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    1. Stratégies et Outils pour une Coopération Efficace en Milieu Scolaire

      Résumé Exécutif

      La coopération en classe ne se limite pas à un simple travail de groupe ; elle constitue un levier d'apprentissage puissant et une compétence citoyenne inscrite au socle commun (cycles 3 et 4).

      Ce document synthétise les approches pédagogiques et les outils pragmatiques nécessaires pour transformer la coopération d'une contrainte organisationnelle en un moteur de réussite.

      Les points clés incluent l'adoption d'une posture de « lâcher-prise » par l'enseignant, l'instauration d'un cadre structuré pour la gestion du bruit et des rôles, ainsi que l'utilisation d'outils de suivi visuels comme le tétraèdre.

      L'évaluation, centrée sur la compétence coopérative elle-même plutôt que sur le seul produit final, s'avère essentielle pour l'autonomisation des élèves.

      1. Fondements et Enjeux de la Coopération

      La coopération est définie comme l'acte d'apprendre ensemble par le partage d'idées, l'entraînement mutuel et la confrontation des points de vue.

      Elle ne doit pas être perçue comme une simple modalité pratique, mais comme une mission fondamentale de l'école.

      Légitimité institutionnelle : La coopération est une compétence du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Elle fait l'objet d'un apprentissage explicite et d'une évaluation.

      Validation scientifique : Une étude publiée dans la revue Science en 2019 confirme que les étudiants apprennent mieux lorsqu'ils sont actifs, malgré une perception parfois inverse par rapport aux cours magistraux.

      Compétences transversales développées :

      ◦ Organisation et planification.  

      ◦ Débat, argumentation et écoute active.  

      ◦ Gestion des émotions et des conflits.  

      ◦ Capacité à faire des concessions.

      2. La Posture de l'Enseignant : Le « Lâcher-Prise » Cadre

      Pour réussir, l'enseignant doit accepter de modifier sa posture.

      Le « lâcher-prise » ne signifie pas l'autogestion totale, mais la délégation et l'acceptation de l'imprévisible.

      Acceptation de l'erreur : Laisser les élèves chercher, se tromper et recommencer.

      Gestion de l'imprévu : Anticiper que les débats peuvent être houleux et que le niveau sonore augmentera.

      Constitution des groupes : Il n'existe pas de solution universelle.

      Le choix (affinités, imposé ou aléatoire) dépend des objectifs pédagogiques et de la dynamique de la classe.

      L'organisation peut évoluer au fil de l'année selon les besoins constatés.

      3. Gestion de l'Espace et de la Dynamique de Groupe

      L'environnement physique et sonore doit être rigoureusement pensé pour limiter les débordements.

      La gestion du bruit

      Le chuchotement n'est pas inné ; il doit faire l'objet d'un enseignement.

      Une technique consiste à faire placer la main sur la gorge pour sentir l'absence de vibration des cordes vocales lors du chuchotement.

      Signaux d'arrêt : Utiliser des outils pour préserver la voix de l'enseignant (buzzer, sonnerie, feux tricolores ou signal verbal prédéfini).

      L'organisation spatiale

      Si possible, privilégier une classe flexible avec des tables mobiles. Dans une salle classique, il est recommandé de :

      • Créer des « coins groupes ».

      • Anticiper les règles de circulation (notamment vers les ressources en autonomie) pour éviter les déplacements massifs.

      Le Tétraèdre : Outil de régulation des interventions

      Pour éviter d'être sollicité de manière anarchique, l'enseignant peut utiliser un code couleur par groupe :

      | Couleur | Signification | | --- | --- | | Vert | Tout va bien, le groupe progresse. | | Bleu | Travail terminé ; demande de validation ou tutorat possible vers un autre groupe. | | Jaune | Question non urgente. | | Rouge | Blocage complet ; intervention urgente nécessaire. |

      4. Structuration de la Participation Individuelle

      Afin d'éviter qu'un élève ne se retrouve isolé ou, à l'inverse, n'assume toute la charge de travail, des outils de distribution des tâches sont nécessaires.

      Cartes de rôles : Distribuer des fonctions précises (scribe, orateur/oratrice, modérateur/modératrice, meneur/meneuse).

      Il est crucial de faire tourner ces rôles à chaque séance pour garantir l'équité.

      La méthode du « Placemat » : Utilisation d'une grande feuille divisée en cases individuelles entourant une case centrale de mise en commun.

      Cela impose un temps de réflexion personnel avant la production collective.

      5. Évaluation et Analyse de la Pratique

      L'évaluation doit porter sur la coopération en tant que compétence distincte de la production finale.

      Critères de réussite co-construits : Fournir une grille d'évaluation élaborée avec les élèves pour clarifier les attentes dès le début de l'année.

      L’Étoile de Sylvain Connac : Un outil d'auto-évaluation permettant aux élèves de porter un regard critique sur quatre axes :

      1. L'entente au sein du groupe.   

      2. La qualité de l'écoute.   

      3. La compréhension des consignes et des notions.   

      4. La gestion du temps.

      Feedback de fin de séance : Consacrer un temps court (un mot ou une phrase par groupe) pour ajuster les modalités lors de la séance suivante.

      Conclusion

      La coopération est un processus évolutif qui requiert de la patience.

      Commencer par des structures simples (travail en binôme, introduction progressive des rôles) permet de stabiliser le cadre avant de complexifier les dispositifs.

      L'objectif final demeure l'autonomisation et la responsabilité des élèves au sein du collectif.

    1. Guide Stratégique sur l'Intégration des Jeux Pédagogiques en Milieu Scolaire

      Résumé Exécutif

      L'intégration du jeu dans le cadre pédagogique n'est pas une simple activité ludique de divertissement, mais un levier puissant pour l'engagement des élèves et l'acquisition de compétences.

      Ce document synthétise l'expertise de Solène Paris, enseignante expérimentée, sur la transformation des séquences de classe par le jeu.

      La réussite de cette approche repose sur le respect de quatre piliers cognitifs (attention, engagement actif, retour d'information et consolidation) et sur une mise en œuvre progressive, allant du détournement de jeux existants à la création d'escape games complexes.

      L'analyse souligne que la valeur pédagogique ne réside pas seulement dans l'activité elle-même, mais de manière critique dans la phase de débriefing, qui permet d'ancrer durablement les notions théoriques et les compétences transversales.

      Bien que la préparation exige un investissement initial conséquent, les bénéfices en termes de motivation, de réduction des inégalités et de mémorisation constituent un avantage éducatif majeur.

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      Les Fondements du Jeu Pédagogique

      Pour être efficace, le jeu en classe doit dépasser le simple stade du "mot croisé" ou de l'activité occupationnelle.

      Il doit s'aligner sur des principes de neurosciences et des objectifs sociaux.

      Les Quatre Piliers de l'Apprentissage

      Selon les travaux de Stanislas Dehaene, le jeu pédagogique doit impérativement mobiliser :

      L'attention : Capter et canaliser la concentration de l'élève sur l'objet d'apprentissage.

      L'engagement actif : L'élève ne doit pas être passif ; il doit agir, tester et s'impliquer.

      Le feedback (retour sur information) : Le jeu permet une correction immédiate et constructive.

      La consolidation : La répétition et l'expérience ludique favorisent la rétention à long terme.

      Compétences et Valeurs Ajoutées

      Le jeu développe une double typologie de compétences :

      Compétences Psychosociales (CPS) : Autonomie, gestion des émotions, coopération, persévérance et esprit d'initiative.

      Bénéfices Pédagogiques : Diversification des pratiques de classe, concrétisation des notions abstraites et remobilisation des élèves habituellement réfractaires ou en difficulté.

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      Stratégies de Mise en Œuvre : Une Progression par Niveaux

      L'adoption du jeu peut se faire de manière graduelle afin de limiter la charge de travail initiale de l'enseignant.

      | Niveau | Approche | Exemples et Outils | | --- | --- | --- | | Niveau 1 : Débutant | Détournement de jeux populaires aux règles déjà connues. | Dobble (verrerie), 7 familles (réchauffement climatique), Jungle Speed (énergies), Domino (molécules). | | Niveau 2 : Apprenti | Adaptation ou création de jeux spécifiques à un besoin précis. | Damier de l'alimentation durable, jeux sur la précarité menstruelle. Utilisation de Canva pour le design. | | Niveau 3 : Numérique | Escape games en ligne. | Plateformes : Géniali, bibliothèque S’CAPE. | | Niveau 4 : Expert | Escape games physiques en classe entière. | Nécessite : énigmes, matériel dédié, gestion du temps et de la coopération. |

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      Gestion des Risques et Écueils à Éviter

      L'introduction du jeu comporte des défis logistiques et pédagogiques que l'enseignant doit anticiper pour éviter le "moment de solitude" face à la classe.

      Le manque d'anticipation : Il est impératif de tester le jeu en petit comité avant de le lancer en classe entière pour identifier les bugs de conception ou les règles trop complexes.

      Le piège chronophage : Le jeu ne doit pas occuper tout le temps scolaire au détriment du programme. L'équilibre entre temps ludique et temps de synthèse est primordial.

      La gestion de classe : L'agitation, le bruit et les conflits potentiels doivent être encadrés par des règles claires et simples définies au préalable.

      La charge de préparation : Bien que lourde au départ (impression, plastification, conception), elle doit être vue comme un investissement réutilisable et améliorable sur plusieurs années.

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      La Phase Critique : Le Débriefing

      Le débriefing est l'étape la plus importante pour transformer une expérience agréable en un apprentissage effectif. Sans cette phase, l'élève risque de ne retenir que le divertissement.

      Protocole de Débriefing en Quatre Étapes

      1. Recueil des réactions à chaud : Permettre aux élèves d'exprimer leurs émotions et leur vécu (ce qu'ils ont aimé ou non).

      2. Institutionnalisation des notions : Faire le lien direct entre les mécanismes du jeu et le contenu théorique (ex: relier une énigme sur le sucre aux concepts de dissolution, soluté et solvant).

      3. Analyse des compétences transversales : Faire un retour sur la communication, la persévérance et la capacité à coopérer durant l'activité.

      4. Suggestions d'amélioration : Impliquer les élèves dans l'évolution du support pour optimiser son efficacité future.

      Outils de Restitution Ludique

      Pour maintenir l'engagement même durant le bilan, plusieurs méthodes sont suggérées :

      Outils numériques : Wooclap pour un feedback collectif instantané.

      Méthodes visuelles : Cartes mentales collectives ou "leçons à manipuler".

      Réflexion structurée : Utilisation de post-its ou du "placemat" (réflexion individuelle suivie d'une synthèse de groupe).

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      Conclusion

      Le jeu pédagogique constitue une "quête" exigeante mais gratifiante pour l'enseignant.

      En s'appuyant sur des ressources existantes (sites académiques, blogs comme pédagodeseggo.fr ou la Team Ludens) et en respectant une structure rigoureuse incluant impérativement un débriefing, le jeu devient un outil de différenciation sociale et de réussite scolaire.

      L'objectif ultime est de rendre les élèves acteurs de leurs apprentissages, cherchant et résolvant des problèmes "sans même s'en rendre compte".

    1. La Coéducation comme Relation de Reconnaissance Mutuelle : Synthèse des Travaux de Chloé Riban

      Ce document de synthèse s'appuie sur l'analyse de Chloé Riban, maîtresse de conférence à l’Université Paris Nanterre, concernant les relations entre l'institution scolaire et les familles issues de milieux populaires et « ethnicisés ».

      Il examine les tensions inhérentes au concept de coéducation et propose des pistes pour transformer cette injonction institutionnelle en une véritable rencontre humaine et paritaire.

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      Résumé Exécutif

      La coéducation est devenue un paradigme central de l'école républicaine, passant d'une culture de la séparation à une exigence de partenariat.

      Cependant, l'analyse révèle un décalage profond entre les attentes normées de l'institution et la réalité des familles les plus précaires.

      Points clés à retenir :

      Un malentendu structurel : L'école attend un « parent idéal » (auxiliaire pédagogique) tandis que les parents, bien que très investis, se heurtent à des barrières de codes, de langage et de précarité.

      L'invisibilité de l'investissement parental : Contrairement aux idées reçues sur la « démission » parentale, les mères de milieux populaires déploient un effort considérable (temporel, psychique et financier) qui reste souvent non reconnu par les enseignants.

      Le poids du stigmate : La rencontre avec l'école est vécue par beaucoup comme une mise en danger, un « jet dans l'arène » où domine la peur du jugement ou du signalement.

      Vers la « parité d'estime » : La réussite de la coéducation repose sur la reconnaissance de la légitimité des parents tels qu'ils sont, en substituant le modèle du débat (confrontation) par celui de la « palabre » (construction commune de sens).

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      I. Évolution Historique et Cadre Théorique

      1. De la distance à l'injonction de coopération

      L'école républicaine s'est historiquement construite en excluant les parents, matérialisée par des seuils physiques symboliques. Cette posture a évolué sous l'impulsion de plusieurs jalons législatifs :

      Loi Jospin (1989) : Instauration de la notion de « communauté éducative ».

      Années 2000 : Création des réseaux d'éducation prioritaire (REP), ciblant les populations vulnérables.

      Loi de refondation de l'école (2013) : La coopération avec les parents devient un enjeu majeur pour la réussite des élèves.

      2. Les fondements de l'analyse

      L'étude de Chloé Riban s'appuie sur une ethnographie de deux ans en quartier prioritaire et mobilise deux concepts clés :

      Le « Différend » (Pierre Perrier) : Les relations école-familles ne sont pas seulement marquées par des malentendus, mais par un conflit de légitimité et d'intérêts.

      L'approche systémique et intersectionnelle : Il est nécessaire de comprendre l'interdépendance des acteurs et les rapports de pouvoir multiples (classe, genre, origine) qui marquent la rencontre institutionnelle.

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      II. Le Regard de l'Institution : Entre Normes et Représentations

      L'institution scolaire adresse une demande de coéducation différenciée, ciblant prioritairement les parents jugés « éloignés ».

      1. La figure du parent idéal

      Les professionnels de l'éducation projettent des attentes précises qui définissent le « métier de parent d'élève » :

      • Suivi rigoureux (signature des cahiers, devoirs).

      • Participation active à la vie de l'école.

      • Maîtrise d'une éthique du dialogue et des codes scolaires.

      2. La stigmatisation des « familles »

      Une distinction sémantique s'opère souvent dans le discours enseignant : le terme « parent » est réservé à ceux qui préparent l'enfant à son rôle d'élève, tandis que le terme « famille » est utilisé pour désigner un groupe perçu comme décalé ou déficitaire.

      Ce regard produit deux figures types :

      Le parent démissionnaire : Accusé de manque d'autorité ou de cadre.

      Le parent qui gâte trop : Accusé d'une affection excessive entravant l'autonomie.

      | Facteurs de tension identifiés | Perception enseignante | Réalité des familles populaires | | --- | --- | --- | | Styles éducatifs | Manque de règles incorporées. | Discipline souvent imposée de l'extérieur (non négociée). | | Objectif de la coéducation | Acculturation des parents aux normes scolaires. | Recherche de respectabilité et de soutien. | | Origine des difficultés | Registre culturaliste (« c'est leur culture »). | Conditions matérielles et trajectoires biographiques heurtées. |

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      III. La Réalité des Parents : Un Investissement Invisible et Entravé

      1. Une confiance et des attentes fortes

      Contrairement aux préjugés, les parents en REP témoignent d'une grande confiance envers l'école et d'une ambition forte pour l'ascension sociale de leurs enfants. Leur investissement se manifeste par :

      Des sacrifices financiers : Achats de matériel pédagogique (ardoises, etc.) malgré des budgets contraints.

      Un soutien logistique : Accompagnement chronophage vers les spécialistes (orthophonistes).

      Des incitations verbales : Rappel constant de l'importance de l'école.

      2. Les obstacles majeurs à la participation

      L'investissement des parents est souvent freiné par des barrières structurelles :

      Méconnaissance du système : Difficulté à comprendre les rouages de l'orientation (ex: passage au collège).

      Précarité temporelle : Horaires de travail instables (intérim) et urgences administratives empêchant la projection.

      Sentiment d'incompétence : Peur d'être jugé « bête » à cause de la barrière de la langue ou d'un parcours scolaire interrompu.

      « Quand on ne parle pas bien français parfois les gens nous trouvent bête alors qu’on n’est pas bête. » — Témoignage d'une mère.

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      IV. La Rencontre comme Épreuve Psychique

      Pour les mères de familles populaires, l'école est un espace public où leur respectabilité est mise en jeu.

      La peur du signalement : L'institution est crainte car elle détient le pouvoir de juger la qualité du parentage, allant jusqu'au risque de signalement.

      Le retrait silencieux : Ce qui est interprété comme du désintérêt est souvent une tactique d'évitement pour échapper au sentiment d'humiliation ou d'injustice.

      L'oscillation : Les parents alternent entre proximité (venir au café des parents) et distance (esquiver un rendez-vous formel) selon le degré de sécurité émotionnelle ressenti.

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      V. Pistes pour une Coéducation Authentique

      Pour sortir du modèle de la normalisation, Chloé Riban et Catherine Urtique de Lâtre proposent de refonder la relation sur quatre piliers et trois postures.

      1. Les quatre piliers de l'action

      1. Accueillir : Créer une relation « d'humain à humain » avant d'être une relation de professionnels à usagers.

      2. Informer : Expliciter les codes et les attendus de manière claire.

      3. Dialoguer : Accepter que la coéducation puisse inclure le désaccord.

      4. Impliquer : Permettre une participation réelle à la vie de l'élève.

      2. Le modèle de la « Palabre »

      Inspiré par Isabelle Stengers, ce modèle propose de remplacer le débat par la palabre :

      Reconnaissance de l'insuffisance : Admettre que ni l'enseignant ni le parent ne détient seul la solution. Chacun est « légitime et insuffisant ».

