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    1. Dossier de Synthèse : L'Implication des Usagers dans les Structures d'Exercice Coordonné

      Synthèse

      Ce document synthétise les enseignements du webinaire régional concernant l'indicateur « Implication des usagers » pour les Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP) et les Centres de Santé (CdS).

      Initialement centré sur la satisfaction des patients, cet indicateur a évolué pour devenir un levier global de transformation du système de santé, incitant les structures à passer d'une logique de soin « pour » le patient à une logique de soin « avec » le patient.

      Bien qu'optionnel, cet indicateur est considéré comme un objectif structurant pour l'exercice coordonné, conditionnant une partie du financement par l'Assurance Maladie via l'Accord Cadre Interprofessionnel (ACI).

      En 2024, plus de 70 % des structures ont atteint le niveau 1 de cet indicateur, démontrant une maturité croissante.

      Le passage au niveau 2, qui implique une co-décision et un partenariat pérenne, reste le défi majeur pour les équipes de soins primaires.

      1. Cadre Stratégique et Enjeux de l'Indicateur

      L'implication des usagers n'est plus perçue comme un objectif isolé, mais comme une démarche transversale visant à améliorer l'efficacité des soins et l'adéquation de l'offre de santé aux besoins réels des territoires.

      Objectifs de la démarche

      Améliorer la qualité des soins : En intégrant l'expertise de vie du patient (maladie, handicap).

      Renforcer la démocratie en santé : Donner une voix légitime aux usagers dans la co-construction des actions de santé.

      Évolution du projet de santé : Utiliser les retours des usagers pour faire évoluer de manière vivante le projet de la structure.

      Qualité de vie au travail (QVT) : Le partenariat est identifié comme un levier d'amélioration du quotidien des professionnels.

      Financement et Justification

      Le financement par l'Assurance Maladie est conditionné par la fourniture de justificatifs probants.

      Cette exigence est présentée non pas comme une suspicion, mais comme une garantie de transparence dans la gestion des fonds publics.

      Nouveauté : Les négociations en cours suggèrent une évolution du modèle pour supprimer les niveaux de complexité, tout en maintenant l'évaluation de la satisfaction et la co-décision.

      Dynamisme : Pour être rémunérée, une structure doit démontrer une progression ou une révision de ses outils d'une année sur l'autre.

      2. La Philosophie du Partenariat en Santé

      Le passage au partenariat repose sur un changement de paradigme, souvent appelé le « modèle de Montréal ».

      | Modèle | Approche | Position de l'usager | | --- | --- | --- | | Paternaliste | Pour le patient | Objet de soin, passif. | | Centré sur le patient | Pour le patient | Au centre des préoccupations, mais exclu des décisions d'équipe. | | Partenariat | Avec le patient | Membre de l'équipe, reconnaissance de ses savoirs expérientiels. |

      Le Continuum de l'Engagement

      L'implication se décline en quatre étapes progressives :

      1. Information : Diffusion de données de santé publique ou de fonctionnement de la structure.

      2. Consultation : Recueil d'avis (questionnaires de satisfaction, boîtes à idées).

      3. Collaboration : Travail conjoint sur des projets ponctuels (création d'une affiche, soirée thématique).

      4. Partenariat : Co-construction, co-décision et co-réalisation sur le long terme.

      3. Niveaux d'Atteinte et Justificatifs Requis

      L'indicateur se structure en deux niveaux cumulatifs pour l'octroi de la rémunération.

      Niveau 1 : Information et Consultation

      Actions : Mise en place d'outils pour évaluer la satisfaction et recueillir les besoins.

      Justificatifs : Exemplaires des questionnaires, synthèse des résultats, plan d'action découlant des retours usagers.

      Évolution annuelle : Si la structure reste au niveau 1, elle doit prouver que l'outil a été révisé ou analysé à nouveau.

      Niveau 2 : Collaboration et Partenariat

      Actions : Intégration pérenne des usagers dans la gouvernance ou les groupes de travail.

      Justificatifs : Désignation d'un référent usager, compte-rendu de réunions de co-construction, description de l'apport réel de l'usager dans les décisions.

      Exemple de dynamique : « Si l'année suivante la structure reste au niveau 2, elle doit évaluer ce qui a été fait l'année précédente dans le cadre de la collaboration. »

      4. Les Acteurs du Partenariat

      La diversité des profils permet d'adapter l'implication selon les besoins du projet de santé.

      L'Usager : Patient, personne accompagnée ou proche-aidant.

      Le Patient Partenaire / Expert : Individu ayant développé des compétences suite à sa maladie et pouvant intervenir en Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) ou en recherche.

      Le Représentant des Usagers (RU) : Membre d'une association agréée, formé au système de santé et siégeant dans des instances officielles.

      Le Citoyen Engagé : Habitant du quartier souhaitant contribuer à la vie de la structure de proximité.

      Le Médiateur en Santé : Facilite le lien dans les salles d'attente ou lors de l'accueil.

      Donnée clé (Enquête BVA 2021) : 80 % des habitants d'Occitanie souhaitent le développement des regroupements de professionnels et 47 % se disent prêts à s'impliquer auprès de ces équipes.

      5. Exemples Concrets et Ressources

      Le webinaire a mis en avant des initiatives réussies illustrant la mise en œuvre de l'indicateur :

      Éducation Thérapeutique (ETP) : Une MSP a intégré un patient expert pour reconstruire totalement son programme diabète, augmentant significativement la satisfaction de la patientèle.

      Groupes de parole : En Haute-Garonne, une patiente partenaire et une psychologue co-animent mensuellement un groupe de parole sur le cancer.

      Gouvernance : Bien que les SISA (Sociétés Interprofessionnelles de Soins Ambulatoires) soient juridiquement limitées aux professionnels, des comités d'usagers peuvent être créés pour influencer les décisions stratégiques.

      Communication : Utilisation de lettres d'information, de panneaux en salle d'attente ou de vidéos "ambassadeurs" où des patients expliquent l'offre de soins de la structure à leurs pairs.

      Ressources Disponibles

      COPS (Centre Opérationnel du Partenariat en Santé) : Dispositif financé par l'ARS Occitanie offrant des fiches pratiques, un répertoire de patients partenaires et des compagnonnages.

      France Assos Santé : Propose des formations gratuites pour les usagers souhaitant s'impliquer.

      Haute Autorité de Santé (HAS) : Guide sur l'engagement des usagers dans les structures de soins primaires.

      6. Points de Vigilance et Obstacles

      Statut juridique et financier : Il n'existe pas encore de statut de « métier » pour le patient partenaire. La rémunération reste complexe (micro-entreprise ou bénévolat avec défrayage).

      Recrutement : Il est conseillé de recruter un patient partenaire « comme un collaborateur », sur la base de ses compétences, de son savoir-être et de valeurs partagées avec l'équipe.

      Représentativité : Il est illusoire de chercher une représentativité statistique parfaite. L'objectif est de combiner une diversité de visions et de compétences.

      Accompagnement : Compte tenu de l'absence de cadre légal rigide, les structures sont encouragées à se faire accompagner par des tiers facilitateurs pour sécuriser leurs projets.

    1. Briefing : Perspectives et Jalons du Partenariat en Santé

      Synthèse Sommaire

      Ce document de synthèse détaille les perspectives post-événement de la journée régionale consacrée au partenariat en santé en Occitanie.

      Il s'articule autour de l'action coordonnée de trois entités clés : la Structure Régionale d'Appui (SRA), France Assos Santé Occitanie et le Centre Opérationnel du Partenariat en Santé (COPS).

      L'objectif central est de transformer les réflexions de la journée en actions concrètes par le biais de la formation, de l'accompagnement méthodologique et de la mise à disposition de ressources structurantes.

      Les points saillants incluent l'intégration du partenariat dans l'évaluation des pratiques professionnelles à l'horizon 2026, le renforcement de la synergie entre représentants des usagers et patients partenaires, et le déploiement d'outils numériques pour faciliter le maillage territorial des projets de santé.

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      1. Orientations Stratégiques de la Structure Régionale d'Appui (SRA)

      La SRA réaffirme son ambition d'agir collectivement pour l'amélioration des parcours de santé à travers huit thématiques prioritaires, dont le partenariat fait partie intégrante.

      Modalités d'Intervention

      L'action de la SRA se déploie selon plusieurs axes opérationnels :

      Information et Sensibilisation : Organisation de journées régionales annuelles.

      Formation et Enseignement : Participation à l'enseignement universitaire et à la recherche.

      Accompagnement Méthodologique : Soutien à l'évaluation des pratiques et des organisations sur le terrain, sans se substituer aux acteurs locaux.

      Production de Données : Publication de travaux de recherche dans le domaine de la santé.

      Prospective : L'Horizon 2026

      Une ambition majeure a été annoncée pour l'année 2026 : l'intégration de la thématique du partenariat en santé au cœur de l'évaluation des pratiques professionnelles (EPP). Ce sujet, reconnu comme complexe et passionnant, fera l'objet d'un appel à manifestation d'intérêt pour les acteurs souhaitant approfondir cette réflexion.

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      2. France Assos Santé Occitanie : Mobilisation et Formation

      En tant qu'union d'associations agréées, France Assos Santé joue un rôle de fédérateur tant au niveau régional que national.

      Structure et Représentation

      | Niveau | Volume d'associations | Domaines couverts | | --- | --- | --- | | Régional | 70 associations | Personnes malades, situation de handicap, consommateurs, santé environnementale, associations familiales, précarité. | | National | ~100 associations | Identiques au niveau régional. |

      Missions et Ressources pour les Usagers

      Information et Veille : Observation du bon fonctionnement du système de santé et interventions médiatiques.

      Accès aux données : Mise à disposition d'un site web (régional et national) et d'un extranet dédié aux représentants des usagers (RU) comprenant fiches pratiques et guides.

      Guide de référence : Co-construction avec "Savoir Patient" d'un guide sur les facettes de l'engagement de l'usager partenaire (pair-aidance, recherche, formation des professionnels).

      Dispositif de Formation

      L'organisme propose un parcours structuré pour accompagner les mandats des RU :

      Volume : 41 jours de formation dispensés l'an passé dans 7 départements.

      Formation "RU et Patients Partenaires" : Un module spécifique visant à améliorer la collaboration et la connaissance mutuelle entre ces deux types d'acteurs de l'engagement.

      Accessibilité : Formations disponibles en présentiel et en distanciel via un catalogue dédié.

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      3. Le Centre Opérationnel du Partenariat en Santé (COPS) : Appui Opérationnel

      Le COPS se définit comme un facilitateur de projets de partenariat, agissant concrètement auprès des structures et des acteurs.

      Accompagnement de Projets

      Le COPS intervient en binôme (incluant un chargé de projet et une perspective professionnelle) sur sollicitation via une plateforme dédiée. Les domaines d'appui incluent :

      • Le médico-social et les soins primaires.

      • La co-construction de parcours (ex: hospitalisation à domicile - HAD, oncologie, santé mentale).

      • L'accompagnement stratégique et la qualité.

      Outils et Plateforme Collaborative

      La plateforme participative du COPS offre plusieurs services en libre accès :

      Répertoire et Cartographie : Outils permettant d'identifier des patients partenaires ou des structures porteuses de projets pour favoriser le réseautage autonome.

      Ressources Multimédia : "Copcasts" (podcasts), webinaires, supports de présentation et guides (dont la fiche "Engager" pour l'implication des patients).

      Formation : Offre de e-learning certifiée Qualiopi, avec des formats "à la carte" pour les équipes projets.

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      4. Jalons et Événements à Venir

      Le calendrier institutionnel prévoit plusieurs étapes clés pour maintenir la dynamique du partenariat en santé :

      | Date / Période | Événement / Action | Thématique | | --- | --- | --- | | 9 décembre | Webinaire | Lien entre partenariat en santé et Qualité de Vie au Travail (QVT). | | Prochainement | Soirée départementale | Déplacement dans le Lot (actions "aller vers"). | | 1er Trimestre 2026 | Soirée départementale | Rencontre dans les Pyrénées-Orientales (PO). | | Courant 2026 | Nouveaux formats | Groupes d'analyse de pratiques (mixtes, patients et professionnels) et ateliers de co-développement. |

      5. Synthèse Éthique

      L'Espace de réflexion éthique Occitanie, représenté par le Professeur Michel Clanet, assure une fonction de "grand témoin".

      Son rôle est d'analyser la place du partenariat en santé dans la démarche éthique globale, soulignant que l'engagement des partenaires n'est pas seulement une modalité organisationnelle, mais une réflexion profonde sur la pratique du soin et le respect des parties prenantes.

    1. L'Engagement des Usagers et le Partenariat en Santé : Vision et Outils de la Haute Autorité de Santé (HAS)

      Synthèse opérationnelle

      L'évolution du système de santé français est marquée par une intégration croissante de l'engagement des usagers, une priorité désormais inscrite au cœur de la stratégie de la Haute Autorité de Santé (HAS).

      Le passage d'une approche consultative vers un véritable partenariat vise à faire du « pouvoir d'agir » des personnes un vecteur fondamental de la qualité des soins et des accompagnements.

      Les points clés de cette mutation incluent :

      Institutionnalisation de l'engagement : La HAS systématise la participation des usagers dans l'ensemble de ses missions (recommandations, évaluations, indicateurs).

      Clarification conceptuelle : Le partenariat est défini comme le niveau le plus abouti de l'engagement, reposant sur la co-construction, la co-décision et la co-évaluation.

      Diversité des rôles : La figure du « patient partenaire » se décline en multiples statuts (expert, formateur, chercheur, ressource) selon le contexte et les compétences mobilisées.

      Défis structurants : La pérennisation de ces pratiques nécessite une évolution réglementaire (statut, rémunération) et une acculturation profonde des professionnels et de la gouvernance des établissements.

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      I. Vision Stratégique de la HAS (2019-2030)

      La vision de la HAS s'est construite de manière incrémentale sur vingt ans, passant d'une participation ponctuelle à une priorité stratégique structurée.

      Évolution des projets stratégiques

      Projet 2019-2024 : L'objectif était de donner aux usagers la capacité d'être acteurs de la qualité et de systématiser leur présence au sein des instances de la HAS.

      Projet 2025-2030 : La notion de « pouvoir d'agir » devient centrale. L'engagement est positionné comme un levier fondamental de la sécurité des soins et de l'amélioration de l'expérience patient.

      Réalité opérationnelle

      En 2024, la HAS collabore avec 470 personnes différentes (patients, proches, enfants, adultes, personnes accompagnées dans le secteur médico-social).

      Ces usagers interviennent dans :

      • L'élaboration de recommandations de bonnes pratiques.

      • La création d'indicateurs de qualité.

      • L'évaluation des produits de santé (médicaments et dispositifs médicaux).

      • La promotion de programmes de santé publique (vaccination, dépistage).

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      II. Cadre Conceptuel : Engagement, Participation et Partenariat

      La HAS souligne l'importance d'une terminologie adaptée pour couvrir les secteurs sanitaire, social et médico-social.

      Distinction sectorielle

      Secteur Sanitaire : Utilise préférentiellement les termes « engagement » et « usager ».

      Secteur Médico-social : Privilégie le terme « participation » et rejette souvent celui d'« usager » au profit de « personne accompagnée ».

      Réponse institutionnelle : Création de la Commission pour la participation et l'engagement des personnes pour assurer une transversalité totale.

      Le Continuum de l'Engagement

      L'engagement est perçu comme une échelle de maturité croissante :

      1. Information : Niveau de base.

      2. Consultation : Recueil de l'expression des personnes.

      3. Partenariat : Niveau le plus élevé. Il implique de « définir ensemble les modalités de réalisation d'un projet en étroite collaboration ».

      Ses piliers sont la co-construction, la co-décision, la co-mise en œuvre et la co-évaluation.

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      III. Les Figures du Patient Partenaire

      Le passage du concept à l'action se matérialise par diverses figures de patients partenaires, chacune répondant à des besoins spécifiques :

      | Statut | Domaine d'intervention | | --- | --- | | Patient Ressource | Organisation des séjours, reconstruction de locaux, réflexion sur les parcours. | | Pair-aidant / Patient Expert | Intervention auprès d'autres patients, éducation thérapeutique, expertise sanitaire (HAS, Santé Publique France). | | Patient Formateur / Enseignant | Formation des futurs professionnels de santé. | | Co-chercheur | Projets de recherche scientifique. | | Patient Coach | Accompagnement d'autres patients partenaires (concept sous vigilance réglementaire). |

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      IV. Outils et Dispositifs de la HAS

      La HAS met à disposition des professionnels et des usagers une batterie d'outils pour opérationnaliser l'engagement.

      Mesure de l'expérience (Indicateurs ISATIS)

      Sanitaire : Dispositifs nationaux depuis 2016 (MCO, chirurgie ambulatoire, psychiatrie, SMR). Développement en cours pour les urgences et les maternités.

      Médico-social : Programme pluriannuel depuis 2018 pour recueillir le point de vue des personnes vulnérables sur le temps long.

      Usage des données : La HAS incite les établissements à donner accès aux représentants des usagers aux « verbatims » (commentaires libres) d'ISATIS pour nourrir les plans d'amélioration.

      Certification et Évaluation

      L'engagement est utilisé comme levier de transformation lors des visites de certification :

      Méthode du Patient Traceur : Analyse du parcours du point de vue du patient.

      Accompagné Traceur : Adaptation de la méthode au secteur médico-social.

      Rôle des élus : Participation active des élus du Conseil de la Vie Sociale (CVS) à l'évaluation.

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      V. Leviers et Freins à l'Implémentation

      Le déploiement du partenariat se heurte à des défis structurels et culturels nécessitant une attention particulière.

      Principes de reconnaissance

      Pour faire perdurer l'engagement, la HAS identifie sept principes, notamment :

      • Une égale considération entre les parties.

      • La proportionnalité de la formation (ne pas sur-former si les compétences expérientielles suffisent).

      • L'accompagnement et le soutien des personnes engagées.

      Obstacles réglementaires et financiers

      Rémunération vs Droits sociaux : Le versement d'indemnités ou de salaires peut entraîner la perte de l'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) ou de pensions d'invalidité. Une évolution du cadre fiscal et social est jugée nécessaire.

      Frais : Le non-remboursement récurrent des frais de déplacement des représentants d'usagers reste un frein majeur.

