre à "rendre gracieux notre boîtement pour rester humain".
      • Thérapies multiples et temps long : Bruno Clavier compare les victimes à des "grands brûlés" ou des "grands accidentés de la route", nécessitant "plusieurs thérapies" et "beaucoup de temps". Des outils comme l'EMDR, l'hypnose, ou même des activités physiques (escrime) sont mentionnés pour gérer les émotions.
      • L'importance de l'amour et de la reconnaissance : L'amour est un facteur essentiel de réparation. Charlotte Pudlovski insiste sur le fait que "des cicatrices restent mais que c'est pas une condamnation au malheur". L'amour peut être une "réparation formidable", même si le concept d'amour est rendu problématique par la nature même de l'inceste.
      • Numéro d'aide : Le 119 est un numéro destiné aux victimes d'abus sexuel sur mineur.
    1. Bien sûr, voici une synthèse détaillée des thèmes principaux et des idées essentielles abordées dans l'extrait audio "L'inceste, la loi du silence" de France Culture :

      Synthèse détaillée : L'Inceste, la Loi du Silence

      Cet extrait du podcast France Culture, "L'inceste, la loi du silence", présente une exploration poignante et multifacette de l'inceste, s'appuyant sur des témoignages de victimes, des analyses d'experts (anthropologue, historienne, philosophe), et une réflexion sur l'évolution de la perception sociale et juridique de ce crime.

      Le document met en lumière la fréquence "effarante" de l'inceste et les mécanismes complexes de silence et de domination qui l'entourent.

      Thèmes Principaux et Idées Essentielles :

      • La Fréquence et la Nature Cachée de l'Inceste :
      • L'inceste est un phénomène "effarante[ment] fréquen[t]", bien que souvent perçu comme exceptionnel et innommable. Il est décrit comme "un crime qui est extrêmement fréquent", touchant "5 à 10 % d'une population".
      • De nombreux témoignages révèlent des structures incestueuses familiales étendues ("un triangle incestuel en tout cas voire plus entre ma grand-mère, la première des neuf enfants et mon père qui était le numéro 6 des neuf enfants").
      • Le caractère "tabou" du mot inceste dans l'espace public historique, remplacé par des périphrases ("un misérable, un monstre", "un père dénaturé"), a contribué à son invisibilité et à sa banalisation.

      Le Silence : Une Règle Fondamentale et Ses Mécanismes :

      • Injonction au Silence dès l'Enfance : Les enfants grandissent dans des familles où le silence est une "grammaire du silence et une injonction à se taire" sur les gestes sexuels. Ce silence est intériorisé par mimétisme ou par menace ("Tais-toi sinon je te je t'en colle une ou tais-toi sinon enfin c'est notre petit secret. Si tu le disais à ta maman, elle va elle serait tellement malheureuse.").
      • L'Impossibilité de Nommer : Les victimes peinent à trouver les mots pour décrire ce qu'elles ont subi. Une témoin confie : "Je ne trouvais pas les mots qui correspondaient. Il ne venait pas. La phrase ne se formait pas." Une autre déclare : "C'est la première année et c'est le premier mois que j'ai dit ce mot-là de toute ma vie, 34 ans. Même à mes psy, je n'avais jamais dit ce mot-là. Je disais tout le temps, on m'a fait du mal."
      • La Protection de l'Image Familiale : Les victimes se sentent souvent "pris[es] en otage de cette destruction elle-même en ne voulant pas du même coup détruire la famille". L'idée est de "porter en plus la culpabilité d'être peut-être la source de la destruction d'un semblant de l'harmonie familiale".
      • Le Déni et l'Incompréhension de l'Entourage : L'entourage, y compris d'autres membres de la famille, peut être dans le déni ou l'ignorance. "Tout le monde autour de nous ne se doute pas une seconde de ce qui se passe."
      • L'Interdiction Sociale et sa Conséquence : Le fait que l'inceste soit "tout à fait interdit en théorie" conduit à l'idée que "ça n'arrive pas", ce qui favorise l'inaction et le "laisser-faire".
      • La Domination et l'Emprise : Le Cœur de l'Inceste :
      • L'inceste n'est pas principalement une question de sexualité interdite, mais de "rapports de domination qui sont érotisés". C'est une "pédagogie érotisée de l'écrabouillement" qui sert à "inculquer de façon violente mais massive et radicale, les rapports de domination."
      • L'agresseur exerce une "très grande emprise" sur la victime, souvent en la manipulant par des "accès de tendresse et d'attention". La victime se sent "obligée d'être gentille et de répondre à ses demandes ou ses attentes."
      • Le "consentement" de l'enfant est illusoire : "céder n'est pas à consentir, que céder c'est faire l'objet d'une force qui s'applique sur vous".
      • Les agresseurs sont souvent des personnes "très aim[ées] par beaucoup de gens, de très festif[s], de très tendres, de très câlin[s]", ce qui rend la reconnaissance de l'abus encore plus difficile pour les victimes et leur entourage. L'agresseur peut être "quelqu'un de très séducteur, que tout le monde aimait beaucoup".
      • Les Conséquences Profondes sur les Victimes :
      • Traumatisme et Mémoire Fragmentée : Le cerveau des victimes "fait en sorte de pas se rappeler de tout parce que c'est trop dur". Les souvenirs sont souvent des "flashes" ou des images persistantes, avec des efforts constants pour "supporter les images, vivre avec elle, trouver les mots qui leur correspondaient, les exprimer."
      • Conséquences Psychologiques : Les victimes décrivent un sentiment de "honte", d'être "salie", "pas légitime", "moins que rien". L'inceste mène à des problèmes psychologiques durables, des angoisses ("J'étais angoissée. Limite je pouvais faire pipi sur moi quoi."), des comportements autodestructeurs, et une reproduction inconsciente de schémas de domination dans les relations amoureuses ("On tombe inconsciemment sur le même chemin qu'on a vécu parce que ça nous rassure un petit peu").
      • Difficultés dans les Relations : L'inceste "brise le silence" mais "a créé de la confusion dans toute la famille". Les victimes ont du mal à s'occuper d'enfants ou à établir des relations saines, car elles connaissent "que quelque chose de de violent" et non l'amour et l'écoute.
      • Évolution Historique et Sociale de la Perception de l'Inceste :
      • Le Cadre Légal et Anthropologique Initial : Les lois interdisent l'inceste ("alliances interdites") comme une pratique interdite, mais cette interdiction a longtemps "jet[é] le voile sur la réalité de la pratique".
      • L'Approche Historique (XIXe-XXe siècle) :Anthropologie : Au XIXe et XXe siècle (Levi-Strauss), l'inceste était souvent approché comme une "sexualité interdite entre parents", et non comme une violence. Le mot "tabou" a été appliqué à cet interdit sexuel.
      • Protection de l'Enfance et Journalisme : Malgré l'émergence de la protection de l'enfance, les récits de violence incestueuse dans la presse utilisaient des périphrases, associant l'agresseur à un "père ouvrier qui ne correspond pas aux idéaux paternels", alimentant l'idée que ce crime était exceptionnel et lié à des "monstres".
      • Période de Silence (Première moitié du XXe siècle) : Après la fin du XIXe siècle, les dénonciations de l'inceste ont chuté. La société, les élites masculines, et les discours masculinistes ont contribué à "freiner" et "cacher" ces affaires. Les peines de prison ont considérablement diminué, et les "circonstances atténuantes aux pères" sont devenues courantes.
      • Influence de la Psychanalyse (Après Seconde Guerre Mondiale) : Les théories freudiennes ont conduit à une "indulgence" envers les agresseurs, en attribuant aux enfants un "désir" inconscient pour leurs parents ("l'enfant a séduit son père"). La durée des abus et le plaisir ressenti par l'enfant étaient même considérés comme des preuves de "consentement" ou de "liaison".
      • Le Tournant Actuel : Révolution et Remise en Question :
      • La Vague #MeTooInceste : Le mouvement #MeTooInceste a permis une "vague de témoignage" et une "libération de la parole" (ou "dévoilement"), en rendant "conscience de l'effarante fréquence de l'inceste".
      • Le Rôle des Voix Singulières : Des œuvres littéraires et des témoignages publics ("Vanessa Springora", "Camille Kouchner") ont été cruciaux pour "changer le regard et elle commence à mettre des mots sur ces agressions".
      • Redéfinition de l'Inceste : L'inceste est désormais clairement identifié comme une "agression", un "crime sexuel", un "délit", un "viol", ce qui "change évidemment la donne" et "recule" le "seuil de tolérance de la société".
      • Remise en Question de la Domination Patriarcale : Le mouvement actuel est perçu comme une "remise en question radicale de la domination patriarcale", dont l'inceste est la "forme extrême, la forme la plus perverse". Mettre fin à l'inceste signifie "retirer... l'envie d'écrabouiller" et déconstruire les rapports de domination.
      • Le "Consentement Meurtrier" : Le philosophe Marc Répond introduit le concept de "consentement meurtrier" – "toutes les transactions que nous faisons avec un principe de responsabilité éthique qui est la responsabilité du soin, du secours et de l'attention qu'exige la vulnérabilité et la mortalité d'autrui". La société commence à refuser ce "consentement meurtrier" face aux traumatismes sexuels.
      • L'Importance du Travail Psychique et de la Parole : La réparation passe par la "prise de parole", le "travail intérieur de réparation psychique" et la capacité à reconnaître les schémas destructeurs pour ne pas les reproduire.

      En conclusion, cet extrait de France Culture offre une analyse profonde de l'inceste, soulignant non seulement sa nature dévastatrice pour les victimes, mais aussi sa place structurelle dans l'ordre social, alimentée par des siècles de silence, de déni et de justification de la domination.

      Il met en lumière l'espoir d'un changement radical grâce à la libération de la parole et à une remise en question fondamentale des structures patriarcales.

    1. Compte rendu détaillé : "Y a-t-il une culture de l'inceste en France ?" (France Culture, 12.10.2022)

      • Ce compte rendu explore les thèmes principaux et les idées essentielles abordées lors du débat sur France Culture, en s'appuyant sur les propos des intervenants.

      L'émission, en se basant sur le rapport de la CIVISE (Commission Indépendante sur l'Inceste et les Violences Sexuelles), questionne l'existence d'une "culture de l'inceste" en France, remettant en cause le mythe du tabou anthropologique et soulignant la réalité omniprésente de ces violences.

      1. L'ampleur et la sous-estimation de l'inceste en France

      Le débat s'ouvre sur un chiffre choc issu du rapport de la CIVISE : "160 000 enfants subissent des violences sexuelles chaque année en France."

      Ce chiffre, longtemps "sous-estimé voire complètement négligé", contredit l'idée reçue d'un tabou anthropologique sur ce crime.

      Au contraire, les enquêtes récentes montrent que "ce crime touche un français ou une française sur 10 et est présent dans toutes les classes sociales."

      • Juliette Drouard, thérapeute et co-directrice de l'ouvrage collectif "La culture de l'inceste", cite cette phrase percutante : "s'il est tabou de dire l'inceste, il n'est pas tabou de le faire."

      Cette affirmation résume la dissonance entre la perception publique de l'inceste comme un interdit absolu et sa réalité fréquente et dissimulée.

      Édouard Duran, juge des enfants et co-président de la CIVISE, confirme que "16 500 personnes sont venues [à la CIVISE], nous ont fait confiance [...] toutes nous disent cela, que les violences commencent quelques jours après la naissance ou qu'elles durent jusqu'à la majorité ou au-delà de la majorité." Il insiste sur le fait que "la maison est pour beaucoup le lieu du danger, de la confrontation à la terreur et à la mort même."

      2. Le mythe du tabou anthropologique et la réalité de la "culture de l'inceste"

      • Juliette Drouard et les autres auteurs de "La culture de l'inceste" remettent en question la notion de tabou suprême héritée de l'anthropologie classique (notamment Claude Lévi-Strauss).

      Ils affirment que cette idée, véhiculée par des "anthropologues depuis leur position située, c'est-à-dire d'hommes blancs qui sont arrivés sans vouloir parler de violence sexuelle mais simplement en voulant étudier les règles du mariage", a conforté le silence autour de l'inceste.

      Pour eux, le concept de tabou du mariage "n'a rien à voir avec les pratiques d'inceste. Marier ou pas marier avec certaines personnes, ça n'empêche pas d'incester ces certaines personnes."

      Le terme de "culture de l'inceste" est utilisé dans plusieurs sens par Juliette Drouard :

      • Un phénomène propre à l'espèce humaine : contrairement aux animaux, les humains utilisent la sexualité pour la domination.
      • Une culture spécifique au sein des cultures humaines : cela se produit dans certaines sociétés, mais "il n'est pas nécessaire pour les êtres humains pour vivre et pour exister ou pour fonder une culture d'agresser sexuellement d'autres personnes."
      • Les productions culturelles : celles-ci "vont soutenir la systématicité de l'inceste en permettant de ne pas le parler en tant que violence sexuelle."

      Elles peuvent "romantiser l'inceste comme dans Game of Thrones avec le frère, la sœur" ou, comme dans le porno, où le "stepmom" est un hashtag très recherché.

      D'autres œuvres "n'adoptent pas le point de vue de la victime" ou reprennent des mythes comme celui de Lolita, où "ce serait la personne victime qui vient séduire l'agresseur."

      3. L'évolution historique et juridique de la perception de l'inceste

      Julie Doyon, historienne, apporte un éclairage diachronique sur la question. Elle souligne que l'inceste, dans l'Ancien Régime, était "beaucoup dit, montré, écrit" dans la littérature et était un crime considéré comme tel dans la doctrine pénale.

      Cependant, il n'était "pas du tout la même signification qu'aujourd'hui.

      C'est-à-dire qu'il n'est pas indexé à une forme de violence ni spécifiquement à la catégorie de l'enfance." L'inceste était alors un "crime sans victime.

      Un crime avec deux coupables", considéré comme un crime de mœurs et de péché entre personnes apparentées.

      Le "point de bascule" se situe entre le 18e et le 19e siècle, où l'inceste passe d'une conception de "couple incestueux" à celle d'"acte d'agression sexuelle commis par un adulte sur un enfant dans le cadre familial."

      La Révolution française, en voulant séculariser le droit pénal, a supprimé le crime d'inceste, le considérant comme relevant de la sphère religieuse et de la "vie privée".

      Aujourd'hui, Édouard Duran déplore cette persistance de l'idée que "la maison est éminemment essentiellement le lieu du privé."

      Il insiste sur la nécessité que "ce qui doit régner dans la maison, c'est la loi commune et pas la loi d'un seul, pas la loi du dominant."

      4. La spécificité de la violence incestueuse et la vulnérabilité des enfants

      Édouard Duran insiste sur la vulnérabilité des enfants : "les agresseurs recherchent toujours une proie en raison de sa vulnérabilité.

      Et l'enfant parmi les êtres vulnérables dans la société est le plus vulnérable et parmi les enfants vulnérables, il y a les enfants handicapés, plus vulnérables et plus invisibilisés encore."

      • Il récuse l'argument souvent avancé par les agresseurs : "Je n'ai jamais entendu en audience, en cours d'assise, au tribunal correctionnel ou au tribunal pour enfants un agresseur dire autre chose que c'est l'enfant qui m'a séduit." Édouard Duran refuse de "chercher à comprendre" dans le sens de "chercher dans la psychologie de l'agresseur ce qui pourrait l'excuser." Pour lui, l'impératif moral est de "mettre en sécurité les enfants victimes d'inceste et les personnes victimes de violence."

      • Juliette Drouard souligne l'importance de parler de "pédocriminalité de manière générale", car "les adultes qui commettent des agressions sur des enfants, les commettent aussi bien sur leurs enfants que sur les enfants des autres."

      Elle met en évidence une "communauté de traumatisme" et de destruction pour toutes les victimes, avec seulement une "différence de degré dans l'échelle de la trahison éthologique" selon Sortnaf.

      Édouard Duran, citant Christine Ang, décrit l'inceste comme un "crime absolument spécifique, un crime contre l'humanité du sujet, un crime généalogique."

      Il explique que "en venant à elle sexuellement, il se refuse à elle comme père.

      C'est une humiliation sociale avant tout par laquelle l'enfant n'a plus de place dans l'histoire des humains."

      Il n'y a "pas d'amour dans l'inceste," comme le souligne Juliette Drouard : "L'excitant ça n'est pas l'amour mais le pouvoir et les fractions."

      5. Le silence, la prescription et la difficile écoute de la parole des victimes

      Le silence est présenté comme un facteur mortifère : "Ce qui tue c'est le silence. C'est de ne pas parler. C'est de ne pas dire, de ne pas pouvoir dire."

      L'extrait du documentaire "Inceste, le dire et l'entendre" illustre le ressenti des victimes : "On t'a juste dit que l'agression sexuelle c'est dehors que ça se passe.

      C'est des étrangers qui peuvent t'attaquer. C'est des étrangers. C'est jamais dedans la famille. Et que tu pressens, tu ressens que quand il t'arrive un truc à l'intérieur de la famille, il faut fermer sa gueule."

      La question de la prescription est abordée. Le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, évoque l'allongement du délai de 20 à 30 ans à compter de la majorité depuis 2018.

      Édouard Duran souligne l'importance de cet allongement, car les traumatismes générés par ces violences "ne sont pas cachés dans un passé lointain.

      C'est un présent perpétuel qui s'immisce dans toutes les sphères de l'existence, des plus sociales au plus intimes." Il insiste sur "l'aspiration profonde à ce que justice soit rendue."

      L'expression d'Iris Bray, "Mon corps est une archive vivante de mon inceste," résonne avec cette idée de persistance du traumatisme.

      Malgré une apparente "libération de la parole" dans l'espace public, Juliette Drouard et Édouard Duran soulignent que le tabou reste "absolu" là où l'inceste a lieu.

      Seulement "1000 condamnations" pour "160 000 enfants victimes de violence sexuelle chaque année" révèlent un "système d'impunité des agresseurs."

      Les enfants n'ont pas les outils pour décrire ce qui leur arrive et sont souvent "tués ou resilenciés" lorsqu'ils parlent.

      Édouard Duran révèle que "dans 9 cas sur 10, le confident de l'enfant ne fait rien." Le processus de "silenciation" est au cœur de la stratégie de l'agresseur, qui vise à "imposer le silence à l'enfant victime" et à "contaminer le groupe."

      Julie Doyon nuance l'idée d'un silence absolu en soulignant l'existence de moments passés où l'inceste a été discuté publiquement, comme la fin des années 1980 avec les "dossiers de l'écran."

      Elle insiste sur le fait que le vrai problème n'est peut-être "pas tant de le parler que de l'entendre."

      Elle met en lumière les dynamiques complexes au sein des familles, où le "silence familial n'est pas un bloc monolithique" et où les rôles et statuts des individus influencent la manière dont la parole circule ou est étouffée.

      Conclusion

      Le débat met en lumière une réalité complexe et souvent douloureuse de l'inceste en France.

      Loin d'être un tabou universellement respecté, il est une violence omniprésente, souvent dissimulée par des mécanismes de silence, d'impunité et une certaine "culture" qui minimise ou romantise la souffrance des victimes.

      Les intervenants appellent à une meilleure compréhension historique, juridique et sociétale de l'inceste, une protection accrue des enfants victimes, et une capacité collective à écouter et croire la parole de ceux qui osent briser le silence.

      Numéro de téléphone Inceste : 0805 802 804 (anonyme et gratuit)

    1. Note de Synthèse : Réussite à l'École, Réussite de l'École

      Cette note de synthèse analyse les thèmes principaux et les idées ou faits les plus importants extraits des interventions du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur le sujet de la réussite à l'école et la réussite de l'école.

      Elle met en lumière les constats, les défis et les préconisations du CESE et des différents groupes de la société civile.

      1. Le CESE : Rôle, Composition et Missions

      Le CESE est présenté comme la troisième assemblée citée dans la Constitution française, après l'Assemblée Nationale et le Sénat.

      Il est composé de 175 conseillers et conseillères, désignés pour 5 ans par des organisations représentatives de la société civile (entreprises, syndicats, associations, ONG, organisations étudiantes, mouvements de jeunesse, etc.).

      C'est un "mini France réunie dans un hémicycle où tous les points de vue se rencontrent", un des rares endroits où "des chasseurs peuvent discuter et débattre avec des défenseurs des oiseaux".

      Ses quatre missions principales sont :

      • Conseiller et éclairer le gouvernement et le Parlement dans l'élaboration des politiques publiques.
      • Favoriser le dialogue social et la recherche d'un consensus exigeant.
      • Contribuer à évaluer l'efficacité des politiques publiques.
      • Prendre le pouls des régions en lien constant avec les CESE régionaux.
      • Une mission cruciale du CESE est de renforcer la démocratie participative, en permettant aux citoyens de faire entendre leur voix. Cela se concrétise par des méthodes participatives telles que le tirage au sort de citoyens, l'organisation de conventions citoyennes, et les consultations en ligne. Les citoyens peuvent directement saisir le CESE via une pétition qui, si elle recueille plus de 150 000 signatures (dès 16 ans), doit être étudiée par le Conseil. Des exemples concrets de préconisations du CESE ayant eu un impact incluent la Garantie Jeune et les dispositifs d'alerte pour lutter contre les violences faites aux femmes.

      2. Le Contexte Politique Actuel et l'Urgence de Faire Entendre la Voix de la Société Civile

      Plusieurs interventions soulignent le contexte politique troublé en France, marqué par la dissolution de l'Assemblée nationale et la montée de l'extrême droite.

      La société civile organisée exprime une vive inquiétude face à cette situation, considérant l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir comme un "véritable danger pour notre démocratie et pour le monde du travail".

      Les craintes exprimées incluent :

      • La remise en cause du dialogue social et des syndicats.
      • La suppression des subventions aux associations.
      • Une liberté de la presse menacée.
      • Des discriminations basées sur le principe de "préférence nationale" dans les entreprises, administrations et écoles.
      • L'abandon ou la privatisation des services publics.
      • Le recul des droits des femmes.
      • La CFDT, la CGT, l'UNSA, le groupe des associations et le groupe santé et citoyenneté appellent à la mobilisation et au vote pour faire "tout sauf l'extrême droite". La CGT, tout en affirmant son indépendance, soutient l'appel à voter pour le nouveau programme du Front Populaire, dénonçant le Rassemblement National comme une "imposture électoraliste" qui a toujours défendu "les intérêts des plus riches et des multinationales". Les associations mettent en garde contre la suppression des subventions et l'utilisation d'outils de restriction associative.

      Le bureau du CESE insiste sur la nécessité de mieux associer la société civile à l'action publique, estimant que "la mécanique de nos institutions s'est rigidifiée et a fini par faire perdre la culture du dialogue et du débat".

      Le CESE se positionne comme un "lieu de résistance par le respect des divergences et des différences" et un "lieu de recueil de toutes les voix des espoirs et des préoccupations".

      3. L'École Française : Constats d'Inégalités et Défis

      Le CESE aborde en profondeur le sujet de l'école, reconnaissant son rôle fondamental dans la République.

      Malgré un budget important et un taux d'alphabétisation et d'éducation sans précédent, l'école française "peine à faire réussir tous les jeunes". Plusieurs constats alarmants sont mis en évidence :

      • Inégalités scolaires persistantes : L'école française est "un des plus inégalitaires d'Europe", ne parvenant pas à "enrayer la reproduction sociale".

      La corrélation entre les inégalités scolaires et sociales est forte : "le facteur essentiel de la difficulté scolaire et de l'échec scolaire provient des inégalités sociales".

      L'enquête PISA montre que "l'école française réussit aux élèves les plus favorisés". 30% des élèves issus de milieux populaires sont en difficulté.

      • Filiarisation ségrégative : 70% des enfants d'ouvriers obtiennent un bac professionnel ou technologique, contre 75% des enfants de cadres qui obtiennent un bac général. Seuls 2% des ouvriers sont étudiants à l'École Polytechnique.
      • Manque de moyens et conditions de travail difficiles : Les témoignages d'enseignantes de Marseille soulignent des locaux dégradés ("peinture arrachée, fissures dans les murs, chauffage défectueux, présence de cafards"), un sentiment d'être "oublié, seul sans moyen", et un rôle multiple des enseignants ("professeur, psychologue, assistante sociale, infirmier, médecin, médiateur social, orthophoniste et parfois même policiers").
      • Manque d'attractivité du métier d'enseignant : Formation "baclée", diplôme "dévalorisé", peu d'inspections, évolution de salaire non basée sur le mérite, absence de médecine du travail.
      • Problèmes d'adaptation et de stabilité : Les élèves témoignent de "changements soudains" dans les programmes et les modalités d'examen (bac), d'une "charge de travail trop chargée", et d'un apprentissage souvent basé sur la mémorisation plutôt que la compréhension. L'école est perçue comme "impersonnelle" et ne s'intéresse pas toujours à ce qui est bon pour l'élève.
      • Manque de mixité sociale : La ségrégation socio-résidentielle se reflète dans les établissements scolaires, amplifiée par la possibilité d'échapper à la sectorisation via le privé ou des stratégies résidentielles. Les familles "fuient le quartier" et la mixité sociale se réduit.
      • Spécificités des Outre-mer : Confrontés à une forte croissance démographique, des difficultés d'accès à l'école, des sorties précoces du système scolaire, un taux d'illettrisme élevé (double de la moyenne nationale aux Antilles et à la Réunion, 5 à 7 fois plus élevé en Guyane et à Mayotte), et des déficits d'infrastructures.

      4. Philosophie de la Réussite : De l'Égalité des Chances à la Réussite de Tous

      Le CESE prône un changement de paradigme, passant du concept d'«égalité des chances» à celui de la «réussite de toutes et tous».

      • L'égalité des chances est jugée une "promesse trompeuse" car elle ne garantit pas l'effectivité du droit à l'éducation, renvoyant les difficultés à la responsabilité individuelle de l'élève (vision méritocratique).
      • La réussite de toutes et tous implique que l'école "ne s'arrête pas avec la fin de la scolarité", et que "un niveau d'éducation élevé a un impact sur le revenu des personnes tout au cours de la leur carrière" (Éric Morin : "une année supplémentaire d'étude apporte 14% de revenus en plus"). L'équité et la performance sont liées : "les systèmes éducatifs les plus équitables... sont également les plus performants".
      • Faire réussir tous les élèves est bénéfique non seulement pour l'individu, mais aussi pour la "cohésion sociale, notre démocratie et notre économie".

      5. Axes de Préconisations du CESE

      Le projet d'avis du CESE s'articule autour de quatre axes majeurs :

      A. Redéfinir les finalités de l'école et mieux articuler l'ensemble des politiques publiques

      Préconisation 1 : Organiser un grand débat démocratique pour clarifier et redéfinir collectivement les finalités de l'école. L'école a été historiquement construite pour former une élite, non pour faire réussir tous les élèves. Préconisation 15 : Améliorer la concertation et l'articulation des politiques publiques complémentaires (logement, transport, santé, culture, sport) qui concourent à l'éducation, car "l'école seule n'arrivera pas à faire de l'égalité".

      B. Favoriser l'égalité et la mixité dans les territoires

      • Préconisation 5 : Mettre en place des observatoires de la mixité sociale et scolaire et de la réussite éducative pour diagnostiquer et recommander des actions.
      • Préconisation 4 : Agir sur la ségrégation scolaire par un plan pluriannuel pour une réelle mixité sociale inter et intra-établissements (publics et privés), avec un objectif de réduction des écarts d'indices de position sociale (IPS).
      • Préconisation 7 : Engager l'enseignement privé dans cette dynamique de mixité par un contrat d'objectifs et de moyens.
      • Spécificités Outre-mer (Préconisation 9) : Donner aux recteurs davantage de marges d'adaptation, créer des réseaux d'échange, faciliter l'accès à la langue française, développer l'offre post-bac sur place, et améliorer les conditions de vie des élèves (bâtiments, restauration scolaire).

      C. Conforter les acteurs de la communauté éducative et en priorité les élèves

      • Reconnaître et entendre les élèves : Les témoignages d'élèves soulignent le besoin de stabilité, de méthodes d'apprentissage basées sur la compréhension, et de prise en compte de la santé mentale et de la diversité. "L'école de mes rêves ce serait une école où la santé mentale des élèves passerait avant leur réussite scolaire".
      • Préconisation 10 : Organiser une concertation pour améliorer le bien-être des élèves et leurs conditions de scolarisation.
      • Préconisation 8 : Étendre les fonds sociaux élèves de l'école primaire au lycée et en faciliter le recours.
      • Préconisation 11 : Faire un bilan des pratiques de la vie démocratique au sein des écoles pour la renforcer.
      • Rôle des parents : L'importance du rôle des parents est soulignée, car l'élève apprend mieux s'il y a un partage de la nécessité d'apprendre entre l'école et la famille.
      • Préconisation 14 : Renforcer la place des parents à l'école via des "espaces parents".

      D. Transformer l'école et conforter le rôle des personnels

      • Revaloriser le métier d'enseignant : La "qualité des enseignants est le premier levier d'amélioration de l'efficacité des systèmes d'éducation".
      • Préconisation 12 et 13 : Mettre l'accent sur la formation initiale et continue des enseignants pour s'adapter à la diversité des élèves et rompre avec les logiques discriminantes.
      • Préconisation 19 : Voter une loi de programmation et de revalorisation des rémunérations des enseignants.
      • Renforcer les équipes : Augmenter le nombre d'assistants sociaux, infirmières, médecins, psychologues scolaires, etc.
      • Liberté pédagogique : Doit être préservée et exercée dans le cadre du projet d'école.
      • Utilisation de la technologie : Les élèves suggèrent l'utilisation des téléphones pour une meilleure adaptation aux nouvelles technologies.

      6. Perspectives et Appel à l'Action

      Le CESE insiste sur l'urgence d'un message positif et d'espoir pour les jeunes. L'école est vue comme un "moyen pour chacun et chacune de se construire, de s'émanciper, de surmonter ses difficultés, de grandir, d'apprendre, d'imaginer le monde de demain pour faire société ensemble".

      Malgré des réserves de certains groupes (entreprises, agriculture) sur des points spécifiques (financement, applicabilité de certaines mesures, pertinence de redéfinir les finalités pour l'agriculture), le projet d'avis "Réussite à l'école, réussite de l'école" a été adopté avec 97 voix pour, 1 contre et 23 abstentions.

      Le CESE s'engage à porter et prolonger cet avis, réaffirmant son rôle d'assemblée de combat et de solution face aux défis sociaux et éducatifs.

    1. Ce document est un compte rendu détaillé de la session plénière du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) consacrée à un projet d'avis intitulé "La protection de l’enfance est en danger : les préconisations du CESE".

      Il met en lumière les discussions, les constats alarmants, et les propositions concrètes visant à améliorer la protection de l'enfance en France.

      Thèmes Principaux et Idées Clés :

      Le Rôle du CESE et la Participation Citoyenne :

      • Le CESE est la troisième assemblée mentionnée dans la Constitution, aux côtés de l'Assemblée Nationale et du Sénat. Il conseille le gouvernement et le Parlement dans l'élaboration des lois et politiques publiques, et est devenu récemment une "chambre de la participation citoyenne".
      • Il est le lieu où "s’organise le débat avec les représentants de la société civile organisée et avec les citoyens", un "lieu de rencontre de tous nos horizons et de toutes nos sensibilités", et un "lieu de recueil de toutes les voix des espoirs et des préoccupations".
      • Les citoyens peuvent saisir directement le CESE via une pétition. Si elle recueille plus de 150 000 signatures, le Conseil est "obligatoirement" tenu d'étudier le sujet et peut émettre un avis au Gouvernement ou au Parlement. Même sans atteindre ce seuil, les pétitions peuvent retenir l'attention du Conseil.
      • Le CESE a quatre missions principales : conseiller le gouvernement et le Parlement, favoriser le dialogue social, évaluer l'efficacité des politiques publiques, et renforcer la démocratie participative. Il utilise des méthodes participatives comme le tirage au sort de citoyens et les conventions citoyennes.

      La Crise de la Protection de l'Enfance :

      • Le constat central est que "la protection de l’enfance est en danger". Malgré plusieurs lois protectrices (2007, 2016, 2022) et un cadre législatif globalement solide, leur application est "plus que problématique".
      • Chiffres alarmants : 350 000 à 380 000 mineurs sont suivis au titre de la protection de l'enfance, une augmentation de 17% entre 2007 et 2022. Environ 10% des enfants dans les pays à haut revenu seraient maltraités. Le coût pour la santé du cumul d'événements traumatisants durant l'enfance a été estimé à 34 milliards d'euros en 2019.
      • Les enfants pris en charge sont "surreprésentés parmi les mineurs ou jeunes majeurs délinquants". Il y a un passage "quasi sans transition de la protection de l'enfance à la protection judiciaire de la jeunesse".
      • La crise est due à un manque criant de moyens humains et financiers, une faible attractivité des métiers du secteur (jusqu'à 40% de postes vacants), et une "très grande disparité de volonté politique et de moyens selon les départements". La "non-exécution des décisions de justice est un problème récurrent".
      • 2000 enfants, dont près de 500 de moins de 3 ans, étaient "dans la rue en août 2024" (UNICEF). Plus de 70% des juges des enfants ont "renoncé à un moment souvent ou moins souvent à prendre des décisions de placement d'enfants en danger faute de solution".
      • Causes et Conséquences des Dysfonctionnements :
      • Désorganisation Institutionnelle et Disparités Territoriales : L'État est "totalement désengagé de la politique de la protection de l'enfance". Il manque de données statistiques consolidées au niveau national, ce qui "organise la cécité de l'État et organise l'invisibilité des bénéficiaires".

      • Problèmes de Santé et Scolarité : Les enfants victimes de violence ou de négligence grave ont une espérance de vie réduite de 20 ans. Moins de 30% d'entre eux ont un bilan de santé global à l'entrée dans le dispositif de protection, et moins de 10% ont un suivi effectif. La déscolarisation est fréquente chez les enfants placés.

      • Non-Respect des Droits de l'Enfant : Les droits fondamentaux tels que vivre en famille, respecter les liens d'attachement, l'intimité, l'accès à la scolarité et aux soins, et être protégé contre toute violence, ne sont pas respectés. Le "projet pour l'enfant" (PPE), document personnalisé obligatoire depuis 2007, est "trop peu mis en place".
      • Professionnels en Souffrance : "La crise d'attractivité des métiers est la pierre angulaire de la crise de la protection de l'enfance." Les professionnels sont "fatigués", en "perte de sens", subissent des "coupes budgétaires" et manquent de formation et de valorisation.
      • Préconisations du CESE :

      Gouvernance et Coordination :

      • Rendre effective la collecte de données : Demander au GIP France Enfance Protégée de réaliser annuellement un état des lieux des besoins, capacités d'accueil et mesures non exécutées.
      • Réaffirmer le rôle de l'État : Mettre en place tous les deux ans une stratégie interministérielle de prévention et de protection de l'enfance.
      • Contractualisation État-Départements : Mettre en place une politique de contractualisation pour suivre et évaluer la politique publique, avec une péréquation financière pour réduire les inégalités.
      • Coordination locale : Organiser le suivi et la coordination via les comités départementaux pour la protection de l'enfance (CDPE).

      Amélioration de la Protection :

      • Rendre effectif le Projet Pour l'Enfant (PPE) en en faisant une condition préalable à la contractualisation.
      • Multiplier les dispositifs de soutien aux parents et redonner aux intervenants de proximité (PMI, services sociaux, éducation nationale) leur capacité à remplir leurs missions de prévention.
      • Définir un plan de formation sur la protection de l'enfance commun à tous les professionnels "sentinelles" (enseignants, éducateurs, soignants).
      • Diversifier les modes de prise en charge : Multiplier les petites unités de vie, renforcer les actions éducatives en milieu ouvert, et réduire le nombre d'enfants suivis par travailleur social.
      • Pour les enfants à double vulnérabilité (handicap) : Systématiser une convention entre l'aide sociale à l'enfance, les MDPH et l'ARS, et développer des lieux de prise en charge pluriprofessionnels.

      Respect des Droits de l'Enfant :

      • Prévoir l'assistance systématique d'un avocat spécialisé pour les enfants en situation de protection.
      • Donner un statut, une formation obligatoire et un certificat de compétence à l'administrateur ad hoc.
      • Aucune distinction entre les mineurs non accompagnés (MNA) et les autres mineurs dans la prise en charge.
      • Rendre effectif l'accompagnement des jeunes sortant de l'ASE jusqu'à 21 ans, avec un contrôle de l'IGAS.
      • Charger une autorité nationale indépendante du contrôle des structures d'accueil, avec un droit d'accès à tout moment et une information aux enfants de ce droit.

      Soutien aux Professionnels :

      • Sécuriser la prise en charge des enfants et garantir aux professionnels des conditions de travail normalisées (taux d'encadrement, nombre de mesures suivies).
      • Reprendre les préconisations des avis du CESE de 2022 sur les métiers de la cohésion sociale et les métiers en tension (rémunération, formation).
      • Engager un travail spécifique sur l'accompagnement et le parcours professionnel des professionnels prenant en charge la souffrance humaine, avec valorisation des acquis de l'expérience.

      Citations Clés :

      • "Le CESE, c'est donc le lieu où s'organise le débat avec les représentants de la société civile organisée et avec les citoyens. C'est le lieu de rencontre de tous nos horizons et de toutes nos sensibilités. C'est un lieu de recueil de toutes les voix, des espoirs et des préoccupations et ça c'est unique."
      • "La protection de l'enfance est en danger."
      • "Le coût pour la santé du cumul d'événements traumatisant durant l'enfance a été estimé à 34 milliards d'euros en 2019."
      • "Les professionnels du secteur souffrent d'un manque de formation avec une très faible attractivité de leur métier... ainsi que d'un manque de financement face à des besoins pourtant croissants."
      • "L'État a complètement lâché le navire, complètement lâché le sujet." (Élisabeth Tomé Gtinrich)
      • "Il ne se passe pas une semaine sans que des maltraitances, des violences ou des dysfonctionnements soient relevés dans les gros titres de la presse." (Angéline Bart)
      • "La protection de l'enfance manque de moyens humains, ces métiers sont en forte pénurie de personnelle et les professionnels sont en perte de sens de travail." (Angéline Bart)
      • "Le sort d'un enfant finalement peut être très différent suivant le lieu d'un côté ou de l'autre d'une frontière territoriale où il habite." (Anne Devrez)
      • "La crise d'attractivité des métiers, c'est la pierre angulaire de la crise de la protection de l'enfance." (Stéphane Troussel)
      • "40% des sans-domicile fixe qui ont moins de 25 ans sont passés par l'aide sociale à l'enfance." (David Beauvois)
      • "Un enfant placé qui a vécu des traumatismes a en moyenne 20 ans d'espérance de vie en moins par rapport à d'autres enfants." (Céline Greco)
      • "Entre la loi, les acteurs, les faits divers, il y a le silence des enfants." (Josiane Bigot)
      • "Ne pas avoir de statistique, c'est organiser la cécité de l'État et c'est organiser l'invisibilité des bénéficiaires." (Élisabeth Tomé Gtinrich)
      • "Il faut que la protection de l'enfant devienne l'affaire de tous et que chacun dans sa vie se sente concerné par cette question." (Rapporteurs)

      En conclusion, ce briefing met en évidence l'urgence d'une refonte profonde de la politique de protection de l'enfance en France.

      Il souligne la nécessité d'une action concertée de l'État, des départements et de la société civile pour garantir le respect des droits fondamentaux de chaque enfant, en s'appuyant sur des professionnels mieux formés, mieux rémunérés et mieux accompagnés, et en assurant une gouvernance transparente et efficace.

    1. Ce document est un compte rendu détaillé des discussions et des propositions issues de la session du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) consacrée aux violences faites aux femmes, en particulier dans les Outre-mer. Il met en lumière les rôles du CESE, l'ampleur du problème des violences, les obstacles à leur éradication, les initiatives de la société civile, et les axes d'amélioration des politiques publiques.

      Rôle et Missions du CESE Le CESE est présenté comme la "troisième assemblée citée dans la Constitution" après l'Assemblée Nationale et le Sénat. Sa mission principale est de "conseiller le gouvernement et le Parlement dans l'élaboration des lois et des politiques publiques". Plus récemment, il est également devenu la "chambre de la participation citoyenne", agissant comme un "trait d'union entre les pouvoirs publics et la société civile".

      Les quatre missions principales du CESE sont :

      Conseiller et éclairer le gouvernement et le Parlement. Favoriser le dialogue social et la recherche de consensus. Contribuer à évaluer l'efficacité des politiques publiques. Prendre le pouls des régions en lien constant avec les CESER. Le CESE a également pour mission de "renforcer la démocratie participative en permettant aux citoyens de faire entendre leur voix". Les citoyens peuvent saisir le CESE via pétition, et si elle recueille plus de 150 000 signatures, le Conseil est "obligatoirement" tenu d'étudier le sujet.