      Parité d'estime : Considérer que la parole du parent sur son enfant est aussi valable que celle du professionnel.

      Construction de convergences : Chercher un sens commun sans forcer l'accord immédiat.

      3. Recommandations pratiques issues des échanges

      Transformer le vocabulaire : Préférer « l'invitation » à la « convocation ».

      Favoriser le contact initial positif : Appeler ou rencontrer chaque parent en début d'année pour se présenter, avant l'apparition de problèmes.

      Permettre la présence d'un tiers : Accepter qu'un parent puisse venir accompagné d'une personne de confiance ou d'un médiateur pour réduire l'anxiété de la rencontre.

      Ouvrir la classe : Les « classes ouvertes » permettent aux parents de comprendre concrètement la réalité du métier d'élève et la complexité du travail enseignant.

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      Conclusion

      La coéducation ne doit pas être une injonction à la conformité, mais un principe éthique de reconnaissance mutuelle.

      Elle exige de l'institution qu'elle reconnaisse les « parents réels » dans leur singularité et leurs contraintes, plutôt que de s'épuiser à poursuivre le mirage du « parent idéal ».

    1. Soutenir la Participation Parentale à l'École : Synthèse et Stratégies Clés

      Résumé Exécutif

      Ce document de synthèse analyse les stratégies et les concepts fondamentaux pour favoriser une participation parentale efficace et constructive dans le milieu scolaire, en se basant sur l'expertise d'Elodie Marion, docteure en administration publique et professeure à l'Université de Montréal.

      L'implication parentale est définie comme un ensemble de pratiques à la maison, à l'école et dans la communauté, qui soutiennent le développement de l'enfant.

      Son efficacité dépend moins des attentes de l'école envers les parents que des pratiques mises en place par l'école elle-même pour la soutenir.

      Trois facteurs principaux influencent l'implication des parents : leur contexte de vie, leur perception d'être invités à participer et leur sentiment de compétence.

      Pour surmonter les obstacles et catalyser l'engagement, une approche proactive fondée sur les "Cinq R" est proposée :

      • Reconnaissance,
      • Respect,
      • Rôle,
      • Résultats et
      • Relation.

      Cette approche transforme la dynamique de simple diffusion d'information en une véritable collaboration.

      Enfin, la mise en place d'un plan de communication stratégique par les enseignants est essentielle.

      Ce plan doit être structuré autour de quatre axes : la fréquence, la bidirectionnalité, les moyens adaptés et la diversité des thèmes abordés.

      L'objectif ultime est d'instaurer une coéducation, une responsabilité partagée qui non seulement bénéficie à l'élève, mais brise également l'isolement de l'enseignant et augmente l'efficacité collective.

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      1. Définition et Modalités de l'Implication Parentale

      L'implication parentale englobe toutes les pratiques que les parents mettent en œuvre en lien avec l'éducation de leur enfant.

      La recherche la catégorise généralement en trois sphères distinctes, chacune avec des actions concrètes.

      1.1. Implication à la Maison

      Rôle Parental : Création d'un environnement familial propice à l'apprentissage et au développement.

      Cela inclut la gestion des habitudes de vie (sommeil, alimentation), du stress et le soutien général au bien-être de l'enfant.

      Soutien Scolaire : Actions directement liées à la scolarité de l'enfant, telles que les communications sur l'école, les encouragements, et la transmission d'attentes claires concernant la réussite scolaire.

      1.2. Implication à l'École

      Communications : Échanges formels et informels avec le personnel de l'école.

      Communications en personne : Rencontres parents-enseignants, réunions avec la direction.   

      Communications écrites : Messages quotidiens, signatures sur les évaluations (noté comme étant souvent une diffusion d'information plutôt qu'une communication bilatérale).

      Participation à la Prise de Décision : Engagement actif dans les instances de gouvernance de l'école, comme les comités d'école, les comités au centre de services scolaires ou la participation aux rencontres pour l'élaboration de plans d'intervention.

      Volontariat : Implication bénévole dans les activités de l'école.

      1.3. Implication dans la Communauté

      Bien que mentionnée comme une troisième catégorie par les chercheurs, cette dimension n'est pas détaillée dans la source.

      2. Facteurs d'Influence sur l'Implication Parentale

      L'engagement des parents n'est pas inné ; il est influencé par un ensemble de facteurs personnels et contextuels. L'école doit les comprendre pour adapter ses propres pratiques.

      Le Contexte de Vie des Familles : Les conditions de vie des parents (statut d'emploi, stress, monoparentalité, statut socio-économique) déterminent leur capacité à s'impliquer.

      Par exemple, un parent d'un enfant autiste peut trouver le soutien scolaire à la maison extrêmement difficile, non par manque de volonté, mais en raison du contexte familial.

      La Perception d'Être Invité : L'implication dépend de la manière dont le parent perçoit et reçoit l'invitation de l'école à participer.

      Une invitation envoyée n'est pas nécessairement une invitation ressentie comme telle.

      Le Sentiment de Compétence Parentale : Les parents, particulièrement ceux d'enfants en difficulté, peuvent se sentir démunis ou incompétents pour aider leur enfant.

      Ce manque de confiance peut être interprété à tort comme un désengagement.

      De plus, un sentiment de ne pas être à la hauteur des attentes de l'école peut paralyser leur implication.

      La Reconnaissance de l'Expertise Parentale : Les parents possèdent une connaissance fine et continue de leur enfant. Ils sont "le filon du parcours de son enfant".

      Ils souhaitent que cette expertise, acquise au quotidien et souvent documentée, soit reconnue et valorisée par l'école, plutôt que de se sentir dans une relation hiérarchique face à "l'expert" scolaire.

      3. Une Approche Stratégique : Le Cadre des "Cinq R" pour Favoriser l'Engagement

      Pour passer d'une posture d'attente à une posture de soutien actif, Elodie Marion propose un cadre mnémonique basé sur "cinq R".

      Cette approche vise à regarder ses propres pratiques ("se regarder dans le miroir") plutôt que de juger celles des parents ("regarder par la fenêtre").

      | Le "R" | Définition | Actions Concrètes | | --- | --- | --- | | Reconnaissance | Valider et reconnaître les efforts et contributions des parents, passés et présents. | \- Mentionner les progrès accomplis les années précédentes.<br>\- Souligner les efforts actuels, même s'ils sont modestes.<br>\- Éviter de se concentrer uniquement sur les nouveaux défis sans reconnaître le travail déjà fait. | | Respect | Tenir compte de l'opinion, de l'expertise, de la culture et du contexte de vie des parents. | \- Pratiquer l'écoute active lors des rencontres.<br>\- Arriver en mode discussion plutôt qu'avec un ordre du jour rigide.<br>\- Adapter les attentes de l'école à la réalité des familles (ex: trouver des alternatives au soutien scolaire à la maison si nécessaire). | | Rôle | Clarifier et définir explicitement le rôle attendu du parent pour éviter les malentendus. | \- Expliciter ce que l'école attend (ex: encourager, questionner) et ce qu'elle n'attend pas (ex: ré-enseigner la matière).<br>\- Co-construire un rôle clair et accepté par le parent.<br>\- Donner des pistes concrètes sur comment le parent peut questionner son enfant sur les apprentissages. | | Résultats | Mettre en évidence les progrès et les objectifs pour que l'engagement soit perçu comme utile. | \- Définir des objectifs clairs pour chaque rencontre.<br>\- Communiquer fréquemment les améliorations observées chez l'enfant suite à l'implication du parent.<br>\- Célébrer les succès pour motiver la poursuite des efforts, au lieu d'attendre les bilans officiels. | | Relation | Bâtir une véritable relation de confiance et un sentiment d'appartenance. | \- Organiser des moments de rencontre informels (ex: fête de la rentrée).<br>\- Concevoir les rencontres pour permettre un réel échange et pas seulement une transmission d'information.<br>\- Intégrer un temps pour la "présentation des parents" lors des réunions de début d'année. |

      4. Mettre en Place un Plan de Communication Efficace à l'École

      Un plan de communication réfléchi est un outil puissant pour structurer et améliorer les interactions avec les parents tout au long de l'année.

      Il doit s'articuler autour de quatre axes.

      4.1. Fréquence

      Planification : Établir dès le début de l'année un rythme de communication réaliste pour l'enseignant et pertinent pour les parents.

      Routine : Créer des habitudes de communication (ex: un courriel hebdomadaire) pour éviter les contacts sporadiques ou uniquement déclenchés par des problèmes.

      4.2. Bidirectionnalité

      Passer de la diffusion à l'échange : Concevoir les communications pour solliciter l'avis et les informations des parents.

      Poser des questions ouvertes : Utiliser des questions commençant par "comment" ou "pourquoi" pour inviter à des réponses développées, plutôt que des questions fermées (oui/non).

      Expliciter les besoins : Indiquer clairement aux parents les types d'informations que l'enseignant souhaite recevoir (ex: un changement à la maison, une inquiétude de l'enfant).

      4.3. Moyens de Communication

      Adaptation : Choisir des moyens de communication adaptés au contexte des parents (ex: langue, niveau de littératie).

      Simplification : Alléger les communications écrites pour en faciliter la compréhension. Éviter les lettres de plusieurs pages.

      Le Piège Technologique : La multiplication des plateformes de communication (portails, applications) augmente souvent la quantité d'informations diffusées sans pour autant améliorer la relation.

      Il est recommandé de réduire le nombre de canaux pour se concentrer sur la qualité des échanges.

      4.4. Diversité des Thèmes

      Prévoir à l'avance : Planifier la diversité des sujets à aborder durant l'année pour éviter de ne communiquer que sur les difficultés.

      Inciter à l'action : Pour chaque information transmise, se poser la question : "Qu'est-ce que je veux que le parent fasse de cette information ?".

      Cela permet de formuler des suggestions concrètes (ex: "Vous pourriez l'encourager en...", "N'hésitez pas à lui demander comment...").

      5. Vers la Coéducation : Bénéfices d'une Responsabilité Partagée

      L'instauration d'une collaboration solide et d'une relation de confiance entre l'école et la famille mène à une véritable coéducation.

      Cette responsabilité partagée génère des bénéfices significatifs pour toutes les parties prenantes.

      Pour l'enseignant :

      Briser l'isolement : Le parent devient un allié dans la résolution de problèmes.  

      Stimuler la créativité : L'échange avec le parent apporte de nouvelles perspectives et idées d'intervention.  

      Gagner en efficacité : Bien que la collaboration demande du temps initialement, elle permet de comprendre plus vite les situations et de trouver des solutions plus durables, rendant le travail plus efficace à long terme.

      Pour le parent :

      ◦ Se sent valorisé, compétent et partie prenante de la réussite de son enfant.

      Pour l'élève :

      ◦ Bénéficie d'un soutien cohérent et aligné entre la maison et l'école, favorisant sa réussite scolaire et éducative.

  2. Jan 2026
    1. Note de synthèse : La Prosocialité Humaine et les Mécanismes de Coopération

      Cette note de synthèse explore les thèmes principaux et les idées clés issues des extraits de la conférence "L'expérience sociale la plus intéressante de ces dernières décennies".

      Elle se concentre sur la nature de la coopération humaine, ses déclencheurs, ses freins et les mécanismes sociaux développés pour la maintenir.

      1. La Nature Intrinsèque de la Prosocialité Humaine

      Le discours débute par la description du "jeu du bien public", une expérience courante en économie expérimentale qui révèle des insights fondamentaux sur le comportement humain.

      Dans ce jeu, les participants reçoivent une somme d'argent (par exemple, 20 €) et peuvent miser une partie de cette somme dans un pot commun qui sera ensuite doublé et redistribué équitablement.

      • Coopération spontanée et initiale : Contrairement à l'hypothèse de l'Homo Economicus purement égoïste et rationnel, les humains, même entre inconnus et sous anonymat, tendent à coopérer spontanément au premier tour.

      "En général la moitié des gens participent enfin les gens participent spontanément même entre inconnus même quand il y a des avec de l'anonymat même s'ils sont entre personnes qui qui n'ont jamais vu au premier tour ils vont quand même participer à hauteur de la moitié de de ce qu'ils ont". Cette tendance est observée "partout dans le monde".

      • L'Homo Economicus comme modèle de laboratoire :

      Le modèle de l'humain rationnel et égoïste est qualifié d'"animal de laboratoire", un "modèle théorique qui aurait dû juste rester au laboratoire". L'être humain est "beaucoup plus prosocial que ce que dit le modèle".

      • L'intuition au service de la coopération : Une expérience de Harvard montre que lorsque les participants sont contraints de répondre rapidement et intuitivement ("dépêchez-vous de répondre réfléchissez pas vous avez 2 secondes pour répondre et pour miser ou pas"), ils misent davantage dans le pot commun.

      À l'inverse, lorsque le mode "rationnel" est activé ("prenez le temps réfléchissez répondez pas trop vite"), la participation diminue.

      "Plus on réfléchit plus on est dans le mental plus on se méfie moins on participe".

      • Stress et prosocialité : Le stress peut également augmenter la coopération.

      Les participants à qui on annonçait une prise de parole en public stressante par la suite "ont plus misé dans le mot peau commun que quand que si on que à ceux qu'on avait dit qu'ils allaient pas parler en public".

      • L'empathie comme fondement : Cette prosocialité est "très ancré en nous" et découle de notre capacité à l'empathie.

      L'existence de "neurones de miroir" permet de "vivre ce que l'autre sent", et cette capacité n'est pas limitée aux humains, s'étendant à d'autres espèces et même à des "bouts de bois" ou de simples symboles visuels.

      • Altruisme précoce chez les bébés : Des études sur les enfants et les bébés montrent que "les capacités prosociales d'empathie et d'altruisme se retrouvent chez les bébés jusqu'à 6 mois même 5 mois".

      Avant même le langage et le raisonnement, les bébés peuvent distinguer les coopérateurs des non-coopérateurs et chercher à aider, et même une récompense peut "démotiver à aider", soulignant une nature intrinsèquement altruiste.

      2. L'Érosion de la Coopération et les Mécanismes de Stabilisation

      Malgré cette tendance initiale à la coopération, le jeu du bien public montre que "au fil des bah des tours (...) l'entraide s'effrite et puis la la confiance s'effrite et puis finalement on se retire bien commun".

      C'est le défi : "comment on fait pour ne pas que ça s'effrite avec le temps".

      Les cultures ont développé des "systèmes des mécanismes sociaux pour stabiliser l'entraide et pour stimuler l'entraide".

      • La réciprocité renforcée : C'est le mécanisme le plus courant et le plus efficace.

      • Récompenser les altruistes : Encourager et reconnaître ceux qui contribuent positivement.

      • Punir les tricheurs et les égoïstes : L'introduction de cette règle dans l'expérience du bien public a eu des "effets miraculeux", faisant exploser et stabiliser les niveaux de prosocialité.

      Les humains sont prêts à dépenser de l'argent ("punition altruiste") pour punir les non-coopérateurs, "ça va même jusqu'à une une grande proportion du salaire mensuel c'est une passion".

      • Plaisir neuronal associé : Coopérer, voir autrui coopérer, ou même anticiper un acte d'altruisme, active le circuit de la récompense dans le cerveau, procurant un "vrai plaisir", même chez les enfants.

      Inversement, le "circuit de dégoût" est activé par la punition d'un altruiste ou la récompense d'un égoïste/tricheur (ex: "quand au hasard quelqu'un du gouvernement est mise en examen pour corruption et est relâché").

      Cela montre l'importance de la justice perçue pour la coopération (ex: plaisir à payer des impôts si l'argent est bien dépensé).

      La réciprocité indirecte et la réputation :

      • Ce mécanisme implique que l'aide donnée à une personne peut inciter une tierce personne à aider le donneur initial, ou qu'un acte altruiste est observé par des témoins, ce qui étend l'entraide dans le groupe.

      • Les "ragots et les Cancans" comme moteur : Ces interactions sociales informelles sont cruciales car elles "créent la réputation". Avoir une "bonne réputation" est un "capital social" précieux qui renforce la coopération.

      • L'expérience de la réputation : Une expérience a montré que lorsque le jeu du bien public est alterné avec un jeu de réputation, les niveaux de coopération restent élevés.

      Cependant, si les participants apprennent que la fin du jeu est proche et que la réputation n'aura plus d'importance, la coopération s'effondre ("ils se sont mis à en profiter à mort ils en avaient plus rien à foutre la réputation n'était pas en plus en jeu").

      • Le sentiment d'être observé : Se sentir observé ("Big Brother", les religions avec un Dieu omniscient) augmente significativement la coopération. Même de simples points évoquant un visage sur un mur peuvent avoir cet effet inconscient.

      3. Les Fondements Profonds de la Relation Humaine et l'Élargissement du Cercle d'Empathie

      La distinction entre interagir avec un humain ou un ordinateur est fondamentale : la coopération avec un ordinateur n'active pas le circuit de la récompense, indiquant que "c'est quelque chose de profondément humain".

      • La relation "Je et Tu" : Le philosophe Martin Buber est cité avec son concept de "Je et Tu" par opposition à "Je et ça".

      La relation "Je et Tu" implique une reconnaissance mutuelle de l'autre comme sujet doté d'empathie, créant une "relation de miroir" infinie.

      • La déshumanisation : L'horreur survient lorsque l'on "sort quelqu'un de notre champ d'empathie", transformant une relation "Je et Tu" en "Je et ça", et déshumanisant l'autre.

      "C'est ce qui s'est passé pour les juifs pendant la guerre au Rwanda avec les les utou et les tutti et probablement en Ukraine dans toutes les guerres on on peut arriver basculer dans l'horreur lorsqu'on sort les humains de notre champ d'empathie ça peut arriver très vite".