      La question de la co-responsabilité

      Le partenariat soulève la question du curseur de la décision :

      Cadre légal : La responsabilité juridique finale incombe souvent à la personnalité morale ou au professionnel (ex: prescription médicale).

      Clarification initiale : Il est crucial de définir dès le début d'un projet si le groupe de travail partenarial dispose d'un pouvoir de décision ou s'il fait des propositions à une gouvernance qui décide en dernier ressort.

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      VI. Conclusion : Un Facteur de Transformation Durable

      Le partenariat est un outil de démocratie participative qui complète la démocratie représentative. Sa réussite repose sur :

      1. L'acculturation : Une transformation des représentations sociales, tant chez les usagers que chez les professionnels.

      2. L'approche ascendante (Micro vers Macro) : Le partenariat fonctionne souvent mieux lorsqu'il part de l'échange direct en consultation avant d'être porté par la gouvernance comme axe stratégique.

      3. L'engagement de la gouvernance : Une volonté politique forte au sommet des institutions est indispensable pour transformer des initiatives isolées en modèles systémiques.

    1. Qualité et Partenariat en Santé : Vers un Nouveau Paradigme de Soins

      Synthèse

      Ce document synthétise les réflexions issues d'interventions d'experts sur l'articulation entre la qualité des parcours de santé et l'engagement des usagers.

      Le constat central est la nécessité de passer d'une vision paternaliste du soin à un véritable partenariat de co-leadership.

      L'analyse repose sur une réponse graduée de l'offre de soins (primaire, territoriale, tertiaire) et une définition de la qualité articulée autour de cinq piliers : accessibilité, pertinence, attentes des usagers, sécurité et efficience.

      Le partenariat est présenté non comme une finalité, mais comme un moyen d'atteindre une qualité optimale.

      Ce changement de modèle s'appuie sur la reconnaissance des « savoirs expérientiels » du patient, qui consacre en moyenne 6 250 heures par an à sa propre santé, contre seulement 5 à 10 heures en présence de professionnels.

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      I. La Structure des Parcours de Santé et la Qualité

      Le déploiement d'un parcours de santé de qualité repose sur une organisation graduée et une coopération étroite entre les différents échelons de soins.

      A. Une offre de soins graduée

      Le parcours est conceptualisé selon trois niveaux de réponse aux besoins de l'usager :

      Soins primaires (proximité) : Fondés sur l'exercice coordonné (équipes de proximité, pharmacies, laboratoires, imagerie en coupe) pour répondre aux besoins immédiats.

      Équipes de référence territoriales : Portées par des établissements publics ou privés pour les soins non programmés et les urgences.

      Soins tertiaires : Centres d'expertise régionaux pour les maladies rares ou spécifiques.

      B. Les leviers de la performance

      Pour garantir la fluidité de ce parcours, deux notions sont essentielles :

      1. La délégation de tâches : Sortir du dogme de la réponse exclusivement médicale au profit de nouveaux métiers (infirmiers de pratique avancée, coordinateurs de parcours).

      2. La coopération : Nécessité d'une orchestration territoriale, souvent pilotée par les Agences Régionales de Santé (ARS).

      C. Les cinq dimensions de la qualité

      La qualité ne se définit pas par un seul aspect, mais par un équilibre harmonieux entre cinq facteurs fondamentaux :

      1. Accessibilité : Capacité du système à fournir une réponse en temps utile.

      2. Pertinence : Conformité aux données de la science et adéquation de la réponse au besoin.

      3. Attentes de l'usager : Respect des valeurs et des préférences de la personne.

      4. Sécurité : Garantie de la sécurité des soins et des réponses apportées.

      5. Efficience : Utilisation optimale des fonds de la solidarité nationale, par nature limités.

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      II. Le Continuum de l'Engagement et le Partenariat

      S'appuyant sur les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) de septembre 2020, l'analyse distingue quatre niveaux d'engagement des usagers.

      A. Les quatre niveaux d'engagement

      | Niveau | Leadership | Type d'interaction | | --- | --- | --- | | Information | Professionnel | Transmission de documents (ex: flyers d'accueil). | | Consultation | Professionnel | Recueil de la satisfaction ou de l'expérience (enquêtes). | | Collaboration | Professionnel | Relecture ou avis sur des documents par des usagers. | | Partenariat | Co-leadership | Co-construction, co-décision et co-mise en œuvre. |

      B. Le partenariat comme moyen stratégique

      Le partenariat avec les patients et leurs proches-aidants n'est pas une fin en soi, mais un levier au service de la sécurité et de la qualité des parcours. L'objectif est d'atteindre, pour chaque situation, le niveau d'engagement le plus élevé possible.

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      III. La Reconnaissance du Savoir Expérientiel

      L'argument majeur en faveur du partenariat réside dans la disparité entre le temps clinique et le temps de vie avec la maladie.

      Le constat chiffré : Une personne vivant avec une vulnérabilité de santé passe entre 5 et 10 heures par an avec des professionnels. En revanche, elle consacre environ 6 250 heures par an à prendre soin de sa santé par elle-même.

      La « Vivrologie » : Ce terme désigne l'expertise issue de l'expérience de la maladie. Elle englobe des savoirs spécifiques : gestion de la vie intime, adaptation des traitements pendant les vacances, maintien de l'activité professionnelle.

      Le Modèle de Montréal : Ce modèle remplace le paternalisme par une vision où le patient est un membre à part entière de l'équipe de soins. Le centre de gravité n'est plus le patient lui-même, mais le projet de santé.

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      IV. Dimensions et Typologies du Partenariat

      Le partenariat doit être envisagé de manière systémique, avec des impacts à trois niveaux :

      1. Micro : La relation individuelle de soin entre le patient et le professionnel.

      2. Méso : L'organisation des soins, l'enseignement et la recherche.

      3. Macro : La définition des politiques publiques de santé.

      Les profils de patients partenaires

      Il n'existe pas un profil unique de patient partenaire, mais des compétences spécifiques selon le domaine d'intervention :

      Patient partenaire de soins : Focalisé sur son propre projet de santé.

      Patient partenaire formateur : Intervient dans la formation des futurs professionnels.

      Patient partenaire chercheur : Contribue à la recherche clinique ou organisationnelle.

      Patient partenaire ressource : Apporte son expertise dans l'éducation thérapeutique ou l'amélioration de la qualité des soins.

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      V. Conclusion : Vers une Culture Partagée

      Le Comité Régional d’Impulsion et d’Analyse du Partenariat en Santé (CRAPS) définit le partenariat comme une action commune pour le bien-être global, s'appuyant sur la complémentarité des savoirs.

      Une évolution sémantique et culturelle est préconisée : passer de la « prise en charge » à la « prise en soins ». Cette transition souligne que le patient n'est pas une « charge » pesant sur le système, mais une véritable solution pour améliorer l'efficacité et la pertinence de l'offre de santé.

      Le partenariat est, en somme, la rencontre réciproque de deux expertises : celle, scientifique, du professionnel et celle, expérientielle, du patient.

  2. Feb 2026
    1. Synthèse de la Conférence de Pierre Périer : Les Enjeux de la Coéducation et du Lien École-Famille

      Ce document de breffage synthétise les interventions de Pierre Périer, sociologue et professeur en sciences de l’éducation, lors de sa conférence sur les relations entre l’école et les familles, particulièrement au sein des quartiers populaires et en contexte de précarité.

      Résumé Exécutif

      La réussite du plus grand nombre d’élèves dépend d’un enjeu majeur : la construction d’un lien solide et cohérent entre l’école et les familles.

      Pierre Périer démontre que si la « coéducation » est devenue un mot d’ordre institutionnel, sa mise en œuvre se heurte à des obstacles structurels, symboliques et sociaux.

      Les familles les plus précaires, souvent qualifiées d’« invisibles », ne sont pas démissionnaires mais se trouvent disqualifiées par des règles du jeu scolaire dont elles ne maîtrisent pas les codes.

      Pour réussir cette alliance, l’institution doit passer d’une logique descendante de « formatage » des parents à une logique de reconnaissance des « parents réels », en s'appuyant sur des médiateurs tiers et en rendant les attentes scolaires explicites.

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      I. Les Défis Majeurs de l’École et de la Société

      L'intérêt croissant pour le lien école-famille s'inscrit dans un contexte de défis sociétaux profonds que l’école ne peut résoudre seule.

      La lutte contre l’échec scolaire : L'objectif est d'assurer la réussite du plus grand nombre et d'éviter que l'échec ne touche systématiquement les mêmes catégories sociales.

      L'échec scolaire a des conséquences lourdes sur l'identité et l'insertion des jeunes.

      L'exigence d'équité : L'école doit devenir plus juste vis-à-vis de la diversité des élèves.

      La gestion de la diversité : L'école fait face à une hétérogénéité croissante (origines, trajectoires, formes familiales).

      Cette complexité nécessite une meilleure connaissance des familles par l'institution.

      La quête de sens : Le lien école-famille est le levier de la « mobilisation scolaire ».

      Si l’enfant perçoit une continuité et une cohérence entre sa famille et sa classe, il donne plus de sens aux savoirs et persévère davantage.

      II. Clarification des Concepts de Collaboration

      Pierre Périer souligne la nécessité de définir les termes utilisés pour éviter qu'ils ne deviennent des évidences non questionnées (une « doxa »).

      | Terme | Définition et Enjeux | | --- | --- | | Coéducation | Finalité reposant sur une responsabilité partagée dans l'éducation et la réussite de l'enfant. | | Coopération | Méthode basée sur l'action réciproque : l'action de l'un doit renforcer l'action de l'autre. Cela suppose de connaître précisément ce que fait le partenaire. | | Collaboration | Fait de « faire ensemble » avec des moyens qui peuvent être différents pour atteindre un objectif énoncé. | | Alliance éducative | Terme récent soulignant la nécessité de construire un front commun entre divers acteurs. |

      Note cruciale : La coéducation ne signifie pas que les parents et les enseignants doivent faire la même chose ou agir à parts égales. Elle nécessite une division du travail éducatif claire et explicitée.

      III. Les Obstacles à la Relation : Le Paradoxe des « Parents Invisibles »

      L’analyse sociologique révèle que la difficulté de liaison provient souvent de la nature même de l’institution scolaire.

      1. Une asymétrie structurelle

      C’est l’institution scolaire qui définit seule les règles du jeu, les modalités de rencontre et l’image du « bon parent ».

      Ce schéma descendant exclut ceux qui n’ont pas les ressources pour s'y conformer.

      2. Des barrières symboliques et pratiques

      Le seuil de l'école : Le portail représente une frontière symbolique.

      En le franchissant, l'individu passe du statut de « parent » à celui de « parent d'élève », un rôle normé par l'école.

      Le rapport au temps et à la langue : Les réunions et les prises de rendez-vous supposent une familiarité avec les usages sociaux de l'école.

      Pour beaucoup de parents vulnérables, prendre rendez-vous est une démarche intimidante qui nécessite de se sentir légitime.

      La peur de l'intrusion : Les familles les plus précaires redoutent que l'école soit intrusive dans leur vie privée ou que leur parole ne les discrédite (sentiment de honte ou d'ignorance).

      3. Les attentes normatives

      L'école impose des normes (ex: l'aide aux devoirs) qui renforcent les inégalités.

      Demander aux parents de superviser les devoirs favorise les familles dotées de capital culturel et pénalise celles dont les parents ont eu une scolarité courte ou douloureuse.

      IV. Le Rôle des Tiers et des Médiateurs

      Face à l'impossibilité pour l'école de tout résoudre seule, les acteurs socio-éducatifs et culturels du territoire jouent un rôle de « pont ».

      Créer un maillage territorial : Aucun parent ne doit rester isolé.

      Les structures de quartier permettent une « capillarité » sociale reliant les familles à l'institution par des voies détournées.

      L’effet Pygmalion : Les acteurs tiers peuvent renvoyer une image positive aux jeunes qui doutent de leurs capacités.

      En valorisant d'autres compétences, ils aident l'élève à reprendre confiance et à redonner du sens à sa scolarité.

      L'émancipation : Ces médiations permettent aux jeunes et aux parents de « s'autoriser à être différents » de l'image d'échec que l'institution peut parfois leur renvoyer.

      V. Principes pour une Action de Coéducation Réussie

      Pierre Périer propose plusieurs principes directeurs pour transformer les pratiques de terrain :

      1. Interconnaissance et Reconnaissance : Il est crucial de se connaître entre acteurs (qui fait quoi ?).

      Un premier contact positif et non scolaire dès le mois de septembre est essentiel pour bâtir une base de confiance avant l'émergence d'éventuels problèmes.

      2. Légitimation et Autorisation : Il faut faire des parents des « auteurs » et non de simples « acteurs » de projets.

      Cela implique de partir de ce qu'ils proposent (les « parents réels ») plutôt que d'attendre qu'ils s'adaptent à un cadre pré-établi.

      3. Explicitation : « Plus c’est explicite, plus c’est démocratique ».

      L'absence de clarté favorise la « connivence culturelle » entre l'école et les classes moyennes, au détriment des classes populaires.

      4. Acceptation du conflit : Le désaccord ne doit pas être évité par un « faux consensus ».

      Le conflit, s'il est exprimé et écouté dans un cadre protégé, peut être « socialisateur » et permettre de dégager des solutions nouvelles et partagées.

      5. Accompagnement plutôt que formatage : L'objectif ne doit pas être de « former » les parents (ce qui renforce l'asymétrie), mais de les accompagner en s'appuyant sur leurs ressources propres.

      VI. Exemples de Dispositifs Inspirants

      Le document mentionne plusieurs initiatives concrètes favorisant le lien :

      Groupes de parole (type ATD Quart Monde) : Espaces où la parole des parents est protégée et écoutée, permettant de sortir de l'isolement.

      Espaces Parents et Cafés des Parents : Lieux d'information et d'échange dans l'école, dont les parents peuvent s'approprier le fonctionnement.

      Ouvrir l'école aux parents pour la réussite des enfants (OEPRE) : Dispositif permettant aux parents primo-arrivants d'apprendre le français et le fonctionnement de l'école, favorisant leur autonomisation et leur pouvoir d'agir.

      Classes Passerelles : Facilitent la transition entre la petite enfance et la maternelle par un accueil conjoint des mères et des enfants.

      Actions de transition : Importance du travail sur le passage de l'élémentaire au collège, période où les inégalités se creusent brutalement et où le lien avec les familles se fragilise.

      Conclusion

      La coéducation est un processus complexe qui exige de rompre avec l'image du parent « démissionnaire » pour comprendre les obstacles réels à l'implication.

      La réussite de ce lien repose sur la capacité de l'école et de ses partenaires territoriaux à reconnaître la place de chaque parent, à expliciter les codes scolaires et à construire une confiance mutuelle dès le début du parcours de l'enfant.

    1. La Coéducation comme Relation de Reconnaissance Mutuelle : Synthèse des Travaux de Chloé Riban

      Ce document de synthèse s'appuie sur l'analyse de Chloé Riban, maîtresse de conférence à l’Université Paris Nanterre, concernant les relations entre l'institution scolaire et les familles issues de milieux populaires et « ethnicisés ».

      Il examine les tensions inhérentes au concept de coéducation et propose des pistes pour transformer cette injonction institutionnelle en une véritable rencontre humaine et paritaire.

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      Résumé Exécutif

      La coéducation est devenue un paradigme central de l'école républicaine, passant d'une culture de la séparation à une exigence de partenariat.

      Cependant, l'analyse révèle un décalage profond entre les attentes normées de l'institution et la réalité des familles les plus précaires.

      Points clés à retenir :

      Un malentendu structurel : L'école attend un « parent idéal » (auxiliaire pédagogique) tandis que les parents, bien que très investis, se heurtent à des barrières de codes, de langage et de précarité.

      L'invisibilité de l'investissement parental : Contrairement aux idées reçues sur la « démission » parentale, les mères de milieux populaires déploient un effort considérable (temporel, psychique et financier) qui reste souvent non reconnu par les enseignants.

      Le poids du stigmate : La rencontre avec l'école est vécue par beaucoup comme une mise en danger, un « jet dans l'arène » où domine la peur du jugement ou du signalement.

      Vers la « parité d'estime » : La réussite de la coéducation repose sur la reconnaissance de la légitimité des parents tels qu'ils sont, en substituant le modèle du débat (confrontation) par celui de la « palabre » (construction commune de sens).

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      I. Évolution Historique et Cadre Théorique

      1. De la distance à l'injonction de coopération

      L'école républicaine s'est historiquement construite en excluant les parents, matérialisée par des seuils physiques symboliques. Cette posture a évolué sous l'impulsion de plusieurs jalons législatifs :

      Loi Jospin (1989) : Instauration de la notion de « communauté éducative ».

      Années 2000 : Création des réseaux d'éducation prioritaire (REP), ciblant les populations vulnérables.

      Loi de refondation de l'école (2013) : La coopération avec les parents devient un enjeu majeur pour la réussite des élèves.

      2. Les fondements de l'analyse

      L'étude de Chloé Riban s'appuie sur une ethnographie de deux ans en quartier prioritaire et mobilise deux concepts clés :

      Le « Différend » (Pierre Perrier) : Les relations école-familles ne sont pas seulement marquées par des malentendus, mais par un conflit de légitimité et d'intérêts.

      L'approche systémique et intersectionnelle : Il est nécessaire de comprendre l'interdépendance des acteurs et les rapports de pouvoir multiples (classe, genre, origine) qui marquent la rencontre institutionnelle.

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      II. Le Regard de l'Institution : Entre Normes et Représentations

      L'institution scolaire adresse une demande de coéducation différenciée, ciblant prioritairement les parents jugés « éloignés ».

      1. La figure du parent idéal

      Les professionnels de l'éducation projettent des attentes précises qui définissent le « métier de parent d'élève » :

      • Suivi rigoureux (signature des cahiers, devoirs).

      • Participation active à la vie de l'école.

      • Maîtrise d'une éthique du dialogue et des codes scolaires.

      2. La stigmatisation des « familles »

      Une distinction sémantique s'opère souvent dans le discours enseignant : le terme « parent » est réservé à ceux qui préparent l'enfant à son rôle d'élève, tandis que le terme « famille » est utilisé pour désigner un groupe perçu comme décalé ou déficitaire.

      Ce regard produit deux figures types :

      Le parent démissionnaire : Accusé de manque d'autorité ou de cadre.