      Ampleur et Spécificités des Violences dans les Outre-mer Les statistiques et témoignages révèlent une situation alarmante :

      En 2023, 96 féminicides sur 119 décès au sein des couples et 451 tentatives d'homicide en France, chiffres en "hausse constante depuis 2019". Un viol ou une tentative de viol "toutes les 2 minutes et demi" en France. Les violences faites aux femmes sont "toujours aussi prégnantes dans le monde et en France", et les Outre-mer ne font "pas exception, bien au contraire". Entre 2017 et 2023, le nombre de féminicides a augmenté dans les Outre-mer, tout comme les violences sexuelles et psychologiques, y compris dans la sphère professionnelle. "11% des féminicides interviennent dans les territoires ultramarins qui ne concentrent que 4% de la population". Les taux de morts violentes au sein du couple placent la Guyane, la Nouvelle-Calédonie, et la Polynésie française comme "les territoires ayant les niveaux de violence les plus élevés en France". Forte augmentation des violences psychologiques, pour lesquelles les campagnes de prévention sont "quasi inexistantes". Un enfant est tué "tous les 6 jours au sein de sa famille" en France, et "160 000 sont agressés sexuellement chaque année". Plusieurs facteurs aggravants et spécificités sont soulignés pour les Outre-mer :

      Contexte socio-économique : "creusement des inégalités familiales, sociales et économiques", "taux des familles monoparentales", "revenus très bas". "Un enfant sur deux à la Réunion vit dans un foyer pauvre, 37% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté." Culture patriarcale : "culture patriarcale de domination masculine toujours très enracinée", "tabou" autour de l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. Spécificités géographiques et sociales : "interconnaissances plus fortes" sur les îles rendant la dissimulation des violences plus facile, difficultés de fuite dues à l'éloignement ("océan tout autour"). Poids des coutumes : En Nouvelle-Calédonie, le "statut civil coutumier" rend la situation des femmes particulièrement difficile. Une femme mariée coutumièrement "est mariée à un clan", et si elle part, c'est "sans ses enfants parce qu'en fait ses enfants appartiennent au clan". Le divorce est également complexe, nécessitant l'accord des deux clans. Méconnaissance des formes de violence : Beaucoup de femmes ne réalisent pas qu'elles sont victimes, surtout pour les violences psychologiques et économiques. Obstacles et Défis à la Lutte Plusieurs obstacles majeurs sont identifiés :

      Manque de financement : Les associations sont le "premier acteur de terrain", mais manquent cruellement de moyens financiers et de "visibilité à moyen terme". Des exemples concrets sont donnés sur l'annulation de formations faute d'inscrits, ou l'absence de versement des subventions annuelles. Manque de cohérence et de coordination : Les actions sont souvent "ponctuelles", il manque une "grosse dose de cohérence, coordination, coopération". Données lacunaires : Les données sur les violences sont "trop éparses et incomplètes", ce qui "montre en creux l'absence de vision globale et de coordination des politiques publiques". Accès insuffisant aux droits et à la protection : Les victimes ont un "accès insuffisant au droit". Le manque de places d'hébergement est criant, forçant des femmes à "dormir dans leur voiture". Le 115 est "saturé". Méconnaissance des outils existants : Les "lois sont méconnues", y compris des acteurs de terrain. L'ordonnance de protection est "très peu utilisée". Implication inégale des élus locaux : "La prise de conscience des élus [...] est très inégale et elle est souvent insuffisante pour faire bouger les choses". Formation insuffisante des professionnels : Malgré des formations dispensées, elles restent "très inégales d'un territoire à l'autre". Les encadrants d'enfants, par exemple, ne sont pas toujours formés, ce qui "dilue" l'impact des actions de sensibilisation. Adaptation des outils nationaux : Des dispositifs comme le 3919 sont "totalement inadaptés à la diversité des populations ultra-marines" (langue, horaires, interconnaissance). Initiatives et Solutions Proposées Plusieurs pistes et actions sont suggérées :

      Soutien aux associations : Reconnaître leur rôle "primordial" et leur accorder des "moyens pérennes" et des "financements à hauteur des besoins", connus "tôt dans l'année". Prévention et éducation : Développer la "prévention dès le plus jeune âge", notamment via l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), obligatoire mais non appliquée partout. Il faut "rompre avec les stéréotypes sexistes" et "adapter les messages aux populations locales". Amélioration des données et observatoires : Étendre les enquêtes "Virage" à l'ensemble des territoires et alimenter un "observatoire national dédié aux violences faites aux femmes dans les Outre-mer" pour disposer de "chiffres fiables et homogènes". Renforcement de la coordination : Création de "référents dans un peu toutes les administrations et aussi des associations qui montent en compétence sur l'écoute des femmes victimes de violence". Importance des "délégations régionales aux droits des femmes" si elles sont dotées de moyens suffisants. Formation des professionnels : Renforcer la "formation initiale et continue des professionnels" (gendarmes, intervenants sociaux, magistrats, personnel de santé, élus). Décloisonnement de la justice : Les "pôles violences intrafamiliales" visent à spécialiser les magistrats et à favoriser les échanges entre les différents acteurs judiciaires pour une prise en charge globale. Lois et politiques publiques ambitieuses : Nécessité d'une "loi cadre" similaire à la loi intégrale espagnole pour une approche globale et coordonnée. Les plans pluriannuels d'investissement ("PPI") et les "contrats de convergence et de transformation" devraient inclure des "financements pluriannuels fléchés" pour la lutte contre les violences. Mobilisation de la société civile : Impliquer davantage les élus locaux, les organisations patronales, syndicales, et les associations. Le CESE lui-même peut servir de lieu de "débat avec les représentants de la société civile organisée et avec les citoyens". Innovation technologique et outils de protection : Utilisation d'outils comme "Mémo de vie" (coffre-fort numérique), le "bouton Monchérif" (alerte géolocalisée), le "sifflet anti-relou" (interpellation de l'entourage). Sensibilisation et médiatisation : L'importance de montrer la "cruauté" des violences pour "faire comprendre l'ampleur" et inciter à la dénonciation. Conclusion Le CESE, sept ans après son premier avis en 2017, réitère son appel aux pouvoirs publics. La résolution actuelle, fruit d'un travail collaboratif et de l'écoute des acteurs de terrain, souligne l'urgence d'une "volonté politique" forte et de "moyens dédiés" pour enrayer ce fléau. Le consensus général est que les violences faites aux femmes sont "un coût humain individuel et collectif aussi dramatique qu'inacceptable", et qu'il est "l'affaire de toutes et de tous" de les combattre. La résolution, adoptée à l'unanimité (111 votants, 111 voix pour), est un appel clair à l'action.

    1. Synthèse : La Restauration de la Nature – Face à l'Urgence, Donnons l'Envie d'Agir * Ce briefing se base sur les discussions et le projet d'avis du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) intitulé "La restauration de la nature : face à l'urgence, donnons l'envie d'agir". Il met en lumière le rôle du CESE, les enjeux cruciaux de la restauration de la nature, les défis et les propositions concrètes pour une action efficace, ainsi que les divers points de vue exprimés par les groupes d'intérêts.

      1. Le CESE : Un Trait d'Union et un Moteur de Démocratie Participative

      • Le CESE est présenté comme un acteur clé de la démocratie française, servant de "trait d'union entre les pouvoirs publics et la société civile". Composé de 175 conseillers issus de divers horizons (entreprises, syndicats, associations, ONG), il est une "sorte de mini France réunie dans un hémicycle où tous les points de vue se rencontrent", permettant des débats inattendus, comme entre "des chasseurs [qui peuvent] discuter et débattre avec des défenseurs des oiseaux".

      Ses missions principales sont :

      • Conseil et éclairage : Conseiller et éclairer le gouvernement et le Parlement dans l'élaboration des politiques publiques.
      • Dialogue social : Favoriser le dialogue social et la recherche de consensus.
      • Évaluation : Contribuer à évaluer l'efficacité des politiques publiques.
      • Lien territorial : Prendre le pouls des régions via les CESE régionaux.
      • Démocratie participative : Renforcer la démocratie participative, notamment par le tirage au sort de citoyens, l'organisation de conventions citoyennes ou les consultations en ligne.

      Les citoyens peuvent saisir le CESE via une pétition de plus de 150 000 signatures. * Des exemples concrets de l'impact du CESE sont cités, tels que la "garantie jeune" ou les "dispositifs d'alerte pour lutter contre les violences faites aux femmes".

      2. L'Urgence de la Restauration de la Nature : Constats et Enjeux

      • Le projet d'avis sur la restauration de la nature est une réponse directe à une urgence environnementale majeure et aux objectifs du règlement européen de 2024.

      Constats alarmants :

      • Perte de biodiversité : La perte de biodiversité se poursuit à un rythme alarmant, sous l'effet du réchauffement climatique, de la fragmentation des habitats, de l'artificialisation des sols, de la surexploitation et de la pollution.
      • Chiffres clés : "le nombre d'oiseaux a diminué de 25 % en 40 ans dans l'Union européenne et les données sont encore plus dramatique pour les insectes".

      Plus de "80 % des habitats européens sont dégradés". "85 % des zones humides ont disparu" dans le monde.

      La France a perdu "70 % de ses haies depuis 1950 [et] la moitié de ces zones humides entre 1960 et 1990". * Dépendance économique : Près de "50 % du PIB mondial repose sur la nature", et "80 % des emplois en France dépendent directement ou indirectement de la nature". * Santé humaine : Selon l'OMS, "23 % des décès et 25 % des pathologies chroniques dans le monde peuvent être attribués à des facteurs environnementaux et comportementaux."

      Objectifs et Définition de la Restauration :

      • Le règlement européen de 2024 fixe des objectifs "quantitatifs et contraignants" : "restaurer au moins 30 % des terres et des mers dégradées d'ici 2030 et l'ensemble des écosystèmes d'ici 2050".
      • La restauration vise un "état fonctionnel" plutôt qu'un "état originel" ou pré-industriel. "un chirurgien il ne va pas chercher à restaurer un état originel un os d'avant la fracture il va chercher à restaurer un état fonctionnel une capacité à marcher à nouveau bah pour la restauration de la nature c'est peu ou prou la même chose."
      • Elle comprend des actions "passives" (limitation des pressions comme le zéro artificialisation nette) et "actives" (actions ciblées).

      3. Les Défis et Freins à l'Action

      • Plusieurs obstacles entravent la mise en œuvre de la restauration :

      • Faible appropriation et fragmentation : Le plan national se heurte à une "faible appropriation [des enjeux], à une fragmentation des responsabilités et à un manque de moyens".

      • Moyens insuffisants : Les moyens financiers et humains pour la recherche, la mise en œuvre et le contrôle sont jugés insuffisants.
      • Absence de données : Le manque de données agrégées et de connaissances, notamment sur le milieu marin, est un défi, bien que "ce que l'on sait est suffisant pour agir".
      • Réticences des acteurs : Certains acteurs, comme les agriculteurs (concernant Natura 2000), expriment des réticences liées à la liberté entrepreneuriale ou à la méconnaissance des objectifs.
      • Financements problématiques : Les financements sont souvent insuffisants, et la CFDT s'oppose à la création de "nouvelles niches fiscales réduisant d'autant les recettes indispensables au services publics et bénéficiant aussi à de grands propriétaires fonciers".
      • Politiques incohérentes : "Il ne peut y avoir de politique de restauration de la nature efficace si en parallèle les pressions sur la nature ne sont pas durablement et significativement diminué." Des exemples de projets nuisibles (A69, Lyon-Turin) sont cités.

      4. Préconisations du CESE : Une Approche Pragmaticque et Collaborative

      • Le CESE propose 16 préconisations articulées autour de trois axes, privilégiant la mobilisation de l'existant plutôt que la création de nouvelles structures : "nous ne proposons pas de créer de nouvelles institutions, agences, de mettre en place un paquet de nouvelles réglementations non pour réussir ce vaste projet on s'est rendu compte que beaucoup de choses existait et presque tout était disponible déjà mais que il manquait de coordination de moyens et de diffusion sur le terrain".

      Axe 1 : Donner le cap et accompagner

      • Clarification et portage politique : L'État doit fournir un "cap clair" et un "renforcement de l'Association des parties prenantes".
      • Rôle des régions : Les régions doivent intégrer la restauration de la nature dans leurs outils de planification et de financement.
      • Guichet unique : Créer des "guichets uniques" locaux (via les agences régionales de la biodiversité ou leur équivalent) pour accompagner les porteurs de projets (diagnostic, mise en relation avec professionnels).

      Axe 2 : Embarquer les acteurs en faveur de la restauration de la nature

      • Partage de la corresponsabilité : "Embarquer ça veut dire être tous dans le même bateau face à l'urgence et travailler ensemble pour aboutir à quelque chose."
      • Sensibilisation et formation : Lancer une "grande campagne de communication et d'information" dès l'école, et développer des formations professionnelles.
      • Réduction des pressions : Réduire "durablement et significativement" les pressions sur la nature, notamment via la loi ZAN (Zéro Artificialisation Nette) et une meilleure application de la séquence "éviter, réduire, compenser".
      • Reconnaissance et valorisation : Mettre en place un label pour reconnaître le travail des acteurs de terrain (particuliers, propriétaires fonciers, entreprises, associations, collectivités).

      Axe 3 : Mobiliser outils et moyens

      • Outils existants : Rendre plus attractifs les outils juridiques et contractuels existants (contrats Natura 2000, Obligations Réelles Environnementales (ORE), baux ruraux à clause environnementale).
      • Différenciation et incitation : Différencier compensation et engagement volontaire, en incitant ce dernier.
      • Financements dédiés : Flécher des financements dédiés, notamment en abondant le Fonds Vert national, et explorer les financements privés (paiements pour services environnementaux, mécénat, certificats/crédits biodiversité).

      5. Messages Clés et Perspectives

      • Optimisme et action concrète : Malgré l'ampleur des défis, l'avis se veut optimiste : "La restauration de la nature ça fonctionne, ça se voit et ça peut embarquer les gens à cette objectif à cet engagement collectif."

      • Rôle du CESE : Le CESE prouve sa capacité à "co-construire avec les acteurs, par les acteurs, à partir du terrain", et à faire discuter des points de vue divergents.

      • Aller au-delà de l'utilité : Pour certains groupes, la nature ne doit pas être réduite à son utilité pour les humains : "elle possède une valeur intrinsèque non quantifiable en euros ou en pourcentage du PIB."
      • Cohérence des politiques publiques : Nécessité d'une "cohérence avec les territoires" et d'un "pilotage interministériel".
      • L'adoption de cet avis par une large majorité des votants (118 pour, 1 contre) souligne le consensus sur l'urgence et la pertinence des propositions, malgré quelques nuances ou désaccords sur des points spécifiques (ex: zonage Natura 2000, exemptions fiscales). La restauration de la nature est présentée comme "une stratégie sans regret" et une opportunité de construire "un monde plus juste, plus prospère et plus respectueux des générations futures".
    1. Compte-rendu détaillé de la matinée : L'IA, la voie citoyenne Date : [Non précisé, mais fait référence à des événements de 2023 et 2024] Lieu : Palais d'Iéna, siège du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) Organisateurs : CESE, Conseil National du Numérique (CNNum), en partenariat avec Make.org, The Future Society, Sciences Po, ENS.

      1. Introduction et Objectifs de la Matinée La matinée, organisée au CESE, assemblée de la société civile et de la participation citoyenne, vise à discuter de la place du citoyen dans l'intelligence artificielle (IA). L'événement s'inscrit dans la perspective du Sommet Mondial de Paris sur l'IA, avec pour ambition de donner la parole aux citoyens sur les impacts et les enjeux de l'IA.

      Points clés :

      • Rôle du CESE et du CNNum : Le CESE, en tant qu'assemblée de la société civile et de la participation citoyenne, est le lieu "tout à fait naturel" pour cet événement. Le CNNum prolonge ses "cafés IA" initiés en 2024, des moments d'écoute et de débat sur les enjeux de l'IA.
      • Objectif de l'événement : Donner la voix à ceux qu'on n'entend pas toujours, pour "exprimer leurs espérances et leurs craintes face au déploiement de l'IA et de regarder par le débat si nous pouvons trouver des réponses communes."
      • Contexte global de l'IA : L'IA est comparée à l'arrivée d'Internet dans les années 2000 et de l'électricité dans les années 1900, suscitant "les mêmes passions".
      • Nature de l'IA : L'IA est présentée comme "un objet social et politique résultant de choix collectif et humains avant même d'être un objet technologique", n'étant "ni porteuse de miracle ni de danger" en soi.
      • Enjeux des travaux du CESE : Mettre le sujet de l'IA "à hauteur de la société civile" en examinant les problématiques sociales : risques d'atteinte aux droits fondamentaux et libertés individuelles, empreinte environnementale, autonomie stratégique et souveraineté, impacts sur l'emploi, l'intégration en entreprise, les services publics, l'éducation, la santé, le handicap, et la garantie d'un accès au non-numérique.
      • Expertise d'usage : Nécessité d'apporter une "expertise d'usage" pour compléter les savoirs spécialisés et les stratégies politiques/commerciales, cruciale pour l'acceptabilité des mutations par les concitoyens.
      • Mission commune : L'IA ne doit pas se substituer à l'intelligence collective. L'objectif est de rendre l'IA "plus démocratique", pour que "les citoyens, les salariés, les administrés aient un poids dans les décisions et les calculs".
        1. Perspectives Gouvernementales et Institutionnelles
      • Clara Chappaz, Ministre déléguée chargée à l'Intelligence Artificielle et au Numérique :
      • Inclusivité du Sommet de Paris : Souligne l'importance de rendre le Sommet de Paris sur l'IA "le plus inclusif possible", en "embarquant la société civile" et en répondant aux questions des citoyens.
      • IA au service de l'intérêt général : L'objectif principal est de mettre cette technologie "au service de l'intérêt général".
      • IA : une question démocratique et politique : L'IA n'est pas seulement économique ou de compétitivité, mais une "question absolument démocratique et même politique".
      • Confiance comme ciment : "La confiance doit être le ciment du développement de cette technologie". Sans confiance, il n'y aura pas d'adoption de l'innovation.
      • Responsabilité collective : Nécessité d'une "responsabilité absolument collective" pour que l'IA ne devienne pas une source de "fracture sociale", "frustration" ou "fracture territoriale", mais un "outil de progrès".
      • Écoute des citoyens : Mentionne les "Cafés IA" du CNNum et les ateliers "élu.ai" comme exemples d'initiatives d'écoute et d'échange avec les Français sur leurs perceptions et craintes de l'IA.
      • Équilibre : Trouver un équilibre entre le développement de l'écosystème technologique (pour la souveraineté) et l'accompagnement des citoyens à l'adoption de l'IA, dans le respect des droits fondamentaux, des libertés individuelles, de l'égalité et des limites planétaires.
      • Valeurs françaises et européennes : Faire de la France une puissance de l'IA compatible avec son "socle de valeur" et les "spécificités de notre culture française et européenne".
        1. Témoignages Citoyens et Expériences Locales
      • Martine (citoyenne ayant participé à la commission temporaire sur l'IA au CESE) :
      • Expérience formatrice : Souligne une expérience "formatrice et révélatrice", malgré un sentiment initial d'"illégitimité".
      • Importance du dialogue : Les échanges enrichissants et la diversité des perspectives ont permis une meilleure compréhension des enjeux.
      • Rôle du CESE : Le CESE est une "passerelle où décideurs publics et de citoyens... peuvent se réunir et échanger équitablement", favorisant un dialogue inclusif et renforçant la légitimité des décisions.
      • IA comme outil : Réaffirme que l'IA "n'est ni une entité autonome ni véritablement intelligente", mais "un outil façonné par des humains".
      • Responsabilité collective : Insiste sur l'immense responsabilité des créateurs et utilisateurs de l'IA, et le rôle des décideurs publics dans la régulation et l'anticipation des dérives.
      • Axel Docher (Make.org) et Constance (The Future Society) sur la consultation publique :
      • Large participation : Plus de 11 000 participants et 120 000 votes, montrant un "haut niveau de compréhension" et des "points de convergence assez forts".
      • Vigilance active : Les citoyens sont "ouverts à l'IA" mais réclament une "vigilance très active sur son mise en application".
      • IA dans les services publics : Acceptation de l'IA dans les services publics (ex: diagnostics de santé), mais "point de rupture" sur la "décision humaine" : l'IA doit être un outil au service de la décision, non une substitution.
      • Rationalisation vs. Contribution : L'IA ne doit pas être exclusivement au service de la rationalisation des services, mais un élément contributeur.
      • Peurs démocratiques : Peur de l'IA utilisée pour la désinformation et la fragilisation de la démocratie.
      • Opportunité pour la démocratie : L'IA peut "renforcer le lien entre les citoyens et les processus démocratiques", notamment en "décomplexifiant le monde pour les citoyens".
      • Lien IA-Démocratie : "Il n'y aura pas d'innovation ouverte" et "pas d'IA au service du bien commun" sans démocratie.
      • Alice Rousset (Ville de Paris) :
      • Démarche progressive : La Ville de Paris a abordé l'IA par l'expérimentation pour améliorer les services publics (analyse espace public, information aides sociales, urbanisme).
      • Démarche participative : Face à l'essor de l'IA générative, adoption d'une démarche "participative et inclusive" (auditions experts, consultation citoyenne, journée citoyenne).
      • Enseignements : Les Parisiens souhaitent que la ville se saisisse de l'IA "à son niveau" de manière "responsable", avec un "réel encadrement".
      • Axes prioritaires : Nécessité d'un "cadre de transparence et de contrôle des projets IA" (évaluation préalable, suivi déploiement avec société civile) et un "effort de formation et de sensibilisation".
      • Rappel : L'IA ne doit pas "se substituer à la décision humaine".
      • Pierre Jannin (Ville de Rennes) :
      • IA : un sujet politique : L'IA doit être "au service des transitions sociales, écologiques et démocratiques de l'intérêt général".
      • Voie alternative : Créer une "voie alternative qui contrôle, qui régule" face à un modèle "ultralibéraliste et dérégulé".
      • Conseil Citoyen du Numérique Responsable : Création d'une instance de 30 citoyens tirés au sort travaillant sur les enjeux de l'IA (impact sur métiers, IA au service du territoire, enjeux éthiques, liberté, sécurité, justice).
      • Points de vigilance : Les citoyens de Rennes ont identifié des points de vigilance cohérents avec les rapports nationaux : contrôle, transparence, régulation, risques sur l'emploi, lien public-privé, opportunités.
      • Concertations territoriales : Initiative nationale "Concertations territoriales de l'intelligence artificielle" (bottom-up) avec 33 villes, pour extraire des grands enjeux et recommandations.
      • Co-construction et reddition de comptes : "Nous sommes convaincus que nous devons construire la technologie avec les citoyennes et les citoyens", en les formant, les consultant, et surtout en "rendant des comptes sur la manière dont leurs recommandations... sont pris en compte".
      • Didier Mino (Changer de Cap) sur l'IA dans les services publics (CAF) :
      • Problèmes de l'automatisation : Témoignage alarmant sur la dématérialisation à la CAF, générant "maltraitance institutionnelle" et "non accès au droit" pour les plus précaires.
      • Pratiques illégales/discriminatoires : Suspension de droits sans préavis, qualification d'erreurs en fraude, contrôles ciblés par algorithmes discriminatoires, absence de questions ouvertes dans les formulaires, complexité de la réglementation.
      • Perte de maîtrise technique : Les services informatiques ont perdu la maîtrise du code (Crystal, écrit en Cobol dans les années 90), entraînant des décalages avec la loi et des décisions inexplicables.
      • Conséquences humaines : "Graves conséquences pour la santé physique et mentale des personnes en difficulté", basculement dans la pauvreté, perte de sens pour les agents.
      • Injonctions politiques : Les réformes budgétaires (ex: aides au logement) ont provoqué des "catastrophes informatiques".
      • Appel à l'action : Actions en justice contre l'algorithme ciblant les contrôles sur les plus fragiles.
      • Solution : "Possibilité d'un libre choix des usagers dans leur mode de relation avec les services publics", et nécessité de transparence et dialogue.
      • Soasick Penico et Estelle Hary (Observatoire des Algorithmes Publics - ODAP) :
      • Transparence des algorithmes : Nécessité de visibiliser et de rendre transparents les algorithmes utilisés par l'administration, car ils sont "fondamentalement politique".
      • Non-neutralité des algorithmes : Les algorithmes ne sont "absolument pas des objets objectifs" mais résultent de "choix humain et institutionnel" (décision de déploiement, critères, ressources, prestataires privés).
      • Manque de documentation : Absence de panorama exhaustif des algorithmes, les administrations les documentent "très peu publiquement".
      • Inventaire citoyen : Création d'un inventaire de 72 algorithmes à partir de sources publiques, montrant un "très peu de transparence" et une évaluation rare (4% d'évaluations internes publiées).
      • IA et automatisation : L'IA est "l'arbre qui cache la forêt de l'histoire longue de l'automatisation du service public". Les systèmes critiques anciens (ex: calcul impôts) sont aussi importants dans le débat démocratique.
      • Transparence au service de la justice sociale : La transparence est un "outil au service d'autres individus et d'autres collectifs qui luttent pour la justice sociale, pour les droits humains, pour les droits des travailleurs et des travailleuses et pour la justice environnementale".
      • Lutte essentielle : Essentiel que la société civile s'empare du sujet de l'IA comme "partenaire de débat mais aussi comme contre-pouvoir fort", car "tout le monde est légitime à le faire" même sans connaissances techniques, car c'est un "sujet politique avant tout".
      • Gabrielle Dubois (Défenseur des Droits) :
      • Rapport sur l'IA et service public : Rappelle le rapport du Défenseur des Droits de novembre dernier sur les décisions administratives automatisées.
      • Enjeux clés : L'intervention humaine et la transparence sont cruciales.
      • Enjeu individuel : Respecter le principe constitutionnel de transparence et le rendre appropriable par les personnes concernées.
      • Enjeu collectif : Concrétiser l'obligation de publication des règles des traitements algorithmiques pour permettre la compréhension et la contestation.
      • Intelligibilité de l'administration : S'assurer que les agents comprennent le fonctionnement des outils qu'ils utilisent.
      • Recommandations : Respect des obligations de publication, consécration d'un "droit à l'explication des décisions individuelles administratives" (au-delà des IA à haut risque), et association des usagers du service public à tous les niveaux.
      • Thomas Peron (Professeur de droit) sur le service public coopératif :
      • Repenser les services publics par les communs : Réfléchir à la structure de pouvoir dans les services publics à travers les communautés.
      • Jury populaire : Le jury populaire est le seul cas où une décision publique est prise par des citoyens tirés au sort.
      • Numérique et démocratisation : Le numérique offre un accès à la décision et la possibilité de décider en temps réel, permettant une démocratisation des services publics.
      • Métier de citoyen : Le métier de citoyen devrait s'apprendre d'abord dans les services publics.
      • Démocratisation des services publics : La question de l'IA démocratique doit être accompagnée d'une réflexion sur la démocratisation des services publics.
      • Décentralisation radicale : Implique une "décentralisation radicale des lieux de pouvoir et des processus de décision" au plus près de la relation.
      • Sid Sako et Hélène Mazela (citoyens de la consultation Make.org) :
      • Convention Citoyenne sur l'IA : Proposition de lancer une convention citoyenne de l'IA pour embrasser tous les défis contemporains (écologie, équité, justice sociale, éducation, emploi, santé, éthique).
      • Prendre le temps de comprendre : Les citoyens n'ont jamais été vraiment consultés sur la numérisation. La convention permettrait de prendre ce temps pour aligner les enjeux informatiques et IA avec l'intérêt général.
      • Partager la responsabilité : Embarquer les citoyens, c'est partager la responsabilité des décisions futures, car le sujet n'est pas seulement technique mais politique ("quelle société voulons-nous ?").
      • Normes IA environnementales et RSE : Proposer la mise en place de normes IA environnementales et RSE (responsabilité sociale des entreprises) pour encourager des modèles économes (IA frugale), favoriser la transparence énergétique, intégrer les critères éthiques d'inclusion et d'accessibilité.
      • Souveraineté : Favoriser des protocoles de collaboration pour éviter la domination des IA internationales.
        1. Débat public sur l'IA et le travail
      • Thomas Fournaise (Nantes, organisateur salon Data IA) :
      • Transparence des décisions : Le problème de la transparence des décisions est antérieur aux algorithmes et à l'IA. Le numérique permet de mettre en évidence ce manque de transparence historique.
      • Responsabilité humaine : Les décisions de priorisation (ex: couples mariés vs. paxés) sont prises par des humains. "Il faut rendre l'IA éthique, moi ça pose un problème, c'est qu'on la rend humaine, on l'anthropomorphise et quelque part on se déresponsabilise."
      • IA comme outil : L'IA est un outil qui répond à des questions. L'importance réside dans "les questions qu'on lui pose, la manière dont on le pose".
      • Usage sociétal : L'enjeu est "quel usage sociétal on veut l'utiliser".
      • Marine André (Mère de famille et Designer d'IA) :
      • Risque d'anthropomorphisme : Confirme le risque de penser qu'il y a une personne derrière l'IA.
      • Éducation à l'IA : S'inquiète de l'absence d'éducation à l'usage de l'IA dans les lycées et le manque de formation à l'esprit critique des jeunes.
      • Laure Lucchesi (Ex-directrice Etalab) :
      • Obligations légales de transparence : Insiste sur l'importance de la transparence des traitements algorithmiques dans le service public et le rôle d'Etalab dans l'accompagnement des administrations.
      • Démantèlement des équipes dédiées : Regrette le démantèlement des équipes chargées d'accompagner les administrations sur ces questions éthiques.
      • Droit d'accès aux documents administratifs : Rappelle l'importance de ce droit, qui date de 1978, pour la société civile et les journalistes pour interroger la conception des algorithmes et la communication des codes sources.
      • Guilaine Giersau (Les Petits Débrouillards) :
      • Éducation et esprit critique : Souligne l'importance de l'éducation aux sciences et à l'esprit critique, surtout dans les territoires ruraux et d'Outre-Mer, malgré le manque de moyens.
      • Rôle des associations : Les associations jouent un rôle crucial dans cette éducation hors les murs de l'école.
      • Connaissance des entreprises : Nécessité que les entreprises comprennent aussi ces enjeux.
      • Cohérence des dispositifs : Manque de pérennité et de cohérence dans les dispositifs d'éducation numérique.
      • Urgence : L'approche démocratique est d'autant plus urgente au vu des événements mondiaux.
      • Didier Cornel (Juriste, institution publique belge) :
      • Problème non lié à l'IA : Quand la législation est appliquée, les droits sont plus faciles à octroyer avec les outils informatiques qu'sans. Le problème est le non-respect des règles existantes.
      • Obligation d'aide : Propose une obligation légale d'aide avec une obligation de résultat pour les personnes n'arrivant pas à accomplir les formalités.
      • Risques existentiels : Exprime sa "surprise et déception" face à l'absence de discussion sur les risques existentiels de l'IA, citant une probabilité moyenne de 10% de "fatale issue pour l'humanité" selon les spécialistes.
      • Volonté d'arrêter l'IA : S'étonne que la consultation citoyenne ait révélé une proposition d'arrêter l'usage de l'IA (49% pour, 39% contre) sans que cela soit plus discuté.
      • Franck Bataille (Président Loir et Cher Tech) :
      • Cafés IA sur les territoires : Témoigne du succès des "cafés IA" en Loir-et-Cher, ayant touché 300 personnes en 2024 et visant 1000 en 2025, notamment auprès de jeunes en décrochage scolaire.
      • Inclusion numérique : Son association, active depuis 10 ans dans la culture et l'inclusion numérique, a embrassé l'IA avec divers publics.
      • Patrick Allard (Ex-entrepreneur, citoyen) :
      • Souveraineté : Pose la question de la souveraineté face aux acteurs américains et chinois, et de l'action de la France.
      • Aziz Kizou (Fondateur iPublic) :
      • IA privées dans les industries de réseau : Interroge sur le "angle mort" des IA privées dans les industries de réseau (énergie, transport) qui, malgré leur taille, peuvent avoir un pouvoir systémique sur la vie des citoyens.
      • Cadre normatif insuffisant : En dehors du RGPD et de l'AI Act, il n'y a pas de cadre normatif suffisant pour contrôler ces plateformes.
      • Nationalisation ? : Se demande si la société civile sera suffisante ou s'il faudra envisager des nationalisations de plateformes IA.
      • Eden Carou (Data Scientist) :
      • Compréhension du fonctionnement : Une IA démocratique n'est efficace que si les citoyens comprennent son fonctionnement et ses enjeux.
      • Éducation et sensibilisation : L'éducation à l'IA, au-delà de sa dimension technique, doit concerner son interaction avec les individus et la société.
      • Étienne Brevet (Gouvernance des données, Agglomération du Pays Basque) :
      • Importance de la donnée : Insiste sur la qualité de la donnée qui alimente l'IA. "Aucun algorithme ne sera efficace si derrière la donnée qu'on récupère n'est pas bonne."
      • Masse de données : Réflexion sur les quantités astronomiques de données stockées et le faible pourcentage réellement utilisé.
      • Cadre réglementaire : Nécessité d'une réflexion sur le cadre réglementaire de la donnée.
        1. L'IA au travail : Impacts et Dialogue Social
      • Caroline Jeanmaire (Consultation Make.org) :
      • Urgence d'agir : 200 organisations de la société civile alertent sur l'urgence d'agir pour comprendre et prévenir les risques de l'IA pour le futur du travail.
      • Protéger concrètement les emplois : L'IA risque d'aggraver les inégalités. Solutions : observatoire international pour anticiper les bouleversements, accords d'entreprise innovants (ex: Volkswagen zéro licenciement IA), kit de protection des travailleurs (guides pratiques, normes surveillance humaine).
      • Développer formation numérique et esprit critique : Plateforme gratuite multilingue, laboratoires pour l'équité sur l'IA.
      • Investir dans les talents de demain : Accès inégal aux métiers de l'IA. Programme mondial de formations avec acteurs locaux, bourses, mentorat, soutien aux communautés sous-représentées.
      • IA au service de tous : "Agissons maintenant pour une IA au service de tous et pour réduire les inégalités au lieu de les creuser."
      • Eric Meyer (Conseiller CESE, syndicaliste) et Solidaire Finances Publiques :
      • Déploiement de l'IA à la DGFiP (Direction Générale des Finances Publiques) : Exemples du projet CFVR (ciblage fraude et valorisation requêtes) pour détecter la fraude fiscale.
      • Coût et efficacité : 34,5 millions d'euros, 52% des contrôles entreprises en 2022, mais seulement 13,6% des sommes récupérées.
      • Suppression d'emplois : "Gains de productivité" de 500 emplois, soit 1/4 des effectifs dédiés au contrôle fiscal.
      • Impacts sur les missions et conditions de travail :Réduction du périmètre de mission : Moins de lien avec le terrain, traitement prioritaire de listes générées par l'IA au détriment du reste.
      • Perte d'autonomie et de technicité : Travail "monotâche, très répétitif", plus de latitude pour les agents.
      • Erreurs de l'IA : Les agents passent du temps à justifier pourquoi des contrôles proposés par l'IA ne peuvent être engagés.
      • Pas de tâches plus intéressantes : 85,4% des agents estiment que l'IA ne permet pas de se consacrer à des tâches plus intéressantes.
      • Perte de sens au travail.
      • Opacité et absence de dialogue social : Déploiement "à marche forcée", absence totale d'information, de concertation, peu de formations. Bilans d'expérimentations non discutés.
      • Boîte noire et externalisation : Conception souvent externalisée à des cabinets privés, renforçant l'inexplicabilité.
      • Réinvention du syndicalisme : Utilisation de moyens juridiques (saisine CADA), partenariats (journalistes, chercheurs), alertes politiques, enquêtes internes. Obtention d'un comité éthique interne après refus de participation à l'externe.
      • Discours technocritique : Les agents doivent être systématiquement associés à la conception de leurs outils dans une démarche transparente.
      • David Gaborio (Sociologue) sur les ouvriers de la logistique :
      • Outil : la commande vocale (Voice Picking) : Logiciel dictant toutes les tâches via un casque et micro.
      • Bilan : Perte d'autonomie, intensification du travail (10 à 15% d'accélération), individualisation, hausse du contrôle.
      • Taylorisme moderne : Travail contraint, répétitif, physique, avec une "usure accélérée des corps". Explosion des accidents du travail et maladies professionnelles.
      • Manque d'anticipation et promesses déçues : Promesse d'un travail plus qualifié et libéré non tenue.
      • Contrôle inefficace : Les rapports de la CNIL sur la surveillance n'ont pas empêché une standardisation extrême du travail.
      • Discours sur l'automatisation : Produit des effets d'invisibilisation du travail et de perte de légitimité des ouvriers.
      • Très faible encadrement : Manque de contrôle citoyen et démocratique dans l'entreprise (ex: disparition des CHSCT).
      • Dominance des discours d'en haut : Très faible présence des discours des classes populaires.
      • Polarisation du travail : Les nouvelles technologies ne feront pas disparaître les métiers pénibles, mais entraîneront une "polarisation très forte" entre métiers qualifiés et classes populaires subissant les conséquences.
      • Eric Drouin (CNIL) sur la régulation :
      • Régulation : La régulation peut fonctionner, comme dans le cas d'Amazon Logistique France. Le RGPD est "pleinement d'actualité" et "très robuste" grâce à sa "neutralité technologique".
      • Mission de la CNIL : "L'informatique doit être au service de chaque citoyen. Elle ne doit porter atteinte ni à l'identité humaine, ni aux droits de l'homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques."
      • Cas Amazon Logistique France : Amende de 32 millions d'euros (déc. 2023) pour un système de surveillance excessif (mesure interruptions, vitesse d'utilisation du scanner, conservation des données trop longue).
      • Pas de blocage de l'innovation : Le RGPD n'est pas une "loi bloc" mais un cadre qui "ralentit" les usages excessifs pour un développement cohérent avec les droits fondamentaux.
      • Principe de proportionnalité : Équilibre entre les objectifs de performance de l'entreprise et les atteintes aux droits et libertés fondamentales.
      • Garantie complémentaire : Le RGPD (et l'AI Act) est une garantie face aux dérives des technologies traitant massivement les données personnelles, notamment dans le secteur du travail.
      • Frank Fasalina Madinier (Avis à Bruxelles sur le management algorithmique) :
      • Démocratie et dialogue social : La démocratie au travail, c'est un dialogue avec les travailleurs, surtout quand ils sont impactés.
      • Rôle des syndicats : L'organisation collective est un "véritable contre-pouvoir" pour assurer que les outils se déploient de manière juste et choisie, sans supprimer ni aggraver les conditions de travail.
      • Management algorithmique : Ce phénomène se diffuse au-delà des plateformes uberisées.
      • Dialogue social renforcé : Nécessité d'un dialogue social renforcé, car les acteurs ne sont pas toujours préparés.
      • Réglementations adaptées : Les réglementations européennes existent mais ne sont pas toujours adaptées au monde du travail (ex: consentement dans le RGPD).
      • Transparence des algorithmes : Exigences de transparence (inspirées de la directive plateformes) devraient s'étendre à tous les travailleurs.
      • Négociation et discussion : Adapter la législation pour aider les acteurs du dialogue social à négocier et discuter ces questions.
        1. Échanges et Perspectives du Débat public
      • Christophe Moraux (FSU Emploi à France Travail) :
      • Faux libre choix de l'usage : Les objectifs inatteignables et la réduction des moyens conduisent à l'imposition de l'IA aux agents.
      • IA générative et réponses complexes : Les IA prenant en charge les tâches simples, les agents se retrouvent avec des cas exclusivement complexes, conduisant à une "surprécarisation des publics".
      • Normalisation des réponses : L'IA impose une normalisation des réponses complexes.
      • Exemple Match FT et ChatDoc : Outils de mise en relation et de recherche documentaire qui masquent le manque de moyens humains et le temps laissé aux agents.
      • Perte d'autonomie et de sens : L'IA conduit à une perte d'autonomie, de sens au travail et un contrôle accru.
      • Refus de participation : Refus de la direction d'inclure les syndicats dans le comité éthique externe de l'IA, nécessitant la création d'un comité éthique interne.
      • Margaux Prod (Traductrice, collectif En Chair et en Os) :
      • IA non neutre, insoutenable écologiquement, basée sur l'exploitation : Rappelle que l'IA n'est pas neutre, est gourmande en énergie et eau, et repose sur l'exploitation de travailleurs (clic, mine) dans le monde.
      • IA dans la traduction : la post-édition : Un "sabotage" des savoir-faire et une "ubérisation" des métiers. Consiste à corriger des textes générés par machine (souvent fautifs, lissés, standardisés) pour une rémunération 30 à 50% inférieure.
      • Absence d'intention humaine : Le texte généré manque "d'épaisseur intellectuelle" et d'intention artistique.
      • Opposition des artistes : La majorité des artistes-auteurs s'oppose à l'utilisation de leurs œuvres pour alimenter les logiciels d'IA, même avec compensation financière.
      • IA : pas un progrès : Pour la traduction, l'IA est une "automatisation désastreuse des métiers de la culture".
      • Alice Dragon (Indépendante, ex-interministérielle) :
      • Déficit de management : Souligne un "gros déficit de management" dans les ministères et administrations, antérieur à l'IA.
      • Invisibilité des 15 ans d'optimisation : Demande plus de visibilité sur les suppressions d'effectifs et l'optimisation numérique des 15 dernières années.
      • Opportunités de l'IA générative : Potentiel de "mobilité sociale extraordinaire" et d'accès à la formation pour la classe moyenne.
      • Valorisation des savoir-faire invisibles : Comment mieux valoriser les savoir-faire invisibilisés par l'IA.
      • France et régulation : Fière de la position française sur la régulation (ex: CNIL sur Amazon).
      • Expérience citoyenne et autonomie : L'embarquement des citoyens se fera si l'IA leur laisse "l'autonomie de mettre la techno à leur service et pas à l'autre sens".
      • Agnès de Tamarana (Unbias, Twisting) :
      • Implication des syndicats : Invite les syndicats à s'emparer des questions techniques de l'IA, car c'est une technologie "pas si compliquée à comprendre".
      • Exiger transparence : Exiger des registres algorithmiques, même si l'ingénierie passée n'a pas tout documenté.
      • Structuration des institutions : Les institutions et entreprises doivent se structurer pour gérer ces risques techniques.
      • Formation des salariés : Exiger une formation des salariés qui soit "interne" et non "poussée par les providers de solutions tels que Microsoft ou Google".
      • Combat dans les entreprises : Le "push commercial" des entreprises américaines attaque les entreprises européennes en leur faisant croire qu'elles manqueront une opportunité si elles ne s'équipent pas rapidement.
      • IA et augmentation collective : L'IA est formidable pour "augmenter une puissance collective, une action collective, un dialogue collectif, mais certainement pas au niveau individuel".
      • Sandra Lem (Indépendante, accompagnement entreprises) :
      • Course aux outils digitaux : Constat d'une "course aux outils digitaux" avec une mise en place en deux temps (dirigeant-travailleur, dirigeant-technicien) oubliant le lien "technicien-utilisateur final".
      • Manque d'accompagnement : Pas de temps pour les utilisateurs de changer leurs pratiques, entraînant isolement, surcharge de travail et perte d'intelligence collective.
      • Marc Malenfer (INRS) :
      • Dialogue social et prévention des risques : Le dialogue social est crucial en matière de prévention des risques professionnels.
      • Écoute des salariés : Rappelle le rapport du CESE (Assises du travail 2023) qui proposait d'ajouter l'écoute des salariés comme principe général de prévention.
      • Consultation des instances : Les dispositifs modifiant l'organisation du travail doivent faire l'objet de consultations des IRP et d'une expression directe des travailleurs.
      • Inégalité entre entreprises : Les petites entreprises sont "plus démunies" face à la pression commerciale des solutions IA.
      • Formation des développeurs : Nécessité de former les développeurs d'IA aux enjeux de santé au travail.
      • Arthur Talan (Doctorant en Philosophie) :
      • Non-neutralité de la technologie : Il y a un consensus philosophique sur le fait que la technologie n'est jamais neutre. L'IA ne peut être prise indépendamment de sa conception, de ses usages et de ses finalités.
      • Excuse de la neutralité : La promotion de la neutralité est une "excuse pour justifier le développement" de ces technologies et déresponsabiliser.
      • Responsabilités identifiées : Le développement de l'IA engage des responsables et des responsabilités qui doivent être bien identifiées.
      • Christophe Gernet (Radical Exchange) :
      • IA totalitaire vs. autres formes : L'IA n'est pas neutre, mais il existe d'autres manières de la développer que le modèle totalitaire.
      • Responsabilité du déploiement : Importance de la responsabilité dans le choix des projets IA.
      • Management algorithmique : Les managers se retrouvent aussi sous les ordres d'une IA.
      • Négociation collective des données : Milite pour que les données fassent partie de la négociation collective, car leur valeur n'est pas partagée.
      • Eden Carou (Data Scientist) :
      • IA et expertise : "L'IA n'a pas sa place partout" surtout sans collaboration avec les utilisateurs, car "une IA sans l'expertise, elle est une IA pourrie".
      • Dialogue professionnel : Nécessité d'un dialogue entre ceux qui utilisent l'outil et ceux qui le développent.
      • Quentin Pignon (Conseiller numérique) :
      • Web et émancipation vs. algorithmes de recommandation : Le web est émancipateur mais les algorithmes de recommandation invisibilisent le contenu non monétisable.
      • "Bullshitisation" du web : L'IA générative permet de multiplier les vidéos "bullshit" (influenceurs perte de poids, développement personnel), rendant le web "invivable" et plus difficile à repérer pour la vulgarisation scientifique ou artistique.
      • Dépendance et perte de repères : Les repères deviendront plus difficiles pour le travail de conseil numérique.
      • Antoine Lata (Étudiant en sociologie) :
      • Risque de l'arrêt : Qu'arrive-t-il si l'IA s'arrête ou ne fonctionne plus ?
      • Dépossession des savoirs : L'IA peut entraîner une dépossession des savoirs et une dépendance aux outils.
      • Marline de Banque (The Shift Project) :
      • Implications énergétiques et climatiques : Interroge sur les gigawatts et térawatts nécessaires pour l'IA et le numérique, et les nouvelles émissions de GES.
      • Pollution : Quels secteurs peuvent polluer moins pour permettre au numérique de polluer plus ?
      • Guilaine Giersau (Les Petits Débrouillards) :
      • Merci l'Europe : Remercie l'Europe pour ses valeurs digitales mais appelle à ne pas être naïfs.
      • Responsabilité sociale et environnementale : Insiste sur la responsabilité sociale et environnementale, notamment sur l'eau, l'énergie et la pression sur les travailleurs (plateformes, mineurs).
      • Consommateurs : Importance de la responsabilité du consommateur.
      • Connaissance et diffusion des savoirs : La connaissance est essentielle et la diffusion des savoirs est une priorité.
      • Fanny Legal (SNMI) :
      • Impact dans les Missions Locales : L'arrivée d'un "tout petit bout d'IA" depuis le 20 janvier dans les Missions Locales a des conséquences directes : impossibilité de travailler, l'outil devient un "écran" entre le conseiller et le jeune.
      • Manque d'accompagnement : Les collègues n'ont pas été accompagnés ni formés.
      • Sabine Vannek (Avocate, Docteur en droit) :
      • Souveraineté des données : Interroge sur la volonté de la Chine et des États-Unis de capter les données européennes et françaises, transformant l'Europe en "jumeau numérique", posant une "question essentielle de notre souveraineté" avant de s'engager dans la "course effrénée" à l'IA.
        1. Conclusion de la Matinée
      • Eric Meyer :
      • Livre Blanc du CESE : Rappelle la publication du livre blanc "Pour une intelligence artificielle au service de l'intérêt général", voté très largement par la société civile, avec 30 préconisations.
      • Questions clés : Les questions du débat recoupent les travaux du CESE sur la démocratie et la "prise" des travailleurs sur l'outil IA.
      • IA : un outil politique : L'IA n'est pas un outil comme les autres, mais "un outil très politique".
      • Enjeux pour les entreprises : L'IA n'est pas neutre, nécessite des investissements, peut faire perdre la souveraineté et le pouvoir de décision.
      • Impacts sur l'emploi : Suppression ou transformation du travail, inégalités femmes-hommes (métiers féminins potentiellement les plus impactés), intensification, perte de sens et de reconnaissance.
      • Recommandations : Discussions rapides entre partenaires sociaux et gouvernement pour un accord national interprofessionnel sur l'IA. Privilégier le dialogue social avant toute introduction d'IA en entreprise, avec études d'impact et grilles de maturité.
      • Régulation : La société civile doit faire plus et plus fort sur la régulation et l'encadrement pour éviter que la "bigtech" ou des "politico-financiers" imposent leur loi.
      • [Intervenant non identifié, conclusion intermédiaire] :
      • Vivacité de la société civile : L'ensemble des témoignages montre une "vivacité du monde de la société civile", une "lucidité" et une "expertise".
      • IA : un leurre ou un vivier d'énergie ? : L'IA peut être un leurre masquant des structures de pouvoir, mais en assemblée citoyenne, elle devient un "vivier d'énergie et de force indépassable".
      • Action citoyenne sur le pouvoir politique : L'IA mène à l'action citoyenne sur le pouvoir politique, car ce ne sont pas seulement les technologies qui sont politiques, mais les décisions et les actions.
      • Remerciements : Remerciements aux équipes du CESE et du CNNum.
      • Stéphane Brelman (Anthropologue du numérique) :
      • Regarder dans le détail : L'expérience montre qu'il faut regarder "dans le détail" ce que l'IA introduit au niveau du travail et des pratiques.
      • Ne pas craindre les aspects techniques : Comprendre les aspects techniques est essentiel pour intervenir.
      • Exemple de l'opérateur de centrale nucléaire : L'histoire de l'opérateur qui "sent dans le pif" sa décision illustre l'importance de comprendre les micro-décisions et les facteurs non explicites.
      • Manque d'études approfondies : Regrette le manque d'études approfondies sur les micro-décisions et les impacts concrets de l'IA.
      • Granularité détaillée : Nécessité de descendre à un "niveau de granularité très très très très détaillé" pour comprendre les enjeux et les impacts.
      • Tradition française d'analyse : La tradition française d'analyse des activités précises peut être exploitée pour l'IA.
      • Lever les craintes et fantasmes : Comprendre le détail permettra d'enlever "pas mal de craintes et de fantasmes".
      • Remerciements finals : L'ensemble des intervenants et organisateurs se remercient mutuellement pour la qualité des échanges et l'orientation des travaux futurs.
  3. accessmedicina.mhmedical.com accessmedicina.mhmedical.com
    1. El inicio puede ser agudo, con fiebre, escalofrío y sudor, pero más a menudo es gradual con síntomas de debilidad, pérdida de peso, febrícula, sudores y agotamiento con actividades mínimas.