      • Élargir le cercle d'empathie : Le défi contemporain est d'élargir ce cercle d'empathie au-delà des seuls humains (souvent limité aux animaux domestiques), pour inclure les animaux et les plantes.

      Considérer le monde non pas comme "entouré d'objets mais entouré de sujets" permettrait de "retrouver des relations de réciprocité et donc de prosocialité et donc tous les circuits vont s'enclencher et ça va faire un un monde totalement différent".

      En conclusion, la prosocialité est une caractéristique fondamentale et spontanée de l'être humain, ancrée dans l'empathie et activée par l'intuition.

      Bien qu'elle puisse s'effriter avec le temps, des mécanismes sociaux tels que la récompense des altruistes, la punition des tricheurs et l'importance de la réputation sont essentiels pour stabiliser et renforcer la coopération.

      Le maintien et l'élargissement de notre "cercle d'empathie" sont cruciaux pour prévenir la déshumanisation et construire un monde plus coopératif et juste.

    1. La Coopération en Classe au Service des Apprentissages et du Bien-être

      Résumé Exécutif

      Ce document synthétise les interventions du webinaire organisé par la Cardie de l'Académie de Paris, portant sur le développement des habiletés à coopérer.

      La coopération est identifiée comme un levier fondamental pour renforcer l'engagement des élèves et améliorer le climat scolaire.

      Les retours d'expérience du collège Antoine Quoisevaux, couplés à l'analyse experte de Laurent Renault, soulignent que la coopération ne doit pas être un simple "supplément d'âme", mais une modalité pédagogique structurée.

      Les points clés incluent la distinction cruciale entre coopération (visant le progrès individuel par l'échange) et collaboration (visant la performance collective), l'importance de la réciprocité de l'aide pour éviter les biais de l'effet tuteur, et la nécessité de ritualiser des instances comme le conseil d'élèves pour transformer les conflits en opportunités d'apprentissage.

      Bien que chronophage, cette approche favorise la motivation et le développement de compétences psychosociales essentielles.

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      I. Retours d'Expérience : Le Projet du Collège Antoine Quoisevaux

      Mis en place il y a quatre ans par Marion Saag (mathématiques) et Antoine Marteille (français), ce projet concerne des classes de 5ème dans un établissement multisecteur du 18ème arrondissement de Paris, caractérisé par une grande mixité sociale.

      1. Genèse et Méthodologie

      Le projet a évolué d'une pratique empirique vers une démarche étayée par la recherche et la formation (notamment les travaux de Laurent Renault et les ressources du lycée Jacques Feyder).

      Objectif : Associer des temps formels (conseils d'élèves) et informels (apprentissage coopératif en cours).

      Convaincre les élèves : La coopération n'est pas innée. Des activités "décrochées" de la didactique (ex: construire la plus haute tour de chamallows, marché de connaissances) sont organisées dès la rentrée pour apprendre à travailler en groupe.

      Métacognition : Chaque activité est suivie d'un temps de retour sur ce qui a fonctionné ou non, permettant aux élèves de s'interroger sur l'efficacité de leur travail collectif.

      2. Modalités de Travail en Classe

      Le travail collectif intervient généralement après une phase de réflexion individuelle ("mise en effort intellectuel"). Les enseignants font varier le tempo des séances via :

      Le binôme : Notamment pour des clôtures de séance (l'élève A explique à l'élève B ce qu'il a retenu).

      Les îlots : Groupes de quatre élèves dans des salles disposées en "L" pour faciliter la circulation.

      La classe puzzle et l'arpentage : Pour l'étude de textes.

      L'autonomie collective : Organisation spatiale spontanée pour reconstituer un récit (ex: après la projection d'un film).

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      II. Le Conseil d'Élèves : Pilier du Climat de Classe

      Le conseil d'élèves se tient tous les quinze jours. C'est un espace de parole, de régulation des conflits et de recherche collective de solutions.

      1. Rôles et Responsabilités

      Pour assurer un fonctionnement démocratique et serein, les rôles tournent entre les élèves :

      | Rôle | Fonction | | --- | --- | | Président | Rappelle les règles et ouvre la séance de façon solennelle. | | Adjoint | Rappelle les décisions prises lors du conseil précédent. | | Secrétaire | Garde une trace écrite des échanges et des décisions. | | Distributeur de parole | Utilise un bâton de parole pour réguler les échanges. | | Protecteur de parole | Assure un cadre bienveillant et sécurisant. | | Observateur | Analyse la répartition de la parole (bilan genré, équité). |

      2. Structure et Contenu du Conseil

      Le conseil suit un ordre du jour ritualisé basé sur des messages écrits par les élèves :

      Remerciements et Félicitations : Valorisation de l'entraide et de l'estime de soi (ex: "Je remercie X de m'avoir expliqué les maths").

      Problèmes et Soucis : Régulation des relations entre élèves (médiation par les pairs) ou de la relation pédagogique avec les enseignants.

      Propositions : Projets de sorties, mais aussi demandes pédagogiques (ex: "Faire plus d'exposés en Histoire-Géo").

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      III. Analyse Conceptuelle et Points de Vigilance

      Laurent Renault, expert en pédagogie coopérative, apporte un éclairage théorique pour "réinterroger les évidences".

      1. Coopération vs Collaboration

      Il est impératif de distinguer ces deux modalités pour éviter l'exclusion des élèves les plus fragiles :

      La Coopération (visée : Progresser) : Échange de points de vue sans obligation de production immédiate (ex: le conseil d'élèves).

      La Collaboration (visée : Performer) : Répartition des tâches pour produire un résultat (ex: une affiche). Le risque est que seuls les "concepteurs" apprennent, tandis que les autres exécutent des tâches subalternes.

      2. L'Effet Tuteur et la Réciprocité

      L'aide entre élèves n'est pas automatiquement bénéfique pour celui qui la reçoit.

      L'aidant : Progresse toujours (mémorisation, abstraction, valorisation).

      L'aidé : Peut subir l'aide comme une illusion de compréhension et intérioriser une dépendance.

      Solution : Garantir la réciprocité de l'aide. Chaque élève doit, au cours d'une période, occuper la position d'aidant sur des compétences variées (rédaction, schéma, etc.).

      3. La Posture de l'Enseignant : "Travailler à capot ouvert"

      Innover, c'est accepter une part d'humilité et de déstabilisation.

      S'effacer : Dans le conseil, l'enseignant ne doit pas être moralisateur mais garant de la sécurité de la parole.

      Gérer le "bazar" initial : La coopération peut dégrader le climat scolaire à court terme car elle fait émerger des conflits latents. Ces conflits sont des matériaux d'apprentissage pour "penser ensemble".

      Considérer l'élève comme un interlocuteur valable : S'appuyer sur son ressenti et sa motivation.

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      IV. Enjeux et Perspectives

      1. Bénéfices Constatés

      Engagement : Plaisir des élèves à venir au collège et investissement accru dans les disciplines (français/mathématiques).

      Compétences psychosociales : Travail sur les trois macro-compétences définies par Santé publique France.

      Émulation : Utilisation de la motivation collective sans tomber dans la rivalité destructrice.

      2. Limites et Défis

      Aspect chronophage : Nécessite un investissement important pour mener les conseils et suivre les décisions.

      Isolement de l'équipe : Difficulté à étendre le projet au-delà du binôme initial. Un tiers de l'emploi du temps est couvert, mais une cohérence d'équipe serait préférable.

      Aménagement spatial : Importance de l'ergonomie (classes flexibles, îlots en L) pour faciliter les transitions entre travail individuel et collectif.

      3. Conclusion

      La coopération en classe ne s'improvise pas. Elle repose sur un "tâtonnement balisé" par la recherche (Sylvain Conac, Philippe Meirieu) et une organisation rigoureuse.

      L'objectif final est de passer du simple "vivre ensemble" au "penser ensemble", en respectant l'équilibre entre l'individu (le "Je") et le groupe (le "Nous").

  3. Dec 2025
  4. Nov 2025
    1. when that base looks for solutions, they can't find a bunch of glib corporatists in fancy suits with flashy smiles. They have to see authentic hardcrable defenders of the working class and hear ideas that speak to them, not at them.

      for - MAGA base - when the old economy dies, they will be looking for defenders of the working class - adjacency - corporation to cooperation - MAGA base

    1. Document d'Information : Repenser la Collaboration avec l'Ennemi

      Résumé Exécutif

      Ce document synthétise les réflexions d'Adam Kahane, directeur de Reos Partners, sur la nature et les mécanismes de la collaboration dans des contextes de profonds désaccords.

      L'analyse est issue de son travail de réécriture de son livre de 2017, Collaborating with the Enemy.

      L'idée centrale de Kahane est que la collaboration est définie par une tension fondamentale : la nécessité de travailler avec des personnes avec qui l'on est en désaccord pour résoudre des problèmes complexes, et la crainte que ce faisant, on trahisse ses propres valeurs fondamentales.

      Pour explorer cette dynamique, il propose un modèle de "cercles concentriques" qui classe les relations de la collaboration la plus proche à l'élimination de l'ennemi.

      L'objectif principal est de trouver des moyens d'élargir le cercle de la collaboration.

      Alors que la première édition de son livre se concentrait sur les approches individuelles, sa recherche actuelle vise à identifier et à comprendre les approches collectives qui favorisent une collaboration plus large et plus efficace.

      Celles-ci incluent des cadres constitutionnels et juridiques, des systèmes politiques et réglementaires, des normes culturelles et des processus de réconciliation.

      La discussion qui suit son exposé met en lumière des concepts clés tels que l'importance de trouver des objectifs communs, même minimes ; le rôle de la planification par scénarios non pas pour prédire mais pour façonner l'avenir ; et la prise de conscience que la collaboration peut également servir à créer des conflits en unissant un groupe contre un autre.

      1. Contexte et Problématique Centrale

      Adam Kahane est un praticien spécialisé dans la conception et la facilitation de dialogues multipartites sur des questions complexes depuis 1991.

      Son travail l'a amené à intervenir dans divers contextes, notamment :

      • Le processus de paix en Colombie, impliquant toutes les parties, y compris les factions armées.

      • Les chaînes d'approvisionnement alimentaire durable, réunissant des communautés, des entreprises et des régulateurs.

      • Les relations entre les États-Unis et la Chine, avec des acteurs de la sécurité et de la défense.

      • Le travail avec des peuples autochtones et insulaires du détroit de Torrès en Australie.

      Sa réflexion actuelle s'inscrit dans le cadre de la réécriture de son livre _Collaborating with the Enemy:

      How to work with people you don't agree with or like or trust_.

      La question fondamentale qui guide son travail peut être résumée par une formulation plus grandiose : "Comment diable pouvons-nous vivre ensemble ?"

      Les Quatre Approches face à une Situation Problématique

      Selon Kahane, face à une situation que nous jugeons problématique, quatre stratégies principales s'offrent à nous :

      1. Forcer (Make) : Tenter d'imposer notre volonté, indépendamment de ce que les autres veulent.

      2. S'adapter (Adapt) : Accepter la situation telle qu'elle est, car nous ne pouvons pas la changer.

      3. Sortir (Exit) : Quitter la situation (émigrer, démissionner, divorcer).

      4. Collaborer (Collaborate) : Travailler avec d'autres acteurs pour changer la situation.

      Son travail se concentre sur cette quatrième option.

      La Double Signification de la "Collaboration"

      Kahane souligne une dualité sémantique cruciale dans le mot "collaboration", qui est au cœur des défis qu'il explore.

      Sens positif : Travailler ensemble avec d'autres. Les recherches Google pour "collaboration" montrent des images de coopération harmonieuse.

      Sens négatif : Collaborer de manière traîtresse avec l'ennemi. Il illustre ce point avec une photo de 1944 montrant deux collaboratrices françaises punies par la tonture de leurs cheveux.

      Cette double signification révèle la tension inhérente à toute entreprise de collaboration :

      "D'une part, nous pensons que nous pourrions avoir besoin de travailler avec ces autres personnes pour arriver là où nous essayons d'aller, et d'autre part, nous craignons que le faire nous obligerait à trahir ce que nous tenons pour précieux."

      2. Un Modèle de Relations : Les Cercles Concentriques

      Pour mieux comprendre les frontières de la collaboration, Kahane propose un modèle de cercles concentriques illustrant différents niveaux de volonté d'interaction avec autrui :

      1. Collaboration : Le cercle intérieur, composé des personnes avec qui nous sommes prêts à travailler activement.

      2. Cohabitation : Les personnes avec qui nous ne voulons pas collaborer, mais avec qui nous sommes prêts à partager un espace (un foyer, une ville, un pays).

      3. Coexistence : Les personnes avec qui nous ne sommes pas prêts à cohabiter, mais dont nous tolérons l'existence à condition qu'elles restent séparées.

      C'est le principe de l'apartheid ("apartness").

      4. Élimination : Le cercle extérieur, composé de nos ennemis, des personnes que nous ne sommes même pas prêts à laisser coexister et que nous devons expulser ou éliminer.

      L'objectif de sa recherche est de comprendre comment "déplacer la frontière entre les personnes avec qui nous sommes prêts à collaborer et celles que nous considérons comme nos ennemis".

      3. Forces Motrices et Forces Restrictives

      La décision de collaborer ou non est influencée par des forces contradictoires.

      Forces Poussant à la Collaboration

      Forces Freinant la Collaboration

      Nécessité d'une action collective : Des défis qui exigent une réponse commune (ex: gestion des eaux usées dans la ville divisée de Nicosie, changement climatique).

      Différences réelles : Désaccords, méfiance et conflits d'intérêts concrets et non imaginaires.

      Peur du conflit violent : La crainte qu'une absence de collaboration ne mène à la guerre.

      Fragmentation et polarisation : Tendance au tribalisme, à la partisanerie, aux bulles d'information, à la démagogie et à la diabolisation.

      Sentiment d'interconnexion ("All My Relations") : Une conviction, notamment issue des traditions des Premières Nations, que nous sommes tous liés, que nous nous entendions bien ou non.

      Identification exclusive à son groupe ("mon peuple") : Une vision qui empêche de s'ouvrir à la collaboration avec des "autres".

      La diabolisation est un frein particulièrement puissant : "ces autres ne sont pas simplement nos adversaires ou nos ennemis, ce sont des démons, des diables. Et comment pourrions-nous collaborer avec le diable ? Nous ne le pouvons pas."

      4. L'Enquête Actuelle : Des Approches Individuelles aux Approches Collectives

      La question centrale qui anime la réécriture du livre de Kahane est de nature pratique : "Quelles approches permettent une collaboration plus nombreuse et de meilleure qualité ?".

      Il s'agit d'identifier des méthodes pour élargir le cercle des acteurs avec lesquels nous sommes disposés et capables de travailler.

      Le Passage de l'Individuel au Collectif

      La première édition de son livre se concentrait sur les approches individuelles, destinées à aider les individus à mieux collaborer. Ces approches étaient :

      • Accepter le conflit autant que la connexion.

      • Expérimenter pour avancer.

      • Reconnaître son propre rôle dans le système.

      Pour la seconde édition, Kahane souhaite compléter cette perspective en explorant les approches collectives.

      Il considère la relation entre le travail individuel et collectif comme une "bande de Möbius", où l'un ne va pas sans l'autre.

      Exemples d'Approches Collectives à Explorer

      Kahane a dressé une liste préliminaire d'approches collectives, qu'elles soient anciennes ou de pointe, qui permettent de collaborer au-delà des différences :

      Constitutions et accords : Cadres établis pour gérer les différences sans recourir à la violence.

      Organisation politique : Façons de s'organiser pour collaborer avec certains contre d'autres, ou contre un problème commun.

      Systèmes réglementaires : Mécanismes pour gérer les différences.

      Organisation des villes : Comment l'urbanisme peut faciliter la cohabitation et le travail en grande diversité.

      Politiques et "Nudges" : Interventions (comme celles d'Antanas Mockus à Bogota) conçues pour modifier les relations entre les gens, les faisant passer de la violence à la paix.

      Culture, valeurs et normes : Leur influence sur la capacité à collaborer.

      Réconciliation et guérison : Le rôle de la prise en charge des traumatismes collectifs et du rétablissement de la paix.

      5. Perspectives Issues de la Discussion

      Plusieurs intervenants ont enrichi la réflexion de Kahane avec des concepts et des exemples pertinents :

      Trouver un objectif commun, même minime : Même avec le pire ennemi, il est souvent possible de trouver un motif commun.

      Commencer par ce petit objectif peut créer une expérience de collaboration positive qui change la dynamique de la relation.

      La finalité de la collaboration : Consensus ou Agonisme ? : La collaboration vise-t-elle à atteindre un consensus ou à gérer une tension permanente ("agonisme") ? Kahane adopte une posture pragmatique : l'objectif est de résoudre le problème en question.

      Le meilleur scénario est de pouvoir vivre avec des différences et une pluralité permanentes. Il cite le président colombien Santos :

      "il est possible de travailler avec des gens avec qui nous ne sommes pas d'accord et avec qui nous ne serons jamais d'accord".

      La Planification par Scénarios comme Outil de Co-création : La méthode des scénarios, apprise chez Shell, peut être détournée de son objectif initial (prévoir et s'adapter à l'avenir). Utilisée dans des contextes de conflit (Colombie, Myanmar), elle devient un moyen pour des acteurs, même en guerre, de "co-créer des récits sur ce qui pourrait arriver afin d'influencer ce qui arrive".

      Le Droit au-delà des Constitutions : Des règles de procédure, telles que les exigences de supermajorité ou l'obligation de motiver les décisions, peuvent contraindre les acteurs à dialoguer, à faire des compromis et donc à collaborer.