      Le parent qui gâte trop : Accusé d'une affection excessive entravant l'autonomie.

      | Facteurs de tension identifiés | Perception enseignante | Réalité des familles populaires | | --- | --- | --- | | Styles éducatifs | Manque de règles incorporées. | Discipline souvent imposée de l'extérieur (non négociée). | | Objectif de la coéducation | Acculturation des parents aux normes scolaires. | Recherche de respectabilité et de soutien. | | Origine des difficultés | Registre culturaliste (« c'est leur culture »). | Conditions matérielles et trajectoires biographiques heurtées. |

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      III. La Réalité des Parents : Un Investissement Invisible et Entravé

      1. Une confiance et des attentes fortes

      Contrairement aux préjugés, les parents en REP témoignent d'une grande confiance envers l'école et d'une ambition forte pour l'ascension sociale de leurs enfants. Leur investissement se manifeste par :

      Des sacrifices financiers : Achats de matériel pédagogique (ardoises, etc.) malgré des budgets contraints.

      Un soutien logistique : Accompagnement chronophage vers les spécialistes (orthophonistes).

      Des incitations verbales : Rappel constant de l'importance de l'école.

      2. Les obstacles majeurs à la participation

      L'investissement des parents est souvent freiné par des barrières structurelles :

      Méconnaissance du système : Difficulté à comprendre les rouages de l'orientation (ex: passage au collège).

      Précarité temporelle : Horaires de travail instables (intérim) et urgences administratives empêchant la projection.

      Sentiment d'incompétence : Peur d'être jugé « bête » à cause de la barrière de la langue ou d'un parcours scolaire interrompu.

      « Quand on ne parle pas bien français parfois les gens nous trouvent bête alors qu’on n’est pas bête. » — Témoignage d'une mère.

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      IV. La Rencontre comme Épreuve Psychique

      Pour les mères de familles populaires, l'école est un espace public où leur respectabilité est mise en jeu.

      La peur du signalement : L'institution est crainte car elle détient le pouvoir de juger la qualité du parentage, allant jusqu'au risque de signalement.

      Le retrait silencieux : Ce qui est interprété comme du désintérêt est souvent une tactique d'évitement pour échapper au sentiment d'humiliation ou d'injustice.

      L'oscillation : Les parents alternent entre proximité (venir au café des parents) et distance (esquiver un rendez-vous formel) selon le degré de sécurité émotionnelle ressenti.

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      V. Pistes pour une Coéducation Authentique

      Pour sortir du modèle de la normalisation, Chloé Riban et Catherine Urtique de Lâtre proposent de refonder la relation sur quatre piliers et trois postures.

      1. Les quatre piliers de l'action

      1. Accueillir : Créer une relation « d'humain à humain » avant d'être une relation de professionnels à usagers.

      2. Informer : Expliciter les codes et les attendus de manière claire.

      3. Dialoguer : Accepter que la coéducation puisse inclure le désaccord.

      4. Impliquer : Permettre une participation réelle à la vie de l'élève.

      2. Le modèle de la « Palabre »

      Inspiré par Isabelle Stengers, ce modèle propose de remplacer le débat par la palabre :

      Reconnaissance de l'insuffisance : Admettre que ni l'enseignant ni le parent ne détient seul la solution. Chacun est « légitime et insuffisant ».

      Parité d'estime : Considérer que la parole du parent sur son enfant est aussi valable que celle du professionnel.

      Construction de convergences : Chercher un sens commun sans forcer l'accord immédiat.

      3. Recommandations pratiques issues des échanges

      Transformer le vocabulaire : Préférer « l'invitation » à la « convocation ».

      Favoriser le contact initial positif : Appeler ou rencontrer chaque parent en début d'année pour se présenter, avant l'apparition de problèmes.

      Permettre la présence d'un tiers : Accepter qu'un parent puisse venir accompagné d'une personne de confiance ou d'un médiateur pour réduire l'anxiété de la rencontre.

      Ouvrir la classe : Les « classes ouvertes » permettent aux parents de comprendre concrètement la réalité du métier d'élève et la complexité du travail enseignant.

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      Conclusion

      La coéducation ne doit pas être une injonction à la conformité, mais un principe éthique de reconnaissance mutuelle.

      Elle exige de l'institution qu'elle reconnaisse les « parents réels » dans leur singularité et leurs contraintes, plutôt que de s'épuiser à poursuivre le mirage du « parent idéal ».

    1. Soutenir la Participation Parentale à l'École : Synthèse et Stratégies Clés

      Résumé Exécutif

      Ce document de synthèse analyse les stratégies et les concepts fondamentaux pour favoriser une participation parentale efficace et constructive dans le milieu scolaire, en se basant sur l'expertise d'Elodie Marion, docteure en administration publique et professeure à l'Université de Montréal.

      L'implication parentale est définie comme un ensemble de pratiques à la maison, à l'école et dans la communauté, qui soutiennent le développement de l'enfant.

      Son efficacité dépend moins des attentes de l'école envers les parents que des pratiques mises en place par l'école elle-même pour la soutenir.

      Trois facteurs principaux influencent l'implication des parents : leur contexte de vie, leur perception d'être invités à participer et leur sentiment de compétence.

      Pour surmonter les obstacles et catalyser l'engagement, une approche proactive fondée sur les "Cinq R" est proposée :

      • Reconnaissance,
      • Respect,
      • Rôle,
      • Résultats et
      • Relation.

      Cette approche transforme la dynamique de simple diffusion d'information en une véritable collaboration.

      Enfin, la mise en place d'un plan de communication stratégique par les enseignants est essentielle.

      Ce plan doit être structuré autour de quatre axes : la fréquence, la bidirectionnalité, les moyens adaptés et la diversité des thèmes abordés.

      L'objectif ultime est d'instaurer une coéducation, une responsabilité partagée qui non seulement bénéficie à l'élève, mais brise également l'isolement de l'enseignant et augmente l'efficacité collective.

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      1. Définition et Modalités de l'Implication Parentale

      L'implication parentale englobe toutes les pratiques que les parents mettent en œuvre en lien avec l'éducation de leur enfant.

      La recherche la catégorise généralement en trois sphères distinctes, chacune avec des actions concrètes.

      1.1. Implication à la Maison

      Rôle Parental : Création d'un environnement familial propice à l'apprentissage et au développement.

      Cela inclut la gestion des habitudes de vie (sommeil, alimentation), du stress et le soutien général au bien-être de l'enfant.

      Soutien Scolaire : Actions directement liées à la scolarité de l'enfant, telles que les communications sur l'école, les encouragements, et la transmission d'attentes claires concernant la réussite scolaire.

      1.2. Implication à l'École

      Communications : Échanges formels et informels avec le personnel de l'école.

      Communications en personne : Rencontres parents-enseignants, réunions avec la direction.   

      Communications écrites : Messages quotidiens, signatures sur les évaluations (noté comme étant souvent une diffusion d'information plutôt qu'une communication bilatérale).

      Participation à la Prise de Décision : Engagement actif dans les instances de gouvernance de l'école, comme les comités d'école, les comités au centre de services scolaires ou la participation aux rencontres pour l'élaboration de plans d'intervention.

      Volontariat : Implication bénévole dans les activités de l'école.

      1.3. Implication dans la Communauté

      Bien que mentionnée comme une troisième catégorie par les chercheurs, cette dimension n'est pas détaillée dans la source.

      2. Facteurs d'Influence sur l'Implication Parentale

      L'engagement des parents n'est pas inné ; il est influencé par un ensemble de facteurs personnels et contextuels. L'école doit les comprendre pour adapter ses propres pratiques.

      Le Contexte de Vie des Familles : Les conditions de vie des parents (statut d'emploi, stress, monoparentalité, statut socio-économique) déterminent leur capacité à s'impliquer.

      Par exemple, un parent d'un enfant autiste peut trouver le soutien scolaire à la maison extrêmement difficile, non par manque de volonté, mais en raison du contexte familial.

      La Perception d'Être Invité : L'implication dépend de la manière dont le parent perçoit et reçoit l'invitation de l'école à participer.

      Une invitation envoyée n'est pas nécessairement une invitation ressentie comme telle.

      Le Sentiment de Compétence Parentale : Les parents, particulièrement ceux d'enfants en difficulté, peuvent se sentir démunis ou incompétents pour aider leur enfant.

      Ce manque de confiance peut être interprété à tort comme un désengagement.

      De plus, un sentiment de ne pas être à la hauteur des attentes de l'école peut paralyser leur implication.

      La Reconnaissance de l'Expertise Parentale : Les parents possèdent une connaissance fine et continue de leur enfant. Ils sont "le filon du parcours de son enfant".

      Ils souhaitent que cette expertise, acquise au quotidien et souvent documentée, soit reconnue et valorisée par l'école, plutôt que de se sentir dans une relation hiérarchique face à "l'expert" scolaire.

      3. Une Approche Stratégique : Le Cadre des "Cinq R" pour Favoriser l'Engagement

      Pour passer d'une posture d'attente à une posture de soutien actif, Elodie Marion propose un cadre mnémonique basé sur "cinq R".

      Cette approche vise à regarder ses propres pratiques ("se regarder dans le miroir") plutôt que de juger celles des parents ("regarder par la fenêtre").

      | Le "R" | Définition | Actions Concrètes | | --- | --- | --- | | Reconnaissance | Valider et reconnaître les efforts et contributions des parents, passés et présents. | \- Mentionner les progrès accomplis les années précédentes.<br>\- Souligner les efforts actuels, même s'ils sont modestes.<br>\- Éviter de se concentrer uniquement sur les nouveaux défis sans reconnaître le travail déjà fait. | | Respect | Tenir compte de l'opinion, de l'expertise, de la culture et du contexte de vie des parents. | \- Pratiquer l'écoute active lors des rencontres.<br>\- Arriver en mode discussion plutôt qu'avec un ordre du jour rigide.<br>\- Adapter les attentes de l'école à la réalité des familles (ex: trouver des alternatives au soutien scolaire à la maison si nécessaire). | | Rôle | Clarifier et définir explicitement le rôle attendu du parent pour éviter les malentendus. | \- Expliciter ce que l'école attend (ex: encourager, questionner) et ce qu'elle n'attend pas (ex: ré-enseigner la matière).<br>\- Co-construire un rôle clair et accepté par le parent.<br>\- Donner des pistes concrètes sur comment le parent peut questionner son enfant sur les apprentissages. | | Résultats | Mettre en évidence les progrès et les objectifs pour que l'engagement soit perçu comme utile. | \- Définir des objectifs clairs pour chaque rencontre.<br>\- Communiquer fréquemment les améliorations observées chez l'enfant suite à l'implication du parent.<br>\- Célébrer les succès pour motiver la poursuite des efforts, au lieu d'attendre les bilans officiels. | | Relation | Bâtir une véritable relation de confiance et un sentiment d'appartenance. | \- Organiser des moments de rencontre informels (ex: fête de la rentrée).<br>\- Concevoir les rencontres pour permettre un réel échange et pas seulement une transmission d'information.<br>\- Intégrer un temps pour la "présentation des parents" lors des réunions de début d'année. |

      4. Mettre en Place un Plan de Communication Efficace à l'École

      Un plan de communication réfléchi est un outil puissant pour structurer et améliorer les interactions avec les parents tout au long de l'année.

      Il doit s'articuler autour de quatre axes.

      4.1. Fréquence

      Planification : Établir dès le début de l'année un rythme de communication réaliste pour l'enseignant et pertinent pour les parents.

      Routine : Créer des habitudes de communication (ex: un courriel hebdomadaire) pour éviter les contacts sporadiques ou uniquement déclenchés par des problèmes.

      4.2. Bidirectionnalité

      Passer de la diffusion à l'échange : Concevoir les communications pour solliciter l'avis et les informations des parents.

      Poser des questions ouvertes : Utiliser des questions commençant par "comment" ou "pourquoi" pour inviter à des réponses développées, plutôt que des questions fermées (oui/non).

      Expliciter les besoins : Indiquer clairement aux parents les types d'informations que l'enseignant souhaite recevoir (ex: un changement à la maison, une inquiétude de l'enfant).

      4.3. Moyens de Communication

      Adaptation : Choisir des moyens de communication adaptés au contexte des parents (ex: langue, niveau de littératie).

      Simplification : Alléger les communications écrites pour en faciliter la compréhension. Éviter les lettres de plusieurs pages.

      Le Piège Technologique : La multiplication des plateformes de communication (portails, applications) augmente souvent la quantité d'informations diffusées sans pour autant améliorer la relation.

      Il est recommandé de réduire le nombre de canaux pour se concentrer sur la qualité des échanges.

      4.4. Diversité des Thèmes

      Prévoir à l'avance : Planifier la diversité des sujets à aborder durant l'année pour éviter de ne communiquer que sur les difficultés.

      Inciter à l'action : Pour chaque information transmise, se poser la question : "Qu'est-ce que je veux que le parent fasse de cette information ?".

      Cela permet de formuler des suggestions concrètes (ex: "Vous pourriez l'encourager en...", "N'hésitez pas à lui demander comment...").

      5. Vers la Coéducation : Bénéfices d'une Responsabilité Partagée

      L'instauration d'une collaboration solide et d'une relation de confiance entre l'école et la famille mène à une véritable coéducation.

      Cette responsabilité partagée génère des bénéfices significatifs pour toutes les parties prenantes.

      Pour l'enseignant :

      Briser l'isolement : Le parent devient un allié dans la résolution de problèmes.  

      Stimuler la créativité : L'échange avec le parent apporte de nouvelles perspectives et idées d'intervention.  

      Gagner en efficacité : Bien que la collaboration demande du temps initialement, elle permet de comprendre plus vite les situations et de trouver des solutions plus durables, rendant le travail plus efficace à long terme.

      Pour le parent :

      ◦ Se sent valorisé, compétent et partie prenante de la réussite de son enfant.

      Pour l'élève :

      ◦ Bénéficie d'un soutien cohérent et aligné entre la maison et l'école, favorisant sa réussite scolaire et éducative.

  3. Jan 2026
    1. Note de synthèse : La Prosocialité Humaine et les Mécanismes de Coopération

      Cette note de synthèse explore les thèmes principaux et les idées clés issues des extraits de la conférence "L'expérience sociale la plus intéressante de ces dernières décennies".

      Elle se concentre sur la nature de la coopération humaine, ses déclencheurs, ses freins et les mécanismes sociaux développés pour la maintenir.

      1. La Nature Intrinsèque de la Prosocialité Humaine

      Le discours débute par la description du "jeu du bien public", une expérience courante en économie expérimentale qui révèle des insights fondamentaux sur le comportement humain.

      Dans ce jeu, les participants reçoivent une somme d'argent (par exemple, 20 €) et peuvent miser une partie de cette somme dans un pot commun qui sera ensuite doublé et redistribué équitablement.

      • Coopération spontanée et initiale : Contrairement à l'hypothèse de l'Homo Economicus purement égoïste et rationnel, les humains, même entre inconnus et sous anonymat, tendent à coopérer spontanément au premier tour.

      "En général la moitié des gens participent enfin les gens participent spontanément même entre inconnus même quand il y a des avec de l'anonymat même s'ils sont entre personnes qui qui n'ont jamais vu au premier tour ils vont quand même participer à hauteur de la moitié de de ce qu'ils ont". Cette tendance est observée "partout dans le monde".

      • L'Homo Economicus comme modèle de laboratoire :

      Le modèle de l'humain rationnel et égoïste est qualifié d'"animal de laboratoire", un "modèle théorique qui aurait dû juste rester au laboratoire". L'être humain est "beaucoup plus prosocial que ce que dit le modèle".

      • L'intuition au service de la coopération : Une expérience de Harvard montre que lorsque les participants sont contraints de répondre rapidement et intuitivement ("dépêchez-vous de répondre réfléchissez pas vous avez 2 secondes pour répondre et pour miser ou pas"), ils misent davantage dans le pot commun.

      À l'inverse, lorsque le mode "rationnel" est activé ("prenez le temps réfléchissez répondez pas trop vite"), la participation diminue.

      "Plus on réfléchit plus on est dans le mental plus on se méfie moins on participe".

      • Stress et prosocialité : Le stress peut également augmenter la coopération.

      Les participants à qui on annonçait une prise de parole en public stressante par la suite "ont plus misé dans le mot peau commun que quand que si on que à ceux qu'on avait dit qu'ils allaient pas parler en public".

      • L'empathie comme fondement : Cette prosocialité est "très ancré en nous" et découle de notre capacité à l'empathie.

      L'existence de "neurones de miroir" permet de "vivre ce que l'autre sent", et cette capacité n'est pas limitée aux humains, s'étendant à d'autres espèces et même à des "bouts de bois" ou de simples symboles visuels.

      • Altruisme précoce chez les bébés : Des études sur les enfants et les bébés montrent que "les capacités prosociales d'empathie et d'altruisme se retrouvent chez les bébés jusqu'à 6 mois même 5 mois".

      Avant même le langage et le raisonnement, les bébés peuvent distinguer les coopérateurs des non-coopérateurs et chercher à aider, et même une récompense peut "démotiver à aider", soulignant une nature intrinsèquement altruiste.

      2. L'Érosion de la Coopération et les Mécanismes de Stabilisation

      Malgré cette tendance initiale à la coopération, le jeu du bien public montre que "au fil des bah des tours (...) l'entraide s'effrite et puis la la confiance s'effrite et puis finalement on se retire bien commun".

      C'est le défi : "comment on fait pour ne pas que ça s'effrite avec le temps".

      Les cultures ont développé des "systèmes des mécanismes sociaux pour stabiliser l'entraide et pour stimuler l'entraide".

      • La réciprocité renforcée : C'est le mécanisme le plus courant et le plus efficace.

      • Récompenser les altruistes : Encourager et reconnaître ceux qui contribuent positivement.

      • Punir les tricheurs et les égoïstes : L'introduction de cette règle dans l'expérience du bien public a eu des "effets miraculeux", faisant exploser et stabiliser les niveaux de prosocialité.

      Les humains sont prêts à dépenser de l'argent ("punition altruiste") pour punir les non-coopérateurs, "ça va même jusqu'à une une grande proportion du salaire mensuel c'est une passion".

      • Plaisir neuronal associé : Coopérer, voir autrui coopérer, ou même anticiper un acte d'altruisme, active le circuit de la récompense dans le cerveau, procurant un "vrai plaisir", même chez les enfants.