      Sintomas de Inicio.

    1. Document de Synthèse : Les Politiques Publiques en Faveur de la Jeunesse – Constats, Défis et Recommandations

      Source Principale : Extraits de la "Présentation du rapport annuel de la Cour des comptes - En direct", par Pierre Moscovici, Premier Président de la Cour des comptes, et compléments par Jacques Cressel, Président de la Commission Économie et Finances du CE.

      • Introduction : Ce document de synthèse présente les thèmes principaux et les idées les plus importantes issues de la présentation du rapport annuel 2025 de la Cour des comptes, axé sur les politiques publiques en faveur de la jeunesse, ainsi que les réactions et compléments du Conseil Économique, Social et Environnemental (CE).

      Ce rapport, fruit d'un travail collectif des chambres de la Cour et des Chambres Régionales et Territoriales des Comptes (CRTC), est enrichi par l'éclairage d'un groupe d'experts universitaires et chercheurs spécialistes de la jeunesse.

      Il s'inscrit dans une nouvelle approche de la Cour, caractérisée par une publication thématique annuelle et une transparence accrue, avec 180 rapports publiés par an.

      I. La Jeunesse en France : Portrait et Enjeux Démographiques

      • Définition et Importance : La jeunesse, définie pour ce rapport comme la tranche d'âge des 15-25 ans, représente un investissement stratégique pour l'avenir de la société. Bien qu'il n'existe pas de définition juridique unique de la jeunesse, cette période est marquée par des étapes clés (croissance, puberté, parcours scolaires, acquisition de droits) et par la construction identitaire.
      • Données Démographiques (15-25 ans) :En 2024, ils sont 9 millions en France, soit 13,2% de la population.
      • Perspective Démographique Alerte : D'ici une quinzaine d'années, cette proportion sera inférieure à celle des plus de 75 ans, ce qui est qualifié d'"hiver démographique" et aura des "conséquences gigantesques dans tous les domaines". Les zones rurales seront les plus affectées.
      • Accès à l'Autonomie Globalement Réussi mais des Défis Persistants :Les jeunes achèvent leurs études en moyenne à 21 ans et demi, et plus de la moitié sont diplômés du supérieur (au-dessus de la moyenne européenne de 42%).
      • Ils quittent le domicile parental à 23 ans et demi (moins élevé que chez certains partenaires européens).
      • À 25 ans, 88,5% des 15-24 ans sont en étude, formation ou emploi. Le taux de jeunes "NEET" (ni en emploi, ni en étude, ni en formation) est de 5,8% pour le chômage et 5,7% pour l'inactivité.
      • Malgré ces succès, la France est "quasiment du simple au double" par rapport à l'Allemagne en termes de NEETs, ce qui "montre en tout cause que l'accès des jeunes à l'emploi demeure en France plus difficile qu'ailleurs".

      II. Coût et Défis des Politiques Publiques en Faveur de la Jeunesse

      • Coût Massif : Les dépenses de l'État spécifiquement dédiées aux 15-25 ans sont estimées à 53,4 milliards d'euros, soit 12% du budget de l'État (et 12% du PIB). Ce montant n'inclut pas les dépenses des collectivités locales et des organismes de sécurité sociale.
      • L'éducation représente les 4/5e de cette dépense (plus de 40 milliards d'euros).
      • Viennent ensuite les politiques de travail et d'emploi, les aides personnalisées au logement, et la protection judiciaire de la jeunesse.
      • Inégalités Accrues : Le rapport met en évidence de profondes inégalités, le "fil rouge" de l'analyse :
      • Pauvreté : Le taux de pauvreté des 18-25 ans est de 10% en France.
      • Territoriales : Les jeunes ruraux sont 20% à accéder à l'enseignement supérieur contre 32% des jeunes urbains, malgré de meilleurs résultats éducatifs. L'accès aux transports collectifs, à la pratique sportive et à l'emploi est également inégal.
      • Information et Accès aux Droits : Un taux important de non-recours aux droits des jeunes est observé.
      • Fragmentations des Politiques Publiques :Il existe une multitude de dispositifs et d'acteurs, mais une "approche structurée et coordonnée" manque, conduisant à une "gouvernance assez fragmentée". Il y a "plutôt des politiques publiques en faveur de la jeunesse qu'une politique de et pour la jeunesse".
      • Les politiques, longtemps centrées sur l'insertion professionnelle, se sont élargies depuis 2009 à l'autonomie, l'égalité des chances, et la participation à la vie publique.

      III. Principaux Enseignements et Recommandations par Domaine

      Le rapport se structure autour de 16 enquêtes réparties en quatre parties :

      • Accès des Jeunes à l'Éducation et à la Formation :
      • Orientation : Coût élevé (400 millions d'euros) mais inefficace pour dépasser les déterminismes et inégalités. Recommandations : modules obligatoires pour les enseignants, adaptation des emplois du temps, réflexion sur un début d'orientation plus précoce.
      • Obligation de Formation (16-18 ans) : Objectif non atteint pour 150 000 jeunes en décrochage. Manque d'indicateurs et de cibles. Recommandations : améliorer le repérage et le suivi, diversifier les solutions, renforcer la collaboration.
      • Échec en Premier Cycle Universitaire : Taux de réussite en 3 ans de seulement 36% (inférieur à la moyenne OCDE). Coût annuel des redoublements et sorties sans diplôme estimé à 534 millions d'euros. Dispositifs de remédiation (1,4 milliard depuis 2017) aux effets non démontrés. Recommandations : mieux identifier les causes, suivre les parcours, évaluer les dispositifs.
      • Accès des Jeunes Ruraux à l'Enseignement Supérieur : Accès moins fréquent et offre moins développée. Recommandations : favoriser la mobilité, réexaminer l'attribution des bourses pour tenir compte de l'éloignement géographique.
      • Aide à l'Entrée des Jeunes dans la Vie Active et l'Autonomie :
      • Emploi des Jeunes : Amélioration depuis 2017 grâce à l'alternance, mais coût des dispositifs a "explosé" (7,3 milliards d'euros en 2023) sans lien de causalité confirmé entre moyens et résultats. Part des NEETs élevée. Recommandations : formaliser une stratégie cyclique, mieux articuler avec le droit commun, cibler les jeunes les plus éloignés de l'emploi.
      • Accès au Logement : Vulnérabilité des jeunes due aux petites surfaces en ville, mobilités fréquentes, revenus faibles. Politique fragmentée, bénéficiant surtout aux étudiants. Recommandations : agir à l'échelle territoriale, renforcer la coordination locale, désigner un chef de file national.
      • Mobilité en Transport Collectif : 38% des jeunes ruraux renoncent à des entretiens d'embauche par difficulté de déplacement. Les réductions tarifaires sont privilégiées sans cibler les plus défavorisés. Recommandations : meilleure connaissance des besoins, ciblage tarifaire sur les ressources, coordination de l'offre.
      • Prise en Charge des Jeunes Majeurs Sortant de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) : 32 000 jeunes concernés en 2023. Modalités "trop hétérogènes" selon les départements (taux de prise en charge variant de 38% à 83%). Recommandations : garantir un socle de base, mieux insérer dans des dispositifs de droit commun.
      • Politiques de Prévention à Destination de la Jeunesse :
      • Accès au Sport : 80% des jeunes Français sont des sportifs réguliers, mais fort décrochage entre 15 et 25 ans. Politiques orientées vers la performance, négligeant les profils éloignés de la pratique (jeunes femmes, handicapés, difficultés socio-économiques). Recommandations : cibler ces profils dans une stratégie État-collectivités-acteurs privés.
      • Maisons des Adolescents (MDA) : 123 structures accompagnent 100 000 jeunes pour un coût inférieur à 100 millions d'euros. Demande en forte augmentation (mal-être des jeunes). Recommandations : clarifier les attentes, rationaliser les missions, fusionner avec d'autres dispositifs.
      • Addictions (Drogues illicites et Alcool) : "Enjeu crucial" où la France est "moins bonne que dans le reste de l'Union européenne". 1 jeune sur 10 s'estime dépendant ; 2,6% consomment de l'alcool quotidiennement. Cerveau des jeunes (jusqu'à 25 ans) particulièrement vulnérable. Recommandations : efforts de prévention à la hauteur des enjeux, réponse sanitaire insuffisante, approche plus volontaire et transversale (monde éducatif, campagnes, prix minimum de l'unité d'alcool).
      • Obésité : Taux de prévalence alarmants dans les Outre-mer (38% en Nouvelle-Calédonie, 45% en Polynésie française contre 15% en métropole). Causes : alimentation déséquilibrée, sédentarité, précarité. Politiques de prévention non prioritaires. Recommandations : faire de la prévention une priorité.
      • Politiques d'Apprentissage à la Citoyenneté et à la Vie dans la Cité :
      • Journée Défense et Citoyenneté (JDC) : Obligation légale pour 800 000 jeunes/an (coût 100 millions d'euros). Objectifs divers mais dispositif "soumis à de très fortes tensions", raccourci, sur base juridique "fragile". Recommandations : rationaliser les objectifs, le contenu et la base juridique, "remilitariser".
      • Entrée dans l'Impôt sur le Revenu : Seulement 1/4 des moins de 25 ans paient l'impôt ; 1/3 rattachés au foyer parental. Sondage : plus d'un quart des jeunes interrogés jugent "justifié de tricher sur ses impôts". Recommandations : renforcer la sensibilisation à l'impôt avant la majorité fiscale, simplifier la déclaration, envoyer un courrier d'information à 18 ans.
      • Jeunes et Justice Pénale : Surreprésentation des jeunes dans la délinquance (12% de la population, mais 26% des mis en cause, 34% des poursuivis, 35% des condamnés en 2023). Efficacité limitée malgré au moins 2 milliards d'euros/an. Taux de récidive stable depuis 2010. Recommandations : améliorer les outils de compréhension du phénomène, déployer une action précoce auprès des familles, renforcer la coopération entre acteurs.
      • Éducation Artistique et Culturelle (EAC) : Dépense de 3,5 milliards d'euros en 2023. Mise en œuvre hétérogène (dépend de l'initiative des enseignants), qualité variable. Référencement et contrôle minimalistes. Recommandations : garantir un parcours effectif, cohérent, de qualité, piloté par le chef d'établissement ; évaluation régulière des intervenants externes financés par le Pass Culture.

      IV. Messages Transversaux et Orientations Stratégiques de la Cour des Comptes

      • Non la Quantité, mais la Qualité et l'Efficience de la Dépense : "Le problème n'est pas d'abord la quantité d'indépendance notre jeunesse n'est pas sacrifiée elle n'est pas oubliée elle n'est pas abandonnée mais c'est que la qualité de la dépense et son efficience peuvent être améliorées."
      • Mieux Cibler les Politiques Publiques : Renforcer la cohérence et l'efficacité par un meilleur ciblage.
      • Six Grandes Orientations :Mieux différencier les soutiens et les mesures en fonction des publics ciblés (jeunes ruraux, urbains, quartiers prioritaires, ultramarins).
      • Repenser l'organisation et le contenu des parcours de formation initiale pour mieux préparer l'autonomie sociale et économique (l'orientation est une clé).
      • Élaborer une nouvelle stratégie nationale de lutte contre les addictions et promouvoir la santé et le bien-être des jeunes.
      • Renforcer la lisibilité des dispositifs publics pour les jeunes (face au "non-recours" et à la "méconnaissance du système fiscal").
      • Mieux coordonner les actions des acteurs publics et privés, clarifier les rôles et responsabilités.
      • Mettre en place des outils de suivi et d'évaluation rigoureux pour les politiques jeunesse.
      • Nécessité d'un Plan Stratégique : "Doter la France peut-être pour vous y réfléchir d'un plan stratégique en faveur des jeunes en un mot de planifier", pour donner une "colonne vertébrale" aux politiques éclatées.

      V. La Situation des Finances Publiques (Constat Général de la Cour)

      • "Extraordinairement préoccupante" : Taux d'endettement parmi les plus élevés de la zone euro (115%, derrière l'Italie et la Grèce, loin devant l'Allemagne à 60%).
      • Déficit Public : Reste "pas éloigné de 6%", loin des 3% visés et de la moyenne européenne.
      • Enjeux de Financement : Transition écologique, innovation, recherche, défense.
      • Problèmes de Crédibilité, Soutenabilité, Souveraineté : L'augmentation de la charge de la dette réduit les marges de manœuvre pour les services publics essentiels.

      VI. Compléments du CE et Perspectives

      • Convergence des Constats : Le CE, à travers son Président de la commission Économie et Finances, Jacques Cressel, souligne les nombreux points communs avec ses propres travaux, notamment sur l'importance de l'éducation, les inégalités (sociales, éducatives, territoriales), la coordination des politiques publiques et des acteurs, et l'engagement des jeunes.
      • Impact de la Démographie : L'"hiver démographique" est un facteur d'urgence, avec des conséquences "gigantesques" sur les territoires, les régimes sociaux (retraites) et les modes de consommation.
      • Vitesse de Transformation des Compétences : Le système éducatif doit s'adapter à la "vitesse de transformation des besoins de compétences" due notamment à l'intelligence artificielle, qui peut aussi être une "potentialité pour renforcer l'égalité des chances".
      • Enjeu de l'Orientation : Crucial pour limiter les échecs et mieux faire correspondre offre et demande d'emploi, face à une "assez forte insatisfaction des jeunes" et un coût de 4 milliards d'euros par an lié aux dysfonctionnements.
      • Vision Globale et Évaluation : La complexité des enjeux liés à la jeunesse (emploi, logement, transports, éducation) nécessite une "vision globale de l'ensemble de ces politiques". Le CE insiste sur la nécessité de renforcer l'évaluation des politiques publiques en France, un domaine "assez largement en pauvre".
      • Renforcement de la Collaboration : Les deux institutions expriment leur volonté de renforcer leur partenariat pour travailler sur l'évaluation et l'égalité des chances, qui sera le thème du prochain rapport annuel du CE sur l'état de la France.

      Conclusion : Le rapport de la Cour des comptes, tout en dressant un état des lieux lucide des défis posés par les inégalités et la fragmentation des politiques, insuffle une note d'optimisme.

      Il ne s'agit pas de déplorer un manque d'investissement, mais bien d'améliorer la "qualité de la dépense" et son "ciblage".

      La jeunesse française est perçue comme un "atout", une "ressource inestimable" et "porteuse d'un dynamisme", justifiant ainsi un "témoignage de confiance".

      Les recommandations visent à structurer une véritable "politique de et pour la jeunesse", intégrant planification, coordination et évaluation rigoureuse pour garantir une meilleure égalité des chances.

    1. Note de synthèse : Évaluation des Politiques Publiques Environnementales

      Source : Extraits de "Quelles évaluations des politiques publiques environnementales ? - En direct" (enregistrement d'une session plénière du Conseil Économique, Social et Environnemental - CESE)

      Date : Session plénière du 13 juin [année non précisée, mais post-2008 et avec des références à des événements de 2023-2025].

      Objet : Examen d'un projet d'avis intitulé "L'évaluation des politiques publiques environnementales : un pilier démocratique à consolider".

      Cette session aborde également des sujets d'actualité variés tels que la publicité des paris sportifs, la jurisprudence Depardieu, les coupes budgétaires dans la branche famille de la sécurité sociale, le gel de MaPrimeRénov', les reculs écologiques, et la situation à Gaza.

      Résumé

      • Le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) se penche sur la question cruciale de l'évaluation des politiques publiques environnementales, soulignant leur rôle de pilier démocratique.

      L'avis présenté vise à renforcer la faisabilité, la légitimité démocratique et l'utilité de ces évaluations.

      Il met en lumière les lacunes actuelles, notamment le manque d'objectifs clairs, d'indicateurs et de suivi, et propose 14 préconisations concrètes pour y remédier.

      Les discussions insistent sur l'importance d'anticiper l'évaluation dès la conception des politiques, d'associer toutes les parties prenantes (y compris les citoyens, les jeunes et les acteurs territoriaux), et d'utiliser les conclusions pour éclairer les décisions futures et le débat public.

      Un thème récurrent est la nécessité de changer la culture de l'évaluation, la percevant non comme une sanction, mais comme un outil d'amélioration continue et de redevabilité.

      Thèmes Principaux

      Le rôle et les missions du CESE :

      • Le CESE a quatre missions principales : conseiller le gouvernement et le parlement, favoriser le dialogue social, évaluer l'efficacité des politiques publiques, et prendre le pouls des régions via les Césars.
      • Il vise à renforcer la démocratie participative en permettant aux citoyens de faire entendre leur voix, utilisant des méthodes comme le tirage au sort, les conventions citoyennes ou les consultations en ligne.
      • La conférence internationale du 13 juin, co-organisée par le CESE, sur le projet de paix à deux États entre Israéliens et Palestiniens, illustre la "diplomatie des sociétés civiles" du CESE.
      • L'évaluation des politiques publiques environnementales (EPPE) :
      • Problématique actuelle : Les politiques environnementales sont "difficilement évaluables, peu transparentes dans leur mise en œuvre et insuffisamment utilisées pour éclairer les décisions futures." L'absence d'évaluation adéquate conduit à des retours en arrière et à une inefficacité des dépenses publiques.
      • Exemples cités : la Stratégie Nationale pour la Biodiversité 2 (SNB2) de 2011-2020 "n'est même pas évaluable", et le Plan National d'Adaptation au Changement Climatique (PNAC) 3 n'a pas tiré pleinement les enseignements des versions précédentes.
      • Spécificités des EPPE : Elles sont souvent à long terme, avec des effets diffus (ex: gaz à effet de serre, pollution de l'eau) et complexes à appréhender. Elles sont également relativement nouvelles dans le paysage des politiques publiques et nécessitent une approche territoriale.
      • Trois piliers pour une évaluation efficace :Faisabilité : Toute politique environnementale doit être conçue avec un dispositif d'évaluation précis dès le départ, incluant "des objectifs clairs, des indicateurs adaptés, des données accessibles et un calendrier d'évaluation réaliste".
      • Légitimité démocratique : Les évaluations doivent "associer les parties prenantes concernées (associations, élus, acteurs économiques, citoyens) de manière transparente et structurée" pour renforcer leur acceptabilité et pertinence. Un renforcement du rôle des jeunes et des Césars est préconisé.
      • Utilité : Les évaluations doivent servir à "améliorer les politiques" en diffusant leurs conclusions et en les prenant en compte dans les décisions futures. Cela implique de "former les décideurs et les parties prenantes à l'utilité de l'évaluation".
      • Préconisations clés (14 au total) :Anticiper l'évaluation dès la conception avec un cahier des charges précis, des indicateurs pertinents (quantitatifs et qualitatifs), des données robustes et des moyens dédiés.
      • Organiser la collégialité des parties prenantes (décideurs, financeurs, public, société civile, jeunes, Césars) et définir les méthodes et délais.
      • Faire des évaluations des "outils d'amélioration collective" et non de sanction.
      • Intégrer les conclusions dans le processus de décision publique, avec des "recommandations claires et pratiques, voire éventuellement des scénarios comparés".
      • Mettre en place une "planification stratégique des évaluations avec un programme annuel", potentiellement consulté par le CESE.
      • Systématiser l'expérimentation et l'évaluation avant la généralisation des politiques, et ne pas hésiter à "abandonner quand on voit qu'une politique publique environnementale ne peut pas se mettre en place et serait peut-être contreproductive".
      • Créer une "plateforme nationale regroupant l'ensemble des évaluations des politiques publiques environnementales", alimentée par des référents régionaux.
      • Consolider un "référentiel sur le coût de l'inaction" environnementale, car "ne rien faire coûte beaucoup plus cher que d'avoir la conviction et la force de le faire".
      • Vision systémique et robustesse (Olivier Amand, chercheur) :Le monde fluctuant appelle à des stratégies de robustesse (maintenir le système stable et viable malgré les fluctuations) plutôt qu'à la seule performance (efficacité et efficience), qui peut fragiliser le système. Les indicateurs devraient privilégier les écarts-types plutôt que les moyennes.
      • Nécessité d'une pensée systémique, mettant l'accent sur les interactions (ex: voitures partagées plutôt que voitures électriques supplémentaires).
      • Le levier le plus systémique parmi les crises écologiques n'est "pas le climat mais la biodiversité".
      • L'importance de la coconstruction et des approches participatives, qui sont plus créatives et robustes (ex: Convention Citoyenne pour le Climat).
      • Autres sujets d'actualité abordés :
      • Publicité des paris sportifs en ligne : Non-respect des réglementations, ciblage des jeunes, incitation à l'addiction, endettement. Proposition d'une taxe de 30% sur la publicité pour financer la santé mentale.
      • Jurisprudence Depardieu : Condamnation pour agression sexuelle et reconnaissance d'une "victimisation secondaire" des victimes, signal fort contre la violence systémique en justice.
      • Sécurité sociale et branche famille :La CFDT insiste sur l'autonomie de gestion et un financement solide (CSG dédiée), s'opposant à la suppression des cotisations sociales et critiquant les exonérations non maîtrisées.
      • L'UNAF dénonce les coupes budgétaires massives dans la branche famille depuis 10 ans, malgré son excédent, et demande la mise en place d'un congé de naissance.
      • Rénovation énergétique des logements : Le gel de MaPrimeRénov' (15e réforme depuis 2020) décourage les ménages et désorganise les entreprises, menaçant 100 000 emplois. Appel à la stabilité et à la cohérence pour atteindre les objectifs de décarbonation.
      • Recul écologique et "grand renoncement" du gouvernement : Critiques virulentes concernant la reprise de chantiers controversés (A69), la remise en cause du ZAN (zéro artificialisation nette), la suppression des zones à faible émission (ZFE), et la baisse des budgets écologiques, perçus comme cédant aux lobbies et au "système libéral". Il est souligné que les populations les plus pauvres sont les premières victimes de ce "baclash écologique".
      • Génocide du peuple palestinien à Gaza : Dénonciation du "massacre d'État" et de la "tragédie sans précédent" (famine, destruction, impact sur les enfants). Appel à des sanctions contre le gouvernement Netanyahou, un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, la libération des otages, et la reconnaissance de l'État palestinien. Solidarité avec les dockers refusant de charger des armes vers Israël. Soutien à la solution à deux États.

      Citations Clés

      • "Pour être efficace une politique publique doit pouvoir être évaluée Et pour être évalué elle doit être pensée dès le départ avec des objectifs clairs des indicateurs adaptés des données accessibles et un calendrier d'évaluation réaliste."
      • "L'évaluation est un pilier démocratique Quand on évalue on rend redevable finalement des décisions les les décideurs les politiques On rend compte de ce qui marche ou ce qui marche pas dans une approche qui est objective et ça ça nous semble évidemment essentiel."
      • Concernant la SNB2 : "quelle horreur d'apprendre qu'elle n'est même pas évaluable."
      • "L'évaluation ne se termine pas quand l'évaluation est terminée C'est vraiment tout ce qu'on en fait après et tout le portage qui suit qui est essentiel." (Député, cité par la rapporteure)
      • Olivier Amand : "Le levier le plus systémique ce n'est pas le climat c'est la biodiversité."
      • Olivier Amand : "plutôt que de faire venir des experts plutôt créer des communautés apprenantes."
      • Amina Nathan Evan Jean Rose (Artisanat et Professions Libérales) : "L'évaluation qui mériterait d'être pleinement mobilisée tant en amont de l'élaboration d'une politique publique que pour le suivi de son application."
      • Evan Jean Rose (Associations) : "L'évaluation... devient un véritable outil démocratique de pilotage des politiques publiques environnementales."
      • Evan Jean Rose (Associations) : "Les politiques pensées sans les personnes les plus concernées aggravent les inégalités environnementales et sociales."
      • Evan Jean Rose (Associations) : "Comment ne pas penser au projet de la 69 ? Alors que la construction ne peut plus se débétonner et que la contestation citoyenne a été en permanence déconsidérée ce projet est symptomatique d'une démocratie environnementale qui se contente de recueillir la vie des citoyens et citoyennes sans en tenir compte."
      • Christophe Grison (Coopération) : "L'efficacité de l'action publique est indissociable de la qualité de l'information produite."
      • Marie-José Baldoui (Familles) : "Évaluer une politique publique c'est s'intéresser à ses bénéficiaires."
      • Conclusions et Recommandations
      • L'avis du CESE sur l'évaluation des politiques publiques environnementales est un appel clair à une refonte de la manière dont ces politiques sont conçues, mises en œuvre et suivies en France.

      Les principales recommandations incluent :

      • Institutionnaliser l'évaluation : Intégrer l'évaluation comme une étape fondamentale et obligatoire dès la conception de toute politique environnementale, avec des objectifs et des indicateurs clairs.

      • Renforcer la participation citoyenne et territoriale : Associer activement un large éventail de parties prenantes, y compris les citoyens, les jeunes, et les conseils territoriaux (Césars et Codèves), pour garantir la légitimité et l'acceptabilité des politiques.

      • Transparence et redevabilité : Assurer un suivi public et structuré des évaluations, avec la création d'une plateforme nationale, pour éclairer le débat public et permettre aux citoyens de comprendre et d'agir.

      • Changer la culture de l'évaluation : Éduquer les décideurs et le public à percevoir l'évaluation non comme une menace ou une sanction, mais comme un outil d'apprentissage, d'amélioration continue et d'efficacité de l'action publique.

      • Prendre en compte le coût de l'inaction : Développer des outils pour chiffrer les conséquences économiques, sociales et environnementales du non-agir, afin de justifier des politiques ambitieuses.

      • Adopter une pensée systémique et la robustesse : Aller au-delà de la performance et des chiffres isolés pour considérer les interactions complexes des écosystèmes et privilégier des solutions qui augmentent la résilience des systèmes face aux fluctuations.

      L'accent devrait être mis sur la biodiversité comme levier systémique.

      • En somme, le CESE milite pour une évaluation rigoureuse, transparente et participative, indispensable pour la crédibilité de l'action publique, la restauration de la confiance démocratique et l'atteinte effective des objectifs de transition écologique.
    1. Briefing Document : Désenclaver pour un espace de vie apaisé - Quartiers urbains populaires #2 : En direct

      Date : 14 juin 2024 (référence aux dates mentionnées dans les sources)

      • Contexte : Ce document synthétise les discussions et les témoignages présentés lors du deuxième rendez-vous du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur les quartiers urbains populaires, intitulé "Parlons solution".

      L'événement fait suite aux violences de 2023 et s'inscrit dans une démarche d'écoute active et d'immersion dans la réalité de ces quartiers. L'objectif principal est de "désenclaver les quartiers pour y faire advenir des espaces de vie apaisés".

      Thèmes Majeurs et Idées Clés :

      1. Revalorisation et Reconnaissance des Quartiers Populaires :

      • Contre les regards condescendants : Le CESE souhaite lutter contre les perceptions négatives et stigmatisantes des quartiers populaires, souvent réduits à leurs défis (pauvreté, enclavement, discrimination). Thierry Baudet, président du CESE, affirme que ces quartiers "méritent mieux que les regards trop souvent condescendants ou anxiogène qu'on leur porte".
      • Lieux de résilience et de créativité : Au-delà des difficultés, ces quartiers sont décrits comme des "lieux de résilience, d'engagement, de créativité, de solidarité" avec un "vivier de talent, une densité associative, une capacité d'initiative que peu de territoires peuvent revendiquer avec autant de vitalité".
      • Vision positive : Swad Bellad souligne l'importance de voir "le verre à moitié plein et même souvent plein et non pas comme peuvent le faire beaucoup effectivement de de médias de fixés sur les vides". Il s'agit de "braquer les projecteurs sur ceux et celles qui font et qui souvent comblent les manques voire déficit des pouvoirs publics".
      • Innovation sociale : Nora Amadi insiste sur la nécessité de parler de ces quartiers pour leur "dimension d'innovation sociale", plutôt que pour les seules "exceptions" (violences, colère). Ismaël Cousin utilise les termes "innovation et développement" pour décrire l'approche nécessaire.
      • Changer la narration : L'objectif est de "tordre le bras à cette loupe politique et médiatique" et de "démontrer que des solutions existent". Ismaël Cousin et Wael Wael soulignent l'importance de former les jeunes à l'écriture de scénarios et à la réalisation de documentaires pour qu'ils puissent "raconter eux-mêmes leur récit" et changer la "narration" dominante. Sana Sanouli de Banlieue Climat met en avant l'importance des "fissures d'espoir" et de changer le regard sur ces quartiers : "les quartiers populaires c'est l'avenir c'est la richesse de la France".

      2. Le Désenclavement : Au-delà de l'Infrastructure, un Enjeu Humain et Social :

      • Briser les barrières visibles et invisibles : Le désenclavement ne se limite pas à "poser une ligne de tramoué ou ouvrir une nouvelle médiathèque". Il s'agit de "briser les barrières visibles et invisibles celles qui enferme qui stigmatise qui fracture".
      • Mobilité et accès à l'emploi : Imen Swed Cadir Mbarc insiste sur le rôle crucial des transports (T9, ligne 14 du métro) pour "rapprocher nos habitants des secteurs d'emploi" et connecter les villes de banlieue entre elles. Le permis de conduire pour les mères, évoqué par Bartha chez Mamam, est également un levier d'autonomisation et de désenclavement.
      • Accès à la culture : La culture est un vecteur essentiel. Faudel Kepier (Micro-folie) et Valérie Suner (Théâtre de la Poudrerie) travaillent à rendre la culture accessible au plus près des habitants, souvent victimes d'"autocensure" et se sentant "pas légitimes" à fréquenter les grands musées ou théâtres. L'objectif est de créer une "curiosité culturelle" et de faciliter le passage vers les institutions culturelles classiques.
      • "Aller vers" et "Faire avec" : C'est une démarche clé. Le Théâtre de la Poudrerie va "rencontrer les gens chez eux à domicile" et inclut les habitants dans le "processus de création artistique". Ismaël Cousin (Action Baumayiller) amène le cinéma "en bas d'immeuble". Cette approche participative est essentielle pour que les habitants "s'approprient" les projets. Valérie Suner le résume : "quand on embarque tout le monde c'est pas une question de lieu en fait c'est une question de dynamique".
      • L'ingénierie locale : Maryline Picherie et Cadir Mbarc soulignent le rôle fondamental des élus et des équipes locales pour impulser des politiques de proximité et recréer du lien social. Le Conservatoire de musique et de danse de Melun, transféré dans les quartiers nord, en est un exemple de succès en termes de mixité.