      La Collaboration comme Moteur de Conflit : Une mise en garde cruciale a été formulée : "les gens collaborent principalement en partant d'un environnement pacifique pour créer plus de conflits".

      La collaboration se fait toujours avec certains et souvent contre d'autres, ce qui peut exacerber les conflits ou l'oppression.

      Le Cadre de la Justice Transitionnelle : Les cadres de la justice transitionnelle (commissions de vérité, réparations) offrent une approche systématique et globale pour aborder les problèmes de coexistence et de collaboration dans des contextes post-conflit, et sont de plus en plus appliqués à d'autres problématiques sociales.

  5. Oct 2025
    1. Analyse du "Bon Pays" : Mondialisation, Coopération et Intérêt National

      https://hyp.is/go?url=https%3A%2F%2Findex.goodcountry.org%2F&group=world

      Résumé

      Ce document de synthèse analyse les thèses centrales présentées par Simon Anholt concernant les défis de la mondialisation et la nécessité d'une nouvelle approche de la gouvernance mondiale.

      Le problème fondamental identifié est un décalage critique : alors que les problèmes les plus urgents de l'humanité (changement climatique, pandémies, crises économiques) sont mondialisés, les systèmes de gouvernance restent ancrés dans des cadres nationaux égoïstes.

      Trois obstacles majeurs à la coopération internationale sont identifiés : la demande des électeurs pour des politiques nationalistes, une forme de "psychopathie culturelle" qui limite l'empathie envers les étrangers, et la fausse croyance des dirigeants que les agendas nationaux et internationaux sont incompatibles.

      La solution proposée repose sur une découverte issue d'une analyse de données à grande échelle sur la perception des pays (l'Indice des Marques Nationales). Cette recherche révèle que les pays les plus admirés ne sont pas les plus riches ou les plus puissants, mais ceux perçus comme "bons" – c'est-à-dire ceux qui contribuent de manière significative au bien commun de l'humanité.

      Cette découverte lie directement la "bonté" d'un pays à son "intérêt personnel", car une réputation positive attire investissements, tourisme et talents, rendant la collaboration internationale un levier de compétitivité nationale.

      Pour matérialiser ce concept, Anholt a créé "l'Indice des Bons Pays", qui mesure la contribution de chaque nation à l'humanité.

      L'Irlande se classe au premier rang, démontrant qu'un pays peut honorer ses devoirs internationaux tout en gérant ses propres défis économiques.

      L'appel à l'action final est d'intégrer le terme "bon" (défini comme le contraire d'égoïste) dans le discours public et politique, afin de créer une pression citoyenne pour que les gouvernements adoptent des politiques plus collaboratives et tournées vers l'extérieur.

      1. Le Paradoxe de la Mondialisation : Problèmes Mondiaux, Solutions Nationales

      La mondialisation a profondément interconnecté le monde, créant un système où des événements locaux peuvent avoir des répercussions mondiales quasi instantanées. Des exemples frappants illustrent cette réalité :

      Sanitaire : "Il y a 20 ou 30 ans, si un poulet attrapait froid, éternuait et mourait dans un petit village d'Extrême-Orient, c'était tragique pour le poulet [...] mais c'était peu probable qu'on ait peur d'une pandémie mondiale".

      Économique : "si une banque américaine prêtait trop d'argent à des clients non solvables et que la banque faisait faillite, c'était néfaste [...] mais nous ne pensions pas que ça amènerait un effondrement du système économique pendant presque dix ans."

      Cette interconnexion a apporté des bénéfices, comme le succès des Objectifs du Millénaire, prouvant que "l'espèce humaine peut arriver à d'extraordinaires progrès en se montrant unie et persévérante".

      Cependant, la mondialisation a également amplifié les problèmes : réchauffement climatique, terrorisme, épidémies, trafic de drogue, et bien d'autres.

      Le problème central est que l'humanité n'a pas adapté ses structures de gouvernance à cette nouvelle réalité.

      L'organisation mondiale est toujours fragmentée en environ 200 États-nations dont les gouvernements sont programmés pour se concentrer quasi exclusivement sur leurs intérêts nationaux.

      Citation clé : "Il faut que nous arrivions à nous reprendre et trouver comment améliorer la mondialisation des solutions pour éviter de devenir une espèce victime de la mondialisation des problèmes."

      2. Les Obstacles à la Coopération Internationale

      Simon Anholt identifie trois raisons principales qui expliquent la lenteur des progrès sur les enjeux mondiaux et la persistance de l'approche nationaliste.

      2.1 La Demande des Électeurs

      La première raison est que les citoyens eux-mêmes exigent de leurs gouvernements une focalisation interne.

      En élisant ou en tolérant des gouvernements, le message envoyé est clair : la priorité est la prospérité, la croissance, la compétitivité et la justice à l'intérieur des frontières nationales.

      Les politiciens, en regardant "dans un microscope" plutôt que "dans un télescope", ne font que répondre à cette demande.

      2.2 La "Psychopathie Culturelle"

      Le deuxième obstacle est un biais psychologique collectif qu'Anholt nomme la "psychopathie culturelle".

      Il s'agit d'un manque de capacité à ressentir une véritable empathie pour les personnes qui sont culturellement différentes.

      • L'empathie fonctionne bien avec ceux qui "nous ressemblent, marchent, parlent, mangent, prient et s'habillent comme nous".

      • En revanche, les autres, ceux qui sont différents, sont souvent perçus comme des "personnages en carton", des figures bidimensionnelles plutôt que des êtres humains complexes.

      Ce manque d'empathie à grande échelle empêche une véritable solidarité mondiale.

      2.3 La Fausse Dichotomie des Agendas

      Le troisième obstacle est la croyance, particulièrement ancrée chez les dirigeants, que les agendas nationaux et internationaux sont mutuellement exclusifs. Anholt qualifie cette idée de "grand n'importe quoi".

      Fort de son expérience de conseiller politique auprès de nombreux gouvernements, il affirme n'avoir jamais vu "un seul problème national qui ne pouvait être résolu de façon plus inventive, plus efficace et plus rapide qu'en le traitant comme un problème international".

      3. L'Intérêt Personnel comme Levier du Changement

      Pour surmonter ces obstacles et la résistance naturelle de l'être humain au changement, il est nécessaire de démontrer qu'un comportement plus collaboratif sert l'intérêt personnel des nations. C'est le cœur de la découverte d'Anholt.

      3.1 La Recherche sur la Réputation des Nations

      En 2005, Anholt a lancé l'Indice des Marques Nationales, une étude à très grande échelle recueillant les perceptions du public mondial sur les différents pays.

      Cette base de données de 200 milliards de points de données a révélé un fait économique crucial :

      • Les pays dépendent "énormément de leurs réputations afin de survivre et de prospérer dans le monde".

      • Une bonne image (ex : Allemagne, Suède, Suisse) facilite tout : tourisme, investissements, exportation.

      • Une mauvaise image rend tout "difficile et [...] cher".

      3.2 La Découverte Clé : Admiration et "Bonté"

      En interrogeant cette base de données pour comprendre pourquoi certains pays sont plus admirés que d'autres, la réponse fut surprenante.

      Ce n'est ni la richesse, ni la puissance, ni la modernité qui est le facteur principal.

      Citation clé : "les pays que nous préférons sont les bons pays. [...] nous admirons surtout un pays parce qu'il est bon."

      Un "bon pays" est défini comme un pays qui "contribue au monde dans lequel nous vivons", le rendant "plus sûr, meilleur, plus riche ou plus juste".

      Cette découverte crée un lien direct et puissant entre l'altruisme et l'égoïsme : pour réussir économiquement (servir son intérêt national), un pays doit "faire le bien" et contribuer à l'humanité.

      "Plus vous collaborez, plus vous devenez compétitif."

      4. L'Indice des Bons Pays : Une Nouvelle Mesure du Succès

      Pour concrétiser cette idée, Anholt et son équipe ont développé l'Indice des Bons Pays ("The Good Country Index").

      Objectif : Mesurer la contribution exacte de chaque pays, non pas à ses propres habitants, mais au reste de l'humanité.

      Définition de "Bon" : Le terme n'a pas une connotation morale ("bon" vs "mauvais"), mais est utilisé comme le contraire de "égoïste".

      Un "bon" pays est un pays qui se préoccupe des intérêts de tous.

      4.1 Classement et Enseignements

      Les résultats de l'indice offrent des perspectives importantes :

      Rang

      Pays

      Observations Clés

      1

      Irlande

      Le pays qui, par habitant ou par dollar de PIB, contribue le plus au monde. Salué pour sa capacité à maintenir ses devoirs internationaux tout en se relevant d'une grave récession.

      2

      Finlande

      Très proche de l'Irlande, avec des scores globalement élevés.

      13

      Allemagne

      21

      États-Unis

      66

      Mexique

      95

      Russie

      Pays en développement focalisé sur sa construction interne.

      107

      Chine

      Pays en développement focalisé sur sa construction interne.

      Domination Européenne : Le top 10 est majoritairement composé de pays riches d'Europe occidentale (à l'exception de la Nouvelle-Zélande).

      L'Importance de l'Attitude : La présence du Kenya dans le top 30 est cruciale.

      Elle prouve que la contribution au monde n'est pas qu'une question d'argent, mais "d'attitude", de "culture" et de volonté politique de se tourner vers l'extérieur.

      Les données complètes de l'indice sont accessibles sur le site goodcountry.org.

      5. Appel à l'Action : Redéfinir le Discours Politique

      La finalité de ce projet n'est pas seulement de classer les pays, mais de changer radicalement le dialogue public et politique.

      5.1 Changer le Vocabulaire du Succès

      Anholt exprime sa lassitude face à un vocabulaire centré sur l'égoïsme national : "J'en ai assez d'entendre parler de compétitivité.

      J'en ai assez d'entendre parler de prospérité, de richesse, de croissance rapide. J'en ai assez d'entendre parler de pays heureux parce que ça reste quand même égoïste."

      Il propose de réinjecter le mot "bon" (au sens de "non-égoïste") dans la conversation.

      5.2 Un Outil pour les Citoyens

      Ce mot doit devenir un "bâton qui s'abattrait sur nos politiciens".

      Les citoyens sont invités à utiliser ce critère pour juger les politiques et les dirigeants en se posant la question :

      Question clé : "Est-ce qu'un bon pays ferait ça ?"

      L'objectif ultime est de faire évoluer les mentalités, pour que le désir principal des citoyens ne soit plus de vivre dans un pays riche ou compétitif, mais dans un "bon pays".

      Un pays dont on peut être fier à l'international, car il est reconnu pour sa contribution positive au monde entier.

  6. Jun 2025
  7. Apr 2025
    1. the main reason consumers are buying the cheapest food rather than the best healthiest is because they are not being paid a living wage

      for - inequality - oligarchy - effects on consumerist habits - buying the cheapest - suggestion - migrate from corporation to cooperation model - private company to cooperative - new meme - corporation to cooperation

    1. là ce que j'avais allumé c'est l'apprentissage coopératif parce que l'apprentissage coopératif ça fait partie des pratiques pédagogiques qui 00:22:42 ont été le plus étudié avec le un niveau de de confiance dans les résultats élevés et qui montre des effets qui sont bien plus importants euh par rapport au au à la réduction des tailles de classe 00:22:54 donc ça c'est une politique et en plus elle coûte rien c'est vous avez avez pas besoin de matériel il faut former les enseignants d'accord à à utiliser le travail coopératif donc évidemment qu'il y a un coup de formation mais c'est un 00:23:06 coup pour toute la vie après de l'enseignant il peut toute la vie mettre en place des structures coopératives dans sa classe et ça ça aide énormément à progresser pour les les élèves
    2. je pense vous avoir convaincu que nous avons un problème dans le système éducatif et la société française en général parce que encore une fois ça se retrouve chez les adultes en terme de 00:17:08 compétences sociales et comportemental alors vous pourriez me dire en fait c'est pas grave on s'en fiche c'est parce que c'est pas forcément ça qui compte dans la réussite éducative donc maintenant ce que je vais essayer de vous montrer c'est que ça compte dans la 00:17:20 réussite éducative c'est pas juste des compétences qu'on peut avoir souhaiter en elle-même mais c'est des compétences instrumentales en fait pour la réussite scolaire et pour l'insertion professionnelle avec des bénéfices publics qui sont 00:17:33 importants
    3. pour la coopération c'est la catastrophe nous sommes le dernier pays dernier pays de tous les 00:16:05 pays de l'OCDE dans notre dans la capacité en fait l'indice de coopération il mesure la comment les élèves voient la pratique coopérative et comment ils l'utilisent et alors là on est les 00:16:19 derniers donc je pense que c'est également évidemment du côté des compétences sociales un très gros souci
    4. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:21:53][^2^][2]: * 00:00 Début * 01:03 Sommaire * 02:11 I es compétences * 04:18 Les mesures * 09:48 Déficit de compétences * 16:58 Compétences sociales * 17:34 Expérimentation au collège * 20,57 Impact des politiques éducatives * 24:38 Impact sur l'insertion professionnelle * 26:43 Calcul de rentabilité * 28:07 Recommandations

      Cette vidéo, présentée par Élise Huillery, aborde l'importance des compétences sociales et comportementales dans l'éducation, telles que la confiance, la coopération et l'autonomie des élèves. Elle souligne que ces compétences sont souvent négligées dans le système éducatif français, mais qu'elles sont essentielles pour la réussite scolaire, l'insertion professionnelle et les bénéfices publics. Huillery propose des recommandations pour développer ces compétences chez les élèves.

      Points forts: + [00:00:22][^3^][3] L'importance des compétences sociales * Nécessité de développer la confiance, la coopération et l'autonomie * Impact sur la réussite scolaire et l'insertion professionnelle * Bénéfices pour la société en général + [00:02:14][^4^][4] Les compétences comportementales et sociales * Comprend l'estime de soi, l'optimisme et le contrôle de l'impulsivité * Inclut la capacité à coopérer, l'empathie et le sentiment d'appartenance + [00:09:51][^5^][5] Le déficit des compétences chez les élèves français * Les élèves français montrent un manque de compétences comparé à l'OCDE * Importance de l'état d'esprit de développement et de la persévérance + [00:17:36][^6^][6] L'impact des compétences sur la réussite éducative * Les programmes visant à développer un état d'esprit de croissance montrent des résultats positifs * Amélioration du comportement en classe et des performances scolaires Résumé de la vidéo [00:21:56]¹[1] - [00:30:56]²[2]:

      La vidéo présente une conférence d'Élise Huillery sur l'amélioration de l'apprentissage des élèves en France. Elle discute de l'importance de réduire la taille des classes, mais souligne que cela ne suffit pas sans transformer les pédagogies et motiver les élèves. Elle met en avant l'apprentissage coopératif et le feedback positif comme des leviers efficaces pour améliorer l'éducation.

      Points forts: + [00:22:00]³[3] Réduction de la taille des classes * Effets limités sans changement pédagogique * Coûts élevés par rapport aux bénéfices * Nécessité d'autres actions pour améliorer l'efficacité + [00:22:39]⁴[4] Apprentissage coopératif * Pratiques pédagogiques efficaces et peu coûteuses * Formation des enseignants requise * Impact significatif sur la progression des élèves + [00:23:24]⁵[5] Feedback positif * Retours individualisés pour guider les progrès * Importance de l'encouragement et de la reconnaissance des réussites * Distinction entre feedback positif et négatif + [00:24:46]⁶[6] Programme à Montréal * Ciblage des compétences sociales et comportementales * Effets à long terme sur l'éducation et l'insertion professionnelle * Rentabilité élevée pour la société + [00:28:14]⁷[7] Déficit en compétences sociales en France * Rôle crucial dans la réussite scolaire et professionnelle * Possibilité de transformation par des programmes éducatifs + [00:29:01]⁸[8] Recommandations pour l'école * Développement de l'apprentissage coopératif et de l'état d'esprit de développement * Réforme de l'évaluation des élèves * Formation continue des enseignants et des parents

  8. Jan 2025
    1. Briefing Doc: Exploration des Techniques de Facilitation

      Ce document synthétise les concepts clés et les méthodes de facilitation présentées dans le "Kit de Facilitation" (https://www.atelier-collaboratif.com/telechargements/kit-de-facilitation.pdf).

      Thèmes Principaux:

      Importance de la préparation:

      Avant chaque atelier, une phase de réflexion est essentielle pour définir l'objectif, identifier les participants et les livrables attendus.

      Il faut également anticiper les risques et les solutions possibles. Le "Kit" propose un plateau "ORGANISATION" pour structurer cette préparation (p.4).

      Diversité des pratiques:

      Le kit présente un éventail de "cartes pratiques" (p.5) classées selon leur niveau de difficulté (S'améliorer, Prioriser/Décider, Briser la glace, Générer des idées, etc.) et proposant des techniques variées pour chaque étape d'un atelier collaboratif.

      Importance de l'intelligence collective: La plupart des techniques présentées visent à stimuler la participation active de tous, à encourager le partage d'idées, et à favoriser la co-construction de solutions. Idées et Faits Marquants:

      Le rôle du facilitateur:

      Le facilitateur joue un rôle central dans la réussite d'un atelier. Il guide le groupe, assure le bon déroulement des activités, et veille à créer un environnement propice à la collaboration.

      L'utilisation d'outils visuels:

      Des outils comme les post-it, les tableaux, les cartes, etc. sont fréquemment utilisés pour faciliter la visualisation des idées, la structuration des discussions, et la prise de décisions collective.

      L'importance du feedback:

      Plusieurs techniques (ex: ROTI Agile, Perfection Game) permettent de recueillir du feedback des participants, ce qui est crucial pour l'amélioration continue des ateliers. Exemples de Techniques et Citations:

      La Rétrospective 4L (p. 6):

      Permet de faire le bilan d'une activité en utilisant l'analogie d'une voiture. Les participants identifient sur des cartes "ce qui freine" (le vent) et "ce qui pousse" (le moteur).