      Inversement, le "circuit de dégoût" est activé par la punition d'un altruiste ou la récompense d'un égoïste/tricheur (ex: "quand au hasard quelqu'un du gouvernement est mise en examen pour corruption et est relâché").

      Cela montre l'importance de la justice perçue pour la coopération (ex: plaisir à payer des impôts si l'argent est bien dépensé).

      La réciprocité indirecte et la réputation :

      • Ce mécanisme implique que l'aide donnée à une personne peut inciter une tierce personne à aider le donneur initial, ou qu'un acte altruiste est observé par des témoins, ce qui étend l'entraide dans le groupe.

      • Les "ragots et les Cancans" comme moteur : Ces interactions sociales informelles sont cruciales car elles "créent la réputation". Avoir une "bonne réputation" est un "capital social" précieux qui renforce la coopération.

      • L'expérience de la réputation : Une expérience a montré que lorsque le jeu du bien public est alterné avec un jeu de réputation, les niveaux de coopération restent élevés.

      Cependant, si les participants apprennent que la fin du jeu est proche et que la réputation n'aura plus d'importance, la coopération s'effondre ("ils se sont mis à en profiter à mort ils en avaient plus rien à foutre la réputation n'était pas en plus en jeu").

      • Le sentiment d'être observé : Se sentir observé ("Big Brother", les religions avec un Dieu omniscient) augmente significativement la coopération. Même de simples points évoquant un visage sur un mur peuvent avoir cet effet inconscient.

      3. Les Fondements Profonds de la Relation Humaine et l'Élargissement du Cercle d'Empathie

      La distinction entre interagir avec un humain ou un ordinateur est fondamentale : la coopération avec un ordinateur n'active pas le circuit de la récompense, indiquant que "c'est quelque chose de profondément humain".

      • La relation "Je et Tu" : Le philosophe Martin Buber est cité avec son concept de "Je et Tu" par opposition à "Je et ça".

      La relation "Je et Tu" implique une reconnaissance mutuelle de l'autre comme sujet doté d'empathie, créant une "relation de miroir" infinie.

      • La déshumanisation : L'horreur survient lorsque l'on "sort quelqu'un de notre champ d'empathie", transformant une relation "Je et Tu" en "Je et ça", et déshumanisant l'autre.

      "C'est ce qui s'est passé pour les juifs pendant la guerre au Rwanda avec les les utou et les tutti et probablement en Ukraine dans toutes les guerres on on peut arriver basculer dans l'horreur lorsqu'on sort les humains de notre champ d'empathie ça peut arriver très vite".

      • Élargir le cercle d'empathie : Le défi contemporain est d'élargir ce cercle d'empathie au-delà des seuls humains (souvent limité aux animaux domestiques), pour inclure les animaux et les plantes.

      Considérer le monde non pas comme "entouré d'objets mais entouré de sujets" permettrait de "retrouver des relations de réciprocité et donc de prosocialité et donc tous les circuits vont s'enclencher et ça va faire un un monde totalement différent".

      En conclusion, la prosocialité est une caractéristique fondamentale et spontanée de l'être humain, ancrée dans l'empathie et activée par l'intuition.

      Bien qu'elle puisse s'effriter avec le temps, des mécanismes sociaux tels que la récompense des altruistes, la punition des tricheurs et l'importance de la réputation sont essentiels pour stabiliser et renforcer la coopération.

      Le maintien et l'élargissement de notre "cercle d'empathie" sont cruciaux pour prévenir la déshumanisation et construire un monde plus coopératif et juste.

  4. Nov 2025
    1. Document d'Information : Repenser la Collaboration avec l'Ennemi

      Résumé Exécutif

      Ce document synthétise les réflexions d'Adam Kahane, directeur de Reos Partners, sur la nature et les mécanismes de la collaboration dans des contextes de profonds désaccords.

      L'analyse est issue de son travail de réécriture de son livre de 2017, Collaborating with the Enemy.

      L'idée centrale de Kahane est que la collaboration est définie par une tension fondamentale : la nécessité de travailler avec des personnes avec qui l'on est en désaccord pour résoudre des problèmes complexes, et la crainte que ce faisant, on trahisse ses propres valeurs fondamentales.

      Pour explorer cette dynamique, il propose un modèle de "cercles concentriques" qui classe les relations de la collaboration la plus proche à l'élimination de l'ennemi.

      L'objectif principal est de trouver des moyens d'élargir le cercle de la collaboration.

      Alors que la première édition de son livre se concentrait sur les approches individuelles, sa recherche actuelle vise à identifier et à comprendre les approches collectives qui favorisent une collaboration plus large et plus efficace.

      Celles-ci incluent des cadres constitutionnels et juridiques, des systèmes politiques et réglementaires, des normes culturelles et des processus de réconciliation.

      La discussion qui suit son exposé met en lumière des concepts clés tels que l'importance de trouver des objectifs communs, même minimes ; le rôle de la planification par scénarios non pas pour prédire mais pour façonner l'avenir ; et la prise de conscience que la collaboration peut également servir à créer des conflits en unissant un groupe contre un autre.

      1. Contexte et Problématique Centrale

      Adam Kahane est un praticien spécialisé dans la conception et la facilitation de dialogues multipartites sur des questions complexes depuis 1991.

      Son travail l'a amené à intervenir dans divers contextes, notamment :

      • Le processus de paix en Colombie, impliquant toutes les parties, y compris les factions armées.

      • Les chaînes d'approvisionnement alimentaire durable, réunissant des communautés, des entreprises et des régulateurs.

      • Les relations entre les États-Unis et la Chine, avec des acteurs de la sécurité et de la défense.

      • Le travail avec des peuples autochtones et insulaires du détroit de Torrès en Australie.

      Sa réflexion actuelle s'inscrit dans le cadre de la réécriture de son livre _Collaborating with the Enemy:

      How to work with people you don't agree with or like or trust_.

      La question fondamentale qui guide son travail peut être résumée par une formulation plus grandiose : "Comment diable pouvons-nous vivre ensemble ?"

      Les Quatre Approches face à une Situation Problématique

      Selon Kahane, face à une situation que nous jugeons problématique, quatre stratégies principales s'offrent à nous :

      1. Forcer (Make) : Tenter d'imposer notre volonté, indépendamment de ce que les autres veulent.

      2. S'adapter (Adapt) : Accepter la situation telle qu'elle est, car nous ne pouvons pas la changer.

      3. Sortir (Exit) : Quitter la situation (émigrer, démissionner, divorcer).

      4. Collaborer (Collaborate) : Travailler avec d'autres acteurs pour changer la situation.

      Son travail se concentre sur cette quatrième option.

      La Double Signification de la "Collaboration"

      Kahane souligne une dualité sémantique cruciale dans le mot "collaboration", qui est au cœur des défis qu'il explore.

      Sens positif : Travailler ensemble avec d'autres. Les recherches Google pour "collaboration" montrent des images de coopération harmonieuse.

      Sens négatif : Collaborer de manière traîtresse avec l'ennemi. Il illustre ce point avec une photo de 1944 montrant deux collaboratrices françaises punies par la tonture de leurs cheveux.

      Cette double signification révèle la tension inhérente à toute entreprise de collaboration :

      "D'une part, nous pensons que nous pourrions avoir besoin de travailler avec ces autres personnes pour arriver là où nous essayons d'aller, et d'autre part, nous craignons que le faire nous obligerait à trahir ce que nous tenons pour précieux."

      2. Un Modèle de Relations : Les Cercles Concentriques

      Pour mieux comprendre les frontières de la collaboration, Kahane propose un modèle de cercles concentriques illustrant différents niveaux de volonté d'interaction avec autrui :

      1. Collaboration : Le cercle intérieur, composé des personnes avec qui nous sommes prêts à travailler activement.

      2. Cohabitation : Les personnes avec qui nous ne voulons pas collaborer, mais avec qui nous sommes prêts à partager un espace (un foyer, une ville, un pays).

      3. Coexistence : Les personnes avec qui nous ne sommes pas prêts à cohabiter, mais dont nous tolérons l'existence à condition qu'elles restent séparées.

      C'est le principe de l'apartheid ("apartness").

      4. Élimination : Le cercle extérieur, composé de nos ennemis, des personnes que nous ne sommes même pas prêts à laisser coexister et que nous devons expulser ou éliminer.

      L'objectif de sa recherche est de comprendre comment "déplacer la frontière entre les personnes avec qui nous sommes prêts à collaborer et celles que nous considérons comme nos ennemis".

      3. Forces Motrices et Forces Restrictives

      La décision de collaborer ou non est influencée par des forces contradictoires.

      Forces Poussant à la Collaboration

      Forces Freinant la Collaboration

      Nécessité d'une action collective : Des défis qui exigent une réponse commune (ex: gestion des eaux usées dans la ville divisée de Nicosie, changement climatique).

      Différences réelles : Désaccords, méfiance et conflits d'intérêts concrets et non imaginaires.

      Peur du conflit violent : La crainte qu'une absence de collaboration ne mène à la guerre.

      Fragmentation et polarisation : Tendance au tribalisme, à la partisanerie, aux bulles d'information, à la démagogie et à la diabolisation.

      Sentiment d'interconnexion ("All My Relations") : Une conviction, notamment issue des traditions des Premières Nations, que nous sommes tous liés, que nous nous entendions bien ou non.

      Identification exclusive à son groupe ("mon peuple") : Une vision qui empêche de s'ouvrir à la collaboration avec des "autres".

      La diabolisation est un frein particulièrement puissant : "ces autres ne sont pas simplement nos adversaires ou nos ennemis, ce sont des démons, des diables. Et comment pourrions-nous collaborer avec le diable ? Nous ne le pouvons pas."

      4. L'Enquête Actuelle : Des Approches Individuelles aux Approches Collectives

      La question centrale qui anime la réécriture du livre de Kahane est de nature pratique : "Quelles approches permettent une collaboration plus nombreuse et de meilleure qualité ?".

      Il s'agit d'identifier des méthodes pour élargir le cercle des acteurs avec lesquels nous sommes disposés et capables de travailler.

      Le Passage de l'Individuel au Collectif

      La première édition de son livre se concentrait sur les approches individuelles, destinées à aider les individus à mieux collaborer. Ces approches étaient :

      • Accepter le conflit autant que la connexion.

      • Expérimenter pour avancer.

      • Reconnaître son propre rôle dans le système.

      Pour la seconde édition, Kahane souhaite compléter cette perspective en explorant les approches collectives.

      Il considère la relation entre le travail individuel et collectif comme une "bande de Möbius", où l'un ne va pas sans l'autre.

      Exemples d'Approches Collectives à Explorer

      Kahane a dressé une liste préliminaire d'approches collectives, qu'elles soient anciennes ou de pointe, qui permettent de collaborer au-delà des différences :

      Constitutions et accords : Cadres établis pour gérer les différences sans recourir à la violence.

      Organisation politique : Façons de s'organiser pour collaborer avec certains contre d'autres, ou contre un problème commun.

      Systèmes réglementaires : Mécanismes pour gérer les différences.

      Organisation des villes : Comment l'urbanisme peut faciliter la cohabitation et le travail en grande diversité.

      Politiques et "Nudges" : Interventions (comme celles d'Antanas Mockus à Bogota) conçues pour modifier les relations entre les gens, les faisant passer de la violence à la paix.

      Culture, valeurs et normes : Leur influence sur la capacité à collaborer.

      Réconciliation et guérison : Le rôle de la prise en charge des traumatismes collectifs et du rétablissement de la paix.

      5. Perspectives Issues de la Discussion

      Plusieurs intervenants ont enrichi la réflexion de Kahane avec des concepts et des exemples pertinents :

      Trouver un objectif commun, même minime : Même avec le pire ennemi, il est souvent possible de trouver un motif commun.

      Commencer par ce petit objectif peut créer une expérience de collaboration positive qui change la dynamique de la relation.

      La finalité de la collaboration : Consensus ou Agonisme ? : La collaboration vise-t-elle à atteindre un consensus ou à gérer une tension permanente ("agonisme") ? Kahane adopte une posture pragmatique : l'objectif est de résoudre le problème en question.

      Le meilleur scénario est de pouvoir vivre avec des différences et une pluralité permanentes. Il cite le président colombien Santos :

      "il est possible de travailler avec des gens avec qui nous ne sommes pas d'accord et avec qui nous ne serons jamais d'accord".

      La Planification par Scénarios comme Outil de Co-création : La méthode des scénarios, apprise chez Shell, peut être détournée de son objectif initial (prévoir et s'adapter à l'avenir). Utilisée dans des contextes de conflit (Colombie, Myanmar), elle devient un moyen pour des acteurs, même en guerre, de "co-créer des récits sur ce qui pourrait arriver afin d'influencer ce qui arrive".

      Le Droit au-delà des Constitutions : Des règles de procédure, telles que les exigences de supermajorité ou l'obligation de motiver les décisions, peuvent contraindre les acteurs à dialoguer, à faire des compromis et donc à collaborer.

      La Collaboration comme Moteur de Conflit : Une mise en garde cruciale a été formulée : "les gens collaborent principalement en partant d'un environnement pacifique pour créer plus de conflits".

      La collaboration se fait toujours avec certains et souvent contre d'autres, ce qui peut exacerber les conflits ou l'oppression.

      Le Cadre de la Justice Transitionnelle : Les cadres de la justice transitionnelle (commissions de vérité, réparations) offrent une approche systématique et globale pour aborder les problèmes de coexistence et de collaboration dans des contextes post-conflit, et sont de plus en plus appliqués à d'autres problématiques sociales.

  5. Oct 2025
    1. Introduction: AI is now recently everywhere but we still need humans

  6. Sep 2025
    1. The most effective approach to achieve these outcomes? Interdisciplinary models that embed skills flexibly across curriculum, that engage learners as part of networks, teams, and exploration, and that embed applied experiences in real-world contexts

      Important to observe here: none of these things are simple and they require ecosystem thinking. Embedding skills takes faculty, learning designers, CTL-types to train and. support faculty, and industry and edu associations to articulate the skills that need embedding. Applied opportunities require industry partners to create the opportunities, co-design them, and run them well...not to mention the HE side of coordinating between the partnership shop, career services, advising, and faculty.

    2. Northeastern University President Joseph Aoun outlines as essential literacies in Robot-Proof: Higher Education in the Age of Artificial Intelligence. In addition to technical and data literacies, he shares two key components of human literacy. First, a set of “catalytic capacities” that include: Initiative and self-reliance Comfort with risk Flexibility and adaptability Second, a set of “creative capacities” that include: Opportunity recognition, or the ability to see and experience problems as opportunities to create solutions Creative innovation, or the ability to create solutions without clearly defined structures Future innovation, or the disposition to orient toward future developments in society

      These "capacities" are a blueprint for how HE can notice, name, and credential the stuff that actually matters.

  7. May 2025
    1. BRIEFING : Analyse des Extraits de "Dans la tête...d'un gentil"

      Objectif : Ce document vise à résumer les principaux thèmes et les idées cruciales explorées dans les extraits de l'émission "Dans la tête...d'un gentil", en mettant en lumière les arguments clés et les exemples présentés.

      Résumé :

      L'émission s'interroge sur la nature de l'être humain : sommes-nous intrinsèquement gentils ou égoïstes ?

      En s'appuyant sur la recherche scientifique, des témoignages et des expériences, elle explore la gentillesse sous divers angles : son existence au quotidien, sa perception sociale souvent ambivalente, son expression chez les enfants, son rôle dans la collaboration versus la compétition, et les moyens de la cultiver, notamment par la méditation.

      L'émission remet en question la croyance largement répandue en l'égoïsme fondamental de l'homme, suggérant que la gentillesse est plus répandue qu'on ne le croit, bien qu'elle nécessite un effort de culture et de civilisation pour dominer les instincts plus compétitifs et excluants.

      Thèmes Principaux et Idées Clés :

      La Question Fondamentale : Gentil ou Méchant ? L'émission pose dès le départ la question centrale, faisant référence à l'opposition classique entre Rousseau (homme fondamentalement bon) et Hobbes (l'homme est un loup pour l'homme).

      Elle ne prétend pas apporter une réponse définitive, mais se concentre sur les "avancées de la recherche scientifique autour de la gentillesse".

      La Gentillesse au Quotidien : Témoignages et Exemples

      L'expérience d'Annie Marcel, infirmière, illustre la gentillesse dans un contexte professionnel tourné vers les autres.

      Son choix de carrière est né d'une "révélation" en prenant soin de son père vulnérable, ce qui la pousse à "se mettre au service des plus vulnérables".

      Elle souligne que la gentillesse dans sa profession implique d'être "à leur écoute", de susciter la "confiance" et de permettre aux patients de "ne pas avoir peur de me parler".

      L'émission aborde l'idée d'un "outsourcing de cette gentillesse", où la société confie la tâche de prendre soin des plus vulnérables à certaines professions, se déchargeant ainsi d'une responsabilité individuelle.

      Annie Marcel témoigne également recevoir de la gentillesse en retour, soulignant le caractère réciproque potentiel de cette attitude.

      Définition et Nuances de la Gentillesse

      La gentillesse est définie comme une "attitude", un "désir de le bien d'autrui", qui se traduit par des "actes de bienveillance, d'altruisme". Ce sont souvent de "petites choses qu'on fait pour les autres".

      Elle est "tournée vers l'autre et vers les autres", incluant la "non-violence", la "non-jalousie" et la "non-indifférence à l'autre".

      Le terme "gentil" est perçu comme "très ambivalent" dans la société. Rebecca Shankland, professeur de psychologie, souligne que dire de quelqu'un qu'il est gentil n'est "pas très valorisant" et peut même être interprété comme un "signe de faiblesse".

      Il existe une "survalorisation finalement de l'esprit critique" dans notre société, amenant à penser qu'une personne positive ou gentille est "naïf" car elle ne verrait pas les aspects négatifs que la personne critique est capable de discerner.

      Gentillesse Spontanée ou Apprentie ? Études et Expériences

      Une expérience de caméra discrète à Genève montre que la plupart des passants "aident spontanément notre complice", malgré quelques exceptions. Cela suggère que "la gentillesse est bien plus répandue qu'on imagine".

      L'émission conteste la croyance que "nous sommes convaincus que l'homme est fondamentalement égoïste", même en situation de crise.

      L'exemple de l'ouragan Katrina est utilisé pour démontrer que les rumeurs de violence étaient fausses et que la "solidarité et l'entraide" ont prévalu, souvent de manière "très structuré, très organisé, très coordonnée".