      3. Le Rôle Central de la Culture et de l'Éducation :

      • Démocratisation de l'art : Le projet Micro-folie vise à apporter les œuvres des grands établissements culturels "au plus près des habitants", en utilisant le numérique pour démocratiser l'accès à l'art. Valérie Suner met en avant le "théâtre de la social", où "le cœur de la rencontre de l'autre de celui qui est différent de moi est au centre de nos préoccupations".
      • La culture comme vecteur de lien social : À Melun, la médiathèque "la boussole" est un "outil hybride" où "la culture et le vecteur de lien social dans le quartier". Brahim Timrich (Le Grand Bleu) utilise l'apprentissage de la natation comme un moyen de "réapproprier la mer" pour les habitants de Marseille, au-delà de la simple compétence technique.
      • L'école de la République : Plusieurs intervenants insistent sur le rôle crucial de l'école. Maryline Picherie regrette que l'école "n'est pas assez ambitieuse" et ne permette pas toujours aux enfants des quartiers d'avoir les "mêmes chances". Le financement des Cités éducatives est salué par Imen Swed, mais questionné par Maryline Picherie sur son financement. La difficulté pour les jeunes à trouver des stages est également évoquée comme un frein à leur parcours.
      • Changer les imaginaires : La culture et les initiatives comme celles de Wael Wael (documentaires "Mon incroyable 93", "Banlieue Tour d'Europe") visent à "détourner ces récits" négatifs et à montrer la "réalité" et le "vécu" des territoires.

      4. Les Défis et la Nécessité d'une Action Collective et Durable :

      • Baisse des financements publics : Saïd Ramani et Maryline Picherie expriment leur inquiétude face à la baisse des budgets de la politique de la ville ("moins 3% pour chaque contrat de ville et 5% qui sont gelés"), mettant en péril les actions locales et le maintien des services essentiels pour les populations. La question des "quartiers d'été" est particulièrement préoccupante.
      • Lutte contre les rixes : Awa Diablé, mère de victime, témoigne de la douleur des familles et de la nécessité de "parler aux jeunes" dans leurs mots ("embrouille" plutôt que "rixe") pour leur faire prendre conscience de la gravité des conséquences. Mohamed Magassa et Awa Diablé dénoncent un "abandon de l'État" face à ce phénomène, soulignant que les associations "pâient les lacunes". Le fait que les jeunes transportent des armes blanches par peur est un constat alarmant.
      • Rôle des familles et des habitants : Awa Diablé insiste sur la "responsabilisation des parents" et l'importance de la "parentalité". Mohamed Magassa met en avant la formation des mères pour qu'elles deviennent des actrices clés dans la prévention des rixes, valorisant leur "émancipation".
      • Écologie Populaire : Camera Vit (Picpic Environnement) et Sana Sanouli (Banlieue Climat) promeuvent une "écologie populaire" qui redonne le "pouvoir d'agir aux citoyens", en particulier aux mères. Elles dénoncent l'exclusion des habitants des quartiers des débats sur le climat, alors qu'ils sont les premiers touchés par la pollution et les impacts environnementaux. L'École Populaire du Climat et le Collectif des Mamans pour le Climat sont des initiatives concrètes qui "arment" les habitants pour faire valoir leurs droits.
      • Importance des réseaux et de la collaboration : Leila Breton (Social Hackers Lab) souligne la complexité des financements européens et l'importance d'accompagner les associations à les obtenir. Elle encourage la "collaboration entre les différentes structures pour créer des modèles de collaboration" face à la raréfaction des moyens. L'appel à "se coaliser" et à "sortir des silos" est récurrent.
      • Reprendre le pouvoir et la narration : La phrase de Nelson Mandela "Tout ce qui est fait pour moi sans moi est contre moi" est citée comme un principe fondamental. L'idée est que les personnes concernées doivent "porter [leurs] propres revendications" et non plus laisser d'autres "s'exprimer à [leur] place". La mobilisation des jeunes, des femmes et des habitants des quartiers est perçue comme une "prise de pouvoir".

      Conclusion : Cette conférence met en lumière la richesse et la vitalité des quartiers populaires, tout en soulignant les défis structurels auxquels ils sont confrontés, notamment le manque de moyens et la stigmatisation.

      Les solutions présentées reposent sur une approche participative, une valorisation des initiatives locales, un réinvestissement dans l'accès à la culture et à l'éducation, et une volonté de "désenclaver" au sens large : briser les barrières physiques et mentales, recréer du lien social et donner le pouvoir d'agir aux habitants pour qu'ils soient les acteurs de leur propre développement et du "vivre ensemble".

      Le message final est clair : "il n'y a pas de fatalité" et l'action collective est la clé pour un avenir apaisé.

    1. Author response:

      The following is the authors’ response to the original reviews.

      Public Reviews:

      Reviewer #1 (Public review):

      Summary:

      The authors aimed to elucidate the molecular mechanisms underlying HIV-1 persistence and host immune dysfunction in CD4+ T cells during early infection (<6 months). Using single-cell multi-omics technologies-including scRNA-seq, scATAC-seq, and single-cell multiome analyses-they characterized the transcriptional and epigenomic landscapes of HIV-1-infected CD4+ T cells. They identified key transcription factors (TFs), signaling pathways, and T cell subtypes involved in HIV-1 persistence, particularly highlighting KLF2 and Th17 cells as critical regulators of immune suppression. The study provides new insights into immune dysregulation during early HIV-1 infection and reveals potential epigenetic regulatory mechanisms in HIV-1-infected T cells.

      Strengths:

      The study excels through its innovative integration of single-cell multi-omics technologies, enabling detailed analysis of gene regulatory networks in HIV-1-infected cells. Focusing on early infection stages, it fills a crucial knowledge gap in understanding initial immune responses and viral reservoir establishment. The identification of KLF2 as a key transcription factor and Th17 cells as major viral reservoirs, supported by comprehensive bioinformatics analyses, provides robust evidence for the study's conclusions. These findings have immediate clinical relevance by identifying potential therapeutic targets for HIV-1 reservoir eradication.

      We sincerely appreciate the reviewer’s positive evaluation of our work.

      Weaknesses:

      Despite its strengths, the study has several limitations. By focusing exclusively on CD4+ T cells, the study overlooks other relevant immune cells such as CD14+ monocytes, NK cells, and B cells. Additionally, while the authors generated their own single-cell datasets, they need to validate their findings using other publicly available single-cell data from HIV-1-infected PBMCs.

      Thank you to Reviewer #1 for your feedback on our work. In response to this feedback, we have examined cell-cell interactions between HIV-1-infected CD4+ T cells and other innate immune cells, including monocytes and NK cells. We identified altered interaction signaling patterns (e.g., MIF, ICAM2, CCL5, CLEC2B) that contribute to immune dysfunction and viral persistence (page 9, Supplementary Fig. 5) In addition, we validated the expression of KLF2 and its target genes using a publicly available scRNA-seq dataset from HIV-1-infected PBMCs [1], which includes both healthy donors and individuals with chronic HIV-1 infection. The upregulation of key KLF2 targets in HIV-1-infected CD4+ T cells from this dataset supports the reproducibility of our findings. We have incorporated into the revised Results, Discussion, and Supplementary Materials (page 8, page 12 and Supplementary Fig. 4A).

      Reviewer #2 (Public review):

      Summary:

      The authors observed gene ontologies associated with upregulated KLF2 target genes in HIV-1 RNA+ CD4 T Cells using scRNA-seq and scATAC-seq datasets from the PBMCs of early HIV-1-infected patients, showing immune responses contributing to HIV pathogenesis and novel targets for viral elimination.

      Strengths:

      The authors carried out detailed transcriptomics profiling with scRNA-seq and scATAC-seq datasets to conclude upregulated KLF2 target genes in HIV-1 RNA+ CD4 T Cells.

      We thank the reviewer for highlighting the strengths of our work.

      Weaknesses:

      This key observation of up-regulation KLF2 associated genes family might be important in the HIV field for early diagnosis and viral clearance. However, with the limited sample size and in-vivo study model, it will be hard to conclude. I highly recommend increasing the sample size of early HIV-1-infected patients.

      Thank you to Reviewer #2 for this important comment. We acknowledge the limitations of our modest sample size, which reflects the challenges of recruiting well-characterized individuals in early HIV-1 infection (<6 months) and obtaining high-quality PBMCs for single-cell multi-omic profiling. To strengthen our findings, we validated the upregulation of KLF2 target genes using a publicly available scRNA-seq dataset from HIV-1-infected PBMCs [1], which showed similar expression patterns in HIV-1 RNA+ CD4+ T cells (page 8 and Supplementary Fig. 4A).

      Reviewer #3 (Public review):

      Summary:

      This manuscript studies intracellular changes and immune processes during early HIV-1 infection with an additional focus on the small CD4+ T cell subsets. The authors used single-cell omics to achieve high resolution of transcriptomic and epigenomic data on the infected cells which were verified by viral RNA expression. The results add to understanding of transcriptional regulation which may allow progression or HIV latency later in infected cells. The biosamples were derived from early HIV infection cases, providing particularly valuable data for the HIV research field.

      Strengths:

      The authors examined the heterogeneity of infected cells within CD4 T cell populations, identified a significant and unexpected difference between naive and effector CD4 T cells, and highlighted the differences in Th2 and Th17 cells. Multiple methods were used to show the role of the increased KLF2 factor in infected cells. This is a valuable finding of a new role for the major transcription factor in further disease progression and/or persistence.

      The methods employed by the authors are robust. Single-cell RNA-Seq from PBMC samples was followed by a comprehensive annotation of immune cell subsets, 16 in total. This manuscript presents to the scientific community a valuable multi-omics dataset of good quality, which could be further analyzed in the context of larger studies.

      We sincerely thank the reviewer for the insightful and concise summary of our work.

      Weaknesses:

      Methods and Supplementary materials

      Some technical aspects could be described in more detail. For example, it is unclear how the authors filtered out cells that did not pass quality control, such as doublets and cells with low transcript/UMI content. Next, in cell annotation, what is the variability in cell types between donors? This information is important to include in the supplementary materials, especially with such a small sample size. Without this, it is difficult to determine, whether the differences between subsets on transcriptomic level, viral RNA expression level, and chromatin assessment are observed due to cell type variations or individual patient-specific variations. For the DEG analysis, did the authors exclude the most variable genes?

      Thank you to Reviewer #3 for these detailed comments and observations. In the revised Methods section (page 16), we have added information on our quality control filtering process. Specifically, we excluded cells with fewer than 200 detected genes, high mitochondrial content (>30%), or low UMI counts. Doublets were identified and removed using DoubletFinder.

      To address inter-donor variability, we included a new supplementary figure (Supplementary Fig. 1B) showing the distribution of major immune cell types across individual donors. While we observed some variation in cell-type composition between individuals, this likely reflects natural biological heterogeneity in early HIV-1 infection. Additionally, we applied fastMNN batch correction to mitigate donor-specific technical variation. After correction, the overall patterns of gene expression within each major CD4+ T cell subset were consistent across individuals (Supplementary Fig. 1C).

      Regarding the DEG analysis, we used ‘FindMarkers’ function in Seurat (v.3.2.1), which does not exclude highly variable genes. These details have been clarified in the updated Methods section (page 18).

      The annotation of 16 cell types from PBMC samples is impressive and of good quality, however, not all cell types get attention for further analysis. It’s natural to focus primarily on the CD4 T cells according to the research objectives. The authors also study potential interactions between CD4 and CD8 T cells by cell communication inference. It would be interesting to ask additional questions for other underexplored immune cell subsets, such as: 1) Could viral RNA be detected in monocytes or macrophages during early infection? 2) What are the inferred interactions between NK cells and infected CD4 T cells, are interactions similar to CD4-CD8 results? 3) What are the inferred interactions between monocytes or macrophages and infected CD4 T cells?

      In line with our study objectives, we initially focused on CD4+ T cells as primary HIV-1 targets. However, in response to the reviewer’s comment, we examined the inferred communications between HIV-1-infected CD4+ T cells and other immune cells.

      (1) With regard to the presence of viral RNA in monocytes or macrophages, we observed negligible HIV-1 RNA signal in these cell types in our dataset, consistent with their low permissiveness in early-stage infection [2]. However, we acknowledge the limitations of detecting rare infected cells at the single-cell level.

      (2) We identified increased MIF and ICAM2 signaling between NK cells and HIV-1-infected CD4+ T cells, which are associated with KLF2-mediated immune modulation. These patterns are consistent with the CD4–CD8 interaction results observed in our dataset. (Supplementary Fig. 5A)

      (3) Through the cell-cell interaction analysis with differential expression analysis, we inferred reduced CCL5 and CD55 signaling between monocytes and HIV-1-infected CD4+ T cells (Supplementary Fig. 5B). These reductions may potentially impair immune responses and antiviral defense.

      We appreciate the reviewer’s suggestions and believe that the analysis of underexplored immune subsets strengthens the relevance of our findings. These results have been incorporated into the revised Results (page 9).

      Discussion

      It would be interesting to see more discussion of the observation of how naïve T cells produce more viral RNA compared to effector T cells. It seems counterintuitive according to general levels of transcriptional and translational activity in subsets.

      Another discussion block could be added regarding the results and conclusion comparison with Ashokkumar et al. paper published earlier in 2024 (10.1093/gpbjnl/qzae003). This earlier publication used both a cell line-based HIV infection model and primary infected CD4 T cells and identified certain transcription factors correlated with viral RNA expression.

      Thank you to Reviewer #3 for the insightful suggestions. We observed that the proportion of HIV-1-infected naïve CD4 T cells is higher compared to effector T cells. Although effector CD4 T cells are generally more active, previous studies have suggested that naïve CD4 T cells are susceptible to HIV-1 infection during early infection that may associate with initial expansion and rapid progression [3, 4]. This may be due to less restriction by antiviral signaling or more accessible chromatin states in resting cells. We have added this context and cited relevant papers to address this observation (page 11)

      In addition, we have incorporated a comparative discussion with the recent study [5], which identified FOXP1 and GATA3 as transcriptional regulators associated with HIV-1 RNA expression. While these TFs were not significantly differentially expressed in our dataset, we discuss potential reasons for this discrepancy—including differences in infection model (in vitro vs. ex vivo), infection stage (latency vs. acute), and T cell subset composition—and emphasize that both studies highlight the importance of transcriptional regulation in HIV-1 persistence (page 12 and Supplementary Fig. 4B).

      Recommendations for the authors:

      Reviewer #1 (Recommendations for the authors):

      The study has several notable limitations.

      First, it was restricted to early-stage HIV-1 infection (<6 months) without longitudinal data, preventing the authors from capturing temporal changes in immune cell populations, gene expression profiles, and epigenetic landscapes throughout disease progression.

      Thank you to Reviewer #1 for this important limitation. As noted, our study focused exclusively on early-stage HIV-1 infection (<6 months) to capture the initial immune dysregulation and epigenetic alterations. We agree that longitudinal analysis would provide valuable insights into disease progression. However, due to the limited availability of early-infection patient samples suitable for performing multi-omics profiling, we prioritized capturing a detailed snapshot at this early stage. To address this limitation, future studies incorporating longitudinal sampling—including chronic infection and long-term non-progressors—will be essential to fully elucidate the temporal dynamics of HIV-1 pathogenesis.

      Second, while the bioinformatic analysis compared "Uninfected" and "HIV-1-infected" cells from patients, the authors could have strengthened their findings by incorporating publicly available single-cell data from healthy donors and chronically infected HIV-1 patients to validate their arguments across all figures.

      To support the robustness of our findings, we incorporated a publicly available single-cell RNA-seq dataset [1], which includes both healthy donors and individuals with chronic HIV-1 infection. In this dataset, we validated the upregulation of KLF2 and its target genes in HIV-1-infected CD4+ T cells and observed generally consistent expression patterns with those in our early-infection cohort (page 8; page 12 and Supplementary Fig. S4). While not all gene-level trends were identically reflecting differences in infection stage and immune activation status, this external comparison reinforces the reproducibility of key observations and highlights the unique transcriptional features associated with early HIV-1 infection.

      Third, although the study focused on CD4+ T cells as primary HIV-1 targets, it overlooked other important immune cells such as CD8+ T cells, monocytes, and NK cells, which may contribute to viral persistence and immune dysfunction through cell-cell interactions.

      In the revised manuscript, we expanded our analysis to include predicted ligand–receptor interactions between HIV-1-infected and uninfected CD4+ T cells with innate and cytotoxic immune cells using CellChat v.2.1.1. Specifically, we evaluated interactions with NK cells and monocytes and identified altered signaling pathways such as MIF, ICAM2, CCL5, and CLEC2B, which are associated with immune modulation (Supplementary Fig. 5A). We have added these results to the revised Results (page 9).

      Lastly, comparing these findings with other chronic viral infections (e.g., HBV, HCV) would have positioned this work more effectively within the broader field of viral immunology and enhanced its impact.

      We agree that broader comparisons with other chronic viral infections could enhance the impact of our findings. In the current discussion, we noted similarities in interferon signaling disruption with viruses such as HCV and HSV. (page 11). Our observation that HIV-1-infected CD4+ T cells exhibit impaired interferon responses is consistent with immune evasion mechanisms reported in HCV and HSV infections. These results underscore both the shared and specific features of immune modulation and persistence during HIV-1 early infection.

      Reviewer #3 (Recommendations for the authors):

      Supplementary Table S1 should indicate which technique was used for sequencing. However, the current version of the table marks no protocol applied to the majority of the samples, which is confusing and needs to be corrected.

      Thank you to Reviewer #3 for pointing out this important oversight. We have revised Supplementary Table S1 to clearly indicate the sequencing method used for each sample. Separate columns for scRNA-seq, scATAC-seq, and sc-Multiome now specify whether each technique was applied (“Yes” or “No”) to improve clarity and transparency.

      (1) Wang, S., et al., An atlas of immune cell exhaustion in HIV-infected individuals revealed by single-cell transcriptomics. Emerg Microbes Infect, 2020. 9(1): p. 2333-2347.

      (2) Arfi, V., et al., Characterization of the early steps of infection of primary blood monocytes by human immunodeficiency virus type 1. J Virol, 2008. 82(13): p. 6557-65.

      (3) Douek, D.C., et al., HIV preferentially infects HIV-specific CD4+ T cells. Nature, 2002. 417(6884): p. 95-8.

      (4) Jiao, Y., et al., Higher HIV DNA in CD4+ naive T-cells during acute HIV-1 infection in rapid progressors. Viral Immunol, 2014. 27(6): p. 316-8.

      (5) Ashokkumar, M., et al., Integrated Single-cell Multiomic Analysis of HIV Latency Reversal Reveals Novel Regulators of Viral Reactivation. Genomics Proteomics Bioinformatics, 2024. 22(1).

    1. Author response:

      The following is the authors’ response to the original reviews.

      Joint Public Review:

      Summary:

      The authors sought to elucidate the mechanism by which infections increase sleep in Drosophila. Their work is important because it further supports the idea that the blood-brain barrier is involved in brain-body communication, and because it advances the field of sleep research. Using knock-down and knock-out of cytokines and cytokine receptors specifically in the endocrine cells of the gut (cytokines) as well as in the glia forming the blood-brain barrier (BBB) (cytokines receptors), the authors show that cytokines, upd2 and upd3, secreted by entero-endocrine cells in response to infections increase sleep through the Dome receptor in the BBB. They also show that gut-derived Allatostatin (Alst) A promotes wakefulness by inhibiting Alst A signaling that is mediated by Alst receptors expressed in BBB glia. Their results suggest there may be additional mechanisms that promote elevated sleep during gut inflammation.

      The authors suggest that upd3 is more critical than upd2, which is not sufficiently addressed or explained. In addition, the study uses the gut's response to reactive oxygen molecules as a proxy for infection, which is not sufficiently justified. Finally, further verification of some fundamental tools used in this paper would further solidify these findings making them more convincing.

      Strengths:

      (1) The work addresses an important topic and proposes an intriguing mechanism that involves several interconnected tissues. The authors place their research in the appropriate context and reference related work, such as literature about sickness-induced sleep, ROS, the effect of nutritional deprivation on sleep, sleep deprivation and sleep rebound, upregulated receptor expression as a compensatory mechanism in response to low levels of a ligand, and information about Alst A.

      (2) The work is, in general, supported by well-performed experiments that use a variety of different tools, including multiple RNAi lines, CRISPR, and mutants, to dissect both signal-sending and receiving sides of the signaling pathway.

      (3) The authors provide compelling evidence that shows that endocrine cells from the gut are the source of the upd cytokines that increase daytime sleep, that the glial cells of the BBB are the targets of these upds, and that upd action causes the downregulation of Alst receptors in the BBB via the Jak/Stat pathways.

      We are pleased that the reviewers recognized the strength and significance of our findings describing a gut-to-brain cytokine signaling mechanism involving the blood-brain barrier (BBB) and its role in regulating sleep, and we thank them for their comments.

      Weaknesses:

      (1) There is a limited characterization of cell types in the midgut which are classically associated with upd cytokine production.

      We thank the reviewer for raising this point. Although several midgut cell types (including the absorptive enterocytes) may indeed produce Unpaired (Upd) cytokines, our study specifically focused on enteroendocrine cells (EECs), which are well-characterized as secretory endocrine cells capable of exerting systemic effects. As detailed in our response to Results point #2 (please see below), we show that EEC-specific manipulation of Upd signaling is both necessary and sufficient to regulate sleep in response to intestinal oxidative stress. These findings support the role of EECs as a primary source of gut-derived cytokine signaling to the brain. To acknowledge the possible involvement of other source, we have also added a statement to the Discussion in the revised manuscript noting that other, non-endocrine gut cell types may contribute to systemic Unpaired signaling that modulates sleep.

      (2) Some of the main tools used in this manuscript to manipulate the gut while not influencing the brain (e.g., Voilà and Voilà + R57C10-GAL80), are not directly shown to not affect gene expression in the brain. This is critical for a manuscript delving into intra-organ communication, as even limited expression in the brain may lead to wrong conclusions.

      We agree with the reviewer that this is an important point. To address it, we performed additional validation experiments to assess whether the voilà-GAL4 driver in combination with R57C10-GAL80 (EEC>) influences upd2 or upd3 expression in the brain. Our results show that manipulation using EEC> alters upd2 and upd3 expression in the gut (Fig. 1a,b), with new data showing that this does not affect their expression levels in neuronal tissues (Fig. S1a), supporting the specificity of our approach. These new data are now included in the revised manuscript and described in the Results section. This additional validation strengthens our conclusion that the observed sleep phenotypes result from gut-specific cytokine signaling, rather than from effects on Unpaired cytokines produced in the brain.

      (1) >(3) The model of gut inflammation used by the authors is based on the increase in reactive oxygen species (ROS) obtained by feeding flies food containing 1% H2O2. The use of this model is supported by the authors rather weakly in two papers (refs. 26 and 27 ): The paper by Jiang et al. (ref. 26) shows that the infection by Pseudomonas entomophila induces cytokine responses upd2 and 3, which are also induced by the Jnk pathway. In addition, no mention of ROS could be found in Buchon et al. (ref 27); this is a review that refers to results showing that ROS are produced by the NADPH oxidase DUOX as part of the immune response to pathogens in the gut. Thus, there is no strong support for the use of this model.

      We thank the reviewer for raising this point. We agree that the references originally cited did not sufficiently justify the use of H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> feeding as a model of gut inflammation. To address this, we have revised the Results section to clarify that we use H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> feeding as a controlled method to elevate intestinal ROS levels, rather than as a general model of inflammation. This approach allows us to investigate the specific effects of ROS-induced cytokine signaling in the gut. We have also added additional citations to support the physiological relevance of this model. For instance, Tamamouna et al. (2021) demonstrated that H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> feeding induces intestinal stem-cell proliferation – a response also observed during bacterial infection – and Jiang et al. (2009) showed that enteric infections increase upd2 and upd3 expression, which we similarly observe following H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> feeding (Fig. 3a). These findings support the use of H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> as a tool to mimic specific ROS-linked responses in the gut. We believe this targeted and tractable model is a strength of our study, enabling us to dissect how intestinal ROS modulates systemic physiology through cytokine signaling

      Additionally, we have included a statement in the Discussion acknowledging that ROS generated during infection may activate signaling mechanisms distinct from those triggered by chemically induced oxidative stress, and that exploring these differences in future studies may yield important insights into gut–brain communication. These revisions provide a stronger justification for our model while more accurately conveying both its relevance and its limitations.

      (2) >(4) Likewise, there is no support for the use of ROS in the food instead a direct infection by pathogenic bacteria. Furthermore, it is known that ROS damages the gut epithelium, which in turn induces the expression of the cytokines studied. Thus the effects observed may not reflect the response to infection. In addition, Majcin Dorcikova et al. (2023). Circadian clock disruption promotes the degeneration of dopaminergic neurons in male Drosophila. Nat Commun. 2023 14(1):5908. doi: 10.1038/s41467-02341540-y report that the feeding of adult flies with H2O2 results in neurodegeneration if associated with circadian clock defects. Thus, it would be important to discuss or present controls that show that the feeding of H2O2 does not cause neuronal damage.

      We thank the reviewer for this thoughtful follow-up point. We would like to clarify that we do not claim that the effects observed in our study directly reflect the full response to enteric infection. As outlined in our revised response to comment 3, we have updated the manuscript to more precisely describe the H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>-feeding paradigm as a model that induces local intestinal ROS responses comparable to, but not equivalent to, those observed during pathogenic challenges. This revised framing highlights both the potential similarities and differences between chemically induced oxidative stress and infection-induced responses. Indeed, in the revised Discussion, we now explicitly acknowledge that ROS generated during infection may engage distinct signaling mechanisms compared to exogenous H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> and emphasize the value of future studies in delineating these pathways. We are currently pursuing this direction in an independent ongoing study investigating the effects of enteric infections. However, for the present work, we chose to focus on the effects of ROS-induced responses in isolation, as this provides a clean and well-controlled context to dissect the specific contribution of oxidative stress to cytokine signaling and sleep regulation.

      To further address the reviewer’s concern, we have also included new data (a TUNEL stain for apoptotic DNA fragmentation) in the revised manuscript showing that H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> feeding does not damage neuronal tissues under our experimental conditions (Fig. S3f,g). This addresses the point raised regarding the potential neurotoxicity of H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>, as described by Majcin Dorcikova et al. (2023), and supports the specificity of the sleep phenotypes observed in our study. We believe these revisions and clarifications strengthen the manuscript and make our interpretation more precise.

      (3) >(5) The novelty of the work is difficult to evaluate because of the numerous publications on sleep in Drosophila. Thus, it would be very helpful to read from the authors how this work is different and novel from other closely related works such as: Li et al. (2023) Gut AstA mediates sleep deprivation-induced energy wasting in Drosophila. Cell Discov. 23;9(1):49. doi: 10.1038/s41421-023-00541-3.

      Our work highlights a distinct role for gut-derived AstA in sleep regulation compared to findings by Lin et al. (Cell Discovery, 2023)[1], who showed that gut AstA mediates energy wasting during sleep deprivation. Their study focused on the metabolic consequences of sleep loss, proposing that sleep deprivation increases ROS in the gut, which then promotes the release of the glucagon-like hormone adipokinetic hormone (AKH) through gut AstA signaling, thereby triggering energy expenditure.

      In contrast, our study addresses the inverse question – how ROS in the gut influences sleep. In our model, intestinal ROS promotes sleep, raising the intriguing possibility – cleverly pointed out by the reviewers – that ROS generated during sleep deprivation might promote sleep by inducing Unpaired cytokine signaling in the gut. According to our findings, this suppresses wake-promoting AstA signaling in the BBB, providing a mechanism to promote sleep as a restorative response to gut-derived oxidative stress and potentially limiting further ROS accumulation. Importantly, our findings support a wakepromoting role for EEC-derived AstA, demonstrated by several lines of evidence. First, EEC-specific knockdown of AstA increases sleep. Second, activation of AstA<sup>+</sup> EECs using the heat-sensitive cation channel Transient Receptor Potential A1 (TrpA1) reduces sleep, and this effect is abolished by simultaneous knockdown of AstA, indicating that the sleep-suppressing effect is mediated by AstA and not by other peptides or secreted factors released by these cells. Third, downregulation of AstA receptor expression in BBB glial cells increases sleep, further supporting the existence of a functional gut AstA– glia arousal pathway. We have now included new data in the revised manuscript showing that AstA release from EECs is downregulated during intestinal oxidative stress (Fig. 7k,l,m). This suggests that this wake-promoting signal is suppressed both at its source (the gut endocrine cells), by unknown means, and at its target, the BBB, via Unpaired cytokine signaling that downregulates AstA receptor expression. This coordinated downregulation may serve to efficiently silence this arousal-promoting pathway and facilitate sleep during intestinal stress. These new data, along with an expanded discussion, provide further mechanistic insight into gut-derived AstA signaling and strengthen our proposed model.

      This contrasts with the interpretation by Lin et al., who observed increased AstA peptide levels in EECs after antioxidant treatment and interpreted this as peptide retention. However, peptide accumulation may result from either increased production or decreased release, and peptide levels alone are insufficient to distinguish between these possibilities. To resolve this, we examined AstA transcript levels, which can serve as a proxy for production. Following oxidative stress (24 h of 1% H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> feeding and the following day), when animals show increased sleep (Fig. 7e), we observed a decrease in AstA transcript levels followed by an increase in peptide levels (Fig. 7k,l,m), suggesting that oxidative stress leads to reduced gut AstA production and release. Furthermore, we recently found that a class of EECs that produce the hormone Tachykinin (Tk) and are distinct from the AstA<sup>+</sup> EECs express the ROSsensitive cation channel TrpA1 (Ahrentløv et al., 2025, Nature Metabolism2). In these Tk<sup>+</sup> EECs, TrpA1 mediates ROS-induced Tk hormone release. In contrast, single-cell RNA-seq data[3] do not support TrpA1 expression in AstA<sup>+</sup> EECs, consistent with our findings that ROS does not promote AstA release – an effect that would be expected if TrpA1 were functionally expressed in AstA<sup>+</sup> EECs. This contradicts the findings of Lin et al., who reported TrpA1 expression in AstA<sup>+</sup> EECs. We have now included relevant single-cell data in the revised manuscript (Fig. S6f) showing that TrpA1 is specifically expressed in Tk<sup>+</sup> EECs, but not in AstA<sup>+</sup> EECs, and we have expanded the discussion to address discrepancies in TrpA1 expression and AstA regulation.

      Taken together, our results reveal a dual-site regulatory mechanism in which Unpaired cytokines released from the gut act at the BBB to downregulate AstA receptor expression, while AstA release from EECs is simultaneously suppressed. We thank the reviewers for raising this important point. We have also included a discussion the other point raised by the reviewers – the possibility that ROS generated during sleep deprivation may engage the same signaling pathways described here, providing a mechanistic link between sleep deprivation, intestinal stress, and sleep regulation.

      Recommendations for the authors:

      A- Material and Methods:

      (1) Feeding Assay: The cited publication (doi.org:10.1371/journal.pone.0006063) states: "For the amount of label in the fly to reflect feeding, measurements must therefore be confined to the time period before label egestion commences, about 40 minutes in Drosophila, a time period during which disturbance of the flies affects their feeding behavior. There is thus a requirement for a method of measuring feeding in undisturbed conditions." Was blue fecal matter already present on the tube when flies were homogenized at 1 hour? If so, the assay may reflect gut capacity rather than food passage (as a proxy for food intake). In addition, was the variability of food intake among flies in the same tube tested (to make sure that 1-2 flies are a good proxy for the whole population)?

      We agree that this is an important point for feeding experiments. We are aware of the methodological considerations highlighted in the cited study and have extensive experience using a range of feeding assays in Drosophila, including both short- and long-term consumption assays (e.g., dye-based and CAFE assays), as well as automated platforms such as FLIC and FlyPAD (Nature Communications, 2022; Nature Metabolism, 2022; and Nature Metabolism, 2025)[2,4,5].

      For the dye-based assay, we carefully selected a 1-hour feeding window based on prior optimization. Since animals were not starved prior to the assay, shorter time points (e.g., 30 minutes) typically result in insufficient ingestion for reliable quantification. A 1-hour period provides a robust readout while remaining within the timeframe before significant label excretion occurs under our experimental conditions. To support the robustness of our findings, we complemented the dye-based assay with data from FLIC, which enables automated, high-resolution monitoring of feeding behavior in undisturbed animals over extended periods. The FLIC results were consistent with the dye-based data, strengthening our confidence in the conclusions. To minimize variability and ensure consistency across experiments, all feeding assays were performed at the same circadian time – Zeitgeber Time 0 (ZT0), corresponding to 10:00 AM when lights are turned on in our incubators. This time point coincides with the animals' natural morning feeding peak, allowing for reproducible comparisons across conditions. Regarding variability among flies within tubes, each biological replicate in the dye assay consisted of 1–2 flies, and results were averaged across multiple replicates. We observed good consistency across samples, suggesting that these small groups reliably reflect group-level feeding behavior under our conditions.

      (2) Biological replicates: whereas the number of samples is clearly reported in each figure, the number of biological replicates is not indicated. Please include this information either in Material and methods or in the relevant figure legends. Please also include a description of what was considered a biological replicate.

      We have now clarified in the Materials and Methods section under Statistics that all replicates represent independent biological samples, as suggested by the reviewers.

      (3) Control Lines: please indicate which control lines were used instead of citing another publication. If preferred, this information could be supplied as a supplementary table.

      We now provide a clear description of the control lines used in the Materials and Methods section. Specifically, all GAL4 and GAL80 lines used in this study were backcrossed for several generations into a shared w<sup>1118</sup> background and then crossed to the same w<sup>1118</sup> strain used as the genetic background for the UAS-RNAi, <i.CRISPR, or overexpression lines. This approach ensures, to a strong approximation, that the only difference between control and experimental animals is the presence or absence of the UAS transgene.

      (4) Statistical analyses: for some results (e.g., those shown in Figure 3d), it could be useful to test the interaction between genotype and treatment.

      We thank the reviewer for this helpful suggestion. In response, we have now performed two-way ANOVA analyses to assess genotype × treatment (diet) interaction effects for the relevant data, including those shown in Figure 3d as well as additional panels where animals were exposed to oxidative stress and sleep phenotypes were measured. We have added the corresponding interaction p-values in the updated figure legends for Figures 3d, 3k, 5a–c, 5f, 5h, 5i, 6c, 6e, and 7e. All of these tests revealed significant interaction effects, supporting the conclusion that the observed differences in sleep phenotypes are specifically dependent on the interaction between genetic manipulation (e.g., cytokine or receptor knockdown) and oxidative stress. These additions reinforce the interpretation that Unpaired cytokine signaling, glial JAK-STAT pathway activity, and AstA receptor regulation functionally interact with intestinal ROS exposure to modulate sleep. We thank the reviewer for suggesting this improvement.

      (5) Reporting of p values. Some are reported as specific values whereas others are reported as less than a specific value. Please make this reporting consistent across different figures.

      All p-values reported in the manuscript are exact, except in cases where values fall below p < 0.0001. In those instances, we use the inequality because the Prism software package (GraphPad, version 10), which was used for all statistical analyses, does not report more precise values. We believe this reporting approach reflects standard practice in the field.

      (6) Please include the color code used in each figure, either in the figure itself or in the legend.

      We have now clarified the color coding in all relevant figures. In particular, we acknowledge that the meaning of the half-colored circles used to indicate H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> treatment was not previously explained. These have now been clearly labeled in each figure to indicate treatment conditions.

      (7) The scheme describing the experimental conditions and the associated chart is confusing. Please improve.

      We have improved the schematic by replacing “ROS” with “H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>” to more clearly indicate the experimental condition used. Additionally, we have added the corresponding circle annotations so that they now also appear consistently above the relevant charts. This revised layout enhances clarity and helps readers more easily interpret the experimental conditions. We believe these changes address the reviewer’s concern and make the figure significantly more intuitive.

      8) Please indicate which line was used for upd-Gal4 and the evidence that it faithfully reflects upd3 expression.

      We have now clarified in the Materials and Methods section that the upd3-GAL4 line used in our study is Bloomington stock #98420, which drives GAL4 expression under the control of approximately 2 kb of sequence upstream of the upd3 start codon. This line has previously been used as a transcriptional reporter for upd3 activity. The only use of this line was to illustrate reporter expression in the EECs. To support this aspect of Upd3 expression, we now include new data in the revised manuscript using fluorescent in situ hybridization (FISH) against upd3, which confirms the presence of upd3 transcripts in prospero-positive EECs of the adult midgut (Fig. S1b). Additionally, we show that upd3 transcript levels are significantly reduced in dissected midguts following EEC-specific knockdown using multiple independent RNAi lines driven by voilà-GAL4, both alone and in combination with R57C10-GAL80, consistent with endogenous expression in these cells (Fig. 1a,b).

      To further address the reviewer’s concern and provide additional support for the endogenous expression of upd3 in EECs, we performed targeted knockdown experiments focusing on molecularly defined EEC subpopulations. The adult Drosophila midgut contains two major EEC subtypes characterized by their expression of Allatostatin C (AstC) or Tachykinin (Tk), which together encompass the vast majority of EECs. To selectively manipulate these populations, we used AstC-GAL4 and Tk-GAL4 drivers – both knock-in lines in which GAL4 is inserted at the respective endogenous hormone loci. This design enables precise GAL4 expression in AstC- or Tk-expressing EECs based on their native transcriptional profile. To eliminate confounding neuronal expression, we combined these drivers with R57C10GAL80, restricting GAL4 activity to the gut and generating AstC<sup>Gut</sup>> and Tk<sup>Gut</sup>> drivers. Using these tools, we knocked down upd2 and upd3 selectively in the AstC- or Tk-positive EECs. Knockdown of either cytokine in AstC-positive EECs significantly increased sleep under homeostatic conditions, recapitulating the phenotype observed with knockdown in all EECs (Fig. 1m-o). In contrast, knockdown of upd2 or upd3 in Tk-positive EECs had no effect on sleep (Fig. 1p-r). Furthermore, we show in the revised manuscript that selective knockdown of upd2 or upd3 in AstC-positive EECs abolishes the H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>-induced increase in sleep (Fig. 3f–h). These findings demonstrate that Unpaired cytokine signaling from AstC-positive EECs is essential for mediating the sleep response to intestinal oxidative stress, highlighting this specific EEC subtype as a key source of cytokine-driven regulation in this context. These new results indicate that AstC-positive EECs are a primary source of the Unpaired cytokines that regulate sleep, while Tk-positive EECs do not appear to contribute to this function. Importantly, upd3 transcript levels were significantly reduced in dissected midguts following AstC<sup>Gut</sup> driven knockdown (Fig. S1r), further confirming that upd3 is endogenously expressed in AstC-positive EECs. Thus we have bolstered our confidence that upd3 is indeed expressed in EECs, as illustrated by the reporter line, through several means.

      (9) Please indicate which GFP line was used with upd-Gal4 (CD8, NLS, un-tagged, etc). The Material and Methods section states that it was "UAS-mCD8::GFP (#5137);", however, the stain does not seem to match a cell membrane pattern but rather a nuclear or cytoplasmic pattern. This information would help the interpretation of Figure 1C.

      We confirm that the GFP reporter line used with upd3-GAL4 was obtained from Bloomington stock #98420. As noted by the Bloomington Drosophila Stock Center, “the identity of the UAS-GFP transgene is a guess,” and the subcellular localization of the GFP fusion is therefore uncertain. We agree with the reviewer that the signal observed in Figure 1c does not display clear membrane localization and instead appears diffuse, consistent with cytoplasmic or partially nuclear localization. In any case, what we find most salient is the reporter’s labeling of Prospero-positive EECs in the adult midgut, consistent with upd3 expression in these cells. This conclusion is further supported by multiple lines of evidence presented in the revised manuscript, as mentioned above in response to question #8: (1) fluorescent in situ hybridization (FISH) for upd3 confirms expression in EECs (Fig. S1b), (2) EEC-specific RNAi knockdown of upd3 reduces transcript levels in dissected midguts, and (3) publicly available single-cell RNA sequencing datasets[3] also indicate that upd3 is expressed at low levels in a subset of adult midgut EECs under normal conditions. We have also clarified in the revised Materials and Methods section that GFP localization is undefined in the upd3-GAL4 line, to guide interpretation of the reporter signal.

      B- Results

      (1) Figure 1: According to previous work (10.1016/j.celrep.2015.06.009, http://flygutseq.buchonlab.com/data?gene=upd3%0D%0A), in basal conditions upd3 is expressed as following: ISC (35 RPKM), EB (98 RPKM), EC (57 RPKM), and EEC (8 RPKM). Accordingly, even complete KO in EECs should eliminate only a small fraction of upd3 from whole guts, even less considering the greater abundance of other cell types such as ECs compared to EECs. It would be useful to understand where this discrepancy comes from, in case it is affecting the conclusion of the manuscript. While this point per se does not affect the main conclusions of the manuscript, it makes the interpretation of the results more difficult.