      Gommettocratie (p. 9):

      Technique de priorisation simple et visuelle.

      Les participants votent pour les idées qui les séduisent le plus en collant des gommettes.

      Le Réseau Social en Papier (p. 11):

      Un jeu ludique pour briser la glace et permettre aux participants de se connaître. World Café (p. 18): "Inventé en 2009 par Jim Benson et Jeremy Lightsmith".

      Cette technique favorise le dialogue et l'échange d'idées sur plusieurs sujets en petits groupes.

      Impact Mapping (p. 24):

      Permet de "représenter visuellement les impacts et hypothèses de développement d'un produit".

      Méthode du Point de Vue (POV) (p. 25):

      "Le point de vue est la perception du problème vue par l'utilisateur." Cette méthode permet de se centrer sur les besoins des utilisateurs.

      Conclusion:

      Le "Kit de Facilitation" est une ressource précieuse pour tous ceux qui souhaitent animer des ateliers collaboratifs efficaces.

      Il propose une grande variété de techniques et d'outils pour chaque étape du processus, de la préparation à la mise en œuvre des décisions.

  9. Nov 2024
    1. cosmo-localization, i.e. the combination of interconnected local commons with global (‘cosmic’) digitally enhanced cooperation, may be superlinear, and thus, exactly what is needed to ‘inflate’ the commons.

      for - definition inflating the commons - Geoffrey West - superlinear relationship - of cosmolocalization - via digital cooperation - Michel Bauwens - adjacency relationship - inflating the commons - indyweb

      adjacency - between - inflating the commons - indyweb - adjacency relationship - Indyweb could be one way to inflate the commons by weaving together cosmolocal groups around the group into a mycelial network

    1. third thing okay um and the fourth thing soft power within the United

      for - need to establish global cooperation to mitigate existential threats of nuclear war and combat tipping points - Yanis Varoufakis - third and fourth suggestion - exercise soft power in the United States - Yanis Varoufakis - Yanis Varoufakis laid out the existential reasons why is important to reach out to the social democrats in the US such as Bernie Sanders - without establishing global cooperation, there is no way to prevent - nuclear war and - climate tipping points

  10. Jun 2024
    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:47:31][^2^][2]:

      Cette vidéo présente une conférence d'Esther Duflo sur les approches expérimentales en éducation, mettant l'accent sur le développement de la cohésion sociale et la réussite scolaire. Elle discute de divers programmes internationaux visant à améliorer la coopération, la confiance et la tolérance parmi les élèves, et souligne l'importance de ces compétences pour le bien-être économique et social à long terme.

      Points forts: + [00:00:23][^3^][3] Introduction de la conférence * Présentation par Esther Duflo * Importance de la recherche sur la cohésion sociale * Lien entre cohésion sociale et réussite scolaire + [00:09:03][^4^][4] Programme en Turquie * Développement de la cohésion sociale dans les écoles primaires * Intégration des réfugiés syriens * Utilisation de la prise de perspective + [00:17:34][^5^][5] Mesure de la violence * Utilisation de carnets de bord pour observer la violence * Interrogation des enseignants et élèves sur les comportements problématiques * Jeux comportementaux pour mesurer la coopération et l'altruisme + [00:25:32][^6^][6] Suivi à long terme * Impact sur l'emploi, les revenus et la criminalité * Baisse de l'impulsivité et augmentation de la confiance * Amélioration des parcours scolaires et professionnels + [00:38:56][^7^][7] Programme en France * Projet civique en groupes * Expérience directe de la démocratie * Amélioration des performances scolaires et des attitudes civiques + [00:47:01][^8^][8] Conclusion * Effets positifs à court et long terme * Bénéfices supérieurs aux coûts * Importance de la cohésion sociale pour la société

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:28:10][^2^][2] : Cette vidéo présente une conférence de Doug Fisher et John Hattie sur l'efficacité collective des élèves. Ils discutent de l'importance de la coopération dans l'éducation, en soulignant que la coopération intentionnelle et bénéfique améliore l'apprentissage et l'engagement des élèves.

      Points forts : + [00:04:39][^3^][3] La coopération dans l'éducation * Importance de la coopération intentionnelle * Différence entre coopération et collaboration * Impact de la coopération sur l'apprentissage + [00:09:02][^4^][4] Définition de la coopération * Coopération vs communication * Caractéristiques de la coopération efficace * Exemples de coopération dans divers contextes + [00:14:01][^5^][5] La coopération en pratique * Expériences des élèves avec la coopération * L'importance de l'intention dans la coopération * Bénéfices de la coopération pour les élèves + [00:19:14][^6^][6] La coopération comme méthode d'enseignement * Histoire de la coopération dans l'éducation * Différentes approches de la coopération * Efficacité de la coopération selon les recherches

      Résumé de la vidéo [00:28:12][^1^][1] - [00:54:14][^2^][2] : La vidéo présente une discussion approfondie sur l'efficacité collective des élèves, mettant en lumière l'importance de la coopération et de la gestion des émotions dans le contexte éducatif. Elle aborde les avantages et les défis de la coopération en classe, ainsi que les stratégies pour surmonter les obstacles et améliorer l'apprentissage collaboratif.

      Points forts : + [00:28:12][^3^][3] Socialisation et compétences prosociales * Importance de développer des habiletés prosociales * Gestion des émotions et de la colère * Impact sur la souffrance au travail + [00:31:51][^4^][4] Vigilance dans la coopération * Coopération n'est pas une recette magique * Nécessité d'être vigilant pour éviter les dérives * Importance de la concentration individuelle + [00:37:00][^5^][5] Confrontation d'idées et conflits * Distinction entre conflits relationnels et d'idées * Les conflits d'idées sont essentiels à la coopération * Risques de stratégies de consensus de complaisance + [00:41:00][^6^][6] Aide et sentiment d'incompétence * Risques liés à l'aide non sollicitée * Impact sur la confiance en soi des élèves * Importance de l'autonomie et de la responsabilité individuelle + [00:46:44][^7^][7] Formation à la coopération * Importance de la formation des élèves à la coopération * Utilisation d'artefacts pour faciliter l'aide entre élèves * Plan de travail individuel comme alternative à l'aide directe

      Résumé de la vidéo [00:54:17][^1^][1] - [01:19:44][^2^][2]:

      Cette vidéo présente Doug Fisher et John Hattie discutant de l'efficacité collective des élèves. Ils explorent différentes méthodes de coopération en classe, l'importance de la réciprocité dans l'apprentissage et comment les conflits socio-cognitifs peuvent enrichir l'expérience éducative.

      Points forts: + [00:54:17][^3^][3] La coopération en classe * Différentes formes de coopération sont explorées * L'importance de la réciprocité dans les rôles d'apprentissage est soulignée * Les pratiques coopératives formelles et informelles sont discutées + [01:02:59][^4^][4] Les marchés de connaissances * Encouragent tous les élèves à devenir passeurs de savoir * Basés sur les travaux de Claire Héber-Suffrin sur les échanges réciproques de savoirs * Aident à renforcer l'efficacité personnelle et la confiance + [01:07:04][^5^][5] Les jeux coopératifs * Utilisés pour améliorer les liens entre les élèves * Reconnus par l'UNESCO comme des dispositifs d'éducation à la paix * Permettent de reconstruire des liens de confiance mutuelle + [01:14:05][^6^][6] Le travail en groupe et en équipe * Différences entre le travail en groupe et en équipe expliquées * Le travail en groupe vise à créer des conflits socio-cognitifs bénéfiques * Le travail en équipe se concentre sur la réalisation de projets à long terme

      Résumé de la vidéo 01:19:46 - 01:34:50 : Cette vidéo présente une discussion sur l'efficacité collective des élèves, animée par Doug Fisher et John Hattie. Ils explorent les phases de l'apprentissage, l'importance de la coopération et la différenciation pédagogique. Ils soulignent l'impact de la dopamine dans la phase de compétence consciente et la nécessité d'une coopération authentique pour un apprentissage significatif.

      Points forts : + [01:19:46][^1^][1] L'importance de ne pas abandonner les élèves * Encourager la recherche continue * Éviter les stratégies d'évitement * Favoriser la persévérance + [01:20:25][^2^][2] Les phases de l'apprentissage * Phase de compétence consciente liée à la dopamine * Sentiment de fierté et de soulagement * La joie d'apprendre comme motivation + [01:21:09][^3^][3] La compétence inconsciente * Intégration profonde de la compétence * "Je ne sais plus que je sais" * Importance de la pratique et de la répétition + [01:22:01][^4^][4] Le tutorat et le travail en groupe * Utilité du tutorat pour la mémorisation * Travail en équipe pour renforcer les compétences * Coopération comme outil pédagogique + [01:24:01][^5^][5] Ressources et outils pour la coopération * Présentation de ressources pédagogiques * Distinction entre coopération et collaboration * L'impact de la coopération sur l'équité + [01:26:51][^6^][6] La coopération naturelle chez l'humain * Travaux de Michael Tomasello sur la coopération * La coopération en temps de crise * La coopération comme essence de l'humanité

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:59:10][^2^][2]:

      Cette vidéo présente une interview avec Sylvain Connac, qui discute de l'importance de la coopération dans l'éducation. Il explique comment la coopération peut améliorer l'apprentissage et gérer l'hétérogénéité dans les salles de classe. Connac souligne que la coopération n'est pas seulement utile pour l'apprentissage académique, mais aussi pour développer des compétences sociales et émotionnelles chez les élèves.

      Points forts: + [00:00:14][^3^][3] Introduction à la coopération * Connac partage son parcours vers la coopération * Importance de la coopération dans l'éducation * La coopération comme réponse aux défis pédagogiques + [00:03:56][^4^][4] Gestion de l'hétérogénéité * La coopération aide à gérer la diversité des élèves * Chaque groupe humain est hétérogène * La coopération peut réduire les inégalités sociales + [00:06:14][^5^][5] Apprentissage coopératif * Développement des compétences coopératives * Techniques pédagogiques comme le Jigsaw * Interdépendance positive et responsabilité individuelle + [00:11:12][^6^][6] Valeurs de la coopération * Solidarité et générosité parmi les élèves * La coopération comme moyen d'éducation civique * Importance de l'autonomie et de la responsabilité + [00:16:33][^7^][7] Différence entre coopération et collaboration * Clarification des termes et de leur application * La coopération dans divers contextes éducatifs * Stratégies pour encourager la coopération sans obligation + [00:35:01][^8^][8] Challenges de l'enseignement coopératif * Difficultés et solutions potentielles * Importance de la mémorisation et de l'engagement * Utilisation des réseaux sociaux et collectifs pour le soutien

      Résumé de la vidéo [00:36:00][^1^][1] - [00:59:10][^2^][2]:

      Cette vidéo présente une discussion avec Sylvain Connac sur l'importance de la coopération dans l'éducation. Il explore les avantages de la coopération pour gérer l'hétérogénéité des élèves et comment elle peut contribuer à l'égalité des chances en éducation. Connac souligne que la coopération ne se limite pas à travailler ensemble, mais implique une action conjointe avec des bénéfices mutuels. Il aborde également les défis de la mise en œuvre de la coopération dans les salles de classe et offre des stratégies pour encourager une coopération efficace parmi les élèves.

      Points forts: + [00:36:00][^3^][3] La coopération en éducation * Importance de la coopération pour gérer l'hétérogénéité * Coopération comme moyen d'atteindre l'égalité des chances * Différence entre coopération et collaboration + [00:41:55][^4^][4] Les défis de la coopération * Difficultés de mise en œuvre dans les classes * Risques de renforcer les inégalités sociales sans une approche appropriée * Importance de la formation des enseignants à la coopération + [00:48:36][^5^][5] Stratégies pour une coopération efficace * Utilisation de techniques pédagogiques pour favoriser la coopération * Exemple de la technique du "jigsaw" pour l'apprentissage coopératif * Rôle des enseignants dans la conception et le soutien de la coopération + [00:55:07][^6^][6] La coopération et la collaboration * Distinction entre coopérer et collaborer * La coopération nécessite confiance et réciprocité * Conseils pour trouver du soutien et des ressources pour la coopération

    1. Résumé de la vidéo [00:00:01][^1^][1] - [01:19:40][^2^][2]:

      Cette vidéo présente une conférence de Sylvain Connac sur les pédagogies coopératives, où il explore les pratiques de coopération entre élèves et leur impact sur l'apprentissage. Il discute des différentes formes de coopération, de leur place dans les programmes scolaires et de leur efficacité prouvée par des études scientifiques.

      Points forts: + [00:00:01][^3^][3] Introduction de la conférence * Présentation de Sylvain Connac, enseignant-chercheur en sciences de l'éducation * Focus sur la coopération entre élèves et la gestion de la diversité + [00:02:59][^4^][4] Définition de la coopération * Explication des caractéristiques d'un comportement coopératif * Importance de l'action combinée, de l'intervention personnelle et du bénéfice mutuel + [00:07:39][^5^][5] Pédagogies coopératives * Distinction entre pédagogie coopérative et Cooperative Learning * Exemples de méthodes et d'outils pour la coopération en classe + [00:36:28][^6^][6] Objectifs et bénéfices de la coopération * La coopération comme moyen d'apprentissage et non comme fin en soi * Consensus scientifique sur l'efficacité de la coopération dans l'éducation + [00:44:26][^7^][7] Coopération à distance et numérique * Adaptation des pratiques coopératives à l'enseignement à distance * Utilisation des outils numériques pour maintenir la coopération malgré la distanciation + [01:04:03][^8^][8] Challenges de la coopération * Difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre de la coopération en classe * Nécessité de formation pour les enseignants sur les pratiques coopératives

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:22:50][^2^][2]:

      Cette vidéo est un webinaire intitulé "La participation en pratiques" qui explore l'importance de la participation active des populations dans les politiques publiques, en particulier dans le domaine de la santé et de l'action sociale. Il met en lumière les différentes formes et intensités de participation, ainsi que les défis et les stratégies pour une participation efficace.

      Points forts: + [00:00:00][^3^][3] Introduction et bienvenue * Présentation du webinaire et instructions pour les participants * Annonce de l'enregistrement du webinaire pour partage ultérieur + [00:01:03][^4^][4] Allocution de Marie Persiani * Importance de la participation des populations * Reconnaissance des savoirs d'expérience des acteurs et des populations + [00:05:40][^5^][5] Présentation par Émilie Feriel * Méthodologie et contexte de la capitalisation des expériences de participation * Discussion sur l'évolution de la participation dans les politiques publiques + [00:13:18][^6^][6] Présentation de Timothé Decluse * Explication de la capitalisation des expériences et son contexte national * Importance de partager les savoirs issus de l'expérience pratique

      Résumé de la vidéo [00:22:52][^1^][1] - [00:46:39][^2^][2] : La vidéo présente un webinaire sur la participation en pratiques, mettant en lumière l'importance de la capitalisation des expériences dans divers projets sociaux et de santé publique. Elle aborde les méthodes de capitalisation, l'engagement des participants et l'impact sur les politiques et stratégies.

      Points forts : + [00:22:52][^3^][3] L'objectif de la capitalisation * Sert à la réflexion pédagogique et à l'amélioration des pratiques * Informe sur la participation et soutient la mise en œuvre des politiques * Engage la collaboration avec le domaine de la recherche + [00:25:59][^4^][4] La commission de recrutement participative * Implique les résidents dans le processus de recrutement * Favorise l'autodétermination et la participation active * Permet une évaluation et un retour d'expérience constructifs + [00:35:08][^5^][5] Le projet de jardin partagé * Encourage la cohésion sociale et le bien-être des participants * Intègre la permaculture et la bienveillance dans les activités * Offre des opportunités d'apprentissage et de partage au sein de la communauté

      Résumé de la vidéo [00:46:42][^1^][1] - [01:11:52][^2^][2]:

      Cette vidéo présente un webinaire sur la participation citoyenne dans divers projets sociaux en France. Elle met en lumière l'importance de l'entraide, de l'expérience partagée et de la gouvernance participative dans le domaine de la santé mentale et de l'insertion sociale.

      Points forts: + [00:46:42][^3^][3] Présentation de l'UDAF 52 * Introduction du dispositif participatif "Peridance" * Utilisation de l'expérience vécue comme outil de partage et de rétablissement * Focus sur l'entraide pour les personnes isolées avec des expériences rares en santé mentale + [00:52:05][^4^][4] Gouvernance participative * Changement des codes et normes dans une organisation pyramidale * Prises de décisions collectives et ascendantes * Horizontalité dans la distribution des rôles et l'organisation du travail + [00:56:38][^5^][5] Contrat social multipartite * Renforcement de l'intégration sociale et de la participation citoyenne * Méthode participative et collaborative "Spirale" du Conseil de l'Europe * Focus sur le bien-être individuel et collectif + [01:09:36][^6^][6] Le village de l'insertion * Dispositif expérimental pour les personnes en grande marginalité * Hébergement pérenne dans un environnement à basse exigence * Construction des règles avec les habitants pour favoriser l'insertion sociale

      Résumé de la vidéo [01:11:55][^1^][1] - [01:35:36][^2^][2] : La vidéo présente un webinaire sur la participation citoyenne dans le cadre d'un projet de village d'insertion. Elle aborde les méthodes de sélection des résidents, l'établissement d'un conseil de village, et l'importance de l'appropriation des lieux par les habitants. Le projet vise à intégrer des personnes marginalisées dans la communauté en leur offrant un espace de vie adapté et en les impliquant dans la gestion du village.