      Cette coopération en situation de crise s'expliquerait par un "sentiment de sort commun, un sentiment d'identité commune" qui pousse les gens à s'aider comme s'ils connaissaient l'autre, comme s'il s'agissait de membres de leur groupe.

      Concernant les enfants, des expériences montrent qu'ils ont dès un très jeune âge une "capacité, cette envie extrêmement innée d'être en sympathie".

      Les nouveau-nés se mettent au diapason des attitudes des autres, ce qui est considéré comme un premier signe de "sympathie" et de "gentillesse".

      À 18 mois, les enfants aident volontiers, mais cette aide est déjà influencée par l'apprentissage et la valorisation (être remercié), ce qui rend difficile de parler d'un comportement "inné qui viendrait tout seul".

      Lorsque des jeux "irrésistibles" sont proposés, les enfants peuvent manifester un comportement d'imitation immédiate, arrachant un jouet à un camarade.

      L'émission insiste sur l'importance pour les adultes de ne pas "mettre un sens moral" à ce comportement, car il est "absolument normal à cet âge-là" et n'est ni "méchant" ni "gentil" au sens moral adulte.

      La Gentillesse dans l'Engagement Bénévole

      L'exemple de l'association Solid'aire met en lumière la gentillesse chez les bénévoles qui "donnent de son temps et de son énergie pour les autres".

      L'originalité de leur approche réside dans l'"inconditionnalité qu'il est absolument totale".

      Ils "ne demandent rien à personne" et font confiance, rejetant l'idée d'abus.

      Cette approche permet de créer du "lien" et de "faire participer un peu tout le monde", gommant la distinction entre organisateurs et bénéficiaires.

      Anaïs et Alexandre, bien qu'engagés dans une démarche de soutien, ne se définissent pas nécessairement comme "gentils". Ils se sentent plutôt "concerné" et "un peu fâché" par la "réalité qui nous entoure", soulignant que leur motivation est aussi liée à l'indignation face aux difficultés rencontrées par les autres.

      Rebecca Shankland valide l'approche de l'inconditionnalité, expliquant qu'elle permet de "lever ce frein" pour les personnes qui ont honte ou se sentent vulnérables en demandant de l'aide.

      Elle permet de réduire l'"asymétrie" dans la relation d'aide et de créer une relation "d'égal à égal".

      Cependant, le simple fait de donner ne fait pas automatiquement de nous un être gentil, surtout si l'aide n'est pas adaptée aux besoins de l'autre et accentue un sentiment de mal-être.

      L'empathie et la prise en compte de la perspective d'autrui sont essentielles.

      Collaboration vs Compétition : L'Impact sur les Comportements

      Une expérience avec un jeu de manipulation d'étriers montre l'efficacité de la collaboration.

      Les groupes ayant une consigne de coopération se caractérisent par une "beaucoup de communication", une capacité à "s'écouter", à "s'encourager", à "intégrer les points de vue de tout le monde" et une "réflexion sur les processus de groupe" (autorégulation).

      Cette stratégie est "très payante" pour résoudre une tâche complexe, permettant l'émergence de solutions "innovantes" et "créatives".

      L'idée reçue selon laquelle un groupe a besoin d'un chef pour fonctionner est remise en question.

      L'ajout d'une consigne d'évaluation individuelle ("on va évaluer la contribution de chacun") "sabote la collaboration". Les groupes deviennent une "somme d'individus", ne s'écoutent pas bien, se coupent la parole et prennent des initiatives sans consensus, entraînant des résultats "pas très bons".

      Cela s'explique par le fait que l'évaluation individuelle transforme les camarades en "adversaires", un schéma auquel nous sommes "très habitué" et qui devient "presque naturel".

      La "compétition" et l'"exclusion" sont présentées comme des "fort instant" humains, au même titre que l'instinct de gentillesse.

      Cultiver la Gentillesse : Le Rôle de la Culture et de la Méditation

      Bertrand Kiefer affirme qu'il est un "projet de culture que de faire dominer la bienveillance, la gentillesse, l'ouverture à autrui par rapport à exclusion".

      La méditation est présentée comme l'un des moyens de "muscler son ouverture aux autres" et de "cultiver sa bienveillance".

      Félix témoigne que la méditation l'aide à gérer le stress et à être "beaucoup plus à l'écoute de moi", ce qui le rend aussi "si beaucoup plus à l'écoute des autres". "Si on est bien nous avec nous-mêmes, on va vraiment pouvoir aider les gens".

      Rebecca Shankland corrobore les bienfaits de la méditation, citant une expérimentation où un programme de pleine conscience a significativement augmenté les "comportements altruistes" (céder sa place à une personne en béquilles).

      La méditation est également liée à la psychologie positive, qui vise à "diminuer notre biais de négativité" et à "réorienter l'attention vers les aspects satisfaisant du quotidien", augmentant ainsi le "bien-être" et la "disponibilité mentale" pour mieux prendre en compte les besoins de l'autre.

      Citations Clés :

      • "sommes-nous naturellement gentil ou méchant altruiste ou égoïste"
      • "je pense que c'était pour me mettre au service des plus vulnérables"
      • "on paie des gens pour s'occuper des malades des personnes âgées des handicapés même et son conte à y mettre les mains dans le cambouis une espèce doubt sourcing comme ça de cette gentillesse"
      • "la gentillesse c'est d'abord eu une attitude ses désirs et le bien d'autrui"
      • "quand on dit d'une personne qu'elle est gentil gentil c'est pas très valorisant"
      • "ça peut être justement considéré un peu comme un signe de faiblesse en tout cas c'est moins valorisés dans notre société"
      • "la gentillesse est bien plus répandue qu'on imagine mais nous refusons de le croire"
      • "dans les situations d'urgence, on voit apparaître des comportements très structuré très organisé très coordonnée"
      • "lorsqu'on est dans la même situation de catastrophe les gens qui sont là développe un sort commun sentiment de sort commun un sentiment d'identité commune qui ensuite les amène à aider les autres comme si c'était des gens qui connaissent"
      • "depuis un toutou jeune âge les enfants ils ont cette capacité cette envie extrêmement in et d'être en sympathie"
      • "ne met pas un sens moral à ce comportement qui n'a rien de moral ni méchants des gentils"
      • "la première chose très particulière cette inconditionnalité qu'il est absolument totale"
      • "On est concerné et puis un peu fâché plus tôt... en fait la réalité qui nous entoure"
      • "c'est vraiment un acte de gentillesse de permettre de réduire cette asymétrie"
      • "si on prend vraiment la perspective d'autrui... on va aussi être plus en mesure de favoriser son pouvoir d'agir"
      • "le maître mot ici c'est la collaboration"
      • "le prototype du groupe qui fonctionne c'est le groupe avec un chef"
      • "pour résoudre une tâche complexe, on a besoin de communiquer de façon sereine"
      • "un peu de compétition suffit donc à saboter la collaboration"
      • "c'est un projet de culture que de faire dominer la bienveillance... par rapport à exclusion"
      • "la méditation de pleine conscience propose justement de cultiver sa bienveillance en prenant soin de soi"
      • "quand je prends ces temps pour méditer... je suis si beaucoup plus à l'écoute des autres"
      • "les personnes qui ont suivi le programme de pleine conscience 50% d'entre elles cèdent leur place dans les deux minutes contre moins de 20% du groupe témoin"
      • "l'objectif est d'aider à diminuer notre biais de négativité"

      Conclusion Provisoire :

      Les extraits de "Dans la tête...d'un gentil" présentent un argument nuancé sur la nature humaine.

      Bien que la société ait tendance à dévaloriser la gentillesse et à survaloriser la critique et la compétition, les expériences et les témoignages suggèrent que la gentillesse et la collaboration sont des aspects importants de notre comportement, présents dès l'enfance et particulièrement efficaces en situation de crise.

      L'émission souligne que la gentillesse n'est pas seulement un instinct, mais aussi un "projet de culture" qui peut être activement cultivé, notamment par des pratiques comme la méditation.

      L'accent mis sur l'inconditionnalité et la collaboration dans les initiatives d'aide met en évidence l'importance de réduire les asymétries et de favoriser l'empowerment mutuel.

  8. Apr 2025
    1. je pense vous avoir convaincu que nous avons un problème dans le système éducatif et la société française en général parce que encore une fois ça se retrouve chez les adultes en terme de 00:17:08 compétences sociales et comportemental alors vous pourriez me dire en fait c'est pas grave on s'en fiche c'est parce que c'est pas forcément ça qui compte dans la réussite éducative donc maintenant ce que je vais essayer de vous montrer c'est que ça compte dans la 00:17:20 réussite éducative c'est pas juste des compétences qu'on peut avoir souhaiter en elle-même mais c'est des compétences instrumentales en fait pour la réussite scolaire et pour l'insertion professionnelle avec des bénéfices publics qui sont 00:17:33 importants
  9. Mar 2025
  10. Dec 2024
    1. The ability to collaborate effectively is invaluable in today’s interconnected world. Whether in academic or professional settings, tools that streamline communication, enhance content sharing and promote open dialogue are important. Hypothesis is a standout tool in this regard, especially renowned for its capabilities in group annotations and as an online learning tool.

      A useful tool!

  11. Oct 2024
    1. preliminary ground-setting

      for - co-creative collaboration - preliminary groundwork

      comment - How many times have I seen people come together with good intention to collaborate on some meaningful project onlyl for the project to fall apart some time later due to differences that emerge later on? - Without laying the proper framework for engagement and conflict resolution, we cannot prevent future conflicts from emerging - What is that proper framework? - What variables bring people closer together? - What variables drive people further apart? - We must identify those variables. They are complex because each one of us see's reality from our own unique perspective

    2. for - Medium article - co-creative collaboration - Donna Nelham

      summary - Donna takes us on a deep dive into the word collaboration what is needed to forge deep and meaningful collaboration and why it often fails - She introduces the term "collaboration washing" (like green washing) into our lexicon - This article is provocation for deep dive into what it means to collaborate - The questions we ask ourselves will lead us back to the most fundamental philosophical questions of self and other and how we formed these

    3. What conditions nurture collaboration?🔮 What conditions prevent or squash it?🔮 Can we expand our collective collaborative literacy with a wider, deeper repertoire to navigate wisely and well through the inherently messy and often difficult iterations of true collaboration?

      for - questions - collaboration literacy - Donna Nelham - to - book - The Birth and Death of Meaning - Ernest Becker -

      questions - collaboration - Donna Nelham - These three questions are all related - To get to the root of collaboration, it is helpful to examine the roots of human psychology to understand the fundamental relationship between - the individual and - the group - In his work "The Birth ad Death of Meaning, Ernest Becker argues, citing other peers, that - the self concept needs to emerge for effective group collaboration to develop and - the self concept requires others in order to construct it - Hence, other is already implicated in the construction of our own self - In Deep Humanity terminology, we call this intertwingledness of the self and other the "individual / collective gestalt"

      to - book - The Birth and Death of Meaning - Ernest Becker - https://hyp.is/40fZHv9CEe6bTovrYzF92A/www.themortalatheist.com/blog/the-birth-and-death-of-meaning-ernest-becker

  12. Sep 2024
  13. Jun 2024
    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:22:50][^2^][2]:

      Cette vidéo est un webinaire intitulé "La participation en pratiques" qui explore l'importance de la participation active des populations dans les politiques publiques, en particulier dans le domaine de la santé et de l'action sociale. Il met en lumière les différentes formes et intensités de participation, ainsi que les défis et les stratégies pour une participation efficace.

      Points forts: + [00:00:00][^3^][3] Introduction et bienvenue * Présentation du webinaire et instructions pour les participants * Annonce de l'enregistrement du webinaire pour partage ultérieur + [00:01:03][^4^][4] Allocution de Marie Persiani * Importance de la participation des populations * Reconnaissance des savoirs d'expérience des acteurs et des populations + [00:05:40][^5^][5] Présentation par Émilie Feriel * Méthodologie et contexte de la capitalisation des expériences de participation * Discussion sur l'évolution de la participation dans les politiques publiques + [00:13:18][^6^][6] Présentation de Timothé Decluse * Explication de la capitalisation des expériences et son contexte national * Importance de partager les savoirs issus de l'expérience pratique

      Résumé de la vidéo [00:22:52][^1^][1] - [00:46:39][^2^][2] : La vidéo présente un webinaire sur la participation en pratiques, mettant en lumière l'importance de la capitalisation des expériences dans divers projets sociaux et de santé publique. Elle aborde les méthodes de capitalisation, l'engagement des participants et l'impact sur les politiques et stratégies.

      Points forts : + [00:22:52][^3^][3] L'objectif de la capitalisation * Sert à la réflexion pédagogique et à l'amélioration des pratiques * Informe sur la participation et soutient la mise en œuvre des politiques * Engage la collaboration avec le domaine de la recherche + [00:25:59][^4^][4] La commission de recrutement participative * Implique les résidents dans le processus de recrutement * Favorise l'autodétermination et la participation active * Permet une évaluation et un retour d'expérience constructifs + [00:35:08][^5^][5] Le projet de jardin partagé * Encourage la cohésion sociale et le bien-être des participants * Intègre la permaculture et la bienveillance dans les activités * Offre des opportunités d'apprentissage et de partage au sein de la communauté

      Résumé de la vidéo [00:46:42][^1^][1] - [01:11:52][^2^][2]:

      Cette vidéo présente un webinaire sur la participation citoyenne dans divers projets sociaux en France. Elle met en lumière l'importance de l'entraide, de l'expérience partagée et de la gouvernance participative dans le domaine de la santé mentale et de l'insertion sociale.

      Points forts: + [00:46:42][^3^][3] Présentation de l'UDAF 52 * Introduction du dispositif participatif "Peridance" * Utilisation de l'expérience vécue comme outil de partage et de rétablissement * Focus sur l'entraide pour les personnes isolées avec des expériences rares en santé mentale + [00:52:05][^4^][4] Gouvernance participative * Changement des codes et normes dans une organisation pyramidale * Prises de décisions collectives et ascendantes * Horizontalité dans la distribution des rôles et l'organisation du travail + [00:56:38][^5^][5] Contrat social multipartite * Renforcement de l'intégration sociale et de la participation citoyenne * Méthode participative et collaborative "Spirale" du Conseil de l'Europe * Focus sur le bien-être individuel et collectif + [01:09:36][^6^][6] Le village de l'insertion * Dispositif expérimental pour les personnes en grande marginalité * Hébergement pérenne dans un environnement à basse exigence * Construction des règles avec les habitants pour favoriser l'insertion sociale

      Résumé de la vidéo [01:11:55][^1^][1] - [01:35:36][^2^][2] : La vidéo présente un webinaire sur la participation citoyenne dans le cadre d'un projet de village d'insertion. Elle aborde les méthodes de sélection des résidents, l'établissement d'un conseil de village, et l'importance de l'appropriation des lieux par les habitants. Le projet vise à intégrer des personnes marginalisées dans la communauté en leur offrant un espace de vie adapté et en les impliquant dans la gestion du village.

      Points forts : + [01:12:01][^3^][3] Sélection des résidents * Critères basés sur l'adhésion aux structures classiques * Choix de personnes à la rue depuis longtemps * Importance de la projection personnelle dans le village + [01:13:21][^4^][4] Création du conseil de village * Objectif de définir les règles de vie commune * Participation active des futurs habitants * Évolution des règles selon les besoins des résidents + [01:16:08][^5^][5] Appropriation des lieux * Liberté de personnalisation des modules d'habitation * Renommage du village par ses habitants * Objectif de déstigmatisation et d'ouverture sur le quartier + [01:17:02][^6^][6] Activités ouvertes à la ville * Organisation d'événements comme la fête de la musique * Invitation des habitants du quartier à participer * Présentation du village à travers des activités conviviales + [01:22:00][^7^][7] Perspectives d'avenir * Souhait de pérenniser le village * Proposition de solutions alternatives en cas de fermeture * Adaptation aux projets individuels des résidents + [01:26:17][^8^][8] Transition vers une organisation horizontale * Efforts pour intégrer les résidents dans les décisions * Importance du soutien institutionnel pour la participation * Réalisation d'actions concrètes comme le jardin participatif

      Résumé de la vidéo [01:35:38][^1^][1] - [01:58:27][^2^][2]:

      Cette partie du webinaire aborde les pratiques de participation dans la mise en œuvre de projets, soulignant l'importance de définir les objectifs et les limites de la participation dès le début. Les intervenants discutent des outils formels, de l'importance du soutien institutionnel, des défis de financement, et de l'adaptation de la participation à l'environnement du projet. Ils mettent également en évidence le rôle des compétences professionnelles et des participants, ainsi que les effets positifs de la participation sur les individus et les collectivités.

      Points forts: + [01:35:38][^3^][3] Définition des objectifs de participation * Importance de fixer les contours de la participation en amont * Nécessité d'intégrer les participants dans le processus de définition * Établissement des limites de décision pour éviter les désillusions + [01:37:43][^4^][4] Soutien institutionnel et financements * Culture de participation au sein des structures * Sensibilisation des supérieurs et soutien essentiel à la pérennisation * Coûts associés à la participation, souvent sous-estimés + [01:39:59][^5^][5] Adaptation de la participation à l'environnement * Flexibilité nécessaire face à l'imprévisibilité de la participation * Levée des contraintes institutionnelles pour favoriser l'expérimentation * Importance du partenariat et de la coordination pour mobiliser les publics + [01:43:19][^6^][6] Compétences des professionnels et des publics * Posture des professionnels favorisant l'horizontalité des relations * Formation et accompagnement des participants pour renforcer leur engagement * Effets positifs sur le bien-être, l'estime de soi et le sentiment d'appartenance

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:28:43][^2^][2]:

      Cette vidéo explore la construction de relations collaboratives durables, en se concentrant sur un cas d'étude d'une école maternelle itinérante au Chili. La présentatrice discute des dynamiques relationnelles et des différences entre coordination, coopération et collaboration dans un contexte éducatif.