      We acknowledge the previously reported low expression of upd3 in EECs. However, the FlyGut-seq site appears to be no longer available, so we could not directly compare other related genes. Nonetheless, our data – based on in situ hybridization, reporter expression, and multiple RNAi knockdowns – consistently support upd3 expression in EECs. These complementary approaches strengthen the conclusion that EECs are an important source of systemic upd3 under the conditions tested.

      (2) Figure 1: The upd2-3 mutants show sleep defects very similar to those of EEC>RNAi and >Cas9. It would thus be helpful to try to KO upd3 with other midgut drivers (An EC driver like Myo1A or 5966GS and a progenitor driver like Esg or 5961GS) to validate these results. Such experiments might identify precisely which cells are involved in the gut-brain signaling reported here.

      We appreciate the reviewer’s suggestion and agree that exploring other potential sources of Upd3 in the gut is an interesting direction. In this study, we have focused on EECs, which are the primary hormone-secreting cells in the intestine and thus the most likely candidates for mediating systemic effects such as gut-to-brain signaling. While it is possible that other gut cell types – such as enterocytes (e.g., Myo1A<sup>+</sup>) or intestinal progenitors (e.g., Esg<sup>+</sup>) – also contribute to Upd3 production, these cells are not typically endocrine in nature. Demonstrating their involvement in gutto-brain communication would therefore require additional, extensive validation beyond the scope of the current study. Importantly, our data show that manipulating Upd3 specifically in EECs is both necessary and sufficient to modulate sleep in response to intestinal ROS, strongly supporting the conclusion that EEC-derived cytokine signaling underlies the observed phenotype. In contrast, manipulating cytokines in other gut cells could produce indirect effects – such as altered proliferation, epithelial integrity, or immune responses – that complicate the interpretation of behavioral outcomes like sleep. For these reasons, we chose to focus on EECs as the source of endocrine signals mediating gut-to-brain communication. However, to address this point raised by the reviewer, we have now included a statement in the Discussion acknowledging that other non-endocrine gut cell types may also contribute to the systemic Unpaired signaling that modulates sleep in response to intestinal oxidative stress.

      (3) Figure 3: "This effect mirrored the upregulation observed with EEC-specific overexpression of upd3, indicating that it reflects physiologically relevant production of upd3 by the gut in response to oxidative stress." Please add (Figure 3a) at the end of this sentence.

      We have now added “(Figure 3a)” at the end of the sentence to clearly reference the relevant data.

      (4) For Figure 3b, do you have data showing that the increased amount of sleep was due to the addition of H2O2 per se, rather than the procedure of adding it?

      We have added new data to address this point. To ensure that the observed sleep increase was specifically due to the presence of H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> and not an effect of the food replacement procedure, we performed a control experiment in which animals were fed standard food prepared using the same protocol and replaced daily, but without H<sub>2</sub>O<sub>2</sub>. These animals did not exhibit increased sleep, confirming that the sleep effect is attributable to intestinal ROS rather than the supplementation procedure itself (Fig. S3a). Thanks for the suggestion.

      (5) In the text it is stated that "Since 1% H2O2 feeding induced robust responses both in upd3 expression and in sleep behavior, we asked whether gut-derived Unpaired signaling might be essential for the observed ROS-induced sleep modulation. Indeed, EEC-specific RNAi targeting upd2 or upd3 abolished the sleep response to 1% H2O2 feeding." While it is indeed true that there is no additional increase in sleep time due to EEC>upd3 RNAi, it is also true that EEC>upd3 RNAi flies, without any treatment, have already increased their sleep in the first place. It is then possible that rather than unpaired signaling being essential, an upper threshold for maximum sleep allowed by manipulation of these processes was reached. It would be useful to discuss this point.

      Several findings argue against a ceiling effect and instead support a requirement for Unpaired signaling in mediating ROS-induced sleep. Animals with EEC-specific upd2 or upd3 knockdown or null mutation not only fail to increase sleep following H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> treatment but actually exhibit reduced sleep during oxidative stress (Fig. 3e, k, l; Fig. 5e, f), suggesting that Unpaired signaling is required to sustain sleep under these conditions. Similarly, animals with glial dome knockdown also show reduced sleep under oxidative stress, closely mirroring the phenotype of EEC-specific upd3 RNAi animals (Fig. 5a–c, g–i). These results support the conclusion that gut-to-glia Unpaired cytokine signaling is necessary for maintaining elevated sleep during oxidative stress. In the absence of this signaling, animals exhibit increased wakefulness. We identify AstA as one such wake-promoting signal that is suppressed during intestinal stress. We present new data showing that this pathway is downregulated not only via Unpaired-JAK/STAT signaling in glial cells but also through reduced AstA release from the gut in the revised manuscript. This model, in which Unpaired cytokines promote sleep during intestinal stress by suppressing arousal pathways, is discussed throughout the manuscript to address the reviewer’s point.

      (6) In Figure 3k, the dots highlighting the experiment show an empty profile, a full one, and a half one. Please define what the half dots represent.

      We have now clarified the color coding in all relevant figures. Specifically, we acknowledge that the meaning of the half-colored circles indicating H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> treatment was not previously defined – it indicates washout or recovery time. In the revised version, these symbols are now clearly labeled in each figure to indicate the treatment condition, ensuring consistent and intuitive interpretation across all panels.

      (7) The authors used appropriate GAL4 and RNAi lines to the knockdown dome, a upd2/3 JAK-STATlinked receptor, specifically in neurons and glia, respectively, in order to identify the CNS targets of upd2/3 cytokines produced by enteroendocrine cells (EECs). Pan-neuronal dome knockdown did not alter daytime sleep in adult females, yet pan-glial dome knockdown phenocopied effects of upd2/3 knockdown in EECs. They also observed that EEC-specific knockdown of upd2 and upd3 led to a decrease in JAK-STAT reporter activity in repo-positive glial cells. This supports the authors' conclusion that glial cells, not neurons, are the targets by which unpaired cytokines regulate sleep via JAK-STAT signaling. However, they do not show nighttime sleep data of pan-neuronal and pan-glial dome knockdowns. It would strengthen their conclusion if the nighttime sleep of pan-glial dome knockdown phenocopied the upd2/3 knockdowns as well, provided the pan-neuronal dome knockdown did not alter nighttime sleep.

      We have now added nighttime sleep data for both pan-glial and pan-neuronal domeless knockdowns in the revised manuscript (Fig. 2a). Glial knockdown increased nighttime sleep, similar to EEC-specific upd2/3 knockdown, while neuronal knockdown had no effect. These results further support the glial cells’ being the relevant target of gut-derived Unpaired signaling.

      (8) The authors only used one method to induce oxidative stress (hydrogen peroxide feeding). It would strengthen their argument to test multiple methods of inducing oxidative stress, such as lipopolysaccharide (LPS) feeding. In addition, it would be useful to use a direct bacterial infection to confirm that in flies, the infection promotes sleep. Additionally, flies deficient in Dome in the BBB and infected should not be affected in their sleep by the infection. These experiments would provide direct support for the mechanism proposed. Finally, the authors should add a primary reference for using ROS as a model of bacterial infection and justify their choice better.

      We agree that directly comparing different models of intestinal stress, such as bacterial infection or LPS feeding, would provide valuable insight into how gut-derived signals influence sleep in response to infection. As noted in our detailed responses above, we now include an expanded rationale for our use of H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> feeding as a controlled and well-established method for inducing intestinal ROS – one of the key physiological responses to enteric infection and inflammation. In the revised Discussion, we explicitly acknowledge that pathogenic infections – which trigger both intestinal ROS and additional immune pathways – may engage distinct or complementary mechanisms compared to chemically induced oxidative stress. We emphasize the importance of future studies aimed at dissecting these differences. In fact, we are actively pursuing this direction in ongoing work examining sleep responses to enteric infection. For the purposes of the present study, however, we chose to focus on a tractable and specific model of ROS-induced stress to define the contribution of Unpaired cytokine signaling to gut-brain communication and sleep regulation. This approach allowed us to isolate the effect of oxidative stress from other confounding immune stimuli and identify a glia-mediated signaling mechanism linking gut epithelial stress to changes in sleep behavior.

      (9) To confirm that animals lacking EEC Unpaired signaling are not more susceptible to ROS-induced damage, the authors assessed the survival of upd2 and upd3 knockdowns on 1% H2O2 and concluded they display no additional sensitivity to oxidative stress compared to controls. It may be useful to include other tests of sensitivity to oxidative stress, in addition to survival.

      We appreciate the reviewer’s suggestion. In our view, survival is a highly informative and stringent readout, as it reflects the overall physiological capacity of the animal to withstand oxidative stress. Importantly, our data show that animals lacking EEC-derived Unpaired signaling do not exhibit reduced survival following H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> exposure, indicating that their oxidative stress resistance is not compromised. Furthermore, we previously confirmed that feeding behavior is unaffected in these animals, suggesting that their ability to ingest food (and thus the stressor) is not impaired. As a molecular complement to these assays in response to this point and others, we have also performed an assessment of neuronal apoptosis (a TUNEL assay, Fig. S3f,g). This assay did not identify an increase in cell death in the brains of animals fed peroxide-containing medium. Thus, gross neurological health, behavior, and overall survival appear to be resilient to the environmental treatment regime we apply here, suggesting that the outcomes we observe arise from signaling per se.

      (10) The authors confirmed that animals lacking EEC-derived upd3 displayed sleep suppression similar to controls in response to starvation. These results led the authors to conclude that there is a specific requirement for EEC-derived Unpaired signaling in responding to intestinal oxidative stress. However, they previously showed that EEC-specific knockdown of upd3 and upd2 led to increased daytime sleep under normal feeding conditions. Their interpretations of their data are inconsistent.

      We appreciate the reviewer’s comment. While animals lacking EEC-derived Unpaired signaling show increased baseline sleep under normal feeding conditions, they still exhibit a robust reduction in sleep when subjected to starvation – comparable to that of control animals (Fig. S3h–j). This demonstrates that they retain the capacity to appropriately modulate sleep in response to metabolic stress. Thus, the sleep-promoting phenotype under normal conditions does not reflect a generalized inability to adjust sleep behavior. Rather, it highlights a specific role for Unpaired signaling in mediating sleep responses to intestinal oxidative stress, not in broadly regulating all sleep-modulating stimuli.

      (11) The authors report a significant increase in JAK-STAT activity in surface glial cells at ZT0 in animals fed 1% H2O2-containing food for 20 hours. This response was abolished in animals with EECspecific knockdown of upd2 or upd3. The authors confirmed there were no unintended neuronal effects on upd2 or upd3 expression in the heads. They also observed an upregulation of dome transcript levels in the heads of animals with EEC-specific knockdown of upd3 fed 1% H2O2-containing food for 15 hours, which they interpret to be a compensatory mechanism in response to low levels of the ligand. This assay is inconsistent with previous experiments in which animals were fed hydrogen peroxide for 20 hours.

      We thank the reviewer for identifying this discrepancy. The inconsistency arose from a labeling error in the manuscript. Both the JAK-STAT reporter assays in glial cells and the dome expression measurements were performed following 15 hours of H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> feeding, not 20 hours as previously stated. We have now corrected this in the revised manuscript.

      (12) The authors show that animals with glia-specific dome knockdown did not have decreased survival on H2O2-containing food, and displayed normal rebound sleep in the morning following sleep deprivation. These results potentially undermine the significance of the paper. If the normal sleep response to oxidative stress is an important protective mechanism, why would oxidative stress not decrease survival in dome knockdown flies (that don't have the normal sleep response to oxidative stress)? This suggests that the proposed mechanism is not important for survival. The authors conclude that Dome-mediated JAK-STAT signaling in the glial cells specifically regulates ROS-induced sleep responses, which their results support.

      We agree that our survival data show that glial dome knockdown does not reduce survival under continuous oxidative stress. However, we believe this does not undermine the importance of the sleep response as an adaptive mechanism. In our survival assay, animals were continuously exposed to 1% H<sub>2</sub>O<sub>2</sub> without the opportunity to recover. In contrast, under natural conditions, oxidative stress is likely to be intermittent, and the ability to mount a sleep response may be particularly important for promoting recovery and maintaining homeostasis during or after transient stress episodes. Thus, while the JAK-STAT-mediated sleep response may not directly enhance survival under constant oxidative challenge, it likely plays a critical role in adaptive recovery under natural conditions.

      (13) Altogether, the authors conclude that enteric oxidative stress induces the release of Unpaired cytokines which activate the JAK-STAT pathway in subperineurial glia of the BBB, which leads to the glial downregulation of receptors for AstA, which is a wake-promoting factor also released by EECs. This mechanism is supported by their results, however, this research raises some intriguing questions, such as the role of upd2 versus upd3, the role of AstA-R1 versus AstA-R2, the importance of this mechanism in terms of survival, the sex-specific nature of this mechanism, and the role that nutritional availability plays in the dual functionality of Unpaired cytokine signaling in regards to sleep.

      We thank the reviewer for highlighting these important questions. Our data suggest that Upd2 and Upd3, while often considered partially redundant, both contribute to sleep regulation, with stronger effects observed for Upd3. This is consistent with prior studies indicating overlapping but non-identical roles for these cytokines. Similarly, although AstA-R1 and AstA-R2 can both be activated by AstA, knockdown of AstA-R2 consistently produces more robust sleep phenotypes, suggesting a predominant role in mediating this effect. The possibility of sex-specific regulation is indeed compelling. While our study focused on females, many gut hormones show sex-dependent activity, and we recognize this as an important avenue for future research. Finally, we have included new data in the revised manuscript showing that gut-derived AstA is downregulated under oxidative stress, further supporting our model in which Unpaired signaling suppresses arousal pathways during intestinal stress

      (14)Data Availability: It is indicated that: "Reasonable data requests will be fulfilled by the lead author". However, eLife's guidelines for data sharing require that all data associated with an article to be made freely and widely available.

      We thank the reviewer for pointing this out. We have revised the Data Availability section of the manuscript to clarify that all data will be made freely available from the lead contact without restriction, in accordance with eLife’s open data policy.

      References

      (1) Li, Y., Zhou, X., Cheng, C., Ding, G., Zhao, P., Tan, K., Chen, L., Perrimon, N., Veenstra, J.A., Zhang, L., and Song, W. (2023). Gut AstA mediates sleep deprivaPon-induced energy wasPng in Drosophila. Cell Discov 9, 49. 10.1038/s41421-023-00541-3. (2) Ahrentlov, N., Kubrak, O., Lassen, M., Malita, A., Koyama, T., Frederiksen, A.S., Sigvardsen, C.M., John, A., Madsen, P., Halberg, K.A., et al. (2025). Protein-responsive gut hormone Tachykinin directs food choice and impacts lifespan. Nature Metabolism. 10.1038/s42255-025-01267-0.

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      (4) Kubrak, O., Koyama, T., Ahrentlov, N., Jensen, L., Malita, A., Naseem, M.T., Lassen, M., Nagy, S., Texada, M.J., Halberg, K.V., and Rewitz, K. (2022). The gut hormone AllatostaPn C/SomatostaPn regulates food intake and metabolic homeostasis under nutrient stress. Nature communicaPons 13, 692. 10.1038/s41467-022-28268-x.

      (5) Malita, A., Kubrak, O., Koyama, T., Ahrentlov, N., Texada, M.J., Nagy, S., Halberg, K.V., and Rewitz, K. (2022). A gut-derived hormone suppresses sugar appePte and regulates food choice in Drosophila. Nature Metabolism 4, 1532-1550. 10.1038/s42255-022-00672-z.

    1. ESGO Y RENTABILIDAD4. Un paseo aleatorio por Wall Street5. CAPM: Capital Assets Princing Model (Un Modelo de Valorizaciónde Activos de Capital)6. El Costo del CapitalParte IV LA DEUDA Y LOS DIVIDENDOS7. La Política de Endeudamiento de la Empresa:Proposiciones de Miller y Modigliani (MM)8. La Política de Dividendos de la EmpresaParte V ANALISIS Y PLANIFICACION9. El Análisis de los Estados Financieros10. El Valor Económico Agreg

      mmbmmbm

    1. En el cálculo y diseño estructural de un puente, el proceso constructivoes algo inherente al modelo analítico, no puede estudiarse y tratarseuno de ellos sin considerar el otr

      ¿Por qué es importante el modelo análitico para diseñar un puente?

    1. El propósito de este trabajo fue explorar el contenido ético presente en las Filosofías de Gestión (1994 y 1997) y en el Plan de Desarrollo Estratégico de la Universidad del Zulia (LUZ).La metodología utilizada consistió fundamentalmente en la revisión de esos documentos, así como actas, gacetas oficiales, resoluciones y disposiciones del Consejo Universitario. Los resultados revelan la construcción de filosofías de gestión y plan de desarrollo estratégico sin discusión abierta y plural de la comunidad universitaria, a pesar de que la participación constituye una herramienta social privilegiada para el intercambio de ideas, opiniones, experiencias en pro de consecución de resultados consensuados. Estas macropolíticas contienen principios éticos con compromiso social, tales como: excelencia, democracia, autonomía, identidad, legalidad, responsabilidad, liderazgo, lealtad y solidaridad, los cuales no fueron discutidos ni internalizados por sus miembros, constituyéndose en letra muerta.Enconclusión, la responsabilidad compartida, uno de los valores fundamentales de la ética, no estuvo plasmada en la elaboración de las macropolíticas, por haber sido concebidas de manera cupular.

      La planeación estrategia es muy importante en cualquier organización ya que es la base para orientar un proyecto que establezca los objetivos y metas a lograr y con ello las comunidades orientan su esfuerzo en cada acción para alcanzar lo establecido alineado a la visión y misión de la institución

    1. La necesidad de pensar en la transformación de la universidad venezolana, y transformarla para constituirlaen acompañante de los procesos de emancipación de los pueblos, no sólo se hace evidente sino que ademásalcanza la condición de imperativo ante las circunstancias de un sector que, siendo estratégico para el país,

      vamos hacia una Venezuela

    1. ecnológico Nacional de México, ofreció la conferencia Justicia Social desde la perspectiva educativa, donde abordó los orígenes de la justicia social y sus componentes, los cuales son la Redistribución, que consiste en asegurar la atención a todos los reclamos que persiguen una distribución justa; un Recono

      ME PARECE INTERESANTE EL ABORDAJE DE LA JUSTICIA SOCIAL, PERO HAY QUE PRECISAR EL TERMINO, BAJO QUE PERSPECTIVA IDEOLOGICA SE REFIERE, YA QUE EN OTROS DOCUMENTOS DEL SISTEMA TAMBIÉN SE HACE REFERENCIA A ESTOS TERMINO, SIN EMARGO SE ALEJARON DE ESTE OBJETIVO EN LA PRACTICA, DADO LA PERSPECTIVA SOCIOECONOMICA

    2. Una de las mayores razones del cambio en el modelo, es reiterar la soberanía e independencia de México, con una política educativa apegada al desarrollo económico y social del país, dijo.

      A pesar de los Lucas Alamán y los maximilianos.

    3. De entrada, mencionó que este modelo, responde a un ideario educativo general, el cual tiene una identidad compartida y enfatiza la necesidad de que la organización, a través de las normas, administración, currícula, docente, etcétera, trabaje por una meta común.

      es importante entender una meta común pues ello le daría sentido a cada actividad que realizamos

    4. ultural de cada región, diversifica los campos formativos, promueve el desarrollo de nuevos conocimientos, participa en la democracia y el estado de derecho, y fomenta la innovación científic

      Estoy de acuerdo en identificar la identidad y cultura de cada región, para el éxito en el profesionalismo

    5. Humanismo Mexicano

      El humanismo mexicano es un faro de esperanza y resiliencia que refleja la profunda riqueza cultural, la solidaridad comunitaria y la capacidad de transformar adversidad en creatividad.

    6. Posteriormente explicó la estructura del Modelo Educativo, el cual se compone de tres ejes fundamentales: Pertinencia Social, Mejora Continua, Equidad y Excelencia. Adicionalmente, el Modelo cuenta con seis ejes transversales: Interculturalidad, Inclusión y Equidad; Interdisciplinariedades; Responsabilidad Social; Innovación y Vanguardia; Conciencia Ambiental.

      Esta parte del texto, es claro y conciso sobre los tres ejes fundamentales

    1. El presente artículo pretende provocar las reflexiones en torno a laproblematización desde una perspectiva dialéctico materialista tomando comoreferencia las diversas definiciones y conceptualizaciones relacionadas con latemática. Se abordan categorías como problema científico, objeto de estudio,hipótesis, entre otras, que resultan indispensables a la hora de planificar ydesarrollar una investigación, sobre todo en el campo educacional en el que losfenómenos resultan tan multifacéticos y complejos. Se hace énfasis en elcarácter científico de los problemas que se resuelven mediante la investigación,independientemente del nivel de generalidad de los mismos. Para ello seconcibe la teoría científica como un sistema de conocimientos en construcción

      Es un artículo materialista dialéctico.

    1. La materia está conformada por partículas;z Estas partículas tienen movimiento;z Entre las partículas existen espacios vacíos;z La conservación de la materia;z Modelización;z Estados de agregación.

      Estos son los puntos y conocimientos clave para el avance en el conocimiento de la química

    1. Compte Rendu Détaillé : Anna Baldy sur les Effets Psychologiques de TikTok sur les Mineurs

      Introduction et Contexte

      • Ce compte rendu est basé sur l'audition d'Anna Baldy, jeune adulte, ancienne utilisatrice intensive de TikTok et créatrice de contenu actuelle sur la plateforme.

      Son témoignage offre une perspective nuancée sur les impacts de TikTok, mêlant expérience personnelle, analyse critique et considérations éthiques.

      Ayant commencé à produire du contenu sur TikTok il y a un an, elle a rapidement atteint 160 000 abonnés, générant des revenus basés sur le nombre de vues de ses vidéos (entre 900 et 1400 € mensuels pour environ 4 heures de travail quotidien sur la création de vidéos).

      Elle déclare recevoir des revenus directement de TikTok, basés sur les vues, ce qui soulève des questions sur le modèle économique de la plateforme.

      Son objectif en tant que créatrice est "d'amener un peu plus de contradictoire dans le paysage informationnel des réseaux sociaux", en s'appuyant sur ses études en sciences politiques pour étayer ses propos par des sources d'experts ou de chercheurs.

      Thèmes Majeurs et Idées Clés

      • TikTok : Un Outil à Double Tranchant (Accessibilité vs. Inquiétudes)

      • Points Positifs :Accessibilité de l'information et pluralisme : TikTok est perçu comme un "lieu d'accessibilité de l'information gratuite" et un "rare espace médiatique que les jeunes peuvent investir pour faire entendre leurs paroles".

      Il permet la survie d'un "contre-discours fort" et donne la parole à ceux dont les idées ou l'identité ne conviennent pas aux médias classiques, considérés comme parfois élitistes ou influencés par des agendas politiques (propriété de millionnaires à l'agenda politique "d'extrême droite" assumé). * Éducation et découverte : En tant qu'utilisatrice, Anna Baldy souligne que TikTok l'a "éduque aussi énormément", lui donnant accès à des "réflexions de militants" et des "recommandations de livres" qu'elle n'aurait pas trouvées autrement. * Liberté et indépendance pour les créateurs : Pour elle, TikTok offre la possibilité de "garder une pleine indépendance" et de "trouver une audience" plus facilement que sur d'autres plateformes. * Inquiétudes et Points Négatifs :Propagation de fausses informations et polarisation : "Je m'inquiète quant à la propagation d'informations fausses ou simplifiées sorties de leur contexte souvent clivantes et détournées pour faire peur pour polariser en jouant des biais cognitifs et rhétoriques que se manipuler par les plus grands propagandistes de nos heures sombres." Elle s'inquiète particulièrement de l'accès à ces informations pour des "enfants de 13 ans". * Bulles algorithmiques et impact psychologique : L'algorithme peut entraîner les utilisateurs dans "une spirale de pensée mauvaise pour nous-mêmes mauvaise pour les autres".

      Elle a elle-même dû "supprimer TikTok de mon téléphone tellement je passais de temps dessus" et a désinstallé l'application à plusieurs reprises, notamment pendant l'adolescence, car "TikTok peut avoir tendance toujours dans cette ce fonctionnement des bulles algorithmiques à jouer sur le mal-être et le désespoir ressenti par tous mais surtout ressenti par les adolescents". * Contenu inapproprié et impunité : Elle déplore la "totale impunité qui entoure des comptes vidéos et des commentaires relevant d'un racisme qui n'a rien de tacite et d'une misogynie rampante".

      Elle cite des exemples concrets de commentaires violents, sexistes et racistes reçus sous ses propres vidéos, craignant qu'ils soient écrits par des mineurs et que la violence réelle subie par d'autres jeunes femmes soit bien pire. * Opacité de l'algorithme : L'algorithme est "très opaque" et les créateurs n'ont pas une connaissance précise de son fonctionnement, ce qui est "volontaire puisque pour qu'on puisse pas jouer de ces outils nous-mêmes". Elle observe que les 10 à 20 premières secondes des vidéos sont cruciales pour l'engagement.

      Modération et Responsabilité des Plateformes

      • Filtrage inefficace et manque de suivi : Bien que TikTok mette en place un filtrage automatique des commentaires insultants, certains passent au travers. Le principal problème est l'absence de retour sur les signalements : "une fois qu'on signale un commentaire on a aucune information sur le suivi".
      • Problème de communication avec les équipes de modération : Si elle a eu une expérience positive avec l'équipe de TikTok pour une usurpation d'identité, elle note qu'une autre créatrice féministe subissant un cyberharcèlement intense n'a reçu "aucune réponse" après avoir contacté la même adresse.
      • Déresponsabilisation des plateformes : Elle critique la tendance des plateformes à se déresponsabiliser, citant l'exemple d'un représentant de Snapchat imputant la réception de "dickpics" aux enfants ayant ajouté des inconnus.

      Pour elle, "c'est une réaction que je trouve très facile et c'est le jeu que font les plateformes aujourd'hui [...] pour se déresponsabiliser et tirer tous les profits de cette situation".

      Algorithme et Modèle Économique : Un Incitant aux Contenus Choc

      • Rémunération par les vues et modèle opaque : Les revenus des créateurs sont "liés essentiellement aux vues", mais uniquement celles qui "dépassent une minute et qui est liée à la page des pour toi". La plateforme doit donc "mettre en avant" le contenu pour qu'il soit rémunéré.
      • Contenus choquants plus rémunérateurs : Le modèle de rémunération "lié à la mise en avant par l'algorithme et seulement par l'algorithme est quand même au cœur de la problématique au sens où des contenus choquants par exemple vont être plus rémunérateurs que des contenus de qualité qui demandent un temps de préparation".
      • Défis pour le contenu éducatif/politisé : Les collaborations pour le contenu éducatif sont "plus compliquées à obtenir" que pour le contenu lifestyle. Les grandes marques, souvent "peu politiques", sont celles qui rémunèrent le plus, tandis que les institutions culturelles ou les médias indépendants n'ont pas les mêmes moyens. Il est "évident que plus on fait un contenu politisé ou éducatif plus les demandes de collaboration sont difficile à obtenir".
      • Censure algorithmique : L'algorithme peut "déférencer" des vidéos contenant certains mots, même légitimes (ex: "Palestine" ou "viol"). Les créateurs contournent cela en utilisant des "buzz words" ou des abréviations (ex: "V" pour viol, "AS" ou "SA" pour agression sexuelle) pour éviter d'être pénalisés.

      Mineurs et Régulation : Éducation vs. Interdiction

      • Complexité de l'interdiction d'accès pour les mineurs : Anna Baldy s'interroge sur l'accès des mineurs (13 ans vs 17 ans) aux mêmes contenus, reconnaissant qu'"un adolescent à qui on interdit de faire quelque chose déjà sur internet trouvera un moyen de le faire". Elle cite l'exemple des sites pornographiques où les jeunes se font passer pour des majeurs.
      • Priorité à l'éducation : Elle n'est pas convaincue qu'on "apprend à un enfant comment trier l'information et comment l'analyser en lui interdisant de la regarder". Pour elle, "beaucoup se jouent vis-à-vis de l'éducation que l'on donne aux enfants quant à l'étude à l'analyse de l'information". Elle estime que des contenus informatifs peuvent être bénéfiques pour les mineurs.
      • Nécessité de protection : Elle reconnaît la "difficulté qu'on a aujourd'hui à réguler à modérer et à contraindre notamment TikTok à modérer de façon efficace".

      Elle est "d'accord" sur le fait qu'un enfant "doit être protégée" et qu'un "principe de précaution" pourrait s'appliquer pour les plus jeunes, non armés face à des contenus "extrêmement inappropriés". * Fiabilité des statistiques d'âge : Elle note l'étrangeté des statistiques d'audience de TikTok, qui indiquent seulement 0,5% de mineurs pour son contenu, ce qui la surprend au vu des commentaires qu'elle reçoit de lycéens. Elle-même a déclaré son vrai âge (15 ans) lors de sa première inscription.

      Conclusion

      • Le témoignage d'Anna Baldy met en lumière la nature intrinsèquement ambivalente de TikTok.

      La plateforme est à la fois un espace de liberté d'expression, de pluralisme informationnel et d'apprentissage, et un vecteur de désinformation, de haine et de harcèlement, exacerbé par un algorithme opaque et un modèle économique qui incite à la production de contenus sensationnels.

      Elle souligne la tension entre la volonté de protéger les mineurs et la réalité de leur capacité à contourner les interdictions, plaidant pour une approche équilibrée combinant protection, régulation et surtout éducation critique aux médias et à l'information.

      Son approche "gramscienne" de l'occupation des espaces culturels témoigne d'une volonté d'agir de l'intérieur pour contrer les dérives.

    1. Compte Rendu Détaillé : Défis de l'Environnement Numérique et de l'IA pour la Démocratie

      • Ce document de synthèse est une revue des principales thématiques, idées et faits marquants abordés lors de la table ronde "Vincent Champain, Gilles Babinet et Laurent Guimier sur les défis du nouvel environnement numérique", qui a eu lieu le 5 février. Les intervenants,

      • Vincent Champain (Observatoire du long terme),

      • Gilles Babinet (Conseil national du numérique) et
      • Laurent Guimier (CMA Média), ont partagé leurs analyses sur l'impact du numérique et de l'intelligence artificielle sur la démocratie, les menaces qu'ils représentent et les pistes de solutions.

      I. Constat alarmant : La fragilisation de la démocratie à l'ère numérique et de l'IA

      Les intervenants s'accordent sur un constat préoccupant : la démocratie est fragilisée dans ses fondements mêmes par le nouvel environnement numérique et l'intelligence artificielle.

      • Multiplication des manipulations et de la polarisation :
      • Le numérique a démultiplié la capacité de chacun à s'exprimer, ce qui est un progrès, mais a aussi "ouvert la porte à des phénomènes massifs de manipulation souvent invisible et très efficace des informations virales billets de diffusion propagande algorithmique fake news diffusé par des bots et ingérence étrangères à grande échelle".
      • Ces dérives ne sont pas anecdotiques et menacent la capacité des citoyens à former un jugement éclairé, condition essentielle d'un vote libre et informé.
      • Les algorithmes amplifient la colère, la peur, l'indignation, enfermant les individus dans des "bulles d'opinion".

      Laurent Guimier évoque "un moment atomique" où "nous sommes tous collectivement en capacité d'avoir entre les mains un moyen de destruction massive de la démocratie". * Impact sur le contrat démocratique et la cohésion sociale : * Le principe "une personne, une voix" est mis en danger par des systèmes où ceux qui paient ou trichent ont plus de poids. * La polarisation affaiblit la cohésion sociale, menant à "une société de plus en plus fracturée" et un "débat public de moins en moins rationnel". * Perte de confiance dans les institutions et augmentation des confrontations violentes, loin de l'échange d'idées apaisé que la démocratie est censée promouvoir. * Ingérences étrangères et guerre informationnelle : * Vincent Champain souligne "une multiplication des cas en France à l'étranger" et une "aptitude de plus en plus passive des grandes plateformes" face aux manipulations. * Gilles Babinet fait référence à la "doctrine Guerassimov", selon laquelle "pour le coût de un coût insignifiant le coût d'un tank je suis capable de déstabiliser un pays". Il met en garde contre une "2e génération de système de désinformation" avec des "systèmes automatisés, des robots", qui, si rien n'est fait, nous "submergeront". * Des exemples concrets sont cités par Michel Herbillon : l'annulation d'élections en Roumanie suite à une campagne d'ingérence russe, et la cyberattaque contre la campagne d'Emmanuel Macron en 2017 attribuée aux services de renseignement russes. * Vulnérabilités et défis de la régulation : * Le débat public est marqué par des "biais forts", et les algorithmes amplifient ce qui est "inquiétant, étonnant, outrancié". * Augmentation des dépressions, notamment chez les jeunes femmes. * Affaiblissement des médias d'information traditionnels et amplification de la production d'information trompeuse. * La régulation est complexe en raison de l'évolution rapide de la technologie, du caractère extraterritorial des plateformes et du modèle économique basé sur la "captation et la marchandisation de l'attention". Laurent Guimier souligne que "la régulation dans les réseaux sociaux elle est faite par des gens et des algorithmes dont l'intérêt n'est pas de faciliter le débat". * Difficulté à sanctionner les délits sans préjudice quantifiable (ex: diffusion de fake news) et à traiter les préjudices diffus. * L'anonymat, bien que parfois bénéfique pour la liberté d'expression (ex: Printemps Arabe), profite également aux "robots y compris à des rebots manipulés par des agents de l'étranger". * La cybercriminalité est un secteur à 1000 milliards d'euros de revenus, fournissant des "moyens logistiques aux manipulateurs" de désinformation.

      II. Les causes profondes de la fragilisation

      Les intervenants identifient plusieurs causes structurelles à cette fragilisation :

      • Le modèle économique des plateformes : "Le problème c'est pas les ingénieurs du chaos mais c'est ce qui rend ce chaos possible et surtout les raisons qui font que nos démocraties ont du mal à y résister." Les plateformes, dont le modèle d'affaires repose sur la publicité, ont "tout intérêt à accélérer tout ce qui va leur permettre de d'avoir un trafic supérieur", ce qui favorise la polarisation et la désinformation.
      • La rapidité des changements technologiques face à la lenteur des institutions : Laurent Guimier illustre cette idée en comparant l'expérience du lecteur de journal il y a 30 ans et celle d'aujourd'hui, radicalement différente, contrastant avec les quatre siècles précédents. Il évoque trois révolutions successives : le web, les réseaux sociaux (qui ont fait descendre les journalistes de leur piédestal) et l'IA (qui met l'humain en "concurrence frontale avec la machine").
      • Le manque de souveraineté numérique : Sophie Chikirou insiste sur la "propriété des moyens de production des moyens de diffusion de la propriété des moyens de stockage et de la propriété de la donnée", question essentielle de souveraineté. Guillaume Bigot déplore une "immense naïveté" face à la "colonisation numérique" américaine, soulignant que les plateformes imposent leurs conditions d'utilisation dictées par les intérêts des États-Unis.
      • L'absence de cadre clair et de mise en œuvre effective de la régulation : Gilles Babinet estime que des textes comme le DSA, le DGA ou l'AI Act "ne sont pas mis en œuvre, notamment pour des raisons politiques", par crainte de confrontation avec les États-Unis.
      • La difficulté à définir ce qu'est un média : Laurent Guimier souligne qu'aujourd'hui, "il n'y a pas besoin d'avoir une carte de presse pour être pour se dire journaliste pour créer un média", ce qui efface la frontière entre "information d'un côté" et "propagande de l'autre".

      III. Pistes de solutions et recommandations

      Le rapport appelle à une "prise de conscience urgente" et propose de nombreuses pistes pour "reformer la démocratie" :

      Repenser l'espace public numérique et renforcer la résilience démocratique :

      • Coercition accrue envers les plateformes : Gilles Babinet plaide pour être "beaucoup plus coercitif à l'égard des plateformes", avec des "amendes soient importante" pour contrer leur tendance à contourner les règles via l'"expérience utilisateur" (dark patterns).
      • Transparence et interchangeabilité des algorithmes : Gilles Babinet propose l'"interchangeabilité des algorithmes" pour permettre aux utilisateurs de choisir comment ils sont administrés sur les réseaux sociaux, un concept déjà mis en œuvre par Mastodon et Blue Sky.
      • Développement de "contre-plateformes" : Vincent Champain suggère la création d'une "contre-plateforme" au niveau européen, non pas par l'État, mais par un "consortium de médias", pour offrir une alternative respectueuse du débat.
      • Renforcement de la veille et de la détection : Augmenter les moyens de Viginum pour détecter et dénoncer les campagnes de désinformation. Vincent Champain propose également "un partage de de bonnes pratiques où on informe très très de façon très très rapide pendant le période électoral de des choses qui se font pour que sur ce sujet de la capacité à atteindre les gens on mette les les gens en égalité".
      • Outils de "testing" : Vincent Champain suggère de mettre en place des outils de testing statistique (ex: ouvrir 150 comptes d'utilisateurs) pour obtenir des informations précises sur ce qui est présenté aux différentes catégories d'utilisateurs.

      Remettre les citoyens au cœur du jeu démocratique, informés et armés :

      • Éducation aux médias et à l'esprit critique : Une proposition clé est d'élargir les missions des établissements scientifiques et des universités pour que "l'information via les réseaux sociaux... puisse davantage faire partie de leur mission pour que ce flux d'information correcte vérifiée puisse contrecarrer les flux deinformations". Des exemples de programmes efficaces en Finlande et en Suède sont cités.
      • Développer une "culture citoyenne" : Gilles Babinet insiste sur la nécessité que les citoyens participent à "contrer les opérations de désinformation" et développent un "niveau d'expertise plus ou moins élevé".
      • Réinventer les règles du débat numérique : Inspiré par l'histoire d'Internet dans les années 90, le rapport propose de réinventer une "étiquette" ou des "règles pour essayer de garder un peu de respect dans le débat numérique".

      Adapter les institutions et les outils juridiques :

      • Réflexion sur l'évolution de la démocratie en mode numérique : Vincent Champain évoque la difficulté des démocraties représentatives à écouter des catégories de personnes éloignées, suggérant que l'IA pourrait aider à faire des synthèses et identifier des signaux faibles.
      • Adaptation du cadre juridique : Le cadre juridique actuel est inadapté pour gérer les préjudices diffus ou punir des délits sans préjudice quantifiable.
      • Pseudonymat : Une proposition est le "pseudonymat", qui permet de "garder les bénéfices pour la liberté d'expression de l'anonymat tout en évitant de donner des protections à des robots manipulés par des trolls".
      • Régulation de la presse : Laurent Guimier plaide pour une "régulation de la presse" et une "capacité à authentifier à labelliser ce de ce qui est de l'ordre du média et de ce qui est de l'ordre de la de la propagande". Il propose une instance comparable à l'Ordre des médecins pour les journalistes.
      • Coopération public-privé : Laurent Guimier insiste sur la nécessité de dépasser l'opposition historique entre technologie et médias, et de faire coopérer les institutions et les acteurs privés pour "dompter la technologie". L'exemple de "alerte infox" sur le modèle de "alerte enlèvement" est cité.

      Développer la souveraineté technologique européenne :

      • Accès aux capitaux et unification des marchés : Gilles Babinet souligne que "l'unification des marchés des capitaux est indispensable si on veut réussir à lever des capitaux en quantité suffisante".
      • Développement de l'Open Source : Gilles Babinet y voit une "forme de gouvernance" et une "carte que l'Europe pourrait tout à fait jouer" face aux infrastructures opaques.
      • Utilisation des normes : Vincent Champain rappelle que les normes (ex: GSM) peuvent être un "outil très puissant" pour réduire la dépendance technologique.
      • Investir dans des initiatives comme Mistral AI ou Shō France : Ces entreprises françaises sont citées comme des exemples d'efforts pour développer une intelligence artificielle et promouvoir le pays.

      IV. Conclusion des intervenants

      Les intervenants concluent sur l'urgence d'agir et la nécessité d'une vision collective à long terme :

      Vincent Champain : Le débat est à ses débuts, et il est crucial pour la France et l'Europe "d'essayer d'être un peu en avance et de poser un peu les fagnons de la démocratie libérale avant que les trolls se soient emparés de la place".

      Laurent Guimier : Bien qu'il soit "trop tard pour notre génération", la responsabilité est de travailler pour les "trois prochaines générations" en les aidant à sortir de l'"immaturité logique" face à cette révolution. Cela passe par l'éducation et la confiance générée par la coopération entre médias et institutions.