      Points forts : + [01:12:01][^3^][3] Sélection des résidents * Critères basés sur l'adhésion aux structures classiques * Choix de personnes à la rue depuis longtemps * Importance de la projection personnelle dans le village + [01:13:21][^4^][4] Création du conseil de village * Objectif de définir les règles de vie commune * Participation active des futurs habitants * Évolution des règles selon les besoins des résidents + [01:16:08][^5^][5] Appropriation des lieux * Liberté de personnalisation des modules d'habitation * Renommage du village par ses habitants * Objectif de déstigmatisation et d'ouverture sur le quartier + [01:17:02][^6^][6] Activités ouvertes à la ville * Organisation d'événements comme la fête de la musique * Invitation des habitants du quartier à participer * Présentation du village à travers des activités conviviales + [01:22:00][^7^][7] Perspectives d'avenir * Souhait de pérenniser le village * Proposition de solutions alternatives en cas de fermeture * Adaptation aux projets individuels des résidents + [01:26:17][^8^][8] Transition vers une organisation horizontale * Efforts pour intégrer les résidents dans les décisions * Importance du soutien institutionnel pour la participation * Réalisation d'actions concrètes comme le jardin participatif

      Résumé de la vidéo [01:35:38][^1^][1] - [01:58:27][^2^][2]:

      Cette partie du webinaire aborde les pratiques de participation dans la mise en œuvre de projets, soulignant l'importance de définir les objectifs et les limites de la participation dès le début. Les intervenants discutent des outils formels, de l'importance du soutien institutionnel, des défis de financement, et de l'adaptation de la participation à l'environnement du projet. Ils mettent également en évidence le rôle des compétences professionnelles et des participants, ainsi que les effets positifs de la participation sur les individus et les collectivités.

      Points forts: + [01:35:38][^3^][3] Définition des objectifs de participation * Importance de fixer les contours de la participation en amont * Nécessité d'intégrer les participants dans le processus de définition * Établissement des limites de décision pour éviter les désillusions + [01:37:43][^4^][4] Soutien institutionnel et financements * Culture de participation au sein des structures * Sensibilisation des supérieurs et soutien essentiel à la pérennisation * Coûts associés à la participation, souvent sous-estimés + [01:39:59][^5^][5] Adaptation de la participation à l'environnement * Flexibilité nécessaire face à l'imprévisibilité de la participation * Levée des contraintes institutionnelles pour favoriser l'expérimentation * Importance du partenariat et de la coordination pour mobiliser les publics + [01:43:19][^6^][6] Compétences des professionnels et des publics * Posture des professionnels favorisant l'horizontalité des relations * Formation et accompagnement des participants pour renforcer leur engagement * Effets positifs sur le bien-être, l'estime de soi et le sentiment d'appartenance

    1. Résumé de la vidéo [00:00:09][^1^][1] - [00:26:26][^2^][2]:

      Cette vidéo présente une conférence de Marie Vergnon sur les métaphores de l'éducation et leur impact sur la réussite des enfants. Elle explore comment les métaphores influencent notre compréhension de l'éducation et la manière dont nous interagissons avec les enfants dans un contexte éducatif.

      Points forts: + [00:00:09][^3^][3] Les métaphores en éducation * Importance des métaphores dans le discours éducatif * Rôle des images pour exprimer des concepts complexes * Exemples de métaphores utilisées par les professionnels + [00:07:19][^4^][4] La métaphore du remplissage * Critique de l'éducation comme simple transfert de connaissances * Représentations négatives et leur impact sur la perception de l'éducation * Contraste avec des approches plus actives de l'enseignement + [00:17:21][^5^][5] La métaphore du potier et du sculpteur * L'enfant vu comme une matière inerte à former * Limites de cette vision et appel à une collaboration éducative * L'importance de la réaction et de l'action propres de l'enfant + [00:24:57][^6^][6] La métaphore horticole * L'éducation comparée à l'horticulture, où l'enfant est une plante à cultiver * Distinction entre différentes métaphores et leur signification * La nécessité d'une participation active de l'enfant dans son éducation

      Résumé de la vidéo [00:26:29][^1^][1] - [00:53:20][^2^][2]:

      La vidéo présente une conférence de Marie Vergnon sur les coopérations entre adultes et la réussite des enfants. Elle explore les métaphores utilisées dans l'éducation, telles que l'enfant en tant que plante, et discute de l'importance de considérer l'enfant comme acteur central de son éducation. La conférence analyse également le "Pacte pour la réussite éducative" de 2013 et souligne la nécessité de raviver les métaphores pour réinterroger nos valeurs et pratiques éducatives.

      Points forts: + [00:26:29][^3^][3] La métaphore de l'enfant-plante * L'enfant est comparé à une plante qui croît de manière autonome * L'éducateur est vu comme un jardinier qui aide sans imposer sa volonté * La métaphore souligne le dynamisme intrinsèque de l'enfant + [00:29:11][^4^][4] Le Pacte pour la réussite éducative * Document de 2013 visant à mobiliser divers acteurs de l'éducation * Met l'accent sur l'importance de l'environnement éducatif * Soulève la question de la place de l'enfant dans les listes d'acteurs + [00:41:00][^5^][5] La révolution copernicienne en éducation * L'idée de placer l'enfant au centre de l'action éducative * Comparaison avec le passage d'une vision géocentrique à héliocentrique * L'enfant est le soleil du système éducatif, essentiel à son existence + [00:45:56][^6^][6] L'enfant en tant qu'acteur de son éducation * L'enfant apporte ses propres aptitudes, goûts et un projet personnel * La relation éducative est une collaboration et non une imposition * L'importance de l'accompagnement et du respect du projet de l'enfant

      Résumé de la vidéo [00:53:22][^1^][1] - [01:03:05][^2^][2]:

      Cette partie de la vidéo aborde les coopérations entre adultes et la réussite des enfants, en se concentrant sur les processus et les effets de ces interactions. L'orateur discute de l'importance de l'éducation et du rôle des éducateurs dans le développement de l'estime de soi chez les enfants. Il est également question de la vision historique de l'enfant en tant qu'acteur de son éducation et de la continuité de cette pensée à travers le temps.

      Points forts: + [00:53:22][^3^][3] Le rôle de l'éducateur * Aider l'enfant à découvrir son cœur * Importance de l'estime de soi * L'amour parental comme fondement + [00:54:16][^4^][4] La vision de l'enfant * L'enfant comme acteur central de l'éducation * Réflexions historiques sur l'éducation * Continuité des idées éducatives + [00:57:08][^5^][5] Les formes pédagogiques * Liens entre pédagogie et émancipation * L'enfant en tant qu'auteur de son éducation * Importance de l'attitude critique en éducation + [00:59:01][^6^][6] Le contexte de la réussite éducative * Évolution du dispositif de réussite éducative * Complexité et importance du travail sur le terrain * Communication et symbolisme dans l'éducation

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:21:23][^2^][2] :

      Cette vidéo présente une analyse approfondie des différences entre coopération et collaboration, en s'appuyant sur les travaux de divers universitaires. Elle explore les nuances de ces concepts dans le contexte pédagogique et organisationnel.

      Points forts : + [00:00:00][^3^][3] Introduction à la coopération et à la collaboration * Clarification des termes souvent considérés comme synonymes * Importance de comprendre les distinctions pour les professionnels + [00:02:10][^4^][4] Distinctions théoriques * Collaboration vue comme un partage d'intérêts pour des gains individuels * Coopération associée au partage des désirs et à la générosité + [00:04:27][^5^][5] Applications pratiques dans l'éducation * Collaboration liée à l'organisation du travail et à la réalisation d'objectifs communs * Coopération impliquant une dépendance mutuelle et le partage de l'espace de travail + [00:10:47][^6^][6] Différenciation dans les pédagogies de groupe * Distinction entre travail de groupe, en groupe, en équipe et d'équipe * Importance de la motivation et des objectifs dans la coopération et la collaboration éducative

      Résumé de la vidéo [00:11:00][^1^][1] - [00:21:23][^2^][2]:

      La vidéo présente une analyse approfondie des différences entre coopération et collaboration, en s'appuyant sur diverses sources académiques. Elle explore les nuances de ces concepts dans le contexte éducatif, soulignant l'importance de la générosité et de la solidarité dans la coopération, et l'efficacité et la performance dans la collaboration.

      Points forts: + [00:11:00][^3^][3] La coopération * Basée sur la générosité et la solidarité * Partage d'une situation commune * Actions combinées pour l'apprentissage + [00:13:00][^4^][4] Le travail en groupe * Différenciation entre travail de groupe et travail en groupe * Objectifs d'apprentissage ou de production * Motivation interne ou externe + [00:17:03][^5^][5] La collaboration * Recherche de performance par la solidarité * Partage d'un projet commun * Objectif centré sur la réalisation d'une œuvre + [00:20:49][^6^][6] La compétition * Peut être bénéfique si elle vise l'émulation * Aide à dépasser ses propres limites * Complémentaire à la coopération pour l'apprentissage

    1. Résumé de la vidéo [00:00:01][^1^][1] - [00:16:09][^2^][2]:

      Cette vidéo présente une conférence de Perrine G. sur les élèves en difficulté en éducation physique et sportive (EPS), en particulier en acrosport, lors de la Journée Jean Zoro 2018. Elle explique comment un cycle d'apprentissage avec évaluation par capitalisation peut aider ces élèves à s'engager et à surmonter leurs difficultés.

      Points forts: + [00:00:22][^3^][3] Introduction à l'acrosport * Présentation de l'approche pédagogique * Utilisation de l'évaluation par capitalisation * Expérimentation avec des classes de 5e + [00:01:31][^4^][4] La coopération et la communication * Nécessité de la coopération dans l'acrosport * Importance de la communication entre les élèves * Interdépendance des élèves dans les activités + [00:02:31][^5^][5] Construction d'une séquence d'apprentissage * Séquence longue de 10 leçons * Objectifs d'enseignement échelonnés dans le temps * Évaluations par capitalisation à des moments clés + [00:10:13][^6^][6] Première étape et points cumulés * Accumulation de points pour la construction de pyramides * Importance de la persévérance et du dépassement des difficultés * Sentiment de fierté chez les élèves pour les réalisations + [00:11:16][^7^][7] Application en handball * Focus sur le tir au but pour surmonter l'autocensure * Organisation de la séquence d'apprentissage autour du tir * Championnats et entraînements pour développer les compétences + [00:14:37][^8^][8] Ciblage en gymnastique et autres sports * Approches spécifiques pour la gymnastique, le demi-fond, et le tennis de table * Objectifs d'apprentissage centrés sur des compétences clés * Encouragement de la performance et de la fierté des élèves

    1. https://www.youtube.com/watch?v=LcTtF7G4qSg

      Résumé de la vidéo [00:00:01][^1^][1] - [00:33:13][^2^][2]:

      La vidéo présente une table ronde intitulée "Coopération, pour un bonheur local accompli", où les intervenants discutent de l'importance de la coopération et de la coconstruction pour atteindre des objectifs communs et améliorer le bien-être local. Ils soulignent l'importance de la confiance, de la gouvernance équitable et de l'action collective dans la réalisation de projets qui bénéficient à l'ensemble de la communauté.

      Points forts: + [00:07:27][^3^][3] L'agenda 2030 et la coopération * L'importance de respecter l'agenda 2030 pour le développement durable * La nécessité d'une coopération démocratique pour atteindre les objectifs * L'engagement des jeunes et des territoires dans la coconstruction de l'avenir + [00:11:28][^4^][4] Le rôle des territoires dans la coopération * Les territoires innovent pour créer de nouveaux modèles socio-économiques durables * L'importance de la coopération transfrontalière pour des projets concrets * La coopération comme moyen de faciliter l'accès au bonheur pour les citoyens + [00:18:03][^5^][5] La construction de la coopération entre collectivités * L'évolution de la coopération entre intercommunalités et pays * La clarification des compétences et la gestion commune des problématiques * Les exemples de coopération réussie et leur impact sur le développement local + [00:25:50][^6^][6] L'importance du dialogue et de la coconstruction * La distinction entre dialogue en confiance, coconstruction et cogestion * La production de débats apaisés et la recherche d'un objectif commun * La nécessité d'agir ensemble avant de passer à une gouvernance partagée Résumé de la vidéo [00:33:16][^1^][1] - [00:49:51][^2^][2]:

      La vidéo présente une table ronde sur la coopération et le bonheur local, soulignant l'importance de la sémantique commune, de la méthode et de l'infrastructure partagée pour réussir la coopération. Elle aborde les défis de la communication entre différents acteurs et la nécessité d'une compréhension mutuelle pour un développement territorial efficace.

      Points forts: + [00:33:16][^3^][3] La sémantique dans la coopération * Importance d'un langage commun entre divers acteurs * Exemple de malentendus dus à des interprétations différentes * Anecdote illustrant la confusion entre dialogue social et question de la cité + [00:37:01][^4^][4] La méthode et l'infrastructure en commun * La coopération nécessite une méthode partagée pour des actions communes * L'infrastructure commune comme fondement pour la coopération * Exemple de la création d'une infrastructure avant la méthode et les mots + [00:41:15][^5^][5] La compétence économique et la coopération territoriale * Discussion sur la compétence économique intercommunale * Comment un pays peut travailler pour ses intercommunalités sur une compétence non dédiée * L'importance de l'échelle pertinente de réflexion pour la coopération + [00:45:00][^6^][6] Les modèles socio-économiques d'intérêt général * Présentation de la plateforme trajectoire socio-économique * Importance des compétences humaines, des alliances stratégiques et des ressources financières * Stratégie du salami pour illustrer l'importance des compétences et des alliances

    1. deuxième modalité que propose la recherche c'est l'idée d'apprentissage en petit groupe coopératif il faut bien comprendre que dans l'ensemble des regroupements qu'ils seront fait sans doute que perdurera une 00:02:35 forme d'hétérogénéité des élèves au sein de ces groupes quels que soient les groupes et donc dans ce cas-là ça consiste à donner une tâche à un petit groupe d'élèves et à leur demander de la faire ensemble ça fonctionne extrêmement bien les effets montrés par la recherche 00:02:48 sont importants en particulier si la tâche est donnée sur un temps restreint donc à bien cadré en terme de la durée de cette tâche-là et si il y a une grande interdépendance des élèves au 00:02:59 sein de cette tâche et donc le sentiment en tous les cas que chacun a sa part à faire et que chacun dépend de l'autre

      C'est un peut le contraire du groupe de niveau

  11. May 2024
  12. Apr 2024
  13. Mar 2024
    1. Résumé de la Vidéo

      La première partie de la vidéo aborde la coopération territoriale et la transition écologique juste. Elle met en lumière l'importance stratégique de ces enjeux, souvent négligés par les médias, et souligne la nécessité d'une collaboration pour réussir la transition sur les territoires. Le rapport présenté est dense et marque le début d'une bataille déterminée pour la coopération territoriale, qui n'est pas une fin en soi mais le commencement d'un travail continu.

      Points Forts: 1. L'importance de la coopération territoriale [00:00:05][^1^][1] * Stratégique pour la transition écologique * Nécessite une collaboration étroite * Début d'un travail continu et déterminé 2. Le rôle du Labo de l'ESS [00:01:43][^2^][2] * Mettre en avant les initiatives de terrain * Construire une coopération territoriale malgré les difficultés * Progresser vers une transition juste 3. Les chantiers coopératifs [00:02:32][^3^][3] * Nouvelle méthode de travail pour le Labo * Convergence des expertises et actions concrètes * Importance de dépasser les limites actuelles 4. La nécessité de la coopération [00:03:25][^4^][4] * Répondre aux tendances négatives actuelles * Travailler ensemble pour créer et innover * Importance de converger les initiatives existantes Résumé de la Vidéo

      La partie 2 de la vidéo aborde la création de partenariats et de coopérations territoriales pour soutenir la santé et la prévention, en mettant l'accent sur l'importance de l'activité physique et de l'alimentation. Elle souligne également le rôle des mutuelles de santé et des acteurs publics dans la promotion de la santé communautaire et la prévention. La vidéo met en lumière les efforts pour intégrer les externalités positives dans les modèles de contribution et valoriser les projets qui bénéficient à la fois aux individus et à la société.

      Points Forts: 1. Partenariats pour la prévention [00:23:21][^1^][1] * Importance de l'activité physique et de l'alimentation * Rôle des mutuelles de santé dans la prévention * Valorisation des projets bénéfiques pour la communauté 2. Coopérations territoriales [00:25:15][^2^][2] * Changement de posture et méthode pour soutenir les coopérations * Partage d'une vision commune du territoire * Développement d'écosystèmes coopératifs territoriaux 3. Financement et accompagnement [00:27:00][^3^][3] * Alliances entre financeurs publics et privés * Soutien aux filières économiques et réseaux de l'économie sociale * Nécessité de développer un plaidoyer pour les coopérations 4. Rôle des collectivités locales [00:28:58][^4^][4] * Vision de la ville de Strasbourg sur la coconstruction des politiques publiques * Importance de l'engagement citoyen dans les coopérations * Illustration des outils de financement participatif Résumé de la vidéo

      La partie 3 de la vidéo aborde la démarche territoriale de la Fondation de France en été 2020, visant à soutenir des coopérations structurantes et l'initiative citoyenne. Elle met en lumière l'approche innovante de la Fondation, qui s'éloigne des appels à projets traditionnels pour favoriser le dialogue et la confiance avec les acteurs locaux. La vidéo souligne l'importance de travailler avec tous les acteurs dès le départ pour une approche systémique du changement et la nécessité d'une nouvelle temporalité dans le soutien des initiatives.