      Points forts: + [00:00:00][^3^][3] Introduction au sujet * Présentation de l'importance de la collaboration * Objectif de fournir des outils pour penser le travail collectif + [00:01:04][^4^][4] Étude de cas: école maternelle itinérante au Chili * Collaboration entre enseignants, chauffeurs, animateurs et conseillers pédagogiques * Différents niveaux de collaboration pour atteindre un objectif commun + [00:02:19][^5^][5] Historique de la collaboration * Référence à Aristote et Thomas More sur les dynamiques collaboratives * Évolution du concept de collaboration au fil du temps + [00:04:46][^6^][6] Distinction entre coordination, coopération et collaboration * Définitions et objectifs de chaque mode de travail * Importance de l'objectif commun dans la collaboration + [00:10:00][^7^][7] Processus de collaboration dans l'école itinérante * Discussion sur la manière dont les professionnels s'accordent pour collaborer * L'importance de la confiance et de la négociation des objectifs + [00:18:49][^8^][8] Observations de terrain et réflexions * Trois mois d'observation des interactions entre enseignants et animateurs * Stratégies mises en place pour s'adapter aux conseils institutionnels

      Résumé de la vidéo [00:28:44][^1^][1] - [00:45:58][^2^][2]:

      La vidéo traite de la construction de relations collaboratives durables, en mettant l'accent sur l'importance du dialogue, de la confiance et de l'apprentissage commun. Elle souligne l'impact des erreurs sur l'amélioration des pratiques et la nécessité d'agir ensemble pour renforcer la collaboration.

      Points forts: + [00:28:44][^3^][3] Exemples de collaboration * Différentes approches de supervision et d'interaction * L'importance de l'observation discrète et de la discussion post-observation * La recherche de points communs et la compréhension mutuelle + [00:35:03][^4^][4] Collaboration professionnels-familles * Les moments de dialogue entre professionnels et familles * L'écoute et la prise en compte des préoccupations familiales * L'importance de maintenir les familles informées et impliquées + [00:41:13][^5^][5] Dynamiques de collaboration * La collaboration se construit à travers des moments affectifs et des changements de représentation * La création d'espaces de dialogue et l'importance de l'erreur comme apprentissage * L'apprentissage commun renforce les liens et la compréhension mutuelle

    1. I certainly think 00:05:50 it's our symbolic abilities that have gotten us here tremendous capacities

      for - answer - Planet Critical podcast - Terrence Deacon - We're in existential crisis - but difficult to convey to most people - why? - human symbolic abilities - mass collaboration

      answer - Planet Critical podcast - Terrence Deacon - We're in existential crisis - but difficult to convey to most people - why? - Our symbolic abilities have given us tremendous capacities - Over the past two thousand years, - our ability to communicate - has allowed us to create amazing technologies - Example: James Web telescope - millions of hours of human thought - thousands of people collaborating - now we an look back billions of years - We are no longer isolated minds - Our symbolic capacity allows us to - share thoughts, - collectively plan futures - unlike any other species

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:21:23][^2^][2] :

      Cette vidéo présente une analyse approfondie des différences entre coopération et collaboration, en s'appuyant sur les travaux de divers universitaires. Elle explore les nuances de ces concepts dans le contexte pédagogique et organisationnel.

      Points forts : + [00:00:00][^3^][3] Introduction à la coopération et à la collaboration * Clarification des termes souvent considérés comme synonymes * Importance de comprendre les distinctions pour les professionnels + [00:02:10][^4^][4] Distinctions théoriques * Collaboration vue comme un partage d'intérêts pour des gains individuels * Coopération associée au partage des désirs et à la générosité + [00:04:27][^5^][5] Applications pratiques dans l'éducation * Collaboration liée à l'organisation du travail et à la réalisation d'objectifs communs * Coopération impliquant une dépendance mutuelle et le partage de l'espace de travail + [00:10:47][^6^][6] Différenciation dans les pédagogies de groupe * Distinction entre travail de groupe, en groupe, en équipe et d'équipe * Importance de la motivation et des objectifs dans la coopération et la collaboration éducative

      Résumé de la vidéo [00:11:00][^1^][1] - [00:21:23][^2^][2]:

      La vidéo présente une analyse approfondie des différences entre coopération et collaboration, en s'appuyant sur diverses sources académiques. Elle explore les nuances de ces concepts dans le contexte éducatif, soulignant l'importance de la générosité et de la solidarité dans la coopération, et l'efficacité et la performance dans la collaboration.

      Points forts: + [00:11:00][^3^][3] La coopération * Basée sur la générosité et la solidarité * Partage d'une situation commune * Actions combinées pour l'apprentissage + [00:13:00][^4^][4] Le travail en groupe * Différenciation entre travail de groupe et travail en groupe * Objectifs d'apprentissage ou de production * Motivation interne ou externe + [00:17:03][^5^][5] La collaboration * Recherche de performance par la solidarité * Partage d'un projet commun * Objectif centré sur la réalisation d'une œuvre + [00:20:49][^6^][6] La compétition * Peut être bénéfique si elle vise l'émulation * Aide à dépasser ses propres limites * Complémentaire à la coopération pour l'apprentissage

    1. deuxième modalité que propose la recherche c'est l'idée d'apprentissage en petit groupe coopératif il faut bien comprendre que dans l'ensemble des regroupements qu'ils seront fait sans doute que perdurera une 00:02:35 forme d'hétérogénéité des élèves au sein de ces groupes quels que soient les groupes et donc dans ce cas-là ça consiste à donner une tâche à un petit groupe d'élèves et à leur demander de la faire ensemble ça fonctionne extrêmement bien les effets montrés par la recherche 00:02:48 sont importants en particulier si la tâche est donnée sur un temps restreint donc à bien cadré en terme de la durée de cette tâche-là et si il y a une grande interdépendance des élèves au 00:02:59 sein de cette tâche et donc le sentiment en tous les cas que chacun a sa part à faire et que chacun dépend de l'autre

      C'est un peut le contraire du groupe de niveau

  14. May 2024
    1. sur les sur la base des enquêtes qu'on a en France les enseignants sont assez solitaires ils sont très nombreux à dire qu'ils ne 00:26:06 collaborent pas avec leurs collègues ils ne co-enseignent pas ils ne viennent pas s'observer les uns les autres en salle de classe pour se faire des retours quelle est la profession en en secteur 00:26:18 public ou privé qui ne collabore pas avec ses collègues en fait qui c'est c'est une des rares professions où manque cruellement de dialogue alors que peut-être vous dans 00:26:32 votre dans vos emplois vous faites l'expérience de la richesse en fait qu'il y a à échanger avec ses collègues sur des problèmes individuels auxquels on est confronté et pour trouver des solutions pour c'éer pour avoir une autre perspective et enrichir laenne 00:26:45 voilà et je pense encore que les chefs d'établissement peuvent jouer un rôle clé dans la transformation du métier d'enseignant
    1. un exemple de un de ces programmes qui a 00:47:56 montré des des des conclusions plutôt encourageantes et robustes à travers différents contextes nationaux il s'agit du programme incredible years euh dans ce programme les parents travaillent 00:48:09 ensemble euh une fois par semaine un groupe de 10 à 14 parents euh pendant euh presque 3 mois avec deux animateur de groupe qui ont été spécifiquement 00:48:21 formmer la méthodologie de ce projet le programme encourage des relations chal entre les parents et les enfants en mettant l'accent sur l'importance du jeu interactif avec les enfants et en 00:48:33 encourageant des comportements positifs et bienveillant des parents ainsi que des stratégies de discipline constructive ce qui me semble particulièrement intéressant le changement des comportements des parents et euh favorisé par des méthodes basées 00:48:47 sur la pratique donc par exemple des activités de résolution de problème la discussion collective de vidéos illustrant différentes stratégies parentales des jeux de rôles donc un modèle collaboratif qui permet 00:48:59 aux parents de euh reconnaître leurs compétences de les autonomiser et d'identifier des stratégies efficaces et pertinentes par rapport à leur propre euh contexte 00:49:13 familial
    1. On   peut aussi imaginer que les compétences sociales  de collaboration qui est extrêmement valorisée   dans certaines cultures africaines rurales  par exemple, qu'elles deviennent aussi   quelque chose à laquelle on s'intéresse  et qu'on mesure, et qu'on évalue toujours,   00:26:32 sans que ça soit des mesures, des instruments de  distinction mais que ça soit comme un feedback,   comme un retour pour dire à ce moment-là, on en  est là et donc ça nous donne une lecture sur les   domaines qu'on doit ou qu'on a envie de développer  et collectivement.
  15. Apr 2024
  16. Mar 2024
    1. Résumé de la Vidéo

      La vidéo présente une conférence sur les troubles des conduites alimentaires, leur compréhension et leur traitement. La conférencière, Nathalie, discute de la complexité de ces troubles, souvent mal compris par les psychiatres et les médecins somaticiens. Elle souligne l'importance de la recherche clinique et de l'évolution des connaissances sur ces 20 dernières années. Nathalie encourage également les étudiants en médecine à choisir la psychiatrie, une discipline qui sauve des vies.

      Points Forts: 1. Introduction et complexité des troubles alimentaires [00:00:19][^1^][1] * Présentation de Nathalie et du sujet * Difficulté de compréhension des troubles * Importance de la recherche clinique 2. Rôle de l'alimentation et régulation du comportement alimentaire [00:02:26][^2^][2] * Alimentation comme besoin vital et plaisir * Régulation par le système nerveux central * Influence de la génétique et des facteurs environnementaux 3. Impact du stress et de l'anxiété sur l'alimentation [00:04:32][^3^][3] * Variabilité de la réponse alimentaire au stress * Lien entre stress, anxiété, émotions négatives et troubles alimentaires * Importance de la prévention et de l'intervention précoce 4. Classification et compréhension des troubles des conduites alimentaires [00:07:56][^4^][4] * Définition et types de troubles alimentaires * Distinction entre l'obésité et les troubles alimentaires * Évolution des connaissances et des traitements 5. Conséquences et traitement des troubles alimentaires [00:13:40][^5^][5] * Morbidité somatique et psychiatrique * Importance d'une intervention précoce et adaptée * Développement de filières de soins spécialisées Résumé de la vidéo

      La vidéo aborde les troubles alimentaires, en particulier la boulimie, l'hyperphagie boulimique et l'anorexie mentale. Elle souligne l'importance d'une approche multidisciplinaire pour le traitement et la prévention de ces troubles. Le modèle biopsychosocial est présenté comme essentiel pour comprendre et traiter les troubles alimentaires, en tenant compte des facteurs génétiques, environnementaux et psychologiques.

      Points forts : 1. Boulimie et hyperphagie boulimique [00:20:53][^1^][1] * Fréquence des crises de boulimie * Absence de stratégie de contrôle de poids * Lien avec l'obésité et complications somatiques 2. Anorexie mentale [00:22:06][^2^][2] * Moins fréquent mais plus mortel * Touche principalement les jeunes femmes * Risque suicidaire et complications somatiques 3. Prévalence des troubles alimentaires [00:22:42][^3^][3] * 5 à 10 % de la population touchée * 900 000 personnes souffrent de troubles sévères en France * Importance du repérage précoce et de la prise en charge 4. Approche multidisciplinaire [00:25:01][^4^][4] * Nécessité d'une collaboration entre professionnels de santé * Importance de la formation et de la destigmatisation * Développement de filières de soins spécialisés 5. Traitement et prévention [00:29:50][^5^][5] * Suivi somatique et nutritionnel * Psychothérapie et médication adaptée * Importance de la transition entre l'adolescence et l'âge adulte 6. Impact social et culturel [00:37:24][^6^][6] * Influence de la culture et de la société sur les troubles * Nécessité de travailler avec sociologues et anthropologues * Approches adaptées à la diversité culturelle Résumé de la vidéo

      La vidéo aborde la psychologie de l'alimentation et son lien avec les troubles alimentaires. Elle explique comment les processus psychologiques tels que la récompense, l'inhibition et l'interoception influencent les choix alimentaires et l'apport alimentaire. La présentation souligne que ces processus peuvent être perturbés, menant à des comportements alimentaires désordonnés, qui peuvent varier de légers écarts par rapport à la normale à des troubles alimentaires cliniquement diagnostiqués. L'obésité et les troubles du spectre de la boulimie sont associés à une faible maîtrise cognitive et à une forte réactivité aux récompenses alimentaires, tandis que les troubles restrictifs comme l'anorexie nerveuse montrent le contraire.

      Points saillants : 1. Processus psychologiques et alimentation [00:43:00][^1^][1] * Importance des processus de récompense, d'inhibition et d'interoception * Impact sur l'apport alimentaire et les choix alimentaires * Perturbation menant à des troubles alimentaires 2. Troubles alimentaires et obésité [00:44:00][^2^][2] * Prévalence élevée des troubles alimentaires * Liens avec l'obésité et les troubles alimentaires diagnostiqués * Effets sur la qualité de vie et la mortalité 3. Contrôle de l'appétit et récompense alimentaire [00:50:01][^3^][3] * Rôle des signaux homéostatiques et des processus psychologiques * Distinction entre aimer et vouloir de la nourriture * Variabilité de la réactivité aux récompenses alimentaires 4. Contrôle cognitif et troubles alimentaires [00:58:18][^4^][4] * Importance du contrôle cognitif dans les comportements alimentaires * Faible contrôle cognitif lié à la suralimentation et à la boulimie * Contrôle cognitif accru dans les troubles restrictifs 5. Interoception et troubles alimentaires [01:05:23][^5^][5] * Sensibilité aux signaux corporels de faim et de satiété * Rôle de l'insula dans l'intégration des signaux interoceptifs * Variabilité de l'interoception dans les troubles alimentaires

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  18. Feb 2024
    1. 'idée des écoles promotrices de santé c'est justement de s'appuyer sur le concept de 00:30:33 promotion de la santé et d'avoir cette approche globale de la santé donc globale du bien-être et donc de dire que certes l'école est un maillon fort est un maillon indispensable mais que ce n'est pas le seul et que ça va être dans 00:30:45 le partenariat avec les parents avec les décideurs publics les mairies notamment pour les écoles mais les régions et les départements pour les lycées et les collèges il va falloir travailler il va falloir qu'on travaille tous ensemble
    1. Résumé de la vidéo de [00:00:00][^1^][1] à [00:27:10][^2^][2] :

      Cette vidéo présente une conférence de Madame Rollande Deslandes, docteur en psychopédagogie et professeur émérite à l'Université du Québec à Trois-Rivières, sur le thème de la collaboration école-famille-communauté. Elle aborde les concepts, les modèles, les facteurs et les pratiques qui influencent les relations entre ces trois sphères, ainsi que les défis et les enjeux qui se posent pour favoriser une collaboration efficace et positive.

      Points saillants : + [00:00:34][^3^][3] Le style parental et l'engagement des familles * Les dimensions de l'engagement, de la supervision et de l'encouragement à l'autonomie * Les facteurs liés à la structure, à la taille, à la scolarité, au statut socioéconomique et à l'origine ethnique des familles * Les croyances, les perceptions, les représentations et les pratiques des familles + [00:06:38][^4^][4] Le modèle de l'influence partagée de Joyce Epstein * Les trois sphères de l'école, de la famille et de la communauté qui s'interceptent à différents degrés * Les six types de pratiques de collaboration : le parent éducateur, la communication, le bénévolat, l'apprentissage à la maison, la prise de décision et la collaboration avec la communauté * Les forces qui influencent les relations entre les sphères : l'âge, le niveau scolaire, les caractéristiques, les croyances et les pratiques + [00:13:54][^5^][5] Le modèle du processus de participation parentale de Hoover-Dempsey et Sandler * Les facteurs qui déterminent la décision des parents de participer à la maison ou à l'école : la compréhension du rôle parental, le sentiment de compétence et les invitations * Les facteurs qui modèrent la participation parentale : les connaissances, les habiletés, le temps, l'énergie et la culture familiale * Les facteurs qui influencent les résultats de la participation parentale : les pratiques parentales, les pratiques scolaires et les facteurs environnementaux + [00:19:31][^6^][6] Le modèle intégrateur des facteurs et des processus de la collaboration école-famille * Un modèle qui synthétise les travaux de recherche réalisés sur les facteurs associés aux parents, aux familles, aux jeunes, à l'école et aux enseignants * Un modèle qui illustre la complexité de la collaboration école-famille et qui peut être utilisé comme un outil d'analyse et d'amélioration des pratiques * Un modèle qui est en constante évolution en fonction des connaissances et des contextes actuels

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [01:45:29][^2^][2]:

      Cette vidéo est la deuxième partie d'un colloque organisé par le laboratoire LAVUE sur le thème des paysages alimentaires conviviaux. Elle présente les expériences et les réflexions de quatre intervenants qui s'inscrivent dans une démarche d'activisme et de recherche-action autour de l'alimentation, du paysage et de la convivialité. Ils abordent des sujets tels que les ateliers de cuisine de rue, le jardinage urbain, le pastoralisme en ville et le stockage alimentaire domestique.

      Points forts: + [00:00:00][^3^][3] Introduction de la séance par Raoul * Présente le titre et le thème de la séance * Annonce les quatre intervenants et leurs sujets + [00:01:50][^4^][4] Intervention de Julie Lequin sur les ateliers de cuisine de rue * Présente son parcours et son travail à la SCOP salutaire * Explique le concept et les objectifs des ateliers de cuisine de rue * Analyse les pratiques alimentaires durables des personnes modestes + [00:17:05][^5^][5] Intervention de Mathilde sur le pastoralisme en ville * Présente son parcours et son projet de bergerie urbaine * Raconte ses expériences et ses difficultés avec les moutons * Interroge le rapport à la viande et à l'agriculture + [00:29:20][^6^][6] Intervention de Téralim sur les circuits courts et les paysages alimentaires * Présente son parcours et son travail au bureau d'étude Téralim * Explique sa thèse sur les circuits courts alimentaires * Présente les résultats de son enquête sur les paysages alimentaires + [00:41:17][^7^][7] Intervention de Raoul sur le stockage alimentaire domestique * Présente son parcours et son travail au laboratoire LAVUE * Explique son projet de recherche sur le stockage alimentaire * Présente les résultats de son enquête sur les pratiques de stockage + [01:21:15][^8^][8] Discussion et échanges avec le public * Répond aux questions et aux commentaires du public * Développe des pistes de réflexion et d'action * Conclut la séance et remercie les participants

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [01:16:00][^2^][2] :

      Cette vidéo est une conférence organisée par l'Institut d'études avancées de Nantes sur le thème "Le Bien Commun, clé juridique du monde qui vient ?". Elle réunit quatre intervenants qui exposent leurs réflexions sur la notion de bien commun et ses implications juridiques, politiques et écologiques. Ils abordent notamment les questions de la propriété, de la gouvernance, de la participation, de la transmission et de la protection des biens communs, en s'appuyant sur des exemples concrets et des propositions innovantes.