      Gilles Babinet : Les systèmes institutionnels ne pourront pas ne pas évoluer face à l'IA. Il faut réfléchir à de "nouvelles formes d'institution de nouvelles formes de régulation", notamment en créant des "corps intermédiaires" de citoyens chargés de développer les algorithmes pour l'État. Il souligne que "les défendants ont un avantage sur les attaquants" car ils partagent l'information, ce qui leur permet de se renforcer plus vite.

      Enfin, il insiste sur la nécessité d'une "approche offensive" face à la désinformation.

    1. Synthèse Détaillée : Adaptation de l'Aménagement des Territoires au Changement Climatique en France

      • Ce document de briefing s'appuie sur les conclusions du rapport de la mission d'information parlementaire sur l'adaptation de l'aménagement des territoires au changement climatique.

      Il met en lumière les retards accumulés par la France en matière d'adaptation, l'insuffisance des politiques actuelles et la nécessité urgente d'une stratégie plus ambitieuse, coordonnée et financée pour faire face aux impacts croissants du dérèglement climatique.

      1. Le Contexte et l'Urgence de l'Adaptation

      Le rapport s'inscrit dans un contexte marqué par la publication du PNACC 3 (3e Plan National d'Adaptation au Changement Climatique) en mars dernier.

      Si les politiques d'atténuation (réduction des émissions de gaz à effet de serre) restent "indispensables pour limiter l'ampleur du changement climatique", elles doivent désormais être "complétées par une politique d'adaptation ambitieuse" face aux impacts déjà visibles et futurs.

      Constat alarmant : La France a pris un "important retard" en matière d'adaptation.

      Les réponses actuelles sont "insuffisantes", les "coûts de l'inaction s'alourdissent", et les politiques publiques peinent à traduire "l'urgence climatique en action concrète".

      Prévisions climatiques : "La trajectoire actuelle de réchauffement climatique pourrait conduire les températures à augmenter d'ici 2100 en France de 3 à 4°C supplémentaire par rapport à l'ère pré-industrielle".

      L'ampleur et la vitesse de ces évolutions sont "inédites", affectant les sols, la disponibilité de l'eau, les rendements agricoles, et augmentant la récurrence d'événements extrêmes (inondations, sécheresses).

      Impacts sur le quotidien des Français : "Disparition d'habitations et d'infrastructures littorales ou de montagne, baisse de la productivité économique lors des fortes chaleurs, dommages considérables du retrait gonflement des argiles sur les maisons individuelles, coupure récurrente de route, impossibilité d'assurer certains biens."

      2. Atténuation vs. Adaptation : Deux Piliers

      Complémentaires et Complexes La lutte contre le changement climatique repose sur deux piliers :

      Atténuation : Agit sur les "sources du réchauffement climatique".

      Adaptation : Agit sur les "conséquences de ce dernier".

      Ces deux démarches sont "complémentaires" (ex: végétalisation des villes atténue et adapte).

      Cependant, elles peuvent aussi s'opposer si l'adaptation conduit à des "maladaptations" (ex: "répondre aux vagues de chaleur en installant des millions de climatiseurs").

      L'adaptation est "plus complexe que celle de l'atténuation" car elle nécessite de "réduire les vulnérabilités physiques et de trouver des moyens d'adaptation fonctionnels selon des méthodes qui diffèrent en fonction des territoires des secteurs d'activité et des choix opérés par les élus et la population". Il n'existe pas de "politique d'adaptation unique".

      Contrairement à l'atténuation, qui dépend d'un effort mondial, "les politiques d'adaptation ne dépendent que de nous".

      L'action est urgente car "l'adaptation doit être pensée et mise en œuvre dès maintenant pour éviter la maladaptation et des coûts futurs importants".

      3. Le Coût de l'Inaction et les Bénéfices de l'Adaptation

      Bien qu'il n'existe pas d'"évaluation globale du coût de l'inadaptation", ce coût est "important" et "exponentiel".

      • Le changement climatique est responsable de près de la moitié de l'augmentation des coûts d'assurance, passés de "1,5 à 3,5 milliards d'euros par an" entre les décennies 1980 et 2010.
      • Les vagues de chaleur ont provoqué entre "22 et 37 milliards d'euros de surcoût entre 2014 et 2022", sans compter les milliers de morts.
      • Exemple frappant de maladaptation : le déploiement de la fibre optique sans enfouissement des câbles, nécessitant un investissement supplémentaire de "7 à 17 milliards d'euros" pour correction.
      • À l'inverse, "les bénéfices de l'adaptation dépassent largement ses coûts". Selon la Banque Mondiale, "chaque euro investi dans l'adaptation rapporte entre 2 et 10 €". Agir dès maintenant présente des "bénéfices économiques" et permet d'éviter des "investissements déjà très lourds" à refaire.

      4. Recommandations Clés pour une Politique d'Adaptation Efficace

      Le rapport formule une centaine de propositions. Les plus importantes incluent :

      4.1. Renforcement du Cadre Juridique et Stratégique

      • Reconnaître l'adaptation comme une "véritable priorité nationale" en lui dédiant un chapitre au sein du Code de l'Environnement, sur le modèle de la stratégie nationale bas-carbone.
      • Donner une "valeur législative" à la trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation (TRACC), fixée à 4°C de réchauffement en France à l'horizon 2100 par le PNACC 3. Cela imposerait aux documents stratégiques locaux (PLU, SCoT) de prendre en compte le climat futur.

      4.2. Financement et Ressources

      • Lutter contre l'impensé du financement de l'adaptation. Le PNACC 3 n'est pas assorti d'un plan de financement chiffré.
      • Développer une "méthodologie de chiffrage" pour les collectivités territoriales.
      • Publier en annexe du projet de loi de finances un "orange budgétaire" récapitulant les actions de financement de l'adaptation au niveau de l'État.
      • Rétablir un "lien d'évolution automatique" entre l'augmentation de la surprime d'assurance catastrophe naturelle (passée de 12 à 20% en 2025) et l'augmentation des recettes du Fonds Barnier, en le tournant davantage vers la prévention.
      • Rehausser le Fonds Vert à son niveau de 2024, augmenter la part consacrée à l'adaptation et les exigences de verdissement des projets financés.
      • Renforcer "majeurement les moyens humains et financiers des opérateurs de l'État" (ex: ADEME, CEREMA) impliqués dans l'adaptation, qui ont vu leurs effectifs réduits malgré une charge de travail croissante. Le CEREMA, par exemple, a perdu "20% de ses effectifs en 10 ans" tout en étant impliqué dans près de "2/3 des actions du PNACC 3".
      • Libérer les ressources des Agences de l'Eau en supprimant complètement leur plafond de recettes et en rehaussant leur plafond de dépenses.
      • Instaurer un "test de conformité à la TRACC" pour chaque investissement d'ampleur et intégrer impérativement la prise en compte du climat futur dans les marchés publics.

      4.3. Ingénierie Territoriale et Culture du Risque

      • Le "déficit d'ingénierie territoriale" est un frein majeur. Les petites collectivités manquent de moyens et d'expertise.
      • Mettre en place une "formation obligatoire des élus" à la culture du risque et aux enjeux climatiques en début de mandat.
      • Labelliser les bureaux d'études réalisant des diagnostics de vulnérabilité.
      • Renforcer le CEREMA pour structurer l'accompagnement des collectivités et réduire les inégalités territoriales.
      • Renforcer le volet adaptation des SRADDET et envisager la fusion des ALEC avec les agences d'urbanisme pour créer des agences locales de l'urbanisme et du climat.
      • Fusionner les COPES régionales et les CESER pour élargir la concertation citoyenne sur les choix d'adaptation.

      4.4. Adaptation de l'Aménagement et du Droit

      • Repenser l'ensemble du droit de l'urbanisme pour éviter la maladaptation dans les zones à risque.
      • Mieux articuler les lois Montagne et Littoral ainsi que l'objectif ZAN (Zéro Artificialisation Nette) avec les impératifs d'adaptation, notamment le "recul stratégique d'habitation ou d'infrastructure".
      • Après les catastrophes naturelles, la "reconstruction à l'identique ne soit plus la norme". Le droit de l'urbanisme et de l'assurance doit évoluer pour y mettre fin.
      • Responsabiliser les assureurs (qui restent dans les zones à risque) et les assurés (qui n'effectuent pas les travaux de prévention).

      4.5. Enjeux Spécifiques et Cas Particuliers

      • Prévention des inondations : Évolution de la compétence GEMAPI pour inclure le ruissellement et favoriser une "plus grande solidarité territoriale" (entre amont et aval).
      • Risques littoraux (érosion côtière, submersion marine) : Création d'un "fond dédié au financement des actions face à l'érosion côtière", alimenté par les taxes sur les éoliennes en mer et les locations touristiques de courte durée dans les zones concernées. Nécessité d'accepter parfois de "se retirer" plutôt que de lutter inutilement.
      • Chaleurs extrêmes en ville et logement : Les villes sont en "première ligne". Le nombre de nuits tropicales à Paris "quadruplera d'ici 2050".
      • Intégrer les enjeux d'habitabilité d'été dans les travaux éligibles à Ma Prime Rénov' et à l'éco-prêt à taux zéro.
      • Lutter contre les îlots de chaleur urbains : renforcer la présence de l'eau, végétaliser, développer les surfaces à fort albédo, repenser l'organisation spatiale.
      • Territoires ultramarins : Malgré une influence océanique atténuant le réchauffement moyen, ils sont confrontés à l'érosion/submersion marine, l'affaiblissement de la ressource en eau douce, l'intensification des cyclones, l'acidification de l'océan, et les sargasses (dont le classement en catastrophe naturelle est envisagé).
      • Manque de territoires de repli pour l'urbanisme, car l'habitat côtier est très vulnérable (en Polynésie, "près de 8 habitants sur 10 vivent ainsi à moins d'1 km de la mer").
      • Augmenter "significativement les aides allouées à l'amélioration de l'habitat" du ministère des Outre-mer pour la réhabilitation et la relocalisation des logements menacés.

      5. L'Adaptation comme Levier de Résilience et de Développement

      • Le rapport souligne que l'adaptation n'est pas seulement une "contrainte et un coût", mais aussi un "levier de résilience, d'innovation et d'attractivité pour les territoires". Les sommes investies peuvent "servir à faire levier pour redynamiser l'activité" tout en "protégeant d'inévitables coûts futurs". Pour cela, il est impératif de "nous mettre en ordre de bataille pour intégrer cet enjeu dans l'ensemble de nos politiques publiques et ainsi éviter la maladaptation et la gabegie des deniers publics."

      6. Débats et Points de Tension Plusieurs points de discussion ont émergé :

      • Loi ZAN : Des divergences persistent sur l'application rigide de la loi et la nécessité de l'adapter aux spécificités territoriales (érosion côtière, montagne). Certains critiquent une "artificialisation dogmatique" qui serait "contre-productive" face à la protection humaine. D'autres insistent sur la nécessité de maintenir le cap du ZAN, le qualifiant de "chance de repenser nos manières d'habiter et de vivre ensemble", face à la vacance de logements et l'impact sur l'écosystème.
      • Rôle de l'État : Appel à une réaffirmation claire du rôle de l'État comme "garant de la cohésion nationale de l'égalité et de la sécurité de tous", notamment pour la solidarité financière (Fonds Barnier, érosion côtière) et l'accompagnement des collectivités.
      • Simplification normative : Demande d'un "vrai chantier de simplification de cohérence et surtout d'arbitrage entre protection environnementale sans concession et sécurité humaine".
      • Stations de montagne : La "fin possible de certaines activités économiques" (comme le ski) est une réalité difficile à accepter pour les territoires qui ont investi massivement. La diversification économique viable est un défi majeur nécessitant un accompagnement national fort.
      • Sentiers littoraux : Questionnement sur la pertinence de continuer à construire des sentiers littoraux coûteux et souvent détruits par les tempêtes, face à l'érosion inévitable, suggérant une gestion plus agile et locale des investissements.
      • Délai d'instruction des dossiers : Nécessité d'accélérer les procédures administratives pour les aides après catastrophes naturelles, en s'inspirant des procédures d'urgence utilisées dans le Pas-de-Calais.
    1. Compte Rendu Détaillé – Audition du Directeur de la Sécurité Sociale sur l'Organisation du Système et les Difficultés d'Accès aux Soins Date: Réunion de la commission des comptes de la sécurité sociale (la veille de l'audition).

      Source: Extraits de "🔴Le directeur de la Sécurité sociale sur l’organisation du système & les difficultés d’accès au soin"

      I. Thèmes Principaux * Cette audition du Directeur de la Sécurité Sociale aborde principalement la situation financière préoccupante de la Sécurité Sociale, en particulier de la branche maladie, la nécessité impérative d'un retour à l'équilibre financier, et les leviers possibles pour y parvenir.

      La discussion s'est également étendue à la tarification à l'activité des hôpitaux, aux coûts des dispositifs médicaux, à la prise en charge des affections de longue durée (ALD) et des transports sanitaires, ainsi qu'à la question plus large de l'efficience du système de santé et de la structure de financement de la protection sociale.

      II. Idées et Faits Importants

      A. Situation Financière de la Sécurité Sociale

      • Déficit Problématique: La Sécurité Sociale fait face à un déficit significatif. Les chiffres récents, communiqués la veille de l'audition, confirment un déficit de 22 milliards d'euros pour l'ensemble de la Sécurité Sociale en 2025.
      • Branche Maladie en Cause: La branche maladie est la principale contributrice à ce déficit, représentant 16 milliards d'euros du total en 2025. L'autre branche majeure est la vieillesse.
      • Aggravation des Prévisions: À l'horizon 2029, le déficit pourrait atteindre 25 milliards d'euros pour l'ensemble de la Sécurité Sociale, dont près de 20 milliards d'euros pour la seule branche maladie.
      • Hypothèses Fragiles: Ces projections reposent sur des hypothèses "lourdes" :
      • Hypothèses macroéconomiques du gouvernement: Cohérentes avec les projections des finances publiques, mais potentiellement affectées par la situation internationale et les conflits commerciaux, d'où une "nécessairement une forme de fragilité".
      • Maîtrise des dépenses de l'assurance maladie (ONDAM): La trajectoire est basée sur une maîtrise de l'ONDAM à hauteur de 2,9% par an jusqu'en 2029. Le Directeur souligne que "si l'on ne fait rien, si l'on n'agit pas spontanément les dépenses d'assurance maladie sont bien plus dynamiques que cela".

      B. Nécessité d'un Retour à l'Équilibre et ses Implications

      • Effort Colossal Requis: Pour ramener la branche maladie à l'équilibre d'ici 4 ans, un effort de l'ordre de 40 milliards d'euros est nécessaire. Cela inclut 20 milliards d'euros pour contenir l'ONDAM à 2,9% et 20 milliards d'euros pour combler le déficit persistant malgré cet effort.
      • Le Directeur donne une comparaison pour illustrer l'ampleur de ce montant : "40 milliards d'euros c'est par exemple toute la dépense d'assurance maladie euh de remboursement de produits de santé donc de médicaments et dispositifs médicaux".
      • Pérennité de la Protection Sociale: Le retour à l'équilibre est "absolument indispensable" pour "assurer tout simplement la pérennité de notre protection sociale qui est quand même un des piliers de notre de notre de notre République".
      • Confiance des Citoyens: La persistance des déficits entraîne une "perte de confiance de nos concitoyens dans la solidité de leur protection sociale ce qui est pas bon non plus pour le pacte social".
      • Solidarité Intergénérationnelle: Financer la protection sociale "à crédit" revient à faire "payer aux générations futures par exemple des maladies les soins d'aujourd'hui", alors qu'elles "devront faire face à des dépenses de santé sans doute encore plus élevé" en raison du progrès médical et du vieillissement.

      C. Leviers pour le Retour à l'Équilibre

      • Le Directeur identifie trois grandes familles de leviers pour ramener la branche maladie vers l'équilibre, reconnaissant que l'ampleur de l'effort nécessitera une combinaison de tous ces leviers:

      • Agir sur l'efficience du système de santé:

      • Payer les soins à leur juste coût: Cela implique la renégociation annuelle du prix des prestations et produits de santé.
      • Maîtriser les volumes de soins: Se préoccuper de la "pertinence des soins et des actes qui sont réalisés dans notre système de santé".
      • C'est le levier le plus consensuel dans l'énoncé mais souvent confronté à des résistances lors de la mise en œuvre.
      • Le rapport de la Cour des Comptes documente un effort de 20 milliards d'euros sur l'ONDAM par ce biais, mais ce n'est pas suffisant pour le retour à l'équilibre total.
      • Réinterroger le périmètre de la protection sociale: Ce levier est "un peu moins consensuel dans son énoncé", mais "pas moins un axe légitime à manipuler". Il s'agit de revoir "le niveau de socialisation des des dépenses".
      • Rechercher davantage de recettes: Cela se heurte "au consentement à l'impôt ou aux contributions sociales de nos concitoyens".

      D. Tarification à l'Activité (T2A) et Gains de Productivité

      • Allocation de Ressources, non Régulation des Dépenses: La T2A est "avant tout un modèle d'allocation de ressources", pas un outil pour déterminer la quantité globale de ressources allouées. La nation décide du volume d'argent, et la T2A le répartit.
      • Critique de la Régulation Prix/Volume: Ce qui est reproché à la T2A, et à toute tarification, est une "forme de régulation prix volume", où l'augmentation des volumes conduit à jouer sur les prix pour capturer des "gains de productivité".
      • Recherche de Gains de Productivité: La recherche de gains de productivité dans le système de santé "n'est pas un tabou" et est nécessaire pour "soigner mieux et plus nos concitoyens avec le le le le meilleur niveau de de enfin le moins possible de dépenses publiques".
      • Le Directeur souligne que l'augmentation spontanée des dépenses de santé de "plus de 4% par an" n'est pas due au gaspillage, mais à:
      • Démographie: Vieillissement de la population et augmentation des besoins de santé.
      • Épidémiologie: Essor des maladies chroniques.
      • Progrès Médical: "plutôt une bonne nouvelle" qui rend des pathologies autrefois mortelles chroniques, augmentant l'espérance de vie et les dépenses.
      • Pérennité du Système: Les "gains de productivité" visent à "assurer la pérennité de notre de notre système de protection sociale et et du pilier du pilier social de notre République qui est la sécurité sociale".

      E. Efficience des Dépenses de Santé et Coûts Spécifiques

      • Retard dans la Réévaluation des Tarifs: Le Directeur reconnaît que le système est "toujours un petit peu en retard par rapport à l'évolution des pratiques et l'évolution des technologies".
      • Chantiers en Cours pour l'Efficience:Réforme de financement pour la dialyse/radiothérapie: Vise à la fois l'efficience et une meilleure incitation à la qualité.
      • Révision de la nomenclature des actes: Pour rééquilibrer les tarifs (certains actes trop rémunérés, d'autres pas assez), et permettre l'intégration d'actes innovants.
      • Enquêtes de coût régulières: Cruciales pour ajuster les tarifs à la réalité des coûts supportés par les établissements. La dernière enquête nationale des coûts utilisable date d'avant 2020 (crise COVID ayant perturbé la collecte de données). Une nouvelle est en cours, les résultats attendus l'année prochaine.
      • Le risque est la création de "rentes sur certaines activités" ou de "déficits chroniques" sur d'autres.
      • Coût de l'Intérim Hospitalier: Le coût n'est pas en tête mais reconnu comme un "motif de surcoût" important, pesant sur les déficits hospitaliers.
      • Des actions de régulation ont été mises en place (limites aux abus, plafonnement des tarifs).
      • L'intérim est aussi un "symptôme de difficulté de recrutement" et d'organisations hospitalières qui "surconsomment de la ressource humaine".
      • Rémunération des Professionnels de Santé: La question de l'équité des rémunérations entre les différents statuts (PH, libéral, intérim) et entre spécialités est soulevée. Le système actuel ne permet pas de garantir une égalisation des rémunérations.
      • Dispositifs Médicaux (DM):La Haute Autorité de Santé (HAS) évalue la "valeur en santé" des DM.
      • Le Comité Économique des Produits de Santé (CEPS) négocie les prix avec les industriels, basée sur l'évaluation de la HAS et la concurrence.
      • Une nouvelle technique qui n'apporte pas d'amélioration significative devrait permettre une baisse des coûts du soin.
      • Ces renégociations annuelles "ne sont pas des économies sèches" mais permettent de "limiter leur croissance" et sont souvent "recyclées dans la tarification de nouveaux produits qui arrivent qui apportent même un progrès".

      F. Sujets Spécifiques de Prise en Charge

      • Transports Sanitaires:La croissance des coûts est liée en partie à l'éloignement de l'offre de soins, qui est elle-même "avant tout le résultat du progrès médical" (nécessité d'accéder à des spécialités de haut niveau concentrées).
      • La recherche d'économies vise des "gains de productivité" (ex: transport partagé), sans réduire le périmètre de prise en charge par la Sécurité Sociale.
      • Affections de Longue Durée (ALD):Le taux de prise en charge par la Sécurité Sociale augmente sur le long terme (environ 80% aujourd'hui), en raison de l'augmentation du nombre d'ALD et de leur coût élevé.
      • Le Directeur évoque la possibilité de "recentrer" l'intervention de l'assurance maladie sur les patients les plus malades, mais met en garde contre le risque de ne plus couvrir suffisamment les "soins courants qui sont de nature à permettre d'éviter à nos concitoyens de rentrer dans une pathologie chronique".
      • Périnatalité:La périnatalité et l'obstétrique sont des activités fréquemment déficitaires pour les hôpitaux publics, en raison de la baisse de la natalité et d'une possible "désynchronisation entre le coût et ce qui est rémunéré".
      • L'actualisation de l'enquête de coût devrait permettre de rééchelonner les tarifs. Des "coups de pouce" tarifaires ont déjà été accordés ponctuellement à ces activités.
      • Accès aux Soins des Personnes en Situation d'Obésité:Problème persistant des coûts élevés des transports en ambulance bariatrique non urgents, qui restent à la charge des patients, entraînant un "non recours aux soins" et des situations "dramatiques".
      • Une "tarification spécifique" pour ces transports est à l'étude et "travaillée", mais sans délai précis.

      G. Enjeux Structurels du Financement

      • Coût du Ségur de la Santé: Le coût pour l'assurance maladie est d'environ 13 milliards d'euros cette année, la majorité étant des revalorisations salariales pérennes. Ce coût n'a pas été compensé par de nouveaux financements pour la Sécurité Sociale, expliquant en partie la dégradation de ses comptes.
      • Baisse des Cotisations et Équilibre Financier:Le Directeur pointe une "double aspiration contradictoire de nos concitoyens" : bénéficier d'une protection sociale toujours plus protectrice et payer moins de cotisations (via des exonérations ou des primes exonérées).
      • "On ne peut pas utiliser l'argent à deux objectifs", car "on ne peut pas vouloir à la fois payer moins d'impôts et avoir plus de protection sociale".
      • La "Grande Sécu":L'idée d'une fusion des différentes branches d'assurance maladie (et potentiellement l'intégration des mutuelles) est évoquée.
      • Avantages financiers: Gains potentiels estimés entre 3 et 6 milliards d'euros grâce à la réduction des "coûts de gestion très élevés" des assurances complémentaires (coûts d'acquisition, de publicité, d'affiliation/désaffiliation). L'assurance maladie obligatoire n'a pas ces coûts.
      • Inconvénients/Défis: Restructuration majeure du secteur des complémentaires (perte d'emplois), transformation des cotisations des complémentaires en "prélèvement obligatoire". C'est une piste "tellurique" et complexe.

      III. Citations Clés

      • "un déficit en 2025 euh qui confirmait à hauteur de 22 milliards d'euros pour l'ensemble de la sécurité sociale et sur ces 22 milliards d'euros euh la branche maladie euh représente 16 milliards d'euros de déficit"
      • "si l'on veut ramener à l'équilibre la branche maladie de la sécurité sociale dans les 4 ans qui viennent c'est un effort de l'ordre de 40 milliards d'euros qu'il nous faut réaliser"
      • "40 milliards d'euros c'est par exemple toute la dépense d'assurance maladie euh de remboursement de produits de santé donc de médicaments et dispositifs médicaux"
      • "il est absolument indispensable de ramener la sécurité sociale à l'équilibre et c'est pas une obsession comptable... c'est d'assurer tout simplement la pérennité de notre protection sociale qui est quand même un des piliers de notre de notre de notre République"
      • "financer notre protection sociale à crédit euh c'est aussi d'une certaine manière euh s'inscrire dans la négation de ce que de ce que sont les valeurs de notre protection sociale de la solidarité entre les générations"
      • "ma conviction c'est que vu l'ampleur de l'effort euh que je citais tout à l'heure on n'a pas d'autre choix sans doute que de combiner l'ensemble de ces leviers"
      • "un modèle de financement c'est avant tout un modèle d'allocation de ressources pas un modèle de c'est pas un mode de régulation de la dépense" (concernant la T2A)
      • "rechercher des entre guillemets gains de productivité ça n'est pas rechercher à à rémunérer je ne sais quel actionnaire de ce système de santé il n'y en a pas c'est chercher à assurer la pérennité de notre de notre système de protection sociale"
      • "les dépenses de santé évoluent à plus de 4 % par an ça n'est pas le résultat d'une forme de gabji ou de je ne sais quel gaspillage d'argent public c'est d'abord et avant tout le résultat de l'évolution de la démographie [...] de l'évolution épidémiologique [...] du progrès médical"
      • "on est en fait toujours un petit peu en retard par rapport à l'évolution des pratiques et l'évolution des technologies" (concernant la tarification des actes)
      • "l'intérim est aussi le symptôme de difficulté de recrutement"
      • "il est parfaitement naturel que les coûts de gestion de la science maladie complémentaire soient plus élevé que la science maladie obligatoire" (à propos de la "Grande Sécu")
      • "on peut pas on peut pas utiliser l'argent à à à deux objectifs hein cet argent soit il est c'est un gain de pouvoir d'achat immédiat soit il sert à assurer la ou à garantir l'ampleur de de la protection sociale dont nous bénéficions"
    1. Compte rendu détaillé : La formation des professionnels de santé et son impact sur l'accès aux soins

      Ce document synthétise les points clés soulevés lors de l'audition concernant l'organisation du système de santé et l'accès aux soins, avec un accent particulier sur la formation des professionnels de santé.

      Les discussions ont mis en lumière les défis actuels, les réformes en cours et les pistes de réflexion pour l'avenir.

      1. Le constat des difficultés d'accès aux soins

      • Le rapporteur souligne d'emblée la gravité de la situation : « 6 millions de nos concitoyens n'ont pas de médecin traitant et des territoires entiers peuvent être considérés comme des déserts médicaux ». Ce problème n'est pas propre à la France, mais une difficulté mondiale, particulièrement dans les zones éloignées des grands centres urbains. Au-delà du nombre, la question de la répartition territoriale et de la couverture du spectre des besoins de santé est cruciale.

      2. Le rôle central de la formation

      La formation des professionnels de santé, relevant en grande partie du ministère de l'enseignement supérieur, est identifiée comme un levier majeur pour améliorer la situation sanitaire. Les enjeux liés à la formation sont de trois ordres :

      • Quantitatif : Définir le nombre de professionnels à former. Bien que le ministère de la Santé soit prioritairement en charge de cette définition des besoins, c'est une question fondamentale et complexe. Il est noté que le numerus clausus est passé d'un point bas de 3500 par an dans les années 90 à près de 11000 aujourd'hui, mais un « effet retard » d'environ 10 ans existe entre le début de la formation et l'arrivée effective des médecins sur le terrain.
      • Qualitatif : Former des médecins capables de couvrir toutes les disciplines et champs de la santé, assurant une bonne répartition entre les spécialités et l'adéquation des compétences aux missions.
      • Territorial : Assurer une répartition équitable des médecins sur le territoire pour répondre aux besoins locaux, ce qui n'est « évidemment criant que ce n'est pas le cas aujourd'hui ».

      3. Les leviers d'action et réformes en cours

      Plusieurs mesures sont mises en œuvre ou envisagées pour améliorer la situation :

      • Diversification du recrutement : L'objectif est de recruter des jeunes issus de territoires d'origine et de milieux sociaux diversifiés. Cela passe par l'extension des « options santé dans les lycées », notamment pour les élèves les plus éloignés des carrières de santé. Ces options sont en phase d'expérimentation et les premiers retours sont très positifs, les lycéens ayant suivi ces options gérant mieux leur première année d'études de santé.
      • Décentralisation de la première année d'études de santé (PASS/LASS) : Une proposition phare est la possibilité d'avoir « une première année d'accès aux études de santé par département », y compris via des campus connectés. Cette mesure vise à rapprocher la formation des territoires et à envoyer un signal sur la répartition des professionnels. L'expérimentation débutera dès l'année prochaine.
      • Simplification des parcours d'accès : La réforme de la première année d'études, initiée en 2019, vise à rendre les parcours plus lisibles et moins socialement déterminants. Le système de la PACES présentait de nombreux inconvénients, notamment un taux d'échec élevé (2/3 des étudiants) et une mauvaise réponse aux besoins territoriaux. L'objectif est de réduire les redoublements et de diversifier les profils.
      • Adaptation aux réalités locales et modes d'exercice : Il est jugé essentiel que les étudiants découvrent les territoires et les différents modes d'exercice, ainsi que les disciplines sous-couvertes (personnes âgées, soins palliatifs, santé mentale, santé scolaire, santé au travail).
      • Généralisation des stages hors CHU : Actuellement, moins de 40 % des stages ont lieu en dehors des Centres Hospitaliers Universitaires. L'objectif est de changer cet état de fait pour que les stages se déroulent sur tout le territoire, avec la « généralisation d'un stage en dehors des CHU et en territoire soudance au cours de la formation en 2e ou 3e cycle ». Dès novembre 2026, la 4e année d'internat en médecine générale incitera les docteurs en formation à réaliser des stages en zone fortement sous-dense.
      • Développement professionnel continu et passerelles : Pour retenir les professionnels, il est nécessaire d'assurer un développement professionnel continu. Il faut aussi « faciliter les passerelles entre les formations pour permettre des évolutions de carrière ».

      4. Débats et pistes de réflexion complémentaires

      Plusieurs points ont fait l'objet de discussions approfondies :

      • L'alternance : Le concept d'une formation en alternance plus poussée, dès la première année, est évoqué par le rapporteur, citant l'exemple de médecins ruraux souhaitant former des jeunes en vue d'une reprise de patientèle. Le ministre tempère en soulignant les défis logistiques et la nature très théorique de la première année. Cependant, il reconnaît que la formation actuelle est déjà fortement basée sur la pratique en cycles supérieurs (« en 2e cycle aujourd'hui ils passent 50 % de leur temps en stage et en 3e cycle 80 % »). La 4e année d'internat est d'ailleurs une réponse à ce besoin de professionnalisation.
      • Les compétences non-médicales : La nécessité d'inclure des cours sur les « relations humaines » (management, communication) et l'« entrepreneuriat » (pour la médecine libérale) dès les premières années est soulignée par le rapporteur. Le ministre indique que ces sujets sont déjà abordés, notamment l'éthique dès le premier cycle et la gestion de cabinet en fin de troisième cycle, mais que les maquettes peuvent être améliorées.
      • La durée des études : Le rapporteur s'interroge sur la possibilité de raccourcir les études, citant l'Allemagne et la Suède où les durées sont différentes. Le ministre précise que les diplômes belges et allemands de 6 ans ne confèrent pas un exercice complet de la médecine, et que le premier cycle français est jugé incompressible en raison de disciplines fondamentales. L'allongement d'un an de la formation en médecine générale est justifié par la complexité croissante de l'exercice et la contribution des docteurs juniors à la force de travail dès la 4e année.
      • La territorialisation de l'internat : La question du fléchage des internes, majoritairement vers les CHU, est un enjeu majeur pour les hôpitaux de province. L'obligation de stages en zones sous-denses est une première réponse, mais la réflexion se poursuit sur des mécanismes plus justes.
      • La suppression du concours de première année : Le rapporteur propose de supprimer le concours de première année, jugé trop sélectif, socialement discriminant (coût des prépas privées) et inadapté pour évaluer une carrière de 10 ans. Le ministre partage cette vision d'une plus grande ouverture et de donner « plusieurs chances à des étudiants », permettant de rebondir après un premier échec en licence non-médicale. Il reconnaît toutefois la difficulté de cette transition en France en raison du « culte dans les dans mais y compris des parents paradoxalement de du concours de la note ».
      • L'orientation vers les spécialités : Le système actuel laisse aux étudiants le choix de leur spécialité, ce qui entraîne des déséquilibres (ex: difficulté à attirer les étudiants vers la psychiatrie). Deux approches sont envisagées : réduire les marges de flexibilité ou revaloriser l'attractivité des spécialités moins choisies.
      • Le retour des certificats d'études spécialisées (CES) : La possibilité de réintroduire des spécialisations intermédiaires entre la médecine générale et l'hyperspécialisation CHU est évoquée comme une piste pour améliorer la prise en charge des patients et éviter des consultations inutiles chez des hyperspécialistes.

      5. Coût de la formation

      Le ministre n'est pas en mesure de donner le coût précis de la formation d'un médecin. Le coût moyen d'un étudiant toutes filières confondues est d'environ 12 000 euros par an, mais il précise que les étudiants en santé contribuent aussi directement au système de soins via leurs stages.

      En conclusion, la France est engagée dans une série de réformes visant à résoudre la crise de l'accès aux soins par une refonte profonde de la formation des professionnels de santé, axée sur la décentralisation, la diversification des parcours, l'intégration de la pratique et une meilleure anticipation des besoins territoriaux et des compétences futures.

    1. Compte Rendu Détaillé de l'Audition du Ministre de la Santé et de l'Accès aux Soins

      Introduction et Contexte

      Cette audition, menée par une commission d'enquête parlementaire, vise à échanger sur le système de santé français et l'accès aux soins, ainsi que sur les évolutions possibles pour améliorer son efficience et sa soutenabilité.

      Le Ministre de la Santé et de l'Accès aux Soins, Yannick Neuder, a souligné que l'accès aux soins est "le plus grand et le plus important défi de notre système de santé", une priorité mais aussi une "préoccupation" pour les Français confrontés à "des délais inacceptables, à des distances infranchissables, à des découragements silencieux".

      Il a insisté sur la nécessité de mobiliser "tous les leviers dans une action globale qui mobilise tous les acteurs" et de "rebâtir les organisations à la hauteur des défis et de notre époque" (vieillissement de la population, maladies chroniques, nouvelles attentes).

      I. La Formation des Professionnels de Santé : Un Axe Majeur de la Politique du Ministre

      La formation est placée au "centre de gravité" de l'action du Ministre, avec le triptyque "former plus, former mieux, former partout".

      Augmentation des Capacités de Formation :

      • Quatrième année d'internat de médecine générale : Cette mesure vise à injecter 3 700 "docteurs juniors" dans les circonscriptions dès novembre 2026. L'objectif est de les positionner "en libéral" sur les territoires, et non dans les services hospitaliers, pour renforcer l'offre de soins de ville. Le Ministre reconnaît que cette quatrième année ne fait pas l'unanimité parmi les syndicats de médecins et "il faudra savoir évaluer l'intérêt de de cette 4e année de médecine".
      • Réforme des voies d'accès aux études de santé : Inclut la suppression définitive du numerus clausus (désormais numerus apertus, et en voie d'être totalement supprimé, avec un vote au Sénat prévu le 17 juin).

      L'objectif est d'adapter les besoins en formation aux réalités territoriales et aux capacités des universités, tout en renforçant les moyens alloués à la formation. * Retour des étudiants français formés à l'étranger : Le Ministre estime qu'environ 10 000 étudiants français partis en Belgique, Pologne, Roumanie pourraient être réintégrés.

      Il s'interroge sur la "souveraineté sanitaire" de la France, 7ème puissance mondiale, dépendante d'autres pays pour la formation de ses soignants (ex: 54% des dentistes inscrits en France sont formés à l'étranger).

      • Augmentation des places en formation paramédicale : Plus 5 870 places en IFSI depuis 2020.
      • Chiffres clés et perspectives : 9 000 médecins formés cette année, 10 900 l'an prochain. En incluant les médecins à diplôme hors Union européenne (PADU) et les étudiants français formés à l'étranger, l'objectif est d'atteindre "50 000 médecins supplémentaires en 2027" (33 000 en formation initiale, 12 000 PADU, 5 000 étudiants de l'étranger).

      Adaptation des Cursus et Compétences :

      • Management et relations humaines : Le Ministre, ancien chef de pôle, reconnaît le manque de formation des médecins sur les aspects managériaux, comptables, administratifs et relationnels, que ce soit en libéral (gestion d'entreprise) ou à l'hôpital (gestion de pôle). Il salue la suggestion d'intégrer des cours sur ces sujets.
      • Décentralisation des études : L'idée d'une première année dans chaque département est saluée comme novatrice et comme une réponse à la décentralisation.

      L'objectif est de familiariser les futurs médecins avec les réalités des territoires ruraux dès le début de leurs études.

      • Alternance et stages : Le Ministre est favorable à ce que le deuxième cycle des études médicales (dès la 4ème année) puisse se faire en ville plutôt qu'exclusivement à l'hôpital, pour rapprocher les étudiants du terrain. Cependant, il insiste sur la nécessité de maintenir un "socle de connaissance fondamental" (physiologie, anatomie, biochimie) qui ne peut s'apprendre en alternance dès la 2ème année.
      • Passerelles professionnelles : Les passerelles sont jugées "extrêmement importantes" pour permettre aux professionnels paramédicaux d'évoluer vers le métier de médecin, notamment pour attirer vers des spécialités peu attractives (santé publique, médecine du travail, gériatrie, soins palliatifs, psychiatrie).

      De même, les doubles cursus (ingénieur-médecin) sont encouragés face à l'évolution technologique (IA, radiologie, biophysique). * Causes Historiques des "Déserts Médicaux" : Le Ministre attribue la pénurie actuelle à plusieurs facteurs : * Un numerus clausus trop bas (3 500 en 1993), n'ayant pas anticipé l'augmentation de la population (+15 millions d'habitants depuis les années 70, avec un nombre de formations similaire). * Le vieillissement de la population et l'émergence des maladies chroniques (ex: 10% de diabétiques à La Réunion). * Le changement du rapport au travail des professionnels de santé (impact des 35 heures, nécessité de 2,3 médecins pour remplacer un généraliste partant à la retraite). Le Ministre cite: "il est préférable de demander peu à beaucoup de médecins que demander beaucoup à très peu".

      II. Le Rôle et la Gouvernance des Agences Régionales de Santé (ARS)

      Le rôle des ARS est au cœur des discussions, avec des perceptions contrastées.

      • Critiques et Perceptions : Bien que le Ministre salue le travail des ARS comme les "bras armés" du ministère, la commission d'enquête a relevé une perception "unanime" des ARS comme une "structure énorme, très déconnectée du terrain", avec une communication "hyper compliquée", en décalage avec la volonté du Ministre de travailler en proximité avec les élus.
      • Réduction des Effectifs et Augmentation des Missions : Les ARS ont vu leurs effectifs baisser de 15% depuis leur création en 2010 (de 9 500 à environ 8 000 ETP en 2025), alors même que leurs missions ont augmenté. La répartition des ETP montre une forte concentration sur la "santé publique veille" (2 300 ETP) et l'"offre de soins" (1 800 ETP).
      • Amélioration de la Proximité : Le Ministre souhaite renforcer les liens entre les élus locaux et les représentants des ARS, notamment les directeurs départementaux. Il a d'ailleurs organisé une réunion inédite avec préfets, directeurs généraux et directeurs départementaux des ARS pour décloisonner le travail. Il estime que le département est l'"air géographique le plus efficient" pour une proximité accrue.
      • Repositionnement des Missions : La question est posée de savoir si les ARS devraient se concentrer davantage sur l'offre de soins. Le Ministre suggère de "creuser" la possibilité de rapprocher la mission "environnementale" des préfectures, ce qui permettrait aux ARS de se concentrer sur l'offre de soins et le médico-social.
      • Statut des Directeurs Départementaux : La proposition de créer un "sous-préfet sanitaire" est évoquée pour valoriser l'échelon départemental et améliorer l'attractivité des métiers de l'ARS, en lien avec les compétences des préfectures en aménagement du territoire. Le Ministre se dit favorable à une réorganisation pour un meilleur service rendu à la population et à des services de l'État "le plus déconcentrés possible".
      • Dépendance et Prévention : Le rapporteur propose de confier la gestion totale de la dépendance aux départements et la prévention aux EPCI.
      • Dépendance : Le Ministre est plus préoccupé par le "mode de financement" de la dépendance que par l'attribution de la compétence. Il souligne l'hétérogénéité des départements en termes de richesse et donc de capacité à financer cette compétence.
      • Prévention : Le Ministre n'est pas "convaincu" que les soignants soient les "meilleurs effecteurs de la prévention". Il insiste sur le rôle crucial des maires ("capital sympathie et confiance auprès des élus le plus fort c'est le maire") et d'autres professions de santé de proximité comme les biologistes et les pharmaciens.