      Points saillants : 1. Démarche territoriale et soutien à l'initiative citoyenne [00:46:01][^1^][1] * Engagement sur des territoires spécifiques * Soutien à l'expérimentation et à la coopération * Approche basée sur le dialogue et la confiance 2. Nouvelle méthode de travail de la Fondation de France [00:47:02][^2^][2] * Pas d'appel à projet, mais une sollicitation d'avis * Importance de l'approche systémique du changement * Posture de questionnement et simplicité dans les relations 3. Impact de la démarche sur les territoires [00:49:01][^3^][3] * Plus de 5 millions d'euros investis et une cinquantaine d'initiatives soutenues * Exemple du quartier de Noailles à Marseille * Équilibre entre engagement rapide et implication à long terme 4. Enjeux et défis de la coopération territoriale [00:52:01][^4^][4] * Reconnaissance des acteurs et des habitants comme partenaires clés * Importance des réseaux thématiques et généralistes * Propositions pour améliorer l'accompagnement et la formation à la coopération territoriale Résumé de la Vidéo

      La partie 4 de la vidéo aborde l'importance de la coopération territoriale et du développement durable. Elle met en lumière le fond d'impulsion jurassien, un outil financier innovant pour soutenir les projets collectifs dans le Jura, et discute de l'impact de ces initiatives sur la transition écologique locale.

      Points Forts: 1. Importance de la coopération territoriale [01:12:00][^1^][1] * Infusion de maturité coopérative dans les territoires * Identification des faiblesses pour améliorer les pratiques écologiques * Réponse précise aux besoins des territoires et de leurs acteurs 2. Le fond d'impulsion jurassien [01:14:32][^2^][2] * Soutien à l'expérimentation de projets collectifs * Doté de moyens financiers pour associations et entreprises * Innovation dans le modèle de financement hybride 3. Impact sur la transition écologique [01:16:57][^3^][3] * Financement de l'accompagnement et des investissements nécessaires * Expérimentations dotées d'environ 30 000 € pour 6 mois à un an * Contribution à une économie durable et à l'avenir du territoire Résumé de la Vidéo

      La partie 5 de la vidéo aborde la coopération territoriale et le développement des compétences et métiers y afférents. Les intervenants discutent de la création de groupes de travail, de l'élaboration de feuilles de route, et de l'importance de la contribution collective pour nourrir le projet. Ils soulignent également l'ambition des chantiers et l'intérêt de qualifier l'existant en matière de formation sur la coopération.

      Points Forts: 1. Création de groupes de travail [01:34:36][^1^][1] * Décision de surseoir à la création immédiate * Attente de la mise en place des groupes * Lancement des chantiers une fois les feuilles de route établies 2. Développement des compétences [01:36:01][^2^][2] * Focus sur le développement des compétences et métiers * Présentation des intervenants et de leurs rôles * Ambition d'aller vers une certification de formation sur la coopération 3. Importance de la coopération territoriale [01:41:40][^3^][3] * Discussion sur l'accompagnement et le développement des coopérations * Création de cartographies pour identifier les acteurs et les besoins * Objectif d'aider les porteurs de projets de coopération à se développer 4. Émergence des écosystèmes coopératifs [01:44:42][^4^][4] * Identification des invariants des démarches coopératives * Construction d'un argumentaire pour soutenir les écosystèmes * Ouverture à la collaboration pour améliorer collectivement les pratiques

  14. Feb 2024
    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [01:16:00][^2^][2] :

      Cette vidéo est une conférence organisée par l'Institut d'études avancées de Nantes sur le thème "Le Bien Commun, clé juridique du monde qui vient ?". Elle réunit quatre intervenants qui exposent leurs réflexions sur la notion de bien commun et ses implications juridiques, politiques et écologiques. Ils abordent notamment les questions de la propriété, de la gouvernance, de la participation, de la transmission et de la protection des biens communs, en s'appuyant sur des exemples concrets et des propositions innovantes.

      Points forts : + [00:05:39][^3^][3] Corinne Lepage présente la Déclaration universelle des droits et devoirs de l'humanité * Un texte élaboré en 2015 à la demande du Président français * Un texte qui met la notion de bien commun au cœur de sa réflexion * Un texte qui reconnaît les droits fondamentaux, l'équité intergénérationnelle et la préservation des ressources vitales + [00:20:10][^4^][4] Armand Hatchuel expose les enjeux de la gestion collective des biens communs * Une approche qui dépasse la dichotomie entre propriété privée et propriété publique * Une approche qui repose sur la coopération, la créativité et la responsabilité des acteurs * Une approche qui nécessite de repenser les cadres juridiques, institutionnels et cognitifs + [00:43:34][^5^][5] Thomas Perroud analyse les expériences juridiques de reconnaissance des biens communs * Des expériences qui tentent de répondre à la privatisation du monde et à la crise écologique * Des expériences qui se situent à différents niveaux (constitutionnel, législatif, jurisprudentiel) * Des expériences qui présentent des limites et des défis (hiatus, échec, financement, etc.) + [01:11:22][^6^][6] Christian Huglo propose des pistes pour le développement du droit des biens communs * Une piste qui consiste à renforcer la fonction sociale et écologique de la propriété * Une piste qui consiste à favoriser la participation citoyenne et la démocratie environnementale * Une piste qui consiste à reconnaître la personnalité juridique de certains biens communs naturels

    2. coopération peut évoluer si les coopérateurs dirigent les avantages de 00:11:25 matières sélective vers d'autres coopérateurs c'est ça le principe de d'assortiment qu'on va retrouver un peu partout la sortiement résout en partie est importante parce qu'il va résoudre en partie seulement le problème du passager clandestin des gens qui 00:11:37 trichent si vous préférez en permettant à la coopération de s'écouler préférentiellement entre les coopérateurs lorsqu'il y a un assortiment dans ce cas là les coopérateurs que vous voyez ici en vert je crois sur cette figure auront des 00:11:50 gains plus élevés que les passagers clandestins en violet
    3. ont appris que par des études en 00:09:33 biologie moléculaire essentiellement et de former de formulation mathématiques que il y a l'application de règle et de sanction sont essentielles à l'évolution de la coopération il y a des mécanismes de qu'on appelle en anglais de 00:09:46 renforcement de Wind forcement je sais pas comment on traduit des mécanismes de maintien de l'ordre sont présents à tous les niveaux d'organisation biologique
    4. on verra enfin de d'exposer l'intérêt personnel reste important ce qui explique pourquoi c'est la raison pour laquelle des niveaux élevés de coopération chez les 00:04:23 humains ne sont pas possibles ou on ne peut pas être maintenu sur la seule base de ce qu'on appelle des préférences sociales ou des motivations altruistes et de la confiance généralisée envers que les gens se portent envers les uns 00:04:36 et les autres donc ça suffit pas il faut quelque chose de plus au niveau des humains pour maintenir des niveaux de coopération élevés
  15. Dec 2023
    1. if 00:36:19 you really want to make a change you cannot do it as an isolated individual the superpower of our spe is not individual genius it's the 00:36:30 ability to cooperate in large numbers so if you want to really change something join an organization or start an organization but 50 people who cooperate as part of a community of an 00:36:44 organization of a team they can make a much much bigger change than 500 isolated individuals
      • for: leverage point - collaboration, human superpower - collaboration, quote - collaboration, quote - cooperation

      • quote the superpower of our species is not individual genius, it's the ability to cooperate in large numbers.

      • author: Yval Noah Harari
      • date: 2023
    1. For citizens,neighbourhoods are the place to live. This is the level at which they get to know each other, build re-lationships and take action to achieve political and socio-ecological change 23
  16. Nov 2023
  17. Oct 2023

    Tags

    Annotators

  18. Jun 2023
    1. Im ersten Jahr nach der Invasion der Ukraine im Februar 2022 hat Großbritannien für 19,3 Milliarden Pfund Öl und Gas aus anderen autoritären Petrostaaten als Russland bezogen. Eine Analyse von Desmog ergibt, dass Großbritannien in diesem Jahr für 125,7 Milliarden Pfund fossile Brennstoffe importiert und damit zum ersten Mal die 100-Milliarden-Grenze überschritten hat, obwohl eine Reduktion des Verbrauchs von Öl und Gas dringend nötig ist. Trotz des Embargos verkaufte auch Russland eine Rekordmenge an Öl in diesem Jahr. https://www.theguardian.com/environment/2023/jun/09/193bn-of-fossil-fuels-imported-by-uk-from-authoritarian-states-in-year-since-ukraine-war

  19. May 2023
  20. Apr 2023
    1. Much popularization work remains to put newer evolutionary lessons on par with pop-science selfish-gene logic. But billions of years of harsh testing have taught all living systems to suppress certain sorts of disruptive selfishness. Economists should reflect long and hard on why the systems they study would be any exception.

      Kate Raworth's Donut Economics thesis is a step in the direction of reframing economics towards cooperation and creating a self-sustaining world.

  21. Jan 2023
    1. We all know the eventual answer, which the discovery of genes made possible. Animals were simply trying to maximize the propagation of their own genetic codes. Curiously, this view—which eventually came to be referred to as neo-Darwinian—was developed largely by figures who considered themselves radicals of one sort or another.

      Neo-Darwinism: a modern version of Darwin's theory of evolution by natural selection, incorporating the findings of genetics.

    1. the tragedy of the Commons is not so much that it's Commons per se but that it's a cooperation problem that he described I 00:01:48 think very clearly that environmental degradation is often a social dilemma is often a cooperation problem and be it a commons or not the regulatory structure 00:02:02 or the the social structure can vary but cooperation problems are are important however of course he said his famous line this paper is you know solution is mutual coercion mutually agreed upon and and so that's 00:02:18 institutions right so the solution is institutions and of course we have other people who have said that very clearly and with a lot of wonderful evidence to back it up Elinor Ostrom being at the 00:02:31 top of that list and and her work on common pool resources and contains this fantastic list of sort of key design 00:02:44 elements that have emerged from studying small-scale common pool resource communities and and these are these are factors that tend to make those communities more successful in managing 00:02:56 those resources sustainably so so that's great

      !- mitigating : tragedy of the commons - Elinor Ostrom's design principles - It's often a cooperation problem - it is a social dilemma pitting individual vs collective interest

    1. Much of what they do can be done without eliciting the ire of nation-states. Bike shares, pedestrian zones, insulated buildings, renovated port facilities, congestion fees, car emission limits, furnace specifications, fuel upgrades (from oil to gas to alternative energy) and white paint roofs, for example, are only some of the innovations city officials can promote to effect significant reductions in emissions and pollutants.

      !- cities actions : can be done without eliciting ire of nation state - bike shares - pedestrian zones - insulated buildings - renovated ports - congestion fees - car emission limits - furnace specifications - fuel upgrades - white paint roofs - cities are the right level for focusing on effective global climate action

    2. here states have grown dysfunctional and sovereignty has become an obstacle to global democratic action—as when the United States (or China, France, or Canada) refuses to compromise its sovereignty by permitting the international monitoring of carbon emissions on its soil—cities have increasingly proven themselves capable of deliberative democratic action on behalf of sustainability, as they have actually done in intercity associations like the C-40 or ICLEI. If presidents and prime ministers cannot summon the will to work for a sustainable planet, mayors can. If citizens of the province and nation think ideologically and divisively, neighbors and citizens of the towns and cities think publicly and cooperatively.

      !- claim : cities can mitigate corrupted democracy and foster global cooperation - ie. C40 or ICLEI (also Covenant of Mayors) - cities are not plagued by the problems of state actors who cannot reach any meaningful agreement at COP conferences

  22. Dec 2022
    1. the future I believe is communities where humans come together in groups and we start to cooperate. And the community itself takes on a life of its own. So this is the mentality I believe that we will evolve over time.

      !- future vision : locally cooperative hubs of trust - locally dense cooperation networks

  23. Nov 2022
    1. To "keep things the way they are" is always an option, never the default. Framing this option as a default position introduces a significant conservative bias — listing it as an option removes this bias and keeps a collective evolutionary. To "look for other options" is always an option. If none of the other current options are good enough, people are able to choose to look for better ones — this ensures that there is always an acceptable option for everyone. Every participant can express how much they support or oppose each option. Limiting people to choose their favorite or list their preference prevents them from fully expressing their opinions — scoring clarifies opinions and makes it much more likely to identify the best decision. Acceptance (non-opposition) is the main determinant for the best decision. A decision with little opposition reduces the likelihood of conflict, monitoring or sanctioning — it is also important that some people actively support the decision to ensure it actually happens.

      Four elements to make 'score voting' more a cooperative effort. Status quo is one of the options to choose, not the default if no decision is made, adding options is always possible (meaning no limitative list of options, which would be giving a certain power to the maker of the list), everyone marks support/opposition to all options, not just favourites (score voting) and totals are tabulated (#openvraag how does this avoid 'brainless squid' results?), acceptance (meaning no or low opposition) rather than faving is main factor in decision making. That last one reads as pointing to a balanced dual indicator: the strongest attractor wins given the lowest barrier. So first determine lowest barrier options, than the biggest attractor amongst those.

  24. Aug 2022
    1. On the Internet there are many collective projects where users interact only by modifying local parts of their shared virtual environment. Wikipedia is an example of this.[17][18] The massive structure of information available in a wiki,[19] or an open source software project such as the FreeBSD kernel[19] could be compared to a termite nest; one initial user leaves a seed of an idea (a mudball) which attracts other users who then build upon and modify this initial concept, eventually constructing an elaborate structure of connected thoughts.[20][21]

      Just as eusocial creatures like termites create pheromone infused mudballs which evolve into pillars, arches, chambers, etc., a single individual can maintain a collection of notes (a commonplace book, a zettelkasten) which contains memetic seeds of ideas (highly interesting to at least themselves). Working with this collection over time and continuing to add to it, modify it, link to it, and expand it will create a complex living community of thoughts and ideas.

      Over time this complexity involves to create new ideas, new structures, new insights.

      Allowing this pattern to move from a single person and note collection to multiple people and multiple collections will tend to compound this effect and accelerate it, particularly with digital tools and modern high speed communication methods.

      (Naturally the key is to prevent outside selfish interests from co-opting this behavior, eg. corporate social media.)

  25. Jul 2022
    1. anticipations is key to 01:08:38 everything and attention is key to everything so every organism does that plants and everything else and it doesn't require a central nervous system 01:08:51 and and you i might add to this that not only is every organism cognitive but essentially every organism organism is cooperative to those cooperation and cognition 01:09:03 go hand in hand because any intelligent organism any organism that can act to better its you know viability is going to cooperate in 01:09:17 meaningful ways with other organisms and you know other species and things like that nice point because um there's cost to communication whether it's exactly whether it's the cost of making the pheromone 01:09:30 or just the time which is super finite or attention fundamentally and so costly interactions through time the game theory are either to exploit and stabilize which is fragile 01:09:42 or to succeed together yeah exactly and and and succeeding together cooperation is is is like everywhere once you once you understand what you're looking 01:09:54 for it's in the biologic world it's like everywhere so this idea that we're you know one one one person against all or you know we're a dog eat dog universe i mean it's you 01:10:08 know in a certain sense it's true obviously tigers eat you know whatever they eat zebras or whatever i mean that happens yes of course but in the larger picture 01:10:19 over and over multiple time scales not just uh you know in five minutes but over evolutionary time scales and uh you know developmental time scales and everything the cooperation is really the rule 01:10:33 for the most part and if you need if any listener needs proof of that just think of who you think of your body i mean there's about a trillion some trillion some cells 01:10:45 that are enormously harmonious like your blood pumps every day or you know this is a this is like a miracle i don't want to use the word miracle because i want to get into 01:10:59 whatever that might imply but uh it is amazing aw inspiring the the depth of cooperation just in our own bodies is like that's that's like 01:11:12 evolution must prefer cooperation or else there would never be such a complex uh pattern of cooperation as we see just in one human body 01:11:26 just to give one example from the bees so from a species i study it's almost like a sparring type of cooperation because when it was discovered that there were some workers with developed ovaries 01:11:38 there was a whole story about cheating and policing and about altruism and this equation says this and that equation says that and then when you take a step back it's like the colony having a distribution of over-reactivation 01:11:51 may be more ecologically resilient so um i as an evolutionary biologist never think well my interpretation of what would be lovey-dovey in this system must be how it works because that's so 01:12:05 clearly not true it's just to say that there are interesting dynamics within and between levels and in the long run cooperation and stable cooperation and like learning to adapt 01:12:17 to your niche is a winning strategy in a way that locking down just isn't but unfortunately under high um stress and 01:12:29 uh high uncertainty conditions simple strategies can become rife so that's sort of a failure mode of the population

      The human, or ANY multicellular animal or plant body is a prime example of cooperation....billions of cells in cooperation with each other to regulate the body system.

      The body of any multi-cellular organism, whether flora or fauna is an example of exquisite cellular and microbial cooperation. A multi-cellular organism is itself a superorganism in this sense. And social organisms then constitute an additional layer of superorganismic behavior.

  26. May 2022
  27. Mar 2022
    1. As a result, members who pursue their own individual interests will also pursue the interests of the organization, as if guided by an invisible hand.  Cooperation pays.  Members capture the benefits of anything they can do to assist the organization.  Within the group, they therefore treat the other as self. 

      Within the group, they therefore treat each other as self.

      But what about when they don't - when people "free-ride". That's a key question. I agree that should we really treat others as ourselves suddenly completely new levels of cooperation would become possible and become easy. However, I think that needs quite a profound ontological shift and that isn't easy.

    1. Descartes said we need an entire new way of thinking. When the scientific method provided that new way of thinking and biology showed that microorganisms caused disease, suffering was alleviated. What forms of suffering could be alleviated, what forms of wealth could be created if we knew a little bit more about cooperation? I don't think that this transdisciplinary discourse 00:19:09 is automatically going to happen; it's going to require effort. So I enlist you to help me get the cooperation project started. Thank you.