      Points forts : + [00:05:39][^3^][3] Corinne Lepage présente la Déclaration universelle des droits et devoirs de l'humanité * Un texte élaboré en 2015 à la demande du Président français * Un texte qui met la notion de bien commun au cœur de sa réflexion * Un texte qui reconnaît les droits fondamentaux, l'équité intergénérationnelle et la préservation des ressources vitales + [00:20:10][^4^][4] Armand Hatchuel expose les enjeux de la gestion collective des biens communs * Une approche qui dépasse la dichotomie entre propriété privée et propriété publique * Une approche qui repose sur la coopération, la créativité et la responsabilité des acteurs * Une approche qui nécessite de repenser les cadres juridiques, institutionnels et cognitifs + [00:43:34][^5^][5] Thomas Perroud analyse les expériences juridiques de reconnaissance des biens communs * Des expériences qui tentent de répondre à la privatisation du monde et à la crise écologique * Des expériences qui se situent à différents niveaux (constitutionnel, législatif, jurisprudentiel) * Des expériences qui présentent des limites et des défis (hiatus, échec, financement, etc.) + [01:11:22][^6^][6] Christian Huglo propose des pistes pour le développement du droit des biens communs * Une piste qui consiste à renforcer la fonction sociale et écologique de la propriété * Une piste qui consiste à favoriser la participation citoyenne et la démocratie environnementale * Une piste qui consiste à reconnaître la personnalité juridique de certains biens communs naturels

    2. on verra enfin de d'exposer l'intérêt personnel reste important ce qui explique pourquoi c'est la raison pour laquelle des niveaux élevés de coopération chez les 00:04:23 humains ne sont pas possibles ou on ne peut pas être maintenu sur la seule base de ce qu'on appelle des préférences sociales ou des motivations altruistes et de la confiance généralisée envers que les gens se portent envers les uns 00:04:36 et les autres donc ça suffit pas il faut quelque chose de plus au niveau des humains pour maintenir des niveaux de coopération élevés
    1. Faire émerger, accompagner des collectifs dans les écoles et les établissements scolaires

      Le travail enseignant ne peut plus se penser comme une activité solitaire. Si la dimension collective est bien présente dans les référentiels de l’éducation et si la mise en œuvre de collectifs a progressé en France, la coopération y est encore peu répandue en comparaison des autres pays de l’OCDE. Quelles voies alors pour faire émerger des collectifs et les accompagner dans la durée ?

      Le collectif puise ses références dans le monde du travail et dans la réalité du métier et de ses acteurs. Il prend sa source dans la pédagogie de groupe au début du XXe siècle et dans les théories constructivistes de Lev Vygotski. C’est en se penchant sur la difficulté scolaire en 1981 lors de la création des zones d’éducation prioritaire que des collectifs d’enseignants s’organisent pour apporter des réponses concrètes à ce nouveau contexte. La dimension collective fait aujourd’hui partie des compétences des enseignants listées dans le référentiel de compétences des métiers du professorat et de l’éducation de 2013. La capacité à coopérer est une compétence-clé pour l’adaptation à l’environnement professionnel. Ces compétences et ces savoir-faire sont répertoriés sur la fiche métier enseignant en ligne sur le portail de la fonction publique. Favoriser le travail collectif de l’équipe éducative constitue enfin l’une des six priorités du référentiel de l’éducation prioritaire. L’importance du collectif est réaffirmée en 2013 par la mise en place du cycle 3 qui implique un travail collectif pour assurer une continuité dans les apprentissages. La multiplication plus récente des professeurs référents ou coordonnateurs, les évaluations nationales, les mesures telles que « Devoirs faits » ou l’école inclusive ont inscrit durablement cette dimension collective dans le paysage scolaire. Le collectif percute l’identité professionnelle des enseignants, car il demande de participer collectivement à la redéfinition de ses savoirs et de ses compétences. Tandis qu’en Angleterre, l’imaginaire éducatif s’est sédimenté autour de l’idée de communautés éducatives, il s’est construit en France sur l’autonomie pédagogique et la centration sur le travail en classe.

      Prochaine émission : « L’animation d’un collectif au périscope »

      Le 09 mai 2023 à midi sur le site de l’IH2EF et sur sa chaîne Youtube

      Durant cette émission, les invités tenteront de construire les réponses aux questions suivantes : - Quelles sont les conditions favorables pour inscrire un collectif dans la durée ? - Comment construire et installer une culture du collectif dans le système scolaire ? - Comment formaliser les compétences collectives acquises et les valoriser ?

    1. Cette conférence fait partie du module 2 issu du parcours "Ecole inclusive : de la théorie à la pratique". Animé par Grégoire Cochetel, maître formateur et enseignant spécialisé auprès d'élèves à besoins éducatifs particuliers. Il traite de la collaboration entre les enseignants et les AESH (Accompagnant d'Elèves en Situation de Handicap) et présente les savoir-faire, les postures et les gestes professionnels adaptés à la diversité des accompagnements dont doivent disposer les AESH et les conditions indispensables au bon équilibre au sein du binôme enseignant-AESH.

  19. Jan 2024
    1. four different types of initiators of new community projectsbased in neighbourhoods:local government,governmental organisations,non-governmental organisations or activists andexisting communities.
      • for: types of initiators of community projects, SONEC - initiators of community projects, question - frameworks for community projects, suggestion - collaboration with My Climate Risk, suggestion - collaboration with U of Hawaii, suggestion - collaboration with ICICLE, suggestion - collaboration with earth commission, suggestion - collaboration with DEAL

      • question: frameworks for community projects

        • If our interest is to attempt to create a global collective action campaign to address our existential polycrisis, which includes the climate crisis, then how do we mobilize at the community level in a meaningful way?

        • I suggest that this must be a cosmolocal effort. Why? Knowledge sharing across all the communities will accelerate the transition of any participating local community.

        • This means that we cannot rely on citizens living in small communities to construct an effective coordination framework for rapid de-escalation of the polycrisis. The capacity does not exist within small communities to build such a complex system. The system can be more effectively built before the collective action campaign is started by a virtual community of experts and ready for trial with pilot communities.
        • To meet this enormous challenge, it cannot be done in an adhoc way. At this point in time, many people in many communities all around the globe know of the existential crisis we face, but if we look at the annual carbon emissions, none of the existing community efforts has made a difference in their continuing escalation.
        • The knowledge required to synchronize millions of communities to have a unified wartime-scale collective action mobilization to reach decarbonization goals that the mainstream approach has not even made a dent in will be a complex problem.
        • In other words, what is proposed is a partnership.
        • Since we are faced with global commons problems that pose existential threats if not mitigated in 5 to 8 years, the scope of the problem is enormous.
        • Super wicked problems require unprecedented levels of collaboration at every level.
        • The downscaling of global planetary boundaries and doughnut economics seems the most logical way to think global, act local.
        • Building such a collaboration system requires expert knowledge. Once built, however, it requires testing in pilot communities. This is where a partnership can take place

        • 2024, Jan. 1 Adder

          • My Climate Risk Regional Hubs
            • time 29:46 of https://hyp.is/go?url=https%3A%2F%2Funfccc.int%2Fevent%2Flater-is-too-late-tipping-the-balance-from-negative-to-positive&group=world
            • https://www.wcrp-climate.org/mcr-hubs
            • Suggestion:
              • SRG has long entertained a collaborative open science project for grassroots polycrisis / climate crisis education - to measure and validate latest climate departure dates
              • This would make climate change far more salient to the average person because of the observable trends in disruption of local economic activity connected to the local ecology due to climate impacts
              • This would be a synergistic project between SRG, LCE, SoNeC, My Climate Risk hubs, ICICLE and U of Hawaii
              • Our community frameworks need to go BEYOND simply adaptation though, which is what "My Climate Risk" focuses exclusively on. We need to also engage equally in climate mitigation.
        • reference
        • I coedited this volume on examples of existing cosmolocal projects
  20. Dec 2023
    1. if 00:36:19 you really want to make a change you cannot do it as an isolated individual the superpower of our spe is not individual genius it's the 00:36:30 ability to cooperate in large numbers so if you want to really change something join an organization or start an organization but 50 people who cooperate as part of a community of an 00:36:44 organization of a team they can make a much much bigger change than 500 isolated individuals
      • for: leverage point - collaboration, human superpower - collaboration, quote - collaboration, quote - cooperation

      • quote the superpower of our species is not individual genius, it's the ability to cooperate in large numbers.

      • author: Yval Noah Harari
      • date: 2023
  21. Nov 2023
  22. dat-ecosystem-archive.github.io dat-ecosystem-archive.github.io
    1. Multi-writer will allow Dats to be modified by multiple devices and multiple authors at the same time. Each author will have their own secret key and publish a Dat with their data in it. Multi-writer fuses all of these separate Dats into one “meta-Dat” that is a view of everyone’s data combined
  23. Oct 2023
  24. Sep 2023
    1. This activity is an invitation to thinkers of all levels of experience, knowledge, and vocation.

      People like me that have learned about this way for thinking and the challenge that is finding alike minds that want to explore and build this for the next generation. Sometimes the difference between a blue thought and a revolution is having who to talk to about it. How can we connect people working on the same problem how do you put in the same metaphorical room the people trying to push the envolope

    1. It is hard to maintain the I-you distinction, and cooperation is massively favored. This is not because the agents have become less selfish, but because the size of the self (to which they are committed) has grown. For properly coupled cells, it is impossible to hide information from each other (from yourself) and it is impossible to do anything injurious to your neighbor because the same effects (consequences) will affect you within seconds.
      • for: cellular collaboration, gap junction, bioelectrical networks, bioelectric network

      • interesting fact: multicellular mechanisms to create coherence in competent constituent subunit cells

      • more research
        • very interesting mechanisms that mediate benefits of collective behavior of competent subunits within the biological body.
  25. Aug 2023
    1. to live for the common good is a very good purpose but purpose is a gift and the purpose of our life here on Earth is to change the environment which we met for something better because there is 00:21:54 always an opportunity for something better [Music] or to be in a learning mode and we when we know things to be in a teaching mode 00:22:11 also that is propagating what we know sharing it with others and making this knowledge open source for the world and especially to help train a young 00:22:24 generation of new leaders who are going to be the ones that grapple with these problems
      • for: open source, indyweb, open learning commons, radical collaboration, individual / collective entanglement
      • paraphrase
      • quote
        • to live for the common good is a very good purpose but
        • purpose is a gift and the purpose of our life here on Earth is to change the environment which we met for something better because there is always an opportunity for something better
      • author
        • Obiora Ike
      • quote
        • I would urge us all to be in a learning mode and
        • we when we know things to be in a teaching mode also
        • that is propagating what we know
        • sharing it with others and
        • making this knowledge open source for the world and
        • especially to help train a young generation of new leaders who are going to be the ones that grapple with these problems
      • author
        • Jeffrey Sachs
    2. people from all different aspects all different kinds of business people in in governments not just the finance people but the environmental 00:20:09 section and so on they need to get together and discuss calmly and and productively what we can do to move it 00:20:20 to creating a new mindset foreign s but also our common sense and we can only work out a future economy if people come in from these different sectors and 00:20:41 talk together not in a controversial way but in a way of we must find a solution because humanity is not exempt from 00:20:53 Extinction
      • for: extinction, hope, futures, radical collaboration, indyweb, TPF, SRG
      • quote
        • people from all different aspects
          • all different kinds of business people
          • in governments
          • not just the finance people
          • but the environmental section and so on
        • they need to get together and discuss
          • calmly and
          • productively
        • what we can do to creating a new mindset
        • and we can only work out a future economy if people come in from these different sectors and
        • talk together
          • not in a controversial way but
          • in a way of we must find a solution
        • because humanity is not exempt from extinction
      • author
        • Jane Goodall
  26. Jun 2023
  27. learn-us-east-1-prod-fleet01-xythos.content.blackboardcdn.com learn-us-east-1-prod-fleet01-xythos.content.blackboardcdn.com
    1. And that is part of the larger pattern of the appeal of a new online collectivismthat is nothing less than a resurgence of the idea that the collective is all-wis

      Lanier is saying that the intelligence from the collective is harmful but I feel like throughout my life I have been taught to use other people's knowledge to help me and that teamwork is very important. This made me think of the saying my elementary and middle school teachers have taught me all my life.

    1. Collaborative publications, in which the student is one of several authors/creators, are permitted. In every case, the Preface must clearly describe the student's contribution to the research and creation—including, where applicable, the student's role in publications with several authors, or in material created by several authors.
  28. May 2023
  29. Apr 2023
    1. She partnered with Japanese Canadian author, Kerri Sakamoto, to write a coming-of-age story about a Japanese American girl in 1970s Chicago, resulting in Strawberry Fields.

      Rea Tajiri's parternship with author Kerri Sakamoto to produce the story of Strawberry Fields

  30. Mar 2023
  31. Jan 2023
    1. RECOMMANDATION N°9La Défenseure des droits recommandeaux services académiques de :• Favoriser la collaboration entre les élèvesen situation de handicap, leur famille, lesprofessionnels de l’école (AESH, enseignant,directeur d’établissement, ATSEM, etc.),en associant autant que nécessaire lesprofessionnels médicaux et médico-sociauxqui suivent l’enfant, pour évaluer les besoinsparticuliers de l’enfant, préparer lesadaptations à mettre en œuvre et mieuxdéfinir le rôle et la place de chacun auprèsde l’enfant
    1. the tragedy of the Commons is not so much that it's Commons per se but that it's a cooperation problem that he described I 00:01:48 think very clearly that environmental degradation is often a social dilemma is often a cooperation problem and be it a commons or not the regulatory structure 00:02:02 or the the social structure can vary but cooperation problems are are important however of course he said his famous line this paper is you know solution is mutual coercion mutually agreed upon and and so that's 00:02:18 institutions right so the solution is institutions and of course we have other people who have said that very clearly and with a lot of wonderful evidence to back it up Elinor Ostrom being at the 00:02:31 top of that list and and her work on common pool resources and contains this fantastic list of sort of key design 00:02:44 elements that have emerged from studying small-scale common pool resource communities and and these are these are factors that tend to make those communities more successful in managing 00:02:56 those resources sustainably so so that's great

      !- mitigating : tragedy of the commons - Elinor Ostrom's design principles - It's often a cooperation problem - it is a social dilemma pitting individual vs collective interest

  32. Nov 2022
    1. The best performing teams are generally Small, Lean, Long-Lived, Autonomous, and Multi-disciplinary – and psychologically safe. It’s fair to say that psychological safety is generally more difficult to foster as group size increases. As a member of a group, predicting the “risk” of interpersonal consequences of speaking up is an easier mental calculation in a group of 3 versus a group of 30, or 300. The chances of someone punishing or humiliating us as a result of speaking up naturally increases as group size increases: as a result, we tend to feel psychologically safer in smaller groups.
    2. Jeff Bezos famously adhered to Amazon’s “two-pizza-team” rule as a way to limit team sizes and maintain the effectiveness of small, tight-knit teams: No team should be larger than the number of people that can be adequately fed by two large pizzas. However, whilst this is effective for teams that can truly own a value stream, it appears less crucial for functional teams that have complex and unavoidable organisational dependencies. It seems that biggest predictor of a team’s success wasn’t whether it was small, but whether it had a leader with “the appropriate skills, authority, and experience to staff and manage a team whose sole focus was to get the job done.” 
    3. As much as Dunbar’s limits on group sizes might seem to be common sense, and reflected in many real world examples, Dunbar’s theories on group size boundaries have been deconstructed and shown to possess confidence intervals too large to be robust in the real world. That is, group size boundaries do exist, but may be anywhere from 30 to 250, depending on context, culture, and other factors. “Dunbar’s assumption that the evolution of human brain physiology corresponds with a limit in our capacity to maintain relationships ignores the cultural mechanisms, practices, and social structures that humans develop to counter potential deficiencies.” Ruiter et al, 2011.
  33. Oct 2022
  34. Sep 2022
    1. Well, some of us tried to be unreasonable. But another thing he invented was what he called the type one and the "type two argument." So when a "type one argument" was verging towards the personal and towards this not making progress thing, he would say "type two argument," and everybody would groan. And a "type two argument" is when each of the arguers has to make the other person's argument to them.DEVON: Right. Steel man it, instead of straw man it.ALAN: Yeah, until they agree that they're making their argument.DEVON: Right.ALAN: Yes, that is the argument I'm making. And then the other person... And this takes for-fucking-ever.DEVON: Yeah.ALAN: But-DEVON: But it means that you actually understand where the other person is coming from before you try to tear it down.ALAN: Well, it's not even that. One way to think about it, took all the human drama out of it, in the end almost everything that we did at PARC, in the end we didn't vote. In the end we would usually pick somebody to make the decision.

      !- for : collaboration trick - applied empathy

    2. The ARPA community was about, "Hey, we're in deep trouble and we're getting in deeper trouble. We need to get more enlightened and we need to do what Doug Engelbart called... we need to not just augment human beings, augment human intellect, but we have to augment the collective IQ of groups." Because most important things are done by groups of people. And so we have to think about what it means to have a group that's smarter than any member rather than a group that is less than the stupidest members.

      !- salient : collaboration - the key point of the internet, or what was then called the "intergalactic network" was collaboration at scale to solve global challenges - The Most Important things are done by groups of people

  35. Aug 2022
    1. Historical Hypermedia: An Alternative History of the Semantic Web and Web 2.0 and Implications for e-Research. .mp3. Berkeley School of Information Regents’ Lecture. UC Berkeley School of Information, 2010. https://archive.org/details/podcast_uc-berkeley-school-informat_historical-hypermedia-an-alte_1000088371512. archive.org.

      https://www.ischool.berkeley.edu/events/2010/historical-hypermedia-alternative-history-semantic-web-and-web-20-and-implications-e.

      https://www.ischool.berkeley.edu/sites/default/files/audio/2010-10-20-vandenheuvel_0.mp3

      headshot of Charles van den Heuvel

      Interface as Thing - book on Paul Otlet (not released, though he said he was working on it)

      • W. Boyd Rayward 1994 expert on Otlet
      • Otlet on annotation, visualization, of text
      • TBL married internet and hypertext (ideas have sex)
      • V. Bush As We May Think - crosslinks between microfilms, not in a computer context
      • Ted Nelson 1965, hypermedia

      t=540

      • Michael Buckland book about machine developed by Emanuel Goldberg antecedent to memex
      • Emanuel Goldberg and His Knowledge Machine: Information, Invention, and Political Forces (New Directions in Information Management) by Michael Buckland (Libraries Unlimited, (March 31, 2006)
      • Otlet and Goldsmith were precursors as well

      four figures in his research: - Patrick Gattis - biologist, architect, diagrams of knowledge, metaphorical use of architecture; classification - Paul Otlet, Brussels born - Wilhelm Ostwalt - nobel prize in chemistry - Otto Neurath, philosophher, designer of isotype

      Paul Otlet

      Otlet was interested in both the physical as well as the intangible aspects of the Mundaneum including as an idea, an institution, method, body of work, building, and as a network.<br /> (#t=1020)

      Early iPhone diagram?!?

      (roughly) armchair to do the things in the web of life (Nelson quote) (get full quote and source for use) (circa 19:30)

      compares Otlet to TBL


      Michael Buckland 1991 <s>internet of things</s> coinage - did I hear this correctly? https://en.wikipedia.org/wiki/Internet_of_things lists different coinages

      Turns out it was "information as thing"<br /> See: https://hypothes.is/a/kXIjaBaOEe2MEi8Fav6QsA


      sugane brierre and otlet<br /> "everything can be in a document"<br /> importance of evidence


      The idea of evidence implies a passiveness. For evidence to be useful then, one has to actively do something with it, use it for comparison or analysis with other facts, knowledge, or evidence for it to become useful.


      transformation of sound into writing<br /> movement of pieces at will to create a new combination of facts - combinatorial creativity idea here. (circa 27:30 and again at 29:00)<br /> not just efficiency but improvement and purification of humanity

      put things on system cards and put them into new orders<br /> breaking things down into smaller pieces, whether books or index cards....

      Otlet doesn't use the word interfaces, but makes these with language and annotations that existed at the time. (32:00)

      Otlet created diagrams and images to expand his ideas

      Otlet used octagonal index cards to create extra edges to connect them together by topic. This created more complex trees of knowledge beyond the four sides of standard index cards. (diagram referenced, but not contained in the lecture)

      Otlet is interested in the "materialization of knowledge": how to transfer idea into an object. (How does this related to mnemonic devices for daily use? How does it relate to broader material culture?)

      Otlet inspired by work of Herbert Spencer

      space an time are forms of thought, I hold myself that they are forms of things. (get full quote and source) from spencer influence of Plato's forms here?

      Otlet visualization of information (38:20)

      S. R. Ranganathan may have had these ideas about visualization too

      atomization of knowledge; atomist approach 19th century examples:S. R. Ranganathan, Wilson, Otlet, Richardson, (atomic notes are NOT new either...) (39:40)

      Otlet creates interfaces to the world - time with cyclic representation - space - moving cube along time and space axes as well as levels of detail - comparison to Ted Nelson and zoomable screens even though Ted Nelson didn't have screens, but simulated them in paper - globes

      Katie Berner - semantic web; claims that reporting a scholarly result won't be a paper, but a nugget of information that links to other portions of the network of knowledge.<br /> (so not just one's own system, but the global commons system)

      Mention of Open Annotation (Consortium) Collaboration:<br /> - Jane Hunter, University of Australia Brisbane & Queensland<br /> - Tim Cole, University of Urbana Champaign<br /> - Herbert Van de Sompel, Los Alamos National Laboratory annotations of various media<br /> see:<br /> - https://www.researchgate.net/publication/311366469_The_Open_Annotation_Collaboration_A_Data_Model_to_Support_Sharing_and_Interoperability_of_Scholarly_Annotations - http://www.openannotation.org/spec/core/20130205/index.html - http://www.openannotation.org/PhaseIII_Team.html

      trust must be put into the system for it to work

      coloration of the provenance of links goes back to Otlet (~52:00)

      Creativity is the friction of the attention space at the moments when the structural blocks are grinding against one another the hardest. —Randall Collins (1998) The sociology of philosophers. Cambridge, MA: Harvard University Press (p.76)

  36. Jul 2022
  37. bafybeibbaxootewsjtggkv7vpuu5yluatzsk6l7x5yzmko6rivxzh6qna4.ipfs.dweb.link bafybeibbaxootewsjtggkv7vpuu5yluatzsk6l7x5yzmko6rivxzh6qna4.ipfs.dweb.link
    1. While Internet communities typically emphasize collaboration and sharing, there is another type ofmobilization system that emphasizes competition and rivalry: gaming environments. The gamesavailable on the web are nearly infinite in their variety, but they all share the objective of scoringpoints or winning, i.e. doing better than the others. This too is a powerful motivator, whichenhances focus, commitment and persistence. But games exhibit a variety of other motivators,given that by definition they have been designed for enjoyment, i.e. for providing stimuli thatpeople find intrinsically pleasurable, so that they seek to collect as many as possible. Since the earlydays of personal computers, gaming has become an increasingly popular pastime. This has ledprogrammers to create an ever-greater variety of ever more sophisticated games.

      Designing system change games to be addictive would be antithetical to a regenerative philosophy.

      If gamification is used along with collaboration within a rapid whole system change framework, how would that look? Different levels of organizations can be in both collaboration and competition.

      The logical collaboration level that suggests itself are: 1. by participants living in the same local community 2. by virtual community groups associated with one common field of interest

      Further, adding cosmolocal (https://clreader.net) framework can create massively collaborating teams. In a sense, even when there is competition within a pro-social, pro-ecological framework, it is ultimately collaboration.

  38. May 2022
  39. Apr 2022
    1. Starting in the Renaissance notes weretreated less as temporary tools than as long-term ones, worthy of considerableinvestment of time and effort, of being saved for reuse and in some cases sharedwith others (collaborators in a project or one’s colleagues or heirs). Collections ofnotes were valued as treasuries or storehouses in which to accumulate informa-tion even if they did not serve an immediate purpose. This stockpiling approachto note-taking also required greater attention to organization and finding devicessince the precise uses to which the notes might be put were not clear from theoutset and the scale of accumulation hampered memorization.

      Summary tk


      Modern note taking has seen a reversion to pre-Renaissance practices in which they're much more temporary tools. Relatively few students take notes with an aim for reusing them past their immediate classroom settings or current term of study.

      The revitalization of the idea of the zettelkasten in the late 2010s seems to be helping to reverse this idea. However, there aren't enough online versions of these sorts of notes which allow them to be used with other publics or even to be used and shared with other collaborators. There are some growing spaces seen in the social media note taking space like the anagora.org or the digital gardens space where this seems to have some potential to take off. There's also a small community on Hypothes.is which seems to be practicing this as well, though direct links between various collections of notes is not commonplace.

  40. Feb 2022
    1. State, territory, and Tribal administrative data sets

      We couldn't do this ourselves, but we might be able to write a proposal to do this with CCRC. It would be really interesting to explore whether we could track FFN providers using CCR&R level admin data. Churn? Movement into and out of licensing systems?

  41. Jan 2022
    1. Folks would sometimes show up with specific pedagogical or technical questions about the work of designing and teaching online courses, but mostly, they showed up to laugh, cry, and vent together.

      This seems like a deep and troublesome tension. "Support" meaning "show me how to make this task better" is different from "emotional support" or even the previous paragraph's "support meaning collaboration".

  42. Dec 2021
  43. Nov 2021
    1. Our research and pilot program. The DisCO FLOOR and DisCO DECK will be developed based on the experiences, data and input of real cooperatives. The resulting case studies plus the mentorship that these pilots will receive make up the immersive DisCO EXPERIENCE.

      I think this could be a cool way of collaborating on the gather.town stuff we talked about on the last call.

      e.g. How can we create digital spaces that showcase our ideals in an engaging way, while also giving people the space to engage with these topics together?

  44. Oct 2021
    1. DAOstack imagines thousands of organizations and applications utilizing the stack in the near future. And the intention is not just to serve each use case individually. It’s easy to imagine how, with a scalable solution for decentralized governance in place, decision-making can become more frictionless not only within collectives but also between collectives.Indeed, this is the broader vision of DAOstack. The platform is designed to underpin an entire ecosystem of decentralized organizations — a community of interoperable DAOs, able to share talent, ideas, and learnings with one another. DAOs will even be able to act as members of other DAOs, creating a fluid “DAO mesh” or “internet of work” in which collectives of collectives are commonplace, and in which any given individual might participate in dozens of different DAOs.

      This is an idealof stigmergic collaboration, to move away from azero sum game and towards a positive sum game.

    2. Imagine tens or hundreds of millions of people participating in this kind of collaborative economy — one in which no one wields a disproportionate amount of power, all are rewarded in proportion to the value they contribute, and everyone is incentivized to act in alignment with the common good.

      The aim of stigmergic collaboration.

  45. www.programmableweb.com www.programmableweb.com
  46. Sep 2021
    1. One of the best things I picked up in project-based learning training was to be deliberate in teaching groups how to work together. Though our brains may be pretty good at it, our societies are not, and it’s only getting worse. Students need modeling and practice to be able to figure out how to interact in positive ways in groups, how to structure collaborative work, how to overcome the atomizing forces of society.

      I wonder here at the stereotypical gendered views of working together. Who is better at it and why?

      What social function, if any, does a more conflict-based ability to not work together provide?

    1. Building upon Sweeney and Rhinesmith’s approach, and bringing the conceptualizations of care [14,33,34], I propose the following framework:I define social practices as the acts of care performed by individuals and afforded by CTCs in order to promote self and community needs;Based on this study’s ethnography, I categorize social practices into three groups:Care work: the invisible work performed by the infomediaries, or any CTC worker, as described by Sweeney and Rhinesmith;Peer-to-peer care: individuals (CTC users) collaborating with each other so they can inform, take decisions, and strive towards their individual needs; andCommunity care: individuals (CTC users and infomediaries) acting collaboratively or individually in order to promote community wellbeing.It is important to emphasize that social practices also include other social acts that are not necessarily “care”, but given the interactions observed in the CTCs in the favelas, I chose an explicit care-focused lens as the basis of this framework in order to breakdown the social practices in a way that could help make a case for the importance of the CTCs beyond their ICT-focused roles.
  47. Aug 2021
  48. Jul 2021
  49. Jun 2021
  50. May 2021
    1. But I'm not at all confident I would have made the initial connection without the help of the software. The idea was a true collaboration, two very different kinds of intelligence playing off each other, one carbon-based, the other silicon.

      Stephen Johnson uses the word collaboration to describe his interaction with his own notes in DevonThink, much the way Niklas Luhmann describes with working with his Zettlekasten.

      I'll also note that here in 2005, Johnson doesn't mention the idea of a commonplace book the way he does just a few years later.

  51. Apr 2021
    1. The four C’s of 21st Century skills are: Critical thinking Creativity Collaboration Communication

      Convenient to have these four share an initial. (My perception is that a tendency to emphasize this type of parallelism has been strengthening over the years. At least, I don't recall this practice being common in French when I grew up.)

  52. Mar 2021
  53. Feb 2021
    1. Conversation around Adam Grant's Think Again.

      • Task Conflict vs Relationship Conflict
      • The absence of conflict is not harmony; it is apathy
      • Beliefs vs Values; what you think is true vs what you think is important. Be open around beliefs; be committed to values.
      • Preachers, Prosecutors, Politicians... and Scientists: defend or beliefs, prove the others wrong, seek approval and be liked... hypothesize and experiment.
      • Support Network... and a Challenge Network. (Can we force ourselves to have a Challenge Network by using the Six Thinking Hats?)
      • Awaken curiosity (your own, and other's to help them change their mind)
      • Successful negotiators spend more time looking for common ground and asking questions to understand
      • Solution Aversion: someone rejecting a proposed solution may end up rejecting the existence of the problem itself (e.g. climate change)
  54. Jan 2021
  55. Dec 2020
    1. CHOICE:Maximize choice, addressing how privilege, power, and historic relationships impact both perceptions about and ability to act upon choice.COLLABORATION: Honor transparency and self-determination, and seek to minimize the impact of the inherent power differential while maximizing collaboration and sharing responsibility for making meaningful decisions.

      Lot of rich stuff here - "maximize choice" implies that there is a defined bound; it's not mere anarchy. The "power differential" (between student and teacher) is "inherent"; this is not a call for pure equality of status.

  56. Nov 2020
    1. The future increasingly looks like one where companies use very specific apps to solve their jobs to be done. And collaboration is right where we work. And that makes sense, of course. Collaboration *should* be where you work.

      Collaboration, increasingly, happens where we work.

    2. As it becomes more clear what are specific functional jobs to be done, we see more specialized apps closely aligned with solving for that specific loop. And increasingly collaboration is built in natively to them. In fact, for many reasons collaboration being natively built into them may be one of the main driving forces behind the venture interest and success in these spaces.

      As it becomes more clear what the functional job to be done is, we see more specialized apps aligned with solving that specific loop. Collaboration is increasingly built natively into them.

  57. Oct 2020
    1. Using wikis for collaborative learning: Assessing collaboration through contribution

      Through a study of freshman students, the author aimed to determine the success of the Wiki for collaboration. Results revealed variances in learner responses and use of the tool. Lack of use was explained by individual barriers (family, social, work) and system barriers (wiki design). The authors conclude that for the Wiki to be an effective, collaborative tool, additional resources must be provided to the learner, and the Wiki must be meaningful in its design to foster that participation. 7/10

    1. Wiki Use that Increases Communication and Collaboration Motivation

      (Click on download full text to read.) Through a cooperative learning assignment, University students responded to a case study that implemented use of a Wiki. Results demonstrate that Wiki is an effective communication and collaboration tool (access, structure, versioning) for all individuals (introvert, extrovert). Recommendations and considerations for use in the learning environment were provided. 6/10

    1. These are just two of many things that come up, and I don’t really have a great answer to these questions. In most cases I’d say it makes sense for these to remain two conceptually distinct projects, except for the big looming issue which is with the open web shrinking it might helpful for these communities to join common cause and solve some of the problems that have plagued both blogging and wiki in their attempt to compete with proprietary platforms.
    1. It isn't rocket science, but as Jon indicates, it's incredibly powerful.

      I use my personal website with several levels of taxonomy for tagging and categorizing a variety of things for later search and research.

      Much like the example of the Public Radio International producer, I've created what I call a "faux-cast" because I tag everything I listen to online and save it to my website including the appropriate <audio> link to the.mp3 file so that anyone who wants to follow the feed of my listens can have a playlist of all the podcast and internet-related audio I'm listening to.

      A visual version of my "listened to" tags can be found at https://boffosocko.com/kind/listen/ with the RSS feed at https://boffosocko.com/kind/listen/feed/

  58. Sep 2020
    1. There is also a need for defining clear accountability and responsibility (i.e. governance) for each activity. For example, the police chief is accountable for the activity “Evacuation of Residential area”, but the police field team is responsible for its execution. There are dependencies between activities illustrated as dotted lines

      This is a great concrete instantiation of jigsaw..."clear accountability and responsibility for each activity. "

    1. Increasingly our tools must understand and align with how we collaborate. This was less important when collaboration was logistically difficult and prohibitively costly, but as collaboration becomes easier its importance has risen. People’s work is less siloed—and their tools must reflect this.

      When not much could be improved in the realm of collaboration (because it wasn't yet technologically possible), it wasn't of much importance.

      Now that the technology exists, the importance of collaboration has become paramount. Collaboration is the ultimate measuring stick for any tool used in a team context.

    2. The core insight of Figma is that design is larger than just designers. Design is all of the conversations between designers and PMs about what to build. It is the mocks and prototypes and the feedback on them. It is the handoff of specs and assets to engineers and how easy it is for them to implement them.

      The key insight the Figma team had was that the design process involves a wide range of people, conversations and artefacts within an organization. Figma brings all those into one place.

  59. Aug 2020
    1. Ray, E. L., Wattanachit, N., Niemi, J., Kanji, A. H., House, K., Cramer, E. Y., Bracher, J., Zheng, A., Yamana, T. K., Xiong, X., Woody, S., Wang, Y., Wang, L., Walraven, R. L., Tomar, V., Sherratt, K., Sheldon, D., Reiner, R. C., Prakash, B. A., … Consortium, C.-19 F. H. (2020). Ensemble Forecasts of Coronavirus Disease 2019 (COVID-19) in the U.S. MedRxiv, 2020.08.19.20177493. https://doi.org/10.1101/2020.08.19.20177493

    1. The dream of Slack is that they become the central nervous system for all of a company’s employees and apps. This is the view of a clean *separation* of productivity and collaboration. Have all your apps for productivity and then have a single app for coordinating everyone, with your apps also feeding notifications into this system. In this way, Slack would become a star. With every app revolving around it. Employees would work out of Slack, periodically moving to whichever app they were needed in, before returning to Slack. But productivity *isn’t* separate from collaboration. They are the two parts of the same loop of producing work. And if anything collaboration is in *service* of team productivity.

      The vision of Slack, according to Kwok, was for people to have their productivity in designated apps, and have one central nervous system (Slack) through which they could collaborate. This was based on the assumption that producing and collaborating could be separated.

      Kwok claims that this assumption is wrong. Collaboration and productivity are intertwined, and you might event say that collaboration serves productivity.

    2. And core Dropbox is not a solution to this. People store their documents in it. But they had to use email and other messaging apps to tell their co-workers which document to check out and what they needed help with. Dropbox understands this concern. It’s what’s driven their numerous forays into owning the workflows and communication channels themselves. With Carousel, Mailbox, and their new desktop apps all working to own that. However, there are constraints to owning the workflow when your fundamental atomic unit is documents. And they never quite owned the communication channels.

      Dropbox is not a solution to this problem, even though they've been trying with Carousel, Mailbox and other desktop apps.

      Kwok posits that Dropbox's problem is that when your fundamental atomic unit is a document, you constrain your ability to own the workflow. Besides, Kwok points out, they never owned the communication channels.

    3. Suddenly, the constraint on work became much more about the speed and lossiness of collaboration. Which remained remarkably analog. The friction of getting people your document, much less keeping correct versioning was non-trivial.

      The shift to digital work removed the friction inherent in analog work (e.g. copying things, moving things, constructing things). The new bottleneck to productivity became collaboration – which remained "remarkably analog" according to Kwok (e.g. document version control was non-trivial).