      III. Financement du Système de Santé et Lutte Contre la Fraude

      • Sécurité Sociale en Danger : Le Ministre alerte sur l'avenir de la Sécurité Sociale, avec une CADES (Caisse d'Amortissement de la Dette Sociale) "quasiment remplie" (231 milliards d'euros de dette résiduelle) et une COSS (Caisse Nationale d'Assurance Maladie) confrontée à des risques de financement dès 2027 (selon la Cour des Comptes).
      • Mutualisation des Caisses et des Mutuelles : La proposition d'une "grande sécutualisation" des différentes caisses et des mutuelles, qui pourrait générer 3 à 6 milliards d'euros d'économies sans désavantage pour les citoyens, est soulevée. Le Ministre reconnaît que le sujet a déjà été évoqué il y a une dizaine d'années et rappelle que la Sécurité Sociale a été créée dans un contexte de rassemblement national.
      • Lutte Contre la Fraude : Le Ministre identifie la lutte contre la fraude comme un levier majeur. La fraude est estimée à 13,5 milliards d'euros. Le Ministre souhaite porter l'objectif de retour sur les fraudes indues de 700 millions d'euros en 2024 à 1,5 milliard d'euros en 2026. Il propose d'utiliser l'intelligence artificielle pour croiser les données entre l'assurance maladie obligatoire et complémentaire, de généraliser la carte Vitale digitalisée, et de rendre les arrêts de travail et ordonnances infalsifiables.
      • Prévention comme Investissement : Le Ministre voit la prévention (qui représente environ 8 milliards d'euros dans le compte de la Cnam) comme un "investissement" : "un € investi dans la prévention c'est 10 € de moins consommé dans le soin". Il déplore le faible taux de dépistage des cancers (moins de 50% de la cible) et la non-atteinte des objectifs de vaccination.
      • Stabilité Ministérielle : Le Ministre souligne l'instabilité ministérielle ("4e ministre de la santé en 2024 avec des durées de vie de parfois 2 3 mois") comme un obstacle à la mise en œuvre de réformes structurelles profondes.

      IV. Gouvernance des Hôpitaux

      • Relations Directeur / PCME : Le Ministre estime que la relation entre le directeur d'hôpital et le président de la Commission Médicale d'Établissement (PCME) doit être une "affaire de personnes" et un "couple qui doit faire avancer les choses". Il rejette l'idée d'un "enjeu de pouvoir" et met en avant les exemples de réussite.
      • Délégation de Gestion : Plutôt que de renforcer le pouvoir hiérarchique, le Ministre privilégie la "délégation de gestion" au niveau des pôles et des services. Il souhaite donner plus d'autonomie au "trio de pôle" (chef de pôle, cadre paramédical, directeur administratif) pour gérer les ressources humaines et les moyens, tout en maintenant le contrôle.
      • Rôle du CNG (Centre National de Gestion) : Le CNG, qui gère les carrières et le pouvoir disciplinaire des praticiens hospitaliers au niveau national, est perçu comme éloigné du terrain et entraînant des délais longs.

      Le rapporteur suggère de transférer le règlement des conflits aux conseils de l'ordre départementaux.

      Le Ministre reconnaît une différence de traitement entre PH (CNG) et HU (juridiction universitaire). * Pénurie de Médecins et Pouvoir : La pénurie de médecins est reconnue comme ayant inversé le rapport de pouvoir, donnant aux médecins une influence significative et la possibilité de "chantage" en raison de la facilité de départ. * GHT (Groupements Hospitaliers de Territoire) : Les GHT sont vus comme une solution pour les petits hôpitaux, souvent plus "médico-dépendants" et confrontés à des problématiques différentes des CHU.

      Une "deuxième génération de GHT" pourrait favoriser la collaboration territoriale et réduire les tensions.

      V. Relations Public-Privé et Médecine de Ville

      • Collaboration Nécessaire : Le Ministre rejette la "gué-guerre" entre le public et le privé, estimant que la "subsidiarité" est essentielle.

      Il souligne que dans certains territoires, l'offre d'hospitalisation est uniquement privée, et l'hôpital public ne pourrait pas absorber le flux si elle disparaissait. Il souhaite réunir les PCME et directeurs, y compris du privé, pour envisager des projets de territoire. * Permanence des Soins (PDSES) : Le Ministre appelle à la vigilance sur la permanence des soins, notamment la nuit profonde, pour éviter de mobiliser des moyens disproportionnés par rapport aux besoins réels. Il souligne également les limites à la mutualisation des équipes et du matériel entre le public et le privé pour des actes techniques d'urgence, où la sécurité du patient prime. Il juge que "sur le papier ça fonctionne mais dans la réalité c'est pas ça". * Accès aux Médicaments : La pénurie de médicaments est un "enjeu qui dépasse largement la problématique française", nécessitant une solution à l'échelle européenne.

      La relocalisation des entreprises pharmaceutiques est cruciale, mais la dépendance aux principes actifs produits en Asie ou aux États-Unis est une réalité.

      Le Ministre a pris des mesures nationales (substitution, interdiction d'export, préparation magistrale, dispensation à l'unité), mais leur efficacité est limitée sans la "souveraineté de production". * Dispensation à l'Unité : Le Ministre réaffirme que la dispensation à l'unité en cas de pénurie est autorisée par la loi et qu'aucun pharmacien ne devrait être sanctionné pour son application. Il a cependant clarifié un cas spécifique où des pharmaciens ont été sanctionnés pour des motifs disciplinaires plus larges et non pour cette pratique.

      VI. Points Divers et Transversaux

      • Application des Lois Antérieures : Le Ministre s'engage sur la sortie des décrets nécessaires à l'application de lois antérieures, notamment sur les Infirmières en Pratique Avancée (IPA) et la 4ème année d'internat de médecine générale, avant l'été. Le décret sur l'ouverture du CESP (Contrat d'Engagement de Service Public) dès la 2ème année est prévu pour juin, et la limitation du cumul des aides à l'installation a été publiée le 12 mars.
      • Prévention des Inégalités Sociales dans l'Accès aux Études : Le Ministre insiste sur l'importance de démocratiser l'accès aux études de santé, rappelant qu'à son époque, seulement 3% des étudiants étaient issus du monde ouvrier. La première année de médecine dans chaque département est une mesure clé pour tendre la main à ces étudiants.
      • Flexibilité et Évaluation : Face à l'évolution constante de la population, des pathologies chroniques, du rapport au travail et de la médecine (IA, exercice pluriprofessionnel), le Ministre juge "difficile" de définir un "nombre idéal" de médecins. Il privilégie la "flexibilité" et l'évaluation des mesures mises en place sur le court terme.
      • En conclusion, le Ministre a exposé une feuille de route axée sur la formation, la réorganisation territoriale et la modernisation du système de santé, tout en reconnaissant les défis complexes et les interdépendances internationales.
    1. Author response:

      The following is the authors’ response to the original reviews.

      Reviewer #1 (Public Review)>

      Summary:

      This research group has consistently performed cutting-edge research aiming to understand the role of hormones in the control of social behaviors, specifically by utilizing the genetically tractable teleost fish, medaka, and the current work is no exception. The overall claim they make, that estrogens modulate social behaviors in males and females is supported, with important caveats. For one, there is no evidence these estrogens are generated by "neurons" as would be assumed by their main claim that it is NEUROestrogens that drive this effect. While indeed the aromatase they have investigated is expressed solely in the brain, in most teleosts, brain aromatase is only present in glial cells (astrocytes, radial glia). The authors should change this description so as not to mislead the reader. Below I detail more specific strengths and weaknesses of this manuscript.

      We thank the reviewer for this very positive evaluation of our work and greatly appreciate their helpful comments and suggestions for improving the manuscript. We agree with the comment that the term “neuroestrogens” is misleading. Therefore, we have replaced “neuroestrogens” with “brain-derived estrogens” or “brain estrogens” throughout the manuscript, including the title.

      In the following sections, “neuroestrogens” has been revised to align with the surrounding context.

      Line 21: “in the brain, also known as neuroestrogens,” → “in the brain.”

      Line 28: “neuroestrogens” → “these estrogens.”

      Line 30: “mechanism of action of neuroestrogens” → “mode of action of brain-derived estrogens.”

      Line 43: “brain-derived estrogens, also called neuroestrogens,” → “estrogens.”

      Line 74: “neuroestrogen synthesis is selectively impaired while gonadal estrogen synthesis remains intact” → “estrogen synthesis in the brain is selectively impaired while that in the gonads remains intact.”

      Line 77: “neuroestrogens” → “these estrogens.”

      Line 335: “levels of neuroestrogens” → “brain estrogen levels.”

      Line 338: “neuroestrogens” → “these estrogens.”

      Line 351: “neuroestrogens” → “these estrogens.”

      Line 357: “neuroestrogen action” → “the action of brain-derived estrogens.”

      Line 359: “neuroestrogens” → “estrogen synthesis in the brain.”

      Line 390: “active synthesis of neuroestrogens” → “active estrogen synthesis in the brain.”

      Line 431: “neuroestrogens” → “estrogens in the brain.”

      Line 431: “neuroestrogen action” → “the action of brain-derived estrogens.”

      Line 433: “neuroestrogen action” → “their action.”

      Strengths:

      Excellent use of the medaka model to disentangle the control of social behavior by sex steroid hormones.

      The findings are strong for the most part because deficits in the mutants are restored by the molecule (estrogens) that was no longer present due to the mutation.

      Presentation of the approach and findings are clear, allowing the reader to make their own inferences and compare them with the authors'.

      Includes multiple follow-up experiments, which lead to tests of internal replication and an impactful mechanistic proposal.

      Findings are provocative not just for teleost researchers, but for other species since, as the authors point out, the data suggest mechanisms of estrogenic control of social behaviors may be evolutionarily ancient.

      We again thank the reviewer for their positive evaluation of our work.

      Weaknesses:

      (1) As stated in the summary, the authors attribute the estrogen source to neurons and there isn't evidence this is the case. The impact of the findings doesn't rest on this either.

      As noted in Response to reviewer #1’s summary comment, we have replaced “neuroestrogens” with “brain-derived estrogens” or “brain estrogens” throughout the manuscript.

      Line 63: We have also added the text “In teleost brains, including those of medaka, aromatase is exclusively localized in radial glial cells, in contrast to its neuronal localization in rodent brains (18– 20).” Following this addition, “This observation suggests” in the subsequent sentence has been replaced with “These observations suggest.”

      The following references (#18–20), cited in the newly added text above, have been included in the reference list, with other references renumbered accordingly:

      P. M. Forlano, D. L. Deitcher, D. A. Myers, A. H. Bass, Anatomical distribution and cellular basis for high levels of aromatase activity in the brain of teleost fish: aromatase enzyme and mRNA expression identify glia as source. J. Neurosci. 21, 8943–8955 (2001).

      N. Diotel, Y. Le Page, K. Mouriec, S. K. Tong, E. Pellegrini, C. Vaillant, I. Anglade, F. Brion, F. Pakdel, B. C. Chung, O. Kah, Aromatase in the brain of teleost fish: expression, regulation and putative functions. Front. Neuroendocrinol. 31, 172–192 (2010).

      A. Takeuchi, K. Okubo, Post-proliferative immature radial glial cells female-specifically express aromatase in the medaka optic tectum. PLoS One 8, e73663 (2013).

      (2) The d4 versus d8 esr2a mutants showed different results for aggression. The meaning and implications of this finding are not discussed, leaving the reader wondering.

      Line 282: As the reviewer correctly noted, circles were significantly reduced in mutant males of the Δ8 line, whereas no significant reduction was observed in those of the Δ4 line. However, a tendency toward reduction was evident in the Δ4 line (P = 0.1512), and both lines showed significant differences in fin displays. Based on these findings, we believe our conclusion that esr2a<sup>−/−</sup> males exhibit reduced aggression remains valid. To clarify this point and address potential reader concerns, we have revised the text as follows: “esr2a<sup>−/−</sup> males from both the Δ8 and Δ4 lines exhibited significantly fewer fin displays than their wildtype siblings (P = 0.0461 and 0.0293, respectively). Circles followed a similar pattern, with a significant reduction in the Δ8 line (P = 0.0446) and a comparable but non-significant decrease in the Δ4 line (P = 0.1512) (Fig. 5L; Fig. S8E), showing less aggression.”

      (3) Lack of attribution of previously published work from other research groups that would provide the proper context of the present study.

      In response to this and other comments from this reviewer, we have revised the Introduction and Discussion sections as follows.

      Line 56: “solely responsible” in the Introduction has been modified to “largely responsible”.

      Line 57: “This is consistent with the recent finding in medaka fish (Oryzias latipes) that estrogens act through the ESR subtype Esr2b to prevent females from engaging in male-typical courtship (10)” has been revised to “This is consistent with recent observations in a few teleost species that genetic ablation of AR severely impairs male-typical behaviors (13–16) and with findings in medaka fish (Oryzias latipes) that estrogens act through the ESR subtype Esr2b to prevent females from engaging in maletypical courtship (12)” to include previous studies on the behavior of AR mutant fish (Yong et al., 2017; Alward et al., 2020; Ogino et al., 2023; Nishiike and Okubo, 2024) in the Introduction.

      Line 65: “It is worth mentioning that systemic administration of estrogens and an aromatase inhibitor increased and decreased male aggression, respectively, in several teleost species, potentially reflecting the behavioral effects of brain-derived estrogens (21–24)” has been added to the Introduction. This addition provides an overview of previous studies on the effects of estrogens and aromatase on male fish aggression (Hallgren et al., 2006; O’Connell and Hofmann, 2012; Huffman et al., 2013; Jalabert et al., 2015).

      Line 367: “treatment of males with an aromatase inhibitor reduces their male-typical behaviors (31– 33)” has been edited to read “treatment of males with an aromatase inhibitor reduces their male-typical behaviors, while estrogens exert the opposite effect (21–24).”

      After the revisions described above, the following references (#13, 14, and 22) have been added to the reference list, with other references renumbered accordingly:

      L. Yong, Z. Thet, Y. Zhu, Genetic editing of the androgen receptor contributes to impaired male courtship behavior in zebrafish. J. Exp. Biol. 220, 3017–3021 (2017).

      B. A. Alward, V. A. Laud, C. J. Skalnik, R. A. York, S. A. Juntti, R. D. Fernald, Modular genetic control of social status in a cichlid fish. Proc. Natl. Acad. Sci. U.S.A. 117, 28167–28174 (2020).

      L. A. O’Connell, H. A. Hofmann, Social status predicts how sex steroid receptors regulate complex behavior across levels of biological organization. Endocrinology 153, 1341–1351 (2012).

      (4) There are a surprising number of citations not included; some of the ones not included argue against the authors' claims that their findings were "contrary to expectation".

      Line 68: As detailed in Response to reviewer #1’s comment 3 on weaknesses, we have cited previous studies on the effects of estrogens and aromatase on male fish aggression (Hallgren et al., 2006; O’Connell and Hofmann, 2012; Huffman et al., 2013; Jalabert et al., 2015) in the Introduction.

      The following revisions have also been made to avoid phrases such as “contrary to expectation” and “unexpected.”

      Line 76: “Contrary to our expectations” → “Remarkably.”

      Line 109: “Contrary to this expectation, however” → “Nevertheless.”

      Line 135: “Again, contrary to our expectation, cyp19a1b<sup>−/−</sup> males” → “cyp19a1b<sup>−/−</sup> males.”

      Line 333: “unexpected” → “noteworthy.”

      Line 337: “unexpected” → “notable.”

      (5) The experimental design for studying aggression in males has flaws. A standard test like a resident intruder test should be used.

      We agree that the resident-intruder test is the most commonly used method for assessing aggression. However, medaka form shoals and lack strong territoriality, and even slight dominance differences between the resident and the intruder can increase variability in the results, compromising data consistency. Therefore, in this study, we adopted an alternative approach: placing four unfamiliar males together in a tank and quantifying aggressive interactions in total. This method allows for the assessment of aggression regardless of territorial tendencies, making it more appropriate for our investigation.

      (6) While they investigate males and females, there are fewer experiments and explanations for the female results, making it feel like a small addition or an aside.

      We agree that the data and discussion for females are less extensive than for males. However, we have previously elucidated the mechanism by which estrogen/Esr2b signaling promotes female mating behavior (Nishiike et al., 2021, Curr Biol, 1699–1710). Accordingly, it follows that the new insights into female behavior gained from the cyp19a1b knockout model are more limited than those for males. Nevertheless, when combined with our prior findings, the female data in this study offer valuable insights, and the overall mechanism through which estrogens promote female mating behavior is becoming clearer. Therefore, we do not consider the female data in this study to be incomplete or merely supplementary.

      (7) The statistics comparing "experimental to experimental" and "control to experimental" aren't appropriate.

      The reviewer raises concerns about the statistical analysis used for Figures 4C and 4E, suggesting that Bonferroni’s test should be used instead of Dunnett’s test. However, Dunnett’s test is commonly used to compare treatment groups to a reference group that receives no treatment, as in our study. Since we do not compare the treated groups with each other, we believe Dunnett’s test is the most appropriate choice.

      Line 619: The reviewer’s concern may have arisen from the phrase “comparisons between control and experimental groups” in the Materials and Methods. We have revised it to “comparisons between untreated and E2-treated groups in Fig. 4, C and D” for clarity.

      Reviewer #2 (Public Review):

      Summary:

      The novelty of this study stems from the observations that neuro-estrogens appear to interact with brain androgen receptors to support male-typical behaviors. The study provides a step forward in clarifying the somewhat contradictory findings that, in teleosts and unlike other vertebrates, androgens regulate male-typical behaviors without requiring aromatization, but at the same time estrogens appear to also be involved in regulating male-typical behaviors. They manipulate the expression of one aromatase isoform, cyp19a1b, that is purported to be brain-specific in teleosts. Their findings are important in that brain estrogen content is sensitive to the brain-specific cyp19a1b deficiency, leading to alterations in both sexual behavior and aggressive behavior. Interestingly, these males have relatively intact fertility rates, despite the effects on the brain.

      We thank this reviewer for their positive evaluation of our work and constructive comments, which we found very helpful in improving the manuscript.

      That said, the framing of the study, the relevant context, and several aspects of the methods and results raise concerns. Two interpretations need to be addressed/tempered:

      (1) that the rescue of cyp19a1b deficiency by tank-applied estradiol is not necessarily a brain/neuroestrogen mode of action, and

      Line 155: cyp19a1b-deficient males exhibited a severe reduction in brain E2 levels, yet their peripheral E2 levels remained comparable to those in wild-type males. Given this hormonal milieu and the lack of behavioral change in wild-type males following E2 treatment, the observed recovery of mating behavior in cyp19a1b-deficient males following E2 treatment can be best explained by the restoration of brain E2 levels. However, as the reviewer pointed out, we cannot rule out the possibility that bath-immersed E2 influenced behavior through an indirect peripheral mechanism. To address this concern, we have modified the text as follows: “These results suggest that reduced E2 in the brain is the primary cause of the mating defects, highlighting a pivotal role of brain-derived estrogens in male mating behavior. However, caution is warranted, as an indirect peripheral effect of bath-immersed E2 on behavior cannot be ruled out, although this is unlikely given the comparable peripheral E2 levels in cyp19a1b-deficient and wild-type males. In contrast to mating.”

      (2) the large increases in peripheral and brain androgen levels in the cyp19a1b deficient animals imply some indirect/compensatory effects of lifelong cyp19a1b deficiency.

      As stated in line 151, androgen/AR signaling has a strong facilitative effect on male-typical behaviors in teleosts. If increased androgen levels in the periphery and brain affected behavior, the expected effect would be facilitative. However, cyp19a1b-deficient males exhibited impaired male-typical behaviors, suggesting that elevated androgen levels were unlikely to be responsible. Although chronic androgen elevation could cause androgen receptor desensitization, which could lead to behavioral suppression, our long-term androgen treatments have consistently promoted, rather than inhibited, male-typical behaviors (e.g., Nishiike et al., Proc Natl Acad Sci USA 121:e2316459121). Hence, this possibility is also highly unlikely.

      Reviewer #3 (Public Review):

      Summary:

      Taking advantage of the existence in fish of two genes coding for estrogen synthase, the enzyme aromatase, one mostly expressed in the brain (Cyp19a1b) and the other mostly found in the gonads (Cyp19a1a), this study investigates the role of neuro-estrogens in the control of sexual and aggressive behavior in teleost fish. The constitutive deletion of Cyp19a1b reduced brain estrogen content by 87% in males and about 50% in females. It led to reduced sexual and aggressive behavior in males and reduced sexual behavior in females. These effects are reversed by adult treatment with estradiol thus indicating that they are activational in nature. The deletion of Cyp19a1b is associated with a reduced expression of the genes coding for the two androgen receptors, ara, and arb, in brain regions involved in the regulation of social behavior. The analysis of the gene expression and behavior of mutants of estrogen receptors indicates that these effects are likely mediated by the activation of the esr1 and esr2a isoforms. These results provide valuable insight into the role of neuro-estrogens in social behavior in the most abundant vertebrate taxa. While estrogens are involved in the organization of the brain and behavior of some birds and rodents, neuro-estrogens appear to play an activational role in fish through a facilitatory action of androgen signaling.

      We thank this reviewer for their positive evaluation of our work and comments that have improved the manuscript.

      Strengths:

      Evaluation of the role of brain "specific" Cyp19a1 in male teleost fish, which as a taxa are more abundant and yet proportionally less studied than the most common birds and rodents. Therefore, evaluating the generalizability of results from higher vertebrates is important. This approach also offers great potential to study the role of brain estrogen production in females, an understudied question in all taxa.

      Results obtained from multiple mutant lines converge to show that estrogen signaling drives aspects of male sexual behavior.

      The comparative discussion of the age-dependent abundance of brain aromatase in fish vs mammals and its role in organization vs activation is important beyond the study of the targeted species.

      We again thank the reviewer for their positive evaluation of our work.

      Weaknesses:

      (1) The new transgenic lines are under-characterized. There is no evaluation of the mRNA and protein products of Cyp19a1b and ESR2a.

      We did not directly assess the function of cyp19a1b and esr2a in our mutant fish. However, the observed reduction in brain E2 levels, with no change in peripheral E2 levels, in cyp19a1b-deficient fish strongly supports the loss of cyp19a1b function. This is stated in the Results section (line 97) as follows: “These results show that cyp19a1b-deficient fish have reduced estrogen levels coupled with increased androgen levels in the brain, confirming the loss of cyp19a1b function.”

      Line 473: A previous study reported that female medaka lacking esr2a fail to release eggs due to oviduct atresia (Kayo et al., 2019, Sci Rep 9:8868). Similarly, in this study, some esr2a-deficient females exhibited spawning behavior but were unable to release eggs, although the sample size was limited (Δ8 line: 2/3; Δ4 line: 1/1). In contrast, this was not observed in wild-type females (Δ8 line: 0/12; Δ4 line: 0/11). These results support the effective loss of esr2a function. To incorporate this information into the manuscript, the following text has been added to the Materials and Methods: “A previous study reported that esr2a-deficient female medaka cannot release eggs due to oviduct atresia (59). Likewise, some esr2a-deficient females generated in this study, despite the limited sample size, exhibited spawning behavior but were unable to release eggs (Δ8 line: 2/3; Δ4 line: 1/1), while such failure was not observed in wild-type females (Δ8 line: 0/12; Δ4 line: 0/11). These results support the effective loss of esr2a function.”

      The following reference (#59), cited in the newly added text above, have been included in the reference list:

      D. Kayo, B. Zempo, S. Tomihara, Y. Oka, S. Kanda, Gene knockout analysis reveals essentiality of estrogen receptor β1 (Esr2a) for female reproduction in medaka. Sci. Rep. 9, 8868 (2019).

      (2) The stereotypic sequence of sexual behavior is poorly described, in particular, the part played by the two sexual partners, such that the conclusions are not easily understandable, notably with regards to the distinction between motivation and performance.

      Line 103: To provide a more detailed description of medaka mating behavior, we have revised the text from “The mating behavior of medaka follows a stereotypical pattern, wherein a series of followings, courtship displays, and wrappings by the male leads to spawning” to “The mating behavior of medaka follows a stereotypical sequence. It begins with the male approaching and closely following the female (following). The male then performs a courtship display, rapidly swimming in a circular pattern in front of the female. If the female is receptive, the male grasps her with his fins (wrapping), culminating in the simultaneous release of eggs and sperm (spawning).”

      (3) The behavior of females is only assessed from the perspective of the male, which raises questions about the interpretation of the reduced behavior of the males.

      In medaka, female mating behavior is largely passive, except for rejecting courtship attempts and releasing eggs. Therefore, its analysis relies on measuring the latency to receive following, courtship displays, or wrappings from the male and the frequency of courtship rejection or wrapping refusal. We understand the reviewer’s perspective that cyp19a1b-deficient females might not be less receptive but instead less attractive to males, potentially leading to reduced male mating efforts. However, since these females are approached and followed by males at levels comparable to wild-type females, this possibility appears unlikely. Moreover, cyp19a1b-deficient females tend to avoid males and exhibit a slightly female-oriented sexual preference. While these traits are closely associated with reduced sexual receptivity, they do not readily align with reduced sexual attractiveness. Therefore, it is more plausible to conclude that these females have decreased receptivity rather than being less attractive to males.

      (4) At no point do the authors seem to consider that a reduced behavior of one sex could result from a reduced sensory perception from this sex or a reduced attractivity or sensory communication from the other sex.

      Line 112: As noted above, the impaired mating behavior of cyp19a1b-deficient females is unlikely to be due to reduced attractiveness to males. Similarly, mating behavior tests using esr2b-deficient females as stimulus females suggest that the impaired mating behavior of cyp19a1b-deficient males cannot be attributed to reduced attractiveness to females. However, the possibility that their impaired mating behavior could be attributed to altered cognition or sexual preference cannot be ruled out. To reflect this in the manuscript, we have revised the text “, suggesting that they are less motivated to mate” to “. These results suggest that they are less motivated to mate, though an alternative interpretation that their cognition or sexual preference may be altered cannot be dismissed.”

      (5) Aspects of the methods are not detailed enough to allow proper evaluation of their quality or replication of the data.

      In response to this and other specific comments from this reviewer, we have revised the Materials and Methods section to include more detailed descriptions of the methods.

      Line 469: The following text has been added to describe the method for domain identification in medaka Esr2a: “The DNA- and ligand-binding domains of medaka Esr2a were identified by sequence alignment with yellow perch (Perca flavescens) Esr2a, for which these domain locations have been reported (58).”

      The following reference (#58), cited in the newly added text above, have been included in the reference list:

      S. G. Lynn, W. J. Birge, B. S. Shepherd, Molecular characterization and sex-specific tissue expression of estrogen receptor α (esr1), estrogen receptor βa (esr2a) and ovarian aromatase (cyp19a1a) in yellow perch (Perca flavescens). Comp. Biochem. Physiol. B Biochem. Mol. Biol. 149, 126–147 (2008).

      Line 540: The text “, and the total area of signal in each brain nucleus was calculated using Olyvia software (Olympus)” has been revised to include additional details on the single ISH method as follows: “. The total area of signal across all relevant sections, including both hemispheres, was calculated for each brain nucleus using Olyvia software (Olympus). Images were converted to a 256-level intensity scale, and pixels with intensities from 161 to 256 were considered signals. All sections used for comparison were processed in the same batch, without corrections between samples.”

      Line 596: The following text has been added to include additional details on the double ISH method: “Cells were identified as coexpressing the two genes when Alexa Fluor 555 and fluorescein signals were clearly observed in the cytoplasm surrounding DAPI-stained nuclei, with intensities markedly stronger than the background noise.”

      (6) It seems very dangerous to use the response to a mutant abnormal behavior (ESR2-KO females) as a test, given that it is not clear what is the cause of the disrupted behavior.

      esr2b-deficient females have fully developed ovaries, a normal sex steroid milieu, and sexual attractiveness to males comparable to wild-type females, yet they are completely unreceptive to male courtship (Nishiike et al., 2021, Curr Biol, 1699–1710). Although, as the reviewer noted, the detailed mechanisms underlying this phenotype remain unclear, it is evident that the loss of estrogen/Esr2b signaling in the brain severely impairs sexual receptivity. Therefore, using esr2b-deficient females as stimulus females in the mating behavior test eliminates the influence of female sexual receptivity and male attractiveness to females, enabling the exclusive assessment of male mating motivation. This rationale is already presented in the Results section (lines 116–120), and we believe this experimental design offers a robust framework for assessing male mating motivation.

      Additionally, the mating behavior test with esr2b-deficient females complemented the test with wildtype females, and its results were not the sole basis for our discussion of the male mating behavior phenotype. The results of both tests were largely concordant, and we believe that the conclusions drawn from them are highly reliable.

      Meanwhile, in the test with esr2b-deficient females, cyp19a1b-deficient males were courted more frequently by these females than wild-type males. As the reviewer noted, this may suggest an anomaly in the test. Accordingly, we have confined our discussion to the possibility that “Perhaps cyp19a1b<sup>−/−</sup> males are misidentified as females by esr2b-deficient females because they are reluctant to court or they exhibit some female-like behavior” (line 131).

      (7) Most experiments are weakly powered (low sample size) and analyzed by multiple T-tests while 2 way ANOVA could have been used in several instances. No mention of T or F values, or degrees of freedom.

      Histological analysis was conducted with a relatively small sample size, as our previous experience suggested that interindividual variability in the results would not be substantial. As significant differences were detected in many analyses, further increasing the sample size is unnecessary.

      Although two-way ANOVA could be used instead of multiple T-tests for analyzing the data in Figures 4D, 4F, 6D, S4A, and S4B, we applied the Bonferroni–Dunn correction to control for multiple pairwise comparisons in multiple T-tests. As this comparison method is equivalent to the post hoc test following two-way ANOVA, the statistical results are identical regardless of whether T-tests or two-way ANOVA are used.

      For the data in Figures 4D, 4F, S4A, and S4B, the primary focus is on whether relative luciferase activity differs between E2-treated and untreated conditions for each mutant construct. Therefore, two-way ANOVA is not particularly relevant, as assessing the main effect of construct type or its interaction with E2 treatment does not provide meaningful insights. Similarly, in Figure 6D, the focus is solely on whether wild-type and mutant females differ in time spent at each distance. Given this, two-way ANOVA is unnecessary, as analyzing the main effect of distance is not meaningful.

      Accordingly, two-way ANOVA was not employed in this study, and therefore, its corresponding F values were not included. As the figure legends specify the sample sizes for all analyses, specifying degrees of freedom separately was deemed unnecessary.

      (8) The variability of the mRNA content for the same target gene between experiments (genotype comparison vs E2 treatment comparison) raises questions about the reproducibility of the data (apparent disappearance of genotype effect).

      As the reviewer pointed out, the overall area of ara expression is larger in Figure 2J than in Figure 2F. However, the relative area ratios of ara expression among brain nuclei are consistent between the two figures, indicating the reproducibility of the results. Thus, this difference is unlikely to affect the conclusions of this study.

      Additionally, the differences in ara expression in pPPp and arb expression in aPPp between wild-type and cyp19a1b-deficient males appear less pronounced in Figures 2J and 2K than in Figures 2F and 2H. This is likely attributable to the smaller sample size used in the experiments for Figures 2J and 2K, resulting in less distinct differences. However, as the same genotype-dependent trends are observed in both sets of figures, the conclusion that ara and arb expression is reduced in cyp19a1b-deficient male brains remains valid.

      (9) The discussion confuses the effects of estrogens on sexual differentiation (developmental programming = permanent) and activation (= reversible activation of brain circuits in adulthood) of the brain and behavior. Whether sex differences in the circuits underlying social behaviors exist is not clear.

      We recognize that the effects of adult steroids are sometimes not considered to be sexual differentiation, as they do not differentiate the neural substrate, but rather transiently activate the already masculinized or feminized substrate. Arnold (2017, J Neurosci Res 95:291–300) contends that all factors that cause sex differences, including the transient effects of adult steroids, should be incorporated into a theory of sexual differentiation, and indeed, these effects may be the most potent proximate factors that make males and females different. We concur with this perspective and have adopted it as a foundation for our manuscript.

      In teleosts, early developmental exposure to steroids has minimal impact, and sexual differentiation relies primarily on steroid action in adulthood (Okubo et al., 2022, Spectrum of Sex, pp. 111–133). This is evidenced by the effective reversal of sex-typical behaviors through experimental hormonal manipulation in adult teleosts and the absence of transient early-life steroid surges observed in mammals and birds. Accordingly, our discussion on brain sexual differentiation, including the statement in line 347, “This variation among species may represent the activation of neuroestrogen synthesis at life stages critical for sexual differentiation of behavior that are unique to each species”, remains well-supported. Additionally, given these considerations, while sex differences in neural circuit activation are evident in teleosts, substantial structural differences in these circuits are unlikely.

      (10) Overall, the claims regarding the activational role of neuro-estrogens on male sexual behavior are supported by converging evidence from multiple mutant lines. The role of neuroestrogens on gene expression in the brain is mostly solid too. The data for females are comparatively weaker. Conclusions regarding sexual differentiation should be considered carefully.

      We agree that the data for females are less extensive than for males. However, we have previously elucidated the mechanism by which estrogen/Esr2b signaling promotes female mating behavior (Nishiike et al., 2021). Accordingly, it follows that the new insights into female behavior gained from the cyp19a1b knockout model are more limited than those for males. Nevertheless, when integrated with our prior findings, the data on females in this study provide significant insights, and the overall mechanism through which estrogens promote female mating behavior is becoming clearer. Therefore, we do not consider the female data in this study to be incomplete or merely supplementary.

      Recommendations For The Authors:

      Reviewer #1 (Recommendations For The Authors):

      The authors set out to answer an intriguing question regarding the hormonal control of innate social behaviors in medaka. Specifically, they wanted to test the effects of cyp19a1b mutation on mating and aggression in males. They also test these effects in females. Their approach takes them down several distinct experimental pathways, including one investigating how cyp19a1a function is related to androgen receptor expression and how estrogens themselves may act on the androgen receptor to modulate its expression, as well as how different esr genes may be involved. The study and its results are valuable and a clear, general conclusion of a pathway from brain aromatase>estrogens>esr genes> androgen receptor can be made. This is important, novel, and impactful. However, there are issues with how the study logic is set up, the approach for assessing certain behaviors, the statistics used, the interpretation of findings, and placing the findings in the proper context based on previous work, which manifests as a general issue where previous work is not properly attributed to.

      Thank you for your thoughtful review. We have carefully addressed each specific comment, as detailed below.

      Major comments:

      (1) The background for the rationale of the current study is misleading and lacks proper context. The authors root the logic of their experiment in determining whether estrogens regulate male-typical behaviors because the current assumption is androgens are "solely responsible" for male-typical behaviors in teleosts. This is not the case. Previous studies have shown aromatase/estrogens are involved in male-typical aggression in teleosts. For example, to name a couple:

      Huffman, L. S., O'Connell, L. A., & Hofmann, H. A. (2013). Aromatase regulates aggression in the African cichlid fish Astatotilapia burtoni. Physiology & behavior, 112, 77-83.

      O'Connell, L. A., & Hofmann, H. A. (2012). Social status predicts how sex steroid receptors regulate complex behavior across levels of biological organization. Endocrinology, 153(3), 1341-1351.

      And even a recent paper sheds light on a possible AR>aromatase.estradiol hypothesis of male typical behaviors:

      Lopez, M. S., & Alward, B. A. (2024). Androgen receptor deficiency is associated with reduced aromatase expression in the ventromedial hypothalamus of male cichlids. Annals of the New York Academy of Sciences.

      Interestingly, the authors cite Hufmann et al in the discussion, so I don't understand why they make the claims they do about estrogens and male-typical behavior.

      Related to this, is an issue of proper attribution to published work. Indeed, missing are key references from lab groups using AR mutant teleosts. Here are a couple:

      Yong, L., Thet, Z., & Zhu, Y. (2017). Genetic editing of the androgen receptor contributes to impaired male courtship behavior in zebrafish. Journal of Experimental Biology, 220(17), 3017-3021.

      Alward, B. A., Laud, V. A., Skalnik, C. J., York, R. A., Juntti, S. A., & Fernald, R. D. (2020). Modular genetic control of social status in a cichlid fish. Proceedings of the National Academy of Sciences, 117(45), 28167-28174.

      Ogino, Y., Ansai, S., Watanabe, E., Yasugi, M., Katayama, Y., Sakamoto, H., ... & Iguchi, T. (2023). Evolutionary differentiation of androgen receptor is responsible for sexual characteristic development in a teleost fish. Nature communications, 14(1), 1428.

      As noted in Response to reviewer #1’s comment 3 on weaknesses, we have revised the Introduction and Discussion sections as follows.

      Line 56: “solely responsible” in the Introduction has been modified to “largely responsible”.

      Line 57: The text “This is consistent with the recent finding in medaka fish (Oryzias latipes) that estrogens act through the ESR subtype Esr2b to prevent females from engaging in male-typical courtship (10)” has been revised to “This is consistent with recent observations in a few teleost species that genetic ablation of AR severely impairs male-typical behaviors (13–16) and with findings in medaka fish (Oryzias latipes) that estrogens act through the ESR subtype Esr2b to prevent females from engaging in male-typical courtship (12)” to include previous studies on the behavior of AR mutant fish (Yong et al., 2017; Alward et al., 2020; Ogino et al., 2023; Nishiike and Okubo, 2024) in the Introduction.

      Line 65: “It is worth mentioning that systemic administration of estrogens and an aromatase inhibitor increased and decreased male aggression, respectively, in several teleost species, potentially reflecting the behavioral effects of brain-derived estrogens (21–24)” has been added to the Introduction, providing an overview of previous studies on the effects of estrogens and aromatase on male fish aggression (Hallgren et al., 2006; O’Connell and Hofmann, 2012; Huffman et al., 2013; Jalabert et al., 2015).

      Line 367: “treatment of males with an aromatase inhibitor reduces their male-typical behaviors (31– 33)” has been edited to read “treatment of males with an aromatase inhibitor reduces their male-typical behaviors, while estrogens exert the opposite effect (21–24).”

      After the revisions described above, the following references (#13, 14, and 22) have been added to the reference list:

      L. Yong, Z. Thet, Y. Zhu, Genetic editing of the androgen receptor contributes to impaired male courtship behavior in zebrafish. J. Exp. Biol. 220, 3017–3021 (2017).

      B. A. Alward, V. A. Laud, C. J. Skalnik, R. A. York, S. A. Juntti, R. D. Fernald, Modular genetic control of social status in a cichlid fish. Proc. Natl. Acad. Sci. U.S.A. 117, 28167–28174 (2020).

      L. A. O’Connell, H. A. Hofmann, Social status predicts how sex steroid receptors regulate complex behavior across levels of biological organization. Endocrinology 153, 1341–1351 (2012).

      While Lopez and Alward (2024) provide valuable insights into the regulation of cyp19a1b expression by androgens, our study focuses specifically on the functional aspects of cyp19a1b. Expanding the discussion to include expression regulation would divert from the primary focus of our manuscript. For this reason, we have opted not to cite this reference.

      (2) As it is now, the authors are only citing a book chapter/review from their own group. This is a serious issue as it does not provide the proper context for the work. The authors need to fix their issues of attribution to previously published work and the proper interpretation of the work that they are aware of as it pertains to ideas proposed on the roles of androgens and estrogens in the control of male-typical behaviors. This is also important to get the citations right because the common use of "contrary to expectations" when describing their results is actually not correct. Many of the observations are expected to a degree. However, this doesn't take away from a generally stellar experimental design and mostly clear results. The authors do not need to rely on enhancing the impact of their paper by making false claims of unexpected findings. The depth and clarity of your findings are where the impact of your work is.

      As detailed in Response to reviewer #1’s comment 3 on weaknesses, we have cited previous studies on the effects of estrogens and aromatase on male fish aggression (Hallgren et al., 2006; O’Connell and Hofmann, 2012; Huffman et al., 2013; Jalabert et al., 2015) in the Introduction.

      Additionally, as noted in Response to reviewer #1’s comment 4 on weaknesses, we have made the following revisions to avoid phrases such as “contrary to expectation” and “unexpected.”

      Line 76: “Contrary to our expectations” → “Remarkably.”

      Line 109: “Contrary to this expectation, however” → “Nevertheless.”

      Line 135: “Again, contrary to our expectation, cyp19a1b<sup>−/−</sup> males” → “cyp19a1b<sup>−/−</sup> males.”

      Line 333: “unexpected” → “noteworthy.”

      Line 337: “unexpected” → “notable.”

      (3) The experimental design for studying aggression in males has flaws. A standard test like a residentintruder test should be used. An assay in which only male mutants are housed together? I do not understand the logic there and the logic for the approach isn't even explained. Too many confounds that are not controlled for. It makes it seem like an aspect of the study that was thrown in as an aside.

      As noted in Response to reviewer #1’s comment 5 on weaknesses, medaka form shoals and lack strong territoriality. As a result, even slight differences in dominance between the resident and intruder can substantially impact the outcomes of the resident-intruder test. Therefore, we adopted an alternative approach in this study.

      (4) Hormonal differences in the mutants seem to vary based on sex, and the meaning of these differences, or how they affect interpreting the findings, wasn't discussed. There was no acknowledegment of the fact that female central E2 was still at 50%, meaning the "rescue" experiments using peripheral injections are not given the proper context. For example, this is different than giving a fish with only 16% of their normal central E2 an E2 injection. Missing as well is a clear hypothesis for why E2 injections did not rescue aggression deficits in cyp19a1b mutant males.

      Line 385: As the reviewer pointed out, the degree of brain estrogen reduction in cyp19a1b-deficient fish differs greatly between males and females. This is likely because females receive a large supply of estrogens from the ovaries. Given that estrogen levels in cyp19a1b-deficient females were 50% of those in wild-type females, it can be inferred that half of their brain estrogens are synthesized locally, while the other half originates from the ovaries. This is an important finding, and we have already noted in the Discussion that “females have higher brain levels of estrogens, half of which are synthesized locally in the brain (i.e., neuroestrogens)” However, as this explanation was not sufficiently clear, we have revised it to “females have higher brain levels of estrogens, with half being synthesized locally and the other half supplied by the ovaries.”

      The reviewer raised a concern that conducting the estrogen rescue experiment in females, where 50% of brain estrogens remain, might be inappropriate. However, as this experiment was conducted exclusively in males, this concern is not applicable.

      Line 377: As noted in the reviewer’s subsequent comment, the failure of aggression recovery in E2treated cyp19a1b-deficient males could be due to insufficient induction of ara/arb expression in aggression-relevant brain regions. To address this concern, we have inserted the following statement into the Discussion after “the development of male behaviors may require moderate neuroestrogen levels that are sufficient to induce the expression of ara and arb, but not esr2b, in the underlying neural circuitry”: “This may account for the lack of aggression recovery in E2-treated cyp19a1b-deficient males in this study.”

      (5) In relation to that, the "null" results may have some of the most interesting implications, but they are barely discussed. For example, what does it mean that E2 didn't restore aggression in male cyp19 mutants? Is this a brain region factor? Could this relate to findings from Lopez et al NYAS, where male and female Ara mutants show different effects on brain-region-specific aromatase expression? And maybe this relates to the different impact of estrogens on ar expression. Were the different effects impacted in aggression areas? Maybe this is why E2 injection didn't retore aggression in males. You could make the argument that: (1) E2 doesn't restore ar expression in aggression regions and that's why there was no rescue. Or (2) that the circuits in adulthood that regulate aggression are NOT dependent on aggression but in early development they are. Another null finding not expanded on is why the two esr2a mutant lines showed differences. There is no reason to trust one line over the other, meaning we still don't know whether esr2a is required for latency to follow.

      As stated in our response to the previous comment, we have added the following text to the Discussion (line 377): “This may account for the lack of aggression recovery in E2-treated cyp19a1b-deficient males in this study.” Meanwhile, as discussed in lines 341–342, it is highly unlikely that the neural circuits regulating aggression are primarily influenced by early-life estrogen exposure, because androgen administration in adulthood alone is sufficient to induce high levels of aggression in both sexes. This notion is further supported by previous observations that cyp19a1b expression in the brain is minimal during embryonic development (Okubo et al., 2011, J Neuroendocrinol, 23:412–423).

      The findings of Lopez and Alward (2024) pertain to the regulation of cyp19a1b expression by androgen receptors. While this represents an important aspect of neuroendocrine regulation, it does not appear to be directly relevant to our discussion on cyp19a1b-mediated regulation of androgen receptor expression.

      To ensure the reliability of behavioral analyses in mutant fish, we consider a phenotype valid only when it is consistently observed in two independent mutant lines. In the mating behavior test examining esr2adeficient males using esr2b-deficient females as stimulus females, Δ8 line males exhibited a shorter latency to initiate following than wild-type males, whereas Δ4 line males did not. This discrepancy led us to refrain from drawing conclusions about the role of esr2a in mating behavior, even though the mating behavior test using wild-type females as stimulus females yielded consistent results in the Δ8 and Δ4 lines. Therefore, we do not consider the reviewer’s concern to be a significant issue.

      (6) Not sure what's going on with the statistics, but it is not appropriate here to treat a "control" group as special. All groups are "experimental" groups. There is nothing special about the control group in this context. all should be Bonferroni post-hoc tests.

      Line 619: As detailed in Response to reviewer #1’s comment 7 on weaknesses, we consider Dunnett’s test the most appropriate choice for the experiments presented in Figures 4C and 4E. We acknowledge that the reviewer’s concern may stem from the phrase “comparisons between control and experimental groups” in the Materials and Methods section. To clarify this point, we have revised it to “comparisons between untreated and E2-treated groups in Fig. 4, C and D” for clarity.

      Minor comments:

      Line 47: then how can you say the aromatization hypothesis is "correct"? it only applies to a few species so far. Need to change the framing, not state so strongly such a vague thing as a hypothesis being "correct".

      Line 45: To address this concern, we have modified “widely accepted as correct” to “widely acknowledged”, ensuring a more precise characterization.

      Figure 1: looks like a dosage effect in males but not females. this should be discussed at some point, even if just to mention a dosage effect exists and put it in context.

      Line 91: We have revised the sentence “In males, brain E2 in heterozygotes (cyp19a1b+/−) was also reduced to 45% of the level in wild-type siblings (P = 0.0284) (Fig. 1A)” by adding “, indicating a dosage effect of cyp19a1b mutation” to make this point explicit.

      Were male cyp19 KO aggressive towards females?

      We have not observed cyp19a1b-deficient males exhibiting aggressive behavior towards females in our experiments. Therefore, we do not consider them aggressive toward females.

      Please explain how infertility would lead to reduced mating.

      Line 142: As the reviewer has questioned, even if cyp19a1b-deficient males exhibit infertility due to efferent duct obstruction, it is difficult to imagine that this directly leads to reduced mating. However, the inability to release sperm could indirectly affect behavior. To address this, we have added “, possibly due to the perception of impaired sperm release” after “If this is also the case in medaka, the observed behavioral defects might be secondary to infertility.”

      Describe something about the timing of the treatment here. How can peripheral E2 injections restore it when peripheral levels are normal? Did these injections restore central levels? This needs to be shown experimentally.

      Line 517: As described in the Materials and Methods, E2 treatment was conducted by immersing fish in E2-containing water for 4 days. However, we had not explicitly stated that the water was changed daily to maintain the nominal concentration. To clarify this and address reviewer #2’s comment 9, we have revised “males were treated with 1 ng/ml of E2 (Fujifilm Wako Pure Chemical, Osaka, Japan) or vehicle (ethanol) alone by immersion in water for 4 days” to “males were treated with 1 ng/ml of E2 (Fujifilm Wako Pure Chemical, Osaka, Japan), which was first dissolved in 100% ethanol (vehicle), or with the vehicle alone by immersion in water for 4 days, with daily water changes to maintain the nominal concentration.”

      Line 522: The treatment effectively restored mating activity and ara/arb expression in the brain, suggesting a sufficient increase in brain E2 levels. However, we did not measure the actual increase, and its extent remains uncertain. To reflect this in the manuscript, we have now added the following sentence: “Although the exact increase in brain E2 levels following E2 treatment was not quantified, the observed positive effects on behavior and gene expression suggest that it was sufficient.”

      I know the nomenclature differs among those who study teleosts, but it's ARa and then gene is ar1 (as an example; arb would be ar2). You're recommended the following citation to remain consistent:

      Munley, K. M., Hoadley, A. P., & Alward, B. A. (2023). A phylogenetics-based nomenclature system for steroid receptors in teleost fishes. General and Comparative Endocrinology, 114436.

      Paralogous genes resulting from the third round of whole-genome duplication in teleosts are typically designated by adding the suffixes “a” and “b” to their gene symbols. This convention also applies to the two androgen receptor genes, commonly referred to as ara and arb. While the alternative names ar1 and ar2 may gain broader acceptance in the future, ara and arb remain more widely used at present. Therefore, we have chosen to retain ara and arb in this manuscript.

      Line 268: how is this "suggesting" less aggression? They literally showed fewer aggressive displays, so it doesn't suggest it - it literally shows it.

      Line 285: Following this thoughtful suggestion, we have changed “suggesting less aggression” to “showing less aggression.”

      Line 317: how can you still call it the primary driver?

      The stimulatory effects of aromatase/estrogens on male-typical behaviors are exerted through the potentiation of androgen/AR signaling. Thus, we still believe that androgens—specifically 11KT in teleosts—serve as the primary drivers of these behaviors.

      Line 318: not all deficits, like aggression, were rescued.

      Line 334: To address this comment, “These behavioral deficits were rescued by estrogen administration, indicating that reduced levels of neuroestrogens are the primary cause of the observed phenotypes: in other words, neuroestrogens are pivotal for male-typical behaviors in teleosts” has been modified and now reads “Deficits in mating were rescued by estrogen administration, indicating that reduced brain estrogen levels are the primary cause of the observed mating impairment; in other words, brain-derived estrogens are pivotal at least for male-typical mating behaviors in teleosts.”

      Line 324: what do you mean by "sufficient"? To show that, you'd have to castrate the male and only give estrogen back. the authors continue to overstate virtually every aspect of their study, seemingly in an unnecessary manner.

      Line 341: Our intention was to convey that brain-derived estrogens early in life are not essential for the expression of male-typical behaviors in teleosts. However, we recognize that the term “sufficient” could be misinterpreted as implying that estrogens alone are adequate, without contributions from other factors such as androgens. To clarify this, we have revised the text from “neuroestrogen activity in adulthood is sufficient for the execution of male-typical behaviors, while that in early in life is not requisite. Thus, while” to “brain-derived estrogens early in life is not essential for the execution of male-typical behaviors. While.”

      Line 329: so? in adult mice, amygdala aromatase neurons still regulate aggression. The amount in adulthood seems less important compared to site-specific functions.

      Line 346: We do not intend to suggest that brain aromatase activity in adulthood plays a negligible role in male behaviors in rodents, as we have already acknowledged its necessity in the Introduction (lines 42–43). To enhance clarity and prevent misinterpretation, we have added “, although it remains important for male behavior in adulthood” to the end of the sentence: “brain aromatase activity in rodents reaches its peak during the perinatal period and thereafter declines with age.”

      Line 351: This contradicts what you all have been saying.

      Line 65: As mentioned in Response to reviewer #1’s comment 3 on weaknesses, the following text has been added to the Introduction: “It is worth mentioning that systemic administration of estrogens and an aromatase inhibitor increased and decreased male aggression, respectively, in several teleost species, potentially reflecting the behavioral effects of brain-derived estrogens (21–24)”, providing an overview of previous studies on the effects of estrogens and aromatase on male fish aggression (Hallgren et al., 2006; O’Connell and Hofmann, 2012; Huffman et al., 2013; Jalabert et al., 2015). With this revision, we believe the inconsistency has been addressed.

      Line 367: Additionally, we have revised the sentence from “treatment of males with an aromatase inhibitor reduces their male-typical behaviors (31–33)” to “treatment of males with an aromatase inhibitor reduces their male-typical behaviors, while estrogens exert the opposite effect (21–24).”

      Line 360: change to "...possibility that is not mutually exclusive,"

      Line 378: We have revised the phrase as suggested from “Another possibility, not mutually exclusive,” to “Another possibility that is not mutually exclusive.”

      Line 363: but it didn't rescue aggression

      Line 381: In response, we have revised the sentence from “This possibility is supported by the present observation that estrogen treatment facilitated mating behavior in cyp19a1b-deficient males but not in their wild-type siblings” to “This possibility is at least likely for mating behavior, as estrogen treatment facilitated mating behavior in cyp19a1b-deficient males but not in their wild-type siblings.”

      Line 367: on average

      To explain the sex differences in the role of aromatase, what about the downstream molecular or neural targets? In mammals, hodology is related to sex differences. there could be convergent sex differences in regulating the same type of behaviors as well.

      Our findings demonstrate that brain-derived estrogens promote the expression of ara, arb, and their downstream target genes vt and gal in males, while enhancing the expression of npba, a downstream target of Esr2b signaling, in females. The identity of additional target genes and their roles in specific neural circuits remain to be elucidated, and we aim to address these in future research.

      Lines 378-382: this doesn't logically follow. pgf2a could be the target of estrogens which in the intact animal do regulate female sexual receptivity. And how can you say this given that your lab has shown in esr2b mutants females don't mate?

      We agree that PGF2α signaling may be activated by estrogen signaling, as stated in lines 404–407: “the present finding provides a likely explanation for this apparent contradiction, namely, that neuroestrogens, rather than or in addition to ovarian-derived circulating estrogens, may function upstream of PGF2α signaling to mediate female receptivity.” The observation that esr2b-deficient females do not accept male courtship is also stated in lines 401–403: “we recently challenged it by showing that female medaka deficient for esr2b are completely unreceptive to males, and thus estrogens play a critical role in female receptivity.”

      Line 396-397: or the remaining estrogens are enough to activate esr2b-dependent female-typical mating behaviors.

      We agree that cyp19a1b deficiency did not completely preclude female mating behavior, most likely because residual estrogens in the brains of cyp19a1b-deficient females enable weak activation of Esr2b signaling. However, the relevant section in the Discussion is not focused on examining why mating behavior persisted, but rather on considering the implications of this finding for the neural circuits regulating mating behavior. Therefore, incorporating the suggested explanation here would shift the focus and would not be appropriate.

      Line 420-421: this is a lot of variation. Was age controlled for?

      The time required for medaka to reach sexual maturity varies with rearing density and food availability. Due to space constraints, we adjust these parameters as needed, which led to variation in the ages of the experimental fish. However, since all experiments were conducted using sibling fish of the same age that had just reached sexual maturity, we believe this does not affect our conclusions.

      Line 457: have these kits been validated in medaka?

      Although we have not directly validated its applicability in medaka, its extensive use in this species suggests that it us unlikely to pose any issues (e.g., Ussery et al., 2018, Aquat Toxicol, 205:58–65; Lee et al., 2019, Ecotoxicol Environ Saf, 173:174–181; Kayo et al., 2020, Gen Comp Endocrinol, 285:113272; Fischer et al., 2021, Aquat Toxicol, 236:105873; Royan et al., 2023, Endocrinology, 164:bqad030).

      Line 589, re fish that spawned: how many times did this happen? Please note it is based on genotype and experiment. This could be important.

      Line 627: In response to this comment, we have added the following details: “Specifically, 7/18 cyp19a1b<sup>+/+</sup>, 11/18 cyp19a1b<sup>+/−</sup>, and 6/18 cyp19a1b<sup>−/−</sup> males were excluded in Fig. 1D; 6/10 cyp19a1b<sup>+/+</sup>, 3/10 cyp19a1b<sup>+/−</sup>, and 6/10 cyp19a1b<sup>−/−</sup> females were excluded in Fig. 6B; 2/23 esr1+/+ and 5/24 esr1−/− males were excluded in Fig. S7; 2/24 esr2a+/+ and 3/23 esr2a<sup>−/−</sup> males were excluded in Fig. S8A; 0/23 esr2a+/+ and 0/23 esr2a<sup>−/−</sup> males were excluded in Fig. S8B.”

      Reviewer #2 (Recommendations For The Authors):

      Abstract:

      (A1) The framing of neuroestrogens being important for male-typical rodents, and not for other vertebrate lineages, does not account for other groups (birds) in which this is true (the authors can consult their cited work by Balthazart (Reference 6) for extensive accounting of this). This makes the novelty clause in the abstract "indicating that neuro-estrogens are pivotal for male-typical behaviors even in nonrodents" less surprising and should be acknowledged by the authors by amending or omitting this novelty clause. The findings regarding androgen receptor transcription (next sentence) are more important and pertinent.

      Line 27: We recognize that the aromatization hypothesis applies to some birds, including zebra finches, as stated in the Introduction (lines 48–49) and Discussion (lines 432–433). However, this was not reflected in the Abstract. Following the reviewer’s suggestion, we have changed “in non-rodents” to “in teleosts.”

      (A2) The medaka line that has been engineered to have aromatase absent in the brain is presented briefly in the abstract, but can be misinterpreted as naturally occurring. This should be amended, by including something like "engineered" or "directed mutant" before 'male medaka fish'.

      Line 24: We have added “mutagenesis-derived” before “male medaka fish” in response to this comment.

      Introduction:

      (I1) The paragraph on teleost brain aromatase should acknowledge that while the capacity for estrogen synthesis in the brain is 100-1000 fold higher in teleosts as compared to rodents and other vertebrates, the majority of this derives from glial and not neural sources. This can be confusing for readers since the term 'neuroestrogens' often refers to the neuronal origin and signalling. And this observation includes the exclusive radial glial expression of cyp19a1b in medaka (Diotel et al., 2010), and first discovered in midshipman (Forlano et al., 2001), each of which should also be cited here. In addition, the authors expend much text comparing teleosts and rodents, but it is worth expanding these kinds of comparisons, especially by pointing out that parts of the primate brain are found to densely express aromatase (see work by Ei Terasawa and others).

      In response to this comment and a similar comment from reviewer #1, we have replaced “neuroestrogens” with “brain-derived estrogens” or “brain estrogens” throughout the manuscript.

      Line 63: We have also added the text “In teleost brains, including those of medaka, aromatase is exclusively localized in radial glial cells, in contrast to its neuronal localization in rodent brains (18– 20).” As a result of this addition, we have changed “This observation suggests” to “These observations suggest” in the subsequent sentence.

      Line 51: Additionally, to include information on aromatase in the primate brain, we have added the following text: “In primates, the hypothalamic aromatization of androgens to estrogens plays a central role in female gametogenesis (10) but is not essential for male behaviors (7, 8).”

      The following references (#10 and 18–20), cited in the newly added text above, have been included in the reference list, with other references renumbered accordingly:

      E. Terasawa, Neuroestradiol in regulation of GnRH release. Horm. Behav. 104, 138–145 (2018).

      P. M. Forlano, D. L. Deitcher, D. A. Myers, A. H. Bass, Anatomical distribution and cellular basis for high levels of aromatase activity in the brain of teleost fish: aromatase enzyme and mRNA expression identify glia as source. J. Neurosci. 21, 8943–8955 (2001).

      N. Diotel, Y. Le Page, K. Mouriec, S. K. Tong, E. Pellegrini, C. Vaillant, I. Anglade, F. Brion, F. Pakdel, B. C. Chung, O. Kah, Aromatase in the brain of teleost fish: expression, regulation and putative functions. Front. Neuroendocrinol. 31, 172–192 (2010).

      A. Takeuchi, K. Okubo, Post-proliferative immature radial glial cells female-specifically express aromatase in the medaka optic tectum. PLoS One 8, e73663 (2013).

      (I2) It is difficult to resolve from the introduction and work cited how restricted cyp19a1b is to the medaka brain. Important for the results of this study, it is not clear whether it is more of a bias in the brain vs other tissues, or if the cyp19a1b deficiency is restricted to the brain, and gonadal/peripheral cyp19 expression persists. The authors need to improve their consideration of the alternatives, i.e., that this manipulation is not somehow affecting: 1) peripheral aromatase expression (either cyp19a1a or cyp19a1b) in the gonad or elsewhere, 2) compensatory processes, such as other steroidogenic genes (are androgen synthesizing enzymes increasing?).

      Our previous study demonstrated that cyp19a1b is expressed in the gonads, but at levels tens to hundreds of times lower than those in the brain (Okubo et al., 2011, J Neuroendocrinol 23:412–423). Additionally, a separate study in medaka reported that cyp19a1b expression in the ovary is considerably lower than that of cyp19a1a (Nakamoto et al., 2018, Mol Cell Endocrinol 460:104–122). Given these observations, any potential effect of cyp19a1b knockout on peripheral estrogen synthesis is likely negligible. Indeed, Figures S1C and S1D confirm that cyp19a1b knockout does not alter peripheral E2 levels.

      Line 72: To incorporate this information into the Introduction and address the following comment, we have added the following text: “In medaka, cyp19a1b is also expressed in the gonads, but only at a level tens to hundreds of times lower than in the brain and substantially lower than that of cyp19a1a (26, 27).”

      The following references (#26 and 27), cited in the newly added text above, have been included in the reference list, with other references renumbered accordingly:

      K. Okubo, A. Takeuchi, R. Chaube, B. Paul-Prasanth, S. Kanda, Y. Oka, Y. Nagahama, Sex differences in aromatase gene expression in the medaka brain. J. Neuroendocrinol. 23, 412–423 (2011).

      M. Nakamoto, Y. Shibata, K. Ohno, T. Usami, Y. Kamei, Y. Taniguchi, T. Todo, T. Sakamoto, G. Young, P. Swanson, K. Naruse, Y. Nagahama, Ovarian aromatase loss-of-function mutant medaka undergo ovary degeneration and partial female-to-male sex reversal after puberty. Mol. Cell. Endocrinol. 460, 104–122 (2018).

      We have not assessed whether the expression of other steroidogenic enzymes is altered in cyp19a1bdeficient fish, and this may be investigated in future studies.

      (I3) Related, there are documented sex differences in the brain expression of cyp19a1b especially in adulthood (Okubo et al 2011) and this study should be cited here for context.

      Line 72: As stated in our previous response, we have cited Okubo et al. (2011) by adding the following sentence: “In medaka, cyp19a1b is also expressed in the gonads, but only at a level tens to hundreds of times lower than in the brain and substantially lower than that of cyp19a1a (26, 27).”

      Methods

      (M1) The rationale is unclear as presented for using mutagen screening for cype19a1b while using CRISPR for esr2a. Are there methodological/biochemical reasons why the authors chose to not use the same method for both?

      At the time we generated the cyp19a1b knockouts, genome editing was not yet available, and the TILLING-based screening was the only method for obtaining mutants in medaka. In contrast, by the time we generated the esr2a knockouts, CRISPR/Cas9 had become available, enabling a more efficient and convenient generation of knockout lines. This is why the two knockout lines were generated using different methods.

      (M2) Measurement of steroids in biological matrices is not straightforward, and it is good that the authors use multiple extraction steps (organic followed by C18 columns) before loading samples on the ELISA plates, which are notoriously sensitive. Even though these methods have been published before by this group of authors previously, the quality control and ELISA performance values (recovery, parallelism, etc.) should be presented for readers to evaluate.

      Thank you for appreciating our sample purification method. Unfortunately, we have not evaluated the recovery rate or parallelism, but we recognize this a subject for future studies.

      (M3) Mating behavior - E2 treated males were not co-housed with social partners for the full 24 hr before testing, but instead a few hours (?) prior to testing. The rationale for this should be spelled out explicitly.

      Line 494: In response to this comment, we have added “to ensure the efficacy of E2 treatment” to the end of the sentence “The set-up was modified for E2-treated males, which were kept on E2 treatment and not introduced to the test tanks until the day of testing.”

      (M4) The E2 treatment is listed as 1ng/ml vs. vehicle (ethanol). Is the E2 dissolved in 100% ethanol for administration to the tank water? Clarification is needed.

      Line 517: As the reviewer correctly assumed, E2 was first dissolved in 100% ethanol before being added to the tank water. To provide this information and address reviewer #1’s minor comment 5, we have revised “males were treated with 1 ng/ml of E2 (Fujifilm Wako Pure Chemical, Osaka, Japan) or vehicle (ethanol) alone by immersion in water for 4 days” to “males were treated with 1 ng/ml of E2 (Fujifilm Wako Pure Chemical, Osaka, Japan), which was first dissolved in 100% ethanol (vehicle), or with the vehicle alone by immersion in water for 4 days, with daily water changes to maintain the nominal concentration.”

      (M5) The authors exclude fish from the analysis of courtship display behavior for those individuals that spawned immediately at the start of the testing (and therefore it was impossible to register courtship display behaviors). How often did fish in the various treatment groups exhibit this "fast spawning" behavior? Was the occurrence rate different by treatment group? It is unlikely that these omissions from the data set drove large-scale patterns, but an indication of how often this occurred would be reassuring.

      Line 627: In response to this comment, we have included the following details: “Specifically, 7/18 cyp19a1b<sup>+/+</sup>, 11/18 cyp19a1b<sup+/−</sup>, and 6/18 cyp19a1b<sup>−/−</sup> males were excluded in Fig. 1D; 6/10 cyp19a1b+/+, 3/10 cyp19a1b+/−, and 6/10 cyp19a1b<sup>−/−</sup> females were excluded in Fig. 6B; 2/23 esr1+/+ and 5/24 esr1−/− males were excluded in Fig. S7; 2/24 esr2a+/+ and 3/23 esr2a<sup>−/−</sup> males were excluded in Fig. S8A; 0/23 esr2a+/+ and 0/23 esr2a<sup>−/−</sup> males were excluded in Fig. S8B.” These data indicate that the proportion of excluded males is nearly constant within each trial and is independent of the genotype of the focal fish.

      Results

      (R1) It is striking to see the genetic-'dose' dependent suppression of brain E2 content by heterozygous and homozygous cyp19a1b deficiency, indicating that, as the authors point out, the majority of E2 in the male medaka brain (and 1/2 in the female brain) have a brain-derived origin. It is important also for the interpretation that there are large compensatory increases in brain levels of androgens, when E2 levels drop in the cyp19a1b mutant homozygotes. This latter point should receive more attention.

      Also, there are large increases in peripheral androgen levels in the homozygote mutants for cyp19a1b in both males and females. This indicates a peripheral effect in addition to the clear brain knockdown of E2 synthesis. These nuances need to be addressed.

      In response to this comment, we have revised the Results section as follows:

      Line 91: “, indicating a dosage effect of cyp19a1b mutation” has been added to the end of the sentence “In males, brain E2 in heterozygotes (cyp19a1b<sup>+/−</sup>) was also reduced to 45% of the level in wild-type siblings (P = 0.0284) (Fig. 1A).”

      Line 94: To draw more attention to the increase in brain androgen levels caused by cyp19a1b deficiency, “Brain levels of testosterone” has been modified to “Strikingly, brain levels of testosterone.”

      Line 100: “Their peripheral 11KT levels also increased 3.7- and 1.8-fold, respectively (P = 0.0789, males; P = 0.0118, females) (Fig. S1, C and D)” has been modified and now reads “In addition, peripheral 11KT levels in cyp19a1b<sup>−/−</sup> males and females increased 3.7- and 1.8-fold, respectively (P = 0.0789, males; P = 0.0118, females) (Fig. S1, C and D), indicating peripheral influence in addition to central effects.”

      (R2) The interpretation on page 4 that cyp19a1b deficient males are 'less motivated' to mate is premature, given the behavioral measures used in this study. There are several competing explanations for these findings (e.g., alterations in motivation, sensory discrimination, preference, etc.) that could be followed up in future work, but the current results are not able to distinguish among these possibilities.

      Line 112: We agree that the possibility of altered cognition or sexual preference cannot be dismissed. To incorporate this perspective, we have revised the text “, suggesting that they are less motivated to mate” to “These results suggest that they are less motivated to mate, though an alternative interpretation that their cognition or sexual preference may be altered cannot be dismissed.”

      (R3) On page 5, the authors present that peripheral E2 manipulation (delivery to the fish tank) restores courtship behavior in males, and then go on to erroneously conclude that this demonstrates "that reduced E2 in the brain was the primary cause of the mating defects, indicating a pivotal role of neuroestrogens in male mating behavior." Because this is a peripheral E2 treatment, there can be manifold effects on gonadal physiology or other endocrine events that can have indirect effects on the brain and behavior. Without manipulation of E2 directly to the brain to 'rescue' the cyp19a1b deficiency, the authors cannot conclude that these effects are directly on the central nervous system. Tellingly, the tank E2 treatment did not rescue aggressive behavior, suggestive of the potential for indirect effects.

      Line 155: As detailed in Response to reviewer #2’s specific comment 1, we have revised the text from “These results demonstrated that reduced E2 in the brain was the primary cause of the mating defects, indicating a pivotal role of neuroestrogens in male mating behavior. In contrast” to “These results suggest that reduced E2 in the brain is the primary cause of the mating defects, highlighting a pivotal role of brain-derived estrogens in male mating behavior. However, caution is warranted, as an indirect peripheral effect of bath-immersed E2 on behavior cannot be ruled out, although this is unlikely given the comparable peripheral E2 levels in cyp19a1b-deficient and wild-type males. In contrast to mating.”

      (R4) The downregulation of androgen-dependent gene expression (vasotocin in pNVT and galanin in pPMp) in the cyp19a1b deficient males (Figure 3) could be due to exceedingly high levels of brain androgens in the cyp19a1b deficient males. The best way to test the idea that estrogens can restore the expression to be more wild-type directly (like what is happening for ara and arb) is to look at these same markers (vasotocin and galanin) in these same brain areas in the brains of E2-treated males. The authors should have these brains from Figure 2. Unless I missed something, those experiments were not performed/reported here. It is clear that the ara and arb receptors have EREs and are 'rescued' by E2 treatment, but in principle, there could be indirect actions for reasons stated above for the behavior due to the peripheral E2 tank application.

      Thank you for your insightful comment. We agree that the current results cannot exclude the possibility that excessive androgen levels caused the downregulation of vt and gal. However, our previous studies showed that excessive 11KT administration to gonadectomized males and females increased the expression of these genes to levels comparable to wild-type males (Yamashita et al., 2020, eLife, 9:e59470; Kawabata-Sakata et al., 2024, Mol Cell Endocrinol 580:112101), making this scenario unlikely. That said, testing whether estrogen treatment restores vt and gal expression in cyp19a1bdeficient males would be informative, and we see this as an important direction for future research.

      Discussion

      (D1) The authors need to clarify whether EREs are found in other vertebrate AR introns, or is this unique to the teleost genome duplication?

      We have identified multiple ERE-like sequences within intron 1 of the mouse AR gene. However, sequence data alone do not provide sufficient evidence of their functionality, rendering this information of limited relevance. Therefore, we have chosen not to include this discussion in the current paper.

      Reviewer #3 (Recommendations For The Authors):

      (1) The authors are strongly encouraged to report information regarding the effect of Cyp19a1b deletion on the brain content of aromatase protein (ideally both isoforms investigated separately) as the two isoforms are mostly but not completely brain vs gonad specific. The analysis of other tissues would also strengthen the characterization of this model.

      We agree that measuring aromatase protein levels in the brain of our fish would be valuable for confirming the loss of cyp19a1b function. However, as no suitable method is currently available, this issue will need to be addressed in future studies. While this constitutes indirect evidence, the observed reduction in brain E2 levels, with no change in peripheral E2 levels, in cyp19a1b-deficient fish strongly suggests the loss of cyp19a1b function, as noted in Response to reviewer #3’s comment 1 on weaknesses.

      (2) As presented, this study reads as niche work. A better description of the behavior and reproductive significance of the different aspects of the behavioral sequence would allow a better understanding of the results and would thus allow the non-specialist to appreciate the significance of the observations.

      Line 103: In response to this comment and Reviewer #3’s comment 2 on weaknesses, we have revised the sentence from “The mating behavior of medaka follows a stereotypical pattern, wherein a series of followings, courtship displays, and wrappings by the male leads to spawning” to “The mating behavior of medaka follows a stereotypical sequence. It begins with the male approaching and closely following the female (following). The male then performs a courtship display, rapidly swimming in a circular pattern in front of the female. If the female is receptive, the male grasps her with his fins (wrapping), culminating in the simultaneous release of eggs and sperm (spawning)” in order to provide a more detailed description of medaka mating behavior.

      (3) The data regarding female behavior are limited and incomplete. It is suggested to keep this for another manuscript unless data on the behavior of the female herself is added. Indeed, analyzing female's behavior from the male's perspective complicates the interpretation of the results while a description of what the females do would provide valuable and interpretable information.

      We thank the reviewer for this thoughtful suggestion and agree that the data and discussion for females are less extensive than for males. However, we have previously elucidated the mechanism by which estrogen/Esr2b signaling promotes female mating behavior (Nishiike et al., 2021). Accordingly, it follows that the new insights into female behavior gained from the cyp19a1b knockout model are more limited than those for males. Nevertheless, when combined with our prior findings, the female data in this study offer valuable insights, and the overall mechanism through which estrogens promote female mating behavior is becoming clearer. Therefore, we do not consider the female data in this study to be incomplete or merely supplementary.

      (4) In Figure 2, the validity to run multiple T-tests rather than a two-way ANOVA comparing TRT and genotype is questionable. Moreover, why are the absolute values in CTL higher than in the initial experiment comparing genotypes for ara in PPa, pPPp, and NVT as well as for arb in aPPp. More importantly, these graphs do not seem to reproduce the genotype effects for ara in pPPp and NVT and for arb in aPPp.

      The data in Figures 2J and 2K were analyzed with an exclusive focus on the difference between vehicletreated and E2-treated males, without considering genotype differences. Therefore, the use of T-tests for significance testing is appropriate.

      As the reviewer noted, the overall ara expression area is larger in Figure 2J than in Figure 2F. However, as detailed in Response to reviewer #3’s comment 8 on weaknesses, the relative area ratios of ara expression among brain nuclei are consistent between the two figures, indicating the reproducibility of the results. Thus, we consider this difference unlikely to affect the conclusions of this study.

      Additionally, the differences in ara expression in pPPp and arb expression in aPPp between wild-type and cyp19a1b-deficient males appear smaller in Figures 2J and 2K compared to Figures 2F and 2H. This is likely due to the smaller sample size used in the experiments for Figures 2J and 2K, which makes the differences less distinct. However, since the same genotype-dependent trends are observed in both sets of figures, the conclusion that ara and arb expression is reduced in cyp19a1b-deficient male brains remains valid.

      (5) More information is required regarding the analysis of single ISH - How was the positive signal selected from the background in the single ISH analyses? How was this measure standardized across animals? How many sections were imaged per region? Do the values represent unilateral or bilateral analysis?

      Line 540: Following this comment, we have provided additional details on the single ISH method in the manuscript. Specifically, “, and the total area of signal in each brain nucleus was calculated using Olyvia software (Olympus)” has been revised to “The total area of signal across all relevant sections, including both hemispheres, was calculated for each brain nucleus using Olyvia software (Olympus). Images were converted to a 256-level intensity scale, and pixels with intensities from 161 to 256 were considered signals. All sections used for comparison were processed in the same batch, without corrections between samples.”

      (6) More information should be provided in the methods regarding the image analysis of double ISH. In particular, what were the criteria to consider a cell as labeled are not clear. This is not clear either from the representative images.

      Line 596: To provide additional details on the single ISH method in the manuscript, we have added the following sentence: “Cells were identified as coexpressing the two genes when Alexa Fluor 555 and fluorescein signals were clearly observed in the cytoplasm surrounding DAPI-stained nuclei, with intensities markedly stronger than the background noise.”

      (7) There is no description of the in silico analyses run on ESR2a in the methods.

      The method for identifying estrogen-responsive element-like sequences in the esr2a locus is described in line 549: “Each nucleotide sequence of the 5′-flanking region of ara and arb was retrieved from the Ensembl medaka genome assembly and analyzed for potential canonical ERE-like sequences using Jaspar (version 5.0_alpha) and Match (public version 1.0) with default settings.”

      However, the method for domain identification in Esr2a was not described. Therefore, we have added the following text in line 469: “The DNA- and ligand-binding domains of medaka Esr2a were identified by sequence alignment with yellow perch (Perca flavescens) Esr2a, for which these domain locations have been reported (58).”

      The following reference (#58), cited in the newly added text above, have been included in the reference: S. G. Lynn, W. J. Birge, B. S. Shepherd, Molecular characterization and sex-specific tissue expression of estrogen receptor α (esr1), estrogen receptor βa (esr2a) and ovarian aromatase (cyp19a1a) in yellow perch (Perca flavescens). Comp. Biochem. Physiol. B Biochem. Mol. Biol. 149, 126–147 (2008).

      (8) Information about the validation steps of the EIA that were carried out as well as the specificity of the antibody the steroids and the extraction efficacy should be provided.

      We have not directly validated the applicability of the EIA kit, but its extensive use in medaka suggests that it us unlikely to pose any issues (e.g., Ussery et al., 2018, Aquat Toxicol, 205:58–65; Lee et al., 2019, Ecotoxicol Environ Saf, 173:174–181; Kayo et al., 2020, Gen Comp Endocrinol, 285:113272; Fischer et al., 2021, Aquat Toxicol, 236:105873; Royan et al., 2023, Endocrinology, 164:bqad030).

      The specificity (cross-reactivity) of the antibodies is detailed as follows.

      (1) Estradiol ELISA kits: estradiol, 100%; estrone, 1.38%; estriol, 1.0%; 5α-dihydrotestosterone, 0.04%; androstenediol, 0.03%; testosterone, 0.03%; aldosterone, <0.01%; cortisol, <0.01%; progesterone, <0.01%.

      (2) Testosterone ELISA kits: testosterone, 100%; 5α-dihydrotestosterone, 27.4%; androstenedione, 3.7%; 11-ketotestosterone, 2.2%; androstenediol, 0.51%; progesterone, 0.14%; androsterone, 0.05%; estradiol, <0.01%.

      (3) 11-Keto Testosterone ELISA kits: 11-ketotestosterone, 100%; adrenosterone, 2.9%; testosterone, <0.01%.

      As this information is publicly available on the manufacturer’s website, we deemed it unnecessary to include it in the manuscript.

      Unfortunately, we have not evaluated the extraction efficacy of the samples, but we recognize this a subject for future studies.

      (9) I wonder whether the evaluation of the impact of the mutation by comparing the behavior of a group of wild-type males to a group of mutated males is the most appropriate. Justifying this approach against testing the behavior of one mutated male facing one or several wild-type males would be appreciated.

      We agree that the resident-intruder test, in which a single focal resident is confronted with one or more stimulus intruders, is the most commonly used method for assessing aggression. However, medaka form shoals and lack strong territoriality, and even slight dominance differences between the resident and the intruder can increase variability in the results, compromising data consistency. Therefore, in this study, we adopted an alternative approach: placing four unfamiliar males together in a tank and quantifying aggressive interactions in total. This method allows for the assessment of aggression regardless of territorial tendencies, making it more appropriate for our investigation.

      (10) Lines 329-331: this sentence should be rephrased as it contributes to the confusion between sexual differentiation and activation of circuits. The restoration of sexual behavior by adult estrogen treatment pleads in favor of an activational role of neuro-estrogens on behavior rather than an organizational role. Therefore, referring to sexual differentiation is misleading, even more so that the study never compares sexes.

      As detailed in Response to reviewer #3’s comment 9 on weaknesses, we consider that all factors that cause sex differences, including the transient effects of adult steroids, need to be incorporated into a theory of sexual differentiation. In teleosts, since steroids during early development have little effect and sexual differentiation primarily relies on steroid action in adulthood, our discussion on brain sexual differentiation remains valid, including the statement in line 347: “This variation among species may represent the activation of neuroestrogen synthesis at life stages critical for sexual differentiation of behavior that are unique to each species.”

      (11) Lines 384-386: I may have missed something but I do not see data supporting the notion that neuroestrogens may function upstream of PGF2a signaling to mediate female receptivity.

      Line 403: We acknowledge that our explanation was insufficient and apologize for any confusion. To clarify this point, “Given that estrogen/Esr2b signaling feminizes the neural substrates that mediate mating behavior, while PGF2α signaling triggers female sexual receptivity,” has been added before the sentence “The present finding provides a likely explanation for this apparent contradiction, namely, that neuroestrogens, rather than or in addition to ovarian-derived circulating estrogens, may function upstream of PGF2α signaling to mediate female receptivity.”

      Additional alteration

      Reference list (line 682): a preprint article has now been published in a peer-reviewed journal, and the information has been updated accordingly as follows: “bioRxiv doi: 10.1101/2024.01.10.574747 (2024)” to “Proc. Natl. Acad. Sci. U.S.A. 121, e2316459121 (2024).”

    1. Statistical analyses will address missing data using Full Information Maximum Likelihood (FIML) during confirmatory analyses

      Sobre el tratamiento de missing. Me parece que debería ser más claro y separado de la estimación factorial. Explicar que se considera missing en cada caso y luego mencion ar lo de FIML.