      Reduktionismen wie Descartes' method. Zweifel, die unter anderen zu unserer dichotomischen Sichtweise geführt haben, bringen uns dazu, neue Akteure (hier im biolog. Bsp. der Mikroorganismen) zu finden. Was sind die nächsten Akteure? Welche Kollektive sind von Belang? Und wie ließe sich das ANT des Kooperativs beschreiben? Eine erste Antwort auf diese Frage deutet nur auf die Antwortbedingung - es muss eine empirische Beschreibung sein

    2. the tragedy of the commons is a multiplayer prisoner's dilemma. And she said that people are only prisoners if they consider themselves to be. They escape by creating institutions for collective action. And she discovered, I think most interestingly, that among those institutions that worked, there were a number of common design 00:12:04 principles, and those principles seem to be missing from those institutions that don't work.

      collaborative institutions relying on common design principles are seen helping to avoid the tragedy of commons

  28. Jan 2022
    1. https://www.noemamag.com/the-other-invisible-hand/?utm_source=indieweb&utm_medium=social&utm_campaign=indieweb

      Raw capitalism mimics the logic of cancer within our body politic.


      Folks who have been reading David Wengrow and David Graeber's The Dawn of Everything are sure to appreciate the sentiment here which pulls in the ideas of biology and evolution to expand on their account and makes it a much more big history sort of thesis.

    2. in Tocqueville’s “Democracy in America,” which has a chapter called “How the Americans Combat Individualism by the Principle of Interest Rightly Understood.” Despite our ambient certainty that it is natural, Tocqueville describes individualism as a newfangled phenomenon. The word “individualism” itself entered the English language largely through translations of his work. Somehow, our leaders are educated into the error of dangerously discounting this “enlightened self-interest” (also a term Tocqueville invented). 

      Alexis de Tocqueville coined the ideas/phrases "individualism" and enlightened self-interest.

    3. Unfortunately, the ideas most economists use have been too influenced by “methodological individualism,” rather than the more scientifically supported view of us as a super-social, super-cooperative, intensely interdependent species. Often, this economics-style individualism is of the Thomas Hobbes variety, which paints humans in “a state of nature,” waging a “war of all against all.”

      This statement in the framing of biology is quite similar to the framing in anthropology and archaeology that David Graeber and David Wengrow provide in The Dawn of Everything.

      Perhaps we should be saying (especially from a political perspective): Cooperation is King!

    4. There’s no real argument about the fact that “the evolution of cooperation is central to all living things.” That’s the first line of a Nature Ecology & Evolution paper by the biologists Nicholas Davies, Kevin Foster and Arvid Ågren, and it expresses an utterly uncontroversial view among biologists. The paper examines a “central puzzle”: “Why does evolution favor investment in cooperation rather than self-serving rebellion that would undermine a particular genome, organism or society?”

      This view of cooperation within evolutionary frameworks goes back to Richard Dawkins in the 1970s. Was their prior art/work on it prior to The Selfish Gene?

    5. And protecting life-supporting cooperation requires suppressing certain kinds of selfishness. Biologists, unlike many economists, grasp when the “greed is good” ethos gets deadly.

      At what scale might such cooperative efforts fail?

      Look at the scale of the bitcoin bros using crypto and bitcoin as a completely selfish endeavor. Has this reached a scale for social failure? (Separate from the end date at which the bitcoin/crypto system completely fails and collapses?)

  29. Nov 2021
    1. until we have a full political understanding of the business and 00:27:11 importance of managing the climate crisis we're not going to get this and that understanding means we're actually all in this boat together it is true that the developing nations are likely 00:27:25 to suffer much more than the developed nations but nevertheless we are talking about a future for humanity that is looking very bleak if we draw a comparison with the 00:27:37 really poor management of this covet 19 pandemic i would say once again there the governments of the world did not understand that if they had acted quickly we could well have seen this 00:27:51 pandemic over in a few months and instead we saw the governments of the world all acting independently and really all over the place there's no real political understanding 00:28:03 and until we get that i think we're really not going to get the action that's needed

      Climate change interventions need global teamwork. The lack of global cooperation in handling the covid pandemic stretched a problem that could have been resolved in a matter of months to years. Climate change is suffering the same lack of global collaboration and coordination.

    1. we could look at at these sort of transitions in a sort of a two-dimensional uh graph in a sense and so we can start out and say okay groups can have more or 00:09:22 less conflict within them and groups can have more or less cooperation occurring within them and so if they are 00:09:34 down here in the left hand lower quadrant you basically are looking at more or less individuals so competitors so conflict not so much cooperation 00:09:48 if you move to the right hand side you start to form simple groups again individuals may come together to reap certain benefits and these benefits can be as simple as sort of 00:10:01 a selfish herd reducing predator risk predation risk and so on so not necessarily a lot of overt cooperation not necessarily a lot of 00:10:14 conflict going on then as you move to the upper left-hand quadrant you have groups that are now societies in other words there there might be rules as to who belongs 00:10:27 to the group uh there might be more cooperation within that within that group but also more conflict in the sense that the cooperation is producing benefits 00:10:38 and there may be conflicts over who is required to actually produce the benefits and how those benefits are actually shared within that group and then finally 00:10:49 uh if you can reduce that conflict uh such that everyone everyone more or less cooperates and doesn't doesn't there's the in any senses conflict with each other you can 00:11:02 actually turn the group into or the society into a coherent uh single organism at which point you may go back and start the whole process again

      Situatedness of modern human societies within this two dimensional graph is interesting. Although the images shown are of multi-cellular organisms, it can equally apply to smaller living units such as autonomously living genes, mitochondria or eukaryotes.

  30. Oct 2021
    1. Would conscripted workers produce as strong an economy as those who could act of their own free will?

      A fascinating economic question.

      What happens if we extend from one or two countries against each other to multiple countries? What happens when we expand this to the entire world?

      As Charles Eliot says in the end:

      A precious lesson of the war will be this: Toward every kind of national efficiency discipline is good, and cooperation is good; but for the highest efficiency both should be consented to in liberty.

  31. Sep 2021
  32. Aug 2021
  33. Jun 2021
  34. May 2021
  35. Apr 2021
  36. Mar 2021
  37. Feb 2021
  38. Jan 2021
  39. Nov 2020
    1. simply assuming that humans adopt norms, however, is not sufficient to predict behavior in a social dilemma, especially in very large groups with no arrangements for communication. even with strong preferences to follow norms, “observed behavior may vary by context because the perception of the ‘right thing’ would change” (de oliveira, croson, and eckel 2009: 19). various aspects of the context in which individuals interact affect how indi-viduals learn about the situation they are in and about the others with whom they are interacting. individual differences do make a difference, but the context of interactions also affects behavior over time (Walker and ostrom 2009). Biologists recognize that an organism’s appearance and behavior are affected by the environment in which it develops.for example, some plants produce large, thin leaves (which enhance photosynthetic photon harvest) in low light, and narrow, thicker leaves (which conserve water) in high light; certain insects develop wings only if they live in crowded conditions (and hence are likely to run out of adequate food in their current location). such environmentally contingent development is so commonplace that it can be regarded as a universal property of living things. (Pfennig and ledón-rettig 2009: 268)social scientists also need to recognize that individual behavior is strongly affected by the context in which interactions take place rather than being simply a result of individual differences.

      +10 and this is culture!

  40. Oct 2020
    1. And in the meantime, if less human interaction enables us to forget how to cooperate, then we lose our advantage.

      It may seem odd, but I think a lot of the success of the IndieWeb movement and community is exactly this: a group of people has come together to work and interact and increase our abilities to cooperate to make something much bigger, more diverse, and more interesting than any of us could have done separately.

  41. Sep 2020
  42. Aug 2020
  43. Jul 2020
  44. Jun 2020
  45. May 2020
  46. Apr 2020
  47. Mar 2020
  48. Feb 2020
    1. cooperativeness is not considered part of a life history strategy in anthropological research, and has been explicitly excluded as being part of a life history strategy in at least some work in biology

      It is interesting. The level of cooperation, and the number of people involved vastly change the calculation of available energy, so at the very least these two ideas are intimately related.

  49. Nov 2019
  50. Feb 2019
  51. Aug 2018
    1. Based on key areas of current cooperation between the UK and the EU, these accords should cover: a.science and innovation; b.culture and education; c.overseas development assistance and international action; d.defence research and capability development; and e.space.

      Specific cooperation accords on science & international action

  52. Dec 2017
    1. Although language seems to us so obviously useful that its cost is hard to discern, there is some truth to Thomas Hobbes’s explanation of why humans find it so much more difficult to cooperate than ants do. Ants don’t require a tyrannical monster to enforce cooperation, Hobbes argued in Leviathan (1651), mainly because they don’t talk. They can be harmed but not offended; they can’t make agreements and therefore cannot break them; and they don’t ‘strive to reform and innovate’ – all of which spares them quarrels, disagreements and generally bad feelings.
  53. Dec 2016
    1. I'm most interested in understanding cooperation, that is to say, why people are willing to act for the greater good rather than their narrow self-interest. In thinking about that question, there's both a scientific part of understanding how the selfish process of natural selection and strategic reasoning could give rise to this cooperative behavior, and also the practical question of what we can do to make people more cooperative in real-world settings.    
  54. Apr 2016
  55. Dec 2015
    1. When Bernie Sanders talks about a 'revolution' in America, he's talking about getting millions of people deeply involved in the political process. I think he's also talking about getting millions of people personally involved, in their communities, in building solutions that don't need government involvement, such as volunteer-based tutoring, mentoring and learning organizations.
    1. In addition, the high sociability, and cooperative nature, of human economic systems, entailed selection pressure for a quality still poorly defined: emotional intelligence [vi]. This is linked, not only to qualities for successful interaction with other people and qualities such as impulse control, but also to some of the “dark triad” traits that have been identified in the research on human psychology: narcissistic, manipulative (subclinical psychopath), and Machiavellian tendencies.

      -- Helga Vierich (in the comments)

    2. Corporate businesses are owned by absentee shareholders who do not participate in managing the enterprises or doing the work. Everyone -- from the CEO down to the office janitor -- works as an "employee" of the corporation. The collective resources of the corporation ensure the collective security of the myriad owners and employees.<br> ...<br> Yet Rand wants to style opulently renumerated corporate managers as rugged entrepreneurs who did all the work themselves. What about the hundreds, thousands of employees who contribute to the collective effort that builds and maintains a "big business"?

      When they moved to Galt's Gulch, did the titans mine their own ore and refine metals in their personal backyard foundries? Build their own airplanes from tree leaves and chewing gum like McGiver? Dig oil wells with their bare hands and crack gasoline over an open fire?

      -- Derryl Hermanutz (in the comments)

    3. I am all for individual life, and individual liberty - those are my highest values. In that I align well with Ayn Rand.Where we part company is in how those values are best served.

      I am clear that cooperation is the most powerful way to serve those values. And I am clear that Axelrod demonstrated that raw cooperation is always vulnerable to cheating, and requires secondary strategies to prevent cheats from dominating and destroying the cooperative. Arguably, many of those who control the flows of capital in today's world can be characterised as using cheating strategies to do so, however lawful those strategies happen to be."

      -- Ted Howard (in the comments)

    4. Taggart and Reardon made their fortunes in the railroad and steel sectors, industries that received massive public subsidies. In the exaggerated black-and-white world that Rand creates, taxation and public accountability over private industry amounts to collectivist tyranny.

      -- Eric Michael Johnson (in the comments)

    5. in 100 percent of LPA societies—ranging from the Andaman Islanders of the Indian Ocean archipelago to the Inuit of Northern Alaska—generosity or altruism is always favored toward relatives and nonrelatives alike, with sharing and cooperation being the most cited moral values. Of course, this does not mean that everyone in these societies always follow these values.

      LPA (Late-Pleistocene Appropriate) - hunter-gatherers

      What makes these violations of moral rules so instructive is how societies choose to deal with them. Ultimately, it all comes down to gossip.

      "Gossip" is central to reputations, group decisions, and fear of ostracism.

      "Moral Origins: The Evolution of Virtue, Altruism, and Shame", Christopher Boehm

  56. Oct 2015
    1. People fail the acknowledgment phase of the apology when they make vague and incomplete apologies (“for whatever I did”); use the passive voice (“mistakes were made”); make the apology conditional (“if mistakes have been made”); question whether the victim was damaged or minimize the offense (“to the degree you were hurt” or “only a few enlisted soldiers were guilty at Abu Ghraib”); use the empathic “sorry” instead of acknowledging responsibility; apologize to the wrong party; or apologize for the wrong offense.
    2. Within the above structure of apology, an effective apology can generate forgiveness and reconciliation if it satisfies one or more of seven psychological needs in the offended party. The first and most common healing factor is the restoration of dignity, which is critical when the offense itself is an insult or a humiliation. Another healing factor is the affirmation that both parties have shared values and agree that the harm committed was wrong. Such apologies often follow racial or gender slurs because they help establish what kind of behavior is beyond the pale. A third healing factor is validation that the victim was not responsible for the offense. This is often necessary in rape and child abuse cases when the victim irrationally carries some of the blame. A fourth healing factor is the assurance that the offended party is safe from a repeat offense; such an assurance can come when an offender apologizes for threatening or committing physical or psychological harm to a victim. Reparative justice, the fifth healing factor, occurs when the offended sees the offending party suffer through some type of punishment. A sixth healing factor is reparation, when the victim receives some form of compensation for his or her pain. Finally, the seventh healing factor is a dialogue that allows the offended parties to express their feelings toward the offenders and even grieve over their losses. Examples of such exchanges occurred, with apologies offered, during the Truth and Reconciliation Commission hearings in South Africa.
    3. Yet the embarrassed smile is more than just a smile; it has accompanying arabesques, muscle actions in the mouth that alter the appearance of the smile. The most frequent one is the lip press, a sign of inhibition. When people encounter strangers in the street, they often acknowledge each other with this modest smile. Just as common are lip puckers, a faint kiss gracing the embarrassed smile as it unfolds during its two-to-three second attempt to make peace.
    4. This view might make sense for solitary species, like the golden hamster, which flees upon being attacked, or territorial species, like many birds, that rely upon territorial arrangements to avoid deadly conflicts. But many mammals, and in particular primates, need each other to survive. Ostracism and marginalization are tickets to shortened lives. Among humans, individuals who have fewer and less healthy social bonds have been shown to live shorter lives, have compromised immune function, and be more vulnerable to disease. Our sociality, and that of many nonhuman primates, requires a mechanism that brings individuals together in the midst of conflict and aggression.
    5. This offers us insight into the true nature of embarrassment: I have discovered that this subtle display—the averted gaze, the pressed lips—is a sign of our respect for others, our appreciation of their view of things, and our commitment to the moral and social order. Far from reflecting confusion, it turns out that embarrassment can be a peacemaking force that brings people together—both during conflict and after breeches of the social contract, when there’s otherwise great potential for violence and disorder. I’ve even found evidence that facial displays of embarrassment have deep evolutionary roots, and that this seemingly inconsequential emotion provides us with a window into the ethical brain.
    6. Dacher documents his research on embarrassment, an often involuntary emotional response to having committed a social faux pas. People all around the world reflexively signal appeasement when they feel embarrassed, which serves as an unspoken acknowledgement of wrongdoing or having broken a social contract. This submissive, apologetic signal serves to avoid or prevent--rather than invite--conflict.  
  57. Sep 2015
    1. The first half of the twentieth century was drenched in the blood spilled by German and Japanese aggression, yet only a few decades later it is hard to think of two countries more pacific. Sweden spent the 17th century rampaging through Europe, yet it is now an icon of nurturing tranquility. Humans have invented the small nomadic band and the continental megastate, and have demonstrated a flexibility whereby uprooted descendants of the former can function effectively in the latter. We lack the type of physiology or anatomy that in other mammals determine their mating system, and have come up with societies based on monogamy, polygyny, and polyandry. And we have fashioned some religions in which violent acts are the entrée to paradise and other religions in which the same acts consign one to hell. Is a world of peacefully coexisting human Forest Troops possible? Anyone who says, “No, it is beyond our nature,” knows too little about primates, including ourselves.
    2. Is it possible to achieve the cooperative advantages of a small group without having the group reflexively view outsiders as the Other? One often encounters pessimism in response to this question, based on the notion that humans, as primates, are hard-wired for xenophobia. Some brain-imaging studies have appeared to support this view in a particularly discouraging way. There is a structure deep inside the brain called the amygdala, which plays a key role in fear and aggression, and experiments have shown that when subjects are presented with a face of someone from a different race, the amygdala gets metabolically active—aroused, alert, ready for action. This happens even when the face is presented subliminally, which is to say, so rapidly that the subject does not consciously see it. More recent studies, however, should mitigate this pessimism. Test a person who has a lot of experience with people of different races, and the amygdala does not activate.
    1. they found that reward signalling increased with reciprocated cooperation, inother words if I cooperate and I learn that you have alsocooperated then we’re both benefitting from this mutual cooperation there is greater rewardactivation or reward signalling gets boosted. And then also they found that when peoplecooperate but then are met with not cooperation in other words, unreciprocated cooperationdecreases activation in these reward processing areas.
    2. basketball campers play a basketball shooting game and in one condition it was orientedto be competitive against each other in another condition it was more focused on team playand cooperation. Afterwards he asked the kids how much fun they had, and he found that theyreally found the cooperative team play more fun and more motivating.
  58. Mar 2014
    1. The Persians who had been sent as envoys came to Amyntas and demanded earth and water for Darius the king. He readily gave to them what they asked and invited them to be his guests, preparing a dinner of great splendor and receiving them hospitably.

      Hdt. 5.18 Amyntas of Macedon surrenders to the Achaemenid messengers peacefully knowing that the forces of Macedonia are no match for the huge armies of Darius.

  59. Feb 